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samedi 20 juin 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 20 JUIN 2026 SAINT SILVÈRE ET SAINT GOBAIN - GOIZEDER

 

PROVERBE DU 20 JUIN 2026 (SAINT SILVÈRE) (SAINT GOBAIN) (GOIZEDER).


SILVÈRE : Silvère naît à une date inconnue vers l'an 500.



religion catholique saint sainte silvere
20 JUIN SAINT SILVERE

Silvère était le fils légitime du pape Hormisdas, né avant que son père ne fût entré dans les ordres, ce qui est un cas unique dans l'histoire de la papauté.

Désigné pape en juin 536 par le roi des Ostrogoths, Théodat, Silvère est déchu en 537 par son rival Vigile. Il devient, dans l'histoire, le premier pape contraint d'abdiquer.

Les conditions et la date de la mort de Silvère sont incertaines.

Silvère ne sera jamais béatifié ni canonisé. 

Silvère sera simplement proclamé saint par le peuple. La première mention de son nom dans la liste des saints remonte au 11ème siècle.


religion catholique saint sainte silvere
20 JUIN SAINT SILVERE




GOBAIN : Gobain de Voas est un moine d'origine irlandaise, disciple de saint Fursy de Péronne.



religion catholique saint sainte gobain
20 JUIN SAINT GOBAIN DE VOAS

Gobain suit saint Fursy en France, où il séjourne à l'abbaye Saint-Vincent de Laon (Aisne), avant de s'installer dans un ermitage dans la forêt de Voas (Aisne), près de l'actuelle Saint-Gobain.

Là, Gobain aurait fait jaillir une source à proximité, en enfonçant son bâton de pèlerin dans le sol.

Gobain est décapité par des maraudeurs en 670 et enterré dans son oratoire, devenu lieu de pèlerinage.



GOIZEDER : "Auroraren pare".

(...) Goizeder - Goiz izen arrunta eta eder adjektiboa batuz sortua da Eguantza eta Goizalde-ren baliokide den hau. - - (...)



Un décès du 20 juin Eugène Rostand.




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PORTRAIT D'EUGENE ROSTAND
PERE D'EDMOND ROSTAND



Né le 23 juin 1843 à Marseille (Bouches-du-Rhône) - Mort le 20 juin 1915 à Cambo-les-Bains (Basses-Pyrénées).

C'est un avocat, financier, homme de lettres et économiste français.

En 1866, il épouse Angèle Justine Julie Gayet, avec laquelle il aura 3 enfants, dont Edmond Rostand.

Après la guerre de 1870, Eugène devient avocat à Lyon, puis à Marseille.

Homme de lettres, il publie divers oratorios et volumes de vers, ainsi qu'une adaptation du poète latin Catulle, distingué par le prix Janin, décerné par l'Académie française.

Délégué  à l'instruction publique et aux beaux-arts, il fait adopter l'acquisition du jardin zoologique et il obtient l'institution de nouveaux cours sur la peinture et les arts auxiliaires de l'industrie en 1877.

Eugène entreprend également un combat pour la reconnaissance légale du statut associatif à but non lucratif.

Adjoint au maire de Marseille en 1877, d'opinions bonapartiste, conservateur et libéral, il se présente sans succès à la députation.

Il devient administrateur de la Caisse d'Epargne des Bouches-du-Rhône en 1867, avant d'en prendre la présidence en 1886, qu'il conserve jusqu'à sa mort. 

Il est à l'origine de la fondation du Centre fédératif de Crédit populaire en France, avec Charles Raynerie et Ludovic de Besse, dont il prend la présidence.

Eugène est président du Congrès de Crédit populaire et agricole de 1889 à 1900, ainsi que de la Banque populaire de Marseille, dont il prend part à la création pour escompter le papier des petits commerçants.

Il devient également administrateur de la Société marseillaise de crédit, des Docks de Marseille, de la Société immobilière de Marseille, de la Compagnie générale parisienne de tramways et de la Société des grands travaux de Marseille.

Il dirige le Journal de Marseille, dont l'âme est son beau-père, l'armateur Jules Gayet.

Préoccupé par les problèmes sociaux avec Jules Charles-Roux, il devient président-fondateur de la Société des habitations salubres et à bon marché de Marseille, ainsi que de nombreux autres organismes.

En 1886, Eugène est président de l'Académie des sciences, lettres et arts de Marseille et de la société d'économie sociale.

En 1898, il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques.

Il meurt le 20 juin 1915, à 71 ans.


avocat marseille économiste financier homme lettres
STATUE EUGENE ROSTAND
Par Charles Delanglade — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=72762916



Voici le proverbe du samedi 20 juin 2026 :


NEKEZ AURKI DEZAKEGU ZORIONA GUHAUREN BAITAN, SEKULAN EZ BERTZEAN.

Nous trouvons difficilement le bonheur en nous-même, jamais chez l'autre.



pays basque autrefois religion pèlerinage mendiant
JESUS-CHRIST AVEC CROIX ET BUIS
APPORTE DANS CHAQUE MAISON LA PAIX ET LE BONHEUR



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE CAMPAGNE POUR "L'ARC-EN-CIEL" À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN SEPTEMBRE 1928 (troisième partie)

 

UNE CAMPAGNE POUR "L'ARC-EN-CIEL" À BIARRITZ EN 1928.


Le Couzinet 10, connu sous le nom d'Arc-en-ciel, a été le premier vol de l'aviation moderne.



aviation 1928 pays basque labourd transports
AVION L'ARC-EN-CIEL
PILOTE DROUHIN



Ce monoplan en bois, avec un moteur Hispano-Suiza de 180 chevaux, a été construit pour réaliser la traversée des océans.



Le 7 mai 1928, René Couzinet et Maurice Drouhin ont décollé de l'aérodrome d'Orly pour leur vol inaugural, mais l'avion s'est écrasé lors d'un vol d'essai le 8 août 1928, entraînant la mort de Maurice Drouhin et la blessure du mécanicien Georges Lanet.



Malgré cet incident tragique, l'Arc-en-ciel a été reconstruit et a effectué son premier vol en février 1932, marquant un tournant dans l'histoire de l'aviation.



Voici ce que rapporta au sujet de cet avion le quotidien la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du 

Pays basque, le 27 septembre 1928, sous la plume de R. Cazal :



"Nos interviews.

M. René Couzinet.



aviation 1928 pays basque labourd transports
AVIATEUR RENE COUZINET



Un grand garçon, aux traits réguliers, dont les yeux calmes et francs regardent en face, dont l'expression révèle une volonté peu commune.



Que dire qui déjà n'ait été dit ou ne sera dit bientôt par quelqu'un de plus autorisé ?



Volontiers, devinant sans doute une sympathie spontanée sous la curiosité professionnelle, il se prête au jeu d'une interview qui voulait être un peu fantaisiste et qui bien vite devient passionnée... en aurait-il pu être autrement ?


— Comment est née en vous la vocation ?


— Sait-on jamais ? Ma mère prétend que pendant les mois de vacances, à Préfailles, petite plage près de Saint-Gildas, je sautais de la digue sur le sable en étendant au long des bras les pans de ma pèlerine dont je faisais des ailes, m'entêtant à planer ; mais ce jeu était familier à tous les enfants de la plage, filles et garçons de six à huit ans, et il serait audacieux de prétendre trouver là l'indice d'une vocation.


"Plus tard, j'eus des démêlés sérieux avec un grand cerf-volant rouge dont le lancer était laborieux et me mettait en nage et dont l'attrait me faisait souvent manquer la classe ; ma pauvre maman, en soucis perpétuels pour ces raisons, grondait, menaçait, mais que pouvaient les pauvres femmes dont les maris faisaient la guerre ?


C'est, à vrai dire, à l'Ecole primaire de Chantonnay que pour la première fois, j'eus le sentiment de ce que serait ma vie. Elève de troisième année, j'avais lu dans "Science et Vie" le récit de l'expérience de Poulain avec son aviette. Je voulus avoir la mienne et j'en construisis une dont la conception fut tout à fait logique et normale mais qui ne vola jamais, et pour cause, puisque je ne pus me procurer le moteur électrique qui devait l'animer.



aviation 1928 pays basque labourd transports
GABRIEL POULAIN ET SON AVIETTE 1921
BNF AGENCE DE PRESSE MEURISSE


La modeste école de Chantonnay nous envoya, un camarade et moi, à l'Ecole avec le numéro 2, à dix-sept ans. Le camp d'aviation d'Avrillé est à quatre kilomètres d'Angers. J'y sautai au premier jour de liberté et désormais, tous les dimanches, je tournais autour des avions.


Trois mois après mon entrée à l'Ecole je voulus la quitter pour me donner tout entier à l'aviation ; je dus céder à l'autorité paternelle et continuer mes études.


Pendant les vacances, tout seul je construisis un petit avion. N'ayant ni atelier ni établi, je l'arrangeai d'une salle de classe de l'école où mon père est instituteur. Comme ma petite aviette, dut dormir mon petit avion, faute de moteur.


Plus familiarisé avec l'avion lors de ma deuxième année d'Angers, mais n'ayant pas fait de pilotage, je me rendais compte que le palonnier commandé par des réflexes qui ne sont pas normaux est un facteur de difficultés. Je me mis à chercher, pour la direction, un système de volant, pour lequel je pris un brevet en décembre 1922 ; j'avais 18 ans. Ce volant fut construit aux Arts et Métiers et envoyé au Salon de l'Aéronautique de 1922. Je m'échappai d'Angers, ayant grossi ma bourse de l'argent spontanément offert par mes camarades pour aller voir mon volant. Quelle déception ! Je ne le trouvai nulle part et malgré toutes les recherches entreprises, il ne fut jamais retrouvé.


Jusque-là un inventeur m'apparaissait comme une créature surhumaine, inaccessible ; désormais j'eus moins de timidité et je me mis à étudier l'hélicoptère. Je fis passer quelques articles dans "l'Ouest" d'Angers et pensai vendre le brevet d'une premier hélicoptère pour pouvoir, avec l'argent reçu, construire l'objet d'un second ; à ce moment aussi je songeai à concourir pour le prix de l'Air Ministry anglais.


Tous ces projets étaient prématurés. Je voulus encore démissionner d'Angers ; ne pouvant convaincre mon père, je fis la forte tête et ne répondis pas aux interrogations. Le 1er juillet 1923, j'envoyai enfin cette démission.


Mes parent étaient consternés. Je m'aperçus vite que la vie, c'était quelque chose de difficile et de compliqué et j'étais bien embarrassé quand je reçus une lettre de Gaston Vidal, sous-secrétaire de l'Enseignement technique, me donnant de vrais conseils de père de famille et m'engageant à retourner à Angers pour ma troisième année.


Je me rendis, et cette dernière année, où on étudie surtout la mécanique et l'électricité, où dominent les travaux pratiques, me plut infiniment.


Pendant les dernières semaines je me donnai tout entier à l'étude des turbines à gaz et pendant les trois mois de vacances précédant mon entrée à l'Ecole supérieure aéronautique de Paris, j'allai aux usines de Fivos-Lille étudier les turbines à vapeur comme simple ouvrier.


C'est alors que je compris que pour réussir auprès du public, c'est-à-dire pour avoir quelque chance de trouver des capitaux pour des réalisations nouvelles, il fallait d'abord apporter une amélioration à quelque chose d'existant, faire faire un "progrès" à une question qui déjà passionne l'opinion et je me mis à chercher.


J'étudiai sans trêve et fis pendant un an de nombreuses maquettes d'ailes et d'avion.


Pendant la période de mon service militaire à Chartres, à Avor, au Bourget, je pus faire l'essai de mes maquettes aux tunnels aérodynamiques de St-Cyr et d'Eiffel. C'est là que se mesurent toutes les forces et les résultats du tunnel permettent de calculer l'avion.


C'est en août 1926 que se place la tentative de Fonck pour la traversée de l'Atlantique.



aviation 1928 pays basque labourd transports
RENE FONCK ET IGOR SIKORSKY
AVANT LA TENTATIVE DE TRAVERSEE DE L'ATLANTIQUE 1926


Traverser l'Atlantique !


Le voilà le problème nouveau, la voilà la réalisation nouvelle.


Mais il fallait poser le problème et trouver la solution pour que l'avion s'adapte à la traversée de l'Atlantique et non pas espérer que l'Atlantique s'adaptera aux conditions de l'avion.


L'exploit de Lindbergh est merveilleux, surnaturel ; il eut pour lui deux facteurs précieux : le temps et la chance, il fut prédestiné.




aviation 1928 pays basque labourd transports
CHARLES LINDBERGH
ET SA TRAVERSEE DE L'ATLANTIQUE 21 MAI 1927


L'exploit de Byrd est plus humain, plus raisonné, plus scientifique. Byrd avait trois moteurs et un équipage.


Mon avion aura aussi trois moteurs et ces moteurs seront accessibles en vol. Voilà le principe essentiel de l'accessibilité.


Un de mes camarades trouva la mort à Créteil en janvier 1927 dans des conditions affreuses : après dix minutes de ratés son avion s'écrasa sur le sol. L'enquête révéla que seul le couvercle d'une cuve était dévissé. Une vie confiée à un tour de clé à un joint qui saute, non, cela n'est pas admissible.


Remarquez que tous les accidents proviennent de ces choses infimes et non du moteur lui-même : pannes de bougie, de magnéto, de carburateur... des riens qui amènent des catastrophes.


Mon avion a été étudié au point de vue de la "finesse" ; on appelle ainsi le rapport existant entre les deux forces contraires, la poussée et la traînée. L'Arc-en-Ciel notait 15 ; c'est dire que son rayon d'action était très augmenté en le considérant comme avion de raid, c'est dire que, considéré commercialement, il supporterait une plus forte charge utile et pourrait abaisser le prix des transports.


Au point de vue constructif j'ai voulu l'homogénéité. Les matériaux ne réagissent pas tous de la même façon ; les déformations permanentes ne sont pas les mêmes sous les mêmes efforts. En n'employant qu'un seul matériau tout l'appareil travaille ensemble de façon identique. J'ai choisi le bois pour plusieurs raisons : meilleur marché, outillage prêt, possibilité d'aller vite et puis aussi parce que appareil prototype, mon avion pourrait être ainsi plus facilement modifié dans les détails en cas de nécessité.


Pour résumer tout ceci, trois moteurs accessibles, finesse, homogénéité, voilà ce que je veux pour l'appareil.


La question "équipage" est importante. L'avion est le navire de l'air où chacun doit avoir une fonction déterminée ; il faut que chacun ait son rôle à bord.


Je veux deux pilotes qui pourront se relayer toutes les six heures ; un navigateur, un radiotéléphoniste, un mécanicien ; un sixième passager pourra y trouver place.


Ces six personnes devront être à l'aise dans la cabine qui doit être confortable : pour que le succès soit certain, il faut que le moral soit bon.


Pour demander à des hommes un effort anormal, il ne faut pas, par surcroit, les mettre dans un état anormal ; la question des w.-c. n'est pas négligeable, elle permet de supprimer les piqûres ; l'installation des couchettes est aussi importante qui permet aux membres de s'allonger, de se délasser.


Pour créer mon avion, j'ai travaillé des jours et des nuits, après la traversée de Lindbergh et celles de Chamberlin et de Byrd surtout. J'espérais pouvoir réaliser, mais je n'avais pas d'argent.


Le propriétaire de mon hôtel, ancien aviateur de guerre, Mallet, me donna ses économies : 50 000 francs.


J'osai la mise en chantier, chez Letord, espérant un miracle, des miracles, qui se sont réalisés au fur et à mesure des échéances. L'argent arrivait-il, 120 ouvriers travaillaient sur le chantier où ils étaient 12 à peine aux moments de disette.


J'avais la foi qui soulève les montagnes, cette foi qui demeure tout entière indéfectible, mais je n'aurais plus les '"audaces pécuniaires", (si je puis sire ainsi), de ma très grande jeunesse, de mon enthousiasme, le malheur m'a mûri très tôt, la perte de mon Arc-en-Ciel, de tous mes espoirs et surtout celle de mes amis, de mes frères."


Le jeune et beau visage se durcit pour retenir les larmes qui embuent les yeux.


Dans tous les détails il me raconte le dernier vol de l'Arc-en-Ciel, je revis avec lui le drame rapide, l'épouvante de la dernière minute, et je pleure...


— Mais il faut se reprendre, Sursum Corda ! L'avenir est aux vivants. Il faut refaire cet appareil logique, rationnel, définitif.


Il le faut pour la France, pour l'humanité qui vaincra une fois de plus. Il faut qu'au printemps prochain l'Arc-en-Ciel de Biarritz parte pour le beau voyage, le voyage où l'espace et les vents seront maîtrisés. Cela, vous le voudrez tous, comme le veulent Couzinet, Le Brix, Manuel, Gianoli, tous ceux qui ont connu, aimé, le premier Arc-en-Ciel, tous ceux qui ont la foi et l'espérance.



aviation 1928 pays basque labourd transports
AVION ARC-EN-CIEL DE COUZINET

Que naisse et vive l'Arc-en-Ciel-Biarritz !"




A suivre...




(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et René Couzinet - Alchetron, L’Encyclopédie Sociale Libre)





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vendredi 19 juin 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 19 JUIN 2026 SAINTE JULIENNE ET SAINT ROMUALD ET SAINT GERVAIS - HUR

PROVERBE DU 19 JUIN 2026 (SAINTE JULIENNE) (SAINT ROMUALD) (SAINT GERVAIS) (HUR).



JULIENNE : Julienne Falconieri, naît en 1270 à Florence (Toscane, Italie).




religion catholique saint sainte julienne
19 JUIN SAINTE JULIENNE FALCONIERI


Julienne est une religieuse italienne de la fin du 13ème et du début du 14ème siècle, considérée comme sainte par l'Eglise catholique.

Attirée par la sainteté des premiers frères de l'Ordre des Servites de Marie, Julienne se consacre au Seigneur et se donne tout entière à la pénitence, à la contemplation et aux ouvres de charité.

Julienne revêt l'habit de Mantelées et adopte ce genre de vie et l'esprit des Servites.

Julienne est considérée comme la fondatrice des Soeurs et des Moniales de l'Ordre des Servites de Marie.

Julienne est également la sainte patronne des membres Séculiers servites (hommes et femmes) de l'Ordre.

Julienne meurt le 19 juin 1341 à Florence.

Julienne est béatifiée le 8 juillet 1678 par le pape Innocent XI, et canonisée le 16 juin 1737 par le pape Clément XII, en même temps que Vincent de Paul, Jean-François Régis et Catherine de Gênes.





ROMUALD : Ce noble italien de Ravenne, en Italie, naît vers 950.

Romuald devient moine bénédictin aux environs de l'An Mil. 

Romuald de Ravenne fréquente l'abbaye de Cuxa, près de Perpignan et participe au renouveau de l'Eglise.



religion catholique saint sainte romuald
19 JUIN SAINT ROMUALD


Attiré par la vie d'ermite, Romuald fonde un monastère original en Toscane, l'ordre camaldule, qui alterne la vie en communauté (cénobitisme) et la solitude (l'érémitisme).

Romuald meurt le 19 juin 1027.

Romuald est un saint thaumaturge, invoqué contre les troubles psychiques.




GERVAIS : Gervais et Protais, sont jumeaux et deux saints martyrs du début de l'ère chrétienne, sous le règne de l'empereur Néron.



religion catholique saint sainte gervais protais
19 JUIN SAINT GERVAIS ET SAINT PROTAIS

Ce sont les fils de saint Vital de Ravenne et de la bienheureuse Valérie.

Les deux frères, après avoir donné tous leurs biens au pauvres, rejoignent le martyr Saint Nazaire qui vivait dans un oratoire à Embrun.

Ils sont conduits à l'empereur Néron qui les envoie à Milan chez le général Astase afin d'obtenir la bénédiction des dieux païens.

Protais et Gervais ayant refusé, Astase les fait tuer, en 57.



religion catholique saint sainte gervais protais
19 JUIN SAINT GERVAIS ET SAINT PROTAIS



HUR : Ez da berdin "hurbiltasuna"adieraztea edo lurraren lehengaia.

(...) hur adb. Hurbil, hurran Bilbotik hur dagoen herri batean. Gero eta hurrago. Zenbat gauaren hurrago, hainbat nasaiago dantza bakoitza (...)

(...) Ezta inondik ere Iruñerriko kutsua isatsi bazitzaion ere, ez zuen etxe aldamenekoa galdu, ezta hurrik eman ere hurbiltzeko ere hur (...)





Un décès du 19 juin : Daniel Baud-Bovy.



écrivain poète historien photographe suisse charles-blanc boissonnas
PORTRAIT DE DANIEL BAUD-BOVY 1906



Né le 13 avril 1870 à Genève (Suisse) - Mort le 19 juin 1958 à Genève (Suisse).

Daniel est un écrivain, historien d'art et photographe suisse.

Fils du peintre Auguste Baud-Bovy, il acquiert à Paris l'essentiel de sa formation artistique et littéraire et y fréquente le milieu symboliste.

Personnalité du monde de l'Art en Suisse, il es conservateur du Musée Rath, directeur de l'école des beaux-arts de Genève (de 1908 à 1919), président de la Commission fédérale des beaux-arts, correspondant artistique de la Revue encyclopédique.

Poète, auteur de nombreux romans, nouvelles souvent illustrés par ses amis peintres et de pièces de théâtre pour enfants, il a également une importante activité de critique et d'historien d'art.

En 1896, Daniel épouse Jeanne-Catherine Barth, avec laquelle il aura un fils.

En 1913, il accomplit la première ascension connue du Mont Olympe en compagnie de Christos Kakalos et de son compatriote Frederic Boissonnas.

En secondes noces, il épouse en 1933 Aline-Thékla Nachmann, née Mayer.

Il obtient le prix Charles-Blanc de l'Académie française en 1905, en 1911 et 1936.

Daniel meurt le 19 juin 1858, à 88 ans.



écrivain poète historien photographe suisse charles-blanc boissonnas 19ème 20ème siècle
ECRIVAIN DANIEL BAUD-BOVY



Voici le proverbe du vendredi 19 juin 2026 :


AITA-SEMEAK TABERNAN DAGOZ, AMA-ALABAK JOKUAN, ARROPA ZARRA EZTA FALTAKO ETXEKO KAKOAN.

Le père et le fils à la taverne, la fille et la mère jouant aux cartes, le porte-manteau ne manquera pas de vêtements usés.



pays basque autrefois chanteurs oskorri taverne
AITA SEMEAK d'OSKORRI




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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L'ÉLECTION DE MAULÉON EN SOULE EN PAYS BASQUE DE SEPTEMBRE 1889 (deuxième partie)

 

L'ÉLECTION DE MAULÉON DE SEPTEMBRE 1889.


En 1889, les 22 septembre et 6 octobre, ont lieu, en France, des élections législatives, et au Pays Basque, la lutte est acharnée entre les Républicains et les Conservateurs.



pays basque autrefois elections politique
LA RAGE DES ELECTIONS
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet le Journal Officiel, le 22 décembre 1889 :



"Chambre des Députés.

Extrait du Journal Officiel du 22 Décembre 1889.

Rapport par M. Goirand au nom du 8e Bureau sur l'élection de l'Arrondissement de Mauléon (Basses-Pyrénées).

Séance du 21 Décembre 1889.


... Canton de Saint-Jean-Pied-de-Port (suite)



Dans la commune de Mendive, l'abbé Gracy, vicaire à Saint-Jean-Pied-de-Port, a prononcé le 1er septembre 1889 un sermon que sept électeurs, dont les signatures sont légalisées, résument ainsi dans leur protestation :


"Le moment est venu d'être blanc ou rouge, de montrer qu'on est pour le diable ou le bon Dieu. Un chrétien doit voter pour un blanc ; en votant pour un rouge, il commet un péché mortel. N'entendez-vous pas la voix de votre saint patron qui vous crie : Soyez courageux et fermes, imitez les premiers chrétiens, montrez que les Basques n'ont pas dégénéré et ne craignez pas la guerre que nous déclarent les méchants. Les gens d'église ont su, en bien des circonstances, soutenir et revendiquer leurs droits ; ils ont toujours triomphé de leurs ennemis et il en triompheront avec l'aide de Dieu jusqu'à la fin des siècles.


Le 8 septembre un nouveau prêtre basque qui, en ce moment, est professeur à Paris a appelé Harguindeguy conseiller municipal et lui a dit à la sortie de la messe :


"J'ai appris que vous êtes promis aux républicains ; ne craignez-vous pas de pécher en votant pour le rouge ? — Il me semble que je serais plus coupable si je manquais à la parole donnée, a répondu Harguindeguy.


Le 14 juillet 1889, M. Inda, notre desservant, annonçait déjà la chute de la République à la suite des élections législatives, à la brigade des douanes de notre commune."



Corruption. — Les mêmes protestations signalent les faits suivants :



Commune de Ahaxe— Dans la commune de Ahaxe, pendant la période électorale, le curé Oyhenart a donné de si nombreux dîners et soupers, que sa maison pouvait être considérée comme un hôtel à l'usage des réactionnaires.



Commune d'Esterençuby. — Dans la commune d'Esterençuby, des offres importantes d'argent ont été faites par les agents de M. Etcheverry, pour obtenir des voix, et les électeurs ont été brutalement violentés par eux. De gros propriétaires ont menacé leurs métayers de les mettre à la porte s'ils ne votaient pas pour le candidat réactionnaire. Ils les ont contraints à voter en présence de deux témoins.



Vient ensuite la grande question des débiteurs. Les mêmes agents, parlant au nom d'une grande maison de commerce qui embrasse toutes les communes, menacent en son nom les débiteurs d'avoir à voter pour M. Etcheverry sous peine d'être obligés de régler leurs comptes dans le délai de trois jours. Pour donner plus de poids à leur mission, ils annoncent que le notaire sera là pour voir ce que fait chaque électeur.

pays basque autrefois elections politique soule 19ème siècle
LOUIS ETCHEVERRY
DEPUTE BASSES-PYRENEES 1890


En effet, le jour de l'élection, le notaire arrive sur les lieux dès la première heure, à l'ouverture du scrutin. On voit alors le triste spectacle des électeurs terrifiés qui n'osent pas avancer et qui se tiennent par groupes à distance. Mais les agents qui ont ainsi préparé le terrain et qui entourent le notaire se détachent comme à un mot d'ordre et vont signifier aux débiteurs d'aller au scrutin déposer le bulletin portant le nom de M. Louis Etcheverry, qu'ils leur remettent à l'heure même, et ces agents ne les quittent plus jusqu'à l'urne.



Les signataires de ces protestations, ainsi que de celles d'un caractère général que nous n'avons pas cru devoir analyser, sont au nombre de 127.



A ces protestations, M. Etcheverry oppose 12 contre-protestations revêtues de 115 signatures.



Dans ce canton, le candidat républicain a perdu 154 voix sur l'élection de 1887, tandis que le conservateur en a gagné 264.



Canton de Mauléon.



Dans le canton de Mauléon, l'ingérence du clergé paraît avoir été moins vive.



Cependant, dans la commune d'Aussurucq, une protestation signée de sept électeurs (signatures légalisées) affirme le fait suivant :


Le desservant de la commune d'Aussurucq, dans deux sermons des 23 juin et 1er septembre, s'exprime ainsi :


"La religion est persécutée plus que jamais, et par qui ? Par les lois actuelles et par ceux qui font ces lois. Or bientôt arrive le moment de choisir ces hommes ; aussi je vous conseille, si vous n'avez pas assez de jugement vous-même pour faire un bon choix, de consulter les hommes qui aiment la religion et qui défendent ses intérêts."



Le nommé Elhory (Jean), meunier, exploitant un moulin appartenant au sieur Sagaspe, a été menacé par ce dernier d'être congédié s'il venait à voter pour M. Berdoly ; cette menace a été renouvelée le jour des élections, et le nommé Elhory ayant déclaré — ce qu'il a fait — voter pour M. Berdoly, Sagaspe a signifié le congé à Elhory par ministère d'huissier.



En outre, le nommé Gette (Jean) a formulé la même menace au sieur Lago (Pierre), également meunier à Aussurucq. Celui-ci, qui ne peut signer, affirmerait cependant le fait s'il le fallait. Il faut cependant ajouter que le sieur Lago n'a point voté pour ce fait, étant décidé réellement à voter pour M. Berdoly.



Ces faits ressortent de 6 protestations revêtues de 149 signatures dont la plupart non légalisées.



M. Etcheverry oppose à cette protestation une contre-protestation signée de 33 électeurs. M. le curé, y est-il dit, n'a jamais fait allusion aux élections qu'une fois pour recommander de voter en conscience. Le sieur Elhory, meunier, n'a été renvoyé que parce qu'il ne payait pas ses loyers et non pour cause politique. — Le sieur Lago n'a jamais été expulsé ; il occupe encore son moulin.



Dans ce canton le candidat républicain a perdu 105 voix sur l'élection de 1887, le conservateur en a gagné 391.



Canton de Baïgorry.



— Dans le canton de Baïgorry au contraire, sept protestations ont été signées dans sept communes différentes.



Trois électeurs des Aldudes, dont les signatures ne sont pas légalisées, témoignent des faits suivants :


"Dans la nuit du 21 au 22 septembre et les nuits précédentes les agents réactionnaires sont allés prendre le mot d'ordre au presbytère.


Voici les recommandations que les agents devaient faire :


1° Dire aux électeurs que tout ce que contient la brochure Aldude-Urepèle est faux ;

2° Lire ou donner connaissance de la note de l'Escualduna (Poursuites contre le sous-préfet) ;

3° Dire que le maire vote pour les blancs et qu'il est d'accord avec le curé.


L'un des vicaires aurait tenu le langage suivant : "Je sais que je serai suspendu ; mais cela m'est égal ; j'ai de quoi vivre chez moi."


Le même abbé a eu une scène des plus violentes, à la sacristie de l'église d'Emassou, avec un électeur de la commune.


Le 22 septembre, afin d'empêcher les électeurs de se retirer, le curé retarda d'une demi-heure la messe basse (7h. au lieu de 6 h. 1/2). De cette façon les électeurs n'avaient pas à attendre l'heure de l'ouverture du bureau.


C'est le curé qui, le matin et le soir, crie à tue-tête à la place : "Il est huit heures ! Il est six heures !..." pour annoncer l'ouverture et la fermeture du bureau.


C'est le curé qui a envoyé une voiture chercher un paralytique.


Pendant toute la journée du 22 septembre, le presbytère est transformé en cabaret. Les agents y sont continuellement.


Depuis longtemps le curé transformait ses sermons en attaques directes contre toutes les lois votées par les Chambres, attaques contre l'obligation scolaire, le service militaire, l'enseignement sans Dieu, etc., etc."




A suivre...






(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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