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mercredi 15 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 15 AVRIL 2026 SAINT PATERNE ET BIENHEUREUX CÉSAR DE BUS - LARRAINE

 


PROVERBE DU 15 AVRIL 2026 (SAINT PATERNE) (BIENHEUREUX CÉSAR DE BUS) (LARRAINE).


PATERNE : Paterne naît au 5ème siècle au Pays de Galles.



religion catholique saint sainte paterne
15 AVRIL SAINT PATERNE

Patern (ou Paterne) de Vannes est le premier évêque du diocèse de Vannes, vers 465 et le restera jusqu'à sa mort.

Cet évêque de Vannes est mort entre 490 et 511.

Patern est considéré comme un des sept saints fondateurs de la Bretagne, avec Saint Samsonsaint MaloSaint Brieucsaint Tugdualsaint Pol Aurélien, saint Corentin, mais son histoire est peu connue.

Les reliques de Paterne auraient sauvé la ville de Vannes de beaucoup de calamités.



religion catholique saint sainte paterne
15 AVRIL SAINT PATERNE



CÉSAR DE BUS : César de Bus naît le 3 février 1544 à Cavaillon (Comtat Venaissin, Etats pontificaux).



religion catholique saint sainte césar bus
15 AVRIL BIENHEUREUX CESAR DE BUS


César est un prêtre catholique français, fondateur de la Société des Prêtres de la doctrine chrétienne, en 1592, et de la Société des Filles de la Doctrine chrétienne.

César est issu d'une famille de la noblesse romaine.

D'abord confié à un précepteur, César poursuit ses humanités à Cavaillon et chez les pères jésuites à Avignon.

Il se fait remarquer pour sa vie morale et très jeune, il devient le président de la Confrérie des Pénitents noirs.

De 1561 à la paix de la Rochelle, en 1563, César s'engage dans l'armée royale, afin de défendre la religion catholique.

En 1565, il est invité à la Cour par son frère Alexandre, chef de la garde du roi de France, Charles IX.

Déçu par la Cour, il la quitte, en 1570, et s'installe à Avignon, où il mène une vie toujours plus débauchée.

En 1575, après la mort de son père et de son frère, il abandonne ses biens et va servir les miséreux.

Se retirant dans la solitude et la pénitence, il entame, en 1578, ses études en vue du sacerdoce.

César est ordonné prêtre en 1582 et il devient chanoine de la cathédrale Saint-Véran, à Cavaillon.

De 1587 à 1590, il vit retiré en ermite, dans le dénuement le plus total et la pénitence.

En 1592, avec 5 compagnons, il fonde à L'Isle-sur-la-Sorgue la     Société des Prêtres de la doctrine chrétienne.

En 1594, il devient aveugle et meurt le 15 avril 1607.

César est déclaré vénérable, en décembre 1821, par le pape Pie VII.

Il est béatifié, en avril 1975, par le pape Paul VI.

Il est canonisé et déclaré saint, en mai 2022, par le pape François.

César est fêté le 15 avril d'après le Martyrologe romain.



LARRAINE : Zuberoako herria. 

(...) Larraine - Zuberoako herria (frantsesez Larrau) . Izena lehenagoko Larraun batetik atera da, eskualde horretako hizkeraren araberako bilakaeraz. --  (...)



pays basque autrefois larrau larraine soule
SOUVENIR DE LARRAU
PAYS BASQUE D'ANTAN



Un décès du 15 avril : Marie Tussaud née Grosholtz.



femme musee cire
MADAME TUSSAUD

Née le 1er décembre 1761 à Strasbourg (Bas-Rhin) - Morte le 15 avril 1850 à Londres (Angleterre).

C'est la créatrice du musée de cire Madame Tussauds qu'elle ouvre à Londres à l'âge de 74 ans.

Son père soldat étant mort avant sa naissance, elle vit chez un médecin-sculpteur suisse, le docteur Philippe Curtius, chez qui travaille sa mère.

En 1767, le docteur Curtius les fait venir à Paris, elle et sa mère et il expose, en 1770, pour la première fois ses réalisations en cire qui rencontrent un grand succès.

Curtius apprend à Marie l'art du modelage en cire et la fait travailler pour lui.



femme cire
MARIE TUSSAUD

Sa première réalisation est le visage de François Marie Arouet (dit Voltaire).

Pendant la Révolution française, Marie effectue ses plus célèbres portraits, dont Napoléon et Robespierre.

Elle crée également des masques mortuaires de personnalités exécutées.

En 1794, au décès de Curtius, elle hérite de sa collection d'ouvres en cire.

Marie épouse, le 28 octobre 1795, à Paris, avec un ingénieur civil, François Tussaud, originaire de Mâcon.

En 1802, elle est invitée à se rendre en Angleterre par le magicien de salon Paul Philidor et elle y restera jusqu'à la fin de sa vie.

Marie Tussaud installe, en 1835, sa première exposition permanente dans une salle louée dans Baker Street, musée de cire, qui deviendra Madame Tussauds.

Elle meurt, en 1850, dans son sommeil, à Londres, à l'âge de 88 ans.



femme musee cire
MARIE TUSSAUD

Voici le proverbe du mercredi 15 avril 2026 :


ZOROAK ELE HAINITZEZ ERE GUTI ERRAITEN.

Le sot, même avec de grands discours, en dit peu.


litterature france sot brochet
JEANNOT LE SOT ET LE BROCHET


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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"L'AFFAIRE ST-JEAN" SUR LA ROUTE DE BAYONNE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN JUIN 1869 (troisième partie)

L'AFFAIRE SAINT-JEAN EN 1869.


En juin 1869, a lieu un crime sordide à Bayonne.



pays basque autrefois crime labourd faits divers
BAYONNE 1870
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Mercure d'Orthez, le 7 août 1869 :


"Cour d'assises des Basses-Pyrénées.

Audience du 3 août 1869.

Présidence de M. De Bordenave-d'Abère, conseiller.


Affaire St-Jean.

Double assassinat suivi de vol.



... D. N’avez-vous pas demandé à M. Boutoey de vous autoriser à prendre trois à quatre mille francs sur la créance qu’il avait sur Mlle Baltet ?

R. C'est une erreur. Je ne lui ai demandé que trois ou quatre cents francs, et il me dit de prendre mille francs si j’en avais besoin, car il aimait autant m'avoir pour débiteur qu'elle.

D. Etes-vous allé trouver Mlle Baltet pour lui faire la commission ?

R. Oui. Elle m'a répondu qu'elle n'avait rien à faire ni avec moi ni avec M. Boutoey. Mais je n'ai pas rapporté à ce dernier ce propos dans ce qu'il avait d’injurieux pour lui. Et, en sortant, je dis à  Mlle Baltet : Puisque vous n’avez pas d'autre service à me rendre, je puis m’en aller.

D. Ne lui avez-vous pas dit, au contraire : "C'est dit, vous ne voulez pas. C’est bien." Sous-entendant ainsi une menace ?

R. Non.

D. Etes-vous allé chez M. Gomez, banquier, lui demander de l’argent, offrant la caution de Mlle Baltet ?

R. Je suis allé chez M. Gomez. Mlle Baltet m’avait dit que c’était un homme compatissant pour des ouvriers laborieux et qui voulaient parvenir ; je le lui ai dit et lui ai demandé de l’argent, mais je n’ai pas fait autre chose.

D. Vous entreteniez votre maîtresse dans l’espoir d’un mariage sortable ; vous lui avez emprunté, à diverses reprises, de petites sommes s’élevant à 74 fr. Des brouilles fréquentes survenaient, vous l’avez injuriée, vous l’avez battue et même menacée de mort ?

R. Jamais. Je l’aimais trop. Elle a bien tort de dire des choses semblables.

D. Etiennette Hiriart avait loué un atelier pour la somme de 500 fr. et elle s’est engagée seule pour le payement ?

R. Nous nous sommes engagés tous les deux. C’est bien la faute d’Etiennette Hiriart, si nous nous sommes brouillés. Elle m’a repoussé sans motif. J’ai été la trouver à Biarritz ; je lui ai dit, est-ce bien fini ? Elle me dit que oui. Je lui dis deux paroles grossières, les seules de cette nature que je lui ai adressées. Je lui en demandai immédiatement pardon voulant me jeter à genoux. Le désespoir me prit ; je conçus alors le projet d’assassinat ; je l’ai malheureusement exécuté.

 D. Quel est le motif qui vous a porté à tuer Mlle Baltet ?

R. Le refus plein de dureté qu’elle a mis à me refuser l’argent que voulait me déléguer sur elle l’abbé Boutoey, refus qui était la cause de la rupture de mon mariage.

D. Et pour la domestique ? 

R. Elle m’avait proposé de me marier avec elle, et, sur mes refus, elle m’avait calomnié auprès de Mlle Baltet qui ne pouvait pas avoir d’autre motif pour repousser ma demande.

D. Pourquoi avez-vous fait un testament ?

R. Ayant résolu l’assassinat, j'ai voulu l’utiliser ; d’ailleurs je me payais ainsi de divers services que j’avais rendus avec mes parents à Mlle Baltet, qui ne m’en avait jamais payé. Ainsi, pendant tout l’été, nous arrosions sans rétribution aucune un jardin, et cela pendant dix ans environ.

D. Vous n’aviez pas d’autre motif de haine contre la demoiselle Baltet ?

R. Je vous prie, M. le président, de m’épargner des récriminations contre une femme que j’ai tuée. Je ne peux pas en parler.

D. Après la confection du testament, vous avez passé une journée courant les cafés et les cabarets ?

R. J’espérais que le projet criminel fuirait mon esprit, et que peut-être ma maîtresse reviendrait. Elle n’est pas revenue.

D. La Providence semble avoir pris soin de vous le donner le temps de renoncer à votre crime, car vous deviez l’exécuter la veille, et vous en avez été empêché par un de vos amis qui vous a vu à une heure très-avancée de la nuit aux aguets près de la maison.


L’accusé ne répond pas,


D. Enfin, dans la nuit du 14 au 15, vous avez commis le double assassinat qui vous est reproché.

R. Oui, je l’ai fait comme je vous l’ai raconté. Je n’ai porté qu’un coup à la demoiselle Baltet ; si j’en avais porté plusieurs, je vous le dirais. La tache de sang trouvée à mon pantalon a été produite lorsque j’ai transporté la servante d’une extrémité du lit à l’autre.

D. On a trouvé la clef au secrétaire, elle n’y était cependant jamais ; l’argent de la victime se trouvait dans un tiroir qui ne s’ouvre qu’à l’aide d’un secret ; on y a retrouvé 160 fr. en or et 14 fr. de menues monnaies ?

R. Je n’ai pas cherché d’argent.

D. Cependant vous avez emporté la montre de la domestique et différents bijoux de la maîtresse ?

R. Oui.

D. Qu’avez-vous fait après le crime ?

R. J’ai lavé à la fontaine le marteau ensanglanté, puis j’ai été me coucher. Le lendemain, j’ai été à Biarritz pour demander de l’ouvrage pour mon père.

D. N’avez-vous pas été à Biarritz pour cacher le produit du vol ?

R. Je l’ai caché dans une haie ; mais je n’ai pas pris cette direction dans ce but.

D. En revenant de Biarritz le soir, n’avez-vous pas trouvé un rassemblement devant la maison des victimes ? n’avez-vous pas voulu entrer ? et n’avez-vous pas dit : il faut être bien lâche pour tuer deux femmes sans défense ?

R. Je n’ai rien dit de semblable.

D. Ne vous êtes-vous pas rendu coupable dans le mois d’octobre dernier d’un vol à main armée sur un vieillard qui venait de toucher sa quinzaine ?

R. Celui qui m’accuse de ce crime se trompe. S’il était vrai je l’avouerais. 



pays basque autrefois crime labourd faits divers
VUE GENERALE DE BAYONNE 1870
PAYS BASQUE D'ANTAN

— M. le président fait passer sous ses yeux les photographies des deux victimes dans l’état où elles se trouvaient après le crime ; il lui demande s’il les trouve exactes. L’accusé répond qu’elles doivent l’être.



Audition des témoins.



M. Delmas, commissaire de police à Bayonne, décrit les lieux, narre les constatations faites et ajoute qu’il a accompagné l’accusé à Biarritz où, sur ses indications, on a trouvé les objets qu’il avait cachés dans une haie.



M. Gassaing, gardien-chef de la maison d’arrêt de Bayonne, raconte les aveux de l’accusé, qui ont été faits devant lui. St-Jean père, confronté avec son fils, s’écria, dans un élan d’indignation, qu’il le tuerait de sa propre main, s’il était sûr de sa culpabilité. L’accusé, ému, se jeta à genoux, en avouant son crime, et demandant pardon à son père du déshonneur qu’il infligeait à son nom.



M. Ferraud, docteur-médecin. Déposition sans intérêt après les aveux.



Pierre Montout est le compagnon de l'accusé qui a passé avec lui la soirée qui a précédé le crime. La veille, à une heure du matin, il l'avait rencontré devant la maison des victimes, circonstance, qui selon l'accusation, a retardé d'un jour la perpétration du forfait.



Lecture est faite des deux dépositions du curé X... et de l'abbé Boutoey, à qui l'accusé s'était adressé pour trouver l'argent nécessaire à la célébration de son mariage.



Marie Lamothe et Marie Lassus, sont les voisines qui les premières ont aperçu les cadavres et averti le voisinage.



Jean Cazaubon, chez qui l’accusé, donne d’excellents renseignements sur la conduite et la caractère de l’accusé, qui toutefois était sombre et taciturne.


Charles Passelin et Emile Verget sont deux ouvriers qui travaillaient avec St-Jean. Celui-ci leur avait fait part de son projet de s’établir et, à leurs observations, avait répondu : Les grands deviendront petits, et les petits deviendront grands. Ils reconnaissent divers objets dérobés au patron par l’accusé.


Etiennette Hiriart, domestique à Biarritz. — A l’entrée de ce témoin, tous les regards se portent sur elle. C'est la future de St-Jean, qui, par son refus de mariage, l’a poussé au désespoir et au crime. C’est une fort jolie fille de 20 ans. Elle a mis sur ses yeux des lunettes vertes, qu’elle ne porte pas d’habitude, sans doute pour se dérober tant soit peu aux émotions de l’audience.



Voici le résumé de sa déposition, qui offre un véritable intérêt :


"J’ai connu St-Jean, il y a trois ans. Il y a 17 mois environ, nous nous promîmes mariage. Je pouvais espérer 1 500 fr. de dot, je n’ai jamais dit 3 000 fr., et St-Jean ne m'a jamais fait part de ses espérances de fortune.


Mlle Baltet avait promis de louer à St-Jean une maison servant à un débit de boissons. Elle refusa quand elle apprit notre projet de mariage, en disant à St-Jean : "Puisque tu fais un tel mariage, je n ai plus à m’occuper de toi."


J’ai su que mon futur avait fait des démarches pour se procurer de l’argent afin de terminer le mariage, mais il ne m’en a jamais parlé. Le 7 avril dernier, persuadée que nous devions nous établir, j’ai loué un magasin pour 500 fr. après avoir quitté mes maîtres. Il était du reste très-pressé d’en finir. Il venait me voir presque tous les jours à Biarritz, et me disait qu’il réparait, par un travail de nuit, le temps qu’il perdait ainsi. Mais comme il m’empruntait souvent de l'argent, je soupçonnais qu’il ne me disait pas la vérité.


Arnaud St-Jean était très-jaloux. Un jour, sur une observation que je lui fis, il me donna un soufflet. Mais il me demanda immédiatement pardon, disant que c’était l’excès de son amour qui avait excité sa jalousie. Après cette scène, je m’enfermai dans ma chambre qui était au premier étage et je fermai la croisée. J’entendis bientôt qu’on escaladait la muraille, puis le bruit d’une chute. J’ouvris la croisée, et vis St-Jean, étendu à terre, baigné dans son sang. Je lui demandai ce qu’il avait. Il répondit : "Plût au ciel que je me fusse tué." Et il jura que si je ne revenais pas à lui, il se tuerait sous mes yeux.


Obsédée par ses poursuites, je me retirai à Espelette, chez mes parents, après lui avoir défendu de venir m’y trouver, ce qui le fâcha beaucoup. Il me reprocha de rougir de lui devant ma famille. Il vint me voir, malgré ma défense, et se présenta comme mon futur.


Décidée à rompre avec lui, je le lui déclarai à Bayonne, à mon retour. Il tomba dans un grand désespoir. Il voulut me donner sa montre en gage de ce qu’il me devait, mais il voulait un souvenir. Je lui dis de conserver la chaine de la montre qui était l’oeuvre de mes mains.


Je partis par la voiture de Biarritz. Je le vis assis sur un banc, puis se levant pour suivre la voiture. Mais il ne put pas, et n’arriva à Biarritz que quelque temps après nous. Là, il me supplia de renouer. Comme il m’avait calomniée, je refusai. Il me proposa d’aller devant toutes les personnes qui avaient entendu ces propos. Je restai inflexible. C’est alors qu’il me quitta. Je dois dire qu’il ne m’a jamais menacée de mort."



Après cette déposition qui a vivement impressionné l’auditoire, le président demande à l’accusé s’il a rien à dire. Il répond :


"J’ai tant aimé cette femme, que je ne peux pas me décider à la contredire. Elle a tort de m’accuser. Je ne l’ai jamais battue. Je l’aimais trop. Elle est la cause de mon malheur sur la terre ; peut-être que je ferai son bonheur dans le ciel.



L’accusé prononce ces derniers mots d'une voix entrecoupée de sanglots."

(Indépendant.)




A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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mardi 14 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 14 AVRIL 2026 SAINT MAXIME ET SAINT VALÉRIEN ET SAINT TIBURCE - GANIZ

 


PROVERBE DU 14 AVRIL 2026 (SAINT MAXIME) (SAINT VALÉRIEN) (SAINT TIBURCE) (GANIZ).


MAXIME : Maxime de Rome ou saint Maxime de Rome est un martyr chrétien du 3ème siècle, dont les faits historiques divergent selon les sources.



religion catholique saint sainte maxime tiburce valérien
14 AVRIL SAINTS MAXIME TIBURCE ET VALERIEN

Maxime est un riche marchand vivant en Asie mineure, qui devient par la suite secrétaire ou greffier du préfet romain Amachius.

Chargé de conduire deux jeunes chrétiens Tiburce et Valérien sur leur lieu d'exécution, Maxime est initié par eux à la foi chrétienne.

Ayant converti de nombreuses personnes, Maxime, se déclarant alors chrétien, est condamné à mort et mis à mort par lapidation, en 260 (ou 250), devenant martyr du Christ.

Maxime est célébré le 14 avril, en même temps que Valérien et Tiburce.



religion catholique saint sainte maxime
14 AVRIL SAINT MAXIME DE ROME


GANIZ : edo "Gantxume" Lapurdiko Joanes-en eratorriak.

(...) Ganiz - Joanes, Joanis izenaren aldaera. 1349an Nafarroan agertzen dena. Ikus Joan. - - : Jean Juan / (...)

Maiz erabili da izen hau gure artean. Leizarragak, XVI. mendean Nafarroako erreginak eragindako Itun Berriaren itzulpenean, Joanes Bataiatzailea eta Joan Ebanjelaria bereizi zituen. San Joan Ebanjelaria apostoluetan gazteena eta Jakue Nagusiaren anaia izan zen. Erroman olio irakinetara bota zuten baina hil beharrean gaztelu egin zen. Efeson bizi izan zen eta bertan idatzi zuen bere ebanjelioa. Irudietan usu arranoaren itxura hartzen du. Santuaren eguna abenduaren 27an da. 

Aldaerak : Joanes, Joango, Joanikote, Joanis, Jon (Deun-ixendegi euzkotarra) eta Ganiz.

Baliokideak : Juan (es) eta Jean (fr).

Joanes : Hebreerako Yehohanan edo Yohanan (Yahweh "Jainkoa" eta hanan "errukia") izena grekoz Ioannes bihurtu zen eta latinez IohannesIoannes. Done Joanes Zakarias eta Elisabeten semea izan zen ; basamortuan bizi eta gero, Salbatzailearen etorrera iragartzen ibili zen, eta Jesus bera bataiatu zuen, Mesias izendatuz. Kondairak dioenez, Salomek eskatuta moztu zioten burua. Santuaren eguna ekainaren 24an da, udako solstizioan. 


Une naissance du 14 avril : Micheline Marie Marguerite Delphine Marquet, dite Mary Marquet.



actrice france rostand francen comédie-française
ACTRICE MARY MARQUET



Née le 14 avril 1895 à Saint-Pétersbourg (Empire russe) - Morte le 29 août 1979 à Paris 18ème arrondissement.

Mary est une actrice française, qui a eu une carrière de plus de 60 ans, dès 1913.

Elle compte dans sa famille de nombreux artistes et comédiens.

Sa mère est actrice et son père est acteur et elle naît à Saint-Pétersbourg, lors d'une tournée de ses parents.

En 1913, elle entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique et suit les cours de Paul Mounet.

Mary y remporte un second prix de tragédie en 1914.

Elle échoue aux examens de sortie, mais est aussitôt engagée dans la troupe de Sarah Bernhardt, cette dernière étant une grande amie de la famille.

Son physique elle mesure près de 1,80 m la prédispose aux grands rôles tragiques et romantiques.

Elle interprète avec succès le rôle du duc de Reichstadt dans L'Aiglon d'Edmond Rostand.

Commence alors une liaison de 3 ans avec cet auteur jusqu'à la mort de celui-ci en 1918.

Mary mène en parallèle, dès 1914, une carrière, d'abord au cinéma muet puis parlant, qu'elle poursuit tout au long de sa vie.

En 1920, elle épouse Maurice Escande, futur administrateur de la Comédie-Française, pour en divorcer 9 mois plus tard.

En 1921, elle est au Théâtre Antoine, engagée par Firmin Gémier, avec lequel elle monte plusieurs pièces.

Il devient son amant et de leur liaison naît, en 1922, un fils, François, dont Gémier suit l'éducation.

En 1923, Mary entre à la Comédie-Française et en devient sociétaire en 1928.

Elle y interprète pendant 17 ans, tous les grands rôles du répertoire.

Elle rencontre, en 1927, le président du Conseil de l'époque, André Tardieu, dont elle devient la maîtresse quasiment officielle.

En 1934, la sortie du film parlant permet au grand public d'apprécier la qualité de sa voix e de sa diction.

Mary épouse, en 1933, l'acteur Victor Francen qui légitime son fils François, mais le mariage ne dure pas.

Quelques années plus tard, il la quitte le jour où elle doit interpréter Athalie.

L'interprétation de cette pièce lui vaut d'obtenir la Légion d'honneur en 1939.

Durant l'Occupation, elle reste à Paris.

Poétesse, Mary crée, en 1940, des récitals poétiques qu'elle poursuit tout au long de sa carrière et qui lui valent le qualificatif de "Prêtresse de la Poésie" ainsi que le Prix du Brigadier en 1976.

A la Libération, elle est arrêtée, soupçonnée de collaboration à cause de ses chroniques dans le quotidien pro-nazis Aujourd'hui.

Retenue au Vel'd'Hiv, envoyée à Drancy, puis à Fresnes, elles est finalement relâchée faute de charges suffisantes.

En 1945, elle quitte la Comédie Française, tout en continuant une carrière théâtrale sur les boulevards.

Mary tourne également pour l'ORTF, des adaptations de pièces de boulevard, quelques Maigret ou encore dans l'adaptation télévisée du roman de Stendhal, Lucien Leuwen.

Sa carrière cinématographique est bien remplie, avec des rôles dans plus de 40 films de réalisateurs tels que Sacha Guitry, Claude Chabrol ou Gérard Oury.

De plus, elle écrit plusieurs livres de souvenirs.

Elle meurt le 29 août 1979, à 84 ans.


actrice france rostand francen comédie-française
ACTRICE MARY MARQUET



Voici le proverbe du mardi 14 avril 2026 :


GOREGI IGAN DENA AHALGEGABEKI, BEHERA JAUTS DAITE AHALGEKIZUNEKI.

Celui qui est monté trop haut sans vergogne peut retomber très bas honteusement.


roi france caricature louis XVIII
CARICATURE DE LOUIS XVIII



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE CASINO MUNICIPAL DE BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1929 (première partie)

LE CASINO MUNICIPAL DE BIARRITZ EN 1929.


Le casino municipal de Biarritz (Pyrénées Atlantiques) est un immeuble de style Art déco édifié en 1929 par l'architecte Alfred Laulhé.



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CASINO MUNICIPAL BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la presse locale, la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays 

Basque, dans plusieurs éditions :



  • le 8 février 1929, sous la plume de Léon Sylvain :

"En regardant construire... le Casino Municipal de Biarritz.


Impressions et informations. 300 ouvriers sur le chantier. A bientôt le travail de nuit. "On sera prêt à l'heure dite".



La construction de nos grands immeubles modernes s'accomplit à présent avec une rapidité et dans une fièvre d'activité qui nous stupéfient. A voir les ouvriers manier les matériaux, monter les pierres, dresser les fermes, on songe à ce tableau de Jean-Paul Laurens où toute une armée d'architectes, de contremaîtres et tâcherons d'un autre âge — élevaient la Muraille immense. La proportion y est presque et le nombre des constructeurs n'est pas si éloigné de celui que nous montre le grand artiste.


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TABLEAU LA MURAILLE
PAR JEAN-PAUL LAURENS




Voyez le Casino de Biarritz, où l'on travaille d'arrache-pied, pour être "fin prêt" à la date annoncée.



Nous en causions hier avec M. Labat, adjoint au maire.




— Oui, nous disait-il, le travail s'accomplit avec une étonnante célérité, et pour être prêt à temps, j'ai la conviction qu'on sera prêt à temps. Il n'y a pas moins, à mon avis, de trois cents ouvriers sur le chantier. Considérez, d'autre part, que lorsque la construction sera un peu plus avancée, les murs actuellement en construction surélevés, on pourra fermer les ouvertures et travailler à l'intérieur de jour et de nuit.



Et comme nous faisions allusion à l'aspect général de l'édifice, M. Labat nous dit : 



— L'impression est certainement favorable, encore que nous ne trouvions en présence que d'une transformation et non d'une construction totale. Il faut reconnaître que la transformation est d'importance. Mais ne pensez-vous pas que la ville a bien fait d'y tenir ? Ce que nous verrons nous prouvera qu'il n'était plus possible, dans une ville comme Biarritz, de conserver le Casino municipal tel qu'il se présentait. Et puis les exigences modernes nécessitaient un autre accès par l'avenue Edouard VII ; d'autres dégagements. Nous allons avoir de ce côté-là une place certainement agrandie, dans des proportions intéressantes, si bien qu'on y pourra faire stationner beaucoup plus d'automobiles.


"Je crois que l'intérieur se présentera bien, lui aussi, mais on n'a pas pu agrandir, transformer, autant qu'il eût fallu la salle de spectacles ; peut-être arrivera-t-on à obtenir une cinquantaine de places de plus.


Mais on peut prédire à coup sûr qu'il y viendra du monde, beaucoup de monde au Casino municipal..."



Alors comme beaucoup de Biarrots, qui suivent, jour par jour, la marche des travaux, nous avons fait, après cette conversation, le tour de l'immense chantier où pierre à pierre — si l'on peut employer littéralement cette expression, de nos jours, alors que le ciment armé est le matériau en vogue s'élève, sur les plans de M. Laulhé, le vaste édifice que nos visiteurs trouveront, dans quelques mois, tout flambant neuf !"



  • le 1er juillet 1929 :

"Les régions heureuses.

Biarritz au doux climat.



L'Illustration vient de consacrer à la Côte Basque et à Biarritz un nouvel article. Nous le reproduisons ci-dessous :



... De nos jours, Biarritz porte avec allure une couronne incontestée. Elle est véritablement la reine de toutes les plages de l'Atlantique. Il faudrait un lyrisme inépuisable pour décrire le luxe qu'elle abrite l'élégance de l'élite cosmopolite qu'elle reçoit et la variété des plaisirs qu'elle offre en abondance à ses hôtes.



Elle apporte à l'amélioration du bien-être et des conditions de séjour de ces derniers un souci constant qui se traduit d'année en année par des réalisations nouvelles. Station de haut luxe au premier chef, elle se préoccupe d'être et de rester accueillante à toutes les situations de fortune. Sa dernière innovation dans cet ordre d'idées d'un intérêt si essentiel vaut d'être signalée, ne serait-ce qu'à titre d'exemple. Jusqu'à ce jour, le visiteur, aux heures des repas, n'avait à choisir qu'entre le restaurant populaire à bon marché, d'un public naturellement mêlé, et l'établissement de grand luxe où l'addition atteint à des sommes parfois dures pour le soufflé limité de plus d'un portefeuille. Or, désormais, la montagne a décidé d'aller à Mahomet. L'établissement de grand luxe se met à la portée du consommateur. Le restaurant du Casino Bellevue a pris l'initiative d'établir des menus extrêmement délicats pour un prix fixe tout à fait abordable. Et le restaurant du Casino Municipal ira un peu plus loin encore dans cette voie. Son prix, également fixe, sera un peu plus bas. C'est là une double mesure utile et intelligente, tout à l'honneur des directions qui l'ont prise.



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GRAND HALL CENTRAL CASINO MUNICIPAL BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN


Les deux Casinos de Biarritz sont naturellement le centre d'une animation extraordinaire pendant toute la durée de la "grande saison", qui va de juillet à novembre. L'un et l'autre viennent de subir une transformation complète. Le "Bellevue" avait été à peu près entièrement reconstruit l'an passé. Cette année, le Casino municipal s'est livré, à son tour, aux mains expertes des architectes, qui ont pris à tâche d'y accumuler toutes les dernières ressources du décor, du confortable et du luxe les plus modernes. Son admirable restaurant ouvert sur la grande plage es le seul de Biarritz qui ait réellement pour panorama permanent le grandiose et vivant tableau de la mer. Sa saison théâtrale s'ouvre annuellement le 1er août. L'organisation en est confiée aux soins de M. Broussan ; l'ancien et éminent directeur de l'Opéra de Paris, qui en porte les programmes à un niveau supérieur. Les créations remarquables qu'il s'attache à réaliser chaque année avec le concours des troupes lyriques et de comédie de l'Opéra et de l'Opéra-Comique ont valu à la scène du "Municipal" une réputation au moins européenne et qui la classe parmi les plus justement renommées du continent.



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HALL DES FÊTES CASINO MUNICIPAL BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



Dans les deux établissements on est amené à admirer l'extraordinaire magnificence des salons de jeu. Leurs concerts classiques, d'une rare finesse d'exécution, leurs attachantes séances cinématographiques et leurs immenses dancings servis par de merveilleux orchestres constituent un ensemble de divertissements de la plus haute qualité. A la jeunesse, ils réservent une éblouissante série d'attractions enfantines..."



A suivre...




(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 







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