PROVERBE DU 18 AVRIL 2026 (SAINT PARFAIT) (BIENHEUREUSE MARIE DE L'INCARNATION) (ELAIA).
PARFAIT : Parfait de Cordoue était un prêtre catholique qui vivait à Cordoue, à l'époque où l'Espagne était gouvernée par un calife musulman.
18 AVRIL SAINT PARFAIT DE CORDOUE
Parfait fut prié d'exposer les différences entre la Bible et le Coran et se soumit à l'exercice avec brio, indiquant en arabe que Mahomet était un faux prophète.
Ses interlocuteurs affectèrent d'être satisfaits mais quelques jours plus tard firent arrêter Parfait pour blasphème.
Parfait fut décapité le 18 avril 850, jour de Pâques.
Ce fut le début d'une vague de persécutions qui s'étendra sur 110 ans, de 850, sous Abd ar-Rahman II, jusqu'en 960.
Saint Parfait fut enseveli dans l'église de Saint-Aciscle, à Cordoue.
18 AVRIL SAINT PARFAIT DE CORDOUE
MARIE DE L'INCARNATION : Barbe Jeanne Avrillot, épouse de Pierre Acarie, naît à Paris le 1er février 1566.
18 AVRIL SAINTE MARIE DE L'INCARNATION
 l'âge de 16 ans et demi, en 1582, Barbe Jeanne épouse Pierre Acarie, maître des comptes, avec lequel elle aura 6 enfants.
En 1590, Barbe Jeanne éprouve ses premières manifestations mystiques et à partir de 1593, elle commence à éprouver les douleurs des stigmates.
Animatrice d'un cercle religieux, Barbe Jeanne introduit en France, en octobre 1604, l'ordre des Carmes déchaux.
Après la mort de son mari, en novembre 1613, Barbe Jeanne entre au Carmel sous le nom de Marie de l'Incarnation.
Barbe Jeanne meurt le 18 avril 1618 à Pontoise.
Grande mystique, Barbe Jeanne est la première stigmatisée française officiellement reconnue.
Barbe Jeanne est béatifiée en juin 1791 par le pape Pie VI.
(...) Elaia - Udaberrian Afrikatik gurera etortzen den txoria, olertiari eta literaturari esker udaberriaren adierazle bihurtua. Aldaerak : Ainara eta Enara. - - (...)
Un décès du 18 avril : Maurice Gustave Gamelin.
GENERAL MAURICE GAMELIN VERS 1940
Né le 20 septembre 1872 à Paris - Mort le 18 avril 1958 à Paris.
Maurice est un officier général français, qui a commandé l'Armée française pendant la drôle de guerre.
Son père Zéphyrin, contrôleur général des armées, se distingue au service de Napoléon III.
Sa famille maternelle est de souche alsacienne.
Il fréquente le collège Stanislas, puis, brillant élève déterminé à s'engager dans une une carrière militaire, il intègre Saint-Cyr, en octobre 1891 et en sort major de promotion en 1893.
C'est en Afrique du Nord que Maurice commence sa carrière d'officier.
Revenu en métropole en 1897, il prépare le concours d'entrée à l'Ecole supérieure de guerre, où il en sort deuxième.
Esprit fin, cultivé, travailleur et doué pour les études de tactique militaire, il se fait remarquer par le futur général Lanrezac, alors commandant en second de l'école et par le futur maréchal Foch qui sera son professeur préféré.
En 1906, il publie son Etude philosophique sur l'art de la Guerre, qui le place d'emblée parmi les meilleurs penseurs militaires de son temps.
L'année 1906 marque le tournant de la vie de Maurice.
Cette année-là, en effet, il est nommé officier d'ordonnance du général Joffre.
Dès lors, la carrière du jeune capitaine breveté se confond avec celle de Joffre.
En 1908, il le suit à l'état-major du 2e corps d'armées, puis en 1910 au Conseil supérieur de la guerre.
Il est fait Chevalier de la légion d'honneur en 1913.
Maurice est nommé chef de bataillon en 1911, puis est rappelé en mars 1914 au service de Joffre à l'Etat-Major général.
En novembre 1914, il est nommé lieutenant-colonel et quitte le Grand Quartier Général pour aller combattre en Alsace, puis dans la Somme.
Nommé colonel en avril 1916, il poursuit son ascension pour être nommé, en décembre 1916, général de brigade à titre temporaire.
En mai 1917, il reçoit son dernier commandement de la guerre, celui de la 9e division d'infanterie, dont il garde la tête jusqu'à l'armistice.
De 1919 à 1924, Maurice dirige la mission militaire française au Brésil, puis est nommé commandant des troupes françaises au Levant.
Rentré en France, il prend le commandement de la 20e région militaire à Nancy, un des plus beaux commandements métropolitains.
En septembre 1927, il épouse Eugénie Marchand.
Après la nomination du général Weygand comme vice-président du Conseil supérieur de la guerre, Maurice est nommé à ses côtés.
En 1931, il succède au général Weygand au poste de chef d'Etat-Major général.
En juillet 1932, il est nommé grand-croix de l'ordre de la légion d'honneur.
A partir de 1935, il cumule la direction du Grand Quartier général des forces terrestres françaises avec la fonction d'inspecteur général de l'Armée.
A la suite du décret du 21 janvier 1938, Maurice devient ensuite le premier titulaire du poste de chef d'Etat-Major de la Défense nationale.
Fin avril 1940, réputé conservateur, il convoque néanmoins le colonel de Gaulle et lui confie le commandement de la nouvelle 4e division cuirassée et le propose au ministre pour être promu au grade de général à titre temporaire.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, son commandement des armées françaises jusqu'à la bataille de France en mai 1940 est un désastre.
Le 18 mai 1940, il est limogé et remplacé par le général Weygand.
Soutenu par Edouard Daladier, après la défaite, Maurice est arrêté en septembre 1940 par le nouveau régime de Vichy, puis jugé au procès de Riom qui s'ouvre en février 1942, aux côtés de Léon Blum, Edouard Daladier et Paul Reynaud.
Sous la pression de Hitler, le procès est prématurément ajourné le 14 avril 1942, après 24 audiences, pour un "supplément d'information".
En attente de la reprise du procès, qui n'aura jamais lieu, les prisonniers sont maintenus en détention au fort du Portalet (Pyrénées Atlantiques).
Lors de l'occupation de la zone libre par les Allemands en novembre 1942, Maurice est interné en Allemagne, près du camp de concentration de Buchenwald, puis transféré au château d'Itter en Autriche, avec Léon Jouhaux, Paul Reynaud, Jean Borotra, Albert Lebrun, le général Weygand et le colonel de La Rocque.
Les Américains les libéreront le 5 mai 1945.
De retour en France, il est interrogé, comme Weygand et de nombreux généraux, par la Commission parlementaire chargée d'enquêter sur les événements survenus en France de 1933 à 1945.
En 1946, il publie ses mémoires.
Il meurt le 18 avril 1958, à 85 ans.
GENERAL MAURICE GAMELIN PAR JOHN ALEXANDER HAMMERTON
Voici le proverbe du samedi 18 avril 2026 :
EZ DUGUNA BA-GINU, TXERRIE IL BAGIÑU, ZARTARIE EKARRI-TA URDAIE ERREKO GIÑU...
Si nous avions ce que nous ne possédons pas, si nous avions tué le cochon et si une fois mis à la poêle nous l'avions fait rôtir...
La voie romaine Bordeaux-Astorga est une voie romaine qui reliait Burdigala (Bordeaux) à Asturica Augusta (Astorga en Espagne dans l'actuelle province de Léon).
L'Itinéraire d'Antonin donne cependant des indications qui délimitent le champ des hypothèses, ce sont les distances entre elles et aux points certains de Pampelune et de Dax des stations intermédiaires.
De Pampelune à Summus Pyreneus, l'Itinéraire indique 44 milles pas, soit en milles romains 65 kilomètres. Or le Guide Michelin ne donne pour la distance de Pampeluneà Ibagneta par la route internationale, dont la voie romaine devrait suivre le tracé général, que 48 à 49 kilomètres. Une conclusion incontestable, c'est que c'est au bord d'Ibagneta, au delà de la crête des eaux pendantes pyrénéennes qu'il faut chercher le Summus Pyreneus, donc aux environs du parallèle d'Arnéguy que le Guide Michelin indique à 68 kilomètres de Pampelune. Bentarté qui est sur l'arête faîtière à 7 kilomètres d'Ibagneta est beaucoup trop au sud. Château-Pignon qui est à 4 kilomètres du parallèle d'Arnéguy peut se défendre au point de vue de la distance. Admettons-le provisoirement pour le Summus Pyreneus et examinons par rapport à ce Summus les identifications proposées pour l'Imus et pour Carasa.
RUINES DE CHÂTEAU-PIGNON BASSE-NAVARRE D'ANTAN
De Summus Pyreneus à Imus Pyreneus il y avait V M.P. soit 7 k. 500 environ. Or de Château-Pignon à St-Jean-Pied-de-Port il y a 12 kilomètres et 16 de Château-Pignon à St-Jean-le-Vieux. D'Imus Pyreneus à Carasa il y avait XII M.P. ou environ 18 kilomètres. Or de St-Jean-Pied-de-Port à Garris par le chemin des pèlerins indiqué par L. Colas Ostabat— Orsanco — Beyrie il y a 31 kilomètres et 27 de St-Jean-le-Vieux à Garris.
— rejeter la mesure du mille romain et recourir à un autre étalon de distance.
— ou chercher dans certaines recensions des variantes qui se rapprochent davantage des distances réelles.
— ou enfin rejeter les chiffres de l'itinéraire, variantes comprises, imputer des erreurs aux copistes et substituer à ceux du document des chiffres fantaisistes.
Les trois procédés ont été mis en oeuvre.
On a unanimement admis parce que c'est l'évidence, que la distance de Pampelune au Summus Pyreneus était exprimée en milles romains, mais pour les distances au delà, le mille romain a été unanimement aussi abandonné pour d'autres étalons de longueur.
LIVRE GEOGRAPHIE DE LA GAULE ROMAINE D'ERNEST DESJARDINS 1876
Dans la Colonne — Observations — du tableau où il reproduit au tome IV de sa Géographie, l'itinéraire d'Antonin, C. Desjardins mentionne :
"Les distances sont exprimées en lieues gauloises à partir de Summus Pyreneus" ce qu'il confirme dans le texte de l'ouvrage.
L. Colas est d'avis qu'il ne s'agit pas plus de lieue gauloise que de mille romain et opine pour le mille aquitain ; il avance que la lieue gauloise n'était pas employée pour mesurer les chemins d'Aquitaine.
VOIE ROMAINE DE BORDEAUX A ASTORGA PAR LOUIS COLAS
C'est aussi l'opinion de de Jaurgain qui tout en contestant, non sans ironie, les identifications de L. Colas pour Summus et Imus Pyreneus, écrivait dans la Revue internationale des Etudes basques de Janvier mars 1914 : "Il s'agit de milles aquitains comme on en demeure d'accord aujourd'hui."
Cependant M. Albert Grenier qui a adopté les identifications de L. Colas et leur a donné droit de cité dans le Manuel d'Archéologie de Déchelette comme avait fait Bédier dans les Légendes épiques n'en demeure pas d'accord du tout, il repousse le mille aquitain qu'il appelle ibérique et à l'encontre de Colas et de de Jaurgain soutient avec C. Desjardins que pour les trois Gaules et pour la Germanie les distances, quoique indiquée en milles, étaient calculées en lieues gauloises.
Hippocrate dit oui et Gallien non ! S'il ne s'agit pas de milles romains de 1 481 mètres, s'agit-il en fin de compte de mille aquitain ou ibérique de 2 950 mètres en moyenne ou de lieue gauloise de 2 222 mètres ? La différence est d'importance ! Qui a raison d'Hippocrate ou de Gallien ?
BUSTE EN MARBRE DE GALLIEN MUSEE DU PALATIN
Eh ! bien ni l'un ni l'autre car c'est de mille romain qu’il s’agit, non pas seulement de Pampelune à Summus Pyreneus, mais encore de Summus Pyreneus jusqu'à Dax, comme c'est l’évidence même !
La distance en ligne droite jusqu’à Dax d’un point quelconque du parallèle d’Arnéguy pris dans la région de ce village, où nous avons vu que doit se trouver le Summus Pyreneus, et dont Château-Pignon est distant de 4 kilomètres, est de 69 à 70 kilomètres. Or la distance donnée par l’Itinéraire d’Antonin de Summus Pyreneus à Aquæ Tarbellicæ est de 56 M.P. soit en milles romains de 82 k. 900. 82 k. 900 de route pour 69 à 70 kilomètres à vol d’oiseau c’est parfaitement normal, tandis que 66 M.P. traduits en lieues gauloises donneraient 124 k. 432 ce qui est déjà inadmissible, et en milles aquitains 105 k. 150 ce qui serait effarant.
Une voie romaine pour franchir 69 à 70 kilomètres à vol d’oiseau se serait déroulée sur 124 k. 432 et pire, sur 165k. 150 en pays très moyennement accidenté aurait été unique en son genre.
Il est donc évident que c’est en milles romains que l’Itinéraire d’Antonin a indiqué les distances, non pas seulement dePampelune à Summus Pyreneus, mais encore de Summus Pyreneus à Dax, comme il est évident qu'il a cessé d’user de cet étalon de mesure au au delà de Dax."
L’Itinéraire donne en effet pour la distance d'Aquæ Tarbellicæ à Bordigala 63 M.P. qui ne donneraient en milles romains que 93 k. 240 pour une distance à vol d’oiseau de Dax à Bordeaux de 130 kilomètres. C’est donc à partir et au delà de Dax en lieues gauloises qui donneraient exactement les 140 kilomètres de la route actuelle, ou en milles aquitains ou ibériques — grammatici certent— qu'il faut traduire les chiffres de l’Itinéraire ; mais c’est en milles romains que les distances ont été indiquées jusque là."
A suivre...
(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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ÉTIENNE HARDING : Saint Etienne Harding naît vers 1060 à Sherborne (Dorset, Angleterre).
17 AVRIL SAINT ETIENNE HARDING
Etienne est un saint catholique, prieur puis abbé de l'abbaye de Citeaux (Côte-d'Or) de 1099 à 1133, rédacteur notamment de la Charte de charité cistercienne.
Etienne parle 4 langues : l'anglo-saxon, le normand, le français et le latin.
Etienne mène à terme la réforme liturgique commencée avant lui.
Par souci d'authenticité, comme pour la Bible, on recherche ce qui semble le meilleur, à Metz et jusqu'à Milan.
Etienne édicte aussi des règles fermes et précises dans le détail pour tout ce qui concerne l'église, les ornements, les objets du culte et les vêtements liturgiques.
Etienne meurt le 28 mars 1134 à l'abbaye de Citeaux.
AINARA : Irunen 1868an Enarak garai honetan etortzen dira Euskal Herrira.
ELAIA : Udaberrian Afrikatik gurera etortzen den txoria ("enara"), olertiari eta literaturari esker udaberrian adierazle bihurtu dena. Ainara hitza Ekialdekoa da. Lapurdikoa. Aldaerak : Elaia eta Enara.
ENARA : Kristauen artean zabalkunde handia hartu zuen enarek kendu omen zizkiotelako Jesu Kristori azala zulatzen zizkioten arantzak.
Un décès du 17 avril : Marie de Sévigné.
LETTRES CHOISIES DE MME DE SEVIGNE
Née le 5 février 1626 à Paris - Morte le 17 avril 1696 à Grignan (Drôme).
Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné, fut veuve en 1651, à l'âge de 25 ans.
Elle semble avoir mené ensuite une vie très convenable malgré les insinuations de son propre cousin Roger de Rabutin, dit Bussy-Rabutin, dans son Histoire amoureuse des Gaules.
Sa fille épousa le comte de Grignan, que la charge de lieutenant-général retenait en Provence.
La marquise y fit de longs séjours très agréables et, dans l'intervalle, de 1671 à 1696, écrivit à sa fille quelques 1 500 lettres qui relatent par le menu tous les événements du royaume et les rumeurs de la cour dans un style vif et élégant.
L'auteure disait "laisser trotter sa plume la bride sur le cou".
Ses lettres n'avaient rien de confidentiel mais circulaient dans les salons.
Elle meurt le 17 avril 1696 au château de Grignan, dans la Drôme, à l'âge de 70 ans.
MME DE SEVIGNE
Voici le proverbe du vendredi 17 avril 2026:
HAURRAK ESKOLAN, BAKEA ETXEAN.
Enfants à l'école, paix à la maison.
MAIRIE ET ECOLES URCUIT PAYS BASQUE D'ANTAN
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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C'est en 1891 que Julien Viaud, plus connu sous le nom de Pierre Loti, découvrit le Pays Basque, lorsqu'il fut nommé pour commander le Javelot, canonnière stationnée à Hendaye.
PIERRE LOTI EN UNIFORME DE CAPITAINE DE VAISSEAU
Voici ce que rapporta à ce sujet Théophile Janvrais dans le quotidien Le Figaro, le 3 janvier 1898 :
Hier, lendemain du premier de l'an, le lieutenant de vaisseau Julien Viaud a cédé le commandement de la canonnière Javelot et de la station navale de la Bidassoa au lieutenant de vaisseau Cambécédés. Demain il quittera l'Euscalerria et Hendaye.
Où ira Pierre Loti ? car c'est de son départ qu'il s'agit. D'abord en congé, dans sa maison orientale de Rochefort, mais ensuite... nous ne sommes pas autorisé à le dire. Cependant ajoutons qu'un nouvel inconnu l'attire, un inconnu très lointain, presque vierge, c'est-à-dire un sol de la plus immémoriale histoire. Et c'est un très lointain voyage qu'il projette dans ces pays les plus vieux du monde...
Sans rien présager de l'avenir, qui nous réserve sans nul doute d'autres chefs-d'oeuvre de ce délicat conteur, il convient de se féliciter pour son oeuvre du double séjour à Hendaye de l'auteur deRamuntcho, car plus d'un de ces derniers beaux livres : Matelot, Ramuntcho, Figures et Choses qui passaient, est né sur les rives de cette belle rivière internationale de la Bidassoa.
LIVRE FIGURES ET CHOSES QUI PASSAIENT DE PIERRE LOTI
Or il nous a paru intéressant de rappeler ce séjour de Pierre Loti à Hendaye. C'est à la fois une page documentaire pour notre littérature et encore de curieuses notes pour les futurs biographes de l'officier-académicien.
PIERRE LOTI ACADEMIE FRANCAISE 1891
Pierre Loti a commandé deux fois sur la Bidassoa. Le commandant Viaud fut appelé sur le Javelot dès mai de l'année 1892 ; il y resta dix-huit mois. Ce premier séjour nous valut Matelot. Son successeur, au commencement d 1894, fut M. de Coffinières de Nordeck.
LIVRE MATELOT DE PIERRE LOTI
Cette trêve ne fut pas perdue pour l'écrivain charmeur. En 1894, il voyagea en Arabie Pétrée et en Palestine, nous rapportant Galilée et Jérusalem, qu'il écrivit étant aide de camp de l'amiral préfet maritime de Rochefort.
LIVRE LA GALILEE DE PIERRE LOTI
Quatre ans, jour pour jour, après sa première nomination sur le Javelot, Pierre Loti revenait à Hendaye reprendre la direction de la mission navale de la Bidassoa. Il la quitte après dix-huit autres mois de service. C'est pendant ce second séjour qu'il a étudié la vie basque, d'où est sorti Ramuntcho, écrivant aussi Figures et Choses qui passaient, un groupe de charmants pastels du pays des señoras.
Plusieurs personnes s'étant demandé devant nous quel est le rôle du Javelot dans les eaux d'Hendaye, et comment aussi il se peut qu'un officier de marine puisse accomplir tant de prodiges si étrangers les uns aux autres, nous allons, dans la mesure du possible, satisfaire leur légitime curiosité.
Sur les eaux neutres de la Bidassoa qui vit jadis une entrevue historique célèbre, l'Espagne entretient un stationnaire de guerre, leMac-Mahon, et la France en a deux : la canonnière Javelot et le Nautile, qui constituent notre station navale. Celle-ci a pour mission la police des eaux neutres, la surveillance de la pêche et elle intervient dans les conflits entre pêcheurs. De plus, les commandants des deux stationnaires font partie de la Commission internationale des Pyrénées, qui tient plusieurs séances par an à l'Hôtel de ville de Bayonne ; comme ils assistent aussi en uniforme, à Fontarabie, à l'installation solennelle et séculaire de l'alcalde de la mer, le chef de la confrérie des pêcheurs de la Bidassoa.
LE MAC-MAHON FONTARRABIE - HONDARRIBIA PAYS BASQUE D'ANTAN
C'est le matin que Loti expédie ses affaires de commandant de station nationale et vaque aux obligations de son sort. Ensuite il sort, fait des promenades à cheval dans les campagnes et de longues parties au jeu de paume d'Hendaye. Il est même d'une très jolie force à la pelote et peut lutter avec les professionnels, presque tous des contrebandiers de la frontière.
PIERRE LOTI ET LA PELOTE HENDAYE PLAGE PAYS BASQUE D'ANTAN
Quand il s'est suffisamment documenté en se pénétrant ainsi avec familiarité de la vie basque, Loti écrit son oeuvre et y travaille tous les après-midi à partir de cinq heures — dans son étrange et exigu cabinet de travail, qui n'a pour seul meuble qu'une table, encombrée de boîtes précieuses, et un divan ; les murs y sont tendus d'étoffes orientales et du plafond pend une lampe de cuivre. Les indiscrets ne viennent point l'y déranger, car on n'y accède que par une échelle de corde qui tombe sur une petite terrasse baignée par le fleuve franco-espagnol.
MAISON DE PIERRE LOTI HENDAYE - HENDAIA PAYS BASQUE D'ANTAN
A part les visites rares de quelques intimes et celles de littérateurs en voyage dans le pays, pour qui l'Euscalerria est comme un lieu de pèlerinage, — tels il a reçu : Juliette Adam, Jean Thorel, Jean Radeau, René Bazin, Yann Nibor, Louis Labat, Louis de Robert, etc. — M. Pierre Loti est un simple qui mène une vie retirée à Hendaye, une vie de travail et de méditation solitaire, — celle qui fait la vraie force des écrivains de race...
Telle est, à Hendaye, la double vie de marin et de lettré de cet "Immortel" dont le 1er de l'an 1898 va le séparer, pour n'y revenir de longtemps..."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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