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dimanche 1 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 1ER FÉVRIER 2026 SAINTE ELLA ET SAINTE BRIGITTE - ILAZKI

 

PROVERBE DU 1ER FÉVRIER 2026 (SAINTE ELLA) (SAINTE BRIGITTE) (ILAZKI).



ELLA : Ella Fitzpatrick est l'épouse en 1198 de Guillaume Longue-Epée, fils batard du Roi Henri II Plantagenêt et demi-frère du Roi Richard Coeur de Lion.



religion catholique saint sainte ella
1ER FEVRIER SAINTE ELLA


Son époux étant infidèle, Ella est néanmoins indulgente pour son inconduite.

Après la 3ème croisade, Ella entraîne son mari sur la voie de la vertu.

Devenue veuve, Ella se place sous la direction de saint Edmond et fonde l'abbaye de Laycock avant de mourir en 1261.



BRIGITTE : Sainte Brigitte d'Irlande ou Brigitte de Kildare naît en 451 à Faughart (Louth, Irlande).



religion catholique saint sainte brigitte
1ER FEVRIER SAINTE BRIGITTE D'IRLANDE

Son père veut la marier mais Brigitte fait voeu de virginité.

Brigitte se construit une cellule dans un gros chêne, avec plusieurs femmes qui la prennent pour mère.

Brigitte fonde ainsi un couvent qui adopte la règle de saint Césaire et qui est le premier couvent double d'Europe, regroupant moines et moniales.

Brigitte meurt vers 525 à Kil Dara (Irlande) et est enterrée à Downpatrick avec les saints Patrick et Columcille, qui sont les deux autres saints patrons de l'Irlande.



religion catholique saint sainte brigitte
1er FEVRIER SAINTE BRIGITTE D'IRLANDE


ILAZKI Sinesmen zaharraren arabera hilen (hildakoen) arimak argitzen ditu eta horren sinboloa argizaiena izan daiteke. J.M. Barandiaranen hiztegi mitologikoa.

(...) Ilazki - Zaraitzu (N) aldeko hitz honek "ilargia" adiera du. Honela esan ohi da. "Ilazki amandrea zeruan zer berri ?". Zenbait tokitan Marigorri ezizena du. Ikus ilargi. - - (...)

ILARGI : Ilargia edo ilazkia gaueko argizagi nagusia da. Euskal mitologian emea da : "Ilargi amandre santua, Jainkook bedeinka ; nere begi ederrak gaztik ez deiola ; ikusten duen guzik hala esan deiola" (Zerain, G.). Erromatarren garaian jainkotzat hartzen zen, Santakara (Nafarroa) herrian aurkitutako eskaintza harri batean ikus daitekeen bezala. Gorbeia inguruan Eguzkia eta Ilargia senar-emazteak direla esaten da. Aldaerak : IlargiñeIlazki Ilazkiñe.


Une naissance du 1er février : Hugo Laurenz August Hofmann von Hofmannsthal.



écrivain autrichien poète essayiste dramaturge librettiste
ECRIVAIN HUGO VON HOFMANNSTHAL
VERS 1893




Né le 1er février 1874 à Vienne (Autriche) - Mort le 15 juillet 1929 à Rodaun (Autriche).

Hugo est un écrivain autrichien, poète, essayiste, dramaturge et librettiste, considéré comme l'un des plus importants représentants du "modernisme viennois", faisant partie du mouvement littéraire et artistique Jeune Vienne.

Il est aussi cofondateur du Festival de Salzbourg.

Il est issu d'une famille noble, dont la fortune a été fortement réduite dans la Grande Dépression à la suite de la crise bancaire de 1873.

Il publie ses premiers poèmes à l'âge de 16 ans sous le pseudonyme de "Loris".

Cette précocité littéraire, ainsi que son abandon ultérieur de la forme poétique, font comparer Hugo à Arthur Rimbaud.

Il fréquente le groupe Jeune Vienne.

A 17 ans, il rencontre le poète allemand Stefan George au Café Griensteidl (ils se brouillent dès 1902, et définitivement en 1906) et voit ses poèmes paraître dans les Feuilles pour l'Art, revue littéraire que George dirige et dont souhaite faire l'instrument d'une renaissance de la poésie allemande.

Durant l'été 1892, il voyage en Provence avec son précepteur Gabriel Dubray.

A la rentrée 1892, Hugo commence des études de droit, tout en publiant la même année un drame lyrique La Mort du Titien et en 1893 Le Fou et la Mort.

En 1894, il voyage en Suisse et en Italie du Nord et écrit dans journaux et revues.

En 1895, il s'oriente vers des études en langues romanes à l'Université de Vienne.

Il présente un mémoire sur la langue des écrivains de la Pléïade.

En juin 1901, il épouse Gertrud Schlesinger, avec laquelle il aura 3 enfants.

A sa sortie de l'université en 1901, Hugo renonce à soutenir une thèse (pourtant écrite) sur Victor Hugo et choisit de poursuivre sa carrière littéraire déjà bien entamée.

Sous l'influence des nouvelles techniques de psycho-analyse de Freud et des écrits de Nietzsche, il va désormais se concentrer sur des thèmes antiques, élisabéthains ou de la tradition catholique.

Il rencontre en 1906 le compositeur Richard Strauss avec lequel il va collaborer pour écrire plusieurs livrets d'opéra.

En 1912, il adapte Everyman une pièce anglaise du XVe siècle, sous la titre Jedermann (Chaque homme).

Avec l'aide de Max Reinhardt, Hugo fonde en 1920 le désormais célèbre Festival de Salzbourg, où il fait jouer régulièrement Jedermann.

Il meurt le 15 juillet 1929, à 55 ans, terrassé par une attaque au moment où il allait prendre la tête du cortège de son fils cadet, Franz, suicidé 2 jours auparavant.

Son oeuvre est importante dans les domaines de la poésie (poèmes, drames lyriques, contes), de la prose (essais), du théâtre et de l'opéra (en tant que librettiste).




écrivain autrichien poète essayiste dramaturge librettiste
ECRIVAIN HUGO VON HOFMANNSTHAL



Voici le proverbe du dimanche 1er février 2026 :


OTSAILA, LABURRENA ETA TXARRENA.

Février, le plus court des mois et le pire à la fois.



mois calendrier février strasbourg
MOIS DE FEVRIER
CATHEDRALE DE STRASBOURG


(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/ et Hofmannsthal im Atelier des Malers Rudolf Konopa, mit Stift und Papier am Schreibtisch sitzend, im Halbprofil :: Freies Deutsches Hochstift / Frankfurter Goethe-Museum :: museum-digital:goethehaus)




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UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE EN 1940 (deuxième partie)

 

UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE.


Depuis des siècles, il y a des pêcheurs au Pays Basque.



pays basque autrefois pêche baleine morue
TERRE-NEUVAS 1941
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet Madame Maxime Dégros dans le Bulletin de la Société des 

sciences, lettres & arts de Bayonne, en juillet 1940 :



"La grande Pêche Basque des origines à la fin du XVIIIe siècle.



... Les relations avec l'Espagne. — Les premiers voyages.



En même temps qu'ils pêchaient dans le golfe de Gascogne, les Basques se portèrent sur les côtes d'Espagne, allant chercher les animaux au-delà même du Cap Finistère ; ce fut visible très longtemps par des traces de tours et de fours établis sur le littoral.



Il semble que de très bonne heure, de Bilbao à Bayonne, tout habitant était pêcheur, alors qu'aucun indice ne permet de dire que d'autres populations françaises aient pris part à la pêche des baleines.



Basques français et espagnols étaient mêlés dans ces entreprises maritimes, ils étaient de la même race, et entre eux, il n'était pas question de frontière territoriale, aussi est-il impossible de distinguer la part respective de chaque population dans le haut Moyen-Age.



Pendant tout l'Ancien Régime, les Basques restèrent unis par tout ce qui concernait la pêche, tant celle de la baleine que celle de la morue. Matelots espagnols et français furent souvent enrôlés sur les mêmes bateaux. Lorsque, et cela arriva fréquemment, la France et l'Espagne étaient en guerre, les Basques des deux nations continuaient la pêche en bonne camaraderie ; ainsi le 21 décembre 1353, marins biscayens et bayonnais s'interdirent réciproquement prises de marchandises et tout autre dommage, et cet accord fut confirmé le 9 juillet 1354.



Non seulement les guerres n'interrompirent pas les voyages en commun, mais même quand le trafic entre les deux pays était interdit il y eut, grâce à des traités de bonne correspondance, ancêtres de nos accords commerciaux, des dérogations pour tout ce qui concernait les produits de la pêche. Un arrêt du conseil des finances du 7 Août 1604 autorise les habitants de la côte d'Hendaye à Capbreton à débiter leur poisson en Espagne, malgré un récit édit interdisant les relations commerciales entre les deux pays "pourveu néantmoings qu'en allant à la pêche, ils ne mènent aucunes denrées et marchandises de ce royaume en Espagne ny pareillement à leur retour d'Espagne en ce royaume."



En 1639 on accorde à Bayonne l'autorisation de vendre les morues de sa pêche en Espagne. Le 4 Juillet 1653 Louis XIV, par lettres patentes, ratifia les accords de bonne correspondance passés entre le Labourd et le Guipuzcoa, où l'on convenait que, moyennant passeports réciproques, aucun des deux gouvernements ne saisirait les barques de l'autre et qu'ils pourraient faire entrer l'un chez l'autre toutes sortes de marchandises, sauf des minutions.



Plusieurs fois ces traités de bonne correspondance furent renouvelés (1667-1675-1690-1719).



Non seulement les Basques, français et espagnols, restèrent toujours unis pour ce qui concernait la pêche, mais ils se rendirent des services réciproques quand l'une des deux nations était en guerre avec une troisième. Ils allèrent même en quelque sorte jusqu'à se prêter leur nationalité ; c'est ainsi qu'en 1711 pour échapper plus facilement aux Anglais, les vaisseaux baleiniers et morutiers français arborèrent le pavillon espagnol ; à d'Aguesseau qui s'en étonnait on répondit que les Basques "n'avaient point hésité de composer l'équipage d'un vaisseau meslé des sujets des deux couronnes et d'obéir au capitaine de la nation du pavillon qu'on avait arboré et estimé le plus convenable suivant les occurrences pour assurer leur commerce..."



Cet accord entre les provinces basques de part et d'autre de la frontière n'excluait pas quelques rivalités locales. Pêcheurs d'Hendaye et de Fontarabie, par exemple, vivaient presque constamment en mauvaise intelligence, et quand une baleine entrait dans l'estuaire de la Bidassoa, sa capture donnait lieu à des disputes sanglantes ; mais en fait les bonnes relations dominèrent dans les rapports entre les pêcheurs des deux nations. 



La pêche côtière se poursuivit, en déclinant, jusqu'à la Révolution, les baleines ne venant plus que rarement jusqu'à la côte. On possède encore en date du 6 Septembre 1783, le compte des frais faits par un certain Harismendy pour acheter les ustensiles nécessaires à l'équipement de deux chaloupes qui pêchaient dans le golfe.



La pêche n'avait été très brillante que jusqu'au XVe siècle ; malgré cela poussés par le goût de l'aventure quelques pêcheurs s'étaient enhardis bien avant à aller à la recherche des baleines. Ils remontèrent l'Atlantique jusqu'en Irlande, passèrent en Ecosse où ils pêchèrent les premières morues.



Il est impossible de préciser à quand remonte leur premier voyage, mais il est certainement antérieur au XIVe siècle.



C'est en poursuivant encore leurs expéditions pour découvrir le repaire des baleines qu'ils se trouvèrent un jour sur le chemin de l'Amérique.



Les Basques et la découverte de l'Amérique.

Les débuts de la pêche à Terre-Neuve.



C'est en 1512 qu'on trouve la première mention d'une pêche basque à Terre-Neuve ; il s'agit d'un capitaine bayonnais partant "à la pesque à les Terres Nabes" et en parlant comme d'une chose coutumière. Il est certain qu'à cette date l'habitude était prise d'y envoyer une flotte tous les ans ; mais de quand cette habitude date-t-elle ? en quelle année les Basques allant au-devant des baleines, abordèrent-ils le nouveau continent ? la question est importante, car il s'agit de savoir qui, en réalité, a découvert l'Amérique. Or les documents des XIV et XVe siècles manquant complètement pour y répondre, de nombreux auteurs purent donner leur avis et l'amour-propre national entrant en jeu, chacun en attribua la découverte à son pays.



Résumons brièvement les principales opinions avant de donner la nôtre.



Les Espagnols pensent que Christophe Colomb aborda le premier en Amérique en 1492, qu'Estienne Gomez découvrit les bancs de Terre Neuve en 1525 et que les Basques ne vinrent que vers 1540.



Mais Matias Echevete qui fit plusieurs voyages à Terre Neuve sur des navires français dit en 1545 être le premier Espagnol qui y soit allé.



Les Portugais attribuent les deux découvertes respectivement à Colomb et Corte Real (celle-ci au début du XVIe siècle).



gênes explorateur espagne portugal amérique
PORTRAIT PRESUME DE CHRISTOPHE COLOMB
ATTRIBUE A RIDOLFO DEL GHIRLANDAIO


C'est aux Basques, plus d'un siècle avant Colomb, qu'est due la découverte, d'après Guillaume Postel : "des Merveilles des Indes et du Nouveau Monde" 1553 ; d'après Marc Lescarbot : "histoire de la Nouvelle France" 1608 ; d'après Cleirac qui écrit en 1647 dans "Us et coutumes de la mer" : "Les grands profits et la facilité que les habitants de Capbreton prez Bayonne, et les Basques de Guyenne ont trouvés à la pêcherie des baleines ont servi de lurre et d'amorce à les rendre hazardus à ce point que d'en faire la queste sur l'océan par les longitudes et les latitudes du monde. A cet effect, ils ont cy devant équippé des navires, pour chercher le repaire ordinaire de ces monstres. De sorte que suivant cette route ils ont descouvert cent ans avant les navigations de Christophe Colomb le grand et le petit banc des morues, les terres de Terre-Neufve, de Capbreton et Baccaleos (qui est à dire morue en leur langage), le Canada ou Nouvelle France où c'est que les mers sont abondantes et foisonnent en baleines".



Deux Flamands, Corneille Wisfler et Antoine Magin pensent de même ainsi que Lamarre et beaucoup d'autres. Tous ces auteurs se basent sur des documents aujourd'hui perdus ou simplement plutôt sur la tradition.



Postérieurement, on cita pour prouver que les Basques débarquèrent en Amérique un siècle ou plus avant Colomb un mémoire datant de 1710.



Les négociants basques parlant de la pêche à M. de Planthion, syndic du Pays de Labourd, lui disent qu'"ils la commencèrent d'un temps immémorial sur les côtes de leurs propres pays, où les baleines étant devenues rares..." ils s'arrêtèrent "jusqu'à ce que l'usage du compas et de la balestrille fussent été connus." A ce moment, ils prirent la route de l'ouest "pour diriger leurs poursuites et parvenir par ce moyen au banc de Terre-Neuve où ils en trouvèrent par troupes... ils y trouvèrent aussi une quantité prodigieuse de morues... Ayant trouvé Terre neuve ils lui donnèrent le nom de Bacaillao, de celuy qu'ils y avaient déjà donné à ces poissons qu'ils avaient trouvé en si grande abondance... comme qui dirait terre de morues en leur langue"...



Ce mémoire plusieurs fois publié servit de base aux allégations de nombreux auteurs.



Il en existe cependant un autre auquel on doit plutôt se référer puisqu'il date de 1684 ; écrit par les Bayonnais pour répondre à une enquête sur le commerce entreprise par Seignelay, il attribue aussi aux Basques l'honneur de la découverte, plus d'un siècle avant Colomb qui n'aurait lui-même effectué son expédition que piloté par un Basque.



Cette idée, émise déjà par le père Fournier, fut reprise dans un mémoire de 1715 qui donne la date approximative de 1392 ; dans un autre de 1775 qui fournit celle de 1372 ; dans nombre d'autres et dans plusieurs auteurs modernes. Alphonse Sanchez de Huelva, au retour de Terre Neuve, aurait été jeté par la tempête dans l'île de Madère ; il y serait mort en 1492 après avoir livré son secret à Christophe Colomb qui l'avait recueilli et qui serait ensuite parti emmenant des marins basques dont l'un des plus célèbres : Jean de Biscaye.



Sur quels faits matériels, à défaut de précisions documentaires, ces opinions s'appuient-elles ?



En faveur des Basques, on remarque d'abord une carte de navigation, terminée vers 1500 par Juan de la Cosa, mentionnant leur passage dans les parages sud de Terre Neuve ; puis dans toutes les cartes du XVIe siècle l'île est appelée "Baccaleos", or baccaleos est le nom que les Basques donnèrent aux morues, ce qui explique très bien qu'ils l'aient donné ensuite à la région où ils en trouvèrent.



pays basque autrefois pêche baleine morue
MAPPA MUNDI
CARTE DE JUAN DE LA COSA
VERS 1500



En outre, surtout sur la côte ouest, la terminologie est basque. Cette partie de l'île était alors, suivant le mot de M. de la Roncière "un fief basque".



Voici en effet une liste des principaux vocables basques de Terre-Neuve.



Sur la côte Est : cap de Grat (gratta : lieu favorable pour y établir une pêcherie). Peritouca (les petites oies). Caruge (chapeau rouge). St Jan. Cap de Bonavista ou Bone Bise. Urrunn ou Ourrugnousse (Urrugne). cap de Raze (arraze : très proche, il faut le longer).



A l'Ouest : Capbreton, plus tard cap Anguille. Ollicillho (trou à mouches) plus tard baie de St-Georges. Barrachoa. Ophor Portu (vase à lait). Baya Ederra (Bayonne) plus tard bonne baie. Anngnachar. Barbotcilho plus tard cap Riche. Portuchoa (petit port) Anton Portu (port Antoine).



Au Sud : Sasco Portu. cap de Raye (arraico : approchez-en car les courants sont peu éloignés).



Cette nomenclature basque subsista mais les géographes francisèrent les termes originels et les altérèrent. Ophor Portu devint Port-au-port ; Portuchoa devint Port-à-Choux ou Port à Choix ; Anngnachar fut appelé Ingornachoix...



pays basque autrefois pêche baleine morue
CARTE TERRE-NEUVE 1807



Ceux qui contestent aux Basques la découverte de l'Amérique, s'appuient sur le fait que les premiers établissements bayonnais fixés à Terre-Neuve sont très postérieurs à Colomb ; mais cela ne prouve absolument rien car il put très bien y avoir des expéditions annuelles qui n'aient laissé à leur départ aucun baraquement ni aucune trace sur le rivage.



S'il nous est permis, après tous ces auteurs, de donner notre opinion, donnons-la en faveur des Basques. 



Il n'existe pas de documents mais on ne peut rien en conclure. Y en eut-il, actuellement perdus, c'est peu probable, car à moins d'avoir été détruits il y a très longtemps, bien des auteurs cités plus haut, auraient pu les connaître.



Y en a-t-il en Espagne qui n'aient jamais été dépouillés ? c'est possible. Il est possible aussi qu'il n'y en ait jamais eu car aux XIVe et XVe siècles, les marins plus que tous autres étaient illettrés. Peut-être, d'autre part, tenaient-ils à garder le secret de leur route et à ne pas consigner par écrit des renseignements qui auraient facilité les voyages des autres peuples et leur auraient enlevé le monopole de la pêche.



Deux faits sont probants à notre avis : c'est d'abord la cartographie de Terre-Neuve où nous avons vu la terminologie basque dès les premières années du XVIe siècle. 



pays basque autrefois pêche baleine morue
CARTE DE TERRE-NEUVE 1783



C'est ensuite que "Dès le premier temps auquel les Basques faisaient la pêcherie des baleines et morues dans le golfe de St-Laurent ils firent amitié avec tous les sauvages de cette contrée... et formèrent une espèce d langue franque composée de basque et de deux langues de ces sauvages par le moyen de laquelle ils s'entendaient fort bien tous," et il fallait connaître le basque pour être compris des tribus indiennes de la grande baie."



A suivre...





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NOUVEL ARRIÈRE-PLAN DE MON BLOG EUSKAL HERRIA LEHEN - PAYS BASQUE D'ANTAN

  

CHANGEMENT DE MOIS = CHANGEMENT D'ARRIÈRE-PLAN DE MON BLOG.


Comme je m'y suis engagé il y a quelques années, nous sommes le premier du mois et je change donc l'arrière-plan de mon blog.

samedi 31 janvier 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 31 JANVIER 2026 SAINTE MARCELLE ET SAINT CYR - MARKELE

 

PROVERBE DU 31 JANVIER 2026 (SAINTE MARCELLE) (SAINT CYR) (MARKELE).


MARCELLE : Marcelle est une veuve romaine qui se voue à la charité sous la direction de saint Jérôme, au 4ème siècle.



religion saint sainte catholique marcelle
31 JANVIER SAINTE MARCELLE

Née en 325, Marcelle joue un rôle majeur dans l'instauration du monarchisme féminin à Rome.

Marcelle se retrouve veuve, vers 350.

Dès lors, Marcelle et d'autres femmes, vierges ou veuves, partagent leur temps et leur argent, entre la prière et la charité.

Marcelle meurt en 410, à l'âge de 85 ans, durant le sac de Rome par l'armée d'Alaric.

Marcelle est fêtée le 31 janvier par l'Eglise catholique, et figure aussi au synaxaire des Eglises d'orient.



religion catholique saint sainte marcelle
31 JANVIER SAINTE MARCELLE


CYR : Saint Cyr d'Alexandrie est un médecin chrétien d'Alexandrie (Egypte), au 4ème siècle.



religion catholique saint sainte cyr
31 JANVIER SAINT CYR D'ALEXANDRIE

Cyr soigne gratuitement tout en évangélisant.

Il subit le martyre durant la Grande Persécution (vers 311), en compagnie de son ami, Jean d'alexandrie, et d'Athanasie avec ses 3 filles Théodotè, Théoctistè et Eudoxie.


religion catholique saint sainte cyr jean
31 JANVIER SAINT CYR ET SAINT JEAN



MARKELE : "Marcela" "Marcelle". Markel (M.)

(...) Sabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Santu Izendegia-ko Markele izena gaztelaniako Marcela-ren eta Marcial-en femenioaren aldaeratzat ematen da. Baliokideak : Marcela (gaz.) eta Marcelle (fr.) - - Marcela (...)

(...) Martzela - Latineko Marcellus-etik (Marcus izenaren txikigarria eta Klaudia leinukoen gentilizioa) dator. Santa hau Erroman jaio zen III. mendean eta bertan martirizatu zuten IV. aren hasieran. Jaieguna urtarrilaren 31n da. (...)


Un décès du 31 janvier : Bernard-Adolphe Granier de Cassagnac.



homme politique gers journaliste député bonapartiste
BERNARD-ADOLPHE GRANIER DE CASSAGNAC




Né le 11 août 1806 à Avéron-Bergelle (Gers) - Mort le 31 janvier 1880 à Couloumé-Mondebat (Gers).

C'est un journaliste et un homme politique bonapartiste.

Sa famille est issue d'une longue lignée de propriétaires forestiers.

D'abord en pension à Vic-Fezensac (Gers), à 10 ans, Bernard-Adolphe est envoyé à Toulouse pour son éducation chez son oncle Laurent-Prosper Lissagaray, entre 1818 et 1828.

Il est critique littéraire au Journal politique et littéraire de Toulouse, où il est trois fois Lauréat des Jeux Floraux de Toulouse.

En 1831, il part à Paris pour être journaliste, et collabore aux Nouvelles, à La PresseLe Journal des débats et la Revue de Paris.

Il y rencontre Victor Hugo et aussi Guizot.

Bernard-Adolphe épouse, en 1841, Rosa de Beaupin de Beauvallon, une riche créole, fille d'un riche planteur, qui lui apporte 80 000 francs de dot, avec laquelle il aura un enfant.

La révolution de 1848 le ramène dans le Gers.

Il soutient ardemment la candidature de Louis-Napoléon à la présidence de la République.

Il devient rédacteur en chef du Pouvoir.

L'empereur Napoléon III et l'impératrice Eugénie de Montijo séjournent à deux reprises dans son château du Gers et la reine d'Espagne en exil, Isabelle II, y séjournera également.

Bernard-Alphonse est député du Gers de 1852 à 1870, et devient, en 1865, commandeur de la légion d'honneur.

A la chute de l'Empire, plombé de dettes et sans protection, il est emprisonné, puis s'enfuit en Belgique.

Il redevient député du Gers de 1876 à 1880 et siège au groupe bonapartiste de l'Appel.

Il meurt le 31 janvier 1880, à 73 ans.


homme politique gers journaliste député bonapartiste
BERNARD-ADOLPHE GRANIER DE CASSAGNAC



Voici le proverbe du samedi 31 janvier 2026 :


KATTALIN-GORRI, BIHAR EKHI ALA EBI ?

Coccinelle, demain soleil ou pluie ?





pays basque animaux pluie soleil
COCCINELLES 



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)


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LA CHAPELLE SAINT-SAUVEUR À IBAÑETA À VALCARLOS EN NAVARRE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS (deuxième partie)

 

LA CHAPELLE DE SAINT-SAUVEUR À IBAÑETA.


L'antique chapelle d'Ibañeta, en Navarre, date de 1127.



pays basque autrefois religion procession navarre frontière douanes
CHAPELLE DE CHARLEMAGNE
IBAÑETA RONCEVAUX NAVARRE
BULLETIN MUSEE BASQUE N°9 1935
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta J.-B. Daranatz dans le Bulletin du Musée Basque N° 9 de 1935 :


"La Chapelle de Saint-Sauveur ou de Charlemagne à Ibañeta.




D'après M. Bédier. — Les pages consacrées par ce maître à Ibañeta et à ses établissements, sont extrêmement curieuses et intéressantes. Pour lui, ni la chapelle, ni l'hospice ne datent du temps de Charlemagne, mais ils étaient fort anciens, et remontaient "aux temps carolingiens". Il n'admet pas l'existence d'un Ordre religieux militaire à Ibañeta, mais, d'après lui, des "gens d'Eglise desservaient la chapelle du Saint-Sauveur" avant la Chanson de Roland, avant 1130.



chanson roland roncevaux ibañeta navarre
LA CHANSON DE ROLAND
PAYS BASQUE D'ANTAN


D'après nos Recherches sur la Ville et sur l'Eglise de Bayonne. — Notre thèse (à M. Dubarat et à moi, III, passim) diffère de l'opinion de Huarte, de Sarasa, de Gaston Paris et de M. Bédier. Un simple exposé montrera sur quels points nous différons de nos devanciers. La "Croix de Charles" que nous plaçons à Ibañeta explique et oriente toute notre démonstration.



Première conclusion. — C'est la "Croix de Charles" qui a donné son nom à la "Chapelle de Charles".


D'après nous, en effet, la "Croix de Charles" existait au sommet d'Ibañeta depuis le VIIIe siècle environ. La "Chapelle de Charles", qui y fut également, n'est pas encore nommée dans le Guide des Pèlerins au XIIe, mais plus tard, dans d'autres documents. Il s'ensuit nécessairement que celle-ci est d'une époque assez tardive et qu'elle a pris le nom de celle-là. Les vieux noms s'imposent ; et quand il s'agit surtout du nom de Charlemagne, il n'y a pas à insister sur cette vérité d'expérience. Marca identifie même, pour ainsi dire, la Croix et la Chapelle de Charles : ad Crucem sive Capellam Caroli,



pays basque autrefois religion procession navarre frontière douanes
LE GUIDE DU PELERIN DE ST-JACQUES DE COMPOSTELLE
DE JEANNE VIEILLIARD



Nous savons certes que cette chapelle portait aussi d'autres noms : de Saint-Sauveur, de Saint-Sauveur du Somport, d'église du Somport, et enfin de Saint-Sauveur de Charlemagne située sur la cime des Pyrénées à Ibañeta.



Deuxième conclusion. — Le nom de "Chapelle de Charles" ne paraît pas avant le XIIIe siècle et se trouve rarement dans les textes anciens.


Au XIIe siècle encore, nous apprend le Guide des Pèlerins, il n'y a rien à Ibañeta que des croix.


Nous pouvons admettre, dans l'état de la documentation actuelle, que le nom de "Chapelle de Charles" paraît pour la première fois, en 1270, dans la fausse charte de fondation de Roncevaux. Ce texte ne nous a pas été conservé, mais Huarte l'a vu dans un procès. Il est vraisemblable que ce terme existait déjà, puisqu'on ose le mettre dans un acte d'importance capitale, malgré son indéniable fausseté.


Au XVIIe siècle, on appelait cette chapelle simplement Saint-Sauveur d'Ibañeta.



Décadence de la Chapelle de Charlemagne.


La décadence de la "Chapelle de Charlemagne" a eu pour cause la diminution des revenus de Roncevaux. Celle-ci date surtout du XVIe siècle.


Il est évident que la Chapelle de Charlemagne, qui était en somme une halte pour les voyageurs fatigués, resta prospère tant que les pèlerinages eux-mêmes furent en honneur. Le schisme sans doute, au XVe siècle, et plus tard le protestantisme leur portèrent de rudes coups. Lorsque la foi n'anima plus les âmes, notre sanctuaire resta vide et perdit peu à peu toute son ancienne gloire.



On donnait en Espagne aux oratoires épars dans la campagne le nom d'ermitage, ermita, et celui d'ermitaño au prêtre qui les desservait. Ainsi en fût-il de la chapelle du Saint-Sauveur.



Le plus ancien document que nous ayons à ce propos est la sentence de 1586-1590 portée par le visiteur Martin de Cordoba. La belle ampleur de l'hospitalité antique, si bien racontée dans le Poème de Roncevaux du XIIIe siècle, avait disparu. En ce moment même, la vieille chapelle était détruite. Le visiteur la fit rebâtir, il ordonna aussi qu'on y mit une cloche d'alarme. On devait la sonner depuis le crépuscule jusqu'à une heure après minuit pour avertir les pauvres voyageurs égarés. Le veilleur devra rester fidèle au poste et on augmentera sa provision en blé et en vin.



Huarte considérait la charge de veilleur de nuit comme très importante, car il sauvait une foule de pèlerins, fatigués, épuisés, qui seraient morts, comme beaucoup d'autres avaient péri avant l'établissement de l'abri hospitalier d'Ibañeta.



Sandoval, qui raconte en 1614 l'établissement de Roncevaux, ajoute que la Chapelle de Charlemagne paraissait de son temps nouvellement restaurée et que l'ancien édifice était tombé de vétusté. Il fut relevé au même endroit où avait eu lieu le désastre de Roncevaux.



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CHAPELLE DE CHARLEMAGNE RONCEVAUX
BULLETIN MUSEE BASQUE N°9 1935
NAVARRE D'ANTAN


C'est encore Huarte qui, en 1624, gémit sur l'état de ruine et d'abandon dans lequel on laisse cette noble église, si digne de respect. Il y faudrait au moins deux prêtres pour la bien desservir. Il n'y en a qu'un seul. Elle reçoit les pauvres qui descendent ensuite à l'hôpital. Il y en a cependant qui la veulent voir disparaître. "Dieu nous protège !", s'écrie-t-il avec angoisse. Entretenir avec honneur ce monument, ce serait continuer la tradition et en conserver la véritable antiquité.



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CHAPELLE DE CHARLEMAGNE RONCEVAUX 1872
BULLETIN MUSEE BASQUE N°9 1935
NAVARRE D'ANTAN



Ailleurs, Huarte se plaît à nous dire où se trouve exactement la Chapelle de Charlemagne, en venant des hauteurs de Guirizu. C'est elle qui détermine la ligne de partage des eaux. Son toit jette d'un côté les pluies vers la France et l'Océan ; d'un autre, vers l'Espagne et la Méditerranée. De ses pieds, pour ainsi dire, jaillissent une foule de petits ruisseaux qui se répandent partout, au Midi et au Nord."


A suivre...


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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