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mercredi 7 janvier 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 7 JANVIER 2026 SAINT RAYMOND - ERRAMUN

  

PROVERBE DU 7 JANVIER 2026 (SAINT RAYMOND) (VIRGINIE) (ERRAMUN).


RAYMOND : Le dominicain Raymond de Peñafort naît, vers 1175, à Vilafranca del Penedès, près de Barcelone (Catalogne).



religion catholique saint sainte raymond
7 JANVIER SAINT RAYMOND DE PEÑAFORT


Raymond est un spécialiste catalan du droit canon, qu'il enseigne de 1195 à 1210.

Raymond est un professeur de philosophie à l'Université de Barcelone qui décide de se rendre en Italie pour étudier et enseigner, à Bologne, la plus grande université de droit de son époque.

Raymond y rencontre alors saint Dominique et de retour à Barcelone, il entre dans l'ordre des Dominicains, à l'âge de 47 ans.

Raymond en deviendra le Maître Général, de 1238 à 1240.

Préoccupé par l'Islam, Raymond encourage Saint Thomas d'Aquin à écrire "la Somme contre les Gentils."

Raymond a introduit dans les couvents l'étude de l'arabe et de l'hébreu.

Raymond s'est aussi dévoué à la prédication auprès des musulmans d'Espagne.

Raymond meurt le 6 janvier 1275, à l'âge de 100 ans.

Raymond est canonisé le 7 janvier 1601 par le pape Clément VIII.



religion catholique saint sainte raymond
7 JANVIER SAINT RAYMOND DE PEÑAFORT



ERRAMUN : Tolosako konde izena Erdi-Aroan, bai eta "Lull" dahatsuarena ere (+1316) Katalunian. "Fitero"ko abadearena (+1163) Nafarroan, eta azkenean "Ramuntcho" itxurarekin. Pierre Loti frantses idazleak asmatu euskaldun pilotari kontrabandistaren estereolipoa (1897).

Raginmund germaniar izenetik dator. Iberiar penintsulan duen hedadura Lleidako patroia den San Erramun Nonatori zor dio. XIII. mendeko santu hau haurdun dauden emakumeen zaindaria da, ama erdi aurretik hil baitzizaion. San Erramun mertzedariotarra Afrikan barna ibili zen, gatibuak askatzen. Santuaren eguna abuztuaren 31n da. 

Aldaera : Erraimun. Baliokideak : Ramon (es) eta Raymond (fr).



Un décès du 7 janvier : Charles Chaumet.


homme politique france gironde
CHARLES CHAUMET 1911

Né le 21 février 1866 à Prignac-et-Marcamps (Gironde) - Mort le 7 janvier 1932 à Paris.

C'est un homme d'Etat et militant républicain, l'un des fondateurs du radicalisme.

Il débute dans la presse.

Charles Chaumet se fait remarquer par le loyalisme et la fermeté de ses convictions républicaines, mais aussi par le constant souci apporté à étudier les grands problèmes économiques et sociaux.


homme politique gironde 19ème 20ème siècle
CHARLES CHAUMET

Il devient député de Gironde en 1902 et joue à la Chambre un rôle politique de premier plan.

Il est nommé, en 1911, sous-secrétaire d'Etat chargé des travaux publics, des Postes et télégraphes et il reste pendant 2 ans à la tête de ses grands services dans 4 cabinets successifs.

Charles Chaumet devient sénateur en 1923 et il fonde le groupe de l'Union démocratique et radicale.

Il est tour à tour, membre des commissions de la Marine, des Affaires étrangères et de l'Armée.

Il redevient, en 1925, à nouveau ministre, ministre du Commerce, de l'industrie, et des postes et des télégraphes.

Il exerce la présidence d'autres oeuvres importantes, telles la ligue maritime et coloniale, les Chargeurs réunis, l'association des grands ports français, l'union des chambres de commerce maritimes et le comité interparlementaire du commerce.

Il meurt le 7 janvier 1932, à l'âge de 65 ans.



politique radical gironde 19ème 20ème siècle
CHARLES CHAUMET


Voici le proverbe du mercredi 7 janvier 2026 :


NAUSI ERHOA BAINO GOGORRA HOBE.

Mieux vaut un patron sévère que fou.


pays basque autrefois carriere basse-navarre
CARRIERE BAÏGORRY 1912
PAYS BASQUE D'ANTAN








(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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LES PASTORALES AU PAYS BASQUE EN JUILLET 1921 (quatrième partie)

LES PASTORALES EN JUILLET 1921.


La pastorale est un spectacle théâtral traditionnel du Pays de Soule, de plein air et amateur, rassemblant chaque année la population d'un village ou d'un groupe de villages.




soule autrefois pays basque theatre pastorale
PASTORALE DE MENDITTE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet Etienne Decrept, dans le quotidien La Gazette de Biarritz-

Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 22 juillet 1921 :



"Le Théâtre Basque et ses origines.

Les poètes.



J'en citerai quelques-uns, les meilleurs :


Elissamburu nous a laissé une oeuvre assez considérable, où tous les genres sont traités avec la même grâce et la même vigueur : Maria, délicieux portrait de jeune fille, Nere Etchea, peinture familiale, Lehen eta orai, apologie révolutionnaire.


pays basque autrefois écrivain bertsolari sare chants espelette
JEAN-BAPTISTE ELISSAMBURU IRAZABAL

Le chanoine Adéma s'est surtout distingué dans le genre satirique et son Churiko est un amusant au possible.


Guilbeau, Larralde, Dibarrart ont publié aussi beaucoup de jolies choses et en ont laissées d'inédites que les bascophiles seraient heureux de connaître. Pourquoi un comité ne se forme-t-il pas pour réunir en une anthologie élégante les meilleures compositions de ces poètes et faire un appel de fonds aux souscripteurs possibles ? Ces derniers ne manqueraient pas dans le pays basque, où les grosses fortunes se comptent par centaines !...



On pourrait adjoindre à ces noms ceux des lyriques transpyrénéens. Iparraguirre, quoique ce barde fameux n'écrive pas une langue très pure et surtout... surtout l'excellent chantre de l'Amour que fut Indalezio Bizkarrondo — alias Bilintch — dont le nom est à peu près inconnu de ce côté de la frontière et presque tombé dans l'oubli de l'autre côté. Sa vie tragique vaut d'être contée.




soule autrefois pays basque theatre pastorale bertsulari improvisateur
BERTSOLARI BILINCH



Comme le dit son historiographe, don Carmelo de Etchegaray, archiviste et chroniqueur des provinces basques dites espagnoles, Bilintch était plus guipuzcoan que basque et plus donostiar encore que guipuzcoan, et, de même qu'Elissamburu, mérite la première place entre les poètes des champs, Bilintch la mérite entre les poètes de la ville, car il fut uniquement cela, un poète citadin.



Les descriptions ou évocations de la campagne ne lui convinrent pas plus qu'à Villon, Régnier ou Verlaine. Si, par hasard, il est question de fleurs ou de fruits dans ses vers, c'est comme objets de comparaison pour les lèvres ou les joues de sa bien-aîmée.


Voici des fleurs, des fruits, des feuilles et des branches

Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.

dit Verlaine qui s'en tient prudemment à des généralités dans la crainte de se tromper d'essences, s'il essayait de désigner par leurs noms propres, fruits, fleurs ou arbres.



De même, Bilintch parlera vaguement de toutes ces choses rustiques, mais ne précisera jamais qu'il s'agit d'un rossignol ou d'un chardonneret, d'un chêne ou d'un ormeau, d'une rose ou d'une pivoine. Aussi, sa Muse ne sort-elle pas de la rue où, sans hanter précisément les mauvais lieux, elle s'attarde volontiers dans les tavernes et les cidreries où elle célèbre avec complaisance les longues beuveries génératrices de bruyantes joies, mais aussi d'inévitables désagréments.



Oui, Bilintch a chanté les uns et les autres avec une verve naïve, mais ses innocentes satires, ses poèmes bachiques ou gastronomiques ne prennent qu'une toute petite place dans l'ensemble assez imposant de son oeuvre poétique qui est surtout amoureuse et amoureuse sans espoir, car, le dolent troubadour possédait une âme tendre et digne d'être aimée entre toutes, mais enfermée dans une enveloppe charnelle susceptible de faire reculer la plus compatissante des femmes. Et cependant, ses lèvres comme celles d'Alain Chartier eussent mérité le baiser d'une reine en paiement de la grâce légère et du bonheur d'expression des cantiques d'amour qui s'en exhalaient...



Hélas ! Bilintch était un saturnien comme Verlaine à qui son génie et ses disgrâces physiques et morales l'associent fraternellement. Il eut, en effet, comme lui : "Bonne part de malheur et bonne part de bile."



Enfant, une chute le défigura pour toujours : adolescent, la corne d'un taureau lui troua la cuisse et il demeura boiteux comme le pauvre Lélian ; homme et ayant économisé sou à sou 2 000 pesetas, il en fut dépouillé par un voleur que l'on ne put appréhender ; enfin, le 20 janvier 1876, tandis qu'en l'honneur du patron de sa ville natale Saint-Sébastien — Bilintch revêtait un costume neuf, un boulet rouge lui broya les deux jambes. Quand il mourut, il n'avait pas atteint sa quarante-cinquième année. 



bertsolari guipuzcoa antes pais vasco
BERTSOLARIS A MONDRAGON GUIPUSCOA 1896
PAYS BASQUE D'ANTAN


Peut-être nous eut-il donné en vieillissant quelques poèmes d'un ton plus sévère et seyant mieux à celui qui a dépassé l'âge des amourettes : le vieillard Anacréon est, après tout, un assez répugnant vieillard.



Sa destinée n'a point voulu que Bilintch changeât de corde. Il est et restera l'amant des Dolorès, des Kontchetchi et de tout un essaim gracieux de jeunes filles ou que nous nous plaisons à imaginer tel, encore que la générosité du poète se soit dépensée peut-être à revêtir de formes merveilleuses les pires maritornes de cuisine ou les plus affreuses souillons préposées à l'épanchement de ces liquides capiteux dont se réchauffait l'inspiration galante du doux Indalezio.



Que nous importe. Ce ne sont pas les inspiratrices, mais bien les vers inspirés qui nous enthousiasment ou nous émeuvent dans un poème admirable, et Itzazu nitzaz Kupira, mérite toute notre admiration.



pays basque autrefois improvisateur bertsulari
L'IMPROVISATEUR DE ROBY
MUSEE BASQUE BAYONNE


Elissamburu, Adéma, Bilintch. A côté de ces noms représentatifs de la vigueur et de l'exactitude descriptive, de l'entrain comique et de la netteté terminologique, de la grosse gaieté et de la tendresse émue, il convient de citer pour l'éloquence indignée et l'énergie de style, Felipe Arrese, l'auteur de cette élégie qui n'est pas loin d'être un chef-d'oeuvre : Derniers adieux à ma mère Euskaria. Ce morceau est bien supérieur sous tous les rapports au Guernikako Arbola et en général à toutes les rapsodies du célèbre Iparraguirre.



Les diverses qualités de facture et de pensée reconnues chez ces poètes et qui exploitent à peu près toute la gamme des sentiments humains démontrent que le théâtre basque possédait l'instrument nécessaire à sa fondation et à son maintien, si des virtuoses capables de s'en servir avaient surgi.



Heureusement, ces virtuoses ne se sont pas montrés. C'est à peine s'ils se dessinent aujourd'hui."



A suivre...





(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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mardi 6 janvier 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 6 JANVIER 2026 SAINTE RAPHAËLLE ET ÉPIPHANIE - IZAR

 

PROVERBE DU 6 JANVIER 2026 (SAINTE RAPHAËLLE) (ÉPIPHANIE) (GASPARD) (MELCHIOR) (BALTHAZAR) (IZAR).


RAPHAËLLE : Raphaëlle-Marie Porras y Ayllon, en religion Raphaelle-Marien du Sacré-Coeur, naît le 1er mars 1850 à Pedro Abad (Andalousie, Espagne).



religion catholique saint sainte raphaëlle
6 JANVIER SAINTE RAPHAËLLE


Raphaëlle est une religieuse fondatrice des Servantes du Sacré-Coeur et reconnue sainte par l'Eglise catholique.

Après la mort de son père, Raphaëlle et sa soeur Dolorès rejoignent, en 1873, l'Institut des Soeurs de Marie-Réparatrice.

En 1877, Raphaëlle va à Madrid pour fonder, sous la direction des Jésuites, les Esclaves du Sacré-Coeur de Jésus, une congrégation qui prendra ensuite le nom d'Ancelles (ou Servantes) du Sacré-Coeur.

Raphaëlle est nommée, en 1887, supérieure de l'Institut et elle le restera pendant 6 ans.

Raphaëlle se retire ensuite, à Rome, dans la maison mère, où elle mène une vie humble et obscure jusqu'à sa mort, le 6 janvier 1925.

Raphaëlle est béatifiée le 18 mai 1952 par le pape Pie XII, puis canonisée le 23 janvier 1977 par le pape Paul VI.



ÉPIPHANIE : D'un mot grec qui désigne une apparition, l'Epiphanie désigne plusieurs manifestations du Christ au monde : la Chandeleur (présentation de l'Enfant Jésus au Temple, le baptême du Christ dans le Jourdain et la transformation de l'eau en vin aux noces de Cana (premier récit d'un miracle de Jésus).



religion catholique saint sainte épiphanie
6 JANVIER L'ADORATION DES MÂGES PAR MATTHIAS STOM

La tradition populaire a restreint l'usage du mot Epiphanie à la visite que rendirent des mages venus d'Orient à l'Enfant Jésus.

L'Epiphanie est traditionnellement fixée au 6 janvier mais l'Eglise Catholique la célèbre le dimanche qui suit le 1er janvier.

Le mot Epiphanie vient du grec épiphanéia (apparition) ou épiphainéin (paraître ou briller sur).

En Espagne, ce sont les Rois Mages qui distribuent des cadeaux aux enfants sages le jour de l'Epiphanie.



religion catholique saint sainte épiphanie
6 JANVIER EPIPHANIE




IZAR : Edo latinezko "Stella". Errege Magoen izarra. 

(...) izar iz. Zeruan distiratzen ikusten den zernahi argizagi. Eguzkia edo Ilargia izan ezik Ilargia izan ezik Eguzkia, ilargia eta izarrak. Zeruko izarargiena . Gau (...)

(...) argi izarrez josia. Izarrei begira. Izar eder distiratsua. Izarrak dirdiraka ari ziren. Izarren keinua. Izar dardartiekin ametsetan. Izar geldiak eta kolokak. Izar adasdunak : kometak Egunsentiko, goizeko izarra (...)

Gau oskarbian zeruan dir-dir egiten duten argizagi urrunen izena. Aldaerak : Izarne eta Izarra.



Une naissance du 6 janvier : Max Christian Friedrich Bruch.



compositeur allemand 19ème 20ème siècle sarasate brahms
COMPOSITEUR MAX BRUCH



Né le 6 janvier 1838 à Cologne (Royaume de Prusse) - Mort le 2 octobre 1920 à Berlin (République de Weimar).

C'est un compositeur allemand, l'un des plus prolifiques de son époque.

Max, initié à la musique par sa mère, soprano, professeur de chant, commence à composer dès l'âge de 9 ans, notamment un premier septuor à onze ans.

Il suit l'enseignement de Heinrich Carl Breidenstein à Bonn.

A 14 ans, en 1852, après un concours, il obtient une bourse de la fondation Mozart à Francfort-sur-le-Main, qui lui permet de payer des professeurs prestigieux, comme Carl Reinecke, Ferdinand Hiller et Ferdinand Breunung, avec lesquels il travaille pendant 4 ans.

Entre 1858 et 1861 il enseigne la musique à Cologne et réussit à faire donner son premier opéra, d'après Goethe.

En 1862, Max s'installe à Mannheim (Bade-Wurtemberg), où il est nommé chef d'orchestre jusqu'en 1864, comme il sera à Berlin en 1870 et 1878-80.

En avril 1863, il présente à Mannheim, un opéra, Die Loreley.

Entre 1865 et 1867 il est directeur musical d'une société de concerts à Coblence, puis devient Hofkapellmeister à Sondershausen (Thuringe).

Pendant cette période active, il achève entre autres son premier concerto pour violon en sol mineur (1864), son oeuvre la plus connue.

En 1877, Max dédie son 2ème concerto à Pablo de Sarasate.

Il s'essaie aussi à la symphonie et il dédie Sa Première, en 1868, à Brahms.

En 1870, il écrit également un opéra, Hermione, sans grand succès.

Fin août 1880, connu en Europe, il est nommé chef d'orchestre à Liverpool (Merseyside) pour 3 saisons.

Max compose deux oeuvres qui remportent un grand succès : la Fantaisie écossaise pour violon et orchestre, inspirée par le folklore ; et Kol Nidrei, destinée à la communauté juive de la ville.

En 1880, il épouse la cantatrice Clara Tuczek, âgée de 16 ans, avec laquelle il aura 4 enfants.

A la fin de son séjour, il embarque pour une tournée américaine.

Souffrant du mal du pays, il accepte un poste de directeur musical de l'orchestre de Breslau, en 1883, puis, 7 ans plus tard, obtient une chaire de composition à Berlin.

En 1893, aux côtés de Saint-Saëns et Tchaïkovski, Max est fait Docteur honoris causa de l'Université de Cambridge.

Il prend sa retraite en 1911 et décède le 2 octobre 1920, à 82 ans.

Il laisse environ 200 oeuvres musicales dont de la musique de chambre, des symphonies, des concertos, des oratorios et des opéras.



compositeur allemand 19ème 20ème siècle sarasate brahms
COMPOSITEUR MAX BRUCH


Voici le proverbe du mardi 6 janvier 2026 :



ARDI ERREKOIA ERREKEN.

Brebis attirée par la rivière finira à la rivière.


pays basque autrefois brebis berger agriculture mouton
BERGERES AVEC TROUPEAU DE BREBIS





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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ÉPIPHANIE À SAINT-JEAN-DE-LUZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE LE 6 JANVIER 1937

L'ÉPIPHANIE À SAINT-JEAN-DE-LUZ EN 1937.


Tous les 6 janvier, est célébrée par les Chrétiens, dans le monde, et en particulier au Pays Basque, la fête de l'Epiphanie.



pays basque religion labourd épiphanie
EPIPHANIE A ST JEAN DE LUZ - DONIBANE LOHIZUNE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta la presse locale, la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, le 11 

janvier 1937 :



"La Fête de l'Epiphanie.



Cette fête, qui jouissait déjà d'une grande renommé régionale, a connu chez nous dimanche un succès particulier et jamais peut-être n'avait-on constaté à son occasion une affluence aussi considérable. Il est juste de dire qu'elle fut favorisée d'un soleil radieux et que la présence de S. Ex. Mgr Houbaut, qui était venu présider aux fêtes religieuses, contribua à accroître le nombre des fidèles et des visiteurs.



Nous avons déjà dit l'origine de la succession du saint-sacrement qui accompagne chez nous la fête des rois, et la particularité qui la distingue : la figuration des mages et de leur suite par de tous jeunes enfants.



Disons tout de suite que tant dans l'église au moment de l'adoration des mages aux accents du populaire Cristo, que durant la procession où ils suivaient le dais, ils remplirent leur rôle avec une admirable dignité. Rien n'était plus gracieux et en même temps plus édifiant que ces jeunes enfants somptueusement parés et précédés d'un ravissant tout porteur de l'étoile. Mgr Houbaut portait le saint-sacrement que suivait le maire et les quatre adjoints, continuent ainsi l'ancienne tradition locale.



L'Harmonie municipale et la clique de l'Arin prêtaient leur concours au cortège. Les hommes qui suivaient la procession cette année était particulièrement nombreux et nous renonçons à dire la foule des femmes qui participaient à la cérémonie.



La grand'messe avait présenté le matin ce caractère de majestueuse solennité que lui confère l'ordre admirable qui est de règle dans notre belle église, le recueillement d'une innombrable assistance et les chants à l'unisson des centaines d'hommes massés dans les galeries. La Schola fut comme toujours d'une inimitable perfection et après deux motets d'un fini d'exécution remarquable, interpréta brillamment "Alléluia" d'Haendel à la fin de la messe.



Après l'évangile, Mgr Houbaut en chaire, portant la crosse et la mitre, tira les leçons que comporte la visite des mages à Bethléem. Son éloquence faite de clarté et de simplicité est de celles qui vont au coeur et à l'esprit de tous.



pays basque religion labourd épiphanie
MONSEIGNEUR HENRI-JEAN HOUBAUT 1934



A son arrivée et à sa sortie de l'église, il donna sans se lasser son anneau à baiser à une foule innombrable de fidèles, qui lui amenaient de nombreux enfants auxquels il témoigna une particulière bienveillance.



pays basque religion labourd épiphanie
EGLISE SAINT-JEAN-DE-LUZ 1937
PAYS BASQUE D'ANTAN



Par leur empressement aux cérémonies religieuses, les Luziens ont dignement témoigné du prix qu'ils attachaient à la faveur que leur faisait leur évêque en venant présider une de leurs fêtes les plus traditionnelles. C'était le meilleur hommage à lui offrir et nous sommes certains que c'est celui qui toucha le plus le premier pasteur du diocèse."




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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lundi 5 janvier 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 5 JANVIER 2026 SAINT ÉDOUARD - EDORTA

 


PROVERBE DU 5 JANVIER 2026 (SAINT ÉDOUARD) (ÉMILIENNE) (EDORTA).



EDOUARD Edouard le Confesseur, prince de la maison de Wessex, naît vers 1004.



religion catholique saint sainte edouard
5 JANVIER SAINT EDOUARD LE CONFESSEUR



Fils du Roi Aethelred le Malavisé, Edouard passe sa jeunesse en exil en Normandie.

Edouard règne sur le royaume d'Angleterre de juin 1042 jusqu'à sa mort, le 5 janvier 1066.

Edouard épouse, en 1045, Edith, la fille du comte Godwin de Wessex

La grande piété d'Edouard lui vaut son surnom et le fait d'avoir été canonisé en février 1161, par le pape Alexandre III.

Après la mort d'Edouard, le 5 janvier 1066, et suite à sa succession contestée, Guillaume le Bâtard (ou le Conquérant) imposera la domination normande sur le pays.

Edouard est considéré comme l'un des saints patrons de l'Angleterre jusqu'au 14ème siècle.

Edouard est vénéré comme le saint patron des rois, des mariages difficiles et des conjoints séparés.

Aujourd'hui encore, Edouard est le saint patron de la famille royale anglaise.





religion catholique saint sainte edouard
5 JANVIER SAINT EDOUARD



EDORTA : "Edward" ingeles errege izena. Edouard, Eduardo, Anglo-saxoinetik Eadweard : kustodia santua, "Santa Custodia".

Eadweard (ead "aberastasuna" eta ward "zaindaria") germaniar izenetik sortua da. Arras erabilia da Ingalaterran -errege askok izan dute Edward izena - eta Galizia - Portugaletan, azkeneko herrialde hauetan Duarte gisa.

Aldaera : Edorta (Deun-ixendegi euzkotarra). 

Baliokideak : Eduardo (es) eta Edouard (fr).




Une naissance du 5 janvier Pierre Unik.



france écrivain poète journaliste communiste humanité regards scénariste
ECRIVAIN PIERRE UNIK

Né le 5 janvier 1909 à Paris - Mort le 27 février 1945 à Grenzbauden (Tchécoslovaquie).

C'est un écrivain, poète et journaliste français.

En 1921, Pierre commence ses études secondaires au Lycée Louis-le-Grand.

En 1923, il obtient le 1er prix de version grecque et le 1er prix de thème de latin alors qu'il est en 3e A et cette année-là, il rédige ses premiers textes.

Au début du mois de septembre 1925, il écrit à André Breton et lui adresse des textes qu'il espère voir publier dans la Révolution surréaliste.

En 1925, à 16 ans, il est accueilli par les surréalistes et fraternise avec Benjamin PéretLouis AragonPaul EluardJacques Prévert, Raymond Queneau et Maxime Alexandre.

A cette époque Pierre fait également la connaissance de Georges Sadoul de qui il restera l'ami toute sa vie.

En mars 1926, il publie son premier texte dans le 6ème numéro de La Révolution surréaliste.

En janvier 1927, il devient membre du Parti communiste, en même temps que plusieurs surréalistes.

Il prend la défense de Charlie Chaplin en signant avec le groupe de Breton la déclaration Hands off love.

En juin 1929, Pierre fait la connaissance de Luis Buñuel et de Salvador Dali, dont il devient également l'ami.

A la fin d'octobre 1929, il est appelé pour faire son service militaire et il écrit des textes anti-militaristes.

D'octobre 1930 à décembre 1931, il occupe plusieurs emplois, à Paris et à Reims.

En janvier 1932, Pierre et ses amis surréalistes défendent Aragon, inculpé de provocation au meurtre à la suite de la publication de son poème Front rouge.

S'écartant du surréalisme, il adhère à l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR), présidée par Paul Vaillant-Couturier.

En août 1932, il rejoint Buñuel à Saint-Sébastien (Gipuzkoa) pour travailler à l'adaptation d'Emily Brontë Les Hauts de Hurlevent.

En juin-juillet 1933, il rompt avec André Breton et Paul Eluard.

En mai 1934, Pierre devient rédacteur à L'Humanité où il apprend son métier de journaliste et qu'il quitte en décembre pour participer à l'élaboration du film La Vie est à nous, film commandé par le Parti communiste pour les élections de mai 1936.

En février 1936, il rencontre Marie Joséphine Le Flohic qui deviendra sa femme, en octobre 1938.

En avril 1936, il est appelé pour être rédacteur en chef de l'hebdomadaire Regards.

En juin 1937, il travaille avec Buñuel sur un documentaire consacré au Front populaire espagnol, Espagne 1937.

Pierre cosigne le scénario du film Le Temps des cerises, avec Jean-Paul Le Chanois, film qui sort en janvier 1938.

Il travaille sur des scénarios avec Georges Sadoul, Henri Cartier-Bresson et Jacques Becker.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé le 4 septembre 1939.

Il est fait prisonnier le 19 juin 1940 et transféré en Allemagne au Stalag VIII A à Görlitz, puis à Schmiedeberg près de la frontière de la Tchécoslovaque.

En février 1945, suite à l'offensive russe, Pierre décide de s'évader avec un camarade qui est repris par les Allemands mais on perd la trace de Pierre et on ne le retrouvera jamais.

Après 12 ans, le 15 octobre 1957, il est déclaré décédé, à l'Etat civil de la mairie du 10e arrondissement de Paris, le 27 février 1945, à 36 ans.




france écrivain poète journaliste communiste humanité regards scénariste
ECRIVAIN PIERRE UNIK



Voici le proverbe du lundi 5 janvier 2026 :



OIANA OIANAZ EZ BEARTZEN, JENDEA JENDEAZ BAI.

La forêt n'a pas besoin de la forêt, l'homme a besoin de l'homme.


pays basque autrefois druide rhune forêt
FORÊT DRUIDIQUE LA RHUNE
PAYS BASQUE D'ANTAN






(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus)






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L'ÉMIGRATION DES BASQUES EN SEPTEMBRE 1883

L'ÉMIGRATION BASQUE EN 1883.


Des centaines de milliers de Basques, du Nord et du Sud, ont émigré, partout dans le monde, et en particulier de l'autre côté de l'Atlantique, pendant des décennies, depuis 1830 environ.



emigracion vasca barco
BATEAU DE L'EMIGRATION
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet Jean-Baptiste Dasconaguerre dans l'hebdomadaire Le Journal de 

Saint-Jean-de-Luz, le 16 septembre 1883 :



"L'émigration des Basques.



Le Pays Basque est depuis longtemps victime du fléau de l'émigration. Celle-ci, semblable à une terrible épidémie, vide les maisons, décime les villages, et dépeuplant les campagnes, leur enlève une population sainte et forte, intelligente et généreuse ; elle y promène ses ravages incessants. Avec la perspective d'horizons merveilleux, elle pousse impitoyablement devant elle, en Amérique, la fleur de la jeunesse basquaise des deux sexes ; elle entraîne même souvent des familles entières, enfants et vieillards. On dirait parfois, à certaines époques, un exode des temps antiques.



Cependant la contrée que les émigrants illusionnés abandonnent est privilégiée de Dieu ; sa main, toujours bienfaisante, y a répandu avec les charmes d'une belle nature et d'un doux climat la richesse et la fécondité : plaines et montagnes, collines et vallons, fleuves et ruisseaux, grottes et cascades s'y donnent la main, et l'habitant y trouve, par un travail facile, les moyens de subvenir aux besoins d'une vie modeste mais heureuse : l'aurea mediocritas tant désirée du poète s'y réalise même bien souvent pour lui. Sous le ciel de son pays, jouissant des douceurs de la famille, au foyer de ses pères, le Basque peut vivre heureux. Il semble donc que tous ces avantages du sol natal devraient l'y retenir ; mais il a l'âme ardente, la tête exaltée, le coeur ambitieux. De loin en loin, il voit revenir d'Amérique dans son village quelques-uns de ses anciens amis d'enfance : partis pauvres, ils lui apparaissent après quelques années d'exil possesseurs de brillantes fortunes. Il les voit se bâtissant de belles demeures sur le lieu même où paraissait à peine avant leur départ le toit de chaume de leurs pères, et entourant leur existence de tout le confortable et quelquefois de tout le luxe de la vie moderne.



Ce spectacle l'enflamme, son imagination s'exalte, son coeur se remplit de désirs insatiables, et, comparant sa modeste existence à celle que mène à ses côtés son ancien camarade, dont il était l'égal, il veut, lui aussi, aller tenter fortune. Il ne sait pas le nombre considérable des malheureux imprudents qui sont morts à la peine ou restés sur la brèche dans ces pays lointains objets de ses désirs. Il croit en lui, il espère ; il part. Son exemple est contagieux, beaucoup émigrent avec lui ; mais de tous ces partants combien peu, hélas ! qui reviennent !



Sur les terres lointaines d'Amérique il y a 50 000 Basques, les uns riches, les autres dans la misère, mais tous français de coeur et pleins du désir de revoir leur patrie. Un empêchement indépendant de leur volonté leur en ferme les portes : partis jeunes de leur pas, ils n'ont pas satisfait aux lois de la conscription, et les peines qui les attendent en touchant le sol natal les retiennent à l'étranger. Souvent, à certaines époques, le gouvernement a levé cet obstacle, s'est montré bienveillant envers ces émigrants plus à craindre qu'à blâmer. Le moment ne serait-il pas venu de rendre à leur patrie tant de malheureux exilés ? Ils reviendraient avec joie, les uns y apportant leurs richesses, les autres leurs bras ; et tous nous serviraient d'auxiliaires pour combattre le fléau de l'émigration. Nous désirons vivement que cette mesure utile soit adoptée ; bien des familles basquaises, nous en sommes sûr, en béniraient les auteurs, et cela se comprend.



Interrogez, en effet, ce malheureux vieillard oublié sur la terre, accablé, et gémissant au souvenir de toutes les affections auxquelles il a survécu. Dieu lui avait donné cependant des rejetons par ses enfants : heureux au milieu d'eux, les berçant sur ses genoux, malgré ses malheurs il se sentait encore revivre. Sa vieillesse, au milieu de ses ronces et de ses épines, avait encore ses fleurs et ses parfums ; sa fin, il la voyait venir avec calme : les caresses dont on l'entourait berçaient son imagination comme une mère berce son enfant. On chantait, on gazouillait, on priait autour de lui, et sa vie devait s'éteindre douce, calme, sans crise ; mais tout-à-coup, tous ces oiseaux qui faisaient son charme s'envolent, disparaissent, sans lui laisser comme l'hirondelle l'espoir d'un prompt retour. Le Mexique a fait miroiter à leurs yeux son or, sa richesse ; et le pauvre vieillard est resté seul, seul dans sa maison vide, avec cette cruelle pensée au coeur : ils s'en vont, tu ne les reverras plus. Pauvre vieillard !



Voyez cette pauvre mère, au teint hâlé par la fatigue ou pâle comme un suaire. Elle avait un fils aîné, une fille chérie ; eux aussi entraînés par un rêve ambitieux, abusés par des promesses chimériques sont partis pour Buenos-Ayres et Montevideo : un an est passé depuis leur départ à bord de la Leopoldina-Rosa, et plus de nouvelles. La douleur torture cette pauvre mère ; s'il lui restait au moins une tombe où elle pourrait chaque jour venir prier, pleurer et répandre des fleurs ! Cette consolation ne lui est pas réservée.




emigracion vasca barco
CARTE NAUFRAGE LEOPOLDINA ROSA
URUGUAY 9 JUIN 1842



L'Amérique est le pays de l'or, j'y vais et j'en reviendrai bien vite, dit le basque. A mon retour, j'achèterai cette ferme, cette jolie maison que j'ai tant de fois souhaitée, rêvée pour ma fiancée ; à mon retour, notre bon curé bénira notre union. Le fiancé part. La fiancée n'est pas oubliée, car le Basque est constant et fidèle : mais la guerre éclate, des révolutions mettent tout à feu et à sang ; le choléra, la fièvre jaune, font des ravages incessants ; le jeune homme ne reparaît pas, nul ne sait où il est. Est-il vivant ? est-il mort ? Il vit toujours dans le coeur de sa fiancée ; mais celle-ci, semblable à la mère éplorée, cherche en vain une tombe pour y prier, pleurer et porter des fleurs et des bouquets.



Le Basque a du courage et de la fierté. Voyez-le au moment où la cloche annonce un incendie ou un fleuve débordé ; il est le premier sur la toiture en flammes, le premier à braver les flots. Mais habitué au grand air, à l'indépendance, à la liberté des montagnes, le joug et l'obéissance en dehors de celle qu'il doit au père et à la mère, à l'autorité locale ecclésiastique ou civile, lui pèsent : c'est comme un lion en cage qui brise ses barreaux.



Le Basque a un autre beau sentiment : c'est le sentiment religieux dont sa mère l'a imbu au berceau ; il porte sur sa poitrine le scapulaire et le chapelet dans sa poche. Mais il a u malheur : c'est qu'admirateur de sa belle langue, il se soucie fort peu des autres. Aussi qu'arrive-t-il ? Au régiment ses camarades le tournent en ridicule sur son chapelet, sur son scapulaire et sur son jargon ; les chefs l'ignorent, car, s'ils le savaient, ils y mettraient bon ordre. Au commandement des chefs, il répond constamment au rebours : "Tête droite !" les conscrits basques font tête gauche ; "En avant, marche !" ; ils reculent. Comprend-on après cela que tant de Basques fuient le service militaire au lieu de devancer l'appel ? Ils l'évitent au lieu de servir, et cependant, quand ils s'habituent à la vie des casernes, ils deviennent de bons soldats. Interrogez l'histoire. Ils font mal en fuyant les obligations du service militaire, et je suis le premier à les condamner ; mais ils partent, non point par lâcheté, mais entraînés par leur esprit d'indépendance et le désir de faire fortune en pays étranger.



Je l'ai déjà dit, le nombre des émigrés basques en Amérique est considérable. Quelques-uns sont riches, opulents même ; les autres, et c'est le grand nombre, sont pauvres et réduits à la plus profonde misère. Mais pour comble de malheur la plupart sont insoumis, ce qui pour eux veut dire flétris et déshonorés s'ils rentrent en France. Cependant tous sont Français et tous aiment leur pays ; ils ont tous gémi sur les malheurs qui l'ont frappé, et pendant qu'il était à se débattre sous l'étreinte de l'ennemi beaucoup de nos compatriotes sont accourus pour venir le défendre. Ceux qui n'ont pas pu suivre alors l'élan de leur patriotisme, en ont été empêchés par l'âge, les infirmités, les affaires, et surtout par l'état de gène où ils se trouvaient. Des souscriptions atteignant des chiffres considérables nous ont prouvé qu'ils n'avaient pas oublié le France, et que, malgré ses revers, ils étaient toujours Français et fiers de l'être.



pais vasco antes emigracion vasca barco
EMIGRATION BASQUE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Nous venons vous supplier, nous disent-ils constamment dans leurs lettres : rendez-nous à nos vieux parents, qui, avant de mourir, veulent nous revoir ! Rendez-nous à notre patrie, que l'exil nous fait apprécier et aimer davantage ! Pour punir notre insoumission, imposez-nous toutes sortes de sacrifices, moins la prison, qui pour nous est une flétrissure, et dont la seule pensée nous retient en pays étranger. Nous subventionnerons vos voies de communication, nous doterons vos bureaux de bienfaisance et vos hospices, et si jamais la France a besoin de nos enfants et de nos richesses, nous les mettrons volontiers à sa disposition : nous tâcherons de réparer ainsi la faute que nous avons inconsciemment commise. Et puis, nous retrouvant au milieu de ces bonnes populations basques que nous n'avons jamais cessé d'aimer, nous leur dirons : N'imitez pas notre exemple : quelques-uns d'entre nous sont devenus riches, il est vrai ; mais au prix de quelles privations et de quels sacrifices ! Leur santé même a disparu sous l'influence des climats torrides qu'ils ont habités. Quant au plus grand nombre, ils sont pauvres et malheureux ; et vous en voyez certains qui, après avoir perdu leurs plus belles années en pays étranger, sont obligés pour vivre de travailler dans leur propre pays. Restez donc dans notre belle France, et désormais ayez pour unique devise : Dieu, patrie, famille.



Tels sont les sentiments de nos compatriotes éloignés ; dont je me permets d'être ici l'interprète. Je m'empresse de déposer leurs voeux aux pieds de ceux qui savent si généreusement disposer des faveurs et des grâces."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


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