Libellés

samedi 3 octobre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 3 OCTOBRE 2026 SAINT GÉRARD ET SAINT FRANÇOIS BORGIA - BORJA

 

PROVERBE DU 3 OCTOBRE 2026 (SAINT GÉRARD) (SAINT FRANÇOIS BORGIA) (CANDIDE) (BIANCA) (BORJA).


GÉRARD : Saint Gérard de Brogne naît à Stave (Belgique) à la fin du 9ème siècle.



religion catholique saint sainte gérard
3 OCTOBRE SAINT GERARD DE BROGNE

Gérard est admis très jeune en qualité de page à la cour de Béranger, comte de Namur.

Gérard, homme de guerre du 10ème siècle prend l'habit de bénédictin et crée en 919 une abbaye sur les terres de son père, à Brogne, aujourd'hui Saint-Gérard, dans l'actuelle Belgique.

Gérard a le titre d'abbé en 923.

Les princes de l'époque le font réformer 18 monastères.

Gérard meurt à Brogne le 3 octobre 959.

Gérard est canonisé par Innocent II, au Concile de Reims, en 1131.

Liturgiquement, Saint Gérard est commémoré le 3 octobre.



FRANÇOIS DE BORGIA : François de Borgia et de Trastamare, duc de Gandia, Grand d'Espagne, naît à Gandia (Valence, Espagne) le 28 octobre 1510 et meurt à Rome le 30 septembre 1572.



religion catholique saint sainte françois borgia
TABLEAU DE L'ILLUMINATION DE SAINT-FRANCOIS DE BORGIA
PAR DELLA VECCHIA VERS 1670


C'est un membre de la haute noblesse Espagnole, apparenté à la famille royale.

En 1529, il épouse Eléonore de Castro, avec laquelle il aura 7 enfants.

En juin 1539, il est nommé vice-roi de Catalogne par l'empereur et roi Charles 1er d'Espagne.

Il entre dans la Compagnie de Jésus, en juin 1546.

Il en est le 3ème Supérieur général de 1565 à sa mort, en septembre 1572.

Il est canonisé par le pape Clément X en 1671.

Il est liturgiquement commémoré le 3 octobre.



BORJA : San Francisco de Borja. San ignaziok Jainkoaganatu zuen handietarik "Borgia" odoleko frantses hau ere (+1572).



religion catholique saint sainte francisco de borgia
3 OCTOBRE SAINT FRANCISCO DE BORGIA
PAR ALONSO CANO 1624



Un décès du 3 octobre : Margarita Kirillovna Morozova.



Femme russe Mécène éditrice écrivaine salonnière mémorialiste 19ème 20ème siècle
MARGARITA MOROZOVA



Née le 3 novembre 1873 à Moscou (Russie) - Morte le 3 octobre 1958 à Moscou (Russie).

Margarita est une mécène russe fameuse du début du 20ème siècle et l'une des représentantes importantes de l'élite philosophico-religieuse, culturelle et mondaine de cette époque.

Elle est la fondatrice de la Société philosophico-religieuse de Moscou, ouvre son salon à nombre d'hommes de lettres et de musiciens, lance la maison d'édition La Voie et fait partie du comité directeur de la Société musicale russe.

Elle naît dans la puissante famille moscovite des Mamontov, dynastie d'hommes d'affaires appartenant à la classe des marchands.

Son père ruiné, se suicide, laissant une veuve de 25 ans et 2 petites filles dont Margarita.

Sa mère ouvre un atelier de couture réputé pour son "chic" et une école de modélisme.

A 13 ans, elle et sa soeur sont élèves au lycée Petropavlovskaya.

A la fin des années 1880, elle se passionne à la fois de théâtre et d'opéra.

Invitée chez son oncle, Margarita rencontre de nombreux peintres, tels que Valentin Serov, Mikhaïl Vroubel, Ilia Ostroukhov et Alexeï Korovin.

En novembre 1891, elle épouse Mikhail Morozov, héritier de la célèbre dynastie des marchands, avec lequel elle aura 4 enfants.

A partir de mars 1892, le couple reçoit, à Moscou, beaucoup d'invités et profite du théâtre Bolchoï.

Margarita suit des cours d'histoire et de littérature russe.

Les Morozov enrichissent leur collection de tableaux de peintres russes et occidentaux.

Ils reçoivent le sculpteur Paolo Troubetskoï et des hommes de théâtre, l'acteur Mikhaïl Savodski ou le dramaturge et critique Nikolaï Efros.

Parmi leurs invités permanents, il y a le ténor Leonid Sobinov, le compositeur Alexandre Koszyc, des hommes d'affaires et des hauts fonctionnes, comme le banquier Alexandre Karzinkine, Ivan Morozov et Alexeï Morozov, le prince V. M. Ouroussov, le comte L. N. Ignatiev, le prince P. M. Wolkonsky, Vladimir Gadon et Vladimir Djounkovski, futur gouverneur-général de Moscou.

Le compositeur Alexandre Scriabine devient, à partir de fin 1895, un invité fréquent aux soirées musicales des Morozov.

Après la mort de son mari, en octobre 1903, Margarita hérite d'une fortune de 3 millions de roubles.

Peu après, elle part pour la Suisse avec ses enfants et de nombreux domestiques, et elle y reste plus d'un an.

A son retour à Moscou et à la fin de son deuil, en mars 1905, la jeune veuve se tourne vers des activités sérieuses en rapport avec l'état de la société.

Son hôtel particulier se transforme en foyer culturel, où l'on parle de socialisme et de politique, avec des opposants au régime.

En novembre 1905, Margarita est parmi les membres fondateurs de la Société philosophico-religieuse de Moscou.

En mai 1905, elle tombe amoureuse du prince Evgueni Troubetskoï mais celui-ci est marié et ne veut pas quitter sa femme et ses 3 enfants.

A partir de février-mars 1910, elle fonde une collection éditoriale intitulée La Voie, centrée autour de littérature philosophique et religieuse.

Après avoir acheté, en 1909, un petit domaine à la campagne à Mikhaïlovskoie, non loin de la propriété du prince Trubetskoï, elle fait don, en 1910, d'une grande partie de la collection de son mari à la galerie Tretiakov, vend son luxueux hôtel particulier et s'installe dans une maison plus ordinaire.

Elle souffre néanmoins de solitude et entretient avec les autres membres de la Société philosophico-religieuse une correspondance de plusieurs milliers de lettres (dont plusieurs centaines adressées au prince Troubetskoï entre 1906 et 1918).

La Révolution d'Octobre et la guerre civile qui s'ensuit causent la fin de la relation entre Margarita et le prince Troubetskoï.

Après la Révolution, tous ses biens sont confisqués mais elle garde la jouissance de deux pièces du rez-de-chaussée de sa maison.

Finalement, elle et sa soeur sont chassées de la maison en 1930 (à l'époque des purges staliniennes).

Tous ses enfants ayant émigré depuis longtemps, elle tente de leur rendre visite mais cela lui est refusé à plusieurs reprises.

Elle vit pauvrement grâce aux subsides de ses amis.

Elle meurt le 3 octobre 1958, à 84 ans, deux jours après avoir subi un infarctus.








Femme russe Mécène éditrice écrivaine salonnière mémorialiste 19ème 20ème siècle
MARGARITA MOROZOVA 1910
Par Auteur inconnu — Наше наследие, 1997, № 41, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=22040240



Voici le proverbe du samedi 3 octobre 2026 :



MOKANES MARTXANTEK URRIA MAITE DITEK.

Les marchands de mouchoirs affectionnent le mois d'octobre.


humour mouchoir loire octobre
MANUFACTURE DE MOUCHOIRS EN DENTELLE
42 SAINT-BONNET-LE-CHATEAU







(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 400 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

LA CONVENTION POUR LA PÊCHE SUR LA BIDASSOA AU PAYS BASQUE EN 1886 (première partie)

LA CONVENTION POUR LA PÊCHE SUR LA BIDASSOA EN 1886.


La Convention de pêche de 1886 entre la France et l'Espagne régule l'exercice de la pêche dans la Bidassoa, établissant des droits spécifiques pour les riverains des deux pays.




pays basque autrefois bidassoa frontiere
BIDASSOA
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que détaillait cette Convention du 18 février 1886 :



"Le Président de la République Française et Sa Majesté la Reine Régente d'Espagne, désirant modifier l’Acte additionnel conclu à Bayonne le 31 mars 1859 entre la France et l'Espagne pour sanctionner le règlement international sur l’exercice de la pêche et les divers arrangements relatifs à la Bidassoa, ont résolu de conclure à cet effet une convention et ont nommé pour leurs Plénipotentiaires, savoir :


Le Président de la République Française :


M. le comte Tristan de Montholon, Ministre Plénipotentiaire, Président de la Délégation française près la Commission internationale des Pyrénées, et



pays basque autrefois bidassoa frontiere
PORTRAIT DU GENERAL COMTE C. T. DE MONTHOLON
PAR EDOUARD PINGRET


Sa Majesté la Reine Régente d'Espagne :


M. Pérez-Ruano, Ministre Plénipotentiaire, Président de la Délégation espagnole près la Commission internationale des Pyrénées ;


Lesquels, après s’être communiqué leurs pleins pouvoirs respectifs, trouvés en bonne et due forme, sont convenus de ce qui suit :


Droit de pêche.


Article Premier.



Le droit de pêche dans la Bidassoa depuis Chapitelaco-Arria ou Chapitaco-Erreca, à son embouchure et dans la rade du Figuier, appartient exclusivement et indistinctement, en France, aux habitants d’Urrugne, de Hendaye et de Biriatou, et en Espagne, aux habitants de Fontarabie et d’Irun.


Lesdits habitants pourront pêcher avec toutes sortes d’embarcations. Toutefois les embarcations employées devront porter comme signes distinctifs le nom de la commune à laquelle elles appartiennent et leurs numéros peints à l’avant et à l’extérieur, savoir :


En jaune sur fond noir, pour celles de Fontarabie ;

En noir sur fond blanc, pour celles d’Irun ;

En bleu sur fond blanc, pour celles d’Hendaye ;

En blanc sur fond bleu, pour celles d’Urrugne ;

En rouge sur fond blanc, pour celles de Biriatou.


Lesdits habitants continueront, sans être tenus de justifier de leur inscription sur les matricules maritimes de leur pays respectif, à exercer sur tous les points de la rivière couverte par la haute marée des droits identiques pour la pêche et pour tous les amendements marins, sans être soumis à d’autres dispositions ou restrictions qu’à celles résultant du présent règlement.



Article 2.


Les riverains des deux pays pourront à leur convenance retirer et assécher leurs filets, soit sur la rive française, soit sur la rive espagnole, mais dans aucun cas sur une propriété particulière sans l’autorisation du propriétaire, et, selon l’usage existant, tous les produits de la pêche pourront être introduits en franchise dans chacun des deux pays.



Article 3.


La pêche à la ligne flottante continuera par exception, comme par le passé, à être libre pour tous, à la réserve de l’époque du frai.



Époque pour les différentes pêches. — Dimensions des diverses espèces de poissons et de coquillages.



Article 4.


La pêche de l’anguille, de la lamproie, de la plie et du muge est permise en tout temps. Elle est interdite : pour le saumon et la truite saumonée, depuis la fin de juillet jusqu'au 1er février ; pour les huîtres, depuis le 15 février jusqu’au 15 novembre ; pour la truite, depuis le 20 octobre jusqu’au 31 janvier ; pour l’alose, depuis la fin de mars jusqu’au 1er juin ; pour les poissons dont il n’est pas fait mention, depuis le 15 mars jusqu’au 1er mai ; pour les moules, depuis le 3o avril jusqu’au 1er juillet.


La pêche des huîtres et des moules sera toujours défendue entre le coucher et le lever du soleil.



Article 5.


Il est interdit de pêcher ou de recueillir, de quelque manière que ce soit, les oeufs de tous les poissons et ceux des crustacés et de les employer comme appâts.



Article 6.


Il est interdit de pêcher les poissons qui n’ont pas la longueur suivante entre l’oeil et la naissance de la queue : le saumon qui n’a pas la longueur de 7 centimètres ; la truite saumonée qui n’a pas la longueur de 27 centimètres ; l’anguille qui n’a pas la longueur de 21 centimètres d’un bout à l’autre ; l’alose qui n’a pas la longueur de 27 centimètres ; le turbot qui n'a pas la longueur de 20 centimètres, et tous les autres poissons qui n’ont pas atteint la longueur de 16 centimètres. Mais les poissons qui n'atteignent jamais la longueur de 16 centimètres pourront être pris en tout temps et quelle que soit leur grandeur. Il est aussi interdit de recueillir les huîtres qui n'ont pas 5 centimètres de diamètre dans leur plus grande largeur et les moules qui n’ont pas 3 centimètres de diamètre.


L'interdiction de la pêche des huîtres pourra être temporairement ordonnée pour une année au moins si cette mesure est commandée par l'intérêt de la conservation des fonds. Tous les autres coquillages pourront être pêchés, quelle que soit leur dimension.



Article 7.


Les pêcheurs seront tenus de jeter en rivière les poissons désignés dans l'article précédent et qui n’ont pas atteint la longueur voulue et de laisser les huîtres et les moules qui n’ont pas le diamètre fixé, au même lieu où ils les ont recueillies.



Amendements Marins.



Article 8.


Selon l'usage existant, tous les riverains indistinctement continueront à prendre sur tous les points du cours de la Bidassoa, baignés par la haute marée, toutes les herbes marines, excepté celles qui sont adhérentes aux baradeaux des terres labourées et qui appartiennent exclusivement aux propriétaires de ces terres.


Ils continueront aussi à prendre les sables, coquilliers et autres amendements marins sur ces mêmes points qui resteront à découvert aux basses eaux, mais ils ne pourront les enlever qu'à une distance de dix mètres des baradeaux, des digues et des berges et à huit mètres des parcs à huîtres et à moules, des dépôts quelconques de coquillages et des viviers à poissons, dont il sera fait mention dans un des articles suivants.



Filets, Instruments, Procédés et Modes de pêche permis.



Article 9.


Pour la pêche du saumon, de l'alose et de la truite saumonée, le seul filet permis sera le filet simple dont on se sert aujourd’hui et dont les mailles du milieu ont au moins en carré 62 millimètres et les mailles des rets des deux côtés au moins 60 ; sa longueur sera au moins de 116 mètres. Pour la pêche du muge, de la plie, de la sole, du turbot et de la truite ordinaire, les mailles du filet devront avoir au moins 20 millimètres en carré, et pour la pêche de l’anguille et de tous les poissons de petite espèce, au moins 15 millimètres. Pour la pêche de ces petits poissons, on pourra aussi faire usage de berteaux ayant des mailles de même dimension, mais tendus dans l’eau sans aucun barrage sur les côtés.



pays basque autrefois bidassoa frontiere
PÊCHE AU SAUMON HENDAYE 1908
PAYS BASQUE D'ANTAN


Les mailles des filets et berteaux autorisés devront présenter les dimensions fixées pour chaque espèce lorsque lesdits filets seront mouillés.



Article 10.


Le droit exclusif de la pêche du saumon dans toute l’étendue de la Bidassoa, à son embouchure et dans la rade du Figuier, appartiendra successivement, pendant vingt-quatre heures, de midi à midi, heure de l’horloge de l’église d’Irun, aux communes riveraines françaises ou espagnoles.


Huit jours avant l’ouverture de la pêche du saumon, les maires de ces communes ou leurs délégués se réuniront pour tirer au sort la commune à laquelle appartiendra le premier tour et l’ordre dans lequel les autres communes seront appelées à exercer leur droit.


En même temps, ils dresseront une liste nominative des pêcheurs qui, dans chaque commune, possèdent des filets réglementaires.


Les tours de pêche résultant du tirage au sort par commune, ainsi que la liste nominative précitée, seront communiqués aux gardes-pêche et autres préposés à la surveillance et à l’exécution du présent règlement désignés dans l’article 15 ci-après.


Le nombre des filets mis à l’eau pourra être illimité, sous condition qu’ils soient à mailles réglementaires.



Article 11.


Il est expressément défendu :


1° De faire usage dans la Bidassoa de filets autres que ceux mentionnés dans l’article 9 et particulièrement des filets dits chalut en français, arrastre en espagnol, et du trémail ;


2° De se servir des filets mentionnés sans qu’ils soient revêtus des plombs ou marques qui seront adoptés par les autorités respectives, et de les employer pour d’autres pêches que celles pour lesquelles l’usage de chacun de ces filets est permis ;


3° De jeter dans la rivière des drogues, matières explosibles et appâts qui sont de nature à enivrer ou à détruire le poisson, et de le faire fuir, pour qu’il donne dans les filets ou instruments de pêche, en battant l’eau ou en l'épouvantant de toute autre manière ;


4° De colporter et de débiter les poissons et coquillages qui n’auraient pas les dimensions déterminées dans l’article 6 ou qui auraient été pêchés en temps prohibé ;


5° De pêcher à l’aide des lignes dormantes ou de fond ;


6° De barrer aucune des parties de la rivière recouvertes à haute mer avec des filets quelconques, et d’employer tout appareil qui aurait pour objet de détourner les eaux, d’empêcher le passage des poissons ou de nuire au repeuplement de la rivière.



Article 12.


Sous quelque prétexte que ce soit, il est défendu de crocher ou de soulever les filets ou autres instruments de pêche appartenant à autrui."



A suivre...





(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 400 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!


vendredi 2 octobre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 2 OCTOBRE 2026 SAINT LÉGER - NAGORE

 


PROVERBE DU 2 OCTOBRE 2026 (SAINT LÉGER) (RUTH) (BIANCA) (NAGORE).


LÉGER : Evêque d'Autun en 663, Léger (ou Léodegard) était aimé du peuple.



religion catholique saint sainte léger
2 OCTOBRE SAINT LEGER D'AUTUN

Léger conduisit une révolte contre Ebroïn, le maire du palais du royaume de Neustrie.

Vaincu, Léger fut supplicié et il mourut en Picardie vers 677/678.

Son bourreau ayant été à son tour assassiné, Léger fut plus tard réhabilité et reconnu comme martyr.

Un concile d'évêques proclama la sainteté de Léger en 681 et l'Eglise catholique romaine célèbre sa fête le 2 octobre.



religion catholique saint sainte léger
2 OCTOBRE SAINT LEGER D'AUTUN

Voici ce que rapporta à son sujet La Gazette de France, le 19 avril 1987 :


Samedi 24 avril Saint Léger (VIe siècle). 

Le Perthois était une petite province fondue aujourd’hui dans les départements de la Marne et de la Haute Marne ; sa petite capitale s'appelait Perthes. Dans les invasions qui troublèrent les Gaules au Xe siècle. Perthes fat tellement ruinée, qu’il n’en reste qu’un village. Au sixième siècle, l’évêque de Châlons, Leudomère, confia au saint prêtre Léger le gouvernement alors important de l'Eglise de Perthes. Il remplit ces fonctions avec un zèle admirable. Recommandable par sa foi, sa piété, son humilité, il gagna les cœurs de tous les habitants. On rapporte qu’il délivra un possédé en faisant le signe de la croix. Il rendit aussi l’usage de ses membres à un homme entièrement perclus. Il mourut dans un âge avancé à la fin du sixième siècle et fut enterré dans son église, qui devint pour la contrée un lieu de pèlerinage. 




NAGORE : Artzeko ibarra Andre Mari Nafarroan, urriko lehen igandea ospatzen da.

Artzibarko (Nafarroa) herria eta Andre Mariaren adbokazioa. Irudia XIV. mendekoa da.




pais vasco antes religion procesion navarra
ARMOIRIE D'ARCE - ARTZIBAR NAVARRE



Une naissance du 2 octobre : Paul Ludwig Hans Anton von Beneckendorff und Hindenburg.



allemand militaire politique homme état hitler maréchal président reich
PORTRAIT DE PAUL VON HINDENBURG
VERS 1925



Né le 2 octobre 1847 à Posen (grand-duché de Posen, Prusse) - Mort le 2 août 1934 à Neudeck (Prusse-Orientale, Allemagne).

Paul est un militaire et homme d'Etat allemand, qui, du fait de son prestige et de sa longévité, a joué un rôle important dans l'histoire de l'Allemagne.

L'histoire de ses ancêtres remonte à la fin du 12ème siècle.

Après des études élémentaires, il incorpore le collège, puis le lycée de Posen.

A partir de 1859, il rejoint l'Ecole des cadets de Wahlstatt où il reçoit une éducation sévère, puis en 1863 à l'Ecole des cadets de Lichterfelde à Berlin.

En 1865, Paul est nommé officiellement page de la reine Elisabeth de Bavière, veuve de Frédéric-Guillaume IV, le roi de Prusse défunt.

En avril 1866, il sort sous-lieutenant de l'école militaire de Berlin.

Sa longue carrière dans l'armée prussienne puis l'armée impériale allemande commence pendant la guerre austro-prussienne de 1866 et se poursuit pendant la guerre franco-prussienne de 1870. 

En septembre 1879, il épouse Gertrud von Sperling, avec laquelle il aura un fils.

Mis à la retraite peu avant 1914, il reprend du service dans la Première Guerre mondiale : vainqueur de la bataille de Tannenberg, il s'impose en 2 ans comme commandant en chef du front de l'Est avant d'être nommé chef du Grand Etat-Major en novembre 1916 avec le grade de Generalfeeldmarschall.

Jusqu'à la fin du conflit, secondé par le quartier-maître général Eric Ludendorff, Paul dirige l'Allemagne en guerre sous la forme d'une dictature militaire.

Il appuie de son prestige un programme de guerre totale avec la mobilisation industrielle (le plan Hindenburg) et la guerre sous-marine à outrance.

Malgré l'échec de l'offensive du Printemps 1918 et la retraite allemande à l'automne, il refuse de reconnaître la responsabilité de l'armée et la sienne dans la défaite.

Après le déclenchement de la révolution de Novembre 1918, il laisse aux civils la charge de signer l'armistice du 11 novembre 1918 et contribue à propager la légende du "coup de poignard dans le dos".

Auréolé de son prestige militaire que la défaite de l'Empire allemand n'a pas affecté, foncièrement conservateur et méfiant envers les partis de la république de Weimar, le maréchal von Hindenburg se laisse convaincre de se présenter comme président du Reich, après le décès du président social-démocrate Friedrich Ebert, pour empêcher l'élection d'un candidat du Centre catholique.

Vainqueur de l'élection présidentielle d'avril 1925, il est réélu en 1932 pour un second septennat sans pouvoir remédier à la crise économique ni au blocage politique des années 1930.

Il doit se résoudre à accepter l'ascension politique d'Adolf Hitler qu'il nomme chancelier du Reich le 30 janvier 1933.

Il meurt le 2 août 1934, à 86 ans, d'un cancer du poumon.





allemand militaire politique homme état hitler maréchal président reich
PAUL VON HINDENBURG
COUVERTURE TIME 27 JUILLET 1931



Voici le proverbe du vendredi 2 octobre 2026 :


URRIKO EGUNA, SEIETAN ARGIA, SEIETAN ILUNA.

La journée d'octobre, à 6 heures le jour, à 6 heures la nuit.



LES TRES RICHES HEURES DU DUC DE BERRY
MOIS D'OCTOBRE


 

(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)






Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 400 autres articles vous attendent dans mon blog :


https://paysbasqueavant.blogspot.com/

N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE EN 1943 (dixième partie)


UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE.


Depuis des siècles, il y a des pêcheurs de petite et grande Pêche au Pays Basque.



pays basque autrefois pêche baleine morue
TERRE-NEUVAS 1941
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet Madame Maxime Dégros dans le Bulletin de la Société des 

sciences, lettres & arts de Bayonne, en janvier 1943 :



"La grande Pêche Basque des Origines à la fin du XVIIIe siècle. (Suite)


Les ports basques.



Le déplacement de l’embouchure de l'Adour exerça également son influence sur Bayonne. Aussi longtemps que le fleuve se jeta à Capbreton, des bâtiments jaugeant jusqu’à 800 tx purent remonter jusqu’à Bayonne, dont le port était très actif, mais qui, capitale politique de la région, souffrait de ce que Capbreton abritât toujours l'entrepôt des marchandises. 



pays basque autrefois fleuve labourd
L'ADOUR AUTREFOIS



Du jour où l’Adour se jeta au Vieux Boucau, son nouveau lit, ensablé, empêcha les navires de plus de 80 tx de remonter à Bayonne, ce fut la ruine du port. Les principaux négociants allèrent se fixer à St-Jean-de-Luz ou à Capbreton qui dès lors eut à supporter de la part de Bayonne maintes tracasseries souvent violentes. 



pays basque autrefois adour labourd fleuve
L'ADOUR AUTREFOIS


Le commerce maritime bayonnais demeura insignifiant jusqu’à l’ouverture du nouvel estuaire. Il prit alors un grand développement par suite de l’entrepôt qui s’y établit, et Bayonne supplanta définitivement Capbreton. 



Au XVIIe siècle, elle est maîtresse de l’Adour. En réalité son port n’est pas favorable car la barre de l’Adour rend son accès très difficile. La barre est un amoncellement de sables mouvants, formés par la rencontre de deux courants : l’un venant de l’Adour, l'autre de la mer. Elle constitue une bosse sous-marine qui diminue brusquement la profondeur de l’eau. Suivant la direction et la force des vents, elle se déplace et provoque un danger permanent. Pour la franchir, il faut : la grande marée, un vent arrière plus fort que le courant qui vient à la rencontre du navire et une mer calme pour que le pilote major (celui de la barre) puisse de sa chaloupe guider la marche du navire. 



Comme ces conditions se trouvaient rarement réunies, on comprend les difficultés d’accès au port ; aussi dès qu’on l’utilisa sérieusement, c'est-à-dire après 1578, chercha-t-on les moyens de supprimer cette barre gênante et dangereuse, mais aucun travail efficace ne fut entrepris. Souvent en effet des navires s’y perdaient, bien qu’ils eussent attendu le moment favorable pour la franchir. Ainsi en 1733 un terre-neuvier, après une attente de six jours, se perdit le septième avec sa pêche.  



Pour ne pas engager de grosses dépenses en exécutant d’importants travaux, on préféra au XVIIIe siècle des réparations partielles continuelles qui en définitive coûtèrent sans doute aussi cher et ne donnèrent jamais d’heureux résultats. Ceci explique que la fortune de Bayonne ait toujours été très inférieure à celle de St-Jean-de-Luz dont le port, quoique médiocre, était encore bien meilleur. 



Pour éviter l’inconvénient qu’offrait la traversée de la barre de l’Adour, les Bayonnais laissaient chaque année quelques navires hiverner à Pasajes en Espagne, port sûr et d’accès facile. Ces navires placés dans un chenal voisin de la mer, s’y conservaient très bien grâce à la salure de l’eau, mais les derniers arrivés étaient moins favorisés, se trouvant dans un renfoncement du port où l’eau trouble était presque douce et où les vers pouvaient les attaquer. 



Cet hivernage en Espagne ne manquait pas d’inconvénients. S’ils voulaient aller à Pasajes approvisionner leurs navires afin de partir directement pour la grande pêche, les Bayonnais devaient remplir en France de nombreuses formalités qui demandaient bien du temps. Si les Espagnols suscitaient quelqu’incident (ce qui arrivait régulièrement) la flotte partait trop tard et arrivait trop tard sur les lieux de pêche. De plus, l’armement des navires laissés à Pasajes coûtait un tiers en plus de ce qu’il aurait coûté en France parce qu’il fallait tout transporter, ou que les Espagnols, s'imposant comme pourvoyeurs, exagéraient leurs prix. 



Enfin, sans parler de l’humiliation qu’il y avait pour les Bayonnais à dépendre ainsi de l’Espagne, leur situation était très critique quand une guerre éclatait entre cette nation et la France. 



Pour leur commerce et leur pêche les Bayonnais avaient donc besoin d’un bon port ; ils ne cessèrent de le réclamer, mais il fallut attendre Napoléon pour voir aménager un port dont l’accès soit toujours facile. 



Au XVIIIe siècle, on pensa faire de Biarritz un avant-port de Bayonne. Quand la pêche côtière était florissante, le port de Biarritz était l’un des plus accessibles de la côte, préférable à celui de St-Jean-de-Luz et surtout à celui de Bayonne. 



Avec l’amélioration de ce dernier grâce au percement de l’estuaire de l’Adour, et les armements de la grande pêche, Biarritz perdit de son importance et se contenta d’être un port de petite pêche. En 1739, après de longues discussions, on y restaura une ancienne tour, sur laquelle on établit un feu destiné à guider les navires à l’entrée de l’Adour. Les frais de construction s’élevèrent à 2 904 livres. L’entretien devait être assuré par une contribution payée par chaque navire entrant dans la barre. Deux ans plus tard, on reconnut l'inutilité de ce feu et il fut supprimé. 



St-Jean-de-Luz est construit au fond d’une baie semi-circulaire. A sa gauche se jette la Nivelle qui le sépare de la ville de Ciboure. 



Cette baie abritait mal les navires contre les vents du large, et une barre, fréquemment formée par les sables, rendait l’entrée et la sortie du port si difficiles que sur la droite de la ville, près de Ste-Barbe, se tenaient en permanence des chaloupes prêtes à secourir des navires en détresse ou à partir plus rapidement en chasse des baleines qu’on signalait. Aussi, dès le XVIe siècle, pensa-t-on à créer un port au pied de la falaise de Socoa dépendant de la paroisse de Ciboure. 



St-Jean-de-Luz se montra d’abord hostile à ce projet et il y eut même des incidents sanglants entre les deux populations ; puis il comprit l'utilité de ce port et contribua à sa construction. 



Des travaux, commencés sous Henri IV, furent terminés en 1627. 



Le port de Socoa, bien abrité, rendit quelques services. En réalité, il était peu commode. Son fond de roc usait les câbles ; beaucoup trop petit, il ne contenait qu’une soixantaine de vaisseaux de 200 tx au plus. Les navires ne pouvaient y entrer ou en sortir qu’à marée haute, et, à ce moment, la mer y était si forte, que les navires ancrés s’y cognaient les uns contre les autres 



Socoa n’était donc pas un port idéal, et dès qu’on se fut rendu compte de ses inconvénients, on chercha à améliorer celui de St-Jean-de-Luz ce que rendait très difficile la présence de la barre. Vauban, chargé par Louis XIV d’établir un projet, jugea qu’un excellent port pouvait être fait à St-Jean-de-Luz, et indiqua le moyen (il s’agissait de rétrécir la baie) ; mais les guerres de la fin du règne et la mort du roi empêchèrent les travaux et l’on continua d’utiliser le vieux port. 



Mal abrité, les orages et les tempêtes l’endommagèrent fréquemment. 



Au XVIIIe siècle, les réparations furent continuelles. On fit de nombreux projets jamais réalisés ; on dépensa, en réparations et travaux provisoires, autant que si l’on avait réalisé le plan de Vauban (en 1789, dans les impôts payés par Bayonne, 1 200 livres sont affectés au port de St-Jean-de-Luz), mais on ne rendit jamais le port pratique. 



Socoa ne l’étant pas plus, les navires ne pouvaient compter sur un abri favorable dans cette partie de la côte ; circonstance regrettable au point de vue international, car les bâtiments venant du golfe de Gascogne y seraient entrés par gros temps, au lieu d’être obligés d’aller jusqu’à Pasajes, à cinq lieues de là. Pour la pêche, c’était bien plus regrettable encore. Les Luziens ne tenaient pas à laisser leurs navires hiverner à Socoa qui ne les contenait pas tous et où ils s’abîmaient, non plus qu’à Saint-Jean-de-Luz où l’entrée et la sortie étaient difficiles et périlleuses. Aussi en laissaient-ils hiverner presque tous les ans à Pasajes et supportaient-ils tous les inconvénients qui en résultaient. 



Aussi longtemps qu’ils armèrent pour la grande pêche, et cela jusqu’à la Révolution, les habitants de St Jean-de-Luz ne cessèrent de réclamer un autre port, attribuant avec raison à son insuffisance une grande partie de leurs malheurs. 



Les archives locales sont pleines de leurs doléances au XVIIIe siècle, où le malaise politique, économique et social contribuait déjà à faire baisser la pêche. 



Cependant, même à cette époque, le trafic de St-Jean-de-Luz était encore supérieur à celui de Bayonne. 



En résumé, le commerce passa donc successivement de Capbreton (au XVIe siècle), à Bayonne (au XVIIe) de là à St-Jean-de-Luz. Mais les Basques manquèrent toujours d’un bon port comme Pasajes, où les navires entreraient facilement, hiverneraient sans danger, d’où ils sortiraient par n’importe quel temps, et leur pêche s’en ressentit. 



Avant d’abandonner l’étude des ports basques, voyons rapidement comment s’y font les constructions et les départs des navires. 



A Bayonne, Ascain, St-Jean-de-Luz, un bâtiment se construit à assez bon compte, bien qu’aucun matériau ne se trouve au pays basque. 



La main-d’œuvre est constituée par les habitants du pays qui ne sont pas pêcheurs. Le chanvre nécessaire au cordage vient du Nord. Il entre sans beaucoup de frais dans le port quand celui-ci est franc ou quand on spécifie qu’il est destiné à des navires. Les matières résineuses pour caréner les vaisseaux viennent des forêts des Landes et descendent de Dax par l’Adour. 



Le bois vient des Pyrénées : les petits mâts proviennent généralement de la vallée d’Aspe, d’où ils descendent par la Nive. Les plus forts, venant de la vallée de Barétous, prennent un chemin de terre jusqu'au Gave d'Oloron qu'ils empruntent jusqu’à l'Adour. 



A Ascain surtout se fabriquent les navires de fort tonnage. L’enquête de 1664 montra que les chantiers du Labourd avaient fourni 21 bâtiments sur 74, le reste venant de chantiers français ou hollandais. 



En 1684, la construction d’un navire de 280 tx, portant 65 hommes, coûtait environ 48 000 livres, son équipement 16 000, soit 64 000 livres, auxquels s’ajoutent les avances à l’équipage. 



En 1775, il faut compter pour la construction, l’équipement et les avances près de 90 000 livres ; en 1784, 120 000 livres. De plus, chaque désarmement et réarmement coûte 30 000 livres.



Quand sont terminées toutes les formalités concernant l’équipage, un navire doit, avant de partir, acquitter certains droits, qui augmentent les dépenses des armateurs : droit d’average (pour réparer les avaries du port) ; de balise (pour l’entretien de celle-ci), à Bayonne seulement ; de lestage et délestage ; enfin, du droit de congé. 



Tous ces droits varient suivant la nature du voyage et le tonnage du navire. En 1782, les bâtiments de 80 tx au plus, partant de Bayonne chargés de morue à destination de Bilbao, St-Sébastien ou Santander, payent en tout 2 l. 12 s. 16 d. 



Les navires de pêche doivent, de plus, prendre un congé à Plaisance ou St-Pierre pour aller pêcher sur les Bancs et retourner au pays basque (7 l. 10 s. en 1765), quel qu’en soit le tonnage. La perception de ces taxes qui, relativement minimes, ne grevaient pas considérablement le budget des armateurs, contribuait à l’entretien des ports.



Les principaux lieux de pêche.

La côte du golfe de Gascogne.



Les baleines, pour fuir "les profondes ténèbres et les rigueurs de l’hyver" boréal, car elles aiment le soleil et la lumière, descendaient au Moyen-Age vers des régions plus tempérées. 



Elles étaient attirées par la côte du golfe de Gascogne qui, sans être très découpée, présentait des échancrures assez ouvertes pour recevoir celles qui allaient mettre bas. D’autres, suivies déjà de leurs petits, appréciaient les sables où "ces jeunes folâtres" pouvaient se divertir (entre autres la plage de la Chambre d’Amour, près d’Anglet). 



Leur passage durait tout l’hiver, commençant à l’équinoxe de septembre, au moment où les sardines arrivaient sur la côte (d’où probablement le nom de baleine de sardes, que les Basques donnaient à l’espèce qu’ils trouvaient sur leur côte). 



Toutes les populations du littoral prenait part à la pêche ; le nom de Guéthary vient peut-être du basque "guaitary : gardien", à cause des tours qui existaient dans ce bourg et d’où l’on surveillait l’approche des baleines. 



Biarritz semble avoir été le centre principal de la pêche au XIIIe siècle. Deux tourelles rondes flanquaient le château établi sur la falaise qui dominait le port ; elles servaient à guider les barques et le guetteur, qui s’y trouvait, signalait l’arrivée des baleines. Dans les habitations, une pièce du rez-de-chaussée était généralement réservée à la "fonte de l’huile". Tonnes d’huile et fanons s’entassaient dans les magasins autour du port-vieux. 



C’est à Biarritz qu’on trouva le plus de traces du passage des baleines (sièges ou clôtures de jardins fabriqués avec les os de ces animaux ; fours où l’on fondait la graisse). 



Au XIVe siècle, le commerce de la ville est très florissant ; elle traite avec les villes espagnoles ou flamandes ; elle est très riche, mais elle est sous la dépendance de Bayonne dont elle entretient le chapitre avec la dîme de ses revenus et où elle est obligée de vendre une partie de sa pêche. 



Si Biarritz prend une baleine, Bayonne doit en être immédiatement avertie et la vente aux enchères de la bête se fait devant les représentants de l’abbé de Biarritz et du maire de Bayonne (accord du 18 février 1335). Tous les habitants peuvent pousser les enchères, sauf ceux qui ont pris part à la capture. 



La pêche côtière, régulière et abondante d’abord, se fit plus difficile dès le XVe siècle, soit que l’espèce de baleines qui venaient jusqu’alors ait disparu, soit plutôt qu’averties par leur instinct, elles aient déserté ces lieux trop dangereux pour elles. Aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles on les pêche encore sur la côte, plus souvent qu'aujourd’hui, mais cependant la prise d’une baleine est un événement qui fait l’objet de nombreux contrats passés entre les villes de la côte (1567, transaction entre Biarritz et Bayonne ; 1580, entre Biarritz, Bidart et Guéthary) et qu’on relate avec détails surtout si le hasard veut qu’un hôte de marque puisse justement y assister. Ainsi, le 18 janvier 1529, François de Turenne qui allait à Madrid épouser par procuration Eléonore d’Autriche, assista à Biarritz à la prise d’une baleine de "sept aulnes et demi et quatre doigts dont la langue pesait seize quintaux". 



Le 16 février 1619, une baleine, aperçue à Bidart, fut poursuivie jusqu’à Hendaye dont les habitants se mirent en chasse ainsi que ceux de Fontarabie. Ces derniers emportèrent l’animal. 



En décembre 1625, les Biarrots en capturèrent une autre. En 1626, c’est le duc de Grammont qui a la chance d'assister à une pêche. Le 4 février 1688, une baleine et son petit entrèrent dans l'estuaire de la Bidassoa, âprement disputés entre chaloupes françaises et espagnoles. Les habitants de Fontarabie les rapportèrent chez eux et pourtant, d’après le récit, ceux d’Hendaye auraient dû se les approprier. 



Le 1er avril 1741, un cachalot entra dans le port de Bayonne. Sa capture dura quatre heures ; toute la population était présente, les uns pour aider, les autres pour regarder car "un événement si singulier et si extraordinaire... mit toute la ville en mouvement et dans le plus vif empressement de courir à ce spectacle." 



En 1743 et 1748, à Capbreton, en 1764, à Saint-Jean-de-Luz, s’échouèrent une baleine, ou la mère et son petit, et chaque fois ce fut un grand profit et un grand amusement pour la communauté. 



pays basque autrefois chasse baleine
BALEINE 1863
PAYS BASQUE D'ANTAN


Les lieux de pêche d’Amérique. 



En Amérique, c’est près de la côte de Terre-Neuve, de Capbreton, des îles St-Pierre et Miquelon, dans le détroit Davis et le golfe St-Laurent, sur les Bancs, que les Basques pêchent les morues. Les trois centres principaux sont la côte et les bancs de Terre-Neuve, Capbreton, l’Archipel St-Pierre. 



Le poisson vit toute l’année dans ces parages, changeant de place pour suivre l’appât qui l’attire. 



On le pêche à partir du moment où les glaces fondent et où il se rapproche des côtes pour frayer. 



Le hareng l’attire fin mars en Acadie ; début mai à Capbreton, où il reste jusqu’en septembre. On le trouve au milieu de mai sur le banc de St-Pierre et la côte sud de Terre-Neuve, d’où il avance vers le nord du Grand Banc. C’est le plus beau poisson, la morue de primeur, (il y en a une trentaine au quintal). Vers le 20 juin, la morue est dans le golfe St-Laurent, puis à l’est de Terre-Neuve où elle poursuit le capelan. Elle est plus petite et moins belle ; il y en a une cinquantaine au quintal. 



En juillet, la pêche est générale. La présence des chiens de mer fait quelquefois fuir la morue en août, mais elle revient en septembre. Le capelan a été remplacé par l’encornet ; puis c’est à nouveau le hareng qui attire une morue grasse et huileuse. 



Octobre ramène les pêcheurs près des côtes, et si les glaces ne sont pas trop précoces, ils peuvent pêcher tout le mois à Capbreton et sur la côte ouest. 



Si l’année est mauvaise, le poisson déserte les bancs dès le mois de juin. 



Les morues affectionnent particulièrement les fonds rouges : mélange de coquillages, terre grasse et roches pourries. Les meilleurs sont au Grand Banc, au banc des Orphelins, ensuite à Ferol et Port-à-Choix, puis sur l’autre côté de l’île. 



Les Bancs sont probablement des restes d’un ancien continent nord-Atlantique. Ils forment un haut-plateau sous-marin dont le sol, recouvert d’une faible épaisseur d’eau, est propice à la vie des morues. Les principaux sont : le Grand Banc, le Banc à Vert, le Banc de St-Pierre, le Banc des Veuves et des Orphelins. 




pays basque autrefois pêche baleine morue
GRANDE PÊCHE SUR LES BANCS DE TERRE-NEUVE



Les Bancs sont dangereux toute l’année ; les écueils y sont nombreux et souvent invisibles. La rencontre du Gulf-Stream et du courant du Labrador provoque en été, quand la différence de température des deux courants est très marquée, des brumes épaisses et persistantes. En hiver, le danger vient des glaces ; mais le moment le plus périlleux est encore le printemps, quand commence le dégel. 



On pêche sur les bancs non loin de la côté de Terre-Neuve que l'on regagne tous les soirs. 



A Terre-Neuve, dont nous avons déjà donné une description sommaire, la côte sud est la plus poissonneuse (chaque homme y prend au moins 60 quintaux par saison) et fournit le meilleur poisson. Le port de Plaisance, bien situé, abritant au moins 80 navires, rendait cette côte très pratique. La pêche se faisait à une lieue de terre et la morue était rapportée chaque soir. 



pays basque autrefois pêche baleine morue
FORT DE PLAISANCE TERRE-NEUVE



La côte ouest est très bonne aussi entre Cap de Raye et le golfe St-Laurent ; mais la pêche de printemps est d’un résultat médiocre et celle d’automne très écourtée par les glaces qui s’y forment de bonne heure. De plus, les ports n’y sont pas grands et les graves peu nombreux. Ainsi, à Port-à-Choix, qui fut le plus fréquenté par les Basques, il n’y a guère que trois graves et la place pour 90 chaloupes et cinq ou six navires. 



La côte nord entre Ferol et Cap de Grat n’est utile que pour la coupe des bois. 



Capbreton, île triangulaire de cent lieues de tour environ, a tous ses ports à l’est. Les principaux sont : Louisbourg, bien protégé mais fermé par les glaces de novembre à mai, et Fort Dauphin, qui est bien abrité mais difficilement accessible. Aucun ne peut recevoir de grands bâtiments. Les graves manquent. L’été y est excessivement chaud et gâte le poisson. La pêche s’y faisait assez loin de la côte, car il fallait aller sur le banquereau ou Banc à Vert, à plus de six lieues, ce qui forçait les chaloupes à passer la nuit en mer et quelquefois même plusieurs nuits. Les hommes couraient de gros dangers et la morue risquait de s’abîmer avant d’être préparée ; d’ailleurs, la pêche n’était pas très abondante, un homme ne prenait pas plus de 30 quintaux dans la saison. 




pays basque autrefois pêche baleine morue
ÎLE DU CAP-BRETON (NOUVELLE-ECOSSE)



Pour tous ces inconvénients, les Basques n'apprécièrent jamais Capbreton qui n’était pas apte à devenir l’établissement principal d’une nation. Ce pouvait être un lieu de pêche secondaire ; c’était surtout pour nous une forteresse qui protégeait la navigation française au nord de l’Amérique, et permettait de surveiller le golfe St-Laurent et notre colonie canadienne. 



A Saint-Pierre, la morue est très belle, surtout à l’est, dans le Canal. Mais les ports ne contiennent pas plus de 50 chaloupes et le bois manque. 



L’île est cependant préférable à celle de Miquelon dont les graves seraient supérieurs, mais dont la rade est très mal abritée. 



Les lieux de pêche d’Europe.



Eu Europe, les Basques pêchaient en Islande, au Groenland, à l’île Jan-Mayen, au Spitzberg, aux îles Lofoden. 



Au Spitzberg seulement, ils eurent un moment des établissements ; le nom de La Biscayers Hook pointe du Nord-Ouest, rappela leur passage. Au sud de la baie actuelle de Magdalena était la Baie des Basques, siège des établissements de Vrolicq, et au nord, un autre centre basque qui est maintenant le havre de Smeerenburg. 




pays basque autrefois pêche baleine morue
SMEERENBURG
NORD-OUEST DU SVALBARD




Les Basques continuèrent à y pêcher la baleine dont ils fondaient la graisse à bord. De même, ils envoyèrent des expéditions au Groenland, après le mois de juillet où commencent seulement à fondre les icebergs. Les baleines étaient assez nombreuses dans ces parages. Mais la pêche de la morue ne fut jamais très active en Islande, car les Basques pratiquaient peu la pêche dérivante et les côtes islandaises leur furent toujours interdites."





A suivre...




(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et Wikipédia)


Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 300 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!