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vendredi 28 août 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 28 AOÛT 2026 SAINT AUGUSTIN ET SAINT JULIEN - AUSTIN

 

PROVERBE DU 28 AOÛT 2026 (SAINT AUGUSTIN) (SAINT JULIEN) (AUSTIN).


AUGUSTIN : Né le 13 novembre 354 à Tagaste (Algérie), Augustin devient évêque d'Hippone. 



religion catholique saint sainte augustin
28 AOÛT SAINT AUGUSTIN D'HIPPONE



Chrétien romain, de la classe aisée, ayant des origines berbères, Augustin est un des théologiens les plus fascinants de son époque.

Né à la fin de l'empire romain, Augustin assiste aux grandes invasions et au sac de Rome par le Wisigoth Alaric. Cela va imprégner ses écrits. 

Augustin meurt à 76 ans, le 8 août 430.

Son oeuvre immense le range parmi les plus grands Docteurs de l'Eglise ; Augustin est le patron des théologiens.

Avec Ambroise de MilanJérôme de Stridon et Grégoire le Grand, Augustin est l'un des quatre Pères de l'Eglise occidentale et l'un des 36 docteurs de l'église.

Augustin d'Hippone reste l'un des écrivains les plus lus et les plus étudiés dans toutes les langues et sur tous les continents.




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28 AOÛT SAINT AUGUSTIN D'HIPPONE


JULIEN : Saint Julien de Brioude (3ème siècle) est un martyr de l'Eglise des premiers temps.




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28 AOÛT SAINT JULIEN DE BRIOUDE


Soldat romain converti au christianisme, Julien aurait subi le martyre en 304.

Au-dessus de son tombeau, trois basiliques successives ont été élevées.

Le modeste tombeau de  Saint-Julien à Brioude est l'un des sanctuaires les plus anciens de l'Auvergne.

On lui a dédié plus de 800 églises, dont il reste au moins 300. 





AUSTIN : Agustin (es), Augustin (fr).

Artikutzako eguna. Mendebaldeko kulturan eraginik handiena izan duten gizonetarik bat Augustinus Afrikarra (+430).

AGUSTIN : Latineko Augustinus-etik sortua, eta hau Augustus-etik. Aljeriako Hipona (egun Bona) hirian jaio zen Eliza katolikoaren lau doktoreetako bat den san Agustin. Jaia abuztuaren 28an da. Aldaerak : AugustinMustio eta Austin (Deun-ixendegi euzkotarra-Die).

MUSTIO : Agustin-en aldaera, Orbaibarko (Nafarroa) toponimian ageri dena.





Une naissance du 28 août : Ralph Wormeley Curtis.



peintre américain 19ème 20ème siècle impressionnisme
PORTRAIT DE RALPH WORMELEY CURTIS
PAR FRANK DUVENECK



Né le 28 août 1854 à Boston (Massasuchetts, Etats-Unis) - Mort le 4 février 1922 à Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

C'est un peintre américain de l'impressionnisme américain.

Ralph passe la plus grande partie de sa vie en Europe et spécialement en France, où il est lié à son cousin, le peintre John Singer Sargent, ainsi qu'à James McNeill Whistler.

Il est surtout connu pour ses paysages et ses scènes urbaines, spécialement celles de Venise.

Son père est un avocat et banquier important;

Ralph étudie le droit à Harvard mais après avoir été diplômé, il convainc ses parents qu'il veut étudier la peinture.

Il commence ses études à l'Académie Julian de Paris, sous la férule de Boulanger, de Lefebvre et du peintre d'histoire Robert-Fleury.

Il trouve aussi une place à l'atelier de Carolus-Duran où il rencontre ses cousins John Singer Sargent et Francis Brooks Chadwick qui l'influencent dans les débuts de son art.

En 1878, ses parents s'installent en Europe, passant la plupart du temps à Rome.

Ralph leur rend visite et prend des leçons de dessin à Rome.

Ensuite, ses parents déménagent à Venise où ils louent (puis achètent en 1885) le palais Barbaro qui est ouvert à leurs amis cultivés.

Parmi leurs invités : le peintre Whistler, Claude Monet, Bernard Berenson, Robert Browning et Henry James.

Entre-temps, Ralph ouvre son propre atelier à Paris, puis visite avec Sargent les Pays-Bas en 1880 pour étudier les grands maîtres et copier les tableaux de Frans Hals.

De 1881 à 1893, il expose régulièrement au Salon et, en 1889, reçoit une mention honorable à l'Exposition universelle.

Il vend ses toiles à petit prix et vit surtout grâce à la pension que lui versent ses parents.

En 1897, il se marie avec Lisa de Wolfe Colt, apparentée à la famille des armuriers Colt, avec laquelle il aura 3 enfants.

Il meurt le 4 février 1922, à 67 ans.



Voici le proverbe du vendredi 28 août 2026 :


SAN-AGUSTIN, TXILIN TXILIN, KUARTILLU BETE TXAKOLIN.

Pluie fine à la Saint-Augustin, le gobelet plein de vin.



UN CHACOLI A BILBAO EN BISCAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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L'ÉMIGRATION À PARTIR DU PAYS BASQUE INTÉRIEUR EN 1900 (deuxième partie)

 

L'ÉMIGRATION DU PAYS BASQUE INTÉRIEUR EN 1900.


Pendant plus d'un siècle, des centaines de milliers de Basques ont quitté leur terre natale en espérant trouver une vie meilleure, souvent de l'autre côté de l'Océan Atlantique.



emigracion vasca barco pais vasco
BATEAU DE L'EMIGRATION
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet Michel Papy, dans le Bulletin de la Société des sciences, arts & 

lettres de Bayonne, en février 1973 :



"... La Soule et la Basse-Navarre ont vu partir en 1900, 329 personnes à destination de l’étranger. L’année précédente, 207 personnes avaient émigré. En deux ans, l’émigration a porté sur un peu moins du centième de la population totale (tableau I). L’augmentation du nombre de départs est sensible d’une année sur l’autre ; or, il existe peu de raisons de mettre en doute les chiffres d’émigrés en 1899, que les maires déclarent avec autant d’assurance que les chiffres de 1900, 50 communes sur 107, soit près de la moitié, ont connu une augmentation par rapport à l’année précédente. Faute de renseignements précis sur l’ensemble de la période, il n’est pas question d’en chercher des causes autres que fortuites. Les maires des 50 communes en question, invités à expliquer la progression des départs, n’ont su donner que des raisons beaucoup trop générales (la misère, l’appel de parents déjà émigrés, etc.) pour pouvoir s’appliquer ici. Trois d’entre eux avouent même leur ignorance. Pourtant, on relève dans deux communes, Saint-Jean-le-Vieux et Arraute, une explication intéressante. A Saint-Jean-le-Vieux, le maire est une personnalité des plus connues : maire depuis un an seulement, Louis Etcheverry est un ancien député, le type même du grand notable traditionaliste, excellent connaisseur du Pays Basque, auteur, peu d’années auparavant, d’une monographie sur sa commune primée en 1897 par la Société des Agriculteurs de France de la rue d’Athènes, fort préoccupé par l’émigration basque qu’il a déjà étudiée, il attribue l’augmentation des départs en 1900 "au voyage en Europe de plusieurs familles attirées par l’Exposition, qui ont entraîné ensuite des amis et des parents à leur suite en Amérique". Le maire d’Arraute lui fait écho : "On a profité de partir (sic) avec des connaissances qui sont venues dans le pays à l’occasion de l’Exposition." Quoique le phénomène ne soit pas cité ailleurs, on doit pouvoir expliquer de la même façon un certain nombre de départs de l’année 1900. En favorisant les visites au pays, et par conséquent, les contacts entre les Basques restés sur place et les "Américains", l’Exposition universelle a peut-être été suivie d’un regain momentané de l’émigration. Il ne semble pas qu’il faille en exagérer l’influence, cependant on ne peut exclure l’hypothèse que 1900 est une année exceptionnelle de ce simple point de vue. 




TABLEAU I : NOMBRE DE DEPARTS PAR CANTON
EN 1899 ET 1900



Les directions prises par les émigrants sont bien connues depuis longtemps. Le tableau II confirme et chiffre ce que l’on savait : la République Argentine attire la majeure partie des Basques, un peu concurrencée par la Californie. Le tableau ne s’applique qu’aux départs de l’année 1900, seule année pour laquelle l’enquête demandait le lieu de destination. De rares réponses évasives nous valent quelques incertitudes : sur les 107 maires de l’arrondissement, 7 se contentent d’indiquer "Amérique" ou "Buenos Aires et Montevideo" ou encore "Buenos Aires et Californie" sans préciser le nombre de personnes correspondant à chaque destination. Cette dernière donnée est désignée très souvent par le port de débarquement : San Francisco, et surtout Montevideo et Buenos Aires, toutes deux citées beaucoup plus souvent que l’Uruguay ou la République Argentine. On peut regretter de n’avoir guère de précision, de ne rien savoir du sort des émigrés, mais les premiers temps du séjour outre-mer étaient consacrés à la recherche d’un travail. Même ceux qu’attendaient parents ou amis ne se fixaient souvent qu’après une période plus ou moins longue d’errance et de tâtonnements. On sait, par exemple, que les Basques débarqués à San Francisco ont débordé progressivement dans tout le Far-West, Nouveau-Mexique et Colorado d’abord, puis Arizona et Nevada dès 1890, enfin, jusque dans les Etats du Nord et de la Prairie Américaine. Ceux qui débarquaient à Buenos Aires se dispersaient eux aussi sans doute : Adrien Planté oppose, en 1911, les émigrés basques aux béarnais : "les Basques se répandent surtout dans les vastes campagnes aux luzernières géantes, aux troupeaux bibliques, aux céréales à perte de vue. Les Béarnais occupent Buenos Aires...". 



TABLEAU II : DIRECTIONS PRISES PAR LES EMIGRANTS
DE L'ANNEE 1900



La République Argentine accueillait donc 72 % des Basques ; l’Amérique du Sud ou plus exactement son extrémité méridionale et tempérée, 80 % en tout. La Californie en attire presque le cinquième ; les destinations mineures sont la zone des Caraïbes (Cuba, Mexique) et le Canada. Il ne faut accorder qu’une valeur indicative à des proportions calculées sur les départs d’une seule année, vu le caractère fortuit des variations inter-annuelles. On sait déjà, par exemple, que la crise de 1890 en Argentine avait alors entraîné une chute immédiate, et d’ailleurs durable, des départs. Malgré tout, les pourcentages d’émigration vers leurs différentes destinations sont sans doute significatifs. Si R. Bochaca, dans sa thèse récente sur l’émigration française par le port de Bordeaux — émigration en bonne partie basque vers 1900 —, ne signale pour le tournant du siècle qu’un pourcentage infime, entre 0 et 2 %, de départs vers les Etats-Unis, la raison en est ailleurs : Bordeaux, qui s’est fait une spécialité de transports de passagers vers La Plata, voit décliner ses liens avec l’Amérique du Nord au profit du Havre, lieu vraisemblable d’embarquement des Basques à destination de San Francisco. 



pays basque autrefois diaspora émigration maison
EMIGRATION BASQUE AU DEPART DE BORDEAUX
PAYS BASQUE D'ANTAN


Il y a peu à dire sur la nette prédilection des Basques pour l’Argentine et l’Uruguay. Le fait est assez connu à travers les témoignages les plus divers. Le plus remarquable est sa constance à travers tout le siècle. Toutes les enquêtes chiffrées confirment le fait : à titre d’exemple, dans la vallée d’Ossès, entre 1866 et 1914, 83 % des jeunes gens ont émigré vers l’Amérique du Sud, presque tous vers l’Argentine, si l’on en croit les listes des recensements militaires. La relative constance des courants migratoires s’explique, on le sait, par l’existence de réseaux de relation de divers types. Ces réseaux expliquent aussi que telle commune se spécialise en quelque sorte dans telle forme d’émigration, ou telle direction. 



L’exode touche inégalement les différents cantons basques. Le tableau I et la carte indiquent clairement que les régions les plus enfoncées dans la montagne sont les principales pourvoyeuses d'émigrants ; plus de la moitié d’entre eux sont originaires des seuls cantons de Saint-Jean-Pied-de-Port et de Saint-Etienne-de-Baïgorry. Ce dernier canton connaît des départs quatre fois plus importants, proportionnellement à sa population, que ceux de Mauléon et Saint-Palais. Le tableau III confirme cette impression. Les seuls cantons, où près d’un tiers des communes n’a connu aucun départ en deux ans, sont ceux des zones basses, les cantons de Mauléon, Saint-Palais et Iholdy. Les causes de ces différences locales sont en principe faciles à déceler, toutes vraisemblables, en réalité délicates à analyser de près. 



CARTE ORIGINE DES EMIGRANTS DE 1899 ET 1900
PAYS BASQUE D'ANTAN




TABLEAU III : COMMUNES SANS EMIGRANT EN 1899 ET 1900



Dans le canton de Mauléon, par exemple, si peu de personnes s’expatrient, c’est parce que beaucoup de ruraux gagnent Mauléon, alors en croissance rapide ; certaines communes du canton de Tardets, voire de celui d’Iholdy ont sans doute subi elles aussi l’attraction de Mauléon, Mais surtout cet exemple illustre les difficultés d’une véritable explication. Pour la mener à bien, c’est l’ensemble de l’exode rural qu’il faudrait mesurer avec certitude, non les seuls départs vers l’étranger ; c’est l’attraction de Bayonne et de la Côte basque, de Bordeaux, de Paris, qu’il faudrait connaître. Si dans le cas de Bayonne et de la côte, on peut supposer que l’appel joue plus ou moins en fonction de la proximité géographique, comme c’est le cas pour Mauléon, il n’en est pas de même pour Bordeaux et Paris ; dans ces deux cas, comme pour les départs vers l’Amérique, des liens divers, nés peut-être du hasard, conditionnent les départs.



Il faudrait aussi pouvoir mesurer l’ancienneté de l’émigration, dans chaque commune. L’enquête diocésaine de 1909, qui demande aux curés depuis combien de temps l’émigration à l’étranger est pratiquée dans leur paroisse, ne peut malheureusement être d’aucun secours : la majorité des prêtres, ou bien ne répond pas, ou bien se contente d’appréciations de ce type : "de temps immémorial", "de tout temps", etc. 



Faute de connaître exactement la structure sociale et professionnelle de toutes les communes, faute de pouvoir mesurer leur densité de population en fonction des ressources supposées, faute de savoir enfin si ces différences dans l’intensité de l’émigration d’une commune à l’autre, sont traditionnelles ou occasionnelles, il faut se contenter de remarques de détail. 



Quelques communes attirent l’attention par le nombre élevé de leurs émigrants, tant en chiffres absolus qu’en pourcentages sur la population municipale. Le cas le plus remarquable est celui de la vallée de la Nive des Aldudes dont les trois communes, Banca, les Aldudes et Urepel totalisent 100 départs environ en deux ans soit pas très loin de 4 % de la population totale. Le curé des Aldudes donne, en 1909, une explication politique et polémique : "Aux élections législatives de 1893, les Aldudiens votèrent pour Louis Etcheverry contre Berdoly, et le gouvernement de la République leur supprima les privilèges accordés par Napoléon III. D’où la misère, le sol ne suffisant pas à nourrir des familles d’ailleurs assez chargées d’enfants. Dès lors, s’accentua encore l’exode en Californie commencé depuis une cinquantaine d’années." On sait en effet que si l’installation définitive de la douane aux Aldudes date de 1847, celle-ci "a longtemps respecté les droits de libre-échange des frontaliers, jusqu’au 16 avril 1895" ; or ce régime avait permis un négoce, voire un artisanat actif, sans parler, bien entendu de la contrebande. Sans doute la disparition de ces ressources a-t-elle activé encore l’émigration."



A suivre...


(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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jeudi 27 août 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 27 AOÛT 2026 SAINTE MONIQUE - HOKI ET IRUÑA


PROVERBE DU 27 AOÛT 2026 (SAINTE MONIQUE) (HOKI) (IRUÑA).


MONIQUE : Née en 332 à Souk Ahras (Algérie), Monique donne le jour à 3 enfants dont le futur saint Augustin d'Hippone.




religion catholique saint sainte monique
27 AOÛT SAINTE MONIQUE



Monique est saisie d'une extase mystique à Ostie, le port de Rome, peu après qu'elle ait réussi à convertir son fils.

Monique meurt dans les jours qui suivent, en 387, à l'âge de 56 ans.

Reconnue sainte par l'Eglise catholique romaine et l'Eglise orthodoxe, Monique est fêtée le 27 août, veille de la fête de son fils.

Toutefois, en Wallonie, Monique est fêtée le 4 mai.




religion catholique saint sainte monique
27 AOÛT SAINTE MONIQUE



HOKI : Andre Mariaren kapera Zuberoko Sohütan.


pays basque église soule religion
CHAPELLE TRINITAIRE DE HOQUY A CHERAUTE SOULE


IRUÑA : Udalerrian erromatarren garaian Ptolomeok aipazen zuen Beleia Iruñako hiria zela.



Une naissance du 27 août : Jules Vincent Auriol.


président 4ème république socialiste haute-garonne jaures
VINCENT AURIOL
DEPUTE HAUTE-GARONNE
DU 1ER JUIN 1914 AU 31 MAI 1942



Né le 27 août 1884 à Revel (Haute-Garonne) - Mort le 1er janvier 1966 à Paris 7ème arrondissement.

C'est un homme d'Etat français, président de la République Française du 15 janvier 1947 au 16 janvier 1954.

Vincent est le fils unique d'un artisan boulanger.

A 10 ans, après un accident, il perd l'usage de son oeil gauche et portera le restant de ses jours un oeil de verre.

En 1905, il obtient une licence de droit à l'université de Toulouse, ainsi qu'une licence de philosophie, où il a suivi les cours de Jean Jaurès, puis un doctorat en droit.

Il exerce la profession d'avocat à Toulouse.

Inscrit un temps aux Jeunesses libertaires, Vincent milite ensuite à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) dès sa fondation.

Ayant entendu Jaurès à Toulouse, il devient socialiste et fonde, en 1908, avec Albert Bedouce (député), le journal Le Midi socialiste.

En 1912, il épouse Michelle Aucouturier, avec laquelle il aura un fils.

Du 10 mai 1914 à juin 1940, il est élu député de Muret (Haute-Garonne) à l'Assemblée nationale, puis maire de cette même ville en 1925, secrétaire du groupe socialiste à la Chambre des députés à partir de 1928, il devient progressivement l'expert financier du parti socialiste puis un de ses principaux représentants.

De 1924 à 1926, sous le Cartel des gauches, Vincent préside la commission des finances de la Chambre des députés.

Il soutient Léon Blum dans tous les congrès.

De juin 1936 à avril 1938, il est ministre (Finances, Justice, etc...) dans plusieurs gouvernements.

En septembre 1938, il est hostile aux accords de Munich, mais vote tout de même en leur faveur, en étant favorable à l'intervention en Espagne.

En juillet 1940, Vincent refuse de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Entre mai et septembre 1940, il se cache à Colomiers (Haute-Garonne).

En septembre 1940, le gouvernement de Vichy le fait arrêter en même temps qu'Eugène Montel et Léon Blum.

Il est libéré pour raisons de santé et placé en résidence surveillée en août 1941.

En 1942, Vincent passe à la clandestinité et entre dans la Résistance.

En 1943, il parvient à rejoindre Londres en avion et se met au service du général de Gaulle.

L'année suivante, il est président de la Commission des Finances de l'Assemblée consultative d'Alger et adhère à l'Union des évadés de France.

En octobre 1945, il est élu député de la Haute-Garonne à la première Assemblée constituante, puis président du conseil général de la Haute-Garonne.

De novembre 1945 à janvier 1946, Vincent est ministre d'Etat, sans portefeuille.

En janvier 1946, il devient président de la première Assemblée constituante.

En décembre 1946, il est élu à la présidence de l'Assemblée nationale.

En janvier 1947, il est élu premier président de la IVe République et il le restera jusqu'au 16 janvier 1954 (il ne sollicite pas un second mandat).

Vincent quitte la SFIO en 1958, puis devient, en 1959, membre de droit du Conseil constitutionnel où il oeuvre en faveur des prérogatives du Parlement.

Il cesse de se rendre aux réunions dès 1960, pour protester contre l'interprétation restrictive des compétences du Conseil et du Parlement qu'a le général de Gaulle.

Il revient lors des séances des 3, 5 et 6 novembre 1962.

En 1965, soutient la candidature de François Mitterrand, lors de l'élection présidentielle de 1965.

Il meurt le 1er janvier 1966, à 81 ans.



président 4ème république socialiste haute-garonne jaures
VINCENT AURIOL
1ER PRESIDENT DE LA IVE REPUBLIQUE
DU 16 JANVIER 1947 AU 16 JANVIER 1954





Voici le proverbe du jeudi 27 août 2026 :

ONDO LO, ONDO JAN, ONDO KAKA EGIN, EHUN URTE BIZIKO HAIZ MARTIN!

Dors bien, mange bien, cague bien, tu vivras 100 ans Martin !



pays basque autrefois bidache femme centenaire
MME PECHOUNE CENTENAIRE BIDACHE
PAYS BASQUE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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LA VIE COMMUNAUTAIRE ET PAROISSIALE À URT EN LABOURD AU PAYS BASQUE DU XVIÈME AU XVIIIÈME SIÈCLE (deuxième partie)

 

LA VIE À URT DU 16ÈME AU 18ÈME SIÈCLE.


Au 18ème siècle, la commune d'Urt compte environ 1 300 habitants.



pays basque carte labourd communes
CARTE DE URT 1887
ETUDE LINGUISTIQUE JULIEN SACAZE



Voici ce que rapporta Guy Leichtenaur, dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres & arts 

de Bayonne, en février 1973 :



"La Vie Communautaire et Paroissiale à Urt du XVIe au XVIIIe siècle.



... Les Syndics devaient s’employer à percevoir des particuliers, le prix des terres usurpées ; ces nouveaux propriétaires reconnus, payaient en plus un sol tournois de droit par arpent. Pour apaiser quelque peu les esprits, le Seigneur Baron concéda en plus, aux Syndics, 100 arpents de taillis ouvert, et 150 arpents de "terre haute" (sur le plateau, et de ce fait non inondable), située dans un endroit choisi par eux, à charge de les partager entre les habitants qui devront les défricher, les fermer, et les cultiver. Douze maisons pouvaient y être construites, chacune avec droit de voisinage et pâturage moyennant un sol tournois de fief par arpent, et cinq sols plus une poule pour chaque maison bâtie. Chaque acquéreur devant régler les droits d’usage, et être inscrit au rôle de la taille. Des concessions furent faites en faveur des Syndics (certains, anciens Jurats) à raison de 2 à 4 arpents chacun, choisis dans les lieux "les plus commodes", contre payement d’un sol par arpent. Il s’agissait de terre à fougère, de barthe et de taillis. 81 habitants dont le bayle et 4 jurats approuvèrent cette transaction établie à l’entrée de l’église d’Urt, le 2 mars 1617, avant midi, et ratifiée le lendemain en la Maison Saubadon, après-midi. 



La lecture de l’acte, d’ailleurs fort long, donne une impression de sévérité dans la définition précise des droits de la Seigneurie. Celle-ci fort ancienne, puisqu’il y avait en 1499 un Baron d’Urt issu de la maison de Gramont (Jean II). En novembre 1648, furent accordées par le Roi Louis XIV, les lettres patentes qui érigeaient en Duché-Pairie le domaine du Maréchal de Gramont. Dans l’énumération des Comtés et Baronnies figurent les Baronnies de Sames, Leren, Saint-Pée, Bardos et Urt, situées dans le Duché de Guyenne. En 1698, dans un mémoire sur la Généralité de Bordeaux, M. de Bessons, Intendant Général de Guyenne, nous dit : "Il y a dans la Sénéchaussée de Bordeaux, neuf grandes Sénéchaussées. Il y a quatre Sénéchaussées moins considérables. Dans la Sénéchaussée de Bayonne, il y a un bailliage particulier pour tout le pays de Labourd, à la réserve des paroisses de Guiche, Bardos et Urt qui font partie du Duché de Gramont... Trois communautés ont été distraites des Assemblées, ne contribuent pas aux affaires du pays, et font partie du Duché de Gramont". En 1763, les Communautés d’Urt, de Guiche et de Bardos furent réunies aux autres Paroisses du Labourd pour les affaires administratives ; pour les affaires judiciaires, elles continuèrent à faire partie de la Seigneurie de Bidache dont les Ducs de Gramont étaient titulaires.



pays basque carte labourd communes
RUINES CHÂTEAU DE BIDACHE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Les îles.



Nous ne voudrions omettre, de vous parler pour mémoire, des fameuses îles de l’Adour qui firent l’objet de nombreuses enquêtes et procès. Ces îles, vraies (Berenx) ou fausses (Le Saudan) qui étaient assez nombreuses au XVIe siècle se trouvaient : la première un peu en amont de Bayonne, la dernière étant située vers Guiche. Certaines étaient habitées (Pitres, Picariot, Berenx), d’autres ne constituaient qu’un banc de sable recouvert par les marées. Du point de vue territorial et administratif, elles dépendaient de la Ville et de l’Amirauté de Bayonne ; l’Amirauté en tant que "haut justicier des deux rives de l’Adour" jusqu’au point où se terminait "Le grand flot de mars". L’autorité de la Cité proprement dite s’étendait depuis Le Boucau jusqu’à Hourgave (Bec du Gave). La Ville disputa maintes fois à l’Amirauté des droits, notamment sur la pêche. En ce qui concerne les bateliers qu’on nommait "Chalantiers" et les "radeleurs", leurs professions dépendirent très tôt des services de l’Amirauté. 



pays basque carte labourd communes landes île
ÎLE DE BERENX 
40 ST BARTHELEMY
LANDES D'ANTAN



Le droit de perception de la dîme était revendiqué par l’Evêché de Bayonne, encore que d’autres décimateurs prétendirent à ce droit. Citons le Chapitre de Bidache, le Monastère de Sordes, et même les Jacobins de Bayonne. Certains propriétaires ou métayers déclarèrent, au cours d’une enquête, s’acquitter auprès du Seigneur de Gramont. Le Syndic du Chapitre de Bayonne assigna les propriétaires des îles voisines d’Urt, devant le sénéchal, au siège de Bayonne, le 24 septembre 1580. Le jugement fut rendu en faveur de l’Evêché ; en voici un extrait ayant trait à Pitres : "Le Syndic des Evêque et Chapitre de Bayonne aurait obtenu certain mandement du Seneschal des Lannes, ou son Lieutenant au siège dud. Bayonne contre Bernard de Cruchette, maistre charpentier de navires, comme possesseur de l’estage, appelé l’isle de Pitres, sur la rivière de l’Adour, près du lieu d’Urt... aux fins de se veoir condemner et contraindre à payer aud. sindic, le droit de dixme et premice des fruictz qu'ilz, et chacun (ils étaient plusieurs possesseurs d’îles) avoient recueillis en susd. terres, tant en lad. année que ez trois années, lors dernieres



La déclaration du revenu sur lequel était basée la dîme, devait être faite sous serment, en l’église d’Urt et devant témoins, en levant la main droite au-dessus de l’autel. C’était le cérémonial en usage. 


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EGLISE D'URT
PAYS BASQUE D'ANTAN



En contrepartie, et depuis sans doute fort longtemps, le "service spirituel" des îles était assuré par le prêtre le plus proche de ces lieux. Auparavant, ce service relevait probablement de l'abbaye de Sordes. En 1733, l’Evêché de Bayonne confia officiellement au Curé d’Urt le soin d’assister "tant en santé, qu’en maladie" les habitants des îles de Berenx, Pitres et Picariot, lui assurant annuellement 30 livres, soit 10 livres par maison, et 20 livres supplémentaires pour le service du Saudan. L’acte passé à cette occasion mentionne que : "(extrait) depuis lequel jour led. Sr. de Vandin, curé, a porté ses soins pour lesd. habitants et demeurans auxd. isles et islots, administré les sacrements tant en santé qu’en maladie, et donne tous les secours spirituels requis et nécessaires dans l’occasion, tout ainsy et de même qu’il en use et pratique pour ses véritables paroissiens...



Les droits de Bayonne sur les îles étaient très nets puisque les acheteurs éventuels adressaient leurs offres et propositions au Maire de la ville ; celui-ci nommait une commission qui se rendait sur place avec l’acheteur, afin d’établir un rapport (état des lieux, et situation du bien). Le prix était ensuite fixé par le Conseil. On trouve ce passage dans un acte de vente du 1er octobre 1548 ayant trait à une île et deux îlots voisins situés du côté de Saint-Laurent-de-Gosse ; (extrait) "et le tout ouy par lesd. sieurs Licencie, Eschevins, et Conseil, firent venir à eulx led. de Lagarrande, auquel, pour eulx et leurs successeurs et autres quy de luy auroict à l’advenir, firent bail, vente et délivrance desd. louppins de terre pour doresenavant en jouir et user, comme de son bien propre, deuement acquis, moienant la somme de quatre livres tournois..." auquel il faut ajouter une rente foncière annuelle de 5 sols, payable tous les Noëls. 



En 1739, une attestation délivrée par le Conseil de Ville de Bayonne précise que les habitants des îles "font partie de la Juridiction de Bayonne, mais qu’ils ne sont pas compris dans les rôles de la Garde Bourgeoise, ni dans celle de la Capitation". Plus tard, (1782), un certificat du curé et des jurats de la Paroisse d’Urt mentionne que tous "les métayers de la Maison Noble de Lissalde ont été toujours capités (imposés) en cette paroisse, où ils vivent, meurent, et sont enterrés".



Nous avons dit en tête de ce paragraphe qu’il y avait de fausses îles au sens moderne du terme ; il en était ainsi du "Saudan" situé entre l’Aran et l’Adour, qui fut partagé à une certaine époque (vers 1640) entre la ville de Bayonne, le comte de Gramont, et les villages de Guiche, Bardos, et Urt. La ville avait essayé de vendre la partie lui appartenant, mais ne le pouvant, avait affermé sa terre. Pour en terminer avec les îles, signalons que c’est en 1744 qu’on nomma un gardien pour une île récemment formée un peu en amont de celle de Berenx. En 1750, cette île fut achetée par un certain de Galard, propriétaire de Berenx.



Il s’agissait de l’île de Mangot qui prit son nom d’une métairie située sur la terre ferme. Il est certain que cette île fut formée d’une partie des terres détachées de la métairie. D’ailleurs l’acte de vente comprend les deux biens. Les travaux entrepris à l’embouchure de l’Adour ont du contribuer au cours des siècles, à modifier le tracé du fleuve, créant des îles par élargissement des canaux, ou les faisant disparaître par la violence momentanée de son débit."




A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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