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mercredi 1 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 1ER AVRIL 2026 SAINTE MARIE L'ÉGYPTIENNE ET SAINT HUGUES - HUGO

 


PROVERBE DU 1er AVRIL 2026 (SAINTE MARIE L'ÉGYPTIENNE) (SAINT HUGUES) (HUGO).



HUGUES : Hugues de Grenoble ou Hugues de Châteauneuf naît à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme) en 1053 et décède le 1er avril 1132.



religion catholique saint sainte hugues
1ER AVRIL SAINT HUGUES DE GRENOBLE

Hugues manifeste, dès son plus jeune âge, une très grande piété  et un goût certain pour la théologie.

Encore laïc, Hugues est fait chanoine de Valence.

Au concile d'Avignon, en 1080, Hugues est choisi comme évêque de Grenoble, sans avoir été ordonné.

C'est le pape Grégoire VII qui ordonne Hugues à Rome.

Hugues vit un siècle avant Aliénor d'Aquitaine (1122 ou 1124 - 1204), à l'époque où la papauté se préoccupait de tirer l'Occident des ténèbres.

Hugues participe à la réforme des moeurs ecclésiastiques dans son diocèse de Grenoble.

Au bout de 2 ans, Hugues veut se démettre de son évêché pour se retirer au monastère bénédictin de Cluny mais le pape l'oblige à continuer son travail dans son diocèse.

Hugues contribue à la fondation de l'Ordre des Chartreux.

En 1084, il reçoit saint Bruno, son ancien maître.

Il est canonisé le 22 avril 1134 par le pape Innocent II.

Hugues est commémoré le 1er avril selon le Martyrologe romain, et dans le diocèse de Grenoble-Vienne.




religion catholique saint sainte hugues
1ER AVRIL SAINT HUGUES DE GRENOBLE


MARIE L'ÉGYPTIENNE : Marie l'Egyptienne est une sainte qui aurait vécu au 5ème siècle en Palestine.



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1ER AVRIL SAINTE MARIE L'EGYPTIENNE



Elle est fêtée dans l'Eglise orthodoxe et dans l'Eglise catholique, le 1er avril.



HUGO : A.M. Arteta (Nafarroa).

Hugo (es), Hugues (fr), Hugh (en).



Un décès du 1er avril : Ramiro Arrue y Valle, dit Ramiro Arrue.



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PEINTRE RAMIRO ARRUE





Né le 20 mai 1892 à Bilbao (Biscaye) - Mort le 1er avril 1971 à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées Atlantiques).

Ramiro est un peintre, illustrateur, céramiste Basque espagnol qui a consacré son oeuvre au Pays Basque.

Il naît au sein d'une famille d'artistes.

Son père, Lucas Arrue, collectionneur, met en vente ses collections (dont un Goya) pour payer les études artistiques de ses fils.

A 19 ans, il va à Paris pour suivre des cours à la Grande Chaumière.

Ramiro côtoie alors le milieu de Montparnasse, dont ses compatriotes Mogrovejo, Zuloaga, Francisco Durrio, et le sculpteur Bourdelle qui devient son ami.

Il fréquente aussi Picasso, Modigliani et Jean Cocteau.

En 1911, il expose au Salon des Artistes français.

Alternant les séjours à Paris l'hiver et à Saint-Jean-de-Luz ou Ciboure l'été, il s'installe, avec son frère José, dans cette dernière ville en 1917.

En 1922, avec ses amis Philippe Veyrin et le commandant Boissel, Ramiro fonde le Musée basque de Bayonne.

En 1925, il obtient la Médaille d'or à l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris pour son oeuvre Yo ou Fandango.

Pour le stand du Pays basque français, il crée avec son frère José deux grands formats de 155 x 300 cm (Baseritarrak - aujourd'hui exposé au Musée des Beaux-Arts de Bilbao - et Fandango - destiné à la salle des mariages de la mairie de Saint-Jean-de-Luz.

Il expose à Bayonne, Pau, Strasbourg, Bilbao et Cordoue.

Avec son frère José, Ramiro expose aussi en Amérique du Sud : à Buenos Aires et à Montevideo.

Mais il revient toujours au Pays Basque, à Saint-Jean-de-Luz, où il s'installe en 1917, et où il puise toute son inspiration : paysages, portraits, scènes quotidiennes.

Il est membre de l'association des artistes basques, puis du groupe des neuf.

En mars 1929, il épouse Suzanne Blanche.

Ramiro illustre Francis Jammes (La Noce basque), Pierre Loti (Ramuntcho), Joseph Peyré (Jean le Basque), Jean Poueigh (Le Folklore des Pays d'oc).

Il réalise pour l'Opéra de Bordeaux les décors et les costumes de Perkain, drame lyrique de Pierre-Barthélemy Gheusi d'après Pierre Harispe, musique de Jean Poueigh.

Il réalise pour des hôtels et des villas des peintures murales.

Initié par son frère Ricardo, il réalise aussi de nombreux émaux.

En 1943, Ramiro, qui ne s'est pas préoccupé de se faire naturaliser, est arrêté avec d'autres Basques espagnols et incarcéré à la citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port.

Après la guerre, si les commandes diminuent, il continue à peindre avec acharnement.

En 1965, il obtient à Saint-Sébastien le premier prix du Paysage basque.

La fin de sa vie est marquée par la solitude et le dénuement.

Ramiro meurt le 1er avril 1971, à 78 ans.

Il repose au cimetière ancien de Saint-Jean-de-Luz.



peintre basque bilbao saint-jean-de-luz ciboure neuf
AUTOPORTRAIT DE RAMIRO ARRUE



Voici le proverbe du mercredi 1er avril 2026 :


APIRIL BIRIBIL, EGUN EREIN, BIHAR BIL.

En avril rigoureux, sème aujourd'hui et récolte demain.



pays basque autrefois agriculture
LABOURAGE
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE HISTOIRE DU MOIS D'AVRIL EN 1904

LE MOIS D'AVRIL EN 1904.


Avril est le 4ème mois de l'année, symbole de renouveau et de transition saisonnière, riche en fêtes, traditions et événements historiques.

Avril est le 4ème mois des calendriers julien et grégorien et comptant 30 jours.




mois calendrier avril 1904
MOIS D'AVRIL 1904



Voici ce que rapporta Marcel France à ce sujet La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-

Luz, le 8 avril 1904 :



"Avril. 

L'origine du mois. — Le poisson d'avril. — Chez les Romains. — La fête des laboureurs. — Superstitions.



Avril était le second mois de l'année romaine et il fut longtemps le premier de l'année française, qui, jusqu'à Charles IX, commençait à Pâques.




mois calendrier avril mucha
MOIS D'AVRIL PAR MUCHA



Si nous croyons Ovide et Varron, il tire son nom du mot grec Aphrodite dont on se servait pour désigner Vénus à qui le mois était consacré ; mais, comme les poètes sont généralement de médiocres étymologistes, nous aimons mieux croire, avec la plupart des savants, que le mot avril, Aprilis en latin, vient d'Aperire (ouvrir) car c'est durant ce mois que la terre ouvre son sein pour en laisser sortir les plantes.



Il débute par la joyeuse journée des poissons d'Avril, dès le matin, les naïfs courent par les rues, demandant à tous les échos le fil à couper le vent, la voie hiérarchique, la solution de continuité et une infinité d'autres choses qui n'existent que dans la pensée des mystificateurs. Les farces du 1er Avril sont le plus souvent anodines, mais il est de mauvais plaisants qui dépassent toute mesure et certains poissons sont un peu cruels et ont des conséquences plutôt désagréables. Des gens reçoivent, par exemple, une douzaine de bains ou un convoi de pompes funèbres, un cent de nourrices ou deux douzaines de vol au vent. Nous connaissons un notaire qui reçut le 1er Avril la visite de plus de cinq cents personnes accourues chez lui sur la convocation d'un farceur, pour recueillir une succession imaginaire. Ces plaisanteries sont plus méchantes que spirituelles ; mais, heureusement, la plupart des poissons sont simplement amusants.



mois calendrier poisson avril blagues farces
PREMIER AVRIL



Sous le Directoire, un joyeux drille nommé Leponte, annonça que le pape entrerait à Paris sur le coup de midi. Une foule considérable courut aux portes et, bien entendu, revint sans avoir rien vu. Un autre poisson du même genre fut imaginé par l'Evening-Star, journal bien répandu à Londres. Le 31 mars 1846, il annonça pour le lendemain, une grande exposition d'ânes qui devait avoir lieu dans la salle d'agriculture d'Islington. Un grand nombre d'amateurs accoururent et constatèrent, un peu tard, qu'en fait d'ânes il n'y avait qu'eux-mêmes.



Jadis, les Parisiens furent conviés à assister au départ de la première diligence en gomme élastique qui devait faire désormais le trajet de Paris à Chartres. Ce fut également un premier avril qu'on annonça l'entrée à Marseille de la fameuse sardine qui obstruait le port. Enfin sans remonter si loin, le corps diplomatique de Rome, fut invité l'an dernier à un service funèbre en l'honneur de Verdi. Dans l'église de la Minerve, une grand'messe de Requiem devait être chantée par Marconi. Nos diplomates accoururent en grand uniforme et se trouvèrent seuls dans l'église déserte.



sardine port bouches-du-rhône
SARDINE PORT DE MARSEILLE
BOUCHES-DU-RHÔNE D'ANTAN



On a donné au poisson d'Avril les origines les plus diverses. Poisson serait la corruption de passion et des courses inutiles de Jésus qui, effectivement le 1er Avril, fut renvoyé d'Annah à Caïphe, de Caïphe à Hérode et d'Hérode à Pilate. On veut encore que ce soir relatif à la pêche infructueuse qu'on faisait le 1er Avril qui était, autrefois, le jour de l'ouverture.



D'autres étymologistes prétendent enfin qu'il faut faire remonter l'origine des farces à 1564 ou le commencement de l'année jusqu'alors fixé au 1er Avril, fut rapporté au 1er Janvier. On avait lors comme à présent, l'habitude de donner des étrennes le jour de l'An. Le changement en question fit qu'on ne donna plus rien le 1er Avril, mais en matière de plaisanterie, certains offrirent des cadeaux ridicules ou promirent des choses impossibles. Et, peu à peu, on en serait venu aux farces d'aprésent. Nous donnons pour ce qu'elle vaut une telle explication. 


C'était le 4 Avril qu'on célébrait à Rome, les jeux mégulèsiens ou Grands Jeux, consacrés particulièrement à la déesse Cybèle.


 

cybèle grecque mythologie avril
CYBELE ET ATTIS
PLAQUE DE PARABIAGO



A ces fêtes où les magistrats assistaient revêtus d'une robe de pourpre et dont les esclaves étaient bannis comme indignes, les dames romaines dansaient devant l'autel de Cybèle, des prêtres portaient en triomphe dans les rues de Rome l'image de la déesse et les théâtres représentaient gratuitement pendant six jours des pièces nouvelles. 



De nos jours le 4 Avril n'est plus que la fête des laboureurs qui ont pris pour patron saint Ambroise, mais elle est peu célébrée, d'abord parce que les cultivateurs sont peu chômeurs et banqueteurs, puis parce que les travaux incessants de la belle saison ne leur permettent pas de perdre sans profit une journée d'Avril.



Nous terminerons cet article en signalant quelques superstitions se rapportant au mois d'Avril. Vers la saint Georges le blé doit former des épis, or, la fleur du blé, mangée crue, est un remède contre la fièvre. Un oeuf pondu trois jours avant ou trois jours après Pâques éloigne la foudre et reste frais pendant un an. Nous nous permettons d'être sceptique !



Pâques tombe ordinairement en Avril. Bien qu'il soit trop tard, à l'heure actuelle, pour en user, voici un remède contre les convulsions : prendre ce jour-là un oeuf dur, le débarrasser de sa coquille, en couper les deux extrémités, l'envelopper dans un linge blanc, le suspendre entre 11h. et midi, au-dessus de la table, l'y laisser jusqu'au dimanche de la Pentecôte ; à l'heure ci-dessus, le retirer de son enveloppe et piler le blanc durci. C'est ce blanc qu'on absorbera en cas de maladie. Pour la fièvre, on laisse mourir, toujours à Pâques, une rainette dans sa main, ou bien, on l'enveloppe vivante dans un linge, on la suspend à son cou et on l'enlève au bout de huit jours exactement. Je n'ai pas la foi, évidemment, car, à ce remède merveilleux, je préfère encore la quinine."




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NOUVEL ARRIÈRE-PLAN DE MON BLOG EUSKAL HERRIA LEHEN - PAYS BASQUE D'ANTAN

  

CHANGEMENT DE MOIS = CHANGEMENT D'ARRIÈRE-PLAN DE MON BLOG.


Comme je m'y suis engagé il y a quelques années, nous sommes le premier du mois et je change donc l'arrière-plan de mon blog.

mardi 31 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 31 MARS 2026 SAINT BENJAMIN - ANARTZ

 

PROVERBE DU 31 MARS 2026 (SAINT BENJAMIN) (ANARTZ).


BENJAMIN : Le prénom Benjamin, d'origine biblique, signifie "fils de la main droite" ou de bon augure.




religion catholique saint sainte benjamin
31 MARS SAINT BENJAMIN

Benjamin naît vers 400.

Benjamin de Perse est un diacre perse du 5ème siècle qui a eu l'audace de prêcher l'Evangile aux prêtres mazdéistes.

Benjamin est torturé puis empalé, vers 421, sur ordre du roi sassanide Yazdgard.

Benjamin est fêté le 31 mars en Occident, le 13 octobre en Orient.



religion catholique saint sainte benjamin
31 MARS SAINT BENJAMIN DE PERSE



ANARTZ : Asko daude Euskal Herrian.

(...) Anartz - Aingeru Irigarairen izendegian agertzen da aurreneko aldiz, dakigunez, azken urte hauetan indarra hartu duen hau. - -  (...)

Aingeru Irigarai euskaltzainak 1960an Akademiarentzat egindako izendegian ageri da. Beste izen asko bezala, Nafarroakoa dokumentzaio zaharrean aurkitu zuen.



Une naissance du 31 mars : Henri II.


roi france 16ème siècle catherine médicis
PORTRAIT D'HENRI II
PAR FRANCOIS CLOUET 1559


Né le 31 mars 1519 à Saint-Germain-en-Laye (Royaume de France) - Mort le 10 juillet 1559 à Paris.

Henri est roi de France du 31 mars 1547 à sa mort le 10 juillet 1559.

Deuxième fils du roi François 1er, il devient l'héritier du trône à la mort de son frère aîné François, en 1536, recevant alors les titres de dauphin et de duc de Bretagne, sans avoir été couronné en la cathédrale de Rennes.

Dès sa naissance, il reçoit le titre de duc d'Orléans.

En application du traité de Madrid (1526) entre François 1er et Charles Quint reste otage en Espagne du 17 mars 1526 au 1er juillet 1530, en compagnie de son frère aîné François.

Cette captivité a de lourdes conséquences sur son enfance et il en garde des séquelles psychologiques.

En octobre 1533, Henri épouse la comtesse d'Auvergne Catherine de Médicis, avec laquelle il aura 10 enfants.

En 1536, il succède à son frère François, mort.

Roi représentatif de la Renaissance française, Henri II poursuit en partie l'oeuvre politique et artistique de son père.

Il continue les guerres d'Italie, en concentrant son attention sur l'empire de Charles Quint qu'il parvient à mettre en échec.

Il maintient la puissance de la France.

Son règne se termine cependant sur des événements défavorables comme la défaite de Saint-Quentin (1557) et le traité du Cateau-Cambrésis (1559) qui met un terme au rêve italien.

Son règne marque également l'essor du protestantisme qu'il réprime avec davantage de rigueur que son père.

Devant l'importance des adhésions à la Réforme, Henri II ne parvient pas à régler la question religieuse, qui débouche après sa mort sur les guerres de Religion.

Le 30 juin 1559, lors d'un tournoi à Paris, il est blessé d'un éclat de lance dans l'oeil par Gabriel de Montgommery, capitaine de sa garde écossaise.

Il en meurt dix jours plus tard, le 10 juillet 1559, à 40 ans.

Son image est attachée à celle de son influente favorite, Diane de Poitiers.



roi france 16ème siècle catherine médicis
PORTRAIT D'HENRI II
PAR FRANCOIS CLOUET



Voici le proverbe du mardi 31 mars 2026 :


UREAN ITO ALA SUAN ERRE, BERDINTSU.

Noyé dans l'eau ou brûlé par le feu, c'est du pareil au même.


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INCENDIE HÔTEL DU PALAIS BIARRITZ 1903
PAYS BASQUE D'ANTAN





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)


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LE CHEMIN DE FER D'INTÉRÊT LOCAL D'URT À CAMBO EN LABOUR AU PAYS BASQUE EN 1883 (troisième et dernière partie)

LE CHEMIN DE FER D'INTÉRÊT LOCAL D'URT À CAMBO EN 1883.


Les chemins de fer d'intérêt local ont été pour la première fois par une loi du 12 juillet 1865, qui avait en vue la création de lignes devant être construites et exploitées à bon marché.



pays basque autrefois économie transports train
GARE 64 CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN


D'après cette loi, les départements et les communes étaient autorisés à exécuter soit eux-mêmes, soit par voie de concession, avec le concours et sous le contrôle de l'Etat, des chemins de fer destinés principalement à relier aux grandes lignes les localités secondaires.



L'exposé des motifs de la loi indiquait clairement le but qu'on voulait atteindre : il s'agissait de créer en quelque sorte la vicinalité des chemins de fer. Une entière liberté était d'ailleurs laissée aux départements et aux communes pour le mode de construction des lignes et la largeur de la voie.



Cette loi n'a pas réalisé les espérances conçues par ses auteurs ; c'est ainsi qu'au 31 décembre 1870, la longueur livrée à l'exploitation n'était que de 268 kilomètres, celle en construction ou à construire, de 1 502 kilomètres.



Au 31 décembre 1880, la longueur totale concédée n'atteignait encore que 3 681 kilomètres, savoir : Longueur exploitée 2 189 kilomètres. En construction ou à construire 1 492 kilomètres.



pays basque autrefois économie transports train
GARE A CHÂTEAU CELHAYA 64 CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet La Revue de Saint-Jean-de-Luz et des Stations Thermales et 

Balnéaires des environs, le 23 Décembre 1883 :



"Chemin de fer d'intérêt local d'Urt à Cambo.

Supplément au Rapport que nous avons publié dans notre Revue du 26 novembre.

Analyse de ce Rapport.



Eléments de prospérité de cette voie.



Dans nos deux derniers numéros, nous nous sommes faits les échos empressés et conscients d'une grande idée mise au jour par des esprits compétents et pratiques : c'est la construction du chemin de fer d'Urt à Cambo, se reliant au département des Landes par le pont que l'on doit incessamment jeter sur l'Adour. Cette question nous a paru tellement opportune, palpitante d'actualité et capitale, que nous éprouverons le besoin d'y revenir, bien résolus à ne faire le silence autour d'elle qu'après satisfaction complète de nos légitimes aspirations, car elle intéresse au plus haut point l'avenir de notre cher pays.



Déjà quelques spéculateurs clairvoyants, et à l'affût de placements rémunérateurs, ont été frappés de son importance au double point de vue des intérêts à desservir et des bénéfices à réaliser. En effet, dans deux articles successifs, exempts d'exagération, mais au contraire marqués au coin d'une prudente réserve, nous avons essayé d'énumérer, à la suite les unes des autres et dans leur ordre topographique, les localités ou les embranchements qui, sauf meilleur avis pourtant, devraient, selon nous, être desservies ; de grouper tous les commerces, toutes les industries s'exerçant au grand soleil ; les carrières à ciel ouvert de pierres, d'ardoises, de marbres, et celles à découvrir ; les mines à exploiter et celles à l'état latent trahies par des indices révélateurs ; les gisements présumés et ceux que des sondages ou la science de quelque géologue distingué saurait fixer encore ; enfin les produits abondants et variés du sol, les stations balnéaires, les foires, les marchés, les voyageurs, les touristes, tous ces multiples éléments qui contribuent d'une manière déterminante à la prospérité d'une ligne ferrée, sans faire entrer en ligne de compte la fièvre généreuse d'émulation, d'exploitations, de transactions et de mouvement qui pourra se produite et qui se produira certainement à la faveur de la vigoureuse impulsion d'initiatives générales et privées.



Bien que cette nomenclature puisse paraître significative, il ne faut pas croire que le dernier mot soit dit, car au fur et à mesure que l'on scrute les ressources du pays, le champ des découvertes s'agrandit. C'est ainsi que nous sommes amenés aujourd'hui à mettre en vue d'autres industries, ou timides, ou effacées, ou forcément dépendantes faute de débouchés directs, mais qui, toutes, sont susceptibles de grands développements si nous savons secouer notre torpeur et doter notre terre promise d'une de ces voies qui sont comme les ailes de la fortune et du progrès : nous voulons parler du chocolat, des jambons, du vin, des conserves, du schiste, des laines, du tabac, du vin, du miel, du charbon, des bois de fusain ou bourdaine, appelés vulgairement ici bois sanguin et du chardon.



Chocolat— Parmi les chocolats estimés dont l'usage est universel en Europe, il en est un qu'on renomme entre tous : c'est celui de Bayonne. Loin de nous la pensée de vouloir diminuer, en quoi que ce soit, le réel mérite de notre chef-lieu, dont nous sommes si fiers, et qui fabrique supérieurement ; cependant nous devons à la vérité de dire qu'autant que lui Cambo, Hasparren, St.-Jean-de-Luz, Labastide-Clairence, Ustaritz et Espelette, ses tributaires, ont contribué à cette vogue, qui à juste titre va toujours croissant.



economie chocolat bayonne pays basque
CHOCOLAT CAZENAVE  BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Jambons— Il en est des jambons comme du chocolat, avec cette différence toutefois que Bayonne fabrique beaucoup de chocolat et ne fait pas de jambons. Ceci n'empêche pas que la réputation des jambons de Bayonne n'est plus à faire ; qu'elle a fait le tour du monde, et cela, comme toujours d'ailleurs, grâce à une heureuse application d'une figure de rhétorique permettant de saisir la partie pour le tout. Ce n'est certes pas un mal, et, jusqu'à ce que nous trouvions mieux, c'est dans l'ordre des choses : le ruisseau ne va-t-il pas à la rivière ? Toujours est-il que ce sont les produits réunis des communes que l'on sait, augmentées de celles du Béarn et des Landes, qui ont établi cette incontestable supériorité qui est loin d'être à son apogée, car aucune terre mieux que la nôtre ne se prête à l'élevage de la race porcine par la bonté et la variété des engrais ; ainsi elle abonde en pâturages, glands, châtaignes, maïs et pommes de terre.



Vins— Au nom de cette liqueur tant chantée, qu'on aime tant, et qui, selon les cas, produit sur notre économie tant d'effets salutaires ou fâcheux, nous voyons d'ici poindre quelque ironique sourire trahissant cette question : Où est votre vin ? Cette interrogation n'a pour le moment rien d'insolite ; elle prouve que celui qui la fait n'ignore pas que l'oïdium et le phylloxéra sont venus nous visiter, hélas ! Mais est-il quelque chose d'éternel sur notre planète ? La machine terrestre est ronde ; elle tourne, et chaque chose arrive à son heure. Après l'orage vient le beau temps, c'est l'éternelle loi. 


Il en sera de même pour la viticulture. Evidemment chez nous elle est en souffrance ; ce n'est qu'un fait accidentel. Les crûs nous restent, c'est le principal ; or ils sont excellents et exposés à souhait. Nous avons de plus le climat et la nature du sol favorables. Si de nouvelles relatons s'établissent, on n'hésitera pas à recourir, s'il le faut, à de nouveaux cépages ; encouragés par la perspective d'un écoulement facile et rémunérateur, les vignerons sauront prodiguer leurs sueurs et leurs soins, et ne reculeront pas devant la dépense pour l'application ingénieuse des moyens propres à combattre le fléau et à conjurer le mal. Vous verrez qu'alors nos vignobles, si bien assis au soleil, refleuriront de plus belle ; que les coteaux de Labastide-Clairence, d'Hasparren, d'Urt, de Mouguerre, de Lahonce et d'Urcuit, de Guiche, de Bardos, de Bidache, fourniront encore des vins désaltérants, clairs, colorés, sains, généreux, dont les rubis et le vermeil tenteront le palais des gourmets, et qui seront couronnés dans les concours agricoles. Interrogez à ce sujet M. Larapide d'Uhagon, si compétent dans la matière, et dont les vins comptent de si brillants succès dans les concours régionaux. Mieux que personne il vous en donnera des nouvelles.



Conserves— On sait combien est répandu l'usage des conserves alimentaires, et les perfectionnements successifs apportés à ce genre de fabrication qui fait si bien la part de la classe nécessiteuse et de la gourmandise humaine. Outre qu'elle joint l'utile à l'agréable, cette industrie, quand elle s'exerce dans un milieu fécond, devient lucrative pour tout le monde ; c'est dire que les centres, pouvant y prétendre, ne devraient jamais négliger une semblable aubaine.


Malheureusement, il n'en est pas toujours ainsi. Que voulez-vous ? on n'y pense pas, on s'endort. C'est un tort immense, on doit toujours profiter des dons du bon Dieu. En voulez-vous une preuve entre mille ? la voici, nous la prenons tout près pour plus d'évidence. A une époque assez rapprochée de nous, dans une petite ville qui n'est pas loin, et qui se mire coquette et gracieuse dans la mer, la pêche du thon et de l'anchois était très abondante, tellement abondante que ces denrées étaient vendues à vil prix, et que parfois même on les poussait du pied pour les épandre sur la terre. Personne ne songeait à en tirer un parti quelconque. Mais un jour un homme vint ; il jeta autour de lui un regard étonné ; puis il sourit, mais d'un sourire de Marseillais tout fier de sa Cannebière. L'occasion est comme la fortune ; il faut la saisir au vol. Sans perdre une minute, cet homme se mit à l'oeuvre, éleva une fabrique, et fonda le marinage de l'anchois et du thon. Quand St.-Jean-de-Luz ouvrit ses grands yeux, M. Rivet avait fait sa fortune. Il a eu des successeurs, et tous ont su réaliser de jolis bénéfices.


L'exemple est probant ; puisse-t-il être contagieux ! A bon entendeur salut.


La circonscription qui nous intéresse est entourée de rivières poissonneuses ; l'Adour, l'Arran, la Nive et l'Ardanabie, où le saumon abonde, la sillonnent en tous sens. Pourquoi ne pas mariner le saumon ? Pourquoi ne pas faire pour ce délice des tables ce qui a lieu pour le thon ? Si, comme il est à craindre, aucun de nous n'ose lancer l'affaire, bien sûr, tôt ou tard, un autre étranger la tentera. Il aura raison, car, en même temps que le saumon, nos savoureux champignons, nos frais légumes, nos fruits embaumés et le gibier qui foisonne à deux pas de nous, en Espagne, attirant son attention, exciteront son initiative. Est-ce qu'en fait de conserves de gibier, les premiers essais n'ont pas été des coups de maître ? Est-ce que les hôtels de France de St.-Jean-de-Luz, et de St.-Martin de Cambo, n'en préparent pas ? Oui, certes ; pour leurs besoins seulement, il est vrai, mais ils les réussissent à merveille, à telle enseigne que, pour ce motif, les noms de ces traiteurs figurent en gros caractères sur les calepins du prince de Galles, du grand-duc Constantin et des sommités de la noblesse et de la finance. Lorsque le clairvoyant étranger aura pris lieu et place, qu'il sera maître de la situation, les regrets se feront jour, mais il ne sera plus temps.



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PRINCE ALBERT-VICTOR DE CLARENCE
PRINCE DE GALLES 1883



Schiste. — De même que le mouvement perpétuel, le génie de l'homme s'agite sans cesse ; toujours à l'affut des découvertes du moment, il flaire, pour s'en emparer aussitôt, celles qui lui paraissent les plus avantageuses. Ainsi, à propos des gisements de schiste que nous avons dit exister dans la contrée, plusieurs demandes nous sont déjà parvenues ; toutes ont pour objet de solliciter de plus amples renseignements. Dans l'impossibilité de préciser davantage, nous croyons ne pouvoir mieux faire que de conseiller aux intéressés de s'adresser au savant géologue M. l'abbé Richard, qui a studieusement exploré les terrains, et qui garde un certain secret. Tout ce que nous pouvons ajouter, c'est que, confiants dans sa parole, nous croyons que le schiste existe, et qu'il n'y aura qu'à le prendre pour l'expédier."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


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