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vendredi 21 août 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 21 AOÛT 2026 SAINT CHRISTOPHE ET SAINT PRIVAT ET ET SAINT PIE X - UGAZI


PROVERBE DU 21 AOÛT 2026 (SAINT CHRISTOPHE) (SAINT PRIVAT) (SAINT PIE X) (GRÂCE) (UGAZI).


CHRISTOPHE : On ne connaît pas la date de naissance de Christophe de Lycie.




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21 AOÛT SAINT CHRISTOPHE DE LYCIE

Le nom Christophe tient son origine des mots grecs Kristos et phorein

Christophe désigne celui qui porte le Christ et fait allusion à un géant légendaire qui aurait aidé l'enfant Jésus à traverser une rivière.

Christophe meurt vers 250 en Lycie.

Saint Christophe est le saint patron des voyageurs, des automobilistes, des soldats, de l'armée et du train.

Christophe est fêté en Orient le 9 mai, en Occident le 25 juillet et le 21 août selon le calendrier français.



religion catholique saint sainte christophe
21 AOÛT SAINT CHRISTOPHE



PRIVAT : Privat de Mende (Lozère) naît vraisemblablement en Auvergne.



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21 AOÛT SAINT PRIVAT


Privat est connu pour son martyre sur les versants du mont Mimat à Mende vers 255 ou 260.

Son ermitage est un lieu de pèlerinage.

Privat fait partie des grands saints des Gaules, avec Denis de Paris, Saturnin de ToulouseMartial de LimogesMartin de Tours, Ferréol de Vienne et Julien de Brioude.



PIE X : Giuseppe Melchiorre Sarto naît dans une famille très modeste et il est le 2ème enfant d'une fratrie de 10 enfants.



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21 AOÛT SAINT PIE X



Né le 2 juin 1835 à Riese (Royaume de Lombardie-Vénétie) - Mort le 20 août 1914 à Rome.

Il est ordonné prêtre en septembre 1858 et évêque de Mantoue (Lombardie) en 1884

Après la mort du pape Léon XIII en 1903, il est le 257ème pape de l'Eglise catholique sous le nom de Pie X, du 4 août 1903 à sa mort, le 20 août 1914.

Il est béatifié le 3 juin 1951 par le pape Pie XII, puis canonisé le 29 mai 1954 également par le pape Pie XII.

Il est donc saint Pie X pour les catholiques.

Sa fête liturgique est alors fixée au 3 septembre, puis au 21 août, dans le nouveau calendrier.




UGAZI : Gazteiztik Badaia mendiko bidean Andre Mariaren baselisa.

Gasteizko Otobarren kontzejuko Andre Mariaren ermita, Badaia mendiko bidean. Beste izenak Ubarriaran eta Ugaziaran dira.

San Prudentzio egunean, apirilaren 28an, eramaten da irudi erromanikoa parrokiara eta ekainaren lehenengo larunbatean ermita bihurtzen.



Un décès du 21 août : Marie-Joséphine-Anatole-Louise-Elisabeth de Riquet, comtesse de Caraman-Chimay, comtesse Greffulhe par son mariage.




femme 19ème 20ème siècle aristocrate proust salonniere
PHOTO DE LA COMTESSE GREFFULHE 1895
PAR PAUL NADAR


Née le 11 juillet 1860 à Paris 7ème arrondissement - Morte le 21 août 1952 à Genève (Suisse).

Elisabeth est une aristocrate et une personnalité du Tout-Paris de la Belle Epoque qui a servi de modèle à Marcel Proust pour le personnage de la duchesse de Guermantes dans A la recherche du temps perdu.

Elle est issue d'une famille de mélomanes, avec une mère jouant du piano, ayant été l'élève de Clara Schumann et Franz Liszt.

Elle se marie, à 18 ans, avec le comte Henry Greffulhe, seul héritier d'un empire financier et immobilier, avec lequel elle aura une fille unique.

Elle porte alors le titre de vicomtesse Greffulhe et obtiendra celui de comtesse à la mort de son beau-père, en 1888.

Son mari la trompe dès le mariage et il aura des douzaines de maîtresses.

Elisabeth se réfugie dans la musique, l'écriture de son journal intime et sa correspondance avec sa famille.

Elle reçoit l'appui du cousin de sa mère, Robert de Montesquiou.

Pour compenser ses infidélités, son mari lui alloue chaque année trois cent mille francs (le salaire mensuel d'une femme de chambre est de 140 francs à l'époque).

Cela lui permet de faire la mode plutôt que de la suivre.

Elisabeth attire très vite l'attention de la société parisienne par sa beauté et sa suprême distinction.

Elle cultive des contacts avec la presse, notamment Arthur Meyer du Gaulois et Gaston Calmette du Figaro.

En 1882, elle impressionne le prince de Galles et futur Edouard VII en s'habillant d'une robe de velours rouge inspirée d'un portrait de son aïeule, la jeune reine Elisabeth 1re.

Parmi ses admirateurs figure Boson de Talleyrand-Périgord, prince de Sagan, qui lui voue un amour platonique.

A noter par la suite, Georges de Porto-Riche qui a tenté de gagner son coeur — sans succès — par des poèmes.

A partir de 1888, Elisabeth se prend d'amitié pour Paul Hervieu, qu'elle voit comme son mentor pour ses ambitions littéraires.

En 1889, Robert Lytton, ambassadeur d'Angleterre à Paris, lui fait une coeur assidue, à quoi elle met fin.

Son beau-père lui fait cadeau en 1887 de sa villa La Case à Dieppe afin de la dédommager d'une humiliation infligée par son mari.

Dieppe devient alors sa résidence estivale, chaque année, et son lieu d'indépendance, où elle réunit ses amis : musiciens, écrivains et peintres.

En politique, Elisabeth est d'opinion monarchiste et elle est invitée, en 1886, avec quelques aristocrates et têtes couronnées à une réception donnée par Philippe d'Orléans au château d'Eu pour marquer son départ en Angleterre à la suite de la loi d'exil venant d'être votée.

Dans son Salon, elle reçoit de nombreuses personnalités, tels que Gabriel Hanotaux, Théophile Delcassé, Pierre Waldeck-Rousseau, Jules Roche, le général de Galliffet mais aussi le comte Costa de Beauregard, le marquis de Lau, le comte Louis de Turenne, Charles Haas ou le comte Louis de Breteuil.

Son salon invite des musiciens, des peintres et des chercheurs scientifiques.

Elle va rencontrer de nombreux peintres (Gustave Moreau, Antonio de la Gandara, Jacques-Emile Blanche, Paul César Helleu, Whistler) et elle peint elle-même avec un certain talent.

En musique, en 1890, Elisabeth fonde une société philanthropique, la Société des grandes auditions musicales.

En littérature, elle se lie avec Edmond de Goncourt, José-Maria de Heredia, Stéphane Mallarmé, Judith Gautier et rencontre Anatole France et Marcel Proust.

En 1902, elle rencontre Edouard Branly et se passionne pour ses travaux, l'aidant efficacement à plusieurs reprises.

En 1903, elle fait la connaissance de Pierre et Marie Curie et après la mort de Pierre Curie, elle soutient Marie Curie dans son projet de créer l'Institut du radium, lui permettant d'en trouver le financement.

A la fin de sa vie, sur les conseils de son médecin, Elisabeth s'installe en Suisse au bord du lac Léman.

Elle meurt le 21 août 1952, à 92 ans.


femme 19ème 20ème siècle aristocrate proust salonniere
PHOTO DE LA COMTESSE 1886 PAR PAUL NADAR
By Thomon - Treball propi, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=36116292


Voici le proverbe du vendredi 21 août 2026 :


SENAR-EMAZTEEN ARTEKO, AHARRETAN, JAINKOA JUJE BAKAR.

En querelles de ménage, Dieu est seul juge.



bretagne autrefois querelles lits clos
PETITES QUERELLES DE MENAGE
BRETAGNE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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LE RETABLE DORÉ DE JATXOU EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN AVRIL 1960

LE RETABLE DORÉ DE JATXOU EN 1960.


L'existence de l'église Saint-Sébastien est attestée depuis le 13ème siècle. Elle possède un retable remarquable du 17ème siècle.




pays basque labourd église religion
RETABLE EGLISE 64 JATXOU
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la revue trimestrielle Pyrénées : organe officiel du Musée pyrénéen du Château-fort de Lourdes, le 1er avril 1960 :



"Notes d'art populaire et religieux basque.

Le Retable doré de Jatxou.



Touriste ou homme du pays qui te hâtes vers Cambo et Saint-Jean-Pied-de-Port en suivant droit la grand'route vers ces lieux célèbres du Pays Basque, tu te contentes de regarder de loin sur la verte colline la tour carrée qui surgit, à la mode des églises labourdines, sur la ligne de crête longeant l'eau blanche de la Nive échappée de ses gorges.



pays basque labourd église religion
EGLISE 64 JATXOU
PAYS BASQUE D'ANTAN



Crois m'en : à la sortie d'Ustaritz, fais un facile et rapide détour et gagne cette église de Jatxou, ainsi aperçue. De là-haut, tu pourras contempler la sinueuse vallée ou l'avancée des monts. Surtout, en pénétrant dans la nef unique par la tour-clocher et son porche rectangulaire, tu contempleras, émerveillé de découvrir ce que ne signale aucun guide, l'un des plus typiques retables de l'art populaire et religieux du Labourd et de la terre basque française.



En sa teinte fauve doucement rutilante sous les ans, il n'a rien de la surcharge des retables espagnols ; seul un préjugé tenace et superficiel affirme le contraire. Il te suffira de jeter un simple coup d'œil sur la magnifique suite, des volumes de Louis Hautecoeur, cette admirable Histoire de l'architecture, de la Renaissance à 1914, monument lui aussi achevé, pour te rendre compte de ce qui en a été du grand art français des retables. Seulement, le Pays Basque a affectionné entre toutes nos provinces, cette riche éloquence magnifiant l'autel du Dieu vivant, y mettant la marque vigoureusement naïve et pittoresque de son travail local du bois et il en conserve aujourd'hui le trésor souvent intact. Le catholicisme y expose comme l'or de sa croyance et l'exaltation triomphante de la messe eucharistique, centre de la foi des anciens jours, comme des jours nouveaux, et l'offre dans toute sa gloire aux hommes peuplant les trois galeries à balustres tournés (ici modernes...) ou aux femmes remplissant la nef.



pays basque labourd église religion
LIVRE HISTOIRE DE L'ARCHITECTURE CLASSQIEU EN FRANCE
DE LA RENAISSANCE A 1914

DE LOUIS HAUTECOEUR



Au centre, un saint Sébastien, nu, est attaché à l'arbre, noueux et branchu comme tant d'autres aux proches forêts : extraordinaire image du martyr, dont la chevelure encadre le visage, dans la beauté expressive de l'art local ou sa laideur naïve et touchante, si l'on préfère d'autres formes de l'art. Droit et allongé, le saint repose sur la niche cintrée d'un tabernacle où le crucifix prend place (souvent, en Pays Basque, avec des anges tenant de petites torchères) ; les riches panneaux inférieurs de celui-ci ont des niches à statuettes entre leurs colonnes, et sa porte s'orne d'un léger bas-relief.


pays basque labourd église religion
DETAIL RETABLE EGLISE 64 JATXOU
PAYS BASQUE D'ANTAN




Deux colonnes en torsade encadrent cette partie centrale, en haut de laquelle deux charmants angelots du même style bellement (ou affreusement) et pittoresquement "populaire" laissent pendre leurs jambes à leur sommet. Aux bases, deux têtes d'angelots redressent verticalement les ailes dont elles sont pourvues. Ces colonnes s'entourent de chutes, si à la mode dans le style Louis XIV, avec des motifs divers, la guirlande la plus extérieure ayant encore une tête d'ange sortant d'une "gaine" à leur sommet.



Latéralement, deux immenses ailerons en volutes se recourbent vers une tête d'ange, au vermillon apaisé aujourd'hui. Cet extraordinaire visage, dans les boucles qui retombent de part et d'autre et l'encadrent, apparaît d'une exécution inhabile et gauche. Tel il est venu, comme tout le retable, de quelque atelier du voisinage, portant savoureux témoignage du travail du bois dans l'art populaire de jadis. Ailleurs, un socle décoré en pyramide tronquée supporte une fleur de lys d'or de forme non moins curieuse.



Sans parler des statues des niches voisines, voici, au-dessus, bellement décoré de la frise et des denticules du retable, un nouveau fronton de dimensions réduites, avec une fois de plus de grands ailerons feuillagés, entre deux petits pilastres. Sous l'incurvation de son rebord, Dieu le Père — figuré dans son type si répandu — surgit, barbe à son menton allongé, tenant le globe et bénissant, la robe recourbée autour de la tête, tandis que d'autres angelots encore ceinturent son buste.



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RETABLE EGLISE 64 JATXOU
PAYS BASQUE D'ANAN



Si sommaire soit-elle, cette description doit signaler d'un mot la branche robuste et feuillue sortant du motif central de l'autel.



Et, partout, dans cet ensemble de magnificence, le bois se dore au point de donner l'illusion d'un monument d'or pur.



Dans mon Eglise de Cambo, j'ai étudié les retables basques et cherché à définir l'art des églises labourdines, en en dégageant divers caractères généraux. A Cambo, avec la grande toile à la Vouet du Martyre de saint Laurent, nous sommes aux environs de 1660. Autrement belles sont les galeries. Mais le retable de Jatxou révèle des points de parenté évidents avec celui de Cambo. Faut-il s'étonner qu'un atelier proche ait longtemps conservé ces formules, la terre basque étant par excellence celle de l'archaïsme ?



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RETABLE EGLISE DE CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN



Mais Jatxou n'a pas que son retable doré. On en contemplera encore les peintures. Je ne parle pas d'une belle toile récente d'Antoinette Trébuchet, mais de celles du chœur, où l'art local cette fois est plus élevé et plonge dans le classicisme français de très intéressante manière. Perchée au sommet de la Croix, la colombe du Saint-Esprit plane sur le Père et le Fils ; à l'entour, il y a les autres évangélistes : saint Jean a un cygne tenant un encrier dans son bec, saint Luc le taureau ; mais ceux qui ont pu voir de près ces peintures au plafond de bois y ont encore trouvé de pittoresques et amusants animaux. Il est encore un saint Martin à cheval. A l'entour, de robustes spirales, des guirlandes épaisses et caractéristiques. On veut voir dans les médaillons encadrant la Trinité, le soleil et la lune, ou des motifs qualifiés parfois du genre "éponge"... En avant, sur un fond bleu très vif, les trois fleurs de lys d'or sont celles de l'écu de France. Ces non moins curieuses peintures peuvent être contemporaines, ou pas trop lointaines, de l'édification du retable. On peut songer à la fin du XVIIIe siècle inspirant un artiste local. Mais tout le lambris de la nef est peint en noir et marron d'arabesques, datées cette fois de 1752 et paraissant plus récentes : venu du décor Bérain à la fin de Louis XIV, on a abouti à cette rocaille Louis XV. Au centre, la tiare du Pape avec deux clefs de saint Pierre entrecroisées.


pays basque labourd église religion
PEINTURE CHOEUR EGLISE 64 JATXOU
PAYS BASQUE D'ANTAN








pays basque labourd église religion
SAINT LUC ET SAINT MARC 
EGLISE 64 JATXOU
PAYS BASQUE D'ANTAN



De la fin du XVIIe siècle, un Christ est loin d'être sans beauté. Et il y a encore un grand bénitier rond de pierre sous le porche. Les cloches sont de 1755 (si le mouvement d'horlogerie porte "Mayet-Gourdin, Sarthe"). Les vitraux du choeur sont un don de M. Denis, ancien propriétaire de Denis-enia évidemment (de G. P. Dagrant, Bordeaux, Anno Domini MDCCCLXXVI).



Si bref soit-il, du moins en cet article ai-je voulu faire connaître le retable et les peintures de Jatxou : aux portes d'Ustaritz, de Cambo et de Bayonne, ils méritent amplement une visite et l'attention de tous les pèlerins de l'art et du passé basque.


René Cuzacq.


P.-S. — Le visiteur de Jatxou pourra faire ensuite un léger crochet par Halsou, afin d'y voir un porche avec son fronton à boules, de 1770, une très simple porte en anse de panier, de 1510, enfin, dans l'église, des galeries du XVIIe siècle, d'un type très voisin de celles de Cambo, et un retable où l'on retrouve également bien des motifs semblables."








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LE THÉÂTRE BASQUE PAR ÉTIENNE DECREPT EN 1912 (neuvième partie)

 

LE THÉÂTRE BASQUE EN 1912.


En 1912, le bascophile Etienne Decrept fait une analyse du théâtre Basque.




pays basque autrefois soule theatre pastorale
LE THEÂTRE BASQUE
PYRENOEA 19 AVRIL 1912


Voici ce que rapporta à ce sujet Etienne Decrept, dans l'hebdomadaire Pyrenoea, le 15

septembre 1912 :



A PROPOS DU THÉÂTRE BASQUE

A Monsieur Albert Léon.

Il y a fort longtemps, Monsieur, que je considère les tragédies béarnaises et leurs dérivées souletines comme de grossières imitations de la Tragédie classique française, et cette date de 1759 à laquelle l’OEdipe fut joué n’a pas déterminé ma conviction, ainsi que vous semblez le croire, mais lui a seulement procuré un jalon chronologique.

C’est le mouvement rythmique des phrases où certains auteurs, volontiers enclins à signaler des filiations et des rapprochements inattendus, ont cru retrouver un écho de la mélopée antique, c’est cette déclamation simiesque directement empruntée par des paysans incultes aux pseudo-acteurs du Barétons qui m’a tout d’abord ébaubi. Evidemment, les bardes basques, habitués à composer leurs poèmes sur des airs connus, voulurent donner à leurs vers tragiques la cadence et la mesure de l’alexandrin ; mais comme leur langue ne se prêtait pas complaisamment à ce jeu difficile, ils essayèrent d’un instrument qui, malgré sa souplesse, demeure cependant plus proche du mètre inventé par Laurent li Cors que de l'octosyllabique familier aux auteurs des mystères. L’accent tonique souletin, qui laisse tomber les désinences presque à l'ita-lienne, facilita singulièrement la tâche des imitateurs en leur permettant d’escamoter pour ainsi dire la dernière syllabe, et à la césure et à la fin du vers. Car, il n’y a pas à s’y méprendre, le passage à la ligne n’est qu’un trompe l’oeil involontaire dû à ignorance des écrivains ou à leur désir de faire épargne de papier : Il n’y a pas de petites économies chez les campagnards et c’est pour substituer aux « chardines quelques oeufs frigit dans la poêle », que Saffores écrivit probablement ses oeuvres sur trois colonnes. Ainsi, la contexture régulière des vers tragiques basques ne serait pas le quatrain, mais le distique et vous voudrez bien avouer que cette forme est plutôt classique que médiévale. Apurez, par jeu, tous les prétendus quatrains de votre Hélène de Constantinople et vous arriverez à être presque de mon avis. Pour toute oreille sensible, les deux hémistiches scandés à 7 syllabes sont les seuls possédant une harmonie pleine et satisfaisante, et comme le dialecte souletin n’appuie pas sur la fin des mots.... concluez, tout au moins pour la question prosodique.

Quant à ce que vous appelez techniques théâtrales,

il est généralement admis — pour employer votre excellente formule — « que dans les produits de l’activité humaine des résultats semblables peuvent naître spontanément sous l’empire de circonstances semblables. » Cela est si vrai que j’ai vu le fait se produire non pas à Licq ou à Ainharp, mais à Paris, au Théâtre des Poètes, ainsi nommé par antiphrase ; pourtant la nullité poétique des fournisseurs pouvait s’allier à leur connaissance approfondie du métier de dramaturge, car la scène française est la plus riche du monde en modèles parfaits, qu’ils proviennent de Beaumarchais, de Scribe, d’Augier, de Sardou ou de Becque (il s’agit de métier, n’est-ce pas ?) Or, ces messieurs les Poètes étaient si peu renseignés en ces matières, qu’ils nous présentèrent un sujet tout neuf « L’Empereur à la Barbe Florie » où l’on voyait paladins, traîtres et archevêques, venir tour à tour à la rampe raconter leur petite histoire pendant que les autres acteurs faisaient tapisserie. Inutile de parler à ces novateur s d’enchaînement de scènes, unités de temps, de lieu et d’action, vous pensez bien. Ils professaient pour ces vieilleries — en admettant qu’ils les connussent — le dédain de Shakespeare et d’Alfred de Musset. Si je ne crai-gnais d’allonger démesurément cet article, je pourrais vous citer bien d’autres exemples, même au Théâtre Libre où cependant Antoine recherchait l’exactitude. Celui-là suffit à démontrer que les paysans illettrés font comme les hommes de lettres quand ils ne se sont pas astreints à étudier les oeuvres des bons faiseurs. Ils découpent un récit en tranches plus ou moins bien liées entre elles ou même dépourvues du moindre lien. C’est la technique du roman substituée à celui du théâtre voilà tout, et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’elle se dénonce dans les Pastorales avec plus de franchise, puisque ces pièces sont, en général, empruntées à la librairie de colportage.

D’ailleurs, je ne prétends pas que nos pastoralires ou leurs inspirateurs — des prêtres sans aucun doute — n’aient pas eu connaissance des mystères et miracles manuscrits, et même imprimés puisque le « Mistère du Viel Testament » parut en 1500 ; mais j’ose supposer que cette connaissance ne leur vint qu’après le succès de la première oeuvre écrite en basque et où rien ne rappelle la pensée maîtresse de l’ancien théâtre français. Il est bien entendu que je n’ai pas fait descendre directement l’OEdipe


basque de l’OEdipe de Voltaire, mais d’une adaptation déformée de cette tragédie. Je ne vois pas très-bien, en effet, les allusions aux amours incestueuses du Régent et de la duchesse de Berry, dont fourmille la pièce et qui faisaient le régal de la Cour et de la Ville, offertes en pâture à la simplicité des foules eskuariennes.

Pour tout le détail : Batailles, cérémonies du culte, chants, danses, musiques, etc., il est tout naturel que les auteurs de Pastorales aient introduit ces éléments que vous qualifiez de secondaires dans leurs ouvrages : Impuissants à donner à ceux-ci un souffle qui les vivifiât, il les recouvraient des oripeaux de la vie ambiante, plus modestement, mais à la façon de Sardou et de ses succédanés, nos contemporains, assez intéressants manieurs de foules, mais trop indigents manieurs d’âmes et d’idées.

Le Souletin aime les combats, les ailes de pigeon, les zinkak, les chansons; en deux mots, le mouvement et le bruit. Les auteurs malins lui en ont fourré tant et plus, sans consulter d’autres modèles que leurs auditeurs. Quant aux cérémonies du culte et aux dissertations théologiques, elles servaient de contre-poids au reste et on les prodigua pour désarmer Monsieur le Curé quand ce ne fut pas sous son influence directe. C’est ce qui explique que le Théâtre Basque n’ait pas eu à vaincre les résistances que le Théâtre Breton rencontra auprès du clergé.

Je ne crois pas mon argumentation dépourvue

de valeur jusqu’ici. Sans cela, je me garderais bien de l’exposer ; mais la raison profonde qui me fait dénoncer la nouveauté relative des pastorales est la suivante : La langue basque n’a pas de mots même déformés pour désigner : Théâtre, scène, acteur, pièce, personnage, etc. (Et cependant en Soule on a bien fait en peu de temps labela (couteau) de l’espagnol navaja en passant par nabala !) Pas une image chez aucun auteur, même souletin, de Tartas ou d’Oïhenart, équivalente à: Le Théâtre de la guerre, la scène du crime, les acteurs du drame, etc., si fréquents dans les autres langues et pas une allusion à ces pastorales si étrangement localisées dans une petite partie du pays basque, alors que tous les jeux traditionnels y sont en honneur partout : Pelote, danses, improvisations, etc...

A mon avis il y a dans cet ensemble de constatations ce qu’il faut pour faire hésiter un esprit désireux d’atteindre à la certitude raisonnée (je tiens l’autre — la certitude absolue — pour intangible).

Je ne demande pas à vous convaincre. Bien au contraire, j’aimerais mieux modeler mon opinion sur la vôtre, puisque des écrivains distingués comme vous et Monsieur Hérelle, accoindent une valeur à des manifestations scéniques qui feraient partie de notre richesse patrimoniale ; mais il ne faut jamais mentir ou cacher ce que l’on tient pour indéniable quand le silence peut prendre l’apparence d’une complicité.

ETIENNE DECREPT.

jeudi 20 août 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 20 AOÛT 2026 SAINT BERNARD ET SAINT PHILIBERT - BEÑAT

PROVERBE DU 20 AOÛT 2026 (SAINT BERNARD) (SAINT PHILIBERT) (BEÑAT).


BERNARD : Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux naît en 1090 à Fontaine-lès-Dijon.




religion catholique saint sainte bernard
20 AOÛT SAINT BERNARD DE CLAIRVAUX

Bernard est un moine bourguignon, réformateur de la vie religieuse catholique.

Directeur de conscience et important promoteur de l'ordre cistercien, Bernard recherche, par amour du Christ, la mortification la plus dure.

Bernard est aussi un conservateur qui fustige les mutations de son époque (la Renaissance).

En 1115, à Clairvaux, en Bourgogne, Bernard fonde lui-même un nouveau monastère selon la règle cistercienne et en devient l'abbé.

Bernard meurt le 20 août 1153 à l'abbaye de Clairvaux.

Bernard est canonisé dès 1174 et il est déclaré docteur de l'Eglise par le pape Pie VIII en 1830.




religion catholique saint sainte bernard
20 AOÛT SAINT BERNARD DE CLAIRVAUX



PHILIBERT : Saint Philibert (ou Filibert) de Tournus ou de Jumièges ou de Noirmoutier naît en 617 ou 618 à Elusa (Eauze, Gers).





religion catholique saint sainte philibert
20 AOÛT SAINT PHILIBERT DE TOURNUS

Philibert est un moine et un abbé franc du 7ème siècle.

Philibert fonde les monastères de Jumièges et de Noirmoutier.

Philibert meurt le 20 août 684 à Noirmoutier (Vendée).

Ses reliques ont été apportées à Tournus (Saône-et-Loire) où il a été l'objet d'une grande vénération.

Sa fête est célébrée le 20 août.







BEÑAT : Erdi Aroko saindu handiaren izena (+1153), gure literaturako lehen idazle Etxeparekoan (1545) Euskal Herrietan ospetsu egin Santo Abarkaren garaikoa. Nuña, Fernan Gonzalezen ama.

Lapurdin eta Nafarroa Beherean ohikoa den Bernat izenaren aldaera txikigarria, lurralde horietatik landa erabat hedatu dena. Ikus Bernart.

BERNART : Bernardo (es), Bernard (fr), Bernard (en).

Bernhard (berin "hartza" edo "gerlaria" eta hard "indartsua") germaniar izenetik sortua da. Claravalgo san Bernardo Zisterren sortzailea eta Andre Mariarenganako jaiearen hedatzailea izan zen. Aldaerak : Bernat (Bernat Etxapare) Bernardo eta Beñat. Baliokideak : Bernardo (es) eta Bernard (fr).



Une naissance du 20 août : Narcisse Virgilio Diaz, dit aussi Narcisse Diaz de la Peña.



peintre france 19ème siècle barbizon
PEINTRE NARCISSE VIRGILIO DIAZ



Né le 20 août 1807 à Bordeaux (Gironde) - Mort le 18 novembre 1876 à Menton (Alpes-Maritimes).

Narcisse est un peintre français.

Fils d'un bourgeois espagnol de Salamanque, opposant politique à Joseph Bonaparte, obligé de fuir, il naît, par hasard, à Bordeaux.

Sa mère, professeur de langues, meurt d'épuisement à Paris, en 1817.

Il est élevé par un pasteur protestant dans la banlieue parisienne.

Narcisse perd une jambe des suites d'une morsure de vipère quand il a 10 ans.

En 1822, il devient apprenti peintre à la manufacture de Jules Claretie où il rencontre de jeunes artistes Jules Dupré, Auguste Raffet et Louis-Nicolas Cabat qui seront des amis.

En 1830, par l'intermédiaire d'un peintre lillois Souchon, il rencontre Xavier Sigalon qui l'encourage.

Il parfait son éducation au musée du Louvre où il copie Le Corrège, Claude Lorrain, Albert Cuyp et Jacob van Ruisdael.

Narcisse est reçu au Salon de 1831.

Sous l'influence de son ami Raffet, il tente sa chance comme peintre d'histoire dans la veine d'Horace Vernet en présentant un tableau au Salon en 1835.

Sans ressources et ayant renoncé à sa carrière de peintre céramiste, il vend à très petits prix une production rapide.

Il pratique également la gravure.

A partir de 1837, Narcisse rejoint le groupe de l'école de Barbizon et peint des paysages, en particulier de Fontainebleau.

Il se sert de la nature comme toile de fond pour y introduire des figures allégoriques, mythologiques ou proches du réel.

En janvier 1844, il épouse Marie Bichard avec qui ils auront 3 enfants.

En 1848, son tableau La Descente des Bohémiens obtient un très grand succès au Salon de Paris.

A partir de cette date, Narcisse n'expose quasiment sous le Second Empire, tant il a de commandes pour satisfaire ses collectionneurs, dans un style coloré, tantôt romantique, allégorique et orientalisant, ou tantôt barbizonnien.

Il fréquente Théodore Rousseau et Jean-François Millet, et leur apporte son soutien financier et moral.

En 1849, il organise une vente d'esquisses et d'études d'après nature, alors qu'en général les peintres proposent à la vente des tableaux achevés.

Les prix de vente sont assez faibles, mais il renouvellera l'expérience les années suivantes et obtiendra des prix plus élevés.

Narcisse peint en travaillant la matière picturale, chargée au couteau, avec des contrastes marqués de clair-obscur ce qui lui permet d'obtenir des effets lumineux et en cela il influencera les impressionnistes.

A partir de 1854, il séjourne régulièrement sur la côte normande, en particulier à Etretat où il s'achète une maison non loin de la mer.

Il peint plusieurs marines aux côtés de son ami Gustave Courbet.

En 1855, il participe à l'Exposition universelle où il présente une rétrospective de son travail.

Puis Narcisse part en voyage en Orient et expose au Salon de 1859.

Son fils aîné, peintre également, meurt en 1860.

Il reçoit régulièrement des récompenses aux Salons, mais on lui reproche sa trop grande facilité de travail, sa virtuosité et d'être un charmant coloriste, qualité appréciée par son admirateur Vincent van Gogh.

Devenu une personnalité du monde parisien, il est reçu par la princesse Matilde, par Nieuwerkerke et les amateurs doivent passer commander leurs tableaux, en liste d'attente.

Narcisse commence à collectionner meubles et objets précieux et son atelier est d'un luxe rare.

Pierre-Auguste Renoir le rencontre dans la forêt de Fontainebleau en 1863-1864 et ils deviennent amis.

Devenu veuf, il épouse, en 1865, Marie-Augustine Gotton-Vel.

Il meurt le 18 novembre 1876, à 69 ans.



Voici le proverbe du jeudi 20 août 2026 :


AITAREN HITZAK AMAREN ZARTAK BAINO LARDERIA GEHIAGO.

Paroles paternelles valet mieux que taloches maternelles.



humour gifles
LA TÊTE A GIFLES PAR XAVIER SAGER


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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