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mercredi 3 juin 2026

LE DOMAINE ILBARRITZ DE BIDART EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN MARS 1914

LE DOMAINE ILBARRITZ DE BIDART EN 1914.


En 1893, le Baron Albert de l'Espée, héritier des fonderies de Wendel, en Moselle, immensément riche, découvrit ce site dominant l'océan et la ville, et décida d'acquérir soixante hectares de cette colline.




pays basque labourd bidart domaine
ILBARRITZ BIDART 1914
CLICHE OUVRARD ET TEILLERY
PYRENEES-MAGAZINE 1ER MARS 1914



Voici ce que rapporta à ce sujet Henry Ternaux dans le mensuel Pyrénées-magazine, le 1er mars 

1914 :



"Après quinze ans de mystère impénétrable, le légendaire château d'Ilbarritz a enfin ouvert ses portes au public. C'est en 1912 que, pour la première fois et par les soins de M. P. B. Gheusi, ce féérique voisin de Biarritz laissa pénétrer son mystère à l'occasion d'une fête musicale grandiose au profit de l'aviation militaire.



Jusque-là, il était demeuré solitaire, muet, érigeant fièrement sa silhouette sur le ciel, regardant la mer, les monts cantabriques, les longues falaises. Des légendes couraient sur son propriétaire "opulent artiste, d'un égoïsme hautain et raffiné" : le baron de l'Espée.



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BARON DE L'ESPEE



Passionné de ce qui est grand et beau, il fit construire voici quelques années ce château qui domine la mer et de la terrasse duquel le regard, embrassant, sur la droite et sur la gauche, le magnifique panorama de la Côte d'Argent, se heurte, en face, à la ligne d'horizon qui marque la jonction fictive de l'azur du firmament et du bleu vif des flots apaisés.


Selon les fantaisies de son imagination hardie, il avait créé une cité bizarre. "Partout, l'ingéniosité réfléchie de son invention instantanément exécutée par un architecte hardi, surpasse les légendes fondées sur l'extérieur barbare du domaine, hérissé d'un suzerain mépris du qu'en dira-t-on, au nom de "l'Art", devant l'aspect offensant de ses lignes dans le paysage. Pavillons chinois, tunnels, chemins couverts, interminable couleuvre des toits de tuile, tout surprenait dans cette mystérieuse cité. Que ne disait-on pas de ce fabuleux Baron que nul ne connaissait, qui ne voulait voir personne et qui gardait jalousement derrière ses fenêtres triples, ne laissant filtrer ni un son, ni une lueur, les chefs-d'oeuvre créés par son caprice : "portes burinées, serrures tout en ciselures, galeries ouvragées en plein chêne", murailles de marbres de tous pays et de toutes couleurs, "cheminées colossales de vieux rouvre sculpté et de marbre calabrais", et surtout l'orgue merveilleux dont il faisait, selon son inspiration, retentir les quatre-vingts jeux, "orgue sans rival, rempli de musique vivante comme une grenade de rubis mûrs".



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VUE NORD DOMAINE ILBARRITZ BIDART



Et maintenant, de ces choses étranges, de cette solitude, il ne restera que le souvenir. Sur sa colline ardue, Ilbarritz va s'animer, dépouiller son mystérieux visage et offrir aux amoureux, toujours plus nombreux, de la côte Basque, l'attrait de sa situation unique, dominant l'Océan aux mille voix, et les maisons blanches de la côte qui "ouvrent sur le large les yeux songeurs de leurs fenêtres".



Ce domaine, vaste et grandiose, subit, en effet, actuellement, une série de transformations qui en fera un séjour de rêve dans une atmosphère de luxe, d'activité sportive et de manifestations artistiques. Et, qu'elle serait la surprise de l'hôte de jadis de percevoir à Ilbarritz cette rumeur cyclopéenne produite par une légion de terrassiers attaquant la brousse et fouillant le sol pour installer un golf, si, maintenant, il y revenait dans l'espoir de goûter le charme reposant de ce silence recueilli qui n'était troublé que par les voix mystiques de son orgue incomparable !



Depuis quelques mois, trois cents ouvriers environ s'acharnent à une terrible besogne ; des milliers de mètres cubes de terre ont été déplacés ; les landes, les ajoncs et les ronces ont été arrachés. Le terrain prend un autre aspect, un golf se dessine.



Sa superficie sera considérable. Il comprendra 18 "Greens" disposés d'après les indications précises d'un spécialiste anglais ; il renfermera, au surplus, de nombreux "Bunkeers" qui augmenteront les difficultés du jeu.



pays basque labourd bidart domaine espée
DOMAINE D'ILBARRITZ ET SES CAHUTES BIDART
PAYS BASQUE D'ANTAN



Outre la création future d'un splendide casino, les travaux de construction d'un Golf-House, entre le petit château féodal et la plage, avec tennis, commenceront incessamment. L'on affirme, même, qu'il sera terminé pour cet été, époque à laquelle le golf doit être inauguré.



Ce n'est pas tout, les propriétaires actuels du domaine ont songé à un Palace-Hôtel ; les architectes avaient l'intention de le situer à l'emplacement de la villa du baron de l'Espée qui aurait été rasée. Fort heureusement, il en a été décidé autrement ; la villa, le cas échéant, subira quelques modifications extérieures et l'intérieur sera transformé en salle de spectacles. 



Des voies larges et unies seront percées et sillonneront, en tous sens, la nouvelle cité. Un funiculaire mettra en communication les deux versants de la colline.



Conception grandiose éclose de cerveaux judicieusement entreprenants ; travaux gigantesques qui donnent la mesure de l'effort humain lent et combiné : puissance du capital qui permet de réaliser, dans un temps relativement court, des projets plus surprenants les uns que les autres.



Et, autour de ce domaine, comme un écrin prêt à recevoir le futur joyau du littoral : la débauche verdoyante des collines de Bidart et de Guéthary où s'essaiement les maisons blanches, casquées de rouge, du pays basque ; la masse sereine des montagnes : la Rhune et les Trois Couronnes particulièrement, aux teintes si différentes suivant l'heure et la clarté.



Enfin, le légendaire lac de Mouriscot, près La Négresse, que le touriste, dans sa course rapide, entrevoit en même temps que le ciel changeant qui s'y contemple sous tous ses aspects."



pays basque autrefois lac lavoir labourd
LAC MOURISCOT BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



    




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mardi 2 juin 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 2 JUIN 2026 SAINTE BLANDINE ET SAINT POTHIN - GOGOR


PROVERBE DU 2 JUIN 2026 (SAINTE BLANDINE) (SAINT POTHIN) (GOGOR).


BLANDINE : Blandine est fêtée le 2 juin.



religion catholique saint sainte blandine
2 JUIN SAINTE BLANDINE DE LYON

Blandine de Lyon était une jeune esclave qui faisait partie d'un groupe de 48 chrétiens arrêtés, en juillet 177, sous le règne de Marc Aurèle, en raison de leur refus de participer au culte impérial.

Blandine est la patronne de la ville de Lyon.

Blandine est aussi, avec Sainte Marthe, patronne des servantes.

Dans l'iconographie de sainte Blandine, on trouve le filet, le taureau, le gril, le lion et l'ours. 

Blandine est souvent représentée attachée à un pilier avec un lion et un ours à ses pieds.



religion catholique saint sainte blandine
2 JUIN SAINTE BLANDINE DE LYON



POTHIN : Pothin (en grec "Désiré") naît vers 85.



religion catholique saint sainte pothin
2 JUIN SAINT POTHIN DE LYON


Pothin est le premier évêque de Lyon et le premier évêque de Gaule.

Pothin est arrêté en 177, à plus de 90 ans et informe, sous le règne de l'empereur Marc Aurèle, en même temps que Blandine de Lyon.

Pothin meurt le 2 juin 177, à la suite des mauvais traitements infligés par ses bourreaux.

Pothin est un des patrons du diocèse de Lyon.



GOGOR : "Gogor" taldeko bost apez 1969ean Bilbon 

preso hartuak izan dira.



religion catholique pays basque franquisme prêtres disque 1968
GOGOR DISQUE AGORILA 1969


(...) Gogor - Erdi Aroko euskal izena. Honela deitzen zen XVI. mendean Elgea (A) Herritik Ameriketara joandako gizon bat. Loiun (B) bada Gogorrena izeneko etxea. Besta izen asko bezala jatorriz adjektiboa zen. - - (...)



Une naissance du 2 juin : Albert Besnard.



homme peintre 19ème 20ème siècle graveur décorateur
PHOTO D'ALBERT BESNARD 1913
PAR L'AGENCE MEURISSE



Né le 2 juin 1849 à Paris 7ème arrondissement - Mort le 4 décembre 1934 à Paris 17ème arrondissement.

Albert est un peintre, graveur et décorateur français.

Il étudie auprès de Jean-François Brémond et est admis le 20 mars 1866 à l'Ecole des beaux-arts de Paris, dans les ateliers d'Alexandre Cabanel et de Sébastien Cornu.

Il est un proche du peintre Lazar Meyer.

Lors de la Guerre de 1870, il vient se réfugier près d'Etretat où il installe son atelier.

En 1874, Albert remporte le grand prix de Rome.

Il rencontre Franz Liszt et le compositeur André Wormser, lors de son séjour à la villa Médicis, à Rome.

Il prolonge son séjour et épouse, en 1879, Charlotte Dubray, fille du sculpteur Vital-Dubray et elle-même sculptrice, avec laquelle il s'installe 3 ans en Angleterre, entre 1881 et 1884, où il expose à la Royal Academy de Londres.

Il va réaliser de nombreux portraits, dont certains exécutés au pastel et présentés en 1886 et 1887.

Parmi ses portraits, on peut citer ceux de sa femme, de ses enfants, de la princesse Mathilde, de la comédienne Réjane, de Madame Georges Duruy, de Madame Henry Lerolle, d'Ernest Cognacq, de Marie-Louise Jaÿ, de Gabriele d'Annunzio, du cardinal Mercier, de Jean-Louis Vaudoyer, de Boni de Castellane, de Denys Cochin ou de Frantz Jourdain qui sera son premier biographe.

Albert contribue également à la décoration de plusieurs monuments parisiens et réalise aussi des décors à l'étranger, à Vienne et à La Haye.

Son oeuvre gravée compte plus de 200 eaux-fortes dont certaines, sous formes de séries, sont restées célèbres.

Il préside la Société internationale de la gravure originale en noir.

En 1909, il expose à la Biennale de Venise.

En 1910, Albert part avec sa femme et deux de ses fils pour un voyage de 9 mois aux Indes dont il reviendra avec de nombreux croquis, esquisses et projets, et qu'il narre dans son ouvrage L'Homme en rose.

En 1913, il est nommé directeur de la villa Médicis à Rome, succédant à Carolus-Duran.

Il devient directeur des Beaux-Arts de Paris en 1922.

Membre de l'Académie des beaux-arts depuis 1912, il est élu à l'Académie française en novembre 1924, devenant le premier peintre à entrer dans cette institution depuis 1760.

Son épée d'académicien est l'oeuvre d'Antoine Bourdelle.

Il meurt le 4 décembre 1934, à 85 ans, d'une longue maladie, veuf, mais entouré de sa famille et de ses amis.

Il a droit à des obsèques nationales.



homme peintre 19ème 20ème siècle graveur décorateur
ALBERT BESNARD 
DEVANT LE PORTRAIT DE SA MERE 1905




Voici le proverbe du mardi 2 juin 2026 :

HILA LURPERA TA BIXIXE MAIRE.

Le mort sous terre et le vivant à table.


repas famille gascogne
REPAS EN FAMILLE


(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE EN 1941 (sixième partie)

 

UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE.


Depuis des siècles, il y a des pêcheurs au Pays Basque.



pays basque autrefois pêche baleine morue
TERRE-NEUVAS 1941
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet Madame Maxime Dégros dans le Bulletin de la Société des 

sciences, lettres & arts de Bayonne, en juillet 1941 :



"La grande Pêche Basque des Origines à la fin du XVIIIe siècle (Suite).


Jusqu’en 1783, à l’exception des années de la guerre d'Indépendance, la moyenne des armements se maintint tant bien que mal à une trentaine de navires, mais le rapport était mauvais. St-Jean-de-Luz qui avait longtemps été le plus grand port morutier français venait alors au cinquième rang (après Saint-Malo, Dunkerque, Granville, les Sables d’Olonne) et les armateurs se plaignaient : "la pêche de la morue est dans l’état le plus languissant ... la pêche de la morue se rapproche de plus en plus de sa destruction." 


Après le traité de Versailles, la pêche eut un renouveau d’activité et les armements augmentèrent. 


En 1784, St-Jean-de-Luz envoya à Saint-Pierre 19 terreneuviers jaugeant 2 553 tx, montés par 561 hommes ; Bayonne en envoya 12 jaugeant 1 149 tx avec 270 hommes.


En 1785 partirent pour St-Pierre 21 terreneuviers de St-Jean-de-Luz (2 729 tx, 591 hommes) et 17 de Bayonne (1 679 tx, 257 hommes). 


En 1786, St-Jean-de-Luz envoya 17 bâtiments (10 à Terre-Neuve, 7 aux îles) avec 628 marins ; Bayonne 24 aux îles avec 275 marins. 


En 1787, de St-Jean-de-Luz partirent 16 navires à St-Pierre, 7 à Terre-Neuve ; de Bayonne, 22 à St-Pierre, 1 à Terre-Neuve. 


En 1788, il y eut 14 départs de St-Jean-de-Luz, 32 de Bayonne. 



En considérant la courbe des armements basques, depuis le traité d’Utrecht jusqu’à la Révolution, on peut distinguer : d’abord la période croissante des premières années, comme on en trouve après toutes les guerres, ensuite un déclin qui s’annonce vers 1735, s’affirme à la guerre de 1744 et s’accentue de plus en plus jusqu’en 1770. A cette époque une reprise se dessine, qui deviendra plus sensible après le traité de Versailles. 



pays basque autrefois pêche baleine morue
TRAITE D'UTRECHT 1713


L’histoire politique n’explique qu’en partie cette courbe. Certes, les nombreuses guerres du XVIIIe siècle, la paix toujours tendue qui n’était qu’une trêve précédant une nouvelle guerre, les captures de vaisseaux faites au mépris du plus élémentaire droit des gens, la mort de nombreux matelots dans les prisons anglaises, n'engageaient pas les armateurs à faire les frais d’importantes expéditions 


D’autres raisons encore expliquent le marasme dans lequel tomba cette pêche, autrefois si florissante. 


Primo, la grosse concurrence que lui font les Anglais et les Hollandais ; concurrence sur les lieux de pêche donc rapport moindre pour chacun, malgré l’habileté supérieure qu’eurent toujours les Basques, et concurrence sur les marchés. 


En effet, jusqu’à la fin du XVIe siècle, les Basques sont seuls à pêcher la baleine et leur pêche de morue est très importante ; seuls ils pourvoient les marchés européens. 


Au XVIIIe siècle, par leur faute en partie, puisqu’ils ont appris l’art de la pêche aux Anglais et aux Hollandais, ces derniers équipent des flottes de pêche et s’introduisent sur les marchés d’Europe septentrionale. 


Malgré ce commencement de concurrence, grâce à leur habileté, à leur brillante renommée, à leur richesse qui leur permet de supporter de mauvaises années, les Basques font encore très grande figure et connaissent un éclat particulier durant les belles années du règne de Louis XIV. 


Mais au XVIIIe siècle la concurrence des Hollandais et surtout des Anglais devient redoutable ; ils enlèvent tous les marchés du Nord, essayent, sans y réussir complètement, d’envahir l’Espagne. Les Basques ne garderont alors que leur propre région, l’Espagne, et de nouveaux débouchés coloniaux (quelques îles d’Amérique centrale) qui ne compenseront cependant pas les pertes éprouvées. 


A court d’argent cette fois, les armateurs ne peuvent risquer de nouvelles expéditions. 


En France même, Malouins, Normands et Dieppois leur font une active concurrence ; ils n’ont pas contre eux les inconvénients locaux qu’ont les Basques. 


Secundo, l’incommodité des ports de la région (de plus en plus abîmés par la mer au XVIIe siècle), qui oblige à recourir aux ports espagnols, d’où départ trop tardif et mauvaise pêche. 


Tertio, la stérilité du pays qui oblige à faire venir d’autres régions françaises les denrées d’approvisionnement et en augmente le prix.


Sans occupation assurée chez eux, les matelots bien souvent émigrent, en Espagne généralement. Certains s’y installent définitivement ! d’autres laissant leur famille en France n’y vont qu'au printemps et trouvent du travail dans la fabrication des tuiles. Mais si, pendant ce temps, en France, les armateurs ont besoin d’hommes pour leurs expéditions, ils n’en trouvent pas ; c’est un cercle vicieux. Les baleiniers surtout, qui sont de moins en moins employés, disparaissent et manquent quand, par hasard, on a besoin d’eux "quoique l’espèce d’hommes exercés à la pêche de la baleine soit presque éteinte..." dit un rapport de la Chambre de Commerce de Bayonne. 


La diminution du nombre de marins causait un autre inconvénient. 


Ne pouvant, avec peu d’hommes, équiper de gros navires, on employait des vaisseaux de tonnage plus réduit, mais il en fallait davantage ayant besoin de grands emplacements pour rapporter les produits pêchés (cela explique en partie l’accroissement du nombre des bâtiments depuis 1770) et les frais pour équiper plusieurs petits navires étaient plus fort proportionnellement que pour en équiper un plus gros. 


Pour avoir des bénéfices, malgré tout, il aurait fallu que les Basques vendissent leurs produits plus cher que les autres... Autre cercle vicieux puisque la concurrence ne s’exerçait déjà que trop, sur le marché français même, qui était déjà encombré de poisson étranger.


Plus coûteuses, plus hasardeuses surtout, les expéditions baleinières cessèrent complètement avant la Révolution. Pour les encourager il aurait fallu une aide très efficace du gouvernement : prime de 60 à 10 livres par tonneau aux armateurs, prime aux équipages, exemption de tous droits (même de l’octroi des villes) sur les produits de la pêche, et sous acquit à caution sur tous les produits nécessaires aux armements ; permission aux armateurs d’engager qui bon leur semble. 


L’idée d’une compagnie à monopole fut plusieurs fois émise, de même celle d’une société par actions. Or, le gouvernement montra peu d’énergie. Il ne prit guère qu’une mesure, capitale il est vrai, ce fut d’accorder en 1784 la franchise au port de Bayonne


Dans cette ville existait le droit de coutume ; c’était l’obligation pour tout objet entrant dans le port et n’appartenant pas à un habitant, né dans la ville, de payer un certain pourcentage de sa valeur. Lorsque Bilbao et St-Sébastien devinrent francs, il fallut accorder ce même privilège à Bayonne et au Labourd. 


Mesure efficace ou non ? La question, discutée avant que le fait soit accompli, le fut encore au XIXe siècle, tant étaient divers les intérêts entrant en jeu.


La discussion commença en 1764, entamée par le Contrôleur général Bertin partisan, dans l’intérêt de Bayonne et du pays, de laisser entrer et sortir les marchandises libérées de tout droit. Cela devait augmenter le trafic du port. Cette mesure était bonne pour le commerce en général, l’était-elle pour la pêche en particulier ? ce n'était pas l’avis du ministre de la marine, marquis de Castries, redoutant le tort que ferait l’introduction du poisson étranger, 


A Bayonne, on souhaitait la franchise. Dans un discours prononcé en 1774 à la Chambre de Commerce, on déclara : "Vous gémissez depuis longtemps sur le déplorable état auquel notre ville est réduite : la décadence du commerce, la misère du peuple, l’émigration d’une partie des habitants, tout annonce sa ruine prochaine... la nature mixte de son commerce fut toujours le prétexte pour lui appliquer des règlements qui ne pouvaient lui convenir, et qui en ont insensiblement détruit les différentes branches... Le seul moyen qui nous reste pour rendre à Bayonne son ancienne prospérité, c'est de demander au roi l'établissement d’un port franc dans notre ville..." 


Et ailleurs : "Il n’y a de commerce pour Bayonne et St-Jean qu’autant qu’on peut y apporter de toute part quelqu'espèce de marchandises que ce soit... La pêche était forcée de diminuer parce qu’elle dépendait entièrement de l’existence et de l’activité du commerce d’entrepôt avec l’étranger quelque perspective qui lui resta d’un débouché libre pour l’intérieur du royaume..."


Le 14 mai 1784, un arrêt du Conseil d’Etat déclara Bayonne port franc ; il fut établi toutefois une différence entre le poisson de pêche nationale et celui de pêche étrangère, qui devait être saisi si l'on cherchait à l’introduire dans le royaume. Il y eut cependant des fraudes , en raison d’un système défectueux de surveillance, à tel point que les armateurs bayonnais demandèrent au gouvernement, tout en conservant la franchise, d’établir un droit de 10 livres par quintal de morue étrangère, qui envahissait le marché dans des proportions trop importantes. 


En effet, la concurrence qu'elle apportait, faisait baisser le prix de la morue française dont le rapport devenait insuffisant. D'une saison à l’autre, le poisson se vendait mal et les armements risquaient de diminuer. 


Ce fut évidemment le gros inconvénient de la franchise, inconvénient qui n’aurait pas dû exister puisqu’il naissait une fraude, rendue possible par la négligence ou la complicité des employés de la douane.


D’un autre côté, le système ne gêna pas le développement des armements, bien au contraire. Si l’on remarque qu’un arrêt du Conseil d’État du 5 juillet 1740 interdit l'entrée à Bayonne de la morue étrangère et que cet arrêt ne fut abrogé que le 14 mai 1784, on voit que cette période est justement celle où les armements furent les moins nombreux et qu’ils ne reprirent (sauf pour la pêche à la baleine) qu'après l'octroi de la franchise. 


Il est donc certain que ce fut un moyen efficace de ranimer la pêche ; malheureusement cette mesure vint trop tard. La situation était mauvaise depuis trop longtemps déjà pour se rétablir rapidement ; il aurait fallu une longue période de paix extérieure qui aurait permis au gouvernement de s’occuper du commerce en général et de la pêche en particulier. 


Les guerres de la Révolution et de l’Empire ne furent évidemment pas un moyen favorable à son rétablissement."



A suivre...




(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et Wikipédia)


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lundi 1 juin 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 1ER JUIN 2026 SAINT JUSTIN ET SAINT CLAIR - ENEKO ET IÑIGO


PROVERBE DU 1ER JUIN 2026 (SAINT JUSTIN) (SAINT CLAIR) (ENEKO) (IÑIGO).


JUSTIN : Jeune grec né à Flavia Neapolis (Naplouse en Cisjordanie aujourd'hui), en Palestine, vers l'an 100, Justin se passionne pour la philosophie. 



religion catholique saint sainte justin naplouse
1ER JUIN SAINT JUSTIN DE NAPLOUSE

Justin fait le tour des écoles de philosophie du monde hellénistique à la recherche de la Vérité. 

Justin découvre finalement celle-ci en entendant un vieillard sur une plage lui parler du Christ.

Après son baptême, Justin se demande si la Vérité a commencé avec le Christ. Il préfère croire qu'elle était déjà en germe dans la philosophie antérieure et va, toute sa vie, s'efforcer de concilier celle-ci avec l'enseignement du Christianisme. 

Justin est condamné pour avoir refusé de participer au culte des idoles et il est décapité, vers 165, avec 6 compagnons sous le règne de l'empereur Marc-Aurèle que l'on dit précisément philosophe.

L'Eglise fera de Justin le patron des philosophes.


CLAIR : Clair d'Aquitaine, ou Clair d'Albi, est le premier évêque d'Albi.



religion catholique saint sainte clair aquitaine
1ER JUIN SAINT CLAIR D'AQUITAINE

Clar en occitan, Clarus en latin, est un saint catholique et orthodoxe du 1er ou du 4ème siècle, martyr, dont la fête est célébrée le 1er juin.





ENEKO, IÑIGO : Oñako abade, XI. mendean. Nafarroako erregeen hilobia. IÑIGA : Doña Toda Larraungo erregina erregentearen ama.

(...) Eneko - Ohiko euskal izena Erdi Aroan. 842. urtetan Iruñeko lehen errege izan zen Eneco-k Esa herria eman zion Leireko monasterioari ("Ego rex Eneco concedo..."). Jakitunen artean adostasun zabala dago euskal izentzat jotzean (...)

(...) ; osagaiak ene "nirea" eta -ko atzizki hipokoristikoa dirateke, eta jatorrizko adiera "enetxoa" edo Loiolako Eneko latinez Enecus zen eta gaztelaniaz Iñigo (ikus sarrera hau), lehenago Iruñeko erregeak edo Bizkaiko jaunak bezala.



Un décès du 1er juin Robert Le Lorrain.



sculpteur baroque france rohan fouquet
PORTRAIT DE ROBERT LE LORRAIN
PAR HUBERT DROUAIS



Né le 15 novembre 1666 à Paris - Mort le 1er juin 1743 à Paris.

C'est un sculpteur baroque français.

Robert est un fils d'une famille attachée à Nicolas Fouquet.

A la suite de la disgrâce du protecteur familial, il entre à l'atelier de Pierre Mosnier, élève de Lemonnier, puis de François Girardon.

Il est chargé d'exécuter une partie du mausolée du cardinal de Richelieu en la Chapelle de la Sorbonne à Paris.

En 1689, ayant remporté le prix de Rome, en sculpture, il part pour Rome, où il étudie les oeuvres du Bernin.

De retour en France, Robert termine, à Marseille, les oeuvres de Pierre Puget.

Au début du 18ème siècle, il s'installe à Paris, dans le quartier du Marais, où il établit son atelier.

Il est reçu en l'Académie de Saint-Luc.

En 1701, la réalisation d'une statue de Galatée lui permet de devenir membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture, où il est nommé professeur par la suite.

Entre 1728 et 1731, Robert élabore des oeuvres d'art pour le château de Saverne et entre 1735 et 1738 pour le Palais des Rohan construit pour Armand-Gaston-Maximilien de Rohan, nouveau prince-évêque de Strasbourg.

Il réalise d'autres sculptures pour les châteaux de Marly et de Versailles.

En 1737, il devient recteur de l'Académie.

En 1737 également, il sculpte son oeuvre la plus célèbre : le bas-relief Les Serviteurs d'Apollon donnant à boire aux chevaux du char solaire, dit aussi Les Chevaux du Soleil, pour le tympan de l'entrée des écuries de l'hôtel de Rohan à Paris.

Robert meurt le 1er juin 1743, à 76 ans.



sculpteur baroque france rohan fouquet
SCULPTEUR ROBERT LE LORRAIN



Voici le proverbe du lundi 1er juin 2026 :


BAGIL ARGIA, URTE GUZIKO ARGIA.

Juin lumineux, lumière pour toute l'année.


pays basque autrefois plage
PLAGE ET CASINO ST JEAN DE LUZ 25 JUIN 1937
PAYS BASQUE D'ANTAN




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE EXCURSION AUX EAUX D'AHUSQUY À AUSSURUCQ EN SOULE AU PAYS BASQUE EN 1853 (deuxième partie)

UNE EXCURSION À AHUSQUY EN 1853.


Depuis fort longtemps, on a attribué aux eaux minérales une action physiologique bénéfique, d'où l'utilisation séculaire de certaines d'entre elles.



pays basque autrefois soule source
LA SOURCE D'AHUSQUY
PAYS BASQUE D'ANTAN

Voici ce que rapporta à ce sujet, Ulysse Barberen, avocat :



"Une excursion aux eaux d'Ahunski (Pays Basque).


Au sortir de Mauléon, l'on suit la rive gauche d'un gave rapide et sinueux, qui dessine ses larges rubans d'argent, sur le fond vert des prairies.



La route, aussi douce aux pieds des chevaux que l'allée d'un parc, s'ombrage de grands arbres et traverse de beaux villages, que trahit de loin, la fumée des toits, derrière les jardins.



C'était l'heure où les laboureurs ramenaient leurs bœufs vers l'étable et se pressaient à l'entrée des villages ; comme un peuple d'abeilles autour de leurs ruches. — Des mœurs orientales de leurs ancêtres, ce que les Basques ont le mieux conservé, c'est le culte des tombeaux. 
 Leurs villages empruntent à la beauté des cimetières, une physionomie particulière et pleine pour l'âme, d'une inexprimable douceur. — Rien n'égale le calme et l'aspect mélancolique de ces tombes rustiques, à demi cachées sous les fleurs, que chaque dimanche, des mains pieuses viennent y renouveler !



Dès qu'on a dépassé le village de Mendi, tandis que le regard s'éloigne à regret des perspectives gracieuses de la vallée de Tardets, il faut gravir la rampe pénible de la gorge d'Aussurucq et s'enfoncer dans les sentiers touffus de la forêt d'lthé. —Tout à l'entour, une solitude absolue, mais une solitude parée des richesses d'une végétation inépuisable, et qui rappelle dans le désordre de son luxe sauvage, les descriptions des forêts vierges du nouveau monde.



Du bois d'Ithé, l'on débouche dans une clairière où se donnent rendez-vous les deux routes de Tardets et de Mauléon, pour monter ensemble vers Ahunski.



pays basque 1900 soule touriste sources
DEPART POUR AHUSQUY  
PAYS BASQUE D'ANTAN


Enfin, derrière un léger repli du sol, surgit au-dessus de nos têtes, un groupe de maisons blanches, à la physionomie hospitalière : — Autour d'elles, se dessine un réseau de sentiers et de promenades naissantes que tracent lentement les pas des buveurs allant à la fontaine... C'est Ahunski !



Les tableaux de la nature ont besoin, comme ceux du théâtre, des prestiges de la lumière et des artifices de la mise en scène. Le soleil couchant s'était chargé pour nous des frais de la décoration. — Les glaciers des Pyrénées lui renvoyaient en légers reflets roses, les feux de ses derniers rayons. — Sa lumière, prête à disparaitre, flottait encore sur les hautes cimes, comme le bord traînant d'une robe d'or, tandis que les flancs des montagnes se voilaient à demi, sous les vapeurs du soir qui leur prêtaient une sorte de transparence fantastique. — De la vallée qui circule aux pieds d'Ahunski, l'ombre montait rapidement, chassant devant elle les troupeaux vers les bergeries.



L'air nous apportait les échos de cette retraite rustique. Il s'y mêlait, à la fois, les notes graves du bêlement des moutons, les sifflets aigus des pasteurs, la voix retentissante des chiens, les cris jetés d'une montagne à l'autre, les refrains Basques chantés en chœur par des poumons d'airain et par dessus ce concert, dont la distance adoucissait la sauvage harmonie, se détachaient, légers et gracieux, comme une musique aérienne, les tintements lointains des clochettes pendues au cou des bœufs, pour cadencer leur marche paisible.



Mieux vaudrait, cependant, pour vous et pour moi, lecteur, suivre les groupes des buveurs, qui gravissent, avec l'aurore, le chemin de la fontaine et jouir du spectacle varié qu'elle présente à cette heure matinale.



IV.


La Fontaine.



pays basque 1900 soule touriste sources
LA FONTAINE D'AHUSQUY SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Il est convenu d'avance, que, dans la description d'un établissement hydrothérapeutique quelconque, tous les chapitres ne sont que les corollaires d'un chapitre principal traitant de la source elle-même.



Là, sous peine de passer pour un faiseur de phrases, l'auteur qui tient à sa réputation d'homme sérieux, un peu compromise, peut-être, par les excentricités étymologiques de son vieux prêtre, doit faire de la science, c'est à dire expliquer au lecteur le Comment et le Pourquoi des vertus merveilleuses de la source en question.



Mieux vaudrait, cependant, pour vous et pour moi, lecteur, suivre les groupes des buveurs, qui gravissent, avec l'aurore, le chemin de la fontaine et jouir du spectacle varié qu'elle présente à cette heure matinale.



L'eau jaillit, en pétillant, du creux d'un grand rocher, plus claire et plus transparente que le verre où elle est reçue par de rieuses jeunes filles, empressées à la faire circuler parmi leurs voisins. — Le trop plein de la source tombe dans de grandes auges en bois, où viennent s'abreuver en beuglant au soleil levant, les bestiaux d'alentour.



Pas n'est besoin de présentation, pour se mêler à cette population babillarde, qui reprend avec un joyeux entrain, les propos de la veille. — Elle se compose en partie de pasteurs et de propriétaires du pays, à la physionomie franche et honnête, très polis sous leur veste et leur berret, envers les Messieurs et les Dames, qui veulent bien honorer la fontaine de leur visite.



Plus de soucis d'affaires ou de position ; plus de ces devoirs d'étiquette, qui sont les lisières où la vanité tient l'homme emmailloté jusqu'à la tombe.



La gaieté circule avec l'air frais de la montagne, rajeunissant, à la fois, l'âme et le corps, sous son influence vivifiante. 
 Je la crois, de moitié, dans les cures étonnantes, que la médecine constate aux Eaux d'Ahunski.



pays basque 1900 soule touriste sources
MONTAGNE DE LA FONTAINE AHUSQUY SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Laissez la chimie traiter avec dédain ces eaux dont les vertus subtiles échappent à son analyse.
Elle vous dira, je le sais, que l'eau d'Ahunski est une eau très-peu chargée de principes minéralisants, qu'elle ne contient pas de principes sulfureux, mais qu'elle est formée principalement : de silicates de soude et de potasse ; de carbonates alcalins et terreux, de sulfates, de chlorures, d'un iodure non douteux, puis d'un indice de fer, d'alumine et de matière organique, en tout 0 gr 05 par litre.



N'est-ce point avec la même gravité doctorale, que la science nous a présenté successivement la formule de la composition chimique de nos diverses sources minérales ? Elle va même jusqu'à prétendre les recomposer. Mais il se fait, je ne sais comment, qu'il manque une chose essentielle à son oeuvre, c'est-à-dire la vertu thérapeutique.



Quelque soit cet élément insaisissable, qui féconde les eaux où l'homme va chercher la santé, on voit tous les jours la fontaine d'Ahunaki renouveler les merveilles de cette fontaine de Jouvence, trouvée en paradis, par Ogier, disent nos vieilles ballades :


En paradis trouva l'eau de Jouvence, 

Dont il se sçut de vieillesse engarder, 

Bien à propos.



Pour ne citer qu'un nom, appelé, peut-être, à figurer un jour, dans les chansons Basques, comme celui du vaillant Ogier, dans les ballades gothiques, le maréchal Harispe a trouvé sa fontaine de Jouvence, aux eaux d'Ahunski. — Ce sont elles qui l'ont gardé de vieillesse ; "bien à propos," diront tous ses compatriotes, avec le vieux refrain du moyen-âge.



L'année dernière, Ahunski reçut la visite d'une grande dame, devenue supérieure d'un ordre religieux, sans avoir rien perdu des qualités aimables de la femme du monde, et que l'on prendrait pour une madame de Chantal, au XIXe siècle.



La clientelle d'Ahunski a cessé d'être exclusivement locale. 
— On y trouve une bonne société qui se plie, en riant, aux exigences de la vie pastorale.



Ces eaux sont souveraines pour deux catégories opposées de malades : les uns, vieux invalides du travail sédentaire, hommes d'affaires et bureaucrates aux reins pétrifiés, à l'estomac débilité, à l'échine torse ; les autres, jeunes gens et jeunes filles, dont la fièvre de la jeunesse enflamme le sang, en dépit de la quinine impuissante.



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BUVETTE D'AHUSQUY SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN




Et vous, surtout, épicuriens blasés, nouveaux Tantales, que le défaut d'appétit met au supplice, malgré les raffinemens de la gastronomie la plus plus exquise, venez à la fontaine d'Ahunski. — Des hécatombes de victimes ne suffiront plus à rassasier votre Dieu, je veux dire votre estomac."



A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


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