Libellés

mercredi 8 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 8 AVRIL 2026 SAINTE JULIE - NAHIA

 


PROVERBE DU 8 AVRIL 2026 (SAINTE JULIE BILLIART) (CONSTANCE) (NAHIA).


JULIE : Julie Billiart, née Marie-Rose-Julie Billiart, le 12 juillet 1751 à Cuvilly, près de Compiègne (Oise) est une religieuse française.



religion catholique saint sainte julie
8 AVRIL SAINTE JULIE BILLIART

Julie est la sixième de sept enfants.

Bien que paralysée pendant 22 ans, Julie se dévoue à l'éducation des enfants de famille modeste.



religion catholique saint sainte julie
8 AVRIL SAINTE JULIE BILLIART


Julie fonde en 1803 l'institut des Soeurs de Notre-Dame.

Le 1er juin 1804, à la fête du Sacré-Coeur, Julie est guérie de son infirmité.

En 1809, Julie quitte Amiens pour Namur, en Belgique, pour y faire le centre de sa congrégation, à l'invitation de l'évêque de cette ville belge.

De 1804 à 1816, Julie Billiart fonde 15 couvents.

Morte au couvent de Namur le 8 avril 1816, Julie est béatifiée le 13 mai 1969  par le pape Pie X et canonisée en 1969 par le pape Paul VI.



religion catholique saint sainte julie
BEATIFICATION DE JULIE BILLIART A NAMUR


NAHIA : "Désiré(e)" edo "Deseado(a)" adierazteko.

(...) Nahia - Hitz arrunta, euskaraz duen esanahiagatik usu ponte izentzat erabilia. Aldaerak : Gure eta Nahikari.

Gure : Mendebaldeko hizkeretako gura "nahia"-ren aldaera. 



Une naissance du 8 avril : Albert Ier.



belgique personnages celebres rois reines
ALBERT 1ER ROI DES BELGES

Né le 8 avril 1875 à Bruxelles (Belgique) - Mort le 17 février 1934 à Marche-les-Dames (Belgique).

Avant son accession au trône en 1909, il porte les titres de prince de Belgique, de duc de Saxe, de prince de Saxe-Cobourg-Gotha.

Il épouse, le 2 octobre 1900, à Munich, Elisabeth, duchesse en Bavière, avec laquelle il aura trois enfants.

Quand Albert Ier devient le troisième roi des Belges, le 23 décembre 1909, à la mort de son oncle Léopold II, la monarchie est au plus mal, frappée par l'impopularité de l'ancien souverain.

Albert 1er va quant à lui restaurer l'honorabilité de la famille royale. Il va surtout, dans les épreuves de la Grande Guerre, offrir à la monarchie ses lettres de noblesse et installer la Belgique à l'avant-scène de la diplomatie européenne.

Son courage et son engagement au service de la paix lui ont justement valu le surnom de "Roi Soldat" ou "Roi Chevalier".

Il sera le Roi des Belges pendant un peu plus de 24 ans.

Passionné d'alpinisme, il meurt des suites d'une chute en montagne, près de Namur, le 17 février 1934, à 58 ans.



belgique personnages celebtes rois reines
MORT DU ROI ALBERT 1ER BELGE 17 FEVRIER 1934




belgique personnages celebres rois reines
MORT DU ROI ALBERT 1ER BELGE 17 FEVRIER 1934



Voici le proverbe du mercredi 8 avril 2026 :


APIRILA AIZETSUBAK NEKAZARIA POZTUTZEN DU.

Avril venteux réjouit le bouseux.


mois avril calendrier vent
MOIS D'AVRIL
ILLUST EUGGENBERGER




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

LA CHANSON DE DEUX PAYSANS BASQUES EN 1930

LA CHANSON DE DEUX PAYSANS BASQUES EN 1930.


Dans les années 1930, le Pays Basque Nord est en train de changer sous la pression du tourisme.



pays basque côte tourisme plage
BAINS DE SOLEIL PLAGE DES BASQUES BIARRITZ 1930
PAYS BASQUE D'ANTAN
 



Voici ce que rapporta à ce sujet François Duhourcau dans le quotidien L'Echo de Paris, le 31 mai 

1930 :



"Eglogue moderne.

La chanson de deux paysans Basques.


A Camille Jullian, qui a touché le fond éternel du pays basque.



Il n'est rien de plus consolant, sous la fugacité de la vie moderne, que de se trouver tout à coup devant les choses et les sentiments éternels — ceux-là mêmes qu'ont chantés, depuis des siècles, les grands poètes de l'humanité civilisée. A propos du bimillénaire de Virgile, j'ai lu un passage assez surprenant par son excès, de celui de nos critiques contemporains qui est le mieux averti sur le profond poète des près et des champs. "Ses Bucoliques — écrivait les distingué professeur — poésie pastorale où les amoureux et les songeurs mélancoliques se déguisent en bergers et où le paysage seul est réel." Cependant, Virgile, comme son maître Théocrite, a sans doute utilisé, pour canevas de ses Bucoliques, les boucoliasmes ou chant des bouviers qu'il a pu entendre des pâtres de la campagne italienne, lorsque l'inspiration les saisissait ou bien lorsqu'ils luttaient entre eux, échangeant des couplets alternés, dans les concours poétiques auxquels donnaient lieu les fêtes champêtres. Mistral, dont on célèbre le centenaire, n'a pas fait autre chose — il  nous l'apprend dans ses Mémoires — lorsqu'il prit sa fameuse Magali à une chanson populaire, de strophes alternées, que chantait son toucheur de boeufs, au temps des labours. Il engagea dans Mireille cette alouette du sillon, toute vive, avec ses battements d'ailes et ses trilles.



ecrivain litterature française oc félibrige mireille
ECRIVAIN FELIBRIGE FREDERIC MISTRAL


Je peux même assurer l'éminent professeur que les éléments de l'églogue antique subsistent encore dans cette province de France où survit le plus vieux des peuples d'Occident, au Pays basque. La mission même de ce terroir si original semble être de conserver les élémentaires coutumes de notre agreste civilisation primitive. Les paysans basques dans l'inspiration de la solitude ou l'émulation de leurs fêtes rustiques, improvisent encore des koplak (couplets), comme les bergers de l'âge d'or échangent des chants alternés où un Virgile, un Mistral euskarien, s'il était né, trouverait matière à églogue et idylles. Il n'aurait qu'à la styliser, en la transposant à peine.



Et puisque voici les beaux jours et que les étrangers vont bientôt s'abattre sur la Côte basque pour s'y revigorer avec cet alcool étonnant qu'est son air imbu de soleil, d'iode et d'embrun, je leur dédie la chanson de deux paysans de là-bas. S'ils la peuvent entendre, lorsque leur auto aura stoppé sur la route, ils ne la comprendront pas, puisqu'elle est exprimée en cette mystérieuse langue originelle dont les savants n'ont point encore trouvé la source, au fond de la nuit des temps. Un jeune poète basque, Claude Socorri l'a traduite, à leur usage, en beaux couplets français. Curieuse analogie, elle n'est autre qu'une moderne IXe Eglogue, l'églogue du domaine perdu dont Sainte-Beuve disait justement qu'elle contenait le principe de toute l'inspiration virgilienne. On y croit réentendre le Veleres, migrate coloni! nunc victi, tristes... du poète exproprié de sa maison des champs.



La scène se passe sur la hauteur de Bordagain, belvédère naturel qui domine à la fois la baie de Saint-Jean-de-Luz, la vallée de la Nivelle et l'Océan. C'est une pointe d'îlot basque émergeant encore de la marée cosmopolite. Les villas modernes ont envahi la colline et atteint son sommet. L'église désaffectée de Bordagain, la vieille église à robuste tour octogone, est déjà devenue un restaurant ! Seuls demeurent une ferme longée de quelques chênes persévérants, un archaïque calvaire de granit au bord du chemin, un champ courbant ses sillons sur la crête, et l'exquise chapelle de Notre-Dame-de-la-Mer, simple toit circonflexe, qui abrite une Vierge de plein vent, honorée, comme d'une veilleuse, d'un bateau suspendu et toujours balancé. Tout l'ample et majestueux horizon basque, la mer et la baie de Saint-Jean, arrondie en croissant de lune, la rivière et son sinueux ruban, la montagne et son âpre gravité sont là pour étayer, semble-t-il, la suprême résistance de la ferme, du champ, du calvaire et de la Vierge des marins qui, de son frêle abri ajouré, ne doit cesser de secourir les barques livrées à la houle du golfe. De la grand'-route d'Espagne, dite de la Mor, au bas de la colline, monte le grondement continu des autos. Un Basque qui travaille dans le champ et se hâte, car la nuit tombe, attend le retour de son frère, qu'un Anglais tente de griser, au restaurant, pour lui arracher la vente de la ferme si bien placée. Il s'inquiète. L'insensé aurait-il cédé, trahi la maison ?... Mais le voici qui revient, l'aîné. De loin il signifie qu'il n'a pas vendu. Dans le ciel du crépuscule, on voit son bras qui fait non. Enfin, il s'arrête  au bord du champ et, planté devant l'horion éternel, commence de lui livrer son "chant profond" auquel le cadet s'associera. On aimera peut-être ces couplets où deux paysans, sous le choc de l'émotion, chantent, l'un le passé, l'autre le présent de leur pays, en alternant, sur le même thème, des koplak en mineur de nostalgie et de rêve, avec des koplak en majeur de colère et d'invective. L'improvisation se termine par l'accord des deux enracinés qui se sentent perdus dans la malédiction qu'ils jettent en commun au flux étranger submergeant leur côte basque. On en pardonnera certainement la rudesse. Chacun peut comprendre le cri d'angoisse d'un grand amour menacé, la clameur du chêne sous la cognée qui l'abat.



L'Aîné.

Où donc êtes-vous, calme nuit,

Qui descendiez sur la campagne, 

Ne nous apportant d'autre bruit

Que le souffle du vent d'Espagne ?



Le Cadet.

De Bayonne à Saint-Jean-de-Luz,

Ce sont des klaxons, des sirènes, 

Ils étouffent nos angélus

Dans le vacarme qu'ils déchaînent.



L'Aîné.

Baptiste avait une maison

Blanche, tout près d'une chapelle,

Avec la Rhune à l'horizon

Et des platanes en tonnelle.



Le Cadet.

L'étranger a pris sa maison

Pour en faire un hôtel moderne :

Il faut bien prévoir la saison ;

C'est la saison qui nous gouverne !



L'Aîné. 

Nos filles gardaient dans le coeur,

Malgré l'amour qui les tracasse,

La foi, le sérieux, l'honneur,

Tous les trésors de notre race.



Le Cadet.

Des messieurs riches sont venus

Leur raconter des fariboles ;

Elles suivent ces inconnus,

Et, tour à tour, ils nous les volent.



L'Aîné et le Cadet ensemble.

Ah ! maudit soit ce flot de gens

Qui, chaque année, nous dénature

Et fait de la Côte d'Argent

Une frange de pourriture !






(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)






Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

mardi 7 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 7 AVRIL 2026 SAINT JEAN-BAPTISTE - ARATZ

 

PROVERBE DU 7 AVRIL 2026 (SAINT JEAN-BAPTISTE DE LA SALLE) (ARATZ).


JEAN-BAPTISTE : Né le 30 avril 1651 dans une riche et noble famille de juristes de Reims, Jean-Baptiste se sent une vocation religieuse.


religion catholique saint sainte jean-baptiste
7 AVRIL SAINT JEAN BAPTISTE DE LA SALLE


En janvier 1767, Jean-Baptiste devient chanoine à Reims.

Jean-Baptiste est ordonné prêtre le 9 avril 1678, sous le règne de Louis XIV.

Dans le but de favoriser l'instruction des plus pauvres, Jean-Baptiste se consacre à la formation des maîtres et crée pour cela l'institut des Frères des écoles chrétiennes en mai 1684.

On lui doit deux innovations : la leçon n'est pas donnée individuellement mais dans une classe et l'on apprend à lire en français et non en latin.



religion catholique saint sainte jean-baptiste
7 AVRIL SAINT JEAN BAPTISTE DE LA SALLE

Jean-Baptiste meurt le 7 avril 1719 à Saint-Sever, près de Rouen.

Le 8 mai 1840, Jean-Baptiste est déclaré vénérable.

Jean-Baptiste est proclamé bienheureux le 19 février 1888 et canonisé le 24 mai 1900 par le pape Léon XIII.

En 1950, le pape Pie XII proclame Jean-Baptiste "patron des éducateurs".



religion catholique saint sainte jean-baptiste
7 AVRIL SAINT JEAN BAPTISTE DE LA SALLE


ARATZ : Eder eta xahu adierazteko. Aizkorriko mendia (1442 m.).

(...) aratz adj. Garbia, xahua ; lohitasunik gabea Lohitik ilkiz gero aratz gelditzeko. O Maria, andre guztiz aratz eta xahua. Neskatxa aratza (...) 

(...) , Jesusen maitale handia. Poesia huts eta aratzaren eredu ez badira ere. Haran gaineko zeruak urdintasun aratza zeukan (...)


pais vasco antes monte alava guipuzcoa
MONT ARATZ ENTRE GIPUZKOA ET ALAVA


Un décès du 7 avril : Henry Ford.




inventeur industriel amérique automobile détroit
PHOTOGRAPHIE D'HENRY FORD
PAR FRED HARTSOOK 1919


Né le 30 juillet 1863 à Dearborn (Michigan, Etats-Unis) - Mort le 7 avril 1947 à Dearborn (Michigan, Etats-Unis).

C'est un industriel américain de la 1ère moitié du 20ème siècle et le fondateur du constructeur automobile Ford.

Henry est l'aîné d'une fratrie de 6 enfants.

Il fait des études jusqu'à l'âge de 15 ans et c'est un piètre élève.

Par contre, il se passionne très tôt pour la mécanique et, dès 15 ans, il construit sa première machine à vapeur.

A 16 ans, ses parents l'autorisent à aller travailler à Detroit comme apprenti dans un atelier d'usinage de fer.

Au bout de 3 ans, Henry retourne travailler à la ferme de ses parents, où il fabrique, pour Westinghouse, une petite machine agricole à vapeur.

En avril 1888, il épouse Clara Bryant, avec laquelle il aura un fils.

En 1891, il revient à Detroit, en tant qu'ingénieur mécanicien chez Edison Illuminating Company et il y devient ingénieur en chef, en 1893.

En 1896, il construit un véhicule automobile "Ford Quadricyle".



inventeur industriel amérique automobile détroit
FORD QUADRICYCLE 1896


Henry démissionne de la société Edison et fonde, en août 1899, avec l'industriel William H. Murphy, la Detroit Automobile Company dans le but de produire des automobiles.

En 1901, Ford et Murphy créent la Henry Ford Company.

Henry quitte l'entreprise un an après pour en fonder une autre, avec Alexander Malcomson, la Ford & Malcomson Ltd.

Les débuts sont difficiles et les ventes commencent à connaître du succès, à partir de 1906.

Henry veut "construire une voiture automobile pour le plus grand nombre" et, à partir d'octobre 1908, ce sera la Ford T, dont 15 millions d'unités seront construites en 19 ans.

En décembre 1918, il cède la présidence de Ford Motor Company à son fils Edsel.

Les ventes de la Ford T déclinant, il construit la Ford Modèle A, en 1927.

Le développement des voitures Ford va être mondial, et en 1932, un tiers des automobiles construites dans le monde seront des Ford.

A partir de 1923, ses activités se diversifient aussi dans l'aviation.

Les dernières années d'Henry sont difficiles car il refuse de de coopérer avec l'administration du redressement national, à partir de 1933.

En 1938, il reçoit la "Grand Croix de l'ordre de l'Aigle allemand", plus haute décoration nazie pour les étrangers.

Lorsque son fils meurt d'un cancer en 1943, il reprend la présidence de l'entreprise.

En mai 1946, Henry reçoit le Jubilé d'or de l'industrie automobile américaine pour ses contributions décisives au développement de cette industrie.

Le 21 septembre 1945, en mauvaise santé, il laisse les pleins pouvoirs à son petit-fils, Henry Ford II, et prend sa retraite en septembre 1945.

Il meurt le 7 avril 1947, d'une hémorragie cérébrale, à 83 ans.




inventeur industriel amérique automobile détroit
HENRY FORD




Voici le proverbe du mardi 7 avril 2026 :


APIRILA HOTZ, EZ GARI EZ AGOTZ.

Avril froid, ni blé ni paille.



mois calendrier avril homme moderne
MOIS D'AVRIL
LE MONDE MODERNE




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

UNE ÉTUDE GÉOLOGIQUE AU PAYS BASQUE EN 1840 (seconde partie)

UNE ÉTUDE GÉOLOGIQUE AU PAYS BASQUE EN 1840.


En 1840, un ingénieur civil fait une étude géologique, en Pays Basque Nord.



pays basque géologie iparralde helette cambo
MEMOIRE GEOLOGIQUE SUR LES ENVIRONS DE BAYONNE
DE JULES GINDRE 1840



Voici ce que rapporta Jules Gindre, Ingénieur civil des Mines, en 1840, dans son Mémoire 

géologique sur les environs de Bayonne et sur la non-possibilité d'y trouver de la houille :



Terrains du lias et des marnes irisées.


... Dans les environs de Lourmintoa, dans les landes qui sont entre Urcuray et Briscous, ainsi qu'au midi de Villefranque, près d'Altsou, le terrain crétacé se lie d'une manière assez intime avec un groupe très-épais de marnes noires, de calcaire argileux noir et de calcaire noir siliceux ; groupe très-distinct par l'ensemble de ses caractères minéralogiques et par les corps organisés qu'il renferme, du terrain supérieur ; mais dans lequel il est difficile de voir une formation indépendante, car non-seulement les couches inférieures de la craie et les couches supérieures de ce groupe, passent des unes aux autres, mais il se confond avec la partie supérieure des calcaires et des marnes dont l'ensemble constitue la formation du lias ; aussi doit-on plutôt le considérer comme un premier étage du lias que comme un étage inférieur du grès vert.



Ces couches argilo-marneuses avec calcaire siliceux, dont la contexture est très-feuilletée, sortent de dessous la formation de la craie à la hauteur de Mouguère et de Lourmintoa, sous diverses inclinaisons et avec une direction généralement parallèle à la chaîne des Pyrénées, sur une étendue de deux ou trois lieues. La teinte noire, toujours assez prononcée des roches, leur donne une fausse apparence de terrain carbonifère, qui, à plusieurs reprises, a provoqué des recherches de combustible, et cette ressemblance avec le terrain houiller est çà et là augmentée par la présence de quelques rognons celluleux de fer carbonaté lithoïde pareil à celui de la formation houillère ; mais sur aucun point on ne rencontre les indices d'un gisement du lignite propre aux couches du lias. Tout se borne à quelques nodules isolés, sans étendue, de lignite compacte, à peine assez abondant pour fournir des échantillons de cabinet. Sur la route de Bayonne à Cambo, près d'Ustaritz, les schistes marneux acquièrent une teinte noire encore plus prononcée ; ils enveloppent quelques rognons de combustible impur, et là comme partout, ce ne sont encore que des accidents de nulle importance, même comme indices.



Le calcaire siliceux qui constitue un vrai macigno, et les marnes argileuses qui alternent avec lui, renferment à Cambo, à Ustaritz, à Lourmintoa, etc., des empreintes de végétaux presque méconnaissables, et quelques moules de coquilles, parmi lesquelles on peut quelquefois reconnaître deux ou trois espèces d'Ammonites peu déterminables, des Lutraria-Jurassi, et une Huître qui a des rapports avec l'Ostrea rugosa.



La limite inférieure la plus habituelle de ce groupe schisteux est un calcaire bleu, compacte, à cassure conchoïde, avec veines de chaux carbonatée, qui commence la formation du lias, et qui, par son passage insensible à du calcaire argileux très commun dans ce terrain, peut être regardé comme l'analogue du calcaire à Gryphées. Les marnes schisteuses et le grès macigno se font remarquer par leur uniformité de composition et par la régularité de stratification, sur toute la grande étendue que ces roches occupent ; étendue qui comprend presque toutes les landes d'Hasparen et celles qui sont entre Urcuray et Briscous. Les dislocations communes aux formations de cette contrée sont plus sensibles dans ce groupe, par suite de la texture feuilletée des roches ; les lits toujours fortement inclinés, affectent souvent la verticale, et si la nature du terrain n'était pas déjà telle quelle doit faire abandonner tout espoir d'y rencontrer du charbon, la disposition des couches, qui permet de marcher toujours sur leurs tranches, et par conséquent d'en faire un examen préférable à tous les travaux ou sondages, ne peut laisser aucun doute sur sa stérilité sous le rapport du combustible.



Le groupe de schiste et de grès calcaires dont il vient d'être question, groupe que pour ses caractères tranchés on pourrait rapporter à un des étages les plus anciens du terrain jurassique, tout en reposant dans quelques localités sur des couches de calcaire noir compacte avec veines cristallisées, qui le terminent assez nettement, se rattache souvent à la partie supérieure des marnes et des calcaires argileux du lias, et de telle sorte qu'il est difficile de l'en séparer. Les caractères puisés dans la nature des corps organisés fossiles et dans la stratification qui est concordante, sont trop saillants pour qu'on doive faire de ces schistes et grès calcaires, un groupe indépendant, d'autant plus que la présence des roches oolithiques ne se révèle nulle part. Cette confusion dans le point de séparation des deux étages est très apparente sur la hauteur du bas Cambo, au point de partage du pays d'Hasparen et de la vallée d'Urcuray, et entre Cambo et Espelette.



pays basque géologie iparralde helette cambo
CAMBO-LES-BAINS 1843
PAYS BASQUE D'ANTAN



Immédiatement au-dessous du calcaire bleu et gris, se succèdent un grand nombre de couches de marnes grises, jaunes, noirâtres, assez dures et compactes, plus ou moins argileuses, qui alternent les unes avec les autres et avec des couches puissantes de calcaire noirâtre, marneux, d'une dureté moyenne et facilement décomposable à l'air. Ces marnes, dont l'aspect et les teintes varient suivant les localités, tout en conservant des caractères tranchés, renferment communément de grandes masses aplaties, ovoïdes, ayant jusqu'à plusieurs mètres de diamètre, d'un calcaire très-compacte, très-dur, à cassure conchoïde un peu terreuse, qui fait une effervescence à peine sensible dans les acides, et qui contient une forte proportion de silice. Ces masses se rapprochent, par leur composition, de la pierre de Pouilly en Bourgogne, et paraissent aptes à fournir d'excellents ciments calcaires analogues à ceux de Parker, de Pouilly, etc.



La composition des calcaires bleus ou noirâtres associés aux marnes et schistes calcaires de cette formation, est très-variable ; ils sont tous susceptibles de fournir de bonnes chaux, dont les qualités hydrauliques sont peu prononcées, lorsque le calcaire est compacte, à cassure lisse ; tandis que les qualités hydrauliques sont souvent portées à l'excès, lorsque le calcaire est moins compacte, avec une cassure terreuse, ou enfin lorsque la proportion d'argile devient plus forte. Les calcaires bleus ou noirâtres, avec veines cristallines blanches, d'Armendaritz, d'Hellette, d'Urcuray, d'Ardasquia et des eaux de Cambo, produisent de bonnes chaux demi-hydrauliques pour les constructions qui doivent être exposées à l'humidité. Ceux des environs du Haut-Cambo et d'Espelette, au quartier d'lbarondoa ; ceux des environs de Souraïde, de Saint-Pée, etc., dont le grain est moins fin, dont la cassure est plus terreuse, et qui sont plus argileux, donnent des chaux hydrauliques de première qualité. La multiplicité de couches ou amas de calcaire argileux propres à la fabrication de chaux si précieuses pour les constructions, fait vivement sentir l'absence d'un combustible minéral qui pourrait permettre de les utiliser sur une grande échelle.



L'ensemble des diverses couches de marnes et de calcaires argileux a généralement une grande épaisseur, et forme une large bande qui, des environs de Saint-Jean-de-Luz, se prolonge jusque bien au delà de Saint-Jean-Pied-de-Port. De Saint-Pée, d'Ascain, de Sare, d'Ainhoa, où il repose soit sur les schistes de transition, soit sur le grès rouge, ce terrain comprend les communes de Souraïde et d'Espelette : il longe, en le recouvrant, le schiste ardoisier du Mondarrain ; ensuite il se replie sur Cambo ; il occupe la vallée d'Urcuray au nord du terrain granitoïde d'Oursouia, passe à Hasparren, s'étend vers Helette où il cesse de s'incliner au nord pour incliner au sud, parce qu'il tourne la grande montagne de schiste ardoisier de Baigoura, sur le pied de laquelle il s'appuie. De là, à la hauteur d'Helette, les calcaires argileux, les marnes grises, jaunes, etc., en acquérant un plus grand développement encore, s'étendent sans interruption jusqu'au delà des montagnes de la Soule, où la formation dont il est maintenant question occupe une étendue incomparablement plus grande que dans le Labour.



La direction et l'inclinaison des couches affectent en général beaucoup d'irrégularité ; les perturbations sont surtout sensibles dans les environs du terrain granitoïde, auquel se rapportent les dislocations qu'ont subies les formations qui le recouvrent. Dans la vallée d'Itxassou, dans celle d'Urcuray du côté d'Hasparren, les couches du calcaire sont toujours fortement inclinées ou presque verticales, là où les terrains sont très-rapprochés ou en contact immédiat.



Le calcaire compacte que j'ai déjà signalé comme se trouvant plus particulièrement à la partie supérieure de la puissante formation des marnes et des calcaires argileux de cette contrée, acquiert beaucoup de développement dans les communes de Saint-Martin-d'Arberoux et d'Isturitz ; il y forme des collines élevées, sa stratification est souvent régulière et il est habituellement assez compacte et d'une composition assez homogène pour être exploité comme marbre de couleur. La jolie petite usine à marbre de Saint-Martin-d'Arberoux est placée dans des conditions fort heureuses, sur un cours d'eau au pied même d'une colline dont elle exploite les calcaires de diverses teintes bleues et grises. Ces calcaires compactes y sont associés à de fortes couches ou masses de dolomie, dont la dissolution partielle opérée par l'action des eaux a donné lieu à la formation des grottes particulières au terrain du lias ; aussi la grotte d'Isturitz, dont l'étendue est assez vaste, et qui est composée de plusieurs grandes chambres ou cavités irrégulières communiquant ensemble, et renfermant comme d'ordinaire beaucoup de stalactites et de stalagmites, a-t-elle été creusée dans de la dolomie, et n'est-elle que l'ancien lit de la petite rivière qui sort au pied de la montagne sous laquelle elle entre de l'autre côté, à Saint-Martin-d'Arberoux, de suite après avoir servi de moteur à l'usine à marbre. Des recherches particulières, ou le hasard, feront probablement reconnaître sous la couche de tuf qui recouvre le sol, des ossements d'animaux propres à la généralité des cavernes, et alors seulement la grotte d'Isturitz offrira un réel intérêt scientifique."


A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!