EUSKAL HERRIA LEHEN - PAYS BASQUE D'ANTAN
CARTES POSTALES , PHOTOS ET VIDEOS ANCIENNES DU PAYS BASQUE. Entre 1800 et 1980 environ.
vendredi 4 septembre 2026
L'ABANDON DU STADE HENDAYAIS RUGBY À PARIS EN FÉVRIER 1925
L'ABANDON DU STADE HENDAYAIS RUGBY À PARIS EN 1925.
Lors de la saison de rugby de la FFR 1924-1925, le Stade Hendayais est dans la poule A, avec Stade Toulousain, Stade Français, AC Perpignan et SU Agen.
Voici ce que rapporta à ce sujet J. Faget dans la revue hebdomadaire La Côte basque :
revue illustrée de l'Euzkalerria, le 22 février 1925 :
"L’abandon du Stade Hendayais au Match de Paris.
M. Faget, le dévoué secrétaire général du Stade Hendayais qui accompagna notre vaillante équipe à Paris pour le match Stade Français Hendaye, match comptant pour les Poules de 5, a bien voulu expliquer lui-même à nos lecteurs dans un article spécialement écrit à leur intention comment le Stade Hendayais dut abandonner le terrain, victime des circonstances. Nul mieux que lui n’étant qualifié pour décrire cette épreuve — dans le plus triste sens du mot — à laquelle il assista et au cours de laquelle il soutint nos joueurs de tout son dévouement. Nous lui passons donc la parole.
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| JERÔME FAGET STADE HENDAYAIS RUGBY PAYS BASQUE D'ANTAN |
Ce match est sans histoire, une tempête imprévue de pluie et de neige fondue ayant enlevé tout intérêt à une rencontre qui s’annonçait sévère, intéressante, où chaque équipe avait ses chances de succès. Hendaye dont l’équipe était supérieurement entraînée a été vaincue par les éléments. Partis de Hendaye avec 15° au dessus de zéro, les Hendayais se trouvaient subitement plongés au Parc des Princes, dans des bains de boue glacée.
Les Parisiens revêtus au-dessous de leurs maillots de chemisettes imperméables, véritables cirés, pouvaient victorieusement braver les intempéries, beaucoup mieux que le modeste maillot de coton des Hendayais, et il a fallu un réel courage à ces derniers pour oser affronter non pas le Stade Français, les Toulousains étaient autrement durs, mais la bise glacée du Nord, qui n’a rien de comparable à nos vents du Sud. L’arbitrage de M. Payret fut très contestable et alors que les Hendayais les membres raidis par le froid, s’essayaient à faire du jeu régulier, les Parisiens jouaient au sifflet, c'est-à-dire, fort des déclarations de l’arbitre parues sur un journal du matin, mettaient en pratique toutes les irrégularités du jeu, hors-jeux de 4 et 5 mètres, rampant à terre quoique tenus et c’est ainsi que fut marqué le deuxième essai, l’homme plaqué à deux mètres des buts de Hendaye rampa, rampa, sous les yeux indulgents de l’arbitre, quoique tenu par trois Hendayais, ce qui fit dire à l'Echo des Sports : l'arbitrage de M. Payret fut large, large, large. . . et cet arbitre serait à revoir.

RUGBY : STADE FRANCAIS PARC DES PRINCES
1 FEVRIER 1925
PHOTO AGENCE ROLL

1 FEVRIER 1925
PHOTO AGENCE ROLL
A la mi-temps Hendaye rentra au vestiaire, immédiatement de l'eau chaude préparée d’avance fut jetée sur les équipiers Basques, un bon café chaud et des frictions énergiques ranimèrent les joueurs lesquels, quoique vêtus des mêmes maillots maculés de boue glacée, enfoncèrent en coin le pack Parisien et foncèrent plus de 10 minutes dans leurs 20 mètres.
Le soleil, que n’était-il de la partie ! La bise, la pluie persistante, et avec quelle vigueur tombait- elle, eurent raison de nos braves petits joueurs. Léon Pardo, le premier faiblit : ses orteils étaient gelés et le vertige s’était emparé de lui ; il avait peur de tomber sur le terrain et se retira, houspillé par un public abrité qui ne comprenait pas que des conditions atmosphériques déplorables risquaient d’amener des accidents regrettables.
Léon Pardo devant cette manifestation stupide, revint sur le terrain, pas pour longtemps, les mêmes symptômes de congestion le reprenant. Pée, la figure gonflée se retira également, le capitaine Siro, qui cependant est d’une énergie peu commune, soutenu par deux de ses camarades, put à peine articuler deux paroles pour demander à l’arbitre l’autorisation de se retirer du terrain, et éviter ainsi des accidents possibles. C’est pendant cette phase de la partie que les deux essais de la seconde mi-temps furent marqués par le Stade français, dont les sous vêtements imperméabilisés protégeaient magnifiquement ses joueurs.
Imprévoyance des Hendayais, disaient certains journaux. Non! Manque de moyens financiers, répondront les gens logiques, car Hendaye, (4 200 habitants) n’est pas Paris et pour faire le voyage en 3e classe et emporter les repas dans un panier, car ni les wagons-restaurants, ni les wagons-couchettes ne sont faits pour les déshérités ; Hendaye, la petite commune s’est imposée une souscription pour envoyer ses enfants à Paris.
"Le Stade Hendayais a été vaincu par la tempête" et si l’équipe a quitté le terrain, c’est par force, malade, la rage au cœur de n’avoir pu montrer au public parisien, ce que peuvent la volonté et la persévérance, car le Stade Hendayais était prêt et capable de gagner : complet dans toutes ses lignes, la mêlée, son point faible, avait été travaillée et faisait merveille dès le début, (sur 5 mêlées, 3 fois le ballon) la Fatalité est toujours très dure pour les petits, en raison précisément des forces matérielles précaires dont ils disposent.
Effondrement complet pour les Hendayais, les éléments cruels annihilant leurs moyens physiques et anéantissant leurs espérances matérielles fondées sur une belle recette. Ah ! qu’ils auraient été les bienvenus ces 15 billets de mille, et que de projets échafaudés ! Au lieu de cela le déficit dans la modeste caisse et les gros Pontifes vous diront encore "Imprévoyance".
Bref, la seconde mi-temps fut interrompue au bout de 18 minutes de jeu, des concours bénévoles s’offrirent, de l’eau chaude fut encore jetée sur les joueurs, qui passèrent à la douche, chacun prit un homme, et des massages très durs furent employés, des boissons très chaudes complétèrent les soins. Comme le public continuait à protester, ainsi que quelques dirigeants du Stade Français, vite, je pris le petit demi de mêlée Recarte dans mes bras et le présentai à l’arbitre, à la foule et à beaucoup de journalistes et leur criai s’il était humain d’exposer inutilement la santé d’un homme. Le petit Recarte claquait des dents, ses bras étaient inertes et pour lui enlever ses souliers il fallut lui couper les lacets ainsi que les genouillères. M. Payret l’arbitre mentionna dans son rapport :
Le match fut joué une première mi-temps correctement. A la deuxième mi temps au bout de 18', le capitaine Siro voyant ses hommes à bout, malades me demanda l’autorisation de quitter le terrain. Un temps affreux persistant, j’accordais cette autorisation les Hendayais étant frigorifiés.
Donc la conduite du Stade Hendayais a été en la circonstance absolument au-dessus de toute critique.
| STADE HENDAYAIS RUGBY 1926 |
Persister à jouer, c’était courir au devant de risques bien gros et pour avoir voulu courir ces risques St-Girons qui jouait à Buffalo quitta le terrain 10' avant la fin, mais eut trois évanouissements sur le terrain et un quatrième dans le vestiaire, un joueur fut ramené sérieusement malade.
René Petit qui jouait dans la sélection Guipuzcoa avouait le soir que le froid intense empêchait ses camarades de dribbler et qu'il souffrit cruellement de voir les équipiers de deux camps souffrir énormément du froid et c’était de l’Association, donc pas de plaquages dans la boue glacée qui vous coupait toute respiration comme à Buffalo, comme au Parc des Princes.
Le Stade Hendayais a vu d’autres déconfitures les dirigeants sont des énergiques, et l’équipe qui se dispose à partir à Perpignan affronter les Arlequins n’est pas découragée. Que la chance nous favorise un peu, et on verra !"
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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jeudi 3 septembre 2026
PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 3 SEPTEMBRE 2026 SAINT GRÉGOIRE - ARRATE
PROVERBE DU 3 SEPTEMBRE 2026 (SAINT GRÉGOIRE) (ARRATE).
GRÉGOIRE : Grégoire naît à Rome vers 540 dans une famille chrétienne et patricienne.
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| 3 SEPTEMBRE SAINT GREGOIRE |
Sa mère, Sylvie est aussi honorée sainte et fêtée le 5 novembre.
En 572, Grégoire est nommé préfet de Rome et il réorganise le "patrimoine de Saint Pierre".
Vers 574-575, Grégoire décide de se consacrer plus radicalement à Dieu et il transforme en monastère dédié à saint André la demeure familiale.
Grégoire est ordonné diacre par le pape Pélage II avant d'être envoyé à Constantinople comme représentant permanent.
Consacré pape (64ème pape de l'Histoire) le 3 septembre 590 vers l'âge de 50 ans, Grégoire 1er réforme l'Eglise et redresse les moeurs du clergé. C'est pourquoi il est le seul pape avec Léon 1er et Nicolas 1er à porter le titre de Grand.
A l'origine, Grégoire était fêté le 12 mars, date anniversaire de son décès en 604. Mais cette fête tombant le plus souvent en plein Carême, on a préféré la reporter au 3 septembre, date anniversaire de sa consécration comme pape.
Grégoire a été nommé après sa mort docteur de l'Eglise.
Grégoire est l'un des 4 Pères de l'Eglise d'Occident, avec saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme.
ARRATE : Eibareko Ama Birjinaren izena. Andra Mariaren irudi gotikoa da. Zuloagaren lau margotan ikus daiteke.
Eibarko (Gipuzkoa) Andre Maria, hiri honetako eta Elgoibarko zaindaria dena. Kondairak dioenez, santutegia okerreko lekuan eraikitzen hasi omen ziren, eta eraikigaiak gauez lekuz aldatzen omen ziren, hura Ama Birjinak nahi zuen tokian egin zuten arte. Lehenengo aipamen idatzia 1498ko da. 1563an jaia irailaren 8an ospatzeko baimena eskatu zuten, abenduan egitea neketsua zelako. Inguru hauetan haurrak Arratetik datozela esaten da eta goian dagoen gurutzeari hiru itzuli egin ohi zaizkio, ezkontidea eskatzeko. Gerran miliziano talde batek Eibarko komentu batera eraman zuen Andre Maria, babesteko. Irudia XIV. mendekoa da.
Une naissance du 3 septembre : Caroline Françoise Sophie de Barrau de Muratel, née Caroline Françoise Sophie Coulomb.
Née le 3 septembre 1828 à Eaubonne (Val-d'Oise) - Morte le 18 décembre 1888 à Paris 16ème arrondissement.
C'est une éducatrice, féministe, femme de lettres et une philanthrope française du 19ème siècle.
Caroline naît dans une famille de riches banquiers.
En 1848, elle épouse David-Maurice Armand de Barrau de Muratel, membre d'une famille noble protestante établie à Castres, avec lequel elle aura un fils.
Il est alors attaché d'ambassade, mais quitte presque aussitôt la carrière pour se retirer dans son vaste domaine, dans le Tarn, dans la commune de Viviers-les-Montagnes, dont il devient maire puis au Montagnet dans la commune de Sorèze (Tarn).
Le couple habite d'abord dans le Tarn puis à Paris.
Après avoir fait de hautes études, Caroline s'engage dans le domaine de l'éducation des jeunes filles, la protection des jeunes femmes cherchant du travail à Paris et la situation des femmes en prison.
Directrice de l'Oeuvre des libérées de Saint-Lazare, elle fonde l'Union française pour la défense et la tutelle des enfants abandonnés, délaissés et maltraités.
Pendant la guerre franco-allemande en 1870, elle transforme son château du Tarn en ambulance et y soigne 40 blessés.
D'autre part, elle écrit plusieurs ouvrages sur la condition des femmes et celle des enfants.
Caroline meurt le 18 décembre 1888, à 60 ans.
Voici le proverbe du jeudi 3 septembre 2026 :
SAN GREGORIO, MARTXOAIN AMABIAN, KAZKABARRA ORTZETAN.
Saint-Grégoire, le 12 mars, a les grêlons aux dents.
(Avant, la Saint Grégoire était le 12/03)
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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