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dimanche 14 juin 2026

LE CASINO MUNICIPAL DE BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1929 (troisième et dernière partie)

 

LE CASINO MUNICIPAL DE BIARRITZ EN 1929.


Le casino municipal de Biarritz (Pyrénées Atlantiques) est un immeuble de style Art déco édifié en 1929 par l'architecte Alfred Laulhé.



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CASINO MUNICIPAL BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet la presse locale, la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays 

Basque, dans plusieurs éditions :



  • le 2 août 1929 :

"L'inauguration du nouveau Casino Municipal a eu lieu hier soir.


Une splendide soirée — A travers le nouvel édifice — La représentation lyrique, le souper et le bal au milieu d'une foule nombreuse et élégante.



Hier soir, le nouveau Casino Municipal de Biarritz a ouvert ses portes à une assistance très nombreuse et très élégante, parmi laquelle la colonie étrangère était largement représentée.



Ceux qui avaient répondu à l'aimable invitation de la direction et les spectateurs de la belle représentation lyrique donnée dans une salle renouvelée et embellie avec goût, par l'architecte du Casino, M. Laulhé, ont admiré les belles proportions intérieures qui répondent à celles de l'extérieur et qu'on apprécie surtout de la terrasse. Sans doute, il arrive par instants que certaines décorations surprennent un peu, telle celle de la vaste salle des fêtes. Evidemment nos yeux ne sont pas encore faits à ces teintes nouvelles, à ces contrastes, à ses dessins d'un modernisme audacieux.



Mais nous n'avons ici qu'à noter le grand succès de cette première soirée. Le gala artistique, le souper, la danse au son de deux excellents orchestres tout cela fut très réussi. Le souper fut très bien servi et le menu était de choix.



On a beaucoup dansé, on a dansé très tard et le temps a fui avec rapidité, grâce encore à des "numéros" de danse qui ont été fort applaudis. Les danseurs méritaient ces ovations pour leur grâce, leur science et leur agilité.



En résumé, une très bonne "première" qui sera suivie de journées et de soirée qui l'égaleront, sans aucun doute.




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NOUVEAU CASINO MUNICIPAL DE BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



Architecture, décoration.



La ligne, les proportions, l'opposition des volumes, tout concourt à faire du nouveau Casino Municipal une oeuvre simple, mais de bon goût. Verrons-nous enfin disparaître de toutes nos plages françaises ces monstres de hideur qu'étaient les anciens casinos, bâtards du style mauresque et du tout-ce-qu'on-voudra ?... Ainsi notre Casino a été conçu dans une note moderne, mais d'un moderne très calme qui ne peut heurter les esprits même les plus arriérés.



De 1880 à 1914, le grand souci des architectes était de couvrir leurs monuments de guirlandes, d'amours de trophées, bien utiles parfois pour cacher des défauts de composition. Depuis la guerre, les jeunes, plus audacieux créent des équilibres harmonieux avec les lignes droites. Ils disent comme la "Beauté" de Baudelaire : "Je hais le mouvement qui déplace les lignes". Tout est calme, tout est nu dans le moderne. Nu ? je me trompe, car les revêtements aux tons chauds, habillent les murs, tels ceux du Casino qui sont vêtus de jaune de chrome. Le jeu des éclairages crée les ombres et les lumières propices, donnant par elles-mêmes du relief aux surfaces unies.



A l'entrée, la mosaïque jaune, bleu et or du plancher s'harmonise avec leur plafond lumineux de dessin modern-style. Quelques marches à descendre rompent ce qu'aurait pu avoir de monotone cette immense galerie qui conduit d'abord au bar, où elle fait angle droit avec la salle des jeux dans laquelle s'ouvre la salle de spectacle et aboutit enfin à la grande salle des fêtes, restaurant et dancing.



Ici, pour obéir à la loi des contrastes, les murs ne sont plus de chrome, mais de laque carminé qui a été pochée, en relief, et panachée de larges taches d'or. Ce revêtement fait penser à ces lourdes étoffes lainées dont les femmes font leurs sorties de bal. Un des côtés face à l'océan est garni de hauts miroirs d'un joli dessin, ce qui agrandit encore cette salle déjà très vaste. Ici comme à l'entrée et dans les galeries, les éclairages ont été soigneusement étudiés. Le plafond est divisé en trois immenses caissons. Le pourtour de ces caissons est formé par des rampes de lampes, enfermées dans des cages de verre. C'est presque la lumière du jour qui est obtenue, lumière des jours de beau soleil.



Pas d'autre décoration. Les larges baies ouvrantes qui donnent sur la plage nous permettent d'avoir sous les yeux le grand décor de la mer, sans cesse renouvelé. Par une galerie incidente sur la principale, on arrive à la salle de jeu, de belles dimensions, sobrement éclairée d'une clarté un peu mystérieuse. Comme il se doit, le tapis ver mis en valeur semble remplir toute la pièce et lorsqu'on entre, ou même que l'on regarde à travers la porte vitrée, on ne peut rien voir que lui.

Huguette De La Rüe"




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VUE DE LA TERRASSE DU NOUVEAU CASINO MUNICIPAL DE BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN


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ENTREE NOUVEAU CASINO MUNICIPAL DE BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



"La soirée artistique.



Ce fut un remarquable triomphe, qui fait honneur à Biarritz et qui glorifie M. Broussan et ses immédiats collaborateurs, MM. Berthaud et Villecampe.


Et quel éclectisme dans le programme !


D'abord et conduite avec maîtrise par M. Georges Cuignache, "l'ouverture du Carnaval romain", une splendeur du maître de la Musique Française, Berlioz. Quel souffle, quelles grandes idées ! L'auteur de la "Symphonie fantastique" ne peut être jamais indifférent ; il aime la déclaration contenue et noble ; il trouve des accords merveilleux et son orchestration est splendide. Nul, mieux que lui, n'a su manier les cuivres, les opposer au timbre des archets. Et tout cela "sonne" puissamment ; c'est une synthèse de richesses ; la lumière inonde cette musique.



Conduite avec son talent habituel par M. Razigade, la scène de la taverne de la "Damnation" atteignit à l'extrême beauté ; les cinquante choristes du plateau enlevèrent leur célèbre choeur avec une remarquable décision, un style très brillant qui soulevèrent l'enthousiasme du brillant public. Ce fut véritablement beau et il nous faut louer les trois protagonistes animateurs : MM. Lenzi, un Faust, fort agréable, Romette, un Méphisto à voix profonde et bien étoffée, et M. Deleuze, excellent chanteur et diseur.


Quant au ballet des Sylphes, lequel naît de la chanson de Méphisto à Faust, qui s'endort : "Voici des roses qui, ce jour, sont écloses", et qui devient un rêve-animé, il nous permit de constater la grâce, le charme et le talent de Mlle Maritza, l'étoile de notre corps de ballet de la saison. La charmante ballerine est un véritable virtuose des pointes ; elle s'en fait un jeu, elle y est d'une sûreté remarquable... Les quadrilles avec leurs péplos omnicolores produisirent aussi de forts jolis effets de coloris.


Nous voici maintenant avec le Dieu de la Musique : nous entendons le deuxième acte de "Tristan et Isolde" — la vieille légende du Nord par laquelle Wagner voulut se reposer de sa tétralogie. Et cette musique, après 70 ans, n'a pas de ride ! "C'est l'oeuvre qui est la plus musique que tout ce que j'ai fait !" disait le maître. Mais elle se ressent des thèmes romantiques chers aux Allemands de l'époque, le goût de la mort, de l'anéantissement dans l'amour... Et nous eûmes les grands duos passionnés, délirants, tendres et déchirants, et cet harmonieux et puissant lyrisme qui jamais ne s'entache de mièvrerie.


Sur la formidable tessiture aigüe de leurs rôles écrasants, M. Forti et Mlle Soyer se montrèrent admirables. Quelle science à manier de très belles voix, d'une amplitude inouïe, pour se maintenir, sans fatigue, à ce terrible niveau ! Nous retrouvions, d'ailleurs, en M. Forti, le superbe Hérode de Salomé... N'oublions pas M. Rourette, beau roi Marke, MM. Camp, Deluze et Mlle Aryel.



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CHANTEUR VICTOR FORTI DE L'OPERA 1929


On termina par l'"Amour sorcier" de Manuel de Falla.


Ce délicieux auteur brille par le caprice du rythme, l'accent de la mélodie, le chatoiement des timbres, la sensibilité, un sentiment de très haut prix, une mélancolie sans fadeur de couleur espagnole bien naturelle, le sens du mystère, les moyens simples et un art prodigieux.


M. Frigara, de l'Opéra Comique, dirigeait l'orchestre.


Mme Maria del Villar, surtout dans la "Danse du feu", fut superbe de doux abandons, de brusques redressements, d'harmonieux tournoiements. Quels gracieux emportements rythmiques !


Il faut citer aussi, avec grands éloges, M. Sarkoff, maître du ballet, Mlle Siria et M. Deleuze... Mlle Faroche interpréta les chansons.


Jean Dargène."



(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 







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samedi 13 juin 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 13 JUIN 2026 SAINT ANTOINE (DE PADOUE) - ANDONI


PROVERBE DU 13 JUIN 2026 (SAINT ANTOINE DE PADOUE) (ANDONI).


ANTOINE (de PADOUE) : Antoine naît en 1195 à Lisbonne.




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13 JUIN SAINT ANTOINE DE PADOUE

Après de bonnes études à Coimbra, ce prêtre portugais du nom de Fernando Martins de Bulhoës, rejoint l'humble communauté de François d'Assise, en Italie.

Il prend le nom d'Antoine et se voue aux tâches les plus humbles jusqu'au jour où l'on découvre ses talents de prédicateur.

Saint François envoie alors Antoine prêcher dans toute l'Europe, y compris chez les hérétiques albigeois.

Epuisé, Antoine meurt à Padoue (Italie) à 36 ans, le 13 juin 1231.

Antoine est canonisé en 1232.

La piété d'Antoine lui vaudra d'être plus tard nommé Docteur de l'Eglise en 1946 et saint patron du Portugal.

Antoine est vénéré sous les noms de saint Antoine de Padoue (ou saint Antoine de Lisbonne).




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13 JUIN SAINT ANTOINE DE PADOUE


ANDONI : Urkiola ala Muskildin, aspaldian ohoratzen da Antxon, Antxone. Padovako saindua Euskal Herrietan.

Antonio (es), Anton (es), Antoine (fr), Antony (en), Anthony (en), Antonius (la).

Deun-ixendegi euzkotarra lanean proposatutako izena. Izena sortzeko Bizkaiko tradizioa hartu zuten aintzat, Bizkaiko Jaurerrian ohikoa baita San Antonio izeneko ermitak izendatzeko Sandoni forma erabiltzea. Ikus Antonio.

Erromako familia baten izena zen Antoniusetik ; latinez erabili arren badaiteke etorkiz etruskoa izatea. San Antonio abadea Egipton bizi izan zen IV. mendean eta oso ezaguna da basamortuan zegoenean deabruak pekatuan erorarazteko egindako eusteagatik. Santuaren egunak ekainaren 13an (Paduakoa) eta urtarrilaren 17an (abadea) dira. Aldaerak : Anton eta honen hipokoristikoak diren Antton eta Antxon eta Andoni. Euskal Herrian oso ezaguna da Urkiolako (Bizkaia) ospatze-eguna, besteak beste ezkongaiak ezkontide eske joaten direlako.




Une naissance du 13 juin : Albert de Broglie.



homme état france monarchiste diplomate historien 19ème siècle académie
PHOTO D'ALBERT DE BROGLIE
PAR CABARD FILS


Né le 13 juin 1821 à Paris 10ème arrondissement - Mort le 19 janvier 1901 à Paris 7ème arrondissement.

Albert, 4e duc de Broglie, est un historien, diplomate et homme d'Etat français, monarchiste, l'une des figues du royalisme orléaniste et du catholicisme libéral sous la Troisième République pendant laquelle il est deux fois chef du gouvernement.

Il épouse en juin 1845 Paulin de Galard de Brassac de Béarn, avec laquelle il aura cinq fils.

Secrétaire d'ambassade à Madrid puis à Rome sous le règne de Louis-Philippe 1er, il quitte son poste en 1848 et s'abstient de toute activité politique sous le Second Empire.

Il publie alors plusieurs ouvrages d'histoire, tout en collaborant au Correspondant et à La Revue des Deux-Mondes.

Albert entre au Conseil d''administration de la Compagnie de Saint-Gobain en 1852 et en est le président de 1866 à 1901.

En avril 185, il assiste à la fondation de L'Oeuvre des Ecoles d'Orient dont il fut membre de son premier Conseil général d'avril 1856 jusqu'à sa mort.

En 1862, il est élu au 18e fauteuil de l'Académie française, comme son père en son temps.

Candidat orléaniste à la députation dans la 2ème circonscription de l'Eure en avril 1869, il n'est pas élu.

La seconde candidature d'André, sur la liste conservatrice, en février 1871, est couronnée de succès, mais Thiers le nomme quelques jours plus tard, ambassadeur à Londres, et il y reste jusqu'en mai 1872.

De retour à la Chambre en mai 1872, il pousse Thiers à démissionner de sa double fonction de chef de l'Etat et de président du Conseil.

Il incite alors le maréchal de Mac-Mahon à se faire élire président de la République, tandis qu'il occupe lui-même la fonction de président du conseil à la tête d'un cabinet d'Ordre moral dont il est le ministre des Affaires étrangères, puis le ministre de l'intérieur.

En novembre 1873, il fait voter le septennat en faveur du maréchal de Mac-Mahon.

André défend une conception aristocratique du bicaméralisme, proposant en mai 1874 un "Grand Conseil des Notables", mêlant "membres nommés à vie par le président de la République, membres de droit éminents et membres élus par les capacités".

Repoussé par les républicains et les bonapartistes, ce projet fait tomber son gouvernement en mai 1874.

En janvier 1876, il est élu sénateur de l'Eure et le restera jusqu'en 1885. De fait, il dirige alors la droite modérée.

En mai 1877, le maréchal de Mac-Mahon l'appelle à former un cabinet de résistance, dont il prend le ministère de la Justice et la présidence du Conseil, mais il démissionne en novembre 1877.

André continue ensuite à siéger au Sénat dans les rangs conservateurs mais il n'est pas réélu en janvier 1885.

Il se retire alors de la vie politique.

En 1895, il est élu à l'Académie des Sciences morales et politiques.

Il meurt le 19 janvier 1901, à 79 ans.



homme état france monarchiste diplomate historien 19ème siècle académie
HOMME D'ETAT ALBERT DE BROGLIE



Voici le proverbe du samedi 13 juin 2026 :


SAN ATONIO JENTIA EZKONTZEKO BETI PRONTO.

Saint Antoine, toujours prêt à aider les candidats au mariage.



religion antoine mariage
13 JUIN SAINT ANTOINE DE PADOUE





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE À PARIS EN JUIN 1949 (deuxième et dernière partie)

LE GROUPE GAZTELU-ZAHAR À PARIS EN JUIN 1949. 



Le choeur d'hommes Gaztelu Zahar d'Hendaye a été fondé en septembre 1945 par Pepito Alonso.



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LOGO DE GAZTELU ZAHAR D'HENDAYE







Voici ce que rapporta à ce sujet Elgar, le Bulletin d'information des Basques de Paris, en juillet 

1949 :


"... Le beau voyage du groupe Gaztelu-Zahar d'Hendaye, à Paris.


Le point de vue du critique musical.




Le groupe Gaztelu-Zahar d'Hendaye, se présente très bien, dans l'accoutrement pittoresque des mendigoizales : pantalons à rayures pris dans de grosses chaussettes de laine, sandales à lacets noirs, ceinture noire, chemise noire, béret.



Les voix sont bonnes ; parmi les ténors, le timbre agréable de Célestin Eguiazabal. Les seconds ténors, assez intimidés, mais chantant juste et nuancé, ce qui est rare. Les barytons, bien. Et un étonnant pupitre de basses, descendant facilement au contre-do.



Du côté équilibre, c'est parfait. Peut-être manque-t-il un premier ténor dans certains passages "forte". Mais toutes les voix sont fondues et disciplinées.



Le répertoire est joli. Il devra se développer dans la recherche de belles chansons, notamment dans la mine d'or qu'est la Soule, où je suis certain qu'on pourrait harmoniser pour ce groupe d'hommes de très vieux airs.



Une critique amicale. Pourquoi chanter du russe ou du suédois ? Le folklore basque n'est-il pas assez riche ? Je me suis régalé en écoutant "O Pepita", dont l'exécution est vraiment de très grande classe ; mais il y a tant et tant de jolies mélodies euskariennes ? Il ne faut pas suivre l'exemple de ces groupements péninsulaires, forts de 150 ou 180 exécutants qui, au lieu de chanter leur répertoire national, veulent démontrer qu'ils connaissent Monteverde, Bach ou Honegger, et, dans ce cas, ne font pas mieux que les grandes chorales françaises ou espagnoles.



Les pots-pourris, très allègres, mais ils gagneraient à être mieux harmonisés. Souvent la basse, au lieu de donner la note fondamentale de l'accord, donne à l'octave, la tierce. C'est un péché mortel en harmonie.



Reste le résultat.



Il est vraiment, et je pèse mes mots, extraordinaire. On se demande comment 15 amateurs, dont la plupart, sans doute, ne sont pas musiciens d'école, dirigés par un amateur qui n'est pas un spécialiste de la fugue et du contrepoint, sont arrivés à donner des auditions où les attaques sont 100 pour 100 précises, les modulations archi-justes, les forte homogènes, les pianos superbement soutenus, les conclusions précises. Cette chorale s'apparente aux ensembles russes et ukrainiens, qui, quoique professionnels, ne donnaient pas une plus forte impression d'ensemble.



Il est dommage, très dommage, que Paris n'ait pas entendu Gaztelu-Zahar à Gaveau, ou à Pleyel-Chopin. C'eût été un régal.



Et c'est une oeuvre admirable, qui n'a pu arriver à ce point de perfection que grâce à un labeur inouï du chef, le talentueux et ardent Pepito Alonso, à une volonté acharnée de tous les chanteurs, le tout dans un amour efficace du folklore de leur Pays Basque.


Merci et bravo !


Jacques Perré."



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GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE

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GROUPE GAZELU-ZAHAR D'HENDAYE
SEPTEMBRE 1945 ET JANVIER 1946


"Merci, Gaztelu-Zahar !



Le groupe hendayais est resté onze jours parmi nous.



Certes, nous avons veillé à ce que de l'arrivée au départ, tout soit prêt pour que nos amis soient contents de nous.



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GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE


Ils l'ont été et nous ont remercié, officiellement, officieusement, par des mots ou des gestes dont certains, sur le quai d'Austerlitz, étaient émouvants.



Et pourtant, c'est nous qui leur disons merci.



Merci pour la propagande énorme qu'ils ont faite pour le Pays Basque et l'art folklorique basque. Partout leur présentation a été impeccable. Partout leur prestation musicale a été parfaite. J'ai vu des spécialistes étonnés de la mise au point des voix, de l'ensemble des attaques, des nuances, et du style d'interprétation.



Et merci aussi pour l'exemple double qu'ils ont donné aux Basques de Paris. On a tendance, ici, à croire qu'un Basque doit hurler dès les hors-d'oeuvre dans les banquets, et se donner en spectacle au dessert. Les Hendayais ont donné une belle leçon à quelques chevaux échappés que nous avons ici, à savoir qu'ils ont mangé et bu tout autant, et qu'ils se sont tenus beaucoup mieux. Sujet de méditation, dont nous dégagerons les conclusions plus tard.



Pour cet exemple, pour cette propagande, c'est nous qui disons merci aux Hendayais, de tout coeur, et qui sommes fiers de les avoir reçus, si simples, si gentils, si peu cabotins, si éloignés des manifestations de cirque basques, si purement dans les traditions d'Eskual-Herria.




pays basque chants chorale labourd hendaye
GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE


Merci, Gaztelu-Zahar, et au revoir...


Legarralde"








P.S. : une pensée pour Peio Macicior (récemment disparu) et pour sa famille...





(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)

(Merci à Maika pour le document original)








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