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dimanche 19 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 19 AVRIL 2026 SAINTE EMMA ET BIENHEUREUX MARCEL CALLO - ARTZAI

 


PROVERBE DU 19 AVRIL 2026 (SAINTE EMMA) (BIENHEUREUX MARCEL CALLO) (ARTZAI).


EMMA Emma de Sangau (ou de Gurk) est la soeur de saint Meinwerk, évêque de Paderborn, en Rhénanie (Allemagne).



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19 AVRIL SAINTE EMMA DE GURK

Emma naît vers 980.

Emma est issue d'une noble famille de rois saxons.

Emma se marie avec le comte Ludger, mais est veuve rapidement, en 1011, et le restera pendant quarante ans.

Emma se voue à la charité et fonde plusieurs monastères au 11ème siècle, celui de Gurk en Autriche et l'abbaye Saint-Ludger, à Werden, en Westphalie.

Emma meurt vers 1040 et repose dans l'église de Brême, en Allemagne.

Emma est béatifiée en 1287 et canonisée le 5 janvier 1938 par le pape Pie XI.

Emma est fêtée le 29 juin par l'Eglise catholique.


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19 AVRIL SAINTE EMMA DE GURK

MARCEL CALLO : Marcel Callo est un membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne.



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19 AVRIL BIENHEUREUX MARCEL CALLO



Né le 6 décembre 1921 à Rennes (Ille-et-Vilaine) - Mort le 19 mars 1945 à Mauthausen (Autriche).

Cadet d'une famille de 9 enfants, à 12 ans, il entre en apprentissage chez un typographe à Rennes.

Il entre chez les scouts de France, avant d'entrer à la Jeunesse Ouvrière Chrétienne.

Après l'armistice de 1940, les activités des associations sont interdites.

Après le bombardement de Rennes et la mort de sa soeur le 8 mars 1946, Marcel reçoit l'ordre de partir en Allemagne au titre du Service du travail obligatoire.

Continuant son action catholique de façon clandestine, il est arrêté le 19 avril 1944 par la Gestapo.

Il meurt d'épuisement, miné par la dysenterie, le 19 mars 1945, au camp de concentration de Mathausen, à 23 ans.

Marcel est béatifié par le pape Jean-Paul II, le 4 octobre 1987.





ARTZAI : Euskal artzainei eskaini berri zaie Ipar Ameriketan oroitarria.



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EMIGRATION BASQUE AUX USA





Un décès du 19 avril Jean Alexandre Joseph Falguière, dit Alexandre Falguière.




sculpteur peintre rodin beaux-arts
SCULPTEUR ALEXANDRE FALGUIERE



Né le 7 septembre 1831 à Toulouse (Haute-Garonne) - Mort le 19 avril 1900 à Paris.

C'est un sculpteur et peintre français.

Alexandre intègre, à l'école des beaux-arts et des sciences industrielles de Toulouse, la classe de sculpture de Bernard Griffoul-Dorval.

Ses résultats décident la municipalité de lui attribuer une pension pour lui permettre de parfaire sa formation à Paris.

Cherchant à améliorer ses revenus en vue d'entrer à l'Ecole des beaux-arts de Paris, il se fait d'abord embaucher dans l'entreprise, alors très prospère, du sculpteur Albert-Ernest Carrier-Belleuse, puis travaille avec Jean-Louis Chenillion.

Approchant la limite d'âge de l'admission aux Beaux-Arts de Paris, il se décide, enfin en 1854, d'y entrer.

Admis dans l'atelier de François Jouffroy, Alexandre est lauréat, avec Léon Cugnot, du premier grand prix de Rome de sculpture en 1859 avec son bas-relief Mézence blessé, préservé par l'intrépidité de son fils Lausus.

Il est pensionnaire à la villa Médicis à Rome, de 1860 à 1864, où il retrouve son compatriote toulousain Raymond Barthélemy, prix de Rome en 1860.

Après son retour de Rome début 1866, il revient à Paris.

Vers 1870, il épouse Blanche Charlotte Virginie Veidie, de 18 ans sa cadette, avec laquelle il aura un fils.

Dans les années 1870, il peint des toiles de grands formats

En 1882, Alexandre est nommé professeur à l'Ecole des beaux-arts de Paris et élu membre de l'Académie des beaux-arts.

En 1889, il est promu commandeur de la Légion d'honneur.

En 1898, il reçoit la commande du Monument à Balzac après le refus de celui d'Auguste Rodin par la Société des gens de lettres, ses commanditaires.

L'affaire provoque un scandale que la presse qualifie de "deuxième affaire Dreyfus" parce qu'Emile Zola soutient Rodin.

Pour faire la preuve que cet épisode n'a en rien entamé leur amitié, Alexandre réalise le buste de Rodin pour le Salon de 1897 et de son côté Rodin sculpte un buste de Falguière.


sculpteur peintre rodin beaux-arts
BUSTE D'ALEXANDRE FALGUIERE
PAR AUGUSTE RODIN


Parmi les commandes publiques, on peut distinguer le Monument au cardinal Lavigerie pour Bayonne, le Monument à Goudouli de Toulouse, le Monument à Gambetta de Cahors, le Monument à La Fayette de Washington.

Affaibli par la maladie, Alexandre se rend à Nîmes pour la mise en place de son Monument à Alphonse Daudet.

Quelques heures après son retour précipité à Paris, il meurt le 19 avril 1900, à 68 ans.




sculpteur peintre rodin beaux-arts
MONUMENT A DAUDET 30 NÎMES


Voici le proverbe du dimanche 19 avril 2026 :


ABERATSA GEZUR HUTSA, BEHARDUNA AMETS HUTSA.

Le riche n'est que mensonges, le pauvre n'est que songes.



mensonges marius humour
LE LIVRE DES MENSONGES DE MARIUS





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE DROIT D'AÎNESSE AU PAYS BASQUE AVANT 1789 (troisième et dernière partie)


LE DROIT D'AÎNESSE AU PAYS BASQUE AVANT 1789.


Etienne Anselme Ritou-Deyeralde est un avocat et homme politique, de tendance radical socialiste né à Hasparren, le 9 novembre 1872 et mort le 17 juillet 1923 à Bayonne.

Il est l'auteur, en 1897, d'une thèse de doctorat soutenue à la Faculté de Droit de Paris, intitulée De la condition des personnes chez les Basques français jusqu'en 1789, publiée par l'imprimerie bayonnaise A. Lamaignère.



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LIVRE DE LA CONDITION DES PERSONNES
CHEZ LES BASQUES FRANCAIS JUSQU'EN 1789



Dans plusieurs articles, je vous ai parlé du matriarcat, de la couvade et du mariage au Pays 

Basque, avant 1789, voici aujourd'hui le droit d'aînesse.






Voici ce que rapporta Etienne Ritou, dans son livre :



"III. — Le Droit d'aînesse.



... Par suite d'un phénomène dont nous avons cherché l'explication dans l'histoire des Basques, leur conception particulière du droit d'aînesse s'étendait en dehors des limites de leur pays et se retrouvait dans les coutumes des pays environnants :


Ainsi les fors du Béarn, dans leur dernière rédaction qui se fit en 1551, sous Henri II, roi de Navarre, consacrent le droit d'aînesse et de masculinité ; mais, au dire même des commentateurs, cette disposition remplaçait le droit d'aînesse absolu, sans distinction de sexe, qui était appliqué auparavant. En somme, malgré la pression exercée en Béarn par l'organisation féodale, les principes du droit basque n'avaient pas complètement disparu des vieilles coutumes béarnaises et on les voyait reparaître dès que la pression diminuait. "Telle était même, dit Cordier, sa force originelle que, même dans les hautes classes, plus imprégnées des idées et des moeurs de la féodalité guerrière, il a parfois maintenu son principe essentiel : le droit d'aînesse sans distinction de sexe, comme nous en avons vu l'exemple dans la Soule".


Sous l'influence du droit romain, les coutumes béarnaises accordèrent de bonne heure aux fils de famille la pleine propriété de ce qu'ils acquéraient par leur industrie.


La combinaison des articles 178 et 260 du for de Morlaàs permet aussi de conclure que le droit d'aînesse absolu était appliqué dans ce pays.




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FOR DE MORLAAS

L'étude des coutumes de Barèges et du Lavedan nous révèle l'existence de la même institution dans ces contrées. On discutait même au moyen âge, dans le Lavedan, la question de savoir si les biens nobles étaient assujettis à la même règle que les autres.


La coutume d'Acs, aujourd'hui Dax, réformée en 1514, présente un système de succession très mêlé, dans lequel on débrouille tant bien que mal que le droit d'aînesse sans distinction de sexe était appliqué dans certains endroits, notamment entre l'ancienne et la nouvelle embouchure de l'Adour.


Les traces du droit basque sont insensibles dans la coutume de Saint-Sever. Mais, d'après Cordier, le droit d'aînesse, sans distinction de sexe, aurait été appliqué, dans ce pays, à une époque très ancienne.


L'influence du droit basque se fait très peu sentir dans la coutume de Bayonne, dont l'esprit est loin d'être uniforme. On y remarque, à titre de curiosité, l'attention particulière dont le législateur y entoure la "Lar" ou maison principale. Cette maison revient toujours au premier mâle ou, à défaut de mâle, à la première fille. Pour le reste, la coutume admet l'entière égalité dans les partages.



Telle est, dans son originalité, cette conception particulière du droit d'aînesse par l'ancienne législation des Basques. Elle est originale dans ses causes, sur lesquelles les auteurs ne sont point d'accord, et dans ses conséquences, que nous aurons occasion d'examiner dans la suite de ce travail. Envisagé au point de vue de ses causes, le principe basque du droit d'aînesse, sans distinction de sexe, a donné lieu à diverses interprétations. Eugène Cordier se demande s'il faut rattacher cette institution ou principe moral qui élève la femme au niveau de l'homme. D'après une lettre que nous a écrite M. Bladé, correspondant de l'Institut, ce serait une résultante du régime pastoral dans lequel il importe peu, dit-il, que ce soit le mâle ou la femelle qui hérite. Béla, au contraire, le fait découler des exigences de l'agriculture qui veut qu'après le décès du maître, un nouveau ménage s'installe au plus tôt à la place de l'ancien et s'occupe d'exploiter le domaine héréditaire.



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DROIT D'AÎNESSE


Pour nous, chacune de ces opinions semble contenir une part de vérité. Nous n'osons pas toutefois insister outre mesure sur celle de Cordier, car peut-être trouverait-on déplacé de notre part de louer trop fort la distinction morale de nos compatriotes. Nous sommes d'avis, à part cela, qu'il faut voir dans le droit d'aînesse basque une dégénérescence de l'ancien matriarcat, c'est-à-dire une institution issue des nécessités sociales d'un peuple autrefois pasteur et guerrier, et que des influences étrangères ont poussé un jour à s'adonner à l'agriculture, sans abandonner pourtant le régime pastoral qui est le seul praticable peut-être dans certaines régions montagneuses du pays basque.



Il nous reste maintenant à étudier le droit d'aînesse dans ses conséquences qui se font sentir, comme on le verra, dans la réglementation de la puissance paternelle et de l'autorité maritale."





(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


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samedi 18 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 18 AVRIL 2026 SAINT PARFAIT ET BIENHEUREUSE MARIE DE L'INCARNATION - ELAIA

 


PROVERBE DU 18 AVRIL 2026 (SAINT PARFAIT) (BIENHEUREUSE MARIE DE L'INCARNATION) (ELAIA).


PARFAIT : Parfait de Cordoue était un prêtre catholique qui vivait à Cordoue, à l'époque où l'Espagne était gouvernée par un calife musulman.



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18 AVRIL SAINT PARFAIT DE CORDOUE

Parfait fut prié d'exposer les différences entre la Bible et le Coran et se soumit à l'exercice avec brio, indiquant en arabe que Mahomet était un faux prophète.

Ses interlocuteurs affectèrent d'être satisfaits mais quelques jours plus tard firent arrêter Parfait pour blasphème.

Parfait fut décapité le 18 avril 850, jour de Pâques.

Ce fut le début d'une vague de persécutions qui s'étendra sur 110 ans, de 850, sous Abd ar-Rahman II, jusqu'en 960.

Saint Parfait fut enseveli dans l'église de Saint-Aciscle, à Cordoue.


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18 AVRIL SAINT PARFAIT DE CORDOUE

MARIE DE L'INCARNATION : Barbe Jeanne Avrillot, épouse de Pierre Acarie, naît à Paris le 1er février 1566.


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18 AVRIL SAINTE MARIE DE L'INCARNATION


 l'âge de 16 ans et demi, en 1582, Barbe Jeanne épouse Pierre Acarie, maître des comptes, avec lequel elle aura 6 enfants.

En 1590, Barbe Jeanne éprouve ses premières manifestations mystiques et à partir de 1593, elle commence à éprouver les douleurs des stigmates.

Animatrice d'un cercle religieux, Barbe Jeanne introduit en France, en octobre 1604, l'ordre des Carmes déchaux.

Après la mort de son mari, en novembre 1613, Barbe Jeanne entre au Carmel  sous le nom de Marie de l'Incarnation.

Barbe Jeanne meurt le 18 avril 1618 à Pontoise.

Grande mystique, Barbe Jeanne est la première stigmatisée française officiellement reconnue.

Barbe Jeanne est béatifiée en juin 1791 par le pape Pie VI.

Barbe Jeanne est fêtée le 18 avril.



ELAIA : Bizkaieraz Ainara, Enara, erderaz : golondrina, hirondelle.

(...) Elaia - Udaberrian Afrikatik gurera etortzen den txoria, olertiari eta literaturari esker udaberriaren adierazle bihurtua. Aldaerak : Ainara eta Enara. - - (...)




Un décès du 18 avril Maurice Gustave Gamelin.


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GENERAL MAURICE GAMELIN VERS 1940


Né le 20 septembre 1872 à Paris - Mort le 18 avril 1958 à Paris.

Maurice est un officier général français, qui a commandé l'Armée française pendant la drôle de guerre.

Son père Zéphyrin, contrôleur général des armées, se distingue au service de Napoléon III.

Sa famille maternelle est de souche alsacienne.

Il fréquente le collège Stanislas, puis, brillant élève déterminé à s'engager dans une une carrière militaire, il intègre Saint-Cyr, en octobre 1891 et en sort major de promotion en 1893.

C'est en Afrique du Nord que Maurice commence sa carrière d'officier.

Revenu en métropole en 1897, il prépare le concours d'entrée à l'Ecole supérieure de guerre, où il en sort deuxième.

Esprit fin, cultivé, travailleur et doué pour les études de tactique militaire, il se fait remarquer par le futur général Lanrezac, alors commandant en second de l'école et par le futur maréchal Foch qui sera son professeur préféré.

En 1906, il publie son Etude philosophique sur l'art de la Guerre, qui le place d'emblée parmi les meilleurs penseurs militaires de son temps.

L'année 1906 marque le tournant de la vie de Maurice.

Cette année-là, en effet, il est nommé officier d'ordonnance du général Joffre.

Dès lors, la carrière du jeune capitaine breveté se confond avec celle de Joffre.

En 1908, il le suit à l'état-major du 2e corps d'armées, puis en 1910 au Conseil supérieur de la guerre.

Il est fait Chevalier de la légion d'honneur en 1913.

Maurice est nommé chef de bataillon en 1911, puis est rappelé en mars 1914 au service de Joffre à l'Etat-Major général.

En novembre 1914, il est nommé lieutenant-colonel et quitte le Grand Quartier Général pour aller combattre en Alsace, puis dans la Somme.

Nommé colonel en avril 1916, il poursuit son ascension pour être nommé, en décembre 1916, général de brigade à titre temporaire.

En mai 1917, il reçoit son dernier commandement de la guerre, celui de la 9e division d'infanterie, dont il garde la tête jusqu'à l'armistice.

De 1919 à 1924, Maurice dirige la mission militaire française au Brésil, puis est nommé commandant des troupes françaises au Levant.

Rentré en France, il prend le commandement de la 20e région militaire à Nancy, un des plus beaux commandements métropolitains.

En septembre 1927, il épouse Eugénie Marchand.

Après la nomination du général Weygand comme vice-président du Conseil supérieur de la guerre, Maurice est nommé à ses côtés.

En 1931, il succède au général Weygand au poste de chef d'Etat-Major général.

En juillet 1932, il est nommé grand-croix de l'ordre de la légion d'honneur.

A partir de 1935, il cumule la direction du Grand Quartier général des forces terrestres françaises avec la fonction d'inspecteur général de l'Armée.

A la suite du décret du 21 janvier 1938, Maurice devient ensuite le premier titulaire du poste de chef d'Etat-Major de la Défense nationale.

Fin avril 1940, réputé conservateur, il convoque néanmoins le colonel de Gaulle et lui confie le commandement de la nouvelle 4e division cuirassée et le propose au ministre pour être promu au grade de général à titre temporaire.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, son commandement des armées françaises jusqu'à la bataille de France en mai 1940 est un désastre.

Le 18 mai 1940, il est limogé et remplacé par le général Weygand.

Soutenu par Edouard Daladier, après la défaite, Maurice est arrêté en septembre 1940 par le nouveau régime de Vichy, puis jugé au procès de Riom qui s'ouvre en février 1942, aux côtés de Léon Blum, Edouard Daladier et Paul Reynaud.

Sous la pression de Hitler, le procès est prématurément ajourné le 14 avril 1942, après 24 audiences, pour un "supplément d'information".

En attente de la reprise du procès, qui n'aura jamais lieu, les prisonniers sont maintenus en détention au fort du Portalet (Pyrénées Atlantiques).

Lors de l'occupation de la zone libre par les Allemands en novembre 1942, Maurice est interné en Allemagne, près du camp de concentration de Buchenwald, puis transféré au château d'Itter en Autriche, avec Léon Jouhaux, Paul Reynaud, Jean BorotraAlbert Lebrun, le général Weygand et le colonel de La Rocque.

Les Américains les libéreront le 5 mai 1945.

De retour en France, il est interrogé, comme Weygand et de nombreux généraux, par la Commission parlementaire chargée d'enquêter sur les événements survenus en France de 1933 à 1945.

En 1946, il publie ses mémoires.

Il meurt le 18 avril 1958, à 85 ans.


général france joffre foch daladier seconde guerre première mondiale
GENERAL MAURICE GAMELIN
PAR JOHN ALEXANDER HAMMERTON



Voici le proverbe du samedi 18 avril 2026 :


EZ DUGUNA BA-GINU, TXERRIE IL BAGIÑU, ZARTARIE EKARRI-TA URDAIE ERREKO GIÑU...

Si nous avions ce que nous ne possédons pas, si nous avions tué le cochon et si une fois mis à la poêle nous l'avions fait rôtir...


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MORT DU COCHON
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA, https://www.euskaltzaindia.eus/ et http://www.artcontext.info/pictures-of-great-artists/55-2010-12-14-08-01-06/2760-moro.html)




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LA VOIE ROMAINE DE BORDEAUX À ASTORGA DANS LA TRAVERSÉE DE LA BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE (troisième partie)

 

LA TRAVERSÉE DE LA BASSE-NAVARRE PAR LES ROMAINS.


La voie romaine Bordeaux-Astorga est une voie romaine qui reliait Burdigala (Bordeaux) à Asturica Augusta (Astorga en Espagne dans l'actuelle province de Léon).



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VOIE ROMAINE BORDEAUX-ASTORGA


Elle passait par le pays de Born, Dax, Ostabat, Saint-Jean-Pied-de-Port, Roncevaux et Pampelune. Cet axe de communication est l'Iter XXXIV de l'Itinéraire d'Antonin.



Voici ce que rapporta à ce sujet le général H. Richter dans le Bulletin de la Société des sciences, 

lettres & arts de Bayonne, en janvier 1945 :



"... Roncevaux Bentarté ou Château-Pignon Summus Pyreneus... Saint-Jean-Pied-de-Port ou St-Jean-le-Vieux Imus Pyreneus... Garris-Carasa... toutes ces identifications contradictoires n'ont pas d'autre base que l'imagination.



L'Itinéraire d'Antonin donne cependant des indications qui délimitent le champ des hypothèses, ce sont les distances entre elles et aux points certains de Pampelune et de Dax des stations intermédiaires.



De Pampelune à Summus Pyreneus, l'Itinéraire indique 44 milles pas, soit en milles romains 65 kilomètres. Or le Guide Michelin ne donne pour la distance de Pampelune à Ibagneta par la route internationale, dont la voie romaine devrait suivre le tracé général, que 48 à 49 kilomètres. Une conclusion incontestable, c'est que c'est au bord d'Ibagneta, au delà de la crête des eaux pendantes pyrénéennes qu'il faut chercher le Summus Pyreneus, donc aux environs du parallèle d'Arnéguy que le Guide Michelin indique à 68 kilomètres de Pampelune. Bentarté qui est sur l'arête faîtière à 7 kilomètres d'Ibagneta est beaucoup trop au sud. Château-Pignon qui est à 4 kilomètres du parallèle d'Arnéguy peut se défendre au point de vue de la distance. Admettons-le provisoirement pour le Summus Pyreneus et examinons par rapport à ce Summus les identifications proposées pour l'Imus et pour Carasa.



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RUINES DE CHÂTEAU-PIGNON
BASSE-NAVARRE D'ANTAN


De Summus Pyreneus à Imus Pyreneus il y avait V M.P. soit 7 k. 500 environ. Or de Château-Pignon à St-Jean-Pied-de-Port il y a 12 kilomètres et 16 de Château-Pignon à St-Jean-le-Vieux. D'Imus Pyreneus à Carasa il y avait XII M.P. ou environ 18 kilomètres. Or de St-Jean-Pied-de-Port à Garris par le chemin des pèlerins indiqué par L. Colas Ostabat — Orsanco — Beyrie il y a 31 kilomètres et 27 de St-Jean-le-Vieux à Garris.



Ni St-Jean-Pied-de-Port, ni St-Jean-le-Vieux, ni Garris ne conviennent donc pour Imus Pyreneus et pour Carasa par rapport à Château-Pignon Summus Pyreneus.



Pour se défendre contre ces évidences il faut :


— rejeter la mesure du mille romain et recourir à un autre étalon de distance.


— ou chercher dans certaines recensions des variantes qui se rapprochent davantage des distances réelles.


— ou enfin rejeter les chiffres de l'itinéraire, variantes comprises, imputer des erreurs aux copistes et substituer à ceux du document des chiffres fantaisistes.



Les trois procédés ont été mis en oeuvre.



On a unanimement admis parce que c'est l'évidence, que la distance de Pampelune au Summus Pyreneus était exprimée en milles romains, mais pour les distances au delà, le mille romain a été unanimement aussi abandonné pour d'autres étalons de longueur.



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LIVRE GEOGRAPHIE DE LA GAULE ROMAINE
D'ERNEST DESJARDINS 1876



Dans la Colonne — Observations — du tableau où il reproduit au tome IV de sa Géographie, l'itinéraire d'Antonin, C. Desjardins mentionne :


"Les distances sont exprimées en lieues gauloises à partir de Summus Pyreneus" ce qu'il confirme dans le texte de l'ouvrage.



L. Colas est d'avis qu'il ne s'agit pas plus de lieue gauloise que de mille romain et opine pour le mille aquitain ; il avance que la lieue gauloise n'était pas employée pour mesurer les chemins d'Aquitaine.



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VOIE ROMAINE DE BORDEAUX A ASTORGA
PAR LOUIS COLAS


C'est aussi l'opinion de de Jaurgain qui tout en contestant, non sans ironie, les identifications de L. Colas pour Summus et Imus Pyreneus, écrivait dans la Revue internationale des Etudes basques de Janvier mars 1914 : "Il s'agit de milles aquitains comme on en demeure d'accord aujourd'hui."



Cependant M. Albert Grenier qui a adopté les identifications de L. Colas et leur a donné droit de cité dans le Manuel d'Archéologie de Déchelette comme avait fait Bédier dans les Légendes épiques n'en demeure pas d'accord du tout, il repousse le mille aquitain qu'il appelle ibérique et à l'encontre de Colas et de de Jaurgain soutient avec C. Desjardins que pour les trois Gaules et pour la Germanie les distances, quoique indiquée en milles, étaient calculées en lieues gauloises.



Hippocrate dit oui et Gallien non ! S'il ne s'agit pas de milles romains de 1 481 mètres, s'agit-il en fin de compte de mille aquitain ou ibérique de 2 950 mètres en moyenne ou de lieue gauloise de 2 222 mètres ? La différence est d'importance ! Qui a raison d'Hippocrate ou de Gallien ?



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BUSTE EN MARBRE DE GALLIEN
MUSEE DU PALATIN



Eh ! bien ni l'un ni l'autre car c'est de mille romain qu’il s’agit, non pas seulement de Pampelune à Summus Pyreneus, mais encore de Summus Pyreneus jusqu'à Dax, comme c'est l’évidence même ! 



La distance en ligne droite jusqu’à Dax d’un point quelconque du parallèle d’Arnéguy pris dans la région de ce village, où nous avons vu que doit se trouver le Summus Pyreneus, et dont Château-Pignon est distant de 4 kilomètres, est de 69 à 70 kilomètres. Or la distance donnée par l’Itinéraire d’Antonin de Summus Pyreneus à Aquæ Tarbellicæ est de 56 M.P. soit en milles romains de 82 k. 900. 82 k. 900 de route pour 69 à 70 kilomètres à vol d’oiseau c’est parfaitement normal, tandis que 66 M.P. traduits en lieues gauloises donneraient 124 k. 432 ce qui est déjà inadmissible, et en milles aquitains 105 k. 150 ce qui serait effarant. 



Une voie romaine pour franchir 69 à 70 kilomètres à vol d’oiseau se serait déroulée sur 124 k. 432 et pire, sur 165k. 150 en pays très moyennement accidenté aurait été unique en son genre. 



Il est donc évident que c’est en milles romains que l’Itinéraire d’Antonin a indiqué les distances, non pas seulement de Pampelune à Summus Pyreneus, mais encore de Summus Pyreneus à Dax, comme il est évident qu'il a cessé d’user de cet étalon de mesure au au delà de Dax."



L’Itinéraire donne en effet pour la distance d'Aquæ Tarbellicæ à Bordigala 63 M.P. qui ne donneraient en milles romains que 93 k. 240 pour une distance à vol d’oiseau de Dax à Bordeaux de 130 kilomètres. C’est donc à partir et au delà de Dax en lieues gauloises qui donneraient exactement les 140 kilomètres de la route actuelle, ou en milles aquitains ou ibériques — grammatici certent  qu'il faut traduire les chiffres de l’Itinéraire ; mais c’est en milles romains que les distances ont été indiquées jusque là."



A suivre...




(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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