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vendredi 22 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 22 MAI 2026 SAINTE QUITTERIE ET SAINT ÉMILE - AMAIA

 

PROVERBE DU 22 MAI 2026 (SAINTE QUITTERIE) (SAINT ÉMILE) (AMAIA).


QUITTERIE : Quitterie est une jeune vierge de sang royal wisigoth.



religion catholique saint sainte quitterie
22 MAI SAINTE QUITTERIE

Quitterie préféra mourir plutôt que de renier sa foi.

Quitterie fut décapitée vers 472 dans le palais royal d'Aire-sur-l'Adour.

La légende dit que quand la tête de Quitterie toucha terre, une fontaine jaillit.

Une autre légende situe l'origine de Quitterie au Portugal.

Sainte Quitterie est la patronne de l'ancienne paroisse de Lageyrat (Châlus).




ÉMILE : A Carthage, capitale de la province romaine d'Afrique, au 3ème siècle, Emile et son compagnon Castus (saint Caste) sont persécutés comme beaucoup d'autres chrétiens.



religion catholique saint sainte émile carthage
22 MAI SAINT EMILE DE CARTHAGE

Ils apostasient leur foi dans la crainte du bûcher mais se reprennent vite et finissent dans les flammes, en 250.

La fête d'Emile est fixée au 22 mai.




religion catholique saint sainte émile carthage
22 MAI SAINT EMILE DE CARTHAGE


AMAIA : Literaturan Villoslada-rekin eta musikan Guridi-rekin entzuna. Asier eta Amaia.

(...) Amaia - Navarro Villosladaren Amaya o los vascos en el siglo VIII eleberrian agertzen den pertsonaia nagusia. Esanahia argia da : "amaia", "amaiera" edo "bukaera", bera azkenekoa baita. Burgosen bada erromataren kontrako borrokan kantabroen (...)

(...) hondarreko gotorlekua izandako Peña Amaya deritzana, antroponimoarekin zer ikusirik ez duena, eta Euskal Herrio toponimian ezagunak dira Amaia toki izenak. Arraskata handia eduki du, Hego Euskal Herrian azken urteotan gehien erabili den neska izena izan baita. 1939an euskal izenak debekatzen Miren Amaia izenekoak "Maria Fin" bihurtu ziren. Geroago, 70eko hamarkadan, harrigarria bada ere, uko egin zuten izen hau jartzen sexu-nahasketa sor zezakeelako eta, gainera, itxuraren kontrakoa eta ijitoen izena zelako.



pays basque opera guridi musique chants
OPERA AMAYA DE JESUS GURIDI




Un décès du 22 mai : Jacques Nicolas Augustin Thierry.


historien bibliothécaire écrivain orléans 19ème siècle
HISTORIEN AUGUSTIN THIERRY




Né le 10 mai 1795 à Blois (Loir-et-Cher) - Mort le 22 mai 1856 à Paris.

Augustin est un historien français.

Très jeune, il recueille de nombreux prix et se distingue au collège de Blois, ce qui lui ouvre les portes du Pensionnat normal en octobre 1811.

En deux ans, il obtient le baccalauréat-ès-lettres, le baccalauréat-ès-sciences et la licence de lettres.

En 1813, il est envoyé à Compiègne pour y enseigner les humanités mais il revient rapidement à Paris.

Proche des idées de la Révolution française, adoptant la vision idéale de la société prônée par le comte de Saint-Simon, Augustin devient son secrétaire de 1814 à 1817 et même, comme il l'affirme, son "fils adoptif".

Il concentre toute son attention sur l'Histoire et sa vocation en ce domaine est fortement influencée par la lecture des Martyrs de Chateaubriand.

Plus tard, son ardeur romantique se nourrit aussi des romans de Walter Scott.

Sans écrire des récits de fiction, il envisage l'Histoire sous son aspect littéraire et dramatique, pour insuffler à ses récits davantage de vie.

En 1817, Augustin entre au journal Le Censeur (puis Censeur Européen) et se lance dans le combat libéral.

Dès 1819, il fournit un article par semaine.

Après la disparition du Censeur Européen en 1820, c'est dans les Lettres sur l'histoire de France, publiées la même année par le Courrier Français, qu'il expose ses principes d'une "réforme historique".

Claude Fauriel lui apprend à utiliser les sources originales pour comprendre l'Histoire indépendamment de ses aspects subjectifs.

En 1825, Augustin fait paraître une Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands, qui soulève l'enthousiasme.

Atteint de la syphilis, plusieurs symptômes vont très tôt entraver son travail.

En 1826, il doit engager des secrétaires. 

Quelques années plus tard, il est presque aveugle, mais poursuit son oeuvre.

En 1827, il réédite ses Lettres sur l'histoire de France, augmentées de 15 additions, où il y décrit les épisodes les plus frappants de l'apparition des communes médiévales.

En 1828, l'état de santé d'Augustin s'aggrave : il est atteint d'un tabès dorsal qui le paralyse.

Immobilisé et aveugle, il est accueilli par la famille d'Espine et il noue alors une amitié épistolaire avec Chateaubriand.

En mai 1830, il devient membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

Il soutient ardemment la Révolution de Juillet, qui porte ses amis au pouvoir.

François Guizot octroie à Augustin une pension et nomme son frère, Amédée, préfet de la Haute-Saône.

Arrivé à Vesoul en avril 1831 et passe 4 ans dans la région.

Il y rencontre Julie de Querengal, qu'il épouse en novembre 1831 qui devient sa plus proche et fidèle collaboratrice.

En 1835, le duc d'Orléans lui offre la direction de sa bibliothèque.

En parallèle, son protecteur Guizot lui confie la direction de grandes publications historiques, dont il tire en 1850 un Essai sur le Tiers état.

En 1845, il est fait Commandeur de la Légion d'honneur.

Chagrins personnels et soucis de santé assombrissent la fin de sa vie.

Après la mort de son épouse en septembre 1844, la Révolution de 1848 inflige à Augustin un dernier coup en ruinant on interprétation de l'histoire nationale basée sur la concorde.

De plus, elle le prive d'une grande partie des rentes que lui avait octroyées Guizot.

Il commence alors à se détacher de ses opinions rationalistes et à se rapprocher de l'Eglise et peu avant sa mort, il semble disposé à embrasser la foi catholique.

Il meurt le 22 mai 1856, des suites d'une ataxie, âgé de 61 ans.



historien bibliothécaire écrivain orléans 19ème siècle
HISTORIEN AUGUSTIN THIERRY



Voici le proverbe du vendredi 22 mai 2026 :



ARRATSEKO ORTZADARRA, BIHARAMUNEKO ARO EDERRA.

Arc-en-ciel du soir, beau temps le lendemain.


aviation france argentine 1933
COUZINET ARC-EN-CIEL 1933





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LA FERME LABOURDINE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS (deuxième partie)

 

LA FERME LABOURDINE.


La maison Basque (Etxea) est au coeur de la société. La ferme labourdine regroupe les hommes et les animaux et le matériel agricole.



pays basque maison ferme labourd sare communes
FERME LAPHITZEA SARE
BMB N°20 1941



Voici ce que rapporta à ce sujet Pierre Dop dans le Bulletin du Musée Basque N°20 1941 :



"Laphitzea. Type de ferme labourdine.


Type — Vues sur le passé — Description — Disposition intérieure — Domaine rural.



... Cette maison se fait remarquer par ses belles dimensions, la symétrie, la régularité de ses lignes architecturales.



Elle a 19 mètres de largeur sur 25 mètres de longueur, occupant ainsi une superficie de près de 5 ares, soit exactement 475 mètres carrés. Bien qu'importants, ces chiffres ne l'inscrivent pas en tête de liste, si l'on classe les maisons de Sare au point de vue de la surface couverte. Nous en connaissons plusieurs qui la dépassent, comme Garatea : 594 m. c. ; Haristeguia : 511 m. c. ; Berroueta : 480 m. c. Elle s'inscrit cependant en fort bon rang. Une particularité de ses dimensions est la proportion de la largeur par rapport à la longueur, proportion qui atteint les 3/4. Quand on l'aborde par le côté, l'importance de la construction ne frappe pas spécialement. C'est de face qu'elle prend toute sa valeur.



Nous voyons dans Laphitzea le modèle de la maison labourdine dans sa plus grande pureté.



pays basque maison ferme labourd sare communes
MAISON LABOURDINE SARE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Comme le type se caractérise surtout par la structure de la façade, nous donnerons de celle-ci une description détaillée.



Tandis que sur trois côtés les murs sont édifiés tout entiers en maçonnerie, la façade est composée de matériaux semblables jusqu'au niveau du 1er étage seulement. Au-dessus, elle est constituée par une armature de pans de bois, avec remplissage de briques.



Pareille construction réclame le renfort de murs de refend dans les exemplaires quelque peu importants. A ce propos, on trouve la plus grande variété. Certains de ces murs s'élèvent jusqu'à la toiture. D'autres s'arrêtent au niveau du 1er étage. Certains soutiennent la maison sur toute sa profondeur, d'autres, et cela le plus souvent, sur une partie seulement. Parfois il y en a deux, parfois un seul. Dans ce dernier cas on en voit beaucoup qui sont édifiés en dehors de l'aplomb du faîte de la toiture, même quand les deux versants de celle-ci sont d'une égale longueur.



A Laphitzea il y a deux murs de refend s'élevant jusqu'à la toiture. Débordant légèrement sur la façade, ils en coupent la blancheur par la belle couleur de leurs pierres polies. Avec le souci de la symétrie qui se manifeste dans la construction, ces deux murs sont élevés de part et d'autre à la même distance du faîte, plus rapprochés cependant de ce dernier que des murs latéraux. De cette façon, la façade se trouve divisée en trois parties, celle du centre d'une largeur un peu supérieure à celle des deux autres, qui sont égales entre elles.



Ces murs de refend se prolongent jusqu'à une distance de 6 mètres du fond, où ils sont reliés entre eux par un autre mur. Leur hauteur ne se maintient pas la même dans cette prolongation. Sur une longueur de 8 mètres ils supportent directement la toiture, ensuite s'abaissent au niveau du 2e étage, continuant leur office par l'intermédiaire de poteaux.



Au rez-de-chaussée ces deux murs constituent l'encadrement d'une ouverture formant abri, de la même hauteur que ce rez-de-chaussée et profonde de 4 m. 75. C'est le lieu dit lorio. Il ne manque dans aucune ferme de Sare. C'est une particularité de ce village, et si on le rencontre ailleurs, c'est surtout dans sa région proche. La commodité a créé cette disposition qui donne tant d'originalité à la construction. On y abrite avec facilité toutes sortes de choses, en particulier, charrettes, instruments aratoires. C'est un lieu de jeux pour les enfants, de menus travaux pour les grandes personnes.



A Laphitzea le lorio s'ouvre de plain-pied sur une grande cour qui précède la maison, et où on loge les hauts tas de fougère destinée à la litière des animaux. Cette cour rectangulaire, aussi large que la façade, a sa clôture pittoresquement constituée par d'énormes pierres plates fichées en terre, usage très répandu dans la région proche de la montagne, bel exemple du rude travail des anciens qui ne reculaient pas devant les difficultés pour faire œuvre durable.



Signalons aussi au rez-de-chaussée, à droite quand on regarde la façade, une belle fenêtre, encadrée de pierres taillées et avec appui en saillie. Son ouverture est divisée par des meneaux en forme de croix. C'est un genre de fenêtres que l'on retrouve dans d'autres belles maisons de Sare, et toujours au rez-de-chaussée. Il y en a une à Leremburua, qui est voisine de Laphitzea. Dans certaines, Ithurbidea, Haristeguia, par exemple, il y en a même deux, une de chaque côté du lorio, quand celui-ci s'ouvre au milieu de la façade. A Laphitzea, la partie gauche est percée d'une vulgaire porte d'étable et de simples fenêtres à montants de bois. Ces ouvertures nous paraissent de création relativement récente. Par les exemples que nous venons de citer, et par le souci de symétrie qui se révèle dans le reste de la construction, nous nous demandons si elles n'ont pas remplacé bien fâcheusement une fenêtre semblable à celle de la partie droite. C'est probable.



La maison possède deux étages. Ils sont marqués chacun par un léger encorbellement sur la façade. Cet encorbellement est marqué aussi sur les quatre murs de soutien. Dans l'ouverture du lorio une forte poutre, reposant sur les murs de refend, porte l'extrémité des solives du premier étage, qui s'appuient sur la maçonnerie dans le reste de la façade. Ces têtes de solives, ressortant extérieurement pour soutenir l'encorbellement, sont moulurées en forme de corbeaux.




pays basque maison ferme labourd sare communes
FERME LAPHITZEA SARE
BMB N°20 1941



L'assemblage des pans de bois est des plus simples. Posés verticalement avec un écart variant entre 0,55 et 0,65 cm. d'axe à axe, et longs de toute la hauteur de l'étage, ils s'encastrent à leur base sur une pièce de bois transversale et sont reliés entre eux par un bandeau saillant à la hauteur des fenêtres dont il constitue l'appui au passage. Aux deux étages, ce bandeau est sculpté de dentelures. C'est le seul travail ornemental que nous relevons sur la façade en dehors des abouts de pannes qui soutiennent l'avant-toit. Très simplement elle tire toute sa décoration des pans de bois qui forment sa bâtisse. Non revêtus de peinture, et probablement n'en ayant jamais reçu, ces bois ont acquis du temps une superbe couleur noire d'un ton velouté qui tranche admirablement sur le mur crépi et blanchi à la chaux.



Si nous nous sommes arrêtés à la description de leur assemblage, ce n'est pas qu'il soit particulier à Laphitzea. On le retrouve reproduit dans toutes les fermes du Labourd. Mais il caractérise le type.



Au premier étage les fenêtres sont placées symétriquement, deux dans la partie médiane, une dans chacune des deux autres. En largeur elles occupent deux intervalles de pans de bois plus espacés que dans les parties pleines, et sont divisées en croix par des meneaux. Chacune des quatre parties résultant de cette division est fermée par un panneau de bois orné de clous à large tête. Au deuxième étage ce genre de fenêtres ne se reproduit que dans la partie médiane. Sur les côtés il y a bien une ouverture, mais elle est de moindre dimension, logée dans un seul intervalle de pans de bois et tout près des murs de refend, disposition commandée par l'inclinaison des versants du toit, qui affecte la hauteur de l'étage, en dehors de la partie médiane, à tel point que ces versants viennent aboutir à 0,50 cm. seulement au-dessus du plancher.



Contrairement au mur de la façade, les trois autres n'ont pas reçu de crépissage. Ils gardent intacte la couleur brune de leurs pierres. Leurs fenêtres sont très réduites, aussi bien en nombre qu'en dimension, même du côté du midi, mais surtout à l'ouest où on n'en compte que deux. Une telle parcimonie s'explique. Autrefois, les châssis vitrés manquaient même dans les parties habitées de la maison, et les volets seuls servaient à se défendre contre le froid et la violence des vents. Toutes ces ouvertures, du moins les anciennes, sont largement ébrasées, d'une ébrasure soignée, en pierres taillées.



La couverture de la maison est constituée par des tuiles creuses sur une toiture à deux versants. La charpente qui supporte celle-ci est d'une grande simplicité, de cette même simplicité architecturale qui a présidé aux conceptions de la construction tout entière. Elle est composée de fort belles poutres en chêne — quelques-unes d'une longueur de 12 à 13 mètres — portées par de simples poteaux non étayés.



La toiture s'avance d'environ 1 mètre au-dessus de la façade. Il faut être averti pour se rendre compte que les consoles ornées de sculptures qui soutiennent cet avant-toit ont été, à une certaine époque, mutilées de leurs extrémités, et reconnaître par suite qu'il a perdu sa largeur primitive. Cependant l'aspect général de la façade n'en est pas affecté."





A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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jeudi 21 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 21 MAI 2026 SAINT CONSTANTIN - NAROA

PROVERBE DU 21 MAI 2026 (SAINT CONSTANTIN) (NAROA).


CONSTANTIN Constantin est le 34ème empereur romain.

Il naît à Naissus Mésie (en Serbie aujourd'hui) le 27 février 272.



religion catholique saint sainte constantin
21 MAI SAINT CONSTANTIN

Il est proclamé Constantin 1er par les légions de Bretagne.

Son règne va durer 31 ans.

Constantin mène une politique militaire religieuse et économique profondément réformatrice.

Constantin établit la liberté de culte individuel et met fin aux persécutions des chrétiens, en 313 et aux dissensions des Eglises d'Orient, en convoquant, en 325, le concile de Nicée.

Constantin instaure une monnaie stable, développe l'administration centrale, défend les frontières de l'Empire.

Constantin fonde en 330 une nouvelle capitale à son nom, Constantinople.

Les réformes de Constantin favorisent l'essor du christianisme, vers lequel il se tourne progressivement et dont il devient l'un des saints, pour l'Eglise orthodoxe.

Constantin meurt le 22 mai 337.



religion catholique saint sainte constantin
21 MAI SAINT CONSTANTIN



NAROA : Edo "naharoa" nasai eta lasaitasuna adierazteko.

(...) Naroa - Euskal adjektiboa ("ugaria, oporia"), Gipuzkoako kostaldean lasai hitzaren sinonimoa. Azken aldion maiz haurrak izendatzeko erabili izan da. - - (...)




Une naissance du 21 mai : Abraham Catulle Mendès.



romancier poète critique homme juif 19ème 20ème siècle
PORTRAIT DE CATULLE MENDES
VERS 1900



Né le 21 mai 1841 à Bordeaux (Gironde) - Mort le 8 février 1909 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines).

Catulle est un romancier, poète, dramaturge, librettiste et critique littéraire français.

Il est issu d'une lignée de Juifs portugais.

Après une enfance et une adolescence à Toulouse, il arrive à Paris en 1859.

Il se fait connaître en 1860 en fondant La Revue fantaisiste à laquelle collabore notamment Villiers de Lisle-Adam.

En 1863, Catulle publie son premier recueil de poèmes, Philoméla, et sympathise avec Théophile Gautier jusqu'à ce qu'il décide d'épouser sa fille, Judith, en avril 1866. 

Le couple se sépare en 1874, séparation juridique en 1878, puis divorcera officiellement en 1896.

Catulle entretient une liaison avec la compositrice Augusta Holmès, avec laquelle il aura cinq enfants.

Défenseur de Richard Wagner, après un voyage en Allemagne, il entre ensuite dans un groupe d'écrivains avec François Coppée, Léon Dierx, José-Maria de Heredia et Théodore de Banville.

Sous l'impulsion de Louis-Xavier Ricard et de Catulle naît le mouvement Parnasse dont il se fait l'historien en publiant plus tard La Légende du Parnasse contemporain.

En 1876, il propose à Guy de Maupassant d'entrer dans la franc-maçonnerie, mais celui-ci refuse.

En juin 1891, il se bat en duel avec René d'Hubert, directeur du Gil Blas.

En juillet 1897, Catulle se remarie avec la poétesse Jeanne Mette, avec laquelle il aura un fils.

D'une dernière relation avec la comédienne Marguerite Moreno, il a un dernier fils, ce qui lui fait une très nombreuse progéniture.

En 1902, il est fait officier de la Légion d'honneur.

Il reçoit le prix Calmann-Lévy en 1904 et le prix Emile-Augier en 1908.

Son corps sans vie est découvert le 8 février 1909 vers cinq heures du matin dans le tunnel de chemin de fer de Saint-Germain-en-Laye et on suppose qu'il avait ouvert la porte de son wagon en se croyant arrivé à destination.

Son oeuvre est abondante avec des recueils de poésie, des romans, des nouvelles, des contes, des essais et des pièces de théâtre.




romancier poète critique homme juif 19ème 20ème siècle
ROMANCIER POETE CATULLE MENDES 1889



Voici le proverbe du jeudi 21 mai 2026 :



AROA, EGUN AMA, BIHAR AMAIZUNA.

Le temps, aujourd'hui mère, demain marâtre.


pais vasco navarra antes mujer
FEMME DE NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE THÉÂTRE BASQUE PAR ÉTIENNE DECREPT EN 1912 (sixième partie)

LE THÉÂTRE BASQUE EN 1912.


En 1912, le bascophile Etienne Decrept fait une analyse du théâtre Basque.




pays basque autrefois soule theatre pastorale
LE THEÂTRE BASQUE
PYRENOEA 19 AVRIL 1912


Voici ce que rapporta à ce sujet Albert Léon, dans l'hebdomadaire Pyrenoea, le 7 juin 1912 :



"A propos du théâtre Basque. (suite)



L'auteur n'a pas cru bon d'ajouter, aux arguments positifs qu'il avance, les raisons qui lui font estimer négligeables les motifs de la thèse qu'il combat ou à laquelle il substitue la sienne. Il serait souhaitable, dans l'intérêt même de celle-ci qu'il voulût bien résoudre les difficultés auxquelles je fais allusion et qu'il n'est certainement pas sans avoir examinées ; qu'il me permette de les lui rappeler, non comme des objections mis comme des demandes d'éclaircissement, puisqu'aussi bien il ne manque à sa théorie pour entraîner l'assentiment des personnes compétentes, que d'expliquer d'explique les apparences qui ont trompé ses devanciers, les plus habiles comme les autres.



Les lecteurs de cette Revue se souviennent de l'ingénieuse hypothèse de M. Decrept ; les pastorales basques ne seraient pas comme on l'a cru jusqu'ici de lointains et pâles échos des anciens mystères français et des "miracles du XIVe siècle" ; ce seraient de grossières imitations de notre tragédie classique, et la voie aurait été ouverte à ces spectacles par une contrefaçon de l'Oedipe de Voltaire ou de quelque adaptation de cette oeuvre.



pays basque bascophile écrivain peintre décorateur
ETIENNE DECREPT


Ici je ne puis mieux faire que de citer les propres paroles de M. Decrept :


"On sait l'engouement général du XVIIIe siècle pour le prince des philosophes, qui garda toute sa vie d'excellentes relations avec les Jésuites, ses anciens maîtres.


Est-il difficile de supposer qu'un Père ait établi une adaptation expurgée de la tragédie voltairienne à l'usage des jeunes gens de son collège, et même que cette adaptation ait été corrigée par Voltaire lui-même ?


Pourquoi cela ?


L'original et sa préface ne sont-ils pas dédiés par Arouet à son professeur, le Père Porée, qui, après ce triomphe, soumit volontiers à la critique de son brillant élève les productions dramatiques de ses subordonnés ?


De là à conclure qu'un chef d'institution, appartenant à la Société de Jésus, fit représenter à Oloron ou à Pau l'oeuvre au titre fameux, et que, après une longue vulgarisation chez des villageois béarnais, qui le reçurent d'anciens collégiens rentrés dans leurs foyers"... "Oedipe fut traduit et déformé par un prêtre basque"..., il n'y a qu'un pas et je le fais sans la moindre hésitation."



Telle aurait été la naissance du théâtre en Soule, et la pastorale d'Oedipe aurait servi par la suite de modèle aux auteurs dramatiques Souletins, fournissant le patron sur lequel sont taillées toutes les productions de ce Théâtre. Cette supposition s'appuie sur quatre raisons : 

1° Les Souletins donnent le plus ordinairement à leurs pièces du genre tragique l'appellation de "tragériate" ou, dans leur français "trageries", c'est-à-dire tragédie ;

2° Ces pièces sont très inférieures pour le style et l'action aux mystères français ;

3° Les événements de la Passion, sujet favori de notre théâtre médiéval, n'ont jamais été portés sur la scène basque où la personne du Christ ne figure même pas. 


Pour ces trois raisons c'est à la "tragédie" et non au "mystère" qu'il faut attribuer la première origine de ces productions. Enfin "la première en date des élucubrations souletines" est la Pastorale d'Oedipe, représentée pour la première fois en 1759, ce qui permet de préciser encore cette origine et de la confirmer ; cette considération semble même avoir été pour M. Decrept la cause déterminante de sa conviction.



Certes, pour qui ne connaîtrait, même en seconde main, ni le contenu des tragéries, ni les caractères des autres théâtres populaires, les faits qui viennent d'être mentionnés paraîtraient suffisamment probants, mais quand il les compare à d'autres faits non moins réels, un observateur superficiel est embarrassé pour expliquer ces derniers, tandis que la théorie traditionnelle semblait, vaine apparence sans doute, rendre également compte des uns et des autres. Si le savant auteur des vues originales que j'examine ici a cru devoir passer outre à ces difficultés, c'est évidemment qu'il avait pour cela de bonnes raisons ; tous ceux qui s'intéressent aux études basques souhaiteront qu'il veuille bien les faire connaître car il s'est contenté dans son article de ne donner que le résultat et comme la substance de ses conclusions avec seulement quelques-unes de leurs preuves, craignant sans doute de fatiguer le lecteur par un vain étalage d'érudition et d'appareil critique. Espérons qu'après nous avoir exposé son système, il voudra bientôt en montrer l'accord avec tous les caractères du Théâtre basque, y compris ceux qui avaient motivé l'erreur traditionnelle. Ces lignes n'ont d'autre objet que d'engager M. Decrept à rendre ce service aux études basques.



pays basque autrefois pastorale soule danses
PASTORALE ALOS 1928
PAYS BASQUE D'ANTAN


J'imaginerai donc, qu'il veille bien me le permettre, le discours suivant dans la bouche de quelque disciple entêté des Bruchon, des Vinson, des Hérelle pour ne parler que des plus experts en la matière :


"Vous nous objectez, dirait-il, l'appellation de "tragerie". Mais les pastorales basques ont pu changer de nom au cours de leur histoire, elles ont pu à un moment donné, avoir échangé une ancienne appellation contre une autre plus conforme à la mode du jour, sans pour cela changer de nature ; c'est ainsi que les dames du Théâtre populaire breton, dont M. Le Braz a pu nous retracer toute l'histoire pièces en main depuis ses débuts après s'être intitulés "Vies, Mystères, Histoires" ont reçu par la suite, vers la fin du XVIe siècle le nom de "tragédien" à l'époque où l'expression de tragédie commença à s'introduire dans l'art théâtral français, sans que ces drames aient cessé pour cela de rappeler la technique des anciens Mystères en même temps qu'ils ressemblent par tous leurs traits essentiels aux trageries souletines ? Mais qu'ai-je besoin de faire de suppositions ? Certains prologues ou épilogues de pastorales qualifient la pièce de "Mystères", d'"Histoires" ou de "Vies" reste sans doute d'anciennes appellations.


Le nom de "pastorale" ne doit pas davantage nous faire douter du lien qui unit le théâtre Souletin aux anciens mystères puisqu'au XVIe siècle on donnait volontiers ce nom en Italie et en France à certaines oeuvres théâtrales notamment, la chose est digne de remarque, aux pièces que la reine de Navarre Marguerite, soeur de François 1er, composait et faisait jouer à la Cour de Béarn, c'est-à-dire aux portes du pays de Soule.


Passons au second argument, on nous oppose l'infériorité artistique et dramatique des Pastorales par rapport aux "Mystères". Les imitateurs ont-ils donc forcément le talent de leurs modèles ? à ce compte la même raison s'opposerait à l'origine que vous assignez au Théâtre Souletin, car, au point de vue de la beauté littéraire littéraire et dramatique, l'écart est encore plus considérable entre ce Théâtre et la Scène classique, même voltairienne. Au reste il ne faudrait pas exagérer les mérites intrinsèques des "Mystères" ; la versification est sans contredit autrement soignée que dans les Pastorales, mais quoiqu'à un moindre degré et déguisés sous une certaines habileté de métier, on y remarque les autres défauts qui s'étalent sous la Scène Souletine : platitude du style, langueur de l'action, absence d'individualité dans les caractères ; sauf exception, ce dernier trait est aussi accusé dans les "Mystères" que dans les "Pastorales" ; là comme ici, la personnalité s'efface derrière des types conventionnels et collectifs, et les personnages représentent plutôt des catégories impersonnelles telles que celle du Christ qui par définition sont seules de leur espèce.


"Aussi bien j'attirerai votre attention, c'est toujours l'interlocuteur imaginaire qui parle, sur la ressemblance frappante, presque absolue qui existe, quels que soient les sujets représentés, entre la technique des Pastorales et celle des "Miracles" du XIVe siècle et surtout des "Mystères" du XVe siècle. Si la Tragédie classique est la mère de la Tragerie Souletine, comment expliquez-vous que leurs procédés soient si différents, tandis qu'aucun des traits du Théâtre français du Moyen-Âge ne fait défaut à celui de la Soule que pour l'essentiel n'a introduit d'autres modifications que les danses locales de ses "Satanneries ?" Prologue et épilogue, intervention des Démons et des Anges, mélange du bouffon au sérieux, recours fréquent au surnaturel, lutte des chrétiens et des infidèles, opposition des bons et des mauvais, aucun des procédés de la dramaturgie du Moyen-Âge ne fait défaut à celle des Souletins ; inversement, qu'on me cite un seul de ces traits dans les tragédies de Voltaire. Je ne parle pas d'autres éléments, secondaires, communs aux "Trageries" et aux "Mystères", tels que la fréquence des batailles, les cérémonies du culte représentées sur la scène, l'intervention du chant et de la musique instrumentale, le goût des dissertations théologiques même dans les sujets dont le thème principal est profane. Tout cela dénonce dans la "Pastorale" une imitation, gauche et maladroite tant qu'on voudra, des drames français du Moyen-Âge, rapetissée à la mesure du public et des auteurs et adaptée aux modestes ressources dont on dispose pour la représentation, cette réduction est sensible en ce qui concerne la mise en scène et le décor plus que pauvre en Soule et dans ce que, faute d'un meilleur terme, j'ai dû qualifier du nom un peu ambitieux de musique instrumentale.


Albert Léon,

Docteur ès-lettres, Professeur agrégé de Philosophie au Lycée de Bayonne."




A suivre...







(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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