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lundi 2 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 2 FÉVRIER 2026 CHANDELEUR ET SAINT THÉOPHANE - GARBIÑE

 

PROVERBE DU 2 FÉVRIER 2026 (CHANDELEUR) (PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE) (SAINT THÉOPHANE) (GARBIÑE).


LA CHANDELEUR : Elle commémore la Présentation de Jésus au Temple, à Jérusalem, 40 jours après sa naissance.



religion catholique saint sainte chandeleur
2 FEVRIER LA CHANDELEUR

Ce faisant, ses parents se conformaient à une coutume hébraïque qui voulait que les premiers-nés fussent consacrés au Seigneur.

La Chandeleur était autrefois appelée "Purification de la Vierge Marie" car elle rappelait le rituel des relevailles consécutives à tout accouchement.

La fête de la Chandeleur, ou fête des chandelles, débutait, à Rome, au 7ème siècle, par une procession du Forum à la Basilique Sainte-Marie-Majeure.

Les fidèles se mettaient en route avant l'aurore, en portant des chandelles, d'où le nom de la fête.

Selon une interprétation, la Chandeleur se serait substituée à une fête en l'honneur de Proserpine, déesse des moissons et de la fécondité.

Cette fête de la Chandeleur se célébrait à la lumière des torches et autour d'une galette de céréales.



fetes tradition chandeleur crêpes
LES CREPES A LA CHANDELEUR

En Amérique du Nord, le 2 février est le jour de la Marmotte.



PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE : La fête de la Présentation de Jésus au Temple, ou Sainte Rencontre, associée à la Purification de la Bienheureuse Vierge Marie est une fête chrétienne, catholique et orthodoxe, célébrée le 2 février, 40 jours après Noël.


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2 FEVRIER PRESENTATION DE JESUS AU TEMPLE


Cette fête correspond à la présentation de Jésus au Temple de Jérusalem par ses parents Marie et Joseph.

Elle est célébrée dès le 4ème siècle.

Cette fête symbolise le passage de l'Ancien au Nouveau Testament.



THÉOPHANE : Théophane ou Jean-Théophane Vénard naît à Saint-Loup-sur-Thouet (Deux-Sèvres).



religion catholique saint sainte theophane
2 FEVRIER SAINT THEOPHANE

C'est un prêtre des Missions étrangères de Paris, qui est condamné à mort et exécuté à Hanoï (Tonkin, Vietnam) le 2 février 1861.

Ordonné prêtre en 1852, il est envoyé comme missionnaire en Chine.

Il entre clandestinement au Tonkin en 1854 et il est pourchassé et persécuté, se réfugiant dans des grottes et des cachettes, protégé par des villageois chrétiens.

Il écrit de nombreuses lettres qui seront recueillies et publiées après sa mort, par son frère Eusèbe.

Il est dénoncé en 1860 et capturé, puis décapité en 1861.

Théophane est béatifié le 2 mai 1909, puis canonisé en 1988 par le pape Jean-Paul II.


religion catholique saint sainte theophane
2 FEVRIER SAINT THEOPHANE



Un décès du 2 février : Bertrand Arthur William Russell, 3e comte Russell.



mathématicien logicien philosophe épistémologue homme politique moraliste britannique prix nobel littérature
PHOTO DE BERTRAND RUSSELL
PRIX NOBEL LITTERATURE 1950



Né le 18 mai 1872 à Trellech (Monmouthshire, Pays de Galles) - Mort le 2 février 1970 à Penrhyndeudraeth (Gwynedd, Royaume-Uni).

Bertrand est un mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique.

Il est, avec Frege, l'un des fondateurs de la logique contemporaine.

Il fait partie d'une famille influente et libérale de l'aristocratie britannique, le vicomte et la vicomtesse Amberley.

Il perd sa mère et sa soeur en 1874, puis son père en 1876.

Bertrand et son frère Francis sont alors confiés à la garde de leurs grands-parents paternels victoriens, avec une éducation agnostique.

Il a une adolescence très solitaire, éduqué à la maison par des précepteurs, intéressé par la religion et les mathématiques.

A 18 ans, il devient athée.

En 1890, avec une bourse d'études, il entre à l'université de Cambridge, où il se distingue en mathématiques et en philosophie.

En décembre 1894, Bertrand épouse Alys Pearsall Smith dont il divorce en 1921, après une longue période de séparation.

En 1896, il publie son premier ouvrage, intitulé German Social Democracy, une étude à caractère politique.

En 1910, il devient professeur à l'université de Cambridge, où il est approché par l'étudiant autrichien Ludwig Wittgenstein, qui devient son doctorant, et qu'il considère comme un génie et un successeur susceptible de poursuivre ses recherches sur la logique.

Au cours de la Première Guerre mondiale, il est l'une des rares personnes à se livrer ouvertement à des activités pacifistes.

En août 1920, Bertrand se rend en Russie soviétique dans le cadre d'une délégation officielle envoyée par le gouvernement britannique pour enquêter sur les effets de la révolution russe.

En septembre 1921, il épouse Dora Black, avec laquelle il aura trois enfants.

Avec Dora, il fonde, en 1927, l'école expérimentale Beacon Hill School.

Ils se séparent en 1932 et finissent par divorcer.

En janvier 1936, Bertrand épouse sa troisième femme, Patricia Spence, gouvernante de ses enfants depuis 1930.

Il s'oppose au réarmement contre l'Allemagne nazie, avant de changer d'avis, en 1940.

Avant la Seconde Guerre mondiale, il enseigne à l'université de Chicago, puis à Los Angeles à l'UCLA, et enfin il est nommé professeur au City College of New York en 1940.

Sa nomination est annulée par un jugement qui le déclare "moralement inapte" à enseigner au collège en raison de ses opinions - notamment sur la morale sexuelle.

Bertrand retourne au Royaume-Uni en 1944 pour rejoindre la faculté du Trinity College.

Il participe à de nombreuses émissions sur la BBC, sur divers sujets d'actualité et de philosophie.

En octobre 1948, lors de l'accident d'hydravion d'Hommelvik (Norvège), il est l'un des 24 survivants (sur un total de 43 passagers).

En 1952, Patricia Spence demande le divorce, ce qui le rend très malheureux.

Bertrand se marie à sa 4ème épouse, Edith Finch, en décembre 1952.

En septembre 1961, à l'âge de 89 ans, il est emprisonné pendant 7 jours à la prison de Brixton pour "violation de la paix" après avoir pris part à une manifestation anti-nucléaire à Londres.

En 1962, il joue un rôle public dans la crise des missiles de Cuba.

Atteint de la grippe, il meurt le 2 février 1970, à 97 ans.

Russell est l'auteur de plus de 60 livres et 2 000 articles, et a de plus écrit de nombreux pamphlets, préfaces et lettres.

Son oeuvre est récompensée prix Nobel de littérature en 1950, "en reconnaissance des divers écrits, toujours de premier plan, qui le posent en champion des idéaux humanistes et de la liberté de pensée."



mathématicien logicien philosophe épistémologue homme politique moraliste britannique prix nobel littérature
BERTRAND RUSSEL
PRIX NOBEL LITTERATURE 1950




Voici le proverbe du dimanche 2 février 2026 :


GANDERAILUZ ELURRA, JOAN DA NEGUAREN BELDURRA.

Neige à la Chandeleur de l'hiver on n'a plus peur.




chandeleur crèpes
2 FEVRIER CHANDELEUR
ILLUST BARRE DAYEZ



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LA FORMATION DE LA PAROISSE DE LOUHOSSOA EN LABOURD AU PAYS BASQUE AUTREFOIS

LA FORMATION DE LA PAROISSE DE LOUHOSSOA.


C'est à partir de 1720 que le nom de Louhossoa, en tant que commune, apparaît de façon officielle dans les archives officielles.




pays basque commune labourd garro belsunce mendionde macaye
BLASON DE LA COMMUNE 64 LOUHOSSOA 
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet J. Nogaret dans le Bulletin de la Société des Sciences, lettres & 

arts de Bayonne, le 1er janvier 1930 :



"Formation de la paroisse de Louhossoa.



L'histoire du Pays Basque est riche en événements méritant de fixer l'attention. Celui qui fait l'objet de cette note présente un double intérêt : il donne un exemple du caractère indépendant et traditionnaliste des habitants en même temps qu'il fixe les origines de Louhossoa, une des paroisses de l'ancien pays de Labourd.



Cette province était un pays d'état qui, moyennant une redevance forfaitaire, s'administrait lui-même par le moyen d'une assemblée appelée "Bilçar" composée des abbés de toutes les paroisses. Le nombre des communautés qui le composait varia suivant les époques pour atteindre 35  à la veille de la Révolution. Certaines étaient situées sur la côte qui borde le golfe de Gascogne, mais le plus grand nombre occupait une zone d'une dizaine de kilomètres de largeur traversée par la rivière la Nive.



Deux de ces dernières, Mendionde et Macaye, étaient un peu à l'écart de ce groupe dont les séparait le massif de l'Ursuya. Elles s'étendaient sur tout le territoire compris entre cette montagne et celle de de Baïgoura d'une part et la Nive et la commune de Bonloc d'autre part. Leur superficie était de 10 à 12 kilomètres de long sur 5 à 6 de large.



Une partie importante de la paroisse de Mendionde formait une seigneurie appartenant à la famille de Garro. Bien que le gentils'hommes de ce nom fussent de riches propriétaires fonciers, attendu que, d'après leur livre-terrier, ils possédaient 60 fermes tant à Mendionde que dans les environs, ils n'avaient aucune part à l'administration de la commune. Celle-ci était soumise au régime en vigueur en Labourd qui prévoyait un conseil nommé par l'assemblée des chefs de famille et présidé par l'abbé.



Il n'en était pas tout à fait de même pour les habitants de Macaye. Leur pays formait une vicomté qui appartint aux Belsunce depuis la fin du XIIe siècle jusqu'en 1640. En cette année, le seigneur de Belsunce la vendit à son gendre, Jacques de Castaignolès ; puis elle passa, en 1719, au gendre de ce dernier, Per-Ernauton de Haraneder qui la posséda jusqu'à la Révolution. Mais les seigneurs de Macaye, bien que vicomtes du lieu, ne bénéficiaient aussi que de certains droits féodaux et cela n'empêchait pas les habitants de s'administrer eux-mêmes. Du reste, à l'époque où se réglèrent les différends dont il va être question, en l'année 1684, ils rachetèrent ces droits moyennant une rente annuelle de 6 000 livres qu'ils servirent à leurs anciens vicomtes jusqu'à la Révolution.




pays basque autrefois vicomtes chateau
ARMOIRIE SEIGNEURS DE BELZUNCE
PAYS BASQUE D'ANTAN



C'est dans le courant du XVIIe siècle que se passèrent les événements précurseurs de la création de la paroisse de Louhossoa.



Mendionde et Macaye possédaient, depuis des temps qui ne sont pas connus, des biens communaux situés dans plusieurs endroits et plus particulièrement dans la région avoisinant la Nive. Ces terres étaient indivises et, pendant fort longtemps, on les utilisa exclusivement pour le pacage des bestiaux et les coupes de soutrage dont on fait leur litière, tandis que l'exploitation des bois, convenablement réglée, assurait le chauffage des habitants. Il ne s'était jamais produit de difficultés à ce sujet.



Mais, avec le temps, la situation vint à changer, car on se mit à bâtir dans ces endroits jadis absolument déserts. En 1604, on pouvait compter, disséminées sur ces communaux, 26 maisons appartenant à des particuliers, sans qu'on pût dire à quel des deux villages elles se rattachaient.



Un semblable état de choses était tout à fait anormal et demandait une prompte régularisation. Les représentants des deux paroisses intéressées, après avoir pris l'avis des propriétaires, passèrent, en 1604, une convention stipulant que la moitié de ces maisons serait attribuée à Mendionde et l'autre moitié à Macaye. Il fut en outre décidé que la même règle serait appliquée pour les immeubles qui seraient construits dans la suite.



pays basque commune labourd garro belsunce mendionde macaye
BLASON COMMUNE 64 MACAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Cet arrangement ne donna pas entière satisfaction, car des contestations, dont l'objet n'est pas connu, se produisirent. Le Parlement, appelé à en décider, rendit deux jugements, en 1613 et en 1623. Tous deux spécifiaient, entre autres choses, que la transaction de 1604 continuerait à recevoir pleine et entière exécution.



Les choses se passèrent ainsi pendant plusieurs années, mais on continua à bâtir, plus particulièrement dans le quartier appelé Louhossoa, situé à l'Ouest de Macaye. Il s'y forma une agglomération assez importante pour que, en 1628, les habitants demandassent l'autorisation de construire une église et de s'ériger, au point de vue religieux, en paroisse séparée. L'évêque accorda son consentement ; mais le Parlement de Bordeaux, tout en se rangeant à cet avis, stipula que rien n'était changé à l'état actuel des choses en ce qui concernait la répartition des maisons qui devaient toujours être attribuées en nombre égal aux deux localités intéressées.



Les inconvénients d'une semblable règle ne tardèrent pas à se faire sentir. Il était fort incommode pour les habitants de ce quartier qui dépendaient de Mendionde, de faire partie d'un village dont l'agglomération principale et l'église étaient à six ou huit kilomètres de distance ; en outre le hameau ainsi formé n'était pas représenté aux assemblées capitulaires où il n'y avait personne pour prendre ses intérêts. Par suite, des usages contraires aux premières conventions s'établirent et on comprit la nécessité de les réviser.  



Le Parlement, saisi de ces différends, rendit plusieurs arrêtés. Si certains ne présentent aucun intérêt au point de vue historique, il en est un, celui de 1666, qui est à retenir, car il tenait le plus grand compte des désirs des Louhossoars. En effet, tout en leur faisant défense de bâtir des moulins, privilège réservé aux autres paroisses, il leur accordait deux compensations des plus appréciables : la possibilité d'être représentés par un jurat dans chacune des deux assemblées et, en outre, voix délibérative dans la désignation des coupes de bois et des ventes.



Malgré ces avantages les Louhossoars ne se déclarèrent pas satisfaits. Ils affichèrent au contraire de plus en plus des tendances séparatistes et, après bien des démarches, ils obtinrent des lettres-patentes qui les érigeaient en paroisse particulière.



Les habitants de Mendionde et de Macaye protestèrent contre cette décision qui leur portait un réel préjudice. Ils firent appel auprès du conseil du roi qui renvoya l'affaire devant le Parlement de Guienne. Par arrêt du 1er Septembre 1684, cette cour cassa le jugement précédent, mais confirma tous les autres arrêts et, pour donner, dans une certaine mesure, satisfaction aux Louhossoars, elle décida que, tous les trois ans, les communautés de Mendionde et de Macaye prendraient chacune pour abbé un habitant de Louhossoa.



Ce n'était là, qu'une solution bâtarde et qui ne satisfit personne ; l'expérience se chargea du reste d'en démontrer les inconvénients. Il était très incommode pour les habitants de ces deux paroisses d'avoir tous les trois ans un abbé étranger, ignorant leurs affaires et n'ayant aucune raison de tenir leurs intérêts. D'autre part le pays commençait à être fatigué de tous ces longs et onéreux procès dont les frais s'ajoutaient aux charges toujours croissantes qu'ils avaient déjà et à celles qu'ils allaient résulter du paiement des droits féodaux rachetés à leur vicomte. Aussi estimèrent-ils qu'il était préférable d'arriver, si possible, à un arrangement amiable.



Dans ce but il y eut plusieurs assemblées paroissiales où l'on parla et discuta beaucoup et, après de nombreux pourparlers, on convint de recourir à un arbitrage. Chaque paroisse nomma des délégués avec pleins pouvoirs pour régler les difficultés pendantes. On en choisit neuf : 3 pour Mendionde ; 1 pour Gréciette, quartier de Mendionde fonctionnant comme paroisse ; 3 pour Macaye et 2 pour Louhossoa. Ils se réunirent le 22 Janvier 1691 et, après avoir débattu tous les intérêts en cause, ils finirent par s'entendre. Les résultats de leurs délibérations furent résumés dans une convention passée par devant maître de Hiriart, notaire, en présence des curés de Mendionde et de Macaye.



Deux jours plus tard, le 24 Janvier 1691, eut lieu une assemblée générale de tous les habitants qui ratifièrent à l'unanimité les décisions de leurs délégués. L'état de choses ainsi réglé dura jusqu'à la Révolution.



Voici les grandes lignes de cette convention.



On stipula en premier lieu que, suivant les lettres-patentes accordées par le roi, la nouvelle paroisse religieuse de Louhossoa formerait une communauté indépendante et distincte payant séparément une part de contributions ordinaires et nommant un abbé qui aurait ses entrées au Bilçar avec voix délibérative.



Telle fut l'origine de la paroisse de Louhossoa.



En considération de la faveur qui leur était accordée, les Louhossoars s'engageaient à payer aux communautés de Mendionde et de Macaye 1 000 écus partageables entre elles par parties égales. Pour ce paiement, on devait compter 200 écus en argent ; les 800 écus restant devant être représentés par 4 arpents de terre retranchés du lot revenant à Louhossoa dans la jouissance des communaux. En cas d'empêchement, ces 800 écus devaient être payés en argent.



Louhossoa devait fournir un contingent de six hommes pour la milice du Labourd et un contingent supplémentaire proportionnel à sa part de contributions générales, si le roi ordonnait des levées d'hommes supplémentaires ou si des réquisitions de bouviers ou de manoeuvres étaient faites pour le service du roi.



Les Louhossoars devaient concourir à l'entretien et à la réparation de la route royale dans sa traversée de la paroisse de Mendionde. 



Lorsqu'une taille serait imposée à l'une des deux localités primitives, Louhossoa paierait 19 sols 10 deniers à la décharge de Mendionde et 25 sols 10 deniers à la décharge de Macaye. C'était la quote-part accoutumée des Louhossoars dans les impositions communales.



Malgré la cession des 40 arpents par les Louhossoars sur la part des communaux, l'ensemble de ces derniers restait indivis entre les trois paroisses qui, à cet égard, ne devaient qu'un seul corps de communauté. La gestion de ces biens devait être confiée à 10 syndics, dont 4 de Macaye, 4 de Mendionde et 2 de Louhossoa.



L'élection de ces syndics devait se faire à Chindillette par une assemblée générale des habitants des trois paroisses. Ils étaient investis des pouvoirs les plus étendus, soit pour affermer les communaux, soit pour les aliéner en cas d'utilité reconnue. Ces syndics, après un an d'exercice, devaient rendre compte de leur gestion aux abbés et jurats de leurs communautés respectives et chaque habitant pouvait passer à son tour par le syndicat.



En cas de divergences d'opinions inconciliables survenues entre les syndics, le désaccord devait être tranché, à la pluralité des voix, par une assemblée générale des habitants.



Les syndics continueraient à affermer aux enchères les carrières communales pour meules de moulins.



Les revenus et produits des biens communaux perçus par les syndics, seraient répartis dans les proportions suivantes : sur 27 parties on allouerait 10 1/2 à Mendionde, 10 1/2 à Macaye et 6 à Louhossoa. Ces proportions donnèrent lieu à de longues contestations ; les habitants de Mendionde et de Macaye prétendant que les Louhossoars ne devaient pas avoir une part aussi forte que la leur. "Ce fut, dit l'acte, une concession faite pour le bien du pays et en considération du présent traité."



Par un article spécial on stipula que les constructions, les défrichements et les acquisitions faits par les habitants, dépendraient de leur paroisse. Quant aux étrangers, il leur serait loisible de choisir la paroisse qui leur conviendrait.



On convint aussi que les dépens accordés aux habitants de Mendionde par l'arrêt de 1684 contre les Louhossoars, seraient fixés et arrêtés à l'amiable et que pareillement Louhossoa compterait à l'amiable pour rembourser à Mendionde et à Macaye sa quote-part des contributions générales qui, depuis l'année 1661, n'avaient pas été payées en commun avec ces deux communautés, obligeant ainsi ces dernières à en faire l'avance.



Enfin il fut arrêté que cette convention serait soumise et homologuée au Parlement de Bordeaux.



C'est ainsi que ces Basques, simples cultivateurs sans instruction et ignorant les complications de la procédure, mais ayant un sentiment très net des besoins du pays, arrivèrent, par leur simple bon sens et par des concessions réciproques, à établir une convention qui régla leurs rapports pendant plus d'un siècle."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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dimanche 1 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 1ER FÉVRIER 2026 SAINTE ELLA ET SAINTE BRIGITTE - ILAZKI

 

PROVERBE DU 1ER FÉVRIER 2026 (SAINTE ELLA) (SAINTE BRIGITTE) (ILAZKI).



ELLA : Ella Fitzpatrick est l'épouse en 1198 de Guillaume Longue-Epée, fils batard du Roi Henri II Plantagenêt et demi-frère du Roi Richard Coeur de Lion.



religion catholique saint sainte ella
1ER FEVRIER SAINTE ELLA


Son époux étant infidèle, Ella est néanmoins indulgente pour son inconduite.

Après la 3ème croisade, Ella entraîne son mari sur la voie de la vertu.

Devenue veuve, Ella se place sous la direction de saint Edmond et fonde l'abbaye de Laycock avant de mourir en 1261.



BRIGITTE : Sainte Brigitte d'Irlande ou Brigitte de Kildare naît en 451 à Faughart (Louth, Irlande).



religion catholique saint sainte brigitte
1ER FEVRIER SAINTE BRIGITTE D'IRLANDE

Son père veut la marier mais Brigitte fait voeu de virginité.

Brigitte se construit une cellule dans un gros chêne, avec plusieurs femmes qui la prennent pour mère.

Brigitte fonde ainsi un couvent qui adopte la règle de saint Césaire et qui est le premier couvent double d'Europe, regroupant moines et moniales.

Brigitte meurt vers 525 à Kil Dara (Irlande) et est enterrée à Downpatrick avec les saints Patrick et Columcille, qui sont les deux autres saints patrons de l'Irlande.



religion catholique saint sainte brigitte
1er FEVRIER SAINTE BRIGITTE D'IRLANDE


ILAZKI Sinesmen zaharraren arabera hilen (hildakoen) arimak argitzen ditu eta horren sinboloa argizaiena izan daiteke. J.M. Barandiaranen hiztegi mitologikoa.

(...) Ilazki - Zaraitzu (N) aldeko hitz honek "ilargia" adiera du. Honela esan ohi da. "Ilazki amandrea zeruan zer berri ?". Zenbait tokitan Marigorri ezizena du. Ikus ilargi. - - (...)

ILARGI : Ilargia edo ilazkia gaueko argizagi nagusia da. Euskal mitologian emea da : "Ilargi amandre santua, Jainkook bedeinka ; nere begi ederrak gaztik ez deiola ; ikusten duen guzik hala esan deiola" (Zerain, G.). Erromatarren garaian jainkotzat hartzen zen, Santakara (Nafarroa) herrian aurkitutako eskaintza harri batean ikus daitekeen bezala. Gorbeia inguruan Eguzkia eta Ilargia senar-emazteak direla esaten da. Aldaerak : IlargiñeIlazki Ilazkiñe.


Une naissance du 1er février : Hugo Laurenz August Hofmann von Hofmannsthal.



écrivain autrichien poète essayiste dramaturge librettiste
ECRIVAIN HUGO VON HOFMANNSTHAL
VERS 1893




Né le 1er février 1874 à Vienne (Autriche) - Mort le 15 juillet 1929 à Rodaun (Autriche).

Hugo est un écrivain autrichien, poète, essayiste, dramaturge et librettiste, considéré comme l'un des plus importants représentants du "modernisme viennois", faisant partie du mouvement littéraire et artistique Jeune Vienne.

Il est aussi cofondateur du Festival de Salzbourg.

Il est issu d'une famille noble, dont la fortune a été fortement réduite dans la Grande Dépression à la suite de la crise bancaire de 1873.

Il publie ses premiers poèmes à l'âge de 16 ans sous le pseudonyme de "Loris".

Cette précocité littéraire, ainsi que son abandon ultérieur de la forme poétique, font comparer Hugo à Arthur Rimbaud.

Il fréquente le groupe Jeune Vienne.

A 17 ans, il rencontre le poète allemand Stefan George au Café Griensteidl (ils se brouillent dès 1902, et définitivement en 1906) et voit ses poèmes paraître dans les Feuilles pour l'Art, revue littéraire que George dirige et dont souhaite faire l'instrument d'une renaissance de la poésie allemande.

Durant l'été 1892, il voyage en Provence avec son précepteur Gabriel Dubray.

A la rentrée 1892, Hugo commence des études de droit, tout en publiant la même année un drame lyrique La Mort du Titien et en 1893 Le Fou et la Mort.

En 1894, il voyage en Suisse et en Italie du Nord et écrit dans journaux et revues.

En 1895, il s'oriente vers des études en langues romanes à l'Université de Vienne.

Il présente un mémoire sur la langue des écrivains de la Pléïade.

En juin 1901, il épouse Gertrud Schlesinger, avec laquelle il aura 3 enfants.

A sa sortie de l'université en 1901, Hugo renonce à soutenir une thèse (pourtant écrite) sur Victor Hugo et choisit de poursuivre sa carrière littéraire déjà bien entamée.

Sous l'influence des nouvelles techniques de psycho-analyse de Freud et des écrits de Nietzsche, il va désormais se concentrer sur des thèmes antiques, élisabéthains ou de la tradition catholique.

Il rencontre en 1906 le compositeur Richard Strauss avec lequel il va collaborer pour écrire plusieurs livrets d'opéra.

En 1912, il adapte Everyman une pièce anglaise du XVe siècle, sous la titre Jedermann (Chaque homme).

Avec l'aide de Max Reinhardt, Hugo fonde en 1920 le désormais célèbre Festival de Salzbourg, où il fait jouer régulièrement Jedermann.

Il meurt le 15 juillet 1929, à 55 ans, terrassé par une attaque au moment où il allait prendre la tête du cortège de son fils cadet, Franz, suicidé 2 jours auparavant.

Son oeuvre est importante dans les domaines de la poésie (poèmes, drames lyriques, contes), de la prose (essais), du théâtre et de l'opéra (en tant que librettiste).




écrivain autrichien poète essayiste dramaturge librettiste
ECRIVAIN HUGO VON HOFMANNSTHAL



Voici le proverbe du dimanche 1er février 2026 :


OTSAILA, LABURRENA ETA TXARRENA.

Février, le plus court des mois et le pire à la fois.



mois calendrier février strasbourg
MOIS DE FEVRIER
CATHEDRALE DE STRASBOURG


(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/ et Hofmannsthal im Atelier des Malers Rudolf Konopa, mit Stift und Papier am Schreibtisch sitzend, im Halbprofil :: Freies Deutsches Hochstift / Frankfurter Goethe-Museum :: museum-digital:goethehaus)




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UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE EN 1940 (deuxième partie)

 

UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE.


Depuis des siècles, il y a des pêcheurs au Pays Basque.



pays basque autrefois pêche baleine morue
TERRE-NEUVAS 1941
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet Madame Maxime Dégros dans le Bulletin de la Société des 

sciences, lettres & arts de Bayonne, en juillet 1940 :



"La grande Pêche Basque des origines à la fin du XVIIIe siècle.



... Les relations avec l'Espagne. — Les premiers voyages.



En même temps qu'ils pêchaient dans le golfe de Gascogne, les Basques se portèrent sur les côtes d'Espagne, allant chercher les animaux au-delà même du Cap Finistère ; ce fut visible très longtemps par des traces de tours et de fours établis sur le littoral.



Il semble que de très bonne heure, de Bilbao à Bayonne, tout habitant était pêcheur, alors qu'aucun indice ne permet de dire que d'autres populations françaises aient pris part à la pêche des baleines.



Basques français et espagnols étaient mêlés dans ces entreprises maritimes, ils étaient de la même race, et entre eux, il n'était pas question de frontière territoriale, aussi est-il impossible de distinguer la part respective de chaque population dans le haut Moyen-Age.



Pendant tout l'Ancien Régime, les Basques restèrent unis par tout ce qui concernait la pêche, tant celle de la baleine que celle de la morue. Matelots espagnols et français furent souvent enrôlés sur les mêmes bateaux. Lorsque, et cela arriva fréquemment, la France et l'Espagne étaient en guerre, les Basques des deux nations continuaient la pêche en bonne camaraderie ; ainsi le 21 décembre 1353, marins biscayens et bayonnais s'interdirent réciproquement prises de marchandises et tout autre dommage, et cet accord fut confirmé le 9 juillet 1354.



Non seulement les guerres n'interrompirent pas les voyages en commun, mais même quand le trafic entre les deux pays était interdit il y eut, grâce à des traités de bonne correspondance, ancêtres de nos accords commerciaux, des dérogations pour tout ce qui concernait les produits de la pêche. Un arrêt du conseil des finances du 7 Août 1604 autorise les habitants de la côte d'Hendaye à Capbreton à débiter leur poisson en Espagne, malgré un récit édit interdisant les relations commerciales entre les deux pays "pourveu néantmoings qu'en allant à la pêche, ils ne mènent aucunes denrées et marchandises de ce royaume en Espagne ny pareillement à leur retour d'Espagne en ce royaume."



En 1639 on accorde à Bayonne l'autorisation de vendre les morues de sa pêche en Espagne. Le 4 Juillet 1653 Louis XIV, par lettres patentes, ratifia les accords de bonne correspondance passés entre le Labourd et le Guipuzcoa, où l'on convenait que, moyennant passeports réciproques, aucun des deux gouvernements ne saisirait les barques de l'autre et qu'ils pourraient faire entrer l'un chez l'autre toutes sortes de marchandises, sauf des minutions.



Plusieurs fois ces traités de bonne correspondance furent renouvelés (1667-1675-1690-1719).



Non seulement les Basques, français et espagnols, restèrent toujours unis pour ce qui concernait la pêche, mais ils se rendirent des services réciproques quand l'une des deux nations était en guerre avec une troisième. Ils allèrent même en quelque sorte jusqu'à se prêter leur nationalité ; c'est ainsi qu'en 1711 pour échapper plus facilement aux Anglais, les vaisseaux baleiniers et morutiers français arborèrent le pavillon espagnol ; à d'Aguesseau qui s'en étonnait on répondit que les Basques "n'avaient point hésité de composer l'équipage d'un vaisseau meslé des sujets des deux couronnes et d'obéir au capitaine de la nation du pavillon qu'on avait arboré et estimé le plus convenable suivant les occurrences pour assurer leur commerce..."



Cet accord entre les provinces basques de part et d'autre de la frontière n'excluait pas quelques rivalités locales. Pêcheurs d'Hendaye et de Fontarabie, par exemple, vivaient presque constamment en mauvaise intelligence, et quand une baleine entrait dans l'estuaire de la Bidassoa, sa capture donnait lieu à des disputes sanglantes ; mais en fait les bonnes relations dominèrent dans les rapports entre les pêcheurs des deux nations. 



La pêche côtière se poursuivit, en déclinant, jusqu'à la Révolution, les baleines ne venant plus que rarement jusqu'à la côte. On possède encore en date du 6 Septembre 1783, le compte des frais faits par un certain Harismendy pour acheter les ustensiles nécessaires à l'équipement de deux chaloupes qui pêchaient dans le golfe.



La pêche n'avait été très brillante que jusqu'au XVe siècle ; malgré cela poussés par le goût de l'aventure quelques pêcheurs s'étaient enhardis bien avant à aller à la recherche des baleines. Ils remontèrent l'Atlantique jusqu'en Irlande, passèrent en Ecosse où ils pêchèrent les premières morues.



Il est impossible de préciser à quand remonte leur premier voyage, mais il est certainement antérieur au XIVe siècle.



C'est en poursuivant encore leurs expéditions pour découvrir le repaire des baleines qu'ils se trouvèrent un jour sur le chemin de l'Amérique.



Les Basques et la découverte de l'Amérique.

Les débuts de la pêche à Terre-Neuve.



C'est en 1512 qu'on trouve la première mention d'une pêche basque à Terre-Neuve ; il s'agit d'un capitaine bayonnais partant "à la pesque à les Terres Nabes" et en parlant comme d'une chose coutumière. Il est certain qu'à cette date l'habitude était prise d'y envoyer une flotte tous les ans ; mais de quand cette habitude date-t-elle ? en quelle année les Basques allant au-devant des baleines, abordèrent-ils le nouveau continent ? la question est importante, car il s'agit de savoir qui, en réalité, a découvert l'Amérique. Or les documents des XIV et XVe siècles manquant complètement pour y répondre, de nombreux auteurs purent donner leur avis et l'amour-propre national entrant en jeu, chacun en attribua la découverte à son pays.



Résumons brièvement les principales opinions avant de donner la nôtre.



Les Espagnols pensent que Christophe Colomb aborda le premier en Amérique en 1492, qu'Estienne Gomez découvrit les bancs de Terre Neuve en 1525 et que les Basques ne vinrent que vers 1540.



Mais Matias Echevete qui fit plusieurs voyages à Terre Neuve sur des navires français dit en 1545 être le premier Espagnol qui y soit allé.



Les Portugais attribuent les deux découvertes respectivement à Colomb et Corte Real (celle-ci au début du XVIe siècle).



gênes explorateur espagne portugal amérique
PORTRAIT PRESUME DE CHRISTOPHE COLOMB
ATTRIBUE A RIDOLFO DEL GHIRLANDAIO


C'est aux Basques, plus d'un siècle avant Colomb, qu'est due la découverte, d'après Guillaume Postel : "des Merveilles des Indes et du Nouveau Monde" 1553 ; d'après Marc Lescarbot : "histoire de la Nouvelle France" 1608 ; d'après Cleirac qui écrit en 1647 dans "Us et coutumes de la mer" : "Les grands profits et la facilité que les habitants de Capbreton prez Bayonne, et les Basques de Guyenne ont trouvés à la pêcherie des baleines ont servi de lurre et d'amorce à les rendre hazardus à ce point que d'en faire la queste sur l'océan par les longitudes et les latitudes du monde. A cet effect, ils ont cy devant équippé des navires, pour chercher le repaire ordinaire de ces monstres. De sorte que suivant cette route ils ont descouvert cent ans avant les navigations de Christophe Colomb le grand et le petit banc des morues, les terres de Terre-Neufve, de Capbreton et Baccaleos (qui est à dire morue en leur langage), le Canada ou Nouvelle France où c'est que les mers sont abondantes et foisonnent en baleines".



Deux Flamands, Corneille Wisfler et Antoine Magin pensent de même ainsi que Lamarre et beaucoup d'autres. Tous ces auteurs se basent sur des documents aujourd'hui perdus ou simplement plutôt sur la tradition.



Postérieurement, on cita pour prouver que les Basques débarquèrent en Amérique un siècle ou plus avant Colomb un mémoire datant de 1710.



Les négociants basques parlant de la pêche à M. de Planthion, syndic du Pays de Labourd, lui disent qu'"ils la commencèrent d'un temps immémorial sur les côtes de leurs propres pays, où les baleines étant devenues rares..." ils s'arrêtèrent "jusqu'à ce que l'usage du compas et de la balestrille fussent été connus." A ce moment, ils prirent la route de l'ouest "pour diriger leurs poursuites et parvenir par ce moyen au banc de Terre-Neuve où ils en trouvèrent par troupes... ils y trouvèrent aussi une quantité prodigieuse de morues... Ayant trouvé Terre neuve ils lui donnèrent le nom de Bacaillao, de celuy qu'ils y avaient déjà donné à ces poissons qu'ils avaient trouvé en si grande abondance... comme qui dirait terre de morues en leur langue"...



Ce mémoire plusieurs fois publié servit de base aux allégations de nombreux auteurs.



Il en existe cependant un autre auquel on doit plutôt se référer puisqu'il date de 1684 ; écrit par les Bayonnais pour répondre à une enquête sur le commerce entreprise par Seignelay, il attribue aussi aux Basques l'honneur de la découverte, plus d'un siècle avant Colomb qui n'aurait lui-même effectué son expédition que piloté par un Basque.



Cette idée, émise déjà par le père Fournier, fut reprise dans un mémoire de 1715 qui donne la date approximative de 1392 ; dans un autre de 1775 qui fournit celle de 1372 ; dans nombre d'autres et dans plusieurs auteurs modernes. Alphonse Sanchez de Huelva, au retour de Terre Neuve, aurait été jeté par la tempête dans l'île de Madère ; il y serait mort en 1492 après avoir livré son secret à Christophe Colomb qui l'avait recueilli et qui serait ensuite parti emmenant des marins basques dont l'un des plus célèbres : Jean de Biscaye.



Sur quels faits matériels, à défaut de précisions documentaires, ces opinions s'appuient-elles ?



En faveur des Basques, on remarque d'abord une carte de navigation, terminée vers 1500 par Juan de la Cosa, mentionnant leur passage dans les parages sud de Terre Neuve ; puis dans toutes les cartes du XVIe siècle l'île est appelée "Baccaleos", or baccaleos est le nom que les Basques donnèrent aux morues, ce qui explique très bien qu'ils l'aient donné ensuite à la région où ils en trouvèrent.



pays basque autrefois pêche baleine morue
MAPPA MUNDI
CARTE DE JUAN DE LA COSA
VERS 1500



En outre, surtout sur la côte ouest, la terminologie est basque. Cette partie de l'île était alors, suivant le mot de M. de la Roncière "un fief basque".



Voici en effet une liste des principaux vocables basques de Terre-Neuve.



Sur la côte Est : cap de Grat (gratta : lieu favorable pour y établir une pêcherie). Peritouca (les petites oies). Caruge (chapeau rouge). St Jan. Cap de Bonavista ou Bone Bise. Urrunn ou Ourrugnousse (Urrugne). cap de Raze (arraze : très proche, il faut le longer).



A l'Ouest : Capbreton, plus tard cap Anguille. Ollicillho (trou à mouches) plus tard baie de St-Georges. Barrachoa. Ophor Portu (vase à lait). Baya Ederra (Bayonne) plus tard bonne baie. Anngnachar. Barbotcilho plus tard cap Riche. Portuchoa (petit port) Anton Portu (port Antoine).



Au Sud : Sasco Portu. cap de Raye (arraico : approchez-en car les courants sont peu éloignés).



Cette nomenclature basque subsista mais les géographes francisèrent les termes originels et les altérèrent. Ophor Portu devint Port-au-port ; Portuchoa devint Port-à-Choux ou Port à Choix ; Anngnachar fut appelé Ingornachoix...



pays basque autrefois pêche baleine morue
CARTE TERRE-NEUVE 1807



Ceux qui contestent aux Basques la découverte de l'Amérique, s'appuient sur le fait que les premiers établissements bayonnais fixés à Terre-Neuve sont très postérieurs à Colomb ; mais cela ne prouve absolument rien car il put très bien y avoir des expéditions annuelles qui n'aient laissé à leur départ aucun baraquement ni aucune trace sur le rivage.



S'il nous est permis, après tous ces auteurs, de donner notre opinion, donnons-la en faveur des Basques. 



Il n'existe pas de documents mais on ne peut rien en conclure. Y en eut-il, actuellement perdus, c'est peu probable, car à moins d'avoir été détruits il y a très longtemps, bien des auteurs cités plus haut, auraient pu les connaître.



Y en a-t-il en Espagne qui n'aient jamais été dépouillés ? c'est possible. Il est possible aussi qu'il n'y en ait jamais eu car aux XIVe et XVe siècles, les marins plus que tous autres étaient illettrés. Peut-être, d'autre part, tenaient-ils à garder le secret de leur route et à ne pas consigner par écrit des renseignements qui auraient facilité les voyages des autres peuples et leur auraient enlevé le monopole de la pêche.



Deux faits sont probants à notre avis : c'est d'abord la cartographie de Terre-Neuve où nous avons vu la terminologie basque dès les premières années du XVIe siècle. 



pays basque autrefois pêche baleine morue
CARTE DE TERRE-NEUVE 1783



C'est ensuite que "Dès le premier temps auquel les Basques faisaient la pêcherie des baleines et morues dans le golfe de St-Laurent ils firent amitié avec tous les sauvages de cette contrée... et formèrent une espèce d langue franque composée de basque et de deux langues de ces sauvages par le moyen de laquelle ils s'entendaient fort bien tous," et il fallait connaître le basque pour être compris des tribus indiennes de la grande baie."



A suivre...





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