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mardi 9 juin 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 9 JUIN 2026 SAINTE DIANE ET SAINT COLUMBA ET SAINT ÉPHREM - BIHOTZ

 


PROVERBE DU 9 JUIN 2026 (SAINTE DIANE) (SAINT COLUMBA) (SAINT ÉPHREM) (BIHOTZ).



DIANE : née en 1201, au Moyen Âge, dans une riche famille de Bologne (Italie), Diane d'Andalo est séduite par la prédication de Dominique de Guzman, le fondateur de l'ordre des Frères Prêcheurs, ou Dominicains.




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9 JUIN SAINTE DIANE D'ANDALO


Diane est empêchée par sa famille d'entrer au couvent des Augustins mais obtient à force de persévérance d'entrer dans un couvent de Dominicaines, qu'elle fonde le 13 mai 1223 et dont Diane deviendra la supérieure jusqu'à sa mort, le 10 juin 1236.






COLUMBA (ou COLOMBA) : Columba est un des moines irlandais qui évangélisèrent l'Europe Occidentale dans les temps barbares.


religion catholique saint sainte columba
9 JUIN SAINT COLUMBA

Né dans le comté de Danegal le 7 décembre 521, Columba est ordonné prêtre en 543.

20 ans plus tard, Columba quitte l'Irlande avec une poignée de compagnons et fonde à Iona, l'une des îles Hébrides, un monastère appelé à un grand prestige. De là, Columba va évangéliser les archipels et les îles de l'Atlantique, de l'Ecosse à l'Islande.

Columba meurt le 9 juin 597 et il est enterré, à Downpatrick avec saint Patrick et sainte Brigitte d'Irlande qui sont les autres saints patrons de l'Irlande.



religion catholique saint sainte columba
9 JUIN SAINT COLUMBA


ÉPHREM : Éphrem le Syriaque ou Éphrem de Nisibe, né vers 306 à Nisibe (Turquie) et mort le 9 juin 373 à Edesse (Turquie), est un diacre de langue syriaque et un théologien du 4ème siècle dans la région de l'Assyrie.



religion catholique saint sainte ephrem
9 JUIN SAINT EPHREM LE SYRIAQUE


Éphrem est chargé de l'Ecole théologique de Nisibe quand surgissent les Perses.

Il se réfugie avec ses élèves à Amida puis à Edesse en 363 où il demeure jusqu'à sa mort, en 373.

Il mène une vie de contemplation, qu'il entretient par une austérité extrême.

Plus de 400 hymnes composés par Ephrem ont été conservés.

Il est surnommé la "harpe du Saint-Esprit" en raison de la beauté de ses poèmes composés en syriaque et de ses homélies.

Le 5 octobre 1920, le pape Benoît XV le proclame Docteur de l'Eglise.

Ephrem est vénéré comme un saint par les chrétiens et fêté le 9 juin par l'Eglise latine.




BIHOTZ : Nahiz "Bihotz Sakratua" gogoratzen zaien gaur kristauei, euskaldunek badakigu lehenagotik "Bihotz" hitza oroitarrietan zizelkatzen zutela gure arbaso Akitaniarrek.

Bihotza : Euskal izen arrunta. Erromataren garaiko Akitaniako idazkunetan (I-III. m.) antroponimo moduan ageri da, bihox-, bihos- eran (BihoxusBihoscinnis...). Aldaera : Deun-ixendegi euzkotarra lanaren ildotik sortutako Bihozne.



Un décès du 9 juin : Jacques Villon, pseudonyme de Gaston Emile Duchamp.



homme puteaux france dessinateur peintre graveur fauviste cubiste
PEINTRE JACQUES VILLON



Né le 31 juillet 1875 à Damville (Eure) - Mort le 9 juin 1963 à Puteaux (Hauts-de-Seine).

C'est un peintre, dessinateur et graveur français.

Gaston naît dans une famille aisée au tempérament artistique, dans laquelle quatre des six enfants vont devenir des artistes accomplis.

A partir de 1891, il effectue au lycée Corneille de Rouen des études secondaires qui le mèneront au baccalauréat.

Son grand-père maternel, homme d'affaires arrivé et artiste, lui enseigne l'art.

En 1894, il part s'installer avec son frère Raymond à Paris où il fait son droit à l'université.

Son père autorise Gaston à étudier l'art à condition de poursuivre le droit et il est élève de Philippe Zacharie à l'Ecole des beaux-arts de Rouen.

Pour se distinguer de ses frères, il adopte, en 1895, le pseudonyme de Jacques Villon.

En 1895, il fréquente l'atelier de Fernand Cormon à l'Ecole nationale Supérieure des beaux-arts où il rencontre Henri de Toulouse-Lautrec.

Pendant les 10 années suivantes, il travaille dans les arts graphiques, fournissant, outre 6 affiches pour le tout jeune cinéma qu'il signe Montcorbier en 1899, des dessins et des illustrations aux journaux parisiens.

En 1903, Gaston aide à organiser la section dessin du premier Salon d'automne à Paris.

En 1904 et 1905, il étudie l'art à l'Académie Julian.

A ses débuts, ses dessins sont influencés par Edgar Degas et Toulouse-Lautrec.

En 1907, il adhère au Groupe des XXX installé à Rouen puis participe plus tard aux mouvements fauviste et cubiste.

En 1906, il déménage de Montmartre à Puteaux, où il consacre la majeure partie de son temps à travailler à la pointe sèche, la gravure en creux et il fait 175 gravures (silhouettes de petites femmes et personnages typés de la faune montmartroise).

A partir de 1911, Gaston organise chez lui, avec ses frères Raymond et Marcel, un groupe de discussion qui se rencontre régulièrement avec des artistes, des peintres et des poètes comme Apollinaire ou Paul Fort et d'autres, le "groupe de Puteaux".

Il joue un rôle majeur dans l'exposition du groupe qu'il nomme "Section d'or".

En octobre 1912, la première exposition regroupe, à Paris, plus de 200 oeuvres de 31 artistes, à la galerie la Boétie.

En 1913, il épouse Gabrielle Boeuf dite "Gaby".

Cette année-là, Gaston crée ses autres chefs-d'oeuvre cubistes, 7 grandes pointes sèches où les formes se cassent en plans pyramidaux obscurcis.

De plus, il expose 9 toiles à l'Armory Show de New-York, et cela contribue à introduire l'art moderne aux Etats-Unis, la prolongation de l'exposition à Chicago faisant scandale.

Mobilisé en 1914, il combat sur les fronts de la Champagne et de l'Artois, puis intègre le service du camouflage en 1916.

Après la guerre, sa notoriété grandit et dès les années 1930, il est mieux connu aux Etats-Unis qu'en Europe.

Si les nécessités alimentaires conduisent Gaston cependant, entre 1922 et 1928, à produire en parallèle pour la Galerie Bernheim-Jeune des gravures d'après les maîtres modernes (Henri Matisse, Pablo Picasso, Edouard Manet, Raoul Dufy, Georges Braque...), il adhère au groupe Abstraction-Création en 1932.

En 1940, il part se réfugier successivement chez André Mare à Bernay (Eure), puis au château de la Brunié (Tarn) où il peint des paysages, et est de retour à Puteaux en 1942.

Il n'accède vraiment à la célébrité qu'en 1944, lorsque la galerie Louis Carré, qui fait l'acquisition de l'intégralité de son atelier et organise une exposition de son oeuvre à Paris avec un catalogue préfacé par René-Jean, à la suite de quoi il reçoit des récompenses dans plusieurs expositions internationales.

En 1950, il reçoit le prix Carnegie et, en 1954, il est nommé commandeur de la Légion d'honneur.

L'année suivante, Gaston reçoit la commande des vitraux de la cathédrale à Metz.

En 1956, le grand prix de la Biennale de Venise lui est décerné à l'exposition.

Il meurt le 9 juin 1963, à 87 ans.



homme puteaux france dessinateur peintre graveur fauviste cubiste
PEINTRE JACQUES VILLON



Voici le proverbe du mardi 9 juin 2026 :


HOGOI TA HAMEKA ETA ESKU BEREKIN UKAITIA.

Avoir 31 et être de main.



pays basque autrefois mus
31 AU JEU DE MUS
PAYS BASQUE D'ANTAN





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UN JUGEMENT ÉLECTORAL AU TRIBUNAL DE BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE LE 12 JUILLET 1923 (première partie)

UN JUGEMENT ÉLECTORAL À BAYONNE EN 1923.


Des élections cantonales sont organisées en France les 14 et 21 mai 1922.


pays basque autrefois élections labourd canton
CASINO MUNICIPAL BIARRITZ 1922
PAYS BASQUE D'ANTAN


Sur le canton de Biarritz, deux candidats sont face à face : le Dr Augey, républicain de gauche et 

Gabriel Moussempès, industriel, républicain démocrate, conseiller général sortant.



Après de multiples péripéties, et un passage au tribunal, le verdict final tombe en juillet 1923.



Voici ce que rapporta à ce sujet la presse locale, la Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-

Luz, le 5 novembre 1923 :



"Jugement du 12 Juillet 1923 :


Entre : Monsieur Gabriel Moussempès, industriel, demeurant à Biarritz, demandeur d'une part ;

En présence du ministère public ;

Et : 1° Monsieur Camille Servat, industriel, demeurant à Paris, dix-sept, rue Bertain-Poirée, premier arrondissement ;

2° Mengelle Fernand, secrétaire-comptable, demeurant ci-devant à Melun, treize, rue de France, actuellement à Pau, avenue de Barèges, numéro vingt-cinq, d'autre part ;



La cause ayant été appelée, maître Joubert, avocat au barreau de Saint-Palais, a exposé que, suivant exploits de Flatteaux, huissier près le Tribunal civil de la Seine, demeurant à Paris, en date du quinze juin dernier, et de Le Louche, huissier à Pau, y demeurant, en date du dix-sept du même mois de Juin, Monsieur Moussempès ayant fait donner assignation à MM. Servat et Mengelle, sus-nommés, à comparaître à l'audience du cinq juillet mil neuf cent vingt-deux, par devant le Tribunal civil de Bayonne, siégeant correctionnellement pour :


Attendu que le dimanche quatorze mai mil neuf cent vingt-deux, à l'occasion des élections au Conseil général, qui avaient lieu dans le canton de Biarritz, il a été apposé publiquement en divers endroits de la ville une affiche ainsi conçue : "Rappel à la pudeur". Il y a moins de deux ans, un homme d'une probité au-dessus de tout soupçon, comptable depuis des années de Monsieur Moussempès, mettait fin à ses jours, pour des raisons qui à l'époque ont transpiré et dont on n'a plus... parlé depuis Monsieur Moussempès, candidat au Conseil général, pourrait-il, en présence des fils de son ancien comptable, fournir des explications publiques sur les raisons qui ont déterminé la mort de celui-ci ? Signé : Fernand Mengelle, treize, rue de France, à Melun.


Attendu que cette affiche était de nature à jeter une suspicion et le trouble dans l'esprit des électeurs ; qu'elle impliquait que le requérant était au courant des raisons qui auraient déterminé son ancien comptable à mettre fin à ses jours ; qu'en précisant que celui-ci était  d'une probité au-dessus de tout soupçon, on rappelait que les raisons qui l'avaient déterminé au suicide avaient transpiré à l'époque et qu'on mettait le requérant au défi de fournir des explications publiques sur ce point, en présence des fils Mengelle ; que cette insinuation perfide revêtait à raison des circonstances dont elle était enveloppée, un caractère manifestement injurieux ; 


Que cette affiche injurieuse tombe sous le coup des articles vingt-trois et vingt-neuf, paragraphe deux, de la loi sur la presse du vingt-neuf juillet mil huit cent quatre-vingt-un, et que les propos qu'elle contient sont réprimés par l'article trente-trois, paragraphe deux de la dite loi ;


Attendu qu'en dehors du sieur Fernand Mengelle, signataire de l'article, il est avéré que le sieur Camille Servat a encouru à la rédaction de l'article, qu'il en est le co-auteur ou tout au moins qu'il apparaît comme le complice du sieur Fernand Mengelle dans les termes de l'article soixante du code pénal : qu'à ces divers points de vue, il est solidairement responsable avec de dernier des conséquences graves de cet article ; injures et les circonstances où elles ont eu lieu ;


Par ces motifs, s'entendre condamner les sus-nommés à payer solidairement au requérant pour les causes sus-énoncées, la somme de trois mille francs à titre de dommages-intérêts, à l'affichage du jugement à intervenir en cinquante exemplaires dans les lieux à ce destinés dans la ville de Biarritz, et à l'insertion du dit jugement dans trois journaux au choix du requérant ; 


S'entendre en outre condamner aux dépens, sous la même solidarité que les condamnations qui précèdent sous préjudice des peines qui pourront être requises par le ministère public ou prononcées d'office par le tribunal ;


Sous toutes réserves, ensuite il a été procédé à l'audition de deux témoins présents à l'audience, et cela à titre de simples renseignements.


Et les prévenus ont été interrogés.


Maître Joubert a développé les conclusions de son exploit introductif d'instance.


Le ministère public s'en est remis à la justice.


Maître Darrigand, avoué près le Tribunal civil de Bayonne, a, au nom des défendeurs, pris les conclusions suivantes :


Plaise au Tribunal : Attendu qu'on chercherait vainement, dans le texte de l'affiche incriminée, une expression injurieuse quelconque ;



pays basque autrefois élections labourd canton
CASINO MUNICIPAL BIARRITZ 1922
PAYS BASQUE D'ANTAN

Attendu que Monsieur Moussempès, en son assignation, n'en a d'ailleurs relevé aucune ;


Attendu qu'il se borne à dénoncer une insinuation perfide et de caractère injurieux résultant :


1° De ce que l'affiche impliquait que Monsieur Moussempès connaissait les causes du suicide de Monsieur Mengelle père ;


2° De ce que l'on mettait Monsieur Moussempès au défi de fournir à ce sujet des explications publiques ;


Attendu qu'il y a lieu d'observer que Monsieur Moussempès n'était pas mis au défi de fournir des explications publiques, mais qu'on lui demandait simplement s'il pouvait en fournir ;


Attendu au surplus que les deux traits relevés comme injurieux par M. Moussempès ne contient rien ayant ce caractère ;


Attendu à la vérité, que Monsieur Mengelle se basant sur des faits qui, eux aussi, avaient "transpiré", estimait que Monsieur Moussempès n'offrait pas comme candidat au Conseil général toutes les garanties morales que les électeurs pouvaient exiger de lui ;


Attendu que celui qui brigue un mandat électif relève d'une façon générale et complète de l'appréciation et du jugement des électeurs ;


Attendu que Monsieur Mengelle étant précisément électeur dans le canton où Monsieur Moussempès briguait les suffrages, était parfaitement fondé à demander au candidat des explications sur un fait déterminé ;


Attendu qu'il n'apparaît point que Monsieur Mengelle ait agi contre Monsieur Moussempès par un motif de haine personnelle, mais uniquement dans le but d'éclairer le corps électoral ;


Qu'en effet, si Monsieur Moussempès n'avait pas été candidat, Monsieur Mengelle n'aurait point produit en une affiche une allusion discrète à des faits regrettables pour Monsieur Moussempès et si douloureux pour Monsieur Mengelle ;


Attendu, en conséquence, qu'il est resté strictement dans les limites de son droit ; 


Attendu que Monsieur Camille Servat a eu le souci, dans l'intérêt du parti politique, au nom duquel il agissait, de ne négliger aucun argument contre Monsieur Moussempès, candidat, que son parti combattait ; 


Attendu qu'en conséquence, il a revendiqué sa part de responsabilité dans la réduction d'une affiche dans laquelle il est intervenu pour donner à la pensée de Monsieur Mengelle, son secrétaire, une expression aussi nette dans le fond, mais aussi modérée dans la forme, que possible, et notamment en bannissant toute expression non seulement injurieuse ou violente, mais même discourtoise ; 


Par ces motifs, dire Monsieur Moussempès, non fondé en son action ; le débouter de ses demandes, fins et conclusion ; renvoyer Monsieur Fernand Mengelle et Camille Servat des fins de poursuite ; condamner Monsieur Moussempès aux dépens.


Sous toutes réserves.


Monsieur Servat, avocat du barreau de Nantes, a présenté la défense de Messieurs Fernand Mengelle et Camille Servat.


Le Tribunal a mis l'affaire en délibéré et renvoyé le prononcé de son jugement à l'audience du douze juillet mil neuf cent vingt-deux.


Et le dit jour advenu, en l'absence des parties, le Tribunal a rendu le jugement suivant en audience publique :


Attendu que Monsieur Moussempès a cité Mengelle et Servat pour des injures contenues dans un placard affiché à Biarritz ; 


Attendu que Servat a reconnu que c'était lui qui avait rédigé le placard pour le compte de Mengelle, son secrétaire ; que M. Mengelle a reconnu, d'autre part, qu'il avait fait procéder à l'affichage ; 


Attendu que le placard signifiait manifestement que Mengelle père s'était suicidé pour des causes imputables à Moussempès et inavouables, soit pour des raisons qu'on le mettait au défi de produire en public, en présence des fils du défunt ; qu'il faut dire que cette affiche a été placardée dans la nuit qui a précédé un scrutin où Moussempès était candidat ;


Attendu que la loi qualifie d'injure toute expression outrageante exposant la personne visée au mépris d ses concitoyens et portant atteinte à son honneur et à sa considération ;


Attendu que le libellé du placard rentre dans cette définition ;


Que de plus, l'injure a été commise par les voies et moyens énoncés dans l'article vingt-trois de la loi du vingt-neuf juillet mil huit cent quatre-vingt un ; 


Attendu qu'à l'audience, les parties se sont expliquées sur les raisons du suicide et qu'il n'apparut rien de net qui puisse être imputé à Moussempès ; qu'on se trouve en présence de suppositions vagues et non de preuves ; 


Que c'est oublier toute prudence et dépasser les limites permises, même en matière électorale, que de se lancer dans des affirmations aussi graves sur de simples suppositions ; 


Qu'on ne peut admettre dans ces conditions qu'on ait agi avec bonne foi et avec la seule préoccupation d'éclairer les électeurs ;


Qu'il y a par suite dans l'espèce délit d'injures ;


Attendu que Mengelle est l'auteur principal et Servat son complice, comme lui ayant procuré les moyens en connaissance de cause de commettre le délit ;


Qu'au point de vue de l'application de la peine, il y a lieu de considérer la culpabilité de Servat, plus grave, quoique complice, que celle de Mengelle, qui était le subordonné du premier par les fonctions qu'il exerçait ; que ce sera le cas pour Mengelle de le faire bénéficier de la loi de sursis ;


Attendu, au point de vue des fins civiles que le tribunal a tous les éléments d'appréciation ;


Par ces motifs, le Tribunal ouï Maître Joubert, dans ses explications pour le demandeur, le ministère public qui s'en est remis à la justice, et Maître Servat, avocat, dans ses moyens de défense pour les prévenus, jugeant en matière correctionnelle, déclare Mengelle et Servat, le premier comme auteur, le deuxième comme complice, du délit d'injures qui leur est imputé, et par application des articles vingt-trois, vingt-neuf et trente-trois de la loi du vingt-neuf juillet mil huit cent quatre-vingt-un, et soixante du code pénal ;


Condamne Mengelle à vingt-cinq francs d'amende et Servat à cinquante francs de la même peine. Fait application à Mengelle de la loi de sursis.


Et statuant sur les fins civiles, condamne Mengelle et Servat, solidairement, à payer à Moussempès la somme de cent francs à titre de dommages-intérêts ;


Ordonne l'insertion du présent jugement dans la "Gazette", à la diligence de Moussempès, sans que le coût de l'insertion puisse dépasser la somme de trois cents francs ; dit qu'il recouvrera le coût de l'insertion sur la représentation de la quittance du journal contre les cités qui seront tenus du montant solidairement.


Dit que l'insertion aura lieu à la troisième page.


Condamne les deux cités solidairement aux dépens.


Dit toutefois que les frais seront avancés par le plaignant, en sa qualité de partie civile, sauf son recours contre les condamnés.


En foi de quoi la minute du présent jugement a été signée par le Président et le commis-greffier.


Suivent les signatures.


Enregistré à Bayonne, le vingt-quatre juillet mil neuf cent vingt-deux, folio quarante-un, case vingt-deux.


Reçu trois francs soixante-quinze.


Signé : Ritou, receveur."




A suivre...


(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 







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lundi 8 juin 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 8 JUIN 2026 SAINT MÉDARD - EGUZKI

 

PROVERBE DU 8 JUIN 2026 (SAINT MÉDARD) (EGUZKI).


MÉDARD : Médard naît en 456 à Salency, en Picardie.



religion catholique saint sainte médard
8 JUIN SAINT MEDARD DE NOYON

Evêque de Noyon à l'époque des Mérovingiens, Médard est enterré dans une abbaye de Soissons qui porte encore son nom.

Médard meurt le 8 juin 545 à Noyon, dans l'Oise.

Très populaire pendant tout le Moyen Âge, saint Médard est associé à plusieurs dictons météorologiques :

  • "S'il pleut pour Saint Médard, la récolte est au quart".
  • "S'il pleut pour Saint Médard, le tiers de biens est au hasard".
  • "S'il pleut pour Saint Médard, si t'as pas de vin, tu auras du lard".
  • "S'il pleut pour Saint Médard, il pleut quarante jours plus tard, à moins que Saint Barnabé, vienne l'arrêter".
  • Etc...


religion catholique saint sainte médard
8 JUIN SAINT MEDARD DE NOYON


EGUZKI : Munduko erlijio zahar guztietan egon da Eki edo Eguzkiarekiko jaiera, hori baita bizitzaren iturria. Lazarragaren poemetan (1567) honela agerri da : Guztioen gañetiko larrosea, eguzki ederraren esposea. Ikus Eki eta Ekhi.

Eki : Eki izena sortaldeko hizkera batzuetan "eguzkia" eta "eguzkialdea, egutera" adierazteko erabiltzen da. Ikus Eguzki.

Ekhi : Eki hitzaren ekialdeko aldaera. Joanes Leizarragak aipatzen duena. Baionan 1814an argitara emandako Uskara Librian ondoko esaldia ageri da : Jesus, jüstiziazko ekhia...


Une naissance du 8 juin : Frank Lloyd Wright.


architecte américain taliesin usonien guggenheim
ARCHITECTE FRANK LLOYD WRIGHT 1926



Né le 8 juin 1867 à Richland Center (Wisconsin, Etats-Unis) - Mort le 9 avril 1959 à Phoenix (Arizona, Etats-Unis).

Frank est un architecte et concepteur américain.

Il est l'auteur de plus de 400 projets réalisés, musées, stations-service, tours d'habitation, hôtels, églises, ateliers, mais principalement des maisons qui ont fait sa renommée.

Il est notamment le principal protagoniste du style Prairie et le concepteur des maisons usoniennes et il a été reconnu, en 1991, par l'Institut des architectes américains comme le plus grand architecte américain de l'histoire.

Après le divorce de ses parents, il devient le soutien financier de sa mère, ainsi que de ses deux soeurs.

En 1887, Frank s'installe à Chicago, en quête d'une emploi et il finit par se dénicher un emploi de dessinateur technique dans l'agence de l'architecte Joseph Lyman Silsbee.

Attiré par une architecture plus moderne, il se joint bientôt au cabinet des architectes Adler et Sullivan, représentant l'école de Chicago.

Louis Sullivan lui enseigne les rudiments du métier.

En 1889, il épouse Catherine Lee Tobin, avec laquelle il aura 6 enfants.

Grâce au prêt de 5 000 $ de Sullivan, Frank achète un terrain, en banlieue de Chicago, où il construit sa première maison.

Pendant 6 ans, dans l'agence Adler et Sullivan, il collabore principalement à des projets de maisons individuelles et c'est là qu'il acquiert l'essentiel de sa formation et une partie de son inspiration dans ce domaine.

En 1893, il découvre l'architecture japonaise à l'exposition universelle de Chicago.

Après s'être installé à son compte, à Chicago, il rencontre de jeunes architectes, dont Dwight H. Perkins, qui donneront bientôt naissance au style Prairie, qui introduit notamment le principe de zone ouverte, abondamment éclairée par des rangées de fenêtres.

Frank signe bientôt une première commande indépendante : la maison Winslow.

Durant les années 1890, il expérimente de nouveaux matériaux et de nouvelles formes.

En 1898, il ouvre sa propre agence à Oak Park afin de se rapprocher de sa famille.

En 1909, il vit une période trouble et a le sentiment d'être parvenu à ses limites.

Lassé de sa vie conjugale, Frank part s'installer en Europe.

Il abandonne au passage sa première et ses enfants, tout en emmenant la femme de l'un de ses clients, Mamah Borthwick Cheney, dont il était tombé amoureux.

De ce fait, il provoque un scandale qui manque de ruiner sa carrière, sans compter son fort endettement.

En Europe, il visite l'Italie, l'Autriche, l'Allemagne et les Pays-Bas et rencontre de nombreux architectes d'avant-garde.

En 1910, Frank publie une monographie, avec plus de 100 lithographies de ses projets.

En 1911, il retourne aux Etats-Unis et s'installe dans le Wisconsin, où il fonde la communauté unitarienne de Spring Green.

Il y construit une série de bâtiments à la fois communautaires, domestiques et agricoles, baptisé Studio Taliesin.

Avec sa compagne Mamah, il y débute là une seconde carrière.

En août 1914, Mamah est assassinée.

En 1923, Frank épouse Maude Miriam Noel dont il divorce en 1927.

En 1928, il épouse en troisièmes noces Olgivanna Lazovich Hinzenburg, avec laquelle il aura un enfant.

En 1934, il commence une série de maisons dites "usoniennes", petites maisons économiques, caractérisées par un motif en L.

La Seconde Guerre mondiale entraîne un ralentissement de ses activités, qui reprennent rapidement à fin des hostilités.

A plus de 80 ans, il se retrouve à la tête d'une importante agence avec plus de 50 collaborateurs.

En 1959, il travaille sur le projet de La Price Tower, gratte-ciel de 19 étages à Bartlesville (Oklahoma).

Mais, sa réalisation la plus connue est le musée Guggenheim à New York, inauguré en 1959.

Il meurt le 9 avril 1959, à 91 ans, des suites d'une complication chirurgicale.



architecte américain taliesin usonien guggenheim
PHOTO DE L'ARCHITECTE FRANK LLOYD WRIGHT 1956
PAR ALFRED EISENSTAEDT



Voici le proverbe du lundi 8 juin 2026 :





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LES COLLECTIONS DU MUSÉE BONNAT À BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1925 (deuxième partie)

LES COLLECTIONS DU MUSÉE BONNAT EN 1925.


Le musée Bonnat-Helleu est le musée des Beaux-Arts de la ville de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), comportant notamment un grand nombre d'oeuvres des peintres Léon Bonnat et Paul César Helleu.



pays basque labourd peintre musée bayonne

MUSEE BONNAT BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Le bâtiment a été construit à la fin du 19ème siècle par l'architecte Charles Planckaert membre 

de l'Institut.



Sa construction fit suite à l'incendie qui ravagea la mairie de Bayonne en décembre 1889, au 

cours duquel une grande partie des archives et des collections possédées par la ville furent 

détruites. Le bâtiment avait à l'origine une quadruple vocation : archives, bibliothèque, musée de 

peinture et muséum.



Inauguré en 1901, la première pierre avait été posée en 1896 par le maire Léo Pouzac.



Voici ce que rapportèrent à ce sujet Antonin Personnaz et Georges Bergès dans leur livre : "Le Musée de Bayonne. Collections Bonnat" (éditeur Henri Laurens).



pays basque labourd peintre musée bayonne
LIVRE LE MUSEE DE BAYONNE
PAR ANTONIN PERSONNAZ ET GEORGES BERGES



"Formation du Musée Bonnat. — La création du Musée Bonnat, exemple unique de ce que peut une persévérante volonté, est l'oeuvre d'un seul homme, qui, au cours d'une longue carrière, sur, par sa science unie à un goût très sûr, grouper un nombre considérable d'oeuvres de haut intérêt, parmi lesquelles plusieurs chefs-d'oeuvre qu'envieraient les plus riches Musées du monde. Fait digne d'être noté : l'espoir de voir un jour sa ville natale dotée d'un tel Musée germait déjà dans le cerveau réalisateur du jeune étudiant sans fortune. Lorsqu'il eut enfin, par son talent et son ardeur au travail, doublé le cap de l'adversité, Bonnat ne perdait pas l'occasion de s'entourer de belles choses ; pour ses débuts, le jeune collectionneur sauvait des mains profanes d'un brocanter espagnol, pour la somme de cinquante francs, les deux belles tapisseries de Bruxelles qui ornent le hall du Musée. Plus tard son émotion fut grande lorsque, possesseur d'un dessin de Michel-Ange, "il tint entre ses doigts le papier sur lequel Michel-Ange avait posés sa main".



N'ayant demandé à la fortune d'autres joies que celle du bonheur des siens, la possibilité d'acquérir des chefs-d'oeuvre convoités et de tendre discrètement une main secourable aux déshérités de la fortune, Bonnat pouvait enfin en 1891, s'ouvrir au maire de Bayonne de son désir d'offrir à sa ville natale les éléments d'un important Musée. La ville en prit à sa charge la construction qui en fut confiée, après un concours à l'architecte Plankaert et la première pierre posée en 1896. L'édifice achevé en 1901, le premier étage lui étant entièrement réservé, Bonnat vint y installer lui-même la première partie de ses collections. Ainsi constitué, le Musée se classait déjà parmi les plus importants de province, offrant aux visiteurs une sélection d'oeuvres peintes des grandes écoles étrangères, la France y étant représentée par ses meilleurs maîtres du XIXe siècle. Mais le grand artiste, amoureux du dessin, nous avait favorisés en détachant de son cabinet célèbre 172 pièces de choix parmi lesquelles certaines feuilles de Michel-Ange, Raphaël, Rembrandt, Dürer et 17 dessins d'Ingres, 13 Prud'hon, 12 aquarelles de Barye, eussent, à eux seuls, assurés la réputation de notre Musée.



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MUSEE BONNAT
AQUARELLE DE A-L BARYE





Le 6 octobre 1913, un déjeuner était offert dans le hall du Musée au président Poincaré ; Léon Bonnat s'exprima ainsi : 

"Ce que vous allez voir, à vrai dire, n'est pas un Musée. Ce n'est, en ce qui me concerne, qu'une collection d'amateur, mais dans laquelle, à défaut de ces oeuvres qui rendent une collection célèbre, j'ai tâché de réunir quelques tableaux, quelques bronzes, quelques terres cuites, quelques marbres et surtout des dessins, pensées intimes des grands maîtres, vénérables reliques d'un passé éloigné, échantillons de l'art des grandes époques. Ce petit Musée, par lequel dans les limites de mes moyens, j'ai essayé de donner un aperçu général de l'art, je le devais à ma ville natale. En le lui offrant, j'acquittais une dette de reconnaissance car c'est à elle que je dois d'avoir pu, dans ma jeunesse, aller à Paris et à Rome achever les études commencées à Madrid."



Entre l'année 1900 où Léon Bonnat perdit sa soeur, dernière compagne de sa vie, et l'année 1913 mes visites rue de Bassano devinrent plus fréquentes. Un jour, répondant à son appel, je trouvais mon vieil ami disposé à la causerie, lui, si ménager de ses paroles ; et perplexe, lui dont la volonté semblait commander l'avenir.

"Il y a aujourd'hui cinquante ans, me dit-il, j'arrivais de Madrid dénué de ressources..., et aujourd'hui, je ne sais que faire de mes richesses : Bayonne possède déjà sa part de reconnaissance et son Musée ne saurait contenir la suite de mes collections. C'est à Paris me suggère-t-on que j'ai gagné ma fortune..., et puis que deviendraient la cheminée de ma Galerie composée par Falguière, les sculptures de l'hôtel, souvenir de Chapu, le Puvis de Chavannes peint pour mon escalier...?"



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PORTRAIT DE PUVIS DE CHAVANNES
PAR LEON BONNAT



Et il songeait à léguer son hôtel, avec son contenu, à l'Institut qui en ferait un Musée confié à la garde de quelque collègue de l'Académie. Connaissant les sentiments du maire de Bayonne vis-à-vis de Bonnat et de son Musée, j'alléguai, en toute sincérité du reste, que diviser ses collections serait en diminuer la valeur et que Bayonne saurait bien faire les sacrifices utiles pour conserver intact cet ensemble qui fit la joie de sa vie et perpétuerait son glorieux souvenir..., puis la guerre éclata...



Directeur de l'Ecole des Beaux-Arts, président du conseil des Musées, Bonnat, en dépit de son grand âge et malgré les instances de ses amis, refusa d'abandonner son poste. Il fut l'âme de la Fédération des artistes qui permit aux moins fortunés et à leurs familles de traverser les mauvais jours.



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PEINTRE LEON BONNAT
PAYS BASQUE D'ANTAN

La paix signée, le maître décidait de laisser à la ville de Bayonne toutes ses collections à charge, par elle, de les loger convenablement en un édifice approprié. Les plans furent dressés par l'éminent architecte M. Pontremoli et les devis jugés acceptables. Le 27 septembre 1919 Bonnat confirmait sa généreuse résolution devant le maire, M. Garat, le Conseil municipal et la Commission du Musée. Les plans soumis au Conseil furent votés à l'unanimité.



En mai 1919 le changement de municipalité causait au maître quelque inquiétude qui ne tardait pas à être dissipée par un télégramme du nouveau maire M. Castagnet... Hélas, entre temps, les prix de la construction avaient haussé dans des proportions inacceptables. Bonnat le comprit et dans sa sagesse, dissimulant ses regrets de voir s'épanouir le projet magnifique, accepta l'offre de la totalité du deuxième étage du Musée ; mais dans une lettre qu'il m'adressa, s'accusant d'égoïsme ! il exprimait sa peine de chasser du Musée les oeuvres de ses élèves ou empêcher les dons futurs possibles.



Après la mort de Bonnat, le 8 septembre 1922, le Musée allait entrer en possession de toutes ses richesses et sa nouvelle transformation être définitive. Suivant la promesse faite au maître, les locaux, en entier, furent livrés à ses collections dont MM. Jean Guiffrey et Carle Dreyfus accompagnés du fidèle et habile Désormais, vinrent diriger l'installation terminée le 29 juillet 19123, date à laquelle il fut inauguré par M. Léon Bérard, ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts, qui présidait le même jour l'inauguration, place Grammont, de la statue de Bonnat par le maître Ségoffin, au milieu d'une émouvante et inoubliable cérémonie.


Antonin Personnaz, 

Vice-président de la Commission du Musée."




A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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