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jeudi 19 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 19 MARS 2026 SAINT JOSEPH - JOSEBA

 


PROVERBE DU 19 MARS 2026 (SAINT JOSEPH) (JOSEBA).


JOSEPH : Joseph signifie en hébreu "il ajoutera".



religion catholique saint sainte joseph
19 MARS SAINT JOSEPH

Joseph est un personnage du Nouveau Testament, nommé pour la première fois dans l'Evangile selon Matthieu et dans l'Evangile selon Luc.

Honnête charpentier à Nazareth, Joseph est désigné, depuis 1889, par l'Eglise Catholique comme le patron des travailleurs, des charpentiers, des jeunes époux et des pères de famille, de la bonne mort, etc... !

Joseph est l'époux de Marie et le père nourricier du Christ.

Joseph est appelé "Joseph le fiancé" dans la tradition orthodoxe ou plus généralement "saint Joseph."

Le mois de mars lui est dédié, surtout le 19 mars où il est célébré par toute l'Eglise catholique. Le 1er mai est consacré à saint Joseph, travailleur.

Le 8 décembre 1870, le pape Pie IX déclare officiellement saint Joseph, patron de l'Eglise universelle.

Le pape Jean-Paul II l'a voulu patron du 3ème millénaire et patron de la nouvelle évangélisation.

Joseph est le personnage le plus célébré au fronton des 67 000 établissements publics français.



religion catholique saint sainte joseph
19 MARS SAINT JOSEPH

Voici ce que rapporta à son sujet La Gazette de France, le 15 mars 1897 :


"Vendredi 19 mars Saint Joseph


L’Evangile dit peu de choses de saint Joseph, et l’on en serait surpris si l'on ne croyait comprendre que l’Esprit Saint veut glorifier par là le mérite de la vie intérieure et cachée. "On dirait que cet homme, enveloppé de silence, inspire le silence. Le silence de saint Joseph fait le silence autour de saint Joseph. Le silence est sa louange, son génie, son atmosphère", dit dans sa langue superbe Ernest Hello... 

Cet humble charpentier, choisi pour accomplir la plus haute mission de confiance qui ait été donnée à un homme, était de la maison de David. Mais le sang royal était tombé dans l’obscurité, et Joseph vivait de son métier modeste à Nazareth. La Vierge dont il devait être l’appui et le gardien vigilant, grandissait à Jérusalem, dans le Temple. Un gracieux miracle, s’il faut en croire une légende, les rapprocha. 

Lorsque le temps de sortir du Temple fut arrivé pour Marie, le grand prêtre fut averti par un songe de réunir tous les jeunes hommes de la maison de David. Chacun devait venir tenant en main une baguette de bois mort, et celui dont la baguette fleurirait soudain serait désigné pour être l’époux de Marie. 

Tous les descendants de David se présentèrent et Joseph lui-même ; mais il ne portait pas de baguette, n'étant plus un jeune homme. On croit qu'il avait 50 ans. Il était venu en parent et en curieux et sans doute aussi poussé par une main mystérieuse. 

Aucune baguette ne fleurit. Le grand-prêtre, avisant Joseph lui demanda pourquoi il n’en avait point ? Joseph s’excusa sur son âge, et, un peu honteux, prit à son tour un rameau sec, qui se couvrit aussitôt de fleurs et une colombe vint s’y poser. 

Le patriarche fut donc uni à la jeune Vierge prédestinée — elle avait quatorze ans, selon Benoit XIV, dix-neuf et même vingt cinq selon d’autres, — et la ramena à Nazareth. Retirés dans leur humble maison, ils vécurent dans le travail, le recueillement et la prière, Joseph veillant avec une chaste et paternelle tendresse sur sa jeune compagne. Ce fut peu après qu’eut lieu la visitation.

La Vierge ne crut pas devoir en révéler le mystère à son époux, et c’est pourquoi le coeur de Joseph fut assiégé d’un doute si cruel lorsqu’il reconnut l’état de Marie. Un ange vint l’instruire de l’Acte divin qui s’était accompli sous son toit. Ce fut encore un Ange qui l’avertit de se retirer en Egypte et d’en revenir au bout de quelques années Le voyage à Bethléem est trop connu pour qu’il soit nécessaire de le raconter. Au retour, les Légendaires ont placé plusieurs faits merveilleux dont nous raconterons quelques unes dans la notice sur le Bon Larron. 

Revenu à Nazareth avec Jésus et Marie Joseph reprit ses outils de charpentier et sa vie cachée. Le voile qui couvre ses dernières années dans l’Evangile n’est soulevé qu’une fois : c’est quand on le voit avec Marie cherchant sur la route de Jérusalem leur Fils qui s'est soustrait un instant à leur sollicitude. 

La mort de saint Joseph arriva probablement dans les dernières années qui précédèrent la vie publique de Jésus. Dans les bras de la Vierge et de son divin Fils, "ce fut une mort de laquelle les anges même désireraient mourir", dit Saint François de Sales, "si la mort était faite pour eux." 

Ce fut "un homme juste", dit l’Evangile. Brève mais complète louange, Son culte est allé toujours grandissant, et Pie IX l’a proclamé patron de l’Eglise universelle.



JOSEBA : Eta bestalde "Koxe", "Tote", "Xoxefina" edo beste itxurarekin, Leizarragak "Joseph" deitzen zuen izena.

(...) Joseba - Sabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Santu Izendegia-n proposaturiko izena. Ikus Josef. - - José / / Joseph (...)

Josef : José (es), Joseph (fr), Joseph (en).

Hebreerako Yoseph gizon izenetik dator. San Jose Mariaren senarra izan zen, baina harenganako eraspen edo debozioa XIV-XV. mendeetan baizik ez zen hasi, eta 1870 arte ez zuten Elizaren patroi izendatu. Santuaren eguna martxoaren 19an da. Aldaerak : Joseba (Deun-ixendegi euzkotarra) arrakastatsua eta Josepe.


Un décès du 19 mars : Sophie Alexandrine Croizette, épouse Stern.



comédienne france comédie 19ème siècle stern bernhardt
PHOTO DE SOPHIE CROIZETTE
PAR ALPHONSE LIEBERT



Née le 7 mars 1847 à Saint-Pétersbourg (Russie) - Morte le 19 mars 1901 à Paris (8ème arrondissement).

Sophie est une comédienne française.

Elle est la fille naturelle d'une ballerine française de Saint-Pétersbourg.

Elle est élevée dans le couvent des Ursulines à Versailles (Yvelines).

Pendant les vacances, elle a comme partenaire d'étude Sarah Bernhardt.

Puis Sophie passe ses examens à l'Hôtel de Ville et obtient un brevet d'institutrice.

Son enfance est troublée par des maladies respiratoires et elle faillit mourir d'une fièvre scarlatine.

Elève de Prosper Bressant au Conservatoire dès 1867, elle obtient un premier prix de comédie en 1869 qui lui ouvre les portes de la Comédie-Française.

Elle fait ses débuts à la Comédie-Française en janvier 1870.

Sophie est alors une pensionnaire touchant 1 800 francs par an.

A la suite d'une déception sentimentale, elle tente de se suicider en août 1872 en se jetant par la fenêtre tout en se tirant une balle de révolver, mais elle se rate.

Le 11 janvier 1873, elle est reçue comme la 296e sociétaire.

Elle obtient, en juillet 1873, son premier grand succès dans l'Eté de la Saint-Martin de Ludociv Halévy et Henri Meilhac.

Sophie joue au total 45 rôles pendant ses 11 ans de carrière au Français, tenant notamment les rôles de jeune première.

Elle est considérée comme la principale de Sarah Bernhardt.

Le 13 octobre 1881, lors de la dernière apparition à la Comédie-Française dans la Princesse de Bagdad, elle déclare vouloir démissionner.

Elle quitte le théâtre en 1882 pour s'occuper de son enfant et sa famille.

Sophie a une longue liaison avec le riche banquier Jacques Stern, l'un des fondateurs de la Banque de Paris et des Pays-Bas, avec laquelle elle aura un fils en février 1877.

Le 15 août 1885, ils se marient et font embellir le château de Fitz-James (Oise), propriété de Jacques Stern.

Son mari meurt en 1900.

Sophie meurt d'une grippe infectieuse le 19 mars 1901, à 54 ans.




comédienne france comédie 19ème siècle stern bernhardt
PHOTO DE SOPHIE CROIZETTE
PAR L'ATELIER NADAR
MUSEE CARNAVALET



Voici le proverbe du jeudi 19 mars 2026 :


SAN-JOSE, JAN DA GOSE, ERAN DA EGARRI, BETI BARREGARRI.

A la Saint-Joseph, soit après boire, faim après manger, mais toujours prêt à rigoler.



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A L'AUBERGE PAR PIERRE BILLARD
PAYS BASQUE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE DROIT D'AÎNESSE AU PAYS BASQUE AVANT 1789 (deuxième partie)

 

LE DROIT D'AÎNESSE AU PAYS BASQUE AVANT 1789.


Etienne Anselme Ritou-Deyeralde est un avocat et homme politique, de tendance radical socialiste né à Hasparren, le 9 novembre 1872 et mort le 17 juillet 1923 à Bayonne.

Il est l'auteur, en 1897, d'une thèse de doctorat soutenue à la Faculté de Droit de Paris, intitulée De la condition des personnes chez les Basques français jusqu'en 1789, publiée par l'imprimerie bayonnaise A. Lamaignère.



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LIVRE DE LA CONDITION DES PERSONNES
CHEZ LES BASQUES FRANCAIS JUSQU'EN 1789



Dans plusieurs articles, je vous ai parlé du matriarcat, de la couvade et du mariage au Pays 

Basque, avant 1789, voici aujourd'hui le droit d'aînesse.






Voici ce que rapporta Etienne Ritou, dans son livre :



"III. Le Droit d'aînesse.



... C'était donc un privilège, disons-nous, pour les domaines de Soule d'être régis, au point de vue du droit d'aînesse, par le droit national basque. Ce privilège appartenait en principe aux domaines ruraux ou roturiers, c'est-à-dire aux domaines indépendants qui échappaient à l'organisation féodale du droit de propriété, et cependant, malgré la défaveur qui s'attachait d'habitude à l'idée de roture, grand nombre de maisons nobles considéraient comme un avantage de pouvoir en bénéficier, ainsi qu'en témoignent les dispositions indiquées de la coutume de Soule. D'après Béla, c'était aussi un subterfuge employé fréquemment par ceux qui voulaient avantager leur fille ainée.



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DROIT D'AÎNESSE


Le droit d'aînesse absolu, tel que l'admettait la législation indigène des Basques, entraînait comme conséquence logique le régime dotal pour réglementer la situation pécuniaire des époux. L'époux adventice, le mari ou la femme, suivant les cas, vient avec une dot s'établir sur la propriété de son conjoint. Il serait intéressant d'étudier ce régime matrimonial dans ses conséquences, soit pendant le mariage, soit après sa dissolution par le décès de l'un des époux. Mais la délimitation de notre sujet ne nous permet pas de le faire.



Le droit d'aînesse dans les coutumes basques, était grevé de certaines charges, comme on peut s'en rendre compte en se reportant à l'époque où il s'exerce normalement, c'est-à-dire à la mort de l'époux propriétaire des biens de lignée. Le décès de l'époux adventice ne change rien à la situation respective des membres de la famille qui reste toujours gouvernée par le survivant. Mais, au décès de l'époux propriétaire des biens de lignée ou biens avitins, la situation subit des transformations intéressantes. Le gouvernement de la famille ne demeure pas entre les mains du survivant des époux ; il passe, avec la propriété des biens avitins ou papoaux, à l'aîné héritier qui, par le fait même, est aussi tenu des charges correspondantes. C'est lui qui devra nourrir, élever, établir ses frères et soeurs plus jeunes, en sa qualité d'héritier des biens de lignée et a selon la faculté d'iceux (Labourd, XII, 19) ; si ses frères et soeurs sont mineurs, c'est lui qui, en qualité de maître de maison gérera en fait leur tutelle, quoiqu'en droit le survivant des père et mère en soit investi.



Le mariage de l'aîné, effectué du vivant de ses parents ou après le décès de l'un d'eux, peut aussi engendrer des situations curieuses que nous aurons occasion de retrouver sous le titre de la Puissance paternelle.



On voit, par cet exposé, combien la position de l'aîné était délicate chez les Basques, surtout quand le droit d'aînesse reposait sur la tête d'une femme, toujours moins apte qu'un homme à gérer les intérêts d'une famille entière, sans compter que les exemples de familles nombreuses sont très fréquents chez les Basques.



Les prérogatives attachées au droit d'aînesse entraînaient donc avec elles de lourdes responsabilités, par application du principe : Ubi emolumentum ibi onus.



En revanche, les cadets, dont les émoluments étaient relativement faibles dans la succession de leurs ascendants, n'avaient que la responsabilité de leur propre personne. Placés par la coutume dans un état de sujétion extrême à l'égard du chef de famille, ils lui doivent leurs services, tant qu'ils ne sont pas mariés, et ne peuvent pas quitter la maison natale sans encourir certaines déchéances. On peut résumer leur situation jusqu'au mariage, en disant qu'ils ne sont, dans la maison natale, que des domestiques sans gages, soit du vivant du chef de famille, soit, après son décès, du vivant du frère aîné ou de la soeur aînée qui le remplace. Mais, s'ils se soumettent aux obligations qui leur sont dictées par la coutume, leur sort est assuré par celle-ci. Car les père et mère, et, après leur décès, l'aîné des enfants, sont tenus de pourvoir à leur établissement, comme on peut le conclure par argument a contrario d'un article de la coutume du Labourd, répété par les deux autres coutumes, et qui nous dit : "S'ils ont été mariés par les père et mère, aïeul ou aïeule, ou l'un d'eux, ne peuvent aucune chose quereller en la succession" (Labourd, XII, 20).



Par le même fait, l'article précité nous signale un ca où les cadets sont définitivement éliminés du partage des biens de lignée. Il est un autre cas où ils ne sont pas davantage admis à réclamer une dot, c'est celui où ils quittent la maison natale sans le consentement du chef de famille (Labourd, XII, 19. Soule XXVII, 34). Des dispositions analogues se retrouvent également dans certaines coutumes du pays béarnais. L'article 75 du for de Morlaàs dispose que les cadets, s'ils quittent leur maison natale, ne peuvent désormais exiger une légitime qu'en rapportant ce qu'ils ont gagné ailleurs. Les coutumes de Barèges et du Lavedan les astreignent à un rapport semblable. Toutes ces dispositions, ainsi que les dispositions correspondantes des coutumes de Labourd, de la Soule et de la Basse-Navarre, sont dictées en somme par le même principe économique en vertu duquel les cadets doivent servir, dans la maison natale, d'ordinaire jusqu'à leur mariage. Elles diffèrent entr'elles, en ce sens que dans les coutumes de Morlaàs, de Barèges et du Lavedan, les cadets qui ont quitté leur maison natale peuvent cependant réclamer leur légitime, moyennant le rapport de leurs bénéfices, tandis qu'ils la perdent définitivement dans les provinces de Labourd et de Soule.




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FOR DE MORLAAS



L'établissement de cette légitime ne paraît pas conforme à l'esprit du droit coutumier basque, qui serait plutôt favorable à l'application du droit d'aînesse dans toute sa rigueur. L'attribution universelle des biens à l'aîné s'impose en effet d'elle-même quand on admet le principe du droit d'aînesse, et les fors voisins du Béarn ne se départirent jamais de cette règle. C'est donc avec raison sans doute qu'on a suspecté la jurisprudence d'avoir, dans un but d'équité, emprunté l'institution d'une légitime au droit romain, et notamment au droit des Novelles, qui est le plus récent.



On peut en dire autant du système de succession aux acquêts admis par les trois coutumes basques. Les cadets, qui n'avaient dans le partage des biens avitins ou papoaux qu'une part minime et dont ils étaient encore assez facilement privés, participaient tous également au partage des biens acquêts, après toutefois qu'une somme suffisante avait été prélevée sur ces mêmes acquêts pour le paiement des dettes et des frais de funérailles. C'est ce que nous dit l'article 6, titre XII, de la coutume du Labourd, ainsi conçu : "Es acquêts du décédé sans faire testament, tous enfans de loyal mariage succèdent par égales portions, sur lesquels acquêts sont payées les funérailles et dettes, par le défaut d'eux". Cette disposition paraît plus spécialement empruntée à la Novelle 118 de Justinien.



Dans le dernier état du droit coutumier basque, la situation des cadets n'était pas en somme aussi malheureuse qu'on est tenté de le croire d'abord. Sans doute l'esprit de la coutume ne leur était pas favorable, mais ils bénéficièrent de l'esprit plus libéral des légistes qui, s'inspirant du droit romain, les relevèrent de la disgrâce dans laquelle ils semblaient plongés. C'est à leur intervention que les cadets étaient redevables de l'établissement d'une légitime en leur faveur et de la répartition égale des acquêts entre tous les membres de la même famille. Quoiqu'il advienne, le cadet a toujours sa part assurée dans la succession aux acquêts, et d'après la définition qu'en donnent les coutumes, le mot "acquêt" est très compréhensif, ce qu'il faut encore attribuer à une conception plus large des légistes plutôt qu'à l'esprit de la coutume elle-même.



Eugène Cordier, faisant une étude des coutumes de Barèges et du Lavedan, nous dit que, dans ces provinces, "le mariage avait généralement pour objet d'associer un aîné avec une cadette, ou une fille aînée avec un cadet. Quelquefois, il arrivait que deux familles eussent en même temps deux enfants à marier chacune et qu'une double union fût possible". Pour éviter le paiement réciproque des dots, les deux cadets étaient d'ordinaire substitués dans les droits légitimaires l'un de l'autre. Cet arrangement portait le nom de biscamby (double échange) ou couhouroum (fusion). La parenté juridique très accentuée que présentent ces peuples avec les Basques nous porte à croire que, dans des circonstances semblables, des arrangements du même genre devaient intervenir dans les familles basques de Labourd, Soule et Basse-Navarre."




A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et Le For de Morlaas - Mairie de Morlaàs)


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mercredi 18 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 18 MARS 2026 SAINT CYRILLE ET SAINT NARCISSE - GAIZKA



PROVERBE DU 18 MARS 2026 (SAINT CYRILLE) (SAINT NARCISSE) (GAIZKA).


CYRILLE : Les sources de vie de Cyrille sont fournies par l'historien Jérôme de Stridon et l'historien Socrate le Scolastique.




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18 MARS SAINT CYRILLE DE JERUSALEM


On ne sait pas grand chose sur ses parents et sa jeunesse, mais Cyrille connaît la Bible et a du recevoir une bonne formation littéraire.

Evêque de Jérusalem de 350 à 386, Cyrille participe à des querelles théologiques sur la nature du Christ : Dieu fait homme ou homme ?

Cyrille est un des pères de l'Eglise.

Cyrille est révéré comme saint tant par les orthodoxes que par les catholiques.

Ses prises de position valent à Cyrille d'être proclamé Docteur de l'Eglise Catholique en 1893 par le pape Léon XIII.

Cyrille décède en 387 à Jérusalem.




religion catholique saint sainte cyrille
18 MARS SAINT CYRILLE DE JERUSALEM


NARCISSE : Narcisse de Gérone est un évêque du 3ème siècle, originaire de Gérone en Espagne.



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18 MAR S AINT NARCISSE DE GERONE



Devenant prédicateur, Narcisse visite, avec son diacre Félix les Alpes et l'Allemagne.

Narcisse prêche d'abord dans le canton des Grisons, en Suisse, et se fixe à Augsbourg, où il convertit la prostituée Afre et d'autres femme de même condition.

De retour à Gérone, vers 307, il est martyrisé avec son diacre sur le lieu actuel de l'église de San Félix.

Narcisse est connu pour le miracle des mouches qui constituent son attribut iconographique. 




GAIZKA : "Salvador" eta "Sauveur" egungo erdaldunetarik  eratorriak.

(...) Gaizka - Sabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Santu Izendegia-n (Arana, Eleizalde, 1910) lanean proposaturiko izena. Aipatu liburuan bi izen ematen dira : Gaizka "Kristo Salbatzailea" eta Salbatore, azken honek italiako santuari erreferentzia egiten diola. Jaieguna abuztuaren 6an. Ikus Salbatore. Baliokideak : Salvador (gaz.) eta Sauveur (fr.). - - Salvador / / Salvator / Sauveur (...)

Salbatore : Salvador (es), Sauveur (fr), Salvator (fr), Salvator (en).

Latineko saluator ("askatzailea", "salbatzailea") kristauen artean pertsona izentzat erabili zen, Jesus izenaren baliokidetzat jotzen baitzen. Deun-ixendegi euzkotarra lanean Jainko salbatzailea Gaizka euskaratu zen eta San Salvador Hortakoa fantziskotarraren euskal izentzat Salbator, Salbatore proposatu Santuaren egunak abuztuaren 6an (Jainko salbatzailea) eta martxoaren 18an (Hortakoa) dira.






Un décès du 18 mars : Roland Dorgelès, nom de plume puis nom officiel de Rolland Maurice Lecavelé.



france écrivain journaliste goncourt gringoire
ECRIVAIN ROLAND DORGELES


Né le 15 juin 1885 à Amiens (Somme) - Mort le 18 mars 1973 à Paris 6ème arrondissement.

C'est un écrivain et journaliste français, membre de l'Académie Goncourt de 1929 à 1973.

Après une enfance dans la Somme, Roland étudie brièvement l'architecture aux Arts Décoratifs et mène la vie de bohème à Montmartre, qui va inspirer une grande partie de son oeuvre.

En 1910, avec ses amis du cabaret du Sou, il fomente une énorme fumisterie où il fait passer un tableau peint par un âne pour une ouvre d'un jeune surdoué à l'occasion du Salon des indépendants.

Devenu journaliste, il collabore au Sourire, à Fantasio et au Petit Journal.

En 1914, bien que deux fois réformé précédemment pour raison de santé, il s'engage en se faisant appuyer par Georges Clémenceau, son patron au journal L'Homme libre.

Roland est versé au 74e régiment d'infanterie de ligne de Rouen en août 1914 et combat en Argonne et au nord de Reims.

Puis il participe à plusieurs autres combats, en février et juin 1915.

Il devient élève pilote, est nommé caporal et décoré de la Croix de guerre.

En 1917, il entre au Canard enchaîné, où il se lie d'amitié avec Henri Béraud et Paul Vaillant-Couturier.

Roland publie dans ce journal un roman satirique intitulé La Machine à finir la guerre.

Entre 1917 et 1920, il va publier, dans ce même journal, de nombreux articles satiriques.

En 1919, il publie le roman qui le rend célèbre, Les Croix de bois, inspiré de son expérience de la guerre.

Ce roman obtient le prix Fémina, mais pas le prix Goncourt.

En avril 1923, Roland épouse Annette (dite Hania) Routchine, une artiste lyrique née en Russie d'ascendance juive.

En 1925, il publie Sur la route mandarine, basé sur un séjour en Indochine, puis deux autres livres situés dans le même contexte.

En 1929, il succède à Georges Courteline à l'Académie Goncourt.

En 1939, il devient correspondant de guerre pour Gringoire.

Roland se réfugie à Cassis (Bouches-du-Rhône) en 1940.

Dès 1941, il cesse toute collaboration à Gringoire.

Il habite, à partir de novembre 1942, dans le Comminges, à Montsaunès (Haute-Garonne), où il accueille son ami Raoul Dufy pendant un an.

En1954, il est élu président de l'Académie Goncourt, fonction qu'il occupe jusqu'à sa mort en 1973.

Sa femme meurt en 1959 et Roland se remarie, en 1960, avec Madeleine Moisson.

En 1965, Dorgelès devient son patronyme officiel.

Il meurt le 18 mars 1973, à 87 ans.


france écrivain journaliste goncourt gringoire
ECRIVAIN ROLAND DORGELES



Voici le proverbe du mercredi 18 mars 2026 :


SABAIAK HUTSAK TA PENTZETAN IZOTZA, MARTXO IDOR NUN DUK BA BIHOTZA? TTIPIARENTZAT HOR DA SASOIN BAT ZORROTZA ; PRIMADERA URRUN ZAK NEGUAREN LATZA!


Greniers vides et prairies gelées, mars sec, où as-tu donc le coeur ? Pour le petit, en voilà une rude saison ; printemps, éloigne l'âpreté de l'hiver !



pays basque autrefois agriculture
ATTELAGE DE FOIN
PAYS BASQUE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LA VOIE ROMAINE DE BORDEAUX À ASTORGA DANS LA TRAVERSÉE DE LA BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE (deuxième partie)

LA TRAVERSÉE DE LA BASSE-NAVARRE PAR LES ROMAINS.


La voie romaine Bordeaux-Astorga est une voie romaine qui reliait Burdigala (Bordeaux) à Asturica Augusta (Astorga en Espagne dans l'actuelle province de Léon).



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VOIE ROMAINE BORDEAUX-ASTORGA


Elle passait par le pays de Born, Dax, Ostabat, Saint-Jean-Pied-de-Port, Roncevaux et Pampelune. Cet axe de communication est l'Iter XXXIV de l'Itinéraire d'Antonin.



Voici ce que rapporta à ce sujet le général H. Richter dans le Bulletin de la Société des sciences, 

lettres & arts de Bayonne, en janvier 1945 :



"La voie romaine de Bordeaux à Astorga dans la traversée de la Basse-Navarre.

Hypothèse nouvelle.



... On a vu dans le lieu dit Galcetaburu, au sommet de la côte d'Utxiat le souvenir d'une chaussée — calccata — ce toponyme latin éveillant l'idée de route serait unique de Sordes à Roncevaux. Mais on peut voir aussi dans Galcetaburu au lieu d'une étymologie romaine le radical basque — Gal — qui a le sens de "perdu" faisant suite au radical basque — Uts — d'Utxiat, qui signifie "vide-nu". Gal et Uts évoquent les "Tout-y-faut" qui caractérisent les contrées désertes, car c'est bien un désert que cette région frontière de Mixe et de Cize qu'évitait l'itinéraire d'Hosta et où s'implanta le prieuré d'Utxiat pour canaliser sur St-Jean et Orisson en lui offrant un refuge dans ce désert, le courant des pèlerins.



Et l'on peut trouver encore dans Galcetaburu un souvenir des Galls-Galli-Gallos de l'inscription d'Hasparren, en un point qui est une frontière, frontière de pays, frontière de diocèses, frontière de races, où est venu mourir le courant gascon de Mixe. Tant est complexe la sédimentation humaine du Pays Basque français et délicate l'interprétation des toponymes qui peuvent conduire à déceler ses couches !



Cependant tout invraisemblable qu'apparaît, lorsqu'on la scrute, l'hypothèse du trajet de la voie jacopine, avec celui de la voie romaine, les identifications proposées pour les points de Carasa-Immus-Summus Pyrénées, offrant-elles quelque élément de crédibilité qui puisse faire revenir sur ce sentiment d'invraisemblance et susciter le doute ?



C. Desjardin suivi par Longnon et par Dubarat a vu Carasa à St-Palais, mais le radical celtique, Car, postule une éminence rocheuse (A' Dauzat) et St-Palais est dans un "fond-montes in circuitu ejus."



L. Colas après Marca-Raymond-Haristoy-Jullian a placé Carasa à Garris dont le radical - Gar — s'apparente à — Car — mais se retrouve plus à l'ouest, tout le long des prémonts de Baïgoura et d'Ursonia dans Garreta-Garro-Garralda... Outre l'attrait de son radical, Garris, qui ne se manifeste particulièrement qu'en hauteur que pour qui vient de la cuvette de St-Palais et se fond sur le plan général d'un plateau pour qui le regarde du Nord, du Nord Est ou du Nord-Ouest, Garris a un passé fascinateur. Siège d'une foire renommée — capitale du Pays de Mixe — il dut son importance à ce qu'il était un carrefour, au croisement de la transversale de Lapurdun à Illuro par Hasparren. Bonloc-Luxe-Domezain et du vieux chemin de Sordes aux ports de Cize et qu'il fut vraisemblablement le débouché mercantile de la région d'élevage de Beyrie Armendaritz.



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VOIE ROMAINE DE BORDEAUX A ASTORGA
PAR LOUIS COLAS


Il est donc probable qu'il fut à l'époque romaine une localité d'une certaine importance, mais rien ne milite en dehors de son radical pour qu'il soit Carasa qui au demeurant ne fut probablement pas plus une localité que Summus Pyreneus, comme nous le verrons tout à l'heure.



Imus Pyreneus a été placé par C. Raymond à St-Jean-Pied-de-Port dont le site convient au sens du vocable, mais dont l'identification devra être contrôlée par sa distance à Summus Pyreneus et à Carasa.



L. Colas a repoussé l'Imus Pyreneus à St-Jean-le-Vieux parce que s'y trouvent les vestiges d'un système de fortifications légères sur lequel on a controversé, mais qui, quelle qu'en soit l'origine, comprend vraisemblablement des travaux romains.



St-Jean-le-Vieux doit peut-être d'autre part son nom de Vieux, non, point à son âge, mais à ce qu'il fut un vicus ou un viculus, hypothèse qu'autorise sa situation face aux montagnes, derrière le glacis de la plaine de Cabalce, au confluent des vallons de Lacarre et de Lecumberry, au débouché d'une voie secondaire venant d'Hasparren par Hélette, Irissarry, Jaxu, Bustince, Iriberry... mais St-Jean-le-Vieux à 4 kilomètres de St-Jean-Pied-de-Port n'est plus au pied des monts et le qualificatif d'Imus ne lui convient pas.



C'est à Roncevaux après Marca et avec Longnon que C. Desjardins a situé le Summus Pyreneus que P. Raymond a placé au col de Bentarté et que L. Colas après Gaston Paris a identifié péremptoirement avec château Pignon.



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RUINES DE CHÂTEAU-PIGNON
BASSE-NAVARRE D'ANTAN






Mais Roncevaux même en entendant par ce vocable non point le monastère actuel mais le col d'Ibagneta ne serait un Summus que pour une voie descendant dans le Val Carlos, or comme tout le monde fait passer la voie par Altobiscar Bentarté et Orisson et que Ibagneta, est à 250 mètres plus bas que Bentarté, Roncevaux ne peut être le Summus Pyreneus.



Château Pignon ne peut pas l'être davantage. Ce qui lui a valu cette identification c'est un amas de pierres de construction avec des vestiges de fortification bastionnée, restes d'un fortin élevé en ce point pendant la guerre de la Castille contre la Navarre et qui succédait peut-être au Capeyron Roge du Seigneur de Caumont. (Roge = rempart en français ancien).



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PLAN SOMMAIRE DES RUINES DE CHÂTEAU-PIGNON
BASSE-NAVARRE D'ANTAN



Mais Château-Pignon n'est pas plus Summus qu'Ibagneta. Gaston Paris se trompe lorsque dans son article sur Roncevaux de la Revue de Paris 1921, reproduit dans ses Légendes du Moyen-âge, il parle de "la série ascendante Roncevaux-Ibagneta-Altobiscar-Château-Pignon". Il n'y a série ascendante que de Roncevaux au groupe faitier Altobiscar-Bentarté-Leicar-Atheca ; la longue croupe d'Orisson s'incline ensuite vers St-Jean-Pied-de-Port, et sur cette longue croupe Château-Pignon, qui n'émerge que jusqu'au plan des cimes voisines, ne peut être appelé Summus, ni pour l'altitude, puisqu'il est à 50 mètres plus bas que Bentarté et à 343 mètres plus bas que Leicar-Atheca, ni parce qu'il serait le dernier sommet avant la descente, puisque Hostatéguy qui le suit est à la même altitude que lui."



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LA VOIE ROMAINE AU PASSAGE DE LEICAR ATHECA
BASSE-NAVARRE D'ANTAN




A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et Leizaratheka, 1410m, Redoute de Château-Pignon, 1181m, depuis le Rocher de Zerkupe.)




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