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dimanche 27 septembre 2026

LA VIE COMMUNAUTAIRE ET PAROISSIALE À URT EN LABOURD AU PAYS BASQUE DU XVIÈME AU XVIIIÈME SIÈCLE (troisième partie)

LA VIE À URT DU 16ÈME AU 18ÈME SIÈCLE.


Au 18ème siècle, la commune d'Urt compte environ 1 300 habitants.




pays basque carte labourd communes
CARTE DE URT 1887
ETUDE LINGUISTIQUE JULIEN SACAZE




Voici ce que rapporta Guy Leichtenaur, dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres & arts 

de Bayonne, en février 1973 :



"La Vie Communautaire et Paroissiale à Urt du XVIe au XVIIIe siècle.



... Le Port.



Le port d’Urt a eu dans le passé une importance, due, en partie à l’absence d’un bon réseau routier, et d’autre part à la facilité du transport fluvial qui bénéficiait le plus possible des marées. C’était, disent les archives de Bayonne : "une véritable flotte de petits bateaux qui circulent sur l’Adour, apportant à Bayonne, les grains, les eaux de vie, les vins, les résines, goudrons, planches, et autres produits des Landes, de la Chalosse, de l’Armagnac, du Béarn, et qui remportent les denrées nécessaires à ces divers produits". Il est bon de préciser que la navigation sur le cours supérieur de l’Adour et sur ses affluents a souvent été entravée par les nasses destinées à la capture du poisson, notamment à Saubusse, en aval de Dax, mais ceci n’intéresse que fort peu les activités fluviales de notre village. Urt était situé dans les limites du "coutumat" de Bayonne qui s’étendait, en ce qui concerne l’Adour, jusqu’à Guiche. Par Lettres-patentes de 1498 et 1511, le roi Louis XIII, tout comme ses prédécesseurs, avait confirmé la concession à la ville, de la moitié des droits de la Coutume, ce qui entraînait l’interdiction aux marchands et négociants de décharger et mettre en vente leurs marchandises depuis Hourgave, autorisant seulement la vente dans la ville de Bayonne. Le droit de coutume, d’origine fort ancienne, était prélevé sur toutes les marchandises, entrant ou sortant de Bayonne. Il est probable que cette "zone douanière", nettement délimitée, ne fut pas très populaire dans notre région, car on vit même un bayle d’Urt reprendre de force un bateau chargé de grains qui avait été saisi au port de Bardos ; ceci se passait en 1575. Le bayle fut condamné à payer une amende. Vers cette époque, un habitant d’Hasparren est poursuivi pour avoir déchargé au port d’Urt, sans licence, un chargement de dix-sept balles de drap d’Angleterre. En 1627, des Urtois brutalisèrent le "Garde-port" et un échevin de Bayonne. De ce fait, fis furent condamnés, avec des habitants de Guiche, pour infraction aux privilèges de la Juridiction de Bayonne sur l’Adour. Un commis des recettes de la ville était en poste, probablement dans une maison du quartier du port, afin de mieux surveiller les activités portuaires. Les archives nous livrent des états d’enregistrement de barriques de vins, notamment de ceux débarqués à Urcuit, Bardos et "Pitres", de pommes et cidres chargés au port d’Urt. Des états également de droits perçus sur le poisson avant sa mise en vente etc. Nous savons qu’au XVIIIe siècle, et sans doute bien avant, il y avait à Urt, un bureau de la coutume et une Brigade de surveillance. Sur la rive opposée, à Saint-Laurent-de-Gosse, une Brigade de 12 hommes était installée "au bord de la rivière". 


pays basque carte labourd communes
BORDS DE L'ADOUR
40 ST LAURENT DE GOSSE



Il subsiste de nos jours, au port, quelques vieilles demeures qui datent très certainement du XVIe siècle, et qui feront l’objet d’une étude particulière dans le cadre d’une enquête sur le passé de nos vieilles maisons, répertoriées par "quartier". 



Le transport par voie d’eau ne constituait, à dire vrai, avec ses entraves, obligations et avatars, qu’un des aspects de la vie fluviale de notre village. Les fonctionnaires de l’ancien régime ont d’ailleurs qualifié Urt, de "paroisse nautique". La pêche et les constructions maritimes, ont dans le passé, donné à notre localité une grande importance. L’ancienneté de la pêche professionnelle à Urt est attestée par un document ancien, qui nous apprend que les pêcheurs des "Îles de d’Adour" devaient payer un liard par semaine à la Compagnie des Tilloliers de Bayonne. L’emprise de la ville apparaît également ici dans toute son autorité. 



L’histoire de la pêche à Urt, qui reste à écrire, est jalonnée d’incidents ayant pour cause principale, les règlements édictés par Bayonne. Nous citerons la révolte de 1727, provoquée par l’interdiction d’emploi de certains filets. En 1788, nos pêcheurs récidivèrent ; Laborde-Lissalde, lieutenant général de l’Amirauté, organisa alors une expédition punitive. Il était accompagné de 60 grenadiers du Régiment de Cambrésis, en garnison à Bayonne, et d’une Brigade de Maréchaussée. Deux marins-pêcheurs furent mis en prison. A cette époque, la Compagnie des Tilloliers imposait le versement d’une certaine somme par "chalan" ou par corbeille de poisson, pris hors de Bayonne et mis en vente dans la ville. Elle réussit à faire imposer à son profit des taxes sur les poissons. Sur tout chargement passant par Bayonne, ou vendu sur place, il était perçu : 14 sols pour une charrette de poisson entrant dans la ville, ou à Saint-Esprit ; 1 sol, 6 deniers pour une corbeille de poisson pris dans les étangs d’eau douce ; 1 sol pour chaque saumon ; pour chaque cheval chargé d’anguilles (piballes ?) que les Espagnols font acheter à Urt et autres lieux, passant par la ville : 14 sols. Ces perceptions provoquèrent des plaintes et des réclamations. On pensait que ces droits exorbitants feraient que les pêcheurs des lieux voisins ne porteraient plus le poisson à Bayonne, et que les Espagnols ne viendraient pas le chercher, ce qui serait préjudiciable au commerce bayonnais. Nous ne savons pas si les Tilloliers furent invités à ne plus imposer de droits, dont au demeurant, ils semblaient incapables de fournir l'ancienneté.


pays basque carte labourd communes
PÊCHE A LA PINASSE
33 CAP FERRET


Pour ce qui a trait à la "coutume", un document daté du 24 avril 1289, nous révèle que les gens du Labourd ne devaient pas de droits pour les poissons qu’ils prenaient dans leurs "pinasses", et qu’ils venaient vendre à Bayonne. Ajoutons que les Tilloliers en plus de l’exclusivité de la pêche en rivière, pêchaient aussi en mer. Dans ce cas, ceux qui prenaient plus de 50 livres de poisson payaient 10 sols à la Corporation, mais c’était surtout des pêcheurs en eau douce. On les appelait : Pescadors de mar doulce dans les textes anciens (A.C.-F 4). 



Voici un extrait d’une plainte adressée à Messieurs les Maire, Echevins et Conseil de la Ville de Bayonne par le Patron et le Clavier des Pêcheurs de la paroisse d’Urt, en date du 30 janvier 1741 : "Or on ne saurait trop caractériser la conduite des Tilloliers. Ils s’ingèrent sans autorité légitime et contre les déffences formelles qui leur ont été faites, à établir et percevoir des droits sur le poisson, denrée sy nécessaire, et sur la pêche qui demande toute la faveur. C’est une exaction. Ils ont usé de violence, c’est une rébellion à justice. Tout cela contre le droit des gens, la liberté et la tranquillité des marchés. Il est donc de votre équité et du bien public, Messieurs, de réprimer sévèrement tous ces abus, tous ces désordres, et de les faire cesser une fois pour toutes, d’autant plus que l’impunité pourrait porter les coupables à de plus grands excès". 



Au siècle dernier, la construction maritime faisait vivre encore une fraction importante de la population (en 1870, il y avait cinq constructeurs de bateaux). Cette industrie était ancienne. Nous n’en voulons pour preuve que la mention de la mise à l’eau, à Urt, en 1587, d’un navire de 300 tonneaux appartenant à un marchand bayonnais ; il s’agissait là d’un grand bâtiment. Bien entendu on construisait des bateaux de moindre tonnage (de 4 à 10 tonneaux qui avaient noms : chaloupes et pinasses) à Urt, et aussi à Urcuit. Pour la période du XVIII siècle, nous pouvons citer les navires suivants : 1740 : Notre Dame de Bayonne de 30 tonneaux ; 1742 : L’Heureuse Lucie de 40 tonneaux (Corsaire armé de deux canons) ; 1744 : Saint Pierre de 9 tonneaux et La Reine de Hongrie de 40 tonneaux (Corsaire armé de 4 canons) ; 1750 : La Sirène de 60 tonneaux ; 1754 : L’Aventurière (navire refondu) ; 1789 : La Marianne de 6 tonneaux. Le Corsaire L’Heureuse Lucie appartenait à Dominique Simonin de Bayonne, et avait pour capitaine Denis Etcheverry. Il était armé en plus des 2 canons, de 8 pierriers et autres menues armes. Il fut capturé le 20 avril 1748 par un bâtiment anglais. Le propriétaire fit abandon du Corsaire plutôt que de payer la rançon qu’on lui demandait ; ceci en dépit des protestations du capitaine."






A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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samedi 26 septembre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 26 SEPTEMBRE 2026 SAINT CÔME ET SAINT DAMIEN - EGIARTE


PROVERBE DU 26 SEPTEMBRE 2026 (SAINT CÔME) (SAINT DAMIEN) (EGIARTE).



CÔME ET DAMIEN : Côme et Damien, ces 2 médecins inséparables du 4ème siècle soignaient gratuitement les malades à Aigéai, en Cilicie... et ne manquaient pas aussi de les convertir à la foi nouvelle.



religion catholique saint sainte côme damien
26 SEPTEMBRE SAINT CÔME ET SAINT DAMIEN

Pour cette dernière raison, Côme et Damien ont subi le martyre à Tyr, en Syrie, en 303 ou 310.

Parfois appelés "médecins anargyres"(du grec an- et argyrios, qui refusent l'argent), Saint Côme est reconnu par l'Eglise catholique comme le saint patron des médecins et des chirurgiens. Saint Damien est le saint patron des pharmaciens.

Deux basiliques leur sont dédiées à Constantinople.

On fête Côme et Damien le 26 septembre en Occident, le 1er novembre en Orient.



EGIARTE : Andre Mariaren Kapera Alloz Nafarroan. S. Migel Egiako, Mallabiko baseliza irailaren 29aren aurreko igandean ospatzen du bere jaia meza kantatua eta erromeriarekin.


pais vasco antes navarra monasterio
MONASTERE DE SAN JOSE DE ALLOZ NAVARRE

Deierri (Nafarroa) ibarreko Andre Mariaren ermita. Ama Birjina nekazari bat goldaketan ari zenean agertu omen zen, Allotz eta Lakar herrien arteko mugan, eta horregatik bi herriek omen zuen. Azkenik, ermita irudia aurkitutako lekuan eraikitzen erabaki omen zen, bi herriena izateko. Bada aurkikundeaz mintzo den kanta. Jaiak abuztuaren 11an eta irailaren 8an dira. 




Un décès du 26 septembre : Pierre De Geyter, plus connu par la suite comme Pierre Degeyter.



ouvrier compositeur flandre internationale
OUVRIER MUSICIEN PIERRE DEGEYTER
COMPOSITEUR DE LA MUSIQUE DE L'INTERNATIONALE



Né le 8 octobre 1848 à Gand (Flandre, Belgique) - Mort le 26 septembre 1932 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

C'est un ouvrier et musicien belge célèbre pour avoir composé à Lille la musique de L'Internationale.

Ses parents, ouvriers également, avaient immigré à Lille pour y trouver du travail dans l'industrie textile.

Câbleur dans l'industrie ferroviaire, Pierre s'intéresse plus à la musique.

A 16 ans, il commence les cours du soir à l'Académie de musique, dont il obtient le premier prix à 38 ans.

En juillet 1888, alors qu'il est le premier directeur de la société musicale lilloise la Lyre des travailleurs, il reçoit une commande de Gustave Delory, du Parti ouvrier français : mettre en musique un poème d'Eugène Pottier de 1871 pour en faire le chant de lutte du parti.

Il compose cette musique au siège de la Lyre des travailleurs, le café lillois La Liberté, dans le quartier de Saint-Sauveur.

La musique est signée du seul nom de famille de Degeyter, ce qui n'empêchera pas le compositeur de devoir quitter Lille, dont les patrons l'ont classé dangereux révolutionnaire.

Sa famille déménage vers Saint-Denis, d'où son frère Adolphe intentera un procès en 1904 pour lui contester la paternité de cette musique.

En décembre 1905, est annoncé un procès entre Pierre Degeyter et son éditeur parisien au sujet de la propriété du chant.

Elle ne sera attribuée définitivement à Pierre qu'en 1922, six ans après le suicide d'Adolphe Degeyter.

Le chant fut un succès immédiat, d'abord en France, puis dans le monde entier.

Il est adopté en 1889 comme hymne de la 2ème Internationale.

Lors de la scission entre socialistes et communistes, Pierre choisit les seconds.

Il est l'invité d'honneur de Staline à Moscou en 1927, lors des célébration du 10ème anniversaire de la révolution d'Octobre.

Lors des grands meetings du 6ème congrès de l'Internationale communiste, en 1928 à Moscou, c'est Pierre en personne qui dirige le choeur lorsque résonne l'Internationale.

Staline lui accorde une pension d'Etat, en guise de droits d'auteur.

Il meurt le 26 septembre 1932, à 83 ans, dans une certaine indigence.

Ses funérailles sont suivies par 50 000 personnes, avant que son nom ne tombe dans un relatif oubli, contrairement à sa musique.



ouvrier compositeur flandre internationale
PAROLES ET PARTITION DU CHANT L'INTERNATIONALE
                                  PAROLES D'E POTTIER ET MUSIQUE P DEGEYTER



Voici le proverbe du samedi 26 septembre 2026 :



CHIROAK ARLOTEA IGUI.

Le pauvre déteste le pauvre.


pays basque autrefois aveugle
AYEZ PITIE D'UN PAUVRE AVEUGLE



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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LE RÔLE POLITIQUE DE DOMINIQUE GARAT D'USTARITZ PENDANT LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (septième partie)


DOMINIQUE GARAT ET LA RÉVOLUTION FRANÇAISE.


Dominique Garat dit "Garat-Aîné", né le 12 décembre 1735 à Ustaritz (Royaume de France) - Mort à Bassussary (Basses-Pyrénées) est un avocat et homme politique français d'origine Basque.




député tiers ustaritz avocat pays basque
DOMINIQUE GARAT "AÎNE"


Voici ce que rapporta Michel Etcheverry à son sujet dans le Bulletin de la Société des Sciences, 

Arts & Lettres de Bayonne, en janvier 1930 :



"Le rôle politique de Dominique Garat. 



... Hélas ! tout ce zèle n'empêcha point le mal d'aller s'aggravant sans cesse. Garat attribuait l'audace des malfaiteurs à la mauvaise organisation de la justice. Le 15 Messidor an IV (3 juillet 1796) il écrit à la Centrale.


"Nous avons reçu votre lettre du 1er de ce mois concernant le nouveau choix à faire des jurés parmi les citoyens de notre canton d'après la circulaire du ministre de la police générale qui y était jointe.


Tout ce qui se passe autour de nous depuis quelque temps, un grand nombre de criminels découverts, arrêtés et traduits devant les tribunaux et renvoyés libres de là bientôt après pour nous effrayer par de nouveaux crimes nous avaient préparés à sentir vivement la vérité des réflexions du ministre et des vôtres sur le nouveau choix à faire des jurés.


Veuillez donc être bien convaincus, administrateurs citoyens, que nous serons soigneusement attentifs à ne faire entrer dans la nouvelle liste que des hommes qui nous soient bien connus, également purs et de tout esprit de royalisme, et de tout esprit d'anarchie.


Nous sommes sûrs d'éviter toute méprise sur les premiers ; car ceux mêmes que nous aurions pu soupçonner autrefois ne désirent aujourd'hui que le règne tranquille de la constitution du 5 Fructidor dernier et de toutes les lois qui déjà se sont modelées et se modèleront encore sur elle.


Les méprises nous seront moins faciles à éviter quand aux seconds. Car la tyrannie a laissé dans notre canton comme partout ailleurs un nombre malheureusement trop considérable de coquins qui, habitués par elle au vol et au pillage, n'en peuvent perdre le goût et qui, s'ils souillaient la liste des jurés, y seraient comme de raison les protecteurs de tous les voleurs leurs camarades traduits aux tribunaux d'accusation et de jugement. Mais nous les connaissons tous à peu près et nous ferons en sorte qu'ils ne déshonorent pas notre liste".



L'impunité dont ils bénéficiaient encourageait les détrousseurs de tout acabit. Ils se formèrent en une puissante association et, à partir de Brumaire an V, se livrèrent à une foule d'attentats concertés contre les personnes et les biens. Ils ne reculèrent pas devant le meurtre. Nous ne rappellerons que pour mémoire le plus féroce et le plus célèbre de ces actes de cruauté : dans la nuit du 26 au 27 Brumaire an V (16 au 17 novembre 1796) une troupe armée forçait et saccageait la maison de Mondutéguy à Arraunts et le tuait lui-même à coups de fusil.



Ce tragique événement eut sa répercussion au sein de l'administration municipale. Le 7 Frimaire (27 Novembre) André Haitze commandant les gardes nationales du chef-lieu vient réclamer un supplément d'hommes et de munitions "pour suivre, dit-il, les patrouilles de nuit commencées par nos gardes nationales contre les brigands qui nous infestent et qui déjà ont commis tant de crimes chez nos voisins et chez nous". On accède à ses désirs ; il sera établi un corps de garde en chacun des quatre quartiers avec 15 fusils et 250 cartouches, qu'on demandera au général en chef.



La série rouge qui désolait notre pays soulevait jusque dans Paris une émotion plus ou moins sincère. Par une interprétation inexacte et sans doute volontairement erronée de ces excès lamentables, l'Ami des Lois annonça dans son n° 73 (Décembre 1796) qu'il se constituait une "petite Vendée" en terre Basque. Ustaritz avait déjà, le 14 Frimaire (4 décembre) saisi la Centrale des affreux déportements de la bande sinistre. Fallait-il s'en tenir là ? Laborde, commissaire du pouvoir exécutif, proposa de relever la "calomnie" du journal parisien. Garat et ses collègues prirent alors la délibération suivante (28 Frimaire, 18 décembre) :


"L'Administration municipale, considérant qu'il est de son devoir d'instruire le citoyen ministre de la police générale des faits et des circonstances des vols et assassinats qui ont été commis dans le présent district depuis environ 2 mois a délibéré de lui faire une adresse pour effacer les impressions que le rédacteur de l'Ami des Lois a cherché à répandre dans son numéro 73 et de transmettre une copie double au département central des Basses-Pyrénées de la même adresse pour lui rendre compte de notre conduite à cet égard."


député tiers ustaritz avocat pays basque
JOURNAL L'AMI DES LOIS
24 JANVIER 1798





Tout porte à croire qu'une accalmie momentanée hélas ! — se produisit les mois suivants. 26 arrestations avaient été opérées après l'attentat d'Arraunts. 18 individus, inculpés pour la même affaire, avaient pris la fuite. La Maffia était désorganisée. D'autre part les gardes nationales s'acquittaient de leur besoin de police nocturne avec zèle, malgré les fatigues du jour dans les champs. A une époque que nous ne pouvons préciser, des détachements de soldats vinrent leur prêter main forte et ces efforts combinés rendirent un peu de sécurité à nos populations affolées.



Le problème qui troubla le plus les veilles de Garat et de ses collègues fut l'attitude de leurs administrés devant le devoir militaire. Depuis 1794 la discipline s'était fortement relâchée dans les armées de la République ; les désertions à l'intérieur devinrent pratique courante. En 1795 la situation empira et c'est par bandes qu'on enregistrait les exodes. Ce fut, dit un historien (Pariset), "une démobilisation spontanée." L'épidémie gagna les valeureux Basques et provoqua dans les rangs des 4 Bataillons en garnison à Bayonne d'assez nombreuses défections. les chasseurs, partis en congé régulier, ne rentraient plus. D'autres quittaient le corps sans autorisation. L'insoumission s'ajouta enfin à toutes ces misères.



député tiers ustaritz avocat pays basque
CHASSEURS A PIED BASQUES 1794



Les pouvoirs publics essayaient de conjurer le fléau. Le 4 Frimaire an IV (25 Novembre 1795) fut votée une loi qui contenait des dispositions sévères contre les déserteurs fugitifs et réfractaires : la force armée devait les arrêter et les traduire à la maison d'arrêt du chef-lieu du département. Deux "Agents du Gouvernement", Fouché et Ferry, venus dans notre région avec ordre de faire exécuter cette loi, édictaient le 6 Pluviôse (26 Janvier) les mesures de détail propres à en assurer l'application. Le 4 Ventôse (23 Février) le Directoire Exécutif, continuant sa politique de rigueur, supprime toutes les exemptions accordées aux jeunes gens de la 1re réquisition.



Le commandement était donc officiellement poussé vers un système de contrainte. Plus surpris qu'indigné de la défaillance des Basques, il voulut malgré tout essayer de la douceur. Il avait eu tant d'occasions d'admirer les qualités guerrières de nos compatriotes ! Pour ramener les égarés, le procédé que conseillaient la sagesse et la reconnaissance était, croyait-il, le recours à la persuasion. Il réussit à faire partager ces vues à Paris.



Garat et ses collègues aidèrent de leur mieux l'autorité militaire dans sa tâche délicate. Le 23 Ventôse (13 Mars) on assemble les jeunes gens de la 1re réquisition, leurs parents, leurs logeurs, et on donne lecture d'une lettre de Junker, Adjudant Général, Chef d'état-major de la 11e Division Militaire, datée du 16 Ventôse où celui-ci invite les coupables à rejoindre, promettant au nom du Général en chef de larges permissions. Le 21 Germinal (10 Avril) on décide d'adresser des remerciements au Général Moncey pour "sa belle et touchante proclamation" du 26 Ventôse (16 Mars),  et de la publier dans les 4 communes avec toute la solennité possible. On invitera aussi la population à entendre un commentaire — où l'on mettra toute son âme — de l'émouvant manifeste.



marechal empire restauration fabius
MARECHAL BON-ADRIEN JEANNOT DE MONCEY


Cet appel aux bons sentiments ne produit guère de résultats. En vain on procède à une seconde criée de la proclamation Moncey en faisant accompagner le héraut de l'agent municipal. Les conversions sont nulles. Et les semaines passent sans amener de changement. Le 13 Floréal (2 Mai) l'Administration centrale écrit qu'elle a reçu une plainte d'Harispe au sujet des désertions survenues dans la 12e Brigade qu'il commande ; elle adjure les administrations municipales d'agir.



Celle d'Ustaritz s'y employait, certes, de tout coeur. Elle redouble d'effort. Hélas ! toute cette activité n'aboutit à presque rien. Quinze jours après, le 28 Floréal (15 Mai), le bilan est si pauvre que nos édiles, découragés, insistent pour l'envoi d'une brigade de gendarmerie "seule force capable d'assurer parmi nous celle de la loi sur cet objet". Elle revient à la charge le 10 Prairial (29 Mai) sans succès cette fois encore. Craignait-on que l'apparition du tricorne, de tout temps antipathique aux Basques, n'aggravât la douloureuse réalité au lieu de l'améliorer ? Les registres de Baïgorry et de Labastide-Clairence nous apprennent qu'en Vendémiaire l'épidémie sévissait toujours. Le 24 de ce mois (15 Octobre 1796) un groupe assez compact de chasseurs a encore déserté. "Mais aussi, ajoutent les braves magistrats de cette dernière ville, les chasseurs Basques sont seuls à Bayonne et constamment de garde. C'est un service accablant."



Voici cependant une note nouvelle dans les cahiers d'Ustaritz. Le 10 Nivôse an V (30 Décembre 1796) la municipalité ose émettre cette affirmation optimiste : "Il est de la connaissance de l'Administration municipale qu'une grande partie si ce n'est même la totalité des réquisitionnaires, cédant aux moyens de persuasion et d'amitié employés vis à vis d'eux ont déjà rejoint leurs drapeaux". Il en reste peut-être quelques-uns, avoue-t-on prudemment. Pour ramener ceux-ci, on publiera dans les 4 communes une nouvelle proclamation que Moncey vient de lancer (à la suite sans doute de l'affaire de Vendémiaire) et qui est conçu aussi dans un esprit très conciliant. Les bons conseillers se faisaient encore illusion sur la valeur du système, peut-être aussi sur le nombre des récalcitrants. Le 1er Ventôse an V (19 Février 1797) nous cueillons en effet dans le registre ce procès-verbal : "l'agent d'Ustaritz (Bernard Duhalde) ayant annoncé que ceux des chasseurs de cette commune qui s'y trouvaient et pour la recherche desquels une colonne mobile, commandée par le citoyen Harispe s'y était transportée, s'étaient rendus à Bayonne sous leurs drapeaux et qu'en conséquence le commandant devait le lendemain quitter cette commune avec sa colonne. Il a été délibéré d'écrire au citoyen Moncey général en chef une lettre pour le remercier de ses procédés paternels envers les chasseurs Basques trop souvent fugitifs de leurs drapeaux et pour lui rendre témoignage de la bonne conduite que le commandant Harispe, les autres chefs et les soldats de la colonne ont tenue parmi nous."




A suivre...

 

(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et https://www.parismuseescollections.paris.fr/)




 

  







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vendredi 25 septembre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 25 SEPTEMBRE 2026 SAINT HERMANN ET SAINT FIRMIN - PERMINTXO

 

PROVERBE DU 25 SEPTEMBRE 2026 (SAINT HERMANN) (SAINT FIRMIN) (PERMINTXO).


HERMANN : Saint Hermann Contract ou Hermann de Reichenau (ou Hermannus Contractus) naît le 18 juillet 1013.




religion catholique saint sainte hermann
25 SEPTEMBRE SAINT HERMANN CONTRACT


Il devient moine de l'abbaye de Reichnau, sur le lac de Constance et Hermann acquiert la réputation d'être le plus grand savant de son temps.

Hermann aurait composé l'Alma Redemptoris Mater, le Salve Regina et peut-être l'Ave Regina.

Hermann développe sa propre notation de musique, traite d'astronomie et de chronométrage.

Cela n'empêche pas Hermann de se considérer avec humilité comme le dernier des ignorants.

Hermann est honoré comme saint par l'Eglise catholique romaine et liturgiquement commémoré le 25 septembre.




FIRMIN : Firmin d'Amiens ou Firmin de Pampelune ou Firmin le Martyr ou saint Firmin naît à Pompaelo (Pampelune) au 3ème siècle.



religion catholique saint sainte firmin
25 SEPTEMBRE SAINT FIRMIN D'AMIENS

Firmin serait mort martyr à Amiens en Gaule.

Saint Firmin est, avec saint François Xavier, l'un des deux patrons de la Navarre.

Firmin, à 27 ans, reçoit le sacre épiscopal, puis va évangéliser l'Aquitaine, l'Auvergne, le Beauvaisis avant d'aller à Amiens, où il est arrêté et assassiné par le gouverneur païen de la ville.

Firmin est considéré par les catholiques comme le premier évêque d'Amiens et saint patron de la ville.




PERMINTXO : San Fermin txikiren festak Iruñan (edo Aldapako San Fermin).



pais vasco antes fiestas pamplona
SAN FERMIN DE ALDAPA
OU SAN FERMIN TXIKI






Un décès du 25 septembre : Nikolaï Nikolaïevitch Semionov.



russe chimie nobel 20ème siècle cinétique
NIKOLAÏ SEMIONOV



Né le 15 avril 1896 à Saratov (Empire russe) - Mort le 25 septembre 1986 à Moscou (Urss).

Nikolaï est l'un des fondateurs de la chimie physique, créateur de la théorie des polymères et auteur de travaux sur la cinétique chimique.

Récompensé pour ce travail par le prix Nobel de chimie de 1956 (partagé avec Cyril Norman Hinshelwood).

Il est également lauréat de nombreux prix soviétiques (1941, 1949 et 1976) et de la médaille d'or Lomonosov de l'Académie des sciences d'Urss (1970).

Entre 1913 et 1917, il étudie au sein du département de physique de l'université de Petrograd où il est élève d'Abram Ioffé.

Après l'obtention de son diplôme, Nikolaï s'installe, en 1918, à Samara où il est enrôlé dans les rangs de l'armée blanche de Koltchak pendant la guerre civile russe.

En 1920, il est de retour à Petrograd et se voit confier le laboratoire des phénomènes électroniques de l'institut physico-technique de Petrograd, où il devient vice-directeur.

En 1921, il épouse la philologue Maria Boreïche-Liverovski qui meurt prématurément deux ans plus tard.

En 1923, il épouse, en secondes noces, la nièce de Maria, Natalia Nikolaïevna Bourtseva, avec laquelle il aura deux enfants.

En 1922, Nikolaï découvre, avec Piotr Kapitsa, une façon de mesurer le champ magnétique du noyau d'un atome.

En 1925, il étudie la cinétique de la condensation et de l'absorption de vapeurs.

En 1927, il étudie l'ionisation des gaz et publie un ouvrage important, La Chimie de l'électron.

En 1928, il établit, avec Vladimir Fock, une théorie de décharge thermale disruptive des diélectriques.

Nommé professeur, en 1928, à l'Institut polytechnique de Petrograd (Leningrad), Nikolaï met sur pied l'Institut de chimie-physique de l'Acadmie des sciences d'Urss et en devient le premier directeur.

En 1943, il devient professeur et directeur de l'université d'Etat de Moscou.

En 1956, il partage le prix Nobel de chimie avec Cyril Norman Hinshelwood "pour leurs recherches sur le mécanisme des réactions chimiques".

Il meurt le 25 septembre 1986, à 90 ans.




russe chimie nobel 20ème siècle cinétique
NIKOLAÏ SEMIONOV



Voici le proverbe du vendredi 25 septembre 2026 :


LANOA URAREN ETA IZOTZAREN AUZOA.

Le brouillard amène pluie et gel.


pays basque autrefois religion
INAUGURATION STATUE CARDINAL LAVIGERIE 28 JUILLET 1909
PAYS BASQUE D'ANTAN




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/ et https://www.sanfermin.com/es/blog/tag/san-fermin-txiki/)





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L'ACADÉMIE GASCOUNE DE BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE DE 1926 À 1973 (troisième et dernière partie)

 

L'ACADÉMIE GASCOUNE DE 1926 À 1973.


Le 7 mai 1926, est fondée à Bayonne une association loi 1901 : "l'Académie Gascoune de Bayoune".



academie gascoune bayoune
ACADEMIE GASCOUNE BAYOUNE


Voici ce que rapporta à ce sujet Léon Herran dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres & 

arts de Bayonne, en janvier 1973 :



"L'Académie Gascoune (1926-1973).



Une idée chère au chanoine Jean Lamarque, c’était celle de voir se constituer une Association en marge de l’Académie Gascoune, destinée à soutenir dans ses buts la Compagnie. 



Cette Association, qui prit le nom des "Amis du Gascon", naquit en septembre 1965. Elle ne cessa d’être encouragée par de nombreuses adhésions, malheureusement pas autant qu’il était permis d’espérer. Le nombre d’adhérents variant d’une année à l’autre entre 250 et 300. 



Qui ne se souvient de la première Journée du Gascon ? C’était en 1958, à Bayonne. Un grand Capitou, dans le salon de l’Hôtel de Ville, une messe à la cathédrale, archicomble, en présence de Mgr Gouyon, évêque de Bayonne, avec un sermon, en gascon, de notre regretté "counfray" le chanoine Jean Lamarque, et un repas à la Nautique, typiquement bayonnais et gascon, avec le bouillit-tomate et le poulet "roustit". Ce fut un véritable triomphe. 



Et depuis cette année-là la Journée du Gascon s’est déroulée à Biarritz en 1959, à Anglet en 1960, à Bayonne-Saint-Esprit en 1961, sous la présidence de Mgr Gouyon et du docteur Grenet, maire de Bayonne ; à Peyrehorade en 1962, Dax en 1963, Boucau en 1964, Urt en 1965, Pouillon en 1966, La Bastide-Clairence en 1967, Saint-Paul-lès-Dax en 1968, Bidache en 1969, Saint-Lon-les-Mines en 1970, Aire-sur-Adour en 1971, Saint-Vincent-de-Tyrosse en 1972 et Soustons en 1973. 



Partout, l’accueil a été chaleureux de la part des municipalités et de leur Maire, ainsi que de leur Pasteur. Partout a régné une ambiance extraordinaire de gaieté et d’amitié. La Journée du Gascon annuelle est entrée définitivement dans la tradition.



II nous reste à terminer cette sorte d’historique de l’Académie Gascoune, forcément incomplet, car il eût fallu s’appesantir sur tel ou tel Capitou, fournir des détails sur les plus brillants de nos académiciens. Il eût fallu encore parler du Quarantenaire, en 1966, que nous avons fêté en présence de M. Mazel, sous-préfet de l’époque, et du docteur Grenet, maire de Bayonne. Un quarantenaire avec une messe dans la vieille collégiale de Saint-Esprit et une réception à la cidrerie du Musée Basque et de la Tradition Bayonnaise, avec un repas dans un hôtel de Saint-Esprit. 



pays basque académie gascoune
CIDRERIE MUSEE BASQUE BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Ce qu’il nous faut surtout retenir c’est l’engouement passionné des Gascons bayonnais pour leur Académie, leur attachement au parler, au passé de notre chère cité, à ses coutumes, à ses mœurs. L’œuvre de Pierre Simonet, depuis 1926, s’est poursuivie sans relâche et c’est le mérite des Académiciens qui se sont succédé d’avoir continué à servir non seulement notre cher Bayonne, mais encore son passé.



pays basque académie gascoune
PIERRE SIMONET
PREMIER DIRECTEUR DE L'ACADEMIE GASCOUNE EN 1926



Voici à titre documentaire, la liste des Académiciens par ordre de leur entrée : 


Docteur Gentilhe, Biarritz. 

Mlle Dichary, Tardets. 

M. René Cuzacq, Bayonne. 

M. André Etchepare, Bayonne. 

M. Henri Jeanpierre, Bayonne. 

M. Pierre Paries, Bayonne. 

M. Jean Elichagaray, Bayonne. 

M. Henri Laroche, Bayonne. 

M. Léon Herran, Bayonne. 

M. Antoine Mendiara, Saint-Martin-de-Seignanx. 

M. Léonce Dussarat, Bayonne. 

Docteur Antoine Labadie, Peyrehorade. 

M. Victor Mendiboure, Anglet. 

M. François Dupaya, Peyrehorade. 

M. Edmond Lamarque, Bayonne. 

M. Georges Larrebat, Anglet. 

M. Jean Dupaya. Peyrehorade. 

M. Joseph Latxague, Bayonne. 

Colonel Edgar Bergès, Biarritz/Aire-sur-Adour. 

M. Jean Perpère, Bayonne. 

M. le chanoine Pierre Puchulu, Bayonne. 

Mme Madeleine Mesplé-Lassalle, Bayonne. 

M. Charles Durdeyte, Boucau. 

M. Jean Coutenso, Bayonne. 

M. Henri Lavielle, Saint-Paul-lès-Dax. 

M. André Sapaly, Biarritz. 

Mme Sylvaine Saez, Bayonne.

M. Henri Morichère, Bayonne. 

M. Julien Orthet, Bayonne. 

M. Marcel Sarraute. Bayonne. 

M. Raoul Bénesse, Dax.



Ajoutons un mot. Pour compléter les Quarante Académiciens réglementaires, il manque neuf membres. Sur les trente et un inscrits, il y a — comme en tout groupement — les participants et les "muts", c’est-à-dire ceux qui ne parlent jamais. Cela ne veut nullement dire qu’ils sont privés de parole. Pour les uns, c’est l’éloignement. Pour d’autres, ce sont leurs affaires. Pour quelques-uns, enfin, c’est le "tracassin", le "méchante humou", pour employer une expression gasconne. 



Mais c’est justement cela qui situe une famille, un groupement. Les uns sont assidus, les autres viennent de temps à autre, et quelques-uns, jamais. Ils sont pardonnés et on ne les oublie quand même pas, puisqu’ils figurent sur la liste. Ils sont Académiciens "in aeternum". 



Puisse ce modeste et succinct historique susciter, auprès de nombreux Gascons, l’envie de venir nous rejoindre pour travailler à maintenir notre belle et vieille langue gasconne que les générations qui nous succéderont ne nous pardonneraient pas de l’avoir abandonnée. 


Léon Herran.


P.-S. — Il me faut ajouter que l’Académie Gascoune s’est encore assignée de participer aux Œuvres de Solidarité de la Ville de Bayonne. 


Ainsi des sommes importantes ont été distribuées au Foyer des Personnes du Troisième âge, à l’Association Marie-Sédiey, aux Paralysés et à Handicapés, à l’U.N.I.C.E.F., l’Hospice Israélite. Et encore, à une certaine époque, assurait-elle en partie l’Arbre de Noël des Enfants de l’Orphelinat Recur et de l’Hospice des Vieillards de Camp de Prats."




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et Histoire de l'académie - Site Jimdo de academiagascona!)



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