EUSKAL HERRIA LEHEN - PAYS BASQUE D'ANTAN
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lundi 21 septembre 2026
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PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 21 SEPTEMBRE 2026 SAINTE DÉBORAH ET SAINT MATTHIEU - MAIDER
PROVERBE DU 21 SEPTEMBRE 2026 (SAINTE DÉBORAH) (SAINT MATTHIEU) (MAIDER).
DÉBORAH : Débora ou Dvora (en hébreu, abeille) est un personnage du livre des Juges qui fait partie de la Bible.
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| 21 SEPTEMBRE SAINTE DEBORAH |
C'est une des rares prophétesses de la Bible et la seule femme parmi les juges d'Israël. Débora va exercer cette fonction pendant 40 ans.
MATTHIEU : Collecteur de taxes au service du tétrarque Hérode, Matthieu (ou Lévi) est à son bureau quand passe Jésus qui lui dit : "Viens et suis-moi", et devenir ainsi un des 12 apôtres.
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| 21 SEPTEMBRE SAINT MATTHIEU |
L'apôtre Matthieu est l'auteur du premier Evangile qui contient en particulier le Sermon sur la montagne, discours du Christ à l'adresse des déshérités.
Matthieu n'apparaît que dans le Nouveau Testament.
Matthieu est représenté dans l'iconographie chrétienne par un ange.
MAIDER : Andra Maria, "hogenik" eta "thonarik" batere gabea dela oroigarri. Marieder (1602) Marider.
Honek bi iturri ditu : Mari eta Eder hitzen bat egitea lehenik, Zuberoan "jentila" adieraz erabiltzen den izena gero.
MARIEDER : honen osagaiak Mari izena eta eder adjektiboa dira. 1728an Maria Ederra dokumentatzen da Pasaian (Gipuzkoa), eta, bestalde, orain hamarkada batzuk Marieder zeritzan emakumea. Garazikoa bera (Nafarroa Beherea), ari izan zen lanean Luzaideko ostatu beatean (Nafarroa). Subitzan (Nafarroa) Mariederrena oikonimoa zegoen XVI. mendean. Ikus Mariederko.
Une naissance du 21 septembre : Paul-Gabriel Othenin de Cléron, comte d'Haussonville.
Né le 21 septembre 1843 à Gurcy-le-Châtel (Seine-et-Marne) - Mort le 1er septembre 1924 à Paris 7ème arrondissement.
C'est un homme politique français, avocat, essayiste et historien de la littérature.
Il est le fils de Joseph Othenin d'Haussonville, conseiller-général et député de Seine et Marne, membre de l'Académie française, et de Louise de Boglie, dont le portrait a été peint par Ingres.
En octobre 1865, il épouse Pauline d'Harcourt, avec laquelle il aura une fille.
En 1876, Paul-Gabriel est élu député de Seine et Marne à l'Assemblée nationale, où il siège au centre-droit.
Non réélu en 1876, il devient le bras droit de son oncle maternel, le duc de Broglie, président du conseil, lors de la crise du 16 mai 1877.
En 1875, son ouvrage Les Etablissements pénitentiaires en France et aux colonies est couronné par l'Académie française.
En janvier 1888, il est élu à l'Académie française.
En 1891, quand Edouard Bocher démissionne de l'administration des biens de la famille d'Orléans, il est nommé représentant accrédité du comte de Paris en France.
Paul-Gabriel cherche à renforcer le parti orléaniste en recrutant parmi la petite noblesse les membres des comités locaux monarchistes.
Mais la mort du comte de Paris, en 1894, anéantit ces efforts.
Il se retire de la vie politique, se préoccupe de questions sociales, collabore à des quotidiens comme Le Gaulois ou Le Figaro.
Il demeure royaliste de coeur, mais c'est un royaliste modéré et un catholique social et libéral en matière de religion.
Paul-Gabriel adhère à la Ligue de la patrie française au temps de l'affaire Dreyfus.
Charles Maurras et L'Action française fulminent contre lui à plusieurs reprises : lorsqu'en 1900 il déclare que la monarchie n'est plus de sa part qu'une "préférence personnelle" ou lorsqu'il pense que l'Eglise peut tirer avantage de la future Loi de séparation des Eglises et de l'Etat.
En 1904, il est élu à l'Académie des sciences morales et politiques.
Il meurt le 1er septembre 1924, à 80 ans.
Voici le proverbe du lundi 21 septembre 2026 :
IZAN ZAITE DIRUDUNA, NEHORK EZ DAUTZU ERRANEN SORGIÑA.
Soyez riche, personne ne vous traitera de sorcier.
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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LE THÉÂTRE BASQUE PAR ÉTIENNE DECREPT EN 1912 (neuvième partie)
LE THÉÂTRE BASQUE EN 1912.
En 1912, le bascophile Etienne Decrept fait une analyse du théâtre Basque.
Voici ce que rapporta à ce sujet Etienne Decrept, dans l'hebdomadaire Pyrenoea, le 15
septembre 1912 :
"A propos du théâtre Basque. (suite)
A Monsieur Albert Léon.
Il y a fort longtemps, Monsieur, que je considère les tragédies béarnaises et leurs dérivées souletines comme de grossières imitations de la Tragédie classique française, et cette date de 1759 à laquelle l’Oedipe fut joué n’a pas déterminé ma conviction, ainsi que vous semblez le croire, mais lui a seulement procuré un jalon chronologique.
| PASTORALE MAULEON - MAULE 1928 PAYS BASQUE D'ANTAN |
C’est le mouvement rythmique des phrases où certains auteurs, volontiers enclins à signaler des filiations et des rapprochements inattendus, ont cru retrouver un écho de la mélopée antique, c’est cette déclamation simiesque directement empruntée par des paysans incultes aux pseudo-acteurs du Barétous qui m’a tout d’abord ébaubi. Evidemment, les bardes basques, habitués à composer leurs poèmes sur des airs connus, voulurent donner à leurs vers tragiques la cadence et la mesure de l’alexandrin ; mais comme leur langue ne se prêtait pas complaisamment à ce jeu difficile, ils essayèrent d’un instrument qui, malgré sa souplesse, demeure cependant plus proche du mètre inventé par Laurent li Cors que de l'octosyllabique familier aux auteurs des mystères. L’accent tonique souletin, qui laisse tomber les désinences presque à l'italienne, facilita singulièrement la tâche des imitateurs en leur permettant d’escamoter pour ainsi dire la dernière syllabe, et à la césure et à la fin du vers. Car, il n’y a pas à s’y méprendre, le passage à la ligne n’est qu’un trompe l’oeil involontaire dû à ignorance des écrivains ou à leur désir de faire épargne de papier : Il n’y a pas de petites économies chez les campagnards et c’est pour substituer aux "chardines quelques oeufs frigit dans la poêle", que Saffores écrivit probablement ses oeuvres sur trois colonnes. Ainsi, la contexture régulière des vers tragiques basques ne serait pas le quatrain, mais le distique et vous voudrez bien avouer que cette forme est plutôt classique que médiévale. Apurez, par jeu, tous les prétendus quatrains de votre Hélène de Constantinople et vous arriverez à être presque de mon avis. Pour toute oreille sensible, les deux hémistiches scandés à 7 syllabes sont les seuls possédant une harmonie pleine et satisfaisante, et comme le dialecte souletin n’appuie pas sur la fin des mots.... concluez, tout au moins pour la question prosodique.
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| LIVRE HELENE DE CONSTANTINOPLE 1908 D'ALBERT LEON |
Quant à ce que vous appelez techniques théâtrales, il est généralement admis — pour employer votre excellente formule — "que dans les produits de l’activité humaine des résultats semblables peuvent naître spontanément sous l’empire de circonstances semblables." Cela est si vrai que j’ai vu le fait se produire non pas à Licq ou à Ainharp, mais à Paris, au Théâtre des Poètes, ainsi nommé par antiphrase ; pourtant la nullité poétique des fournisseurs pouvait s’allier à leur connaissance approfondie du métier de dramaturge, car la scène française est la plus riche du monde en modèles parfaits, qu’ils proviennent de Beaumarchais, de Scribe, d’Augier, de Sardou ou de Becque (il s’agit de métier, n’est-ce pas ?) Or, ces messieurs les Poètes étaient si peu renseignés en ces matières, qu’ils nous présentèrent un sujet tout neuf "L’Empereur à la Barbe Florie" où l’on voyait paladins, traîtres et archevêques, venir tour à tour à la rampe raconter leur petite histoire pendant que les autres acteurs faisaient tapisserie. Inutile de parler à ces novateurs d’enchaînement de scènes, unités de temps, de lieu et d’action, vous pensez bien. Ils professaient pour ces vieilleries — en admettant qu’ils les connussent — le dédain de Shakespeare et d’Alfred de Musset. Si je ne craignais d’allonger démesurément cet article, je pourrais vous citer bien d’autres exemples, même au Théâtre Libre où cependant Antoine recherchait l’exactitude. Celui-là suffit à démontrer que les paysans illettrés font comme les hommes de lettres quand ils ne se sont pas astreints à étudier les oeuvres des bons faiseurs. Ils découpent un récit en tranches plus ou moins bien liées entre elles ou même dépourvues du moindre lien. C’est la technique du roman substituée à celui du théâtre voilà tout, et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’elle se dénonce dans les Pastorales avec plus de franchise, puisque ces pièces sont, en général, empruntées à la librairie de colportage.
| PASTORALE ORDIARP 1909 PAYS BASQUE D'ANTAN |
D’ailleurs, je ne prétends pas que nos pastoraliers ou leurs inspirateurs — des prêtres sans aucun doute — n’aient pas eu connaissance des mystères et miracles manuscrits, et même imprimés puisque le "Mistère du Viel Testament" parut en 1500 ; mais j’ose supposer que cette connaissance ne leur vint qu’après le succès de la première oeuvre écrite en basque et où rien ne rappelle la pensée maîtresse de l’ancien théâtre français. Il est bien entendu que je n’ai pas fait descendre directement l’Oedipe basque de l’Oedipe de Voltaire, mais d’une adaptation déformée de cette tragédie. Je ne vois pas très bien, en effet, les allusions aux amours incestueuses du Régent et de la duchesse de Berry, dont fourmille la pièce et qui faisaient le régal de la Cour et de la Ville, offertes en pâture à la simplicité des foules eskuariennes.
Pour tout le détail : Batailles, cérémonies du culte, chants, danses, musiques, etc., il est tout naturel que les auteurs de Pastorales aient introduit ces éléments que vous qualifiez de secondaires dans leurs ouvrages : Impuissants à donner à ceux-ci un souffle qui les vivifiât, il les recouvraient des oripeaux de la vie ambiante, plus modestement, mais à la façon de Sardou et de ses succédanés, nos contemporains, assez intéressants manieurs de foules, mais trop indigents manieurs d’âmes et d’idées.
Le Souletin aime les combats, les ailes de pigeon, les zinkak, les chansons ; en deux mots, le mouvement et le bruit. Les auteurs malins lui en ont fourré tant et plus, sans consulter d’autres modèles que leurs auditeurs. Quant aux cérémonies du culte et aux dissertations théologiques, elles servaient de contre-poids au reste et on les prodigua pour désarmer Monsieur le Curé quand ce ne fut pas sous son influence directe. C’est ce qui explique que le Théâtre Basque n’ait pas eu à vaincre les résistances que le Théâtre Breton rencontra auprès du clergé.
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| THEÂTRE BRETON |
Je ne crois pas mon argumentation dépourvue de valeur jusqu’ici. Sans cela, je me garderais bien de l’exposer ; mais la raison profonde qui me fait dénoncer la nouveauté relative des pastorales est la suivante : La langue basque n’a pas de mots même déformés pour désigner : Théâtre, scène, acteur, pièce, personnage, etc. (Et cependant en Soule on a bien fait en peu de temps labela (couteau) de l’espagnol navaja en passant par nabala !) Pas une image chez aucun auteur, même souletin, de Tartas ou d’Oïhenart, équivalente à : Le Théâtre de la guerre, la scène du crime, les acteurs du drame, etc., si fréquents dans les autres langues et pas une allusion à ces pastorales si étrangement localisées dans une petite partie du pays basque, alors que tous les jeux traditionnels y sont en honneur partout : Pelote, danses, improvisations, etc...
A mon avis il y a dans cet ensemble de constatations ce qu’il faut pour faire hésiter un esprit désireux d’atteindre à la certitude raisonnée (je tiens l’autre — la certitude absolue — pour intangible).
Je ne demande pas à vous convaincre. Bien au contraire, j’aimerais mieux modeler mon opinion sur la vôtre, puisque des écrivains distingués comme vous et Monsieur Hérelle, accordent une valeur à des manifestations scéniques qui feraient partie de notre richesse patrimoniale ; mais il ne faut jamais mentir ou cacher ce que l’on tient pour indéniable quand le silence peut prendre l’apparence d’une complicité.
Etienne Decrept."
A suivre...
(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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dimanche 20 septembre 2026
PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 20 SEPTEMBRE 2026 SAINT EUSTACHE ET SAINT DAVY ET SAINT JEAN-CHARLES ET SAINT ANDRÉ KIM TAEGON - AROA
PROVERBE DU 20 SEPTEMBRE 2026 (SAINT EUSTACHE) (SAINT DAVY) (SAINT JEAN-CHARLES) (SAINT ANDRÉ KIM TAEGON) (AROA).
EUSTACHE : Eustache ou Eustathe, est mort vers 118, durant le règne d'Hadrien.
Placidas (son prénom d'origine) est général dans l'armée romaine à l'époque de l'empereur Trajan.
Placidas se convertit au christianisme à la suite d'un miracle survenu pendant une partie de chasse, où une croix apparaît entre les bois d'un cerf.
Placidas se fait baptiser avec sa femme et ses deux enfants, et prend le prénom d'Eustache.
Ayant perdu sa fortune, Eustache se retire avec sa famille en Egypte.
L'empereur Hadrien succède à Trajan et fait arrêter Eustache, sa femme et ses fils car ils ne renoncent pas au christianisme.
Tous sont martyrisés et meurent vers 118.
Saint Eustache est fêté le 20 septembre mais son nom est supprimé du calendrier romain général lors de la réforme de 1969.

20 SEPTEMBRE SAINT EUSTACHE DE ROME
Par anonimous — http://days.pravoslavie.ru/Images/im527.htm, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7065427

Par anonimous — http://days.pravoslavie.ru/Images/im527.htm, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=7065427
DAVY : John Davy, religieux anglais, est condamné à mort et exécuté le 8 juin 1537 à Londres, avec huit autres moines, pour avoir refusé de reconnaître la primauté spirituelle du Roi Henry VIII sur le pape.
| 20 SEPTEMBRE SAINT DAVY DE LONDRES |
Davy est béatifié en 1886.
JEAN-CHARLES : Jean-Charles Cornay naît à Loudun (Vienne) le 27 février 1809.

20 SEPTEMBRE SAINT JEAN-CHARLES
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| 20 SEPTEMBRE SAINT JEAN-CHARLES |
Jean-Charles est un missionnaire et martyr, mort au Tonkin le 20 septembre 1837.
Jean-Charles est un saint catholique fêté le 20 septembre.
ANDRÉ KIM TAEGON : Saint André Kim Taegon naît en août 1821 à Dangjin (Chungcheong, Corée du Sud) et meurt le 16 septembre 1846 à Séoul (Corée du Sud).
C'est un prêtre catholique coréen.
Premier coréen à être ordonné prêtre en 1845, il meurt pour la foi durant les années de persécutions du 19ème siècle qui frappèrent les catholiques de son pays, de 1839 à 1867.
Après avoir été torturé, il est décapité le 16 septembre 1846, à 25 ans.
André Kim est canonisé, par le Pape Jean-Paul II, en mai 1984, en compagnie d'un large groupe de 103 catholiques, prêtres et laïcs, français et coréens.
Ils sont fêtés le 20 septembre.
AROA : Erderaz "oportunidad" eta "opportunité".
Izen arrunta ("sasoia", "urtaroa", "giro ona", "eguraldia"), azken urteotan ponte izentzat maiz erabilia.
Un décès du 20 septembre : Louis-Pierre-Marie Mouillard.
Né le 30 septembre 1834 à Lyon (Rhône) - Mort le 20 septembre 1897 au Caire (Egypte).
Louis est un pionnier français de l'aéronautique du 19ème siècle, ingénieur et chercheur.
Très jeune, il décide de faire une expérience aérienne, confectionnant un hybride de parachute et d'oiseaux, à l'aide de vieux parapluies et de draps.
Il grimpe au sommet du clocher de l'église de Fourvière (colline de Lyon) ; il est arrêté in extremis par le sacristain, alors qu'il s'apprête à sauter dans le vide.
Dessinateur talentueux, à la fin de ses études au collège des Lazaristes de Lyon, il s'inscrit à l'école des Beaux- Arts, en octobre 1851, avant d'intégrer, à l'automne 1855, l'atelier du peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres.
A la mort de son père, Louis et ses frères quittent Lyon pour l'Algérie, où les Mouillard possèdent un domaine.
Il y observe les nombreux rapaces de la région et en tire de savantes observations.
Il conçoit sa première machine volante, puis en 1864 il réalise son aéroplane numéro 2 et en 1865 le numéro 3, un monoplan sans queue à bord duquel, en septembre 1865, il réussit un vol d'essai de 42 mètres en 15 secondes.
Des tracas financiers persistant l'obligent pourtant à remettre le domaine en location et à repartir pour la métropole.
En 1866, Louis doit quitter de nouveau la métropole car il vient d'être nommé professeur de dessin à l'école polytechnique du Caire grâce à l'intervention de son ami Alphonse Daudet.
En Egypte, il découvre avec plaisir les vautours, puis les chauve-souris géantes.
Il reprend ses expérimentations avec son harnachement d'homme-oiseau sur une plate-forme basée sur une barque au milieu du Nil.
Les résultats sont si décevants qu'en août 1879, il renonce à essayer de voler.
En 1881, l'étude du vol des vautours amène Louis à plusieurs constats importants, qu'il publie dans un livre intitulé L'empire de l'air : essais d'ornithologie appliqué à l'aviation.
Cet ouvrage va devenir l'un des classiques fondamentaux de l'histoire de l'aéronautique.
En 1889, Octave Chanute brillant théoricien et futur conseiller des frères Wright entame une correspondance avec Louis, qui lui révèle ses principales découvertes, notamment dans le domaine capital du gauchissement des ailes ou dans celui du fonctionnement du gouvernail.
Avec ces éléments, Octave Chanute dépose le brevet aux Etats-Unis sous le titre Moyens pour le vol aérien et envoie 2 00 dollars à Louis qui les réinvestit dans la réalisation d'une nouvelle machine volante.
En retour Louis adresse à Octave Chanute la copie d'un manuscrit consacré au "vol sans battement", mais cela intéresse peu l'Américain.
Louis meurt subitement, en Egypte, le 20 septembre 1897, à 62 ans.
Voici le proverbe du dimanche 20 septembre 2026 :
DIRUA MUTILIK HOBERENA ETA NAUSI TXARRENA.
L'argent, meilleur des serviteurs, pire des maîtres.
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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EUZKO FILMS : UNE SOCIÉTÉ BASQUE DE CINÉMA EN MAI 1947
EUZKO FILMS : UNE SOCIÉTÉ BASQUE DE CINÉMA EN 1947.
C'est en 1947, qu'est créée en Pays Basque Nord Euzko Films - Société Basque du Film.
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| FILM LES SOUVENIRS NE SONT PAS A VENDRE |
Voici ce que rapporta à ce sujet Jean Apestéguy dans le journal mensuel Elgar, Journal des
Basques, le 1er février 1948 :
"Pour un cinéma basque possible ?
Euzko Films : une Société basque de cinéma.
C'est à la date du 14 mai 1947 que s'est constituée à Bayonne la Société basque du cinéma.
Cette Société, formée par des éléments purement locaux, affirme par là son désir d'intégrité quant aux "différentes manifestations des choses basques portées à l'écran dans l'avenir". Elle a pu voir le jour grâce à son instigateur, l'écrivain et scénariste basque Pierre Apesteguy et avec le concours actif de M. Paul Dutournier — nouveau maire de Sare — qui en a été son fervent animateur et qui en est, dorénavant, le gérant.
La création en 1947 d'une Société de cinéma de ce genre est une gageure, car, depuis le marasme des affaires dans les moments qui suivent la libération, on ne connut d'années aussi difficiles dans le domaine de la production cinématographique française. Son existence est donc — il convient de le dire, car on méconnaît trop les difficultés rencontrées par les techniciens français — par son seul désir de produire, un défi audacieux aux difficultés de l'époque ; difficultés de tous genres si l'on veut prendre la peine de considérer que le prix de réalisation d'un film se situe entre 25 et 40 millions, quand ce n'est pas davantage, et que son amortissement sur le seul marché français est très compromis. Il y a donc nécessairement des des concessions d'ordre économique supérieures, qui jugulent les efforts isolés. Seules les grandes sociétés peuvent actuellement entreprendre des oeuvres d'envergure.
Nous savons que les sceptiques souriront. Mais il y a entre les sceptiques et les agissants, le monde qu'il y a entre le possible habituel et l'impossible... "accidentel".
N'étant pas plus influencés par le doute que par les critiques, nous recevrons, toujours avec objectivité, les suggestions, les critiques comme... les témoignages de sympathie.
Il nous faudra, à nous, Société jeune et nouvelle, pour ne pas faire figure de parent pauvre en regard des grandes aînées de la capitale, adopter une politique de production clairvoyante.
C'est pourquoi, consciente de sa raison d'être, et riche en possibilités qui lui viendront presque totalement du pays, la Société Euzko a décidé, sous l'impulsion d'une douzaine de Basques qui, par leur présence en tant qu'associés en ont en même temps le meilleur de son potentiel vital, d'exécuter un programme précis.
En conséquence, notre activité sera par nécessité comme suit :
1° Activité sur le plan proprement cinématographique, c'est-à-dire produire, comme toute Société de cinéma, des films propres à être exploités pour tous les publics (et pas seulement pour un public particulier, averti et instruit, sur un sujet donné, comme peut l'être le public basque). Donc, traiter des sujets n'ayant rien de spécifique, sont, de ce fait, universels, et par leur exploitation, peuvent permettre à la Société d'avoir les moyens de produire des "films locaux" qui, bien répondant à un indiscutable besoin, ne seront pas toujours rentables sur la seule région des Basses-Pyrénées.
C'est grâce à cet équilibre dans la production que nous pourrons efficacement passer, sans catastrophes économiques, à notre seconde activité :
2° Activité cinématographique sur le plan spécifiquement basque. — Le pays basque, ses gens, son folklore, son cadre et ses moeurs inspirent périodiquement les producteurs — ne pas confondre avec cinéastes — dont la seule ambition, souvent mal déguisée et parfois pas du tout, est d'exploiter l'élément commercial que renferme le pittoresque né de nos traditions, de nos habitants et du cadre dans lequel ils évoluent. Dans ce cas, le souci de l'exactitude élémentaire, ou la simple honnêteté de l'interprétation des caractères et des convictions, font totalement défaut. Depuis le premier et le dernier Ramuntcho, il y a ainsi pas mal de petits ou grands films, de mémoire plus ou moins heureuse...
Etant nous-même cinéaste et connaissant les concessions à faire tant aux "difficultés techniques" qu'au "grand public" (deux fameux motifs, toujours invoqués en cas de récriminations justifiées par des déformations pénibles ou des interprétations fantaisistes), concessions souvent indiscutables, mais jamais insurmontables, nous pensons, en souhaitant maintenant que ce jour ne tarde plus, que lorsqu'on réalisera un grand film basque, celui-ci étant financé, conçu, joué et réalisé par des Basques, qu'alors seulement — l'indépendance étant complète — le premier film basque existera. Et pourquoi ne parviendrait-il pas à prouver, selon sa formule, qu'il peut être susceptible de passionner un public beaucoup plus étendu, que les publics composés de Basques ou de basquisants ?
En attendant ce jour trois fois béni pour l'Euzkadi, nous nous proposons de faire tous les ans un ou deux documentaires qui, par leur conception et leur réalisation, devront servir et rehausser d'un lustre nouveau la cause de l'Eskual-Herria.
De plus, nous prévoyons dans le plan d'activité qui concerne ce "cinéma basque" de constituer une cinémathèque, qui réunira toutes les bandes qui ont illustré notre pays ; souvent ces bandes défectueuses et déplorables en bien des points, contiennent malgré tout d'excellents passages qui, réunis en une synthèse de qualité, pourront constituer un musée vivant par excellence, en même temps que le livre éternel — dépositaire de nos traditions et des aspirations — de notre pays.
Il y a, dans ce domaine, un travail considérable à établir, long et coûteux, non pas irréalisable.
Dans ce même ordre d'idées, les réalisations possibles sont inépuisables. Toutefois dans le domaine de la grande production, c'est-à-dire en ce qui concerne les films de long métrage, il nous faudra produire avec beaucoup de circonspection, et un grand film tous les deux ans semble être une cadence raisonnable pour ne pas fatiguer le public par des thèmes trop typiques — ou trop utilisés — et ne pas aller à des catastrophes financières irrémédiables.
Nous avons la fierté de croire que la création d'Euzko-Films dont le siège social est à Sare, qui possède à Biarritz un petit studio, et qui a ses bureaux à Paris, sera peut-être une date dans l'histoire de notre pays.
C'est ce que nous dira notre avenir.
Jean Apestéguy
Directeur technique de la Société."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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