Libellés

dimanche 25 janvier 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 25 JANVIER 2026 CONVERSION DE PAUL ET SAINT PRIEST ET BIENHEUREUX HENRI SUSO - PAUL

 

PROVERBE DU 25 JANVIER 2026 (CONVERSION DE PAUL) (SAINT PRIEST) (BIENHEUREUX HENRI SUSO) (MANUEL) (PAUL).



CONVERSION DE PAUL : Saül, citoyen romain de langue grecque et d'origine juive, naît probablement à Tarse, en Sicile, au 1er siècle.



religion catholique saint sainte paul saül
25 JANVIER CONVERSION DE PAUL

Il se convertit sur le chemin de Damas et prend le nom de Paul. 

Avant sa conversion, Saül était un pharisien qui persécutait de manière violente ceux qui suivaient Jésus.

Sa conversion est présentée comme un miracle.

Il élargit la prédication évangélique bien au-delà des milieux israélites et est considéré à ce titre comme le deuxième fondateur du christianisme après le Christ lui-même.

Paul est un apôtre de Jésus-Christ, tout en ne faisant pas partie des "Douze".

Il fonde plusieurs Eglises, dans les années 40, dans le territoire de la Turquie actuelle et écrit de nombreuses lettres à ces nouvelles Eglises, ces écrits dites "épîtres pauliennes" étant les documents les plus anciens du christianisme.

Il meurt vers 67-68 à Rome.



religion catholique saint sainte paul
25 JANVIER SAINT PAUL


PRIEST : Priest de Clermont ou Priest d'Auvergne, aussi connu sous le nom de saint Projet naît vers 625 à Vézézoux (Haute-Loire).


religion catholique saint sainte priest
25 JANVIER SAINT PRIEST DE CLERMONT


C'est un évêque d'Auvergne au 7ème siècle.

Priest naît dans une famille romaine et il fait ses premières études chez les bénédictins à Issoire (Puy-de-Dôme).

En 665, Priest est nommé abbé du monastère de Chandoin.

La même année, il est nommé évêque de Clermont.

Durant son apostolat, il fonde des hôpitaux, des monastères et des églises.

Il est assassiné à Volvic (Puy-de-Dôme) le 25 janvier 676.

Il est honoré comme martyr et reconnu comme saint par l'Eglise catholique romaine.



HENRI SUSO : Henri Suso (Amandus ou Heinrich Seuse) naît vers 1296 à Constance ou Uberlingen (Saint-Empire romain germanique) et mort le 25 janvier 1366 à Ulm (Saint-Empire romain germanique), est un religieux prêtre dominicain catholique du 14ème siècle connu pour avoir répandu la mystique rhénane de Maître Eckhart avec Jean Tauler, son autre disciple.



religion catholique saint sainte henri suso
25 JANVIER HENRI SUSO



Il est béatifié et proclamé bienheureux le 22 avril 1831 et est liturgiquement célébré le 25 janvier de chaque année.



PAUL : "Paul" Israeldarrak erantsi zion bere izenari "Paulos" edo "Paulus". Latinetik "paulus", Txikia.


(...) Paulo - Latineko Paulus "txikia" hitzetik datorkigu. Erromatarren artean arrunt erabilia izan zen, baina zabalkunderik behinena done Paulo apostoluari zor zaio. Paulo Saul izenaz bataiatutako judua zen, erromatar hiritarra bazen ere (...)

(...). Kristauen etsai amorratua izan zen Damaskorako bidean Jainkoaren hitza entzun zuen arte : "Saul, Saul, Zergatik persegitzen nauzu?". Orduz geroztik kristoren fedea aldarrikatzen ibili zen eta kristautasuna juduak ez zirenei zabaltzen. 




Un décès du  25 janvier : Edmond Aman-Jean, pseudonyme d'Amand Edmond Jean et signant ses oeuvres Aman Jean.



france graveur peintre seurat verlaine
PEINTRE EDMOND AMAN-JEAN



Né le 13 novembre 1858 à Chevry-Cossigny (Seine-et-Marne) - Mort le 25 janvier 1936 à Paris 5ème arrondissement.

Edmond est un peintre, graveur et critique d'art français.

Il est l'élève d'Henri Lehmann à l'Ecole des beaux-arts de Paris, ainsi que le condisciple de Georges Seurat, avec lequel il partage un atelier.

Il se lie aussi avec les peintres symbolistes Alphonse Osbert et Alexandre Séon.

En 1886, il obtient une bourse de voyage et part en Italie pour étudier les primitifs avec Henri Martin et Ernest Laurent, ce qui renforce son goût pour les anciens et pour le décor.

Avec Seurat, Edmond travaille comme assistant à la réalisation du Le Bois sacré cher aux arts et aux muses de Puvis de Chavannes.

Proche des milieux littéraires symbolistes, il exécute un Portrait de Paul Verlaine, son ami jusqu'à la mort du poète en 1896.

Il expose aux deux premiers Salons de la Rose-Croix esthétique.

En octobre 1892, il épouse Thadée Jacquet, fille d'un préfet de l'Empire, elle-même peintre, qu'il représente dans plusieurs de ses tableaux, tout comme leurs deux enfants.

En juin 1899, Edmond rejoint la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs fondée par Gabriel Mourey.

Albert Besnard, en 1900, le fait nommer chevalier de la Légion d'honneur et il est promu au grade de commandeur en 1933.

En 1927, il fait partie du jury de la Palette française salon d'expositions.

Il meurt le 25 janvier 1936, à 77 ans.



Voici le proverbe du dimanche 25 janvier 2026 :



SEGURA : ASKO HIL ETA GUTXI ZERURA.

Segura : beaucoup de décédés, mais peu au paradis.




pais vasco antes iglesia guipuzcoa
EGLISE SEGURA GIPUZKOA
PAYS BASQUE D'ANTAN





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

UNE CAISSE LOCALE INCENDIE À ARANCOU EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1911

UNE CAISSE LOCALE INCENDIE À ARANCOU EN 1911.


Le 22 décembre 1840, est créée à Mions (Rhône) la première mutuelle agricole locale "incendie".



basses-pyrénées mutuelle incendie assurances
BLASON 64 ARANCOU
BASSE-NAVARRE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire L'Argus, le 5 février 1911 :



"Le but électoral et politique des Caisses locales.



Un journal des Basses-Pyrénées nous donne des détails sur la constitution d'une Caisse locale incendie à Arancou. Le but politique et électoral poursuivi par les promoteurs de ces Caisses n'avait jamais mieux transpiré.



Voici, en effet, en quels termes il est rendu compte de cette création :


"Dimanche, 22 janvier, M. Roger Malère, le sympathique directeur de la Fédération départementale Mutuelle-Incendie, s'est transporté à Arancou pour y faire une conférence en vue de la constitution d'une Caisse d'assurance mutuelle-incendie. Reçu avec un accueil cordial et béarnais par son compatriote et ami M. Etienne Laplace, instituteur de la commune, le distingué directeur de la Fédération, a tenu un nombreux auditoire de 40 propriétaires sous le charme de sa parole éloquente et persuasive pendant près d'une heure. A l'issue de cette concluante causerie, les braves électeurs d'Arancou l'ont soulignée de longs applaudissements frénétiques, et, sur l'heure, ils ont ainsi constitué leur bureau : président, M. Bordes, Dominique, maire ; Vice-président, M. Mamouret, J.-B., adjoint ; trésorier, M. Sallahart Calixte, conseiller municipal ; secrétaire, M. Castérés, Pierre, conseiller municipal ; membres : MM. Castérés, Jacques ; Mamouret, Victor ; Bordes, Pierre ; Lacau, Jean ; Bruno, Jean-Baptiste ; Lespiaucq, Arnaud ; Sallahart, Séverin.



Nous espérons et souhaitons vivement que le bel exemple donné par Arancou, Bergouey, Viellenave, sera suivi par les communes limitrophes, et toutes les localités, en somme. Les instituteurs du département, la plupart secrétaires de mairie, outre la noble mission d'éducateurs de l'enfance, ont aussi le devoir de stimuler la floraison, l'expansion de ces oeuvres mutualistes et démocratiques. Ils mériteront d'une République franchement laïque, et avec la certitude d'avoir un auxiliaire tel que M. Roger Malère, ils sont sûrs de suivre la voie du bien, du devoir et d'une unité sociale qui rapprochera les coeurs entre tous les citoyens !"



On se demande ce que vient faire la "laïcité" dans les questions d'assurances, comme si les Compagnies et les Mutuelles déjà existantes étaient des oeuvres confessionnelles !"



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/

N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!


samedi 24 janvier 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 24 JANVIER 2026 SAINT FRANÇOIS - ANTXIKO

 


PROVERBE DU 24 JANVIER 2026 (SAINT FRANÇOIS) (ANTXIKO).


FRANÇOIS : Fêté le 24 janvier, François de Sales naît en Savoie, au château de Sales, le 21 août 1567, dans une famille aisée. 



religion catholique saint sainte françois sales
24 JANVIER SAINT FRANCOIS DE SALES

Promis à une brillante carrière d'avocat, François s'en détourne pour être ordonné prêtre en 1593, en pleine guerre religieuse entre catholiques et protestants.

François reçoit l'évêché de Genève en 1602 mais ne peut y siéger en raison de l'opposition des Calvinistes. 

François poursuit néanmoins sa campagne de conversion dans la partie du Genevois devenue française.

François fonde l'ordre des Visitandines avec l'appui de Jeanne de Chantal, une Bussy-Rabutin de Dijon apparentée à Marie de Rabutin-Chantal, la future marquise de Sévigné.

François meurt le 28 décembre 1622 à Lyon.  

Homme d'écriture, François laisse une oeuvre importante qui témoigne de sa vision de la vie.

Ses publications comptent parmi les tout premiers journaux catholiques au monde.

François est proclamé saint et docteur de l'Eglise.

Il est, depuis 1923, le saint patron des journalistes et des écrivains.




religion catholique saint sainte françois sales
24 JANVIER SAINT FRANCOIS DE SALES


ANTXIKO : "Antso" tiki ala "Frantxisko"? Dena den, gaur "Frantses Saleseko apezpikuaren eguna : "Philotea" haren liburua euskarara itzuli zuen lehenik Sylvain Pouvreauk (1664) eta gero Joanes Haranederrek (1749).


ANTXIA : deitura ezaguna. El Francisco ote ? (Ikus Antxiko). 

ANTXIKO (Francisco) : Azkueren hiztegian agertzen da "liro" (triste) hitzean. Erronkariko Bidangozen jaso zuen : "Begiak liro zazkan atzo Peio-k, argi Antxiko-k" (Pedro tenia ayer tristes los ojos (...))





Une naissance du  24 janvier : Delphine Gay, épouse de Girardin.



écrivaine poétesse nouvelliste dramaturge salonnière journaliste france 19ème siècle
PORTRAIT DE DELPHINE DE GIRARDIN
PAR LOUIS HERSENT


Née le 24 janvier 1804 à Aix-la-Chapelle (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne) - Morte le 29 juin 1855 à Paris.

Delphine est une écrivaine, poétesse, nouvelliste, dramaturge, salonnière et journaliste française.

Elle a exercé une influence personnelle considérable dans la société littéraire de son époque.

Dans son salon à l'hôtel Marbeuf, se réunissent les grands écrivains de son temps, comme Théophile Gautier, Honoré de Balzac, Alfred de Musset, Victor Hugo, Lamartine ou George Sand.

Elle passe ses premières années et son adolescence à Aix-la-Chapelle, mais fait de fréquents séjours à Paris.

Delphine est élevée au sein d'une brillante société littéraire par sa mère Sophie, elle-même écrivaine et salonnière.

En 1822, sur rapport d'Abel Villemain, l'Académie Française lui décerne une mention particulière pour le poème, le Dévouement des soeurs de Sainte-Camille dans la peste de Barcelone.

En 1822, ses oeuvres et ses publications dans la presse connaissent un grand succès.

En 1824, elle publie des Essais poétiques et, en 1825, de Nouveaux Essais poétiques.

En 1824, Delphine rencontre Alfred de Vigny, marié, qui la courtise néanmoins.

En avril 1826, elle obtient de présenter son nouveau recueil de poésies au Roi, en audiences particulière et obtient une pension de 800 francs sur les fonds de la Liste civile.

Elle est au sommet de sa gloire, célèbre le couronnement de Charles X et s'auto proclame "Muse de la Patrie".

En octobre 1828, elle est nommée académicienne à Lyon.

En Italie, où elle va avec sa mère, Delphine rencontre Lamartine et l'éblouit.

En 1828, elle fréquente artistes et écrivains, le baron Gérard, Horace Vernet, Victor Schnetz ou Rességuier, Belmontet, Soulié, Latouche, Sainte-Beuve et surtout Balzac.

En 1830, elle est associée au triomphe et à la fortune de Victor Hugo

Avec le début de la monarchie de Juillet, à l'unisson des libéraux, elle écrit plusieurs poèmes.

En juin 1831, Delphine épouse Emile de Girardin, journaliste, homme d'affaires et homme politique français.

Le couple s'installe dans un hôtel particulier, dont elle ouvre, le mercredi, son salon à de très nombreuses personnalités, dont des écrivains.

En 1835, elle soutient sans succès son ami Hugo à l'Académie.

En 1836, elle arrête sa carrière poétique et s'oriente vers le journalisme, écrivant dans la Presse, journal appartenant à son mari.

Ses chroniques obtiennent un grand succès, racontant, semaine par semaine, l'histoire de Paris de 1836 à 1848, son époque avec ses moeurs, ses modes, ses folies, ses fêtes, ses soirées intimes, ses commérages, etc...

Delphine est la femme-journaliste la plus imaginative et la plus autoréflexive de son époque.

Elle écrit pour le théâtre, sans grand succès.

Lors de la révolution de 1848, elle attaque violemment le gouvernement provisoire, lui reprochant d'avoir accordé aux seuls hommes le suffrage universel récemment restauré.

Après les élections, qui voient Cavaignac et Lamartine battus à plate couture, elle renonce à sa collaboration à la presse, se consacrant uniquement au théâtre.

En 1853, Delphine se passionne pour le spiritisme.

En 1854, deux de ses pièces rencontrent un grand succès, à la Comédie-Française et au Gymnase.

En juin 1855, on lui diagnostique un cancer de l'estomac et elle meurt le 29 juin 1855, à 51 ans.




écrivaine poétesse nouvelliste dramaturge salonnière journaliste france 19ème siècle
DELPHINE DE GIRARDIN 1853



Voici le proverbe du samedi 24 janvier 2026 :


BEHA EZ DAGONA AITZINARA LERRA DAITE GIBELARA.

Celui qui ne regarde pas devant peut glisser en arrière.



pays basque boulangère âne
PORTEUSE DE PAIN
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

LE BATEAU L'"ÉCLAIR" DE BIDACHE À BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1949 (troisième et dernière partie)

LE BATEAU L'"ÉCLAIR" DE BIDACHE À BAYONNE.


Pendant 51 ans, ce bateau aura marqué l'histoire de la Bidouze et de l'Adour.




pays basque bateau adour bidouze bayonne bidache
DEBARCADERE DU BATEAU ECLAIR BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN

D'une longueur de 21 mètres et de 4 mètres de large au maître-bau, ce petit bateau à vapeur et à 

hélice avec cheminée rabattable, a été lancé, en 1893, à Langon (Gironde).

Avec une charge maximum de 10 tonnes, une jauge brute de 20 tonneaux, son tirant d'eau est de 

1,25 m en charge.

Son équipage de 3 hommes (pilote, chauffeur et mécanicien) a assuré, jusqu'en septembre 1948, 

avec une vitesse maximum de 8 noeuds, un service régulier entre Bayonne et Bidache ou 

Peyrehorade, les jours de marché, de passagers mais aussi d'animaux.




Voici ce que rapporta à ce sujet M. André Tournier dans le Bulletin de la Société des sciences, 

lettres & arts de Bayonne, en janvier 1949 :


"Le bateau l'"Eclair".


... Le mercredi, l'"Eclair" descendait de Bidache jusqu'au Cousté, puis remontait l'Adour et le Gave jusqu'à Peyrehorade.


Après avoir passé le pont de pierre du chemin de fer, le château Clérisse et la vieille église d'Hastingues, la navigation devenait parfois difficile aux basses-eaux. Les passagers étaient alors priés de se rassembler à l'avant pour décharger l'arrière ; on avançait prudemment, à vitesse très réduite, en sondant le chenal à l'aide d'une longue gaffe, ce qui n'empêchait pas de talonner parfois sérieusement sur les bancs de graviers.



pays basque bateau adour bidouze bayonne bidache
VUE GENERALE 40 HASTINGUES
LANDES D'ANTAN



Le soir, on quittait Peyrehorade en même temps que des gabarres pleines de veaux qui pleuraient leur mère ou de cochons grognants.


Le bateau assurait aussi des services supplémentaires : le dimanche pour les courses de taureaux ou de chevaux ou pour des occasions exceptionnelles, comme le passage de Poincaré à Bayonne.



pays basque autrefois président république
POINCARE A BAYONNE EN 1913
PAYS BASQUE D'ANTAN

Il était, de plus, fréquemment loué pour des excursions en groupe, des fêtes sur l'eau... Dans ces grandes occasions, il s'avançait tout pavoisé, orné de verdure et même d'hortensias en pots. Les chants et les flonflons étaient scandés par le battement de son piston et les invectives jaillissaient à l'adresse des badauds qui le contemplaient des rives. Pour la fête de Bidache, qui a lieu le dernier dimanche de juillet, le bateau descendait dès le samedi à Bayonne chercher les invités et un orchestre. Tout Bidache allait l'attendre au port, et c'est au son d'une marche entraînante que l'on remontait en groupe compact la côte jusqu'à la place du village.


D'autres fois, la fête prenait un aspect plus mondain et les instruments à cordes remplaçaient les cuivres ; et l'on voyait des domestiques stylés servir les invités sur le stables fixées à demeure sur le toit des deux salons, parées en cette occasion de nappes blanches et de bouquets de fleurs.


Le roi d'Angleterre, Edouard VII lui-même, fit, le 22 mars 1907, une excursion jusqu'à Bidache, ainsi que le raconte en ces termes "Le Courrier de Bayonne" de cette date :


Edouard VII à Biarritz.


"Le roi s'est embarqué ce matin, à midi quinze, sur l'"Eclair", le petit bateau à vapeur qui fait le service entre Bayonne et Bidache.


Quelques curieux, groupés sur le quai, attendaient le souverain, qui est bientôt arrivé en automobile, accompagné de plusieurs invités. L'embarcation, décorée avec goût de draperies rouges et de fleurs, était confortablement aménagée, ce qui a permis aux touristes de jouir sans fatigue de ce joli voyage sur l'Adour.


Il est probable qu'ils reviendront à Biarritz vers 6 heures, car le souverain est invité ce soir par la duchesse de Manchester au restaurant Ritz du casino municipal."



pays basque bateau adour bidouze bayonne bidache
RESTAUARANT RITZ BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN


Ce que "Le Courrier" ne dit pas, c'est qu'un repas fut servi aux voyageurs sur la terrasse du château de Bidache, à moins que ce ne soit au cours d'un autre voyage, car on m'a affirmé à Bidache que le roi avait fait deux années de suite cette agréable promenade.


On vient de me dire que le roi Oscar de Suède fit la même excursion lors de son passage à Biarritz.



pays basque bateau adour bidouze bayonne bidache
ROI OSCAR DE SUEDE


Je ne saurais affirmer que l'"Eclair" ait passé parfois la barre pour aller jusqu'à Biarritz ou même Saint-Sébastien, pour assister à des régates. Il n'était qu'un bateau d'eau douce peu fait pour affronter les lames de la mer.


Il avait fait cependant, une fois dans sa vie, le grand voyage de la Garonne, où il avait été construit, à l'Adour, où il devait vivre, déjà piloté par Paulin Suhas. On racontait qu'une partie de ce voyage s'étant faite de nuit, le pilote, par crainte d'un échouage, avait trop obliqué vers le large et qu'il avait vu, le matin, le soleil se lever en poupe. Il cinglait droit vers l'Amérique ! Que faire, sinon virer immédiatement de bord et foncer dans le soleil jusqu'au moment où apparaîtraient les dunes et les pins de la côte des Landes ? Que l'on n'aille pas croire, cependant, qu'il n'y a jamais de vagues sur l'Adour ! J'ai connu des gens qui, par jour de tempête, avaient bel et bien le mal de mer, en eau douce, et j'ai vu des gabares, un peu trop chargées de pierres peut-être, aller par le fond par gros temps... Il y a aussi des brouillards denses ; il y a aussi les fortes crues dont certaines empêchaient l'"Eclair" de passer sous les ponts, quoique sa cheminée télescopique put être rentrée au ras du toit.


Mais, bien qu'il fût toujours alerte et en bonne santé mécanique, le pauvre "Eclair", financièrement, n'a jamais battu que d'une aile. La compagnie qui l'avait acquis avait été fondée à l'aide de souscriptions des riverains qui, heureusement pour eux, avaient envisagé, bien plus qu'un bon placement, la création d'une ligne de navigation qui desservait leurs propriétés.


Les actionnaires avaient risqué chacun 2 000 francs, somme qui nous semble insignifiante aujourd'hui, mais qui, alors, représentait quelque chose... mettons une douzaine de vaches. Je crois qu'ils n'en revirent jamais un sou ; ils n'avaient même pas de réduction sur le prix du passage. Ce ne fut qu'une sorte d'avance amortie par le nombre important de voyages qu'ils firent, ainsi que leurs familles. Toutefois, après le départ de mon père pour Paris, en 1899, l'affaire marcha tant bien que mal jusqu'en 1914, sous la direction de M. Laval.


Alors l'"Eclair", comme tout bon Français, prit du service et navigua pour le compte de l'Amirauté britannique. Cependant, son action dans la conduite de la guerre fut bien modeste : il ne fut attaqué par aucun sous-marin et se borna à remorquer des transports de poteaux de mines.


Après cette première tourmente, il fut tacheté par un certain Sabarots. Il reprit son rôle d'avant-guerre ; pas pour longtemps, hélas ! car, pris un jour dans un brouillard aussi dense que le fog de Londres, il s'échoua dangereusement à quelques milles en amont de Bayonne. Le pauvre Sabarots ne se remit pas du tout de ce naufrage et l'"Eclair" pas trop bien.


Sorti à grand peine de sa mauvaise position avec l'aide de nombreuses paires de boeufs, il devint en 1920 la propriété de M. Labarrère, carrier à Guiche, et ne fut plus qu'un remorqueur de gabares chargées de calcaire à destination de la soudière de Mouguerre ou des hauts fourneaux du Boucau.


Les Allemands, pendant l'occupation, le laissèrent tranquille. Il ne fut pas souillé par le pavillon à croix gammée. Son exploitant avait pris, paraît-il, ses précautions pour qu'il restât libre. Il dut servir à passer dans ses flancs pas mal de gens et marchandises, puisqu'on l'avait baptisé, m'a-t-on dit, le "Forceur de Blocus", titre qui me semble un peu exagéré.


Les Allemands partis, il continua encore quelque temps son trafic, devenu trop onéreux par suite de la rareté et de la mauvaise qualité du combustible. Et puis, il était devenu trop vieux et bien fatigué. A partir de 1947, il ne bougea plus de son port d'attache, un peu en amont du pont joignant Guiche à Sames. De tous ses anciens embarcadères, il ne restait plus que des moignons de pieux pourris.



pays basque bateau adour bidouze bayonne bidache
PORT DE GUICHE ET BIDOUZE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Au cours d'un dernier voyage, le 22 septembre 1948, il descendit l'Adour par ses propres moyens, pavillon haut, et faisant entendre une dernière fois sa sirène, accompagné tout au long du parcours par les regrets fervents des populations riveraines, qui avaient bénéficié jadis de ses inappréciables services.


Il est maintenant démonté, découpé au chalumeau. Pauvre "Eclair" ! Avec lui a disparu toute une époque. Les temps ont changé : la batellerie se meurt dans le bassin de l'Adour : plus de tilholes, plus de chalands descendant les nasses de la Nive, plus de galupes à fond plat venant d'au-delà de Dax. Plus de trains de bois descendant lentement au fil de l'eau, plus de halage à la cirgue, avec des mulets que les bateliers appelaient à leur aide, en soufflant dans des conques marines, tels des tritons ; plus de bateaux couverts, plus de grandes voiles carrées, plus de gabariers musclés, ramant comme des galériens et buvant pour se donner force et courage, maintes "tasses" de vin dans les auberges échelonnées sur le chemin de halage. La pinasse à moteur "A tout ha" qui "faisait", d'Urt, le marché de Peyrehorade, a disparu de la circulation. Le camion automobile, qui va de porte à porte et économise les chargements et les déchargements onéreux, accapare maintenant le trafic des marchandises comme l'autocar et l'auto particulière drainent celui des voyageurs.


Quelques très grosses gabares à moteur suffisent maintenant pour le transport des pierres des carrières et du gravier des gaves. Les rives aussi se dépeuplent. La terre se meurt, ainsi que l'eau, justement parce que, faute d'entretien des digues et des fossés, elle est envahie par l'eau qui cesse d'être vivifiante et ne produit plus qu'une végétation de plantes aquatiques, vergnes, joncs et queues de renard.



pays basque bateau adour bidouze bayonne bidache
GABARRE 40 DAX 1912
LANDES D'ANTAN


Les châtelains ont tendance à négliger et à délaisser leurs résidences d'été, au bord de l'Adour, autrefois si gaies et si bien entretenues. Les goûts ont d'ailleurs changé, tandis que l'argent changeait de poche. C'est le progrès, diront certains !


De l'"Eclair", il ne restera, en bonne place au Musée Basque, que sa figure de proue, monstre bizarre de métal, tenant du coq et du poisson, que M. le Commandant Boissel a eu l'heureuse et louable initiative de demander à M. Linage, dont les ouvriers ont découpé la carcasse de notre vieil et regretté ami, le bateau de Bidache."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)











Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :


https://paysbasqueavant.blogspot.com/

N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

vendredi 23 janvier 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 23 JANVIER 2026 SAINT BARNARD - ONEKA

 


PROVERBE DU 23 JANVIER 2026 (SAINT BARNARD) (ONEKA).


BARNARD : Barnard de Romans naît en 778 à Izemore, près de Nantua, dans l'Ain, dans une famille puissante et noble.




religion catholique saint sainte barnard
23 JANVIER SAINT BARNARD

Barnard se marie à 18 ans avec une jeune fille issue d'une riche famille.

Barnard s'engage en 797 dans l'armée de Charlemagne.

Après 7 ans de mariage, en 803, Barnard quitte sa femme et ses enfants, il se retire au monastère d'Ambronay, dans la Bresse.

En 810, Barnard devient archevêque de Vienne , dans l'Isère et il le restera jusqu'en 841.

En 838, Barnard se fait construire une abbaye bénédictine, au bord de l'Isère, à Romans.

Barnard meurt le 22 janvier 841.

Barnard sera canonisé en 944.




ONEKA : Nafarroako izen zaharra. Toda erreginaren ama.

Erdi Aroko euskal izen usua, Eneko-ren femeninoa. Nafarroako Antso Gartzeitz erregearen alaba bat honela deitzen zen. Lehen aldiz Iruñean aurkitu dugu ; hemen Gomiç Sugaharra zeritzan gizon baten Oneca emaztea ageri da (...)

(...), 1024. urtean. Maizko izena izan zen Nafarroako errege-erreginen lehenengo leinuan. 

Aldaerak : Eneka eta Nekoitza. 

Eneka : Erdi Aroko Oneka euskal izenaren aldaera. Iruñeko Orti Gartzeitz (882-905) printzearen eta Auriaren alaba bakarra honela deitzen zen. 1096an Eneca Azenari agertzen da erresuma zaharreko hiriburuan. Aldaerak : Nekoitza eta Oneka.



Un décès du 23 janvier : Ferdinand II d'Aragon dit le Catholique.



roi aragon castille catholique isabelle 15ème 16ème siècle
PORTRAIT DE FERDINAND LE CATHOLIQUE
PAR MICHEL SITTOW



Né le 10 mai 1452 à Sos (Aragon, Espagne) - Mort le 23 janvier 1516 à Madrigalejo (Castille, Espagne).

Ferdinand est, roi de Castille et Léon de 1474 à 1504 (sous le nom de Ferdinand V), puis par mariage, en 1469, avec Isabelle 1ère de Castille, roi d'Aragon, de Valence, de Majorque, de Sardaigne et de Sicile et comte de Barcelone de 1479 à 1516, comte de Roussillon et de Cerdagne de 1493 à 1516, et enfin roi de Naples en 1503.

Il forme avec Isabelle de Castille le couple des Rois catholiques d'Espagne, titre qui leur est attribué en 1496 par le pape valencien Alexandre VI Borgia. 

Avec Isabelle, il aura cinq enfants.

Durant leurs règnes, deux événements majeurs de l'histoire de l'Europe : la conquête du royaume de Grenade, entre 1482 et le 2 janvier 1492, fin de la Reconquista, commencée au Xe siècle ; l'arrivée des Espagnols dans le Nouveau Monde, à la suite du voyage de Christophe Colomb jusqu'aux Caraïbes en octobre 1492.

A la mort d'Isabelle, le 26 novembre 1504, Ferdinand devient régent de Castille, au nom de son fils Charles.

Il élève l'Espagne au plus haut point de puissance, agrandit la puissance royale, abaisse la haute noblesse et rend aux lois toute leur force ; en outre, il mérite le surnom de Catholique par son ardeur à combattre les Infidèles ; mais on lui reproche sa versatilité et sa fourberie, qui lui valent aussi le surnom de Rusé : il se joue de la bonne foi de Charles VIII et de Louis XII, se montrant tantôt leur allié et tantôt leur ennemi.

Il meurt le 23 janvier 1516, à 63 ans.



roi aragon castille catholique isabelle 15ème 16ème siècle
PORTRAIT DE FERDINAND II LE CATHOLIQUE
PAR JOACHIN DOMINGUEZ BECQUER



Voici le proverbe du vendredi 23 janvier 2026 :



GUTI EDATEA ETA GUTI SINESTEA DA ZUHURRAREN EGITEA.

Peu boire et peu croire, c'est l'attitude du sage.


boisson bourgogne regrets eternels
BOISSON BOURGOGNE




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!