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jeudi 24 septembre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 24 SEPTEMBRE 2026 SAINTE THÈCLE ET SAINT SILOUANE - ESKARNE

 

PROVERBE DU 24 SEPTEMBRE 2026 (SAINTE THÈCLE) (SAINT SILOUANE) (ANATOLE) (MERCEDES) (ESKARNE).


THÈCLE : Thècle d'Iconium ou sainte Thècle fut martyrisée avec 4 compagnes, au 1er siècle, près de la ville de Mossoul, au Nord de l'Irak actuel.



religion catholique saint sainte thecle
24 SEPTEMBRE SAINTE THECLE D'ICONIUM


Les Pères de l'Eglise l'appellent - Femme Apostolique - Fille Aimée de Saint Paul - et Protomartyre.

Thècle appartenait à une riche famille païenne d'Iconium et c'est la visite de Saint Paul dans cette ville qui la fit se convertir au christianisme.

Dénoncée, Thècle fut emprisonnée et condamnée à être brûlée vive.

Un miracle se produisit alors que Thècle était sur le bûcher, le brasier s'éteignant. Libérée, elle rejoignit Saint Paul à Antioche.

Une deuxième fois dénoncée, Thècle fut condamnée à être livrée aux fauves mais de nouveau un miracle eut lieu, les fauves ne voulant pas d'elle.

Une nouvelle fois libérée, Thècle rejoignit à Myre, en Anatolie, où selon une légende elle vécut jusqu'à l'âge de 80 ans, priant, jeûnant et faisant de nombreux miracles.

Thècle est la Sainte patronne de Tarragone, en Catalogne.

Thècle est invoquée par les paralysés et les agonisants et protège des incendies.




religion catholique saint sainte thecle
24 SEPTEMBRE SAINTE THECLE D'ICONIUM


SILOUANE : Syméon Antonov, connu sous son nom de religion de Silouane de l'Athos ou Silouane l'Athonite.


religion catholique saint sainte silouane
24 SEPTEMBRE SAINT SILOUANE DE L'ATHOS


Né en 1866 à Chovskoïé (Tambov, Russie) - Mort le 24 septembre 1938 au mont Athos (Grèce).

Syméon est un moine russe, saint de l'Eglise orthodoxe, qui a vécu au monastère Saint-Panteleimon du mont Athos de 1892 à 1938.

Syméon est, avec saint Séraphin de Sarov, un des saint russes les plus connus.

Les parents de Syméon sont des chrétiens orthodoxes pieux.

Dès 4 ans, il décide que lorsqu'il sera adulte, "il ira chercher Dieu".

A l'âge adulte, c'est un robuste charpentier, doté d'une vigueur peu commune et affligé d'un caractère violent et querelleur.

Vers la fin de son service militaire, il se rend à Kronstadt, pour recevoir la bénédiction du Père Jean de Cronstadt, canonisé par la suite.

En 1892, il arrive au monastère Saint-Pantéleimon, en Grèce, où il va rester 46 ans, laissant une grande place à la prière.

Syméon meurt le 11 septembre 1938, à 71 ans.

Il est canonisé le 26 novembre 1987 par le patriarche de Constantinople.





ESKARNE : Gaztelaniazko "Mercedes"etik.

Deun-ixendegi euzkotarra lanean gaztelaniazko Mercedes izenarentzat proposatzen den euskal forma. 1218an San Pedro Nolascok mairuen gatibu zeuden kristauak salbatzeko ordena sortu zuen Bartzelonan, era honetan Andre Mariaren agindua betetzearren. Ama Birjina honenganako jaiera 1696tik aurrera hedatu zen. Santuaren eguna irailaren 24an da. Aldaera : Mesede. Baliokidea : Mercedes (es).





Un décès du 24 septembre Louis Gustave Fortuné Ratisbonne.



homme lettres france critique journaliste vigny
PHOTO DE LOUIS RATISBONNE 
PAR NADAR



Né le 29 juillet 1827 à Strasbourg (Bas-Rhin) - Mort le 24 septembre 1900 à Paris 6ème arrondissement.

Louis est un homme de lettres, journaliste et critique littéraire français.

Fils d'un banquier, il suit ses études dans sa ville natale puis au lycée Henri-IV à Paris, où il obtient le prix d'honneur de philosophie au concours général.

Il est reçu licencié ès lettres.

Nommé auditeur au Conseil d'Etat en 1851, il préfère donner sa démission après le coup d'Etat du 2 décembre plutôt que de prêter serment.

S'occupant alors de littératures, Louis devient rédacteur au Journal des Débats de 1853 à 1876.

Il collabore également à L'Evénement, au Magasin d'éducation et de récréation, à La Revue contemporaine, à la Revue des Deux Mondes, à L'Opinion nationale, au XIXe siècle et Parnasse contemporain.

Il épouse en mai 1856 Marie Madeleine Alexandrine O'Donoghue, avec laquelle il aura 6 enfants.

Il devient bibliothécaire du palais de Fontainebleau en 1871, de la bibliothèque du Luxembourg en 1873, puis du Sénat en 1876.

Le travail le plus important de Louis est une traduction en vers de La Divine Comédie, dans laquelle l'original est rendu en français tercet par tercet.

L'Enfer (1852), Le Purgatoire (1857) et Le Paradis (1859) reçurent le Prix Bordin de l'Académie française en 1860.

Il est aussi, sous le pseudonyme de "Trim", l'auteur de quelques fables et de poésies destinées aux enfants : La Comédie enfantine (1860), Les Figures jeunes (1865) et d'autres.

Il a été l'exécuteur testamentaire littéraire d'Alfred de Vigny, dont il a publié Les Destinées (1864) et le Journal d'un poète (1867).

Louis meurt le 24 septembre 1900, à 73 ans.



homme lettres france critique journaliste vigny
PORTRAIT DE LOUIS RATISBONNE
PAR ARY SCHEFFER



Voici le proverbe du jeudi 24 septembre 2026 :


MALTZURRAK DIRUA, ZUHURRAK JAKITURIA.

Au roublard l'argent, au sage la culture.




pays basque autrefois basse navarre
UN BONJOUR DE GARRIS BIEN SAGE






(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/ et http://www.1oeuvre-1histoire.com/sainte-thecle.html)





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L'ASSASSINAT D'ITXASSOU EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN AVRIL 1926 (deuxième partie)

 

L'ASSASSINAT D'ITXASSOU EN 1926.


En avril 1926, un assassinat a lieu sur la route de Cambo à Itxassou.




pays basque labourd crime faits divers
ROUTE DU PAS-DE-ROLAND ITXASSOU 1926
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le Patriote des Pyrénées, le 19 novembre 1926 :



"Cour d'Assises.

L’Assassinat d’Itxassou.

Audience du 17 Novembre (suite) 



Les témoins.



J.B. Bastide, maréchal des logis à Espelette, informé du meurtre, procéda à l’enquête. Il découvrit la victime, puis l’instrument du meurtre. On trouva sur Bessonart trois billets de 10 fr. ; sur la bicyclette des traces de sang furent relevées. Le lendemain Bessonart, malgré ses dénégations, était mis sous mandat de dépôt.  



Le témoin considère l'accusé comme un travailleur modeste, un peu simple d’esprit, et déclare qu’il n'avait jamais eu à s’occuper de lui.



Une discussion s'élève au sujet du piquet, arme du meurtre, entre l'accusation et la défense ; le témoin précise que celui qui lui est présenté, portait des tâches de sang et des cheveux attachés. 



— M. de Luzaret, médecin légiste à Bayonne, a pratiqué l’autopsie du cadavre et en donne le résultat. Il a relevé une plaie contuse de la main droite, une écorchure au front et au nez, trois côtes fracturées, mais surtout de graves blessures à la partie latérale du front, ces dernières ayant entraîné la mort. Le meurtre a dû être commis deux ou trois heures après le repas.



La victime aurait été assaillie par derrière, puis violemment frappée avec un instrument contondant et transportée dans le fossé car les trois fractures de côtes rendaient impossible tout mouvement à Elgard pour s'y traîner.



— M. le docteur Dotézac, de Cambo, a été appelé, le soir même du crime, à la requête de M. le Maire d’Itxassou, pour examiner le blessé qu'il a trouvé dans un état voisin du coma ; il lui a fait des piqûres. Il connaissait Elgard comme un homme fort, vigoureux, robuste, d'un caractère taciturne, d’une intelligence pas très développée. 



— M. Collin, juge de Paix à Espelette, ayant été avisé le Dimanche de Pâques qu’un homme avait été gravement blessé sur la route de Cambo à Itxassou, s’est transporté sur les lieux et a fait la première enquête. Le magistrat a relevé des traces de sang dans le sol, dans un petit bois un pieu avec des tâches suspectes, des tâches de sang sur la bicyclette qu’avait Bessonart pour se rendre à Cambo, et sur des billets trouvés en sa possession. Il a pressé de questions l'accusé, n’a pu obtenir le moindre aveu celui répétant sans cesse :  "Non, non, ce n’est pas moi, je ne suis pas capable de faire cela."



— M. le docteur Gil, médecin chef à l’asile des aliénés de Pau, a visité Bessonart et a constaté quelques anomalies légères, une certaine débilité mentale et des troubles caractéristiques tendant au mensonge. Il estime qu’il doit y avoir une légère atténuation de la responsabilité.



— Pierre Amestoy, garde particulier à Cambo, était en tournée le dimanche de Pâques vers 3 h. 1/2 du matin, quand il entendit des plaintes s’élever d'un fossé. S’étant approché, il trouva un homme étendu dans le fossé, à demi couché contre le talus qui disait : "J'ai froid, donnez-moi des couvertures". Croyant avoir affaire à un homme ivre, il ne s’arrêta pas davantage.



— M. Iribarne, cultivateur à Itxassou, est le propriétaire de la maison Ségura-Borda, voisine du lieu du meurtre. On est allé chez lui le dimanche à 5 heures du matin, pour demander un cordial pour un blessé. Il n’en avait pas. On a transporté ce blessé dans sa grange et il a reconnu Elgard auquel il a adressé des questions sans obtenir de réponse. Le témoin est allé avertir M. le Maire d’Itxassou et a transporté, en voiture, le blessé à son domicile à Halsou.


— Mme Victorine Berrouet, couturière à Itxassou, a connu la victime qui travaillait quelque fois pour elle. C’est chez elle qu'il se rendait la veille de Pâques. Le témoin déclare qu'Elgard était très bon, qu’il n’était pas content de sa famille et qu’il allait la quitter. Il s’est plaint de tout le monde, particulièrement de son neveu.



— Mme Galçadet, repasseuse à Itxassou, cousine d'Elgard, apprit le jour de Pâques, en arrivant de la messe, que son cousin avait été grièvement blessé. Elle alla le voir, trouva M. le Maire qui demanda au blessé s’il le reconnaissait. Il répondit : "Oui", mais il n'a jamais voulu dire ce qui lui était arrivé. Il poussait de temps en temps ce cri : Misérable !... Misérable !"



— M. Jean Milhé, jardinier à Cambo, a employé Elgard pendant quelque temps et Bessonart pendant trois jours.



— M. Dominique Matchicoté, d’Itxassou, a acheté en février, un cheval à Elgard pour 1 150 francs, somme qu’il lui a payée. 



— M. Bertrand Etchart, aubergiste à Halsou, a occupé la victime chez lui, avant les Rameaux, pour tailler la vigne. 



— Après l'audition de ce témoin, entre la femme de l’accusé, tenant en ses bras un bébé de un an. Elle ne croit pas son mari capable d’avoir commis le crime. 


"Pierre n’est pas méchant, seulement il faut qu’il suive son idée ; quand il est en colère, il ne faut pas le toucher."


Le témoin va se retirer, mais le père veut embrasser son enfant. Me Delmas le lui fait passer ; la mère part en sanglots. Cette très courte scène émeut l’assistance. 



— M. Baptiste Tolédo, débitant à Halsou, a vu chez lui Bessonart avec deux ou trois jeunes gens. Il n’a fait l'objet d’aucune remarque. Il a employé Elgard chez lui, trois jours et demi, pendant la semaine des Rameaux.



— M. Michel Péry, journalier à Halsou, rentrait du travail, la veille de Pâques, lorsqu'il a entendu une dispute dans la maison Hola. La voix qui dominait était celle d'Elgard ; il n’a pu distinguer l’autre. 



— Mme Jeanne Mandachen, blanchisseuse à Halsou, dit que son mari lui a parlé d'une dispute dans la maison Hola.



— M. Lelarge, crémier à Halsou ; Mme Adrienne Cléneau, commerçante à Biarritz, mais habitant Halsou, revenaient le samedi saint de Biarritz, lorsque, à mi-chemin de la gare et de leur habitation, ils rencontrèrent Elgard, auquel ils dirent "Bonsoir". Celui-ci leur répondit. Cinquante mètres en arrière était Bessonart, qui ne dit rien. Il était 19 h. 45 environ. 



— Le jeune Robert Marcel, 13 ans, a été placé par l’Assistance Publique chez M. Lelarge. Il revenait de la gare avec son patron et Mme Cléneau, quand il a rencontré Elgard et, en arrière, Bessonart, une badine à la main. 


L'accusé nie cependant avoir rien eu en mains à ce moment. 



— Guillaume Etchart, 13 ans, écolier à Halsou, a vu également ce soir-là Elgard qui lui a dit : "Adieu, petit", et plus loin Bessonart. 



— Mme Marie Barnetche, cultivatrice à Itxassou, rentrait la veille de Pâques de Cambo à Itxassou. Elle a vu Bessonart au bord de la route, à l’entrée de la nuit, se cachant la figure et tenant une bicyclette à la main.



— Alexandre Ithurret, cultivateur à Itxassou, et Paul Bidegain, cultivateur à Cambo, ont, le samedi veille de Pâques, vu Bessonart descendre en bicyclette la côte qui se trouve en face le Trinquet de Cambo. 


L’accusé nie, les témoins sont affirmatifs. 



— M. Pierre Harburu, commissaire de police mobile à Bordeaux, a été chargé de l’enquête. Il a vu le cadavre : la tête était fracassée, trois côtes enfoncées. Le témoin fait connaître les résultats de son enquête, comment il a découvert un vol d'une tondeuse commis par Bessonart, comment, à la maison d'arrêt de Pau, où il s’était rendu en vertu d’une Commission rogatoire, en parlant basque à Bessonart, il avait reçu les aveux complets de celui-ci sur le meurtre. Les renseignements de moralité ne sont pas des meilleurs. 



— M. Saint-Jean, coiffeur et marchand de cycles à Cambo, a été volé d’une tondeuse par Bessonart. De plus, celui-ci lui avait acheté une bicyclette dont il devait prendre livraison le jour où il a été arrêté. 



— M. J.-P. Labarrère, chef de brigade de gendarmerie à Ustarits, tienne les renseignements suivants sur l’inculpé : 


"Il a une conduite déplorable, ne travaille pas. Il l’a arrêté une fois pour vol. Bessonart étant soldat, avait obtenu une permission de 24 heures ; il ne rejoignit pas son corps, on dut l’y amener après 6 jours d'absence. A la suite d’une autre permission, il ne rejoignit pas non plus son corps, le 18e R. I., il fut arrêté à Ustaritz pour désertion. Dans sa jeunesse, Bessonart quittait souvent ses parents".


Quant à Laurent Elgard, c’était un simple d’esprit ; c’est lui qui travaillait pour la maison Hola. 



— M. Marcel Audibert, pharmacien à Bayonne, a procédé à l'examen de la bicyclette et des vêtements appartenant à Bessonart pour déterminer la nature du sang qu’ils portaient. Voici le résultat de cet examen : chemise, pas de taches ; veste, pantalon : taches suspectes, pas de sang ; sandales : du sang, mais on n’a pu déterminer s’il s’agit de sang humain. Bicyclette : deux taches de sang, l’une sur le cadre, l’autre sur la jante de la roue avant, sang humain.  



Les dépositions sont terminées. Il est 19 h. 45. La Cour lève l'audience et renvoie le réquisitoire et la plaidoirie à aujourd'hui, à 13 heures. 



Audience de Jeudi après-midi.


L’audience est ouverte à 13 h. 15.



M. le Président questionne l’accusé sur divers points des témoignages. 



M. le Président. — Reconnaissez-vous être sorti le samedi soir de chez vous à bicyclette, après 20 heures, et que vous avez été vu vous cachant la figure et tenant votre bicyclette à la main. 



L’accusé. — Je le nie formellement.



M. le Président. — Deux témoins vous ont vu à bicyclette, à Cambo, descendre la côte Sallagoïty.



L’accusé. — Oui, ils m’ont vu, mais j’étais à pied, mais non à bicyclette. Je ne suis pas obligé de vous dire que j’étais à bicyclette, puisque je n’étais pas à bicyclette. 



M. le Président. — Avez-vous volé une tondeuse chez M. St-Jean, de Cambo ?



L’accusé. — Oui, monsieur le Président. 



M. le Président. — Avez-vous eu une discussion dans la maison Hola avec votre oncle ?



L’accusé. — Non, monsieur le Président, j’ai même aidé à décharger le foin. 



Le témoin Borda, de Cambo, n’ayant pas été touché par l'assignation, l'accusation et la défense renoncent, d'un commun accord, à entendre ce témoin.



Le réquisitoire.



M. l’avocat général appelle "crime de grand'route" l'acte commis par Bessonart ; crime pareil à celui des Eaux-Bonnes qui  a été jugé ; crime pareil à celui de Puyoo qui sera jugé dans trois mois ; crime analogue à celui commis à Soeix, où le neveu tua l’oncle, et le vola ; affaire jugée. 


"Il faut assurer la protection des campagnes, et voir l’affaire de ce jour dans ce sens..."



M. l’avocat général parle d’abord du certificat du médecin aliéniste, le réfute ; la responsabilité ne doit pas être atténuée. 


"Qu'est  Bessonart ? Un voleur, déjà condamné à deux mois de prison." 



Il repousse les allégations de l'accusé et celles de certains membres de sa famille dont les dépositions ont constamment varié au cours de l’instruction. 



Il "épluche" le crime lui-même, tous les faits dévoilés par l’instruction, les témoignages. "Tout cela n’est pas de roman-feuilleton...


Dans les faits exposés, il y a préméditation, guet-apens, tout qu’il faut pour un assassinat voulu. MM. les jurés devront retenir tout cela pour déclarer qu’il existe des circonstances aggravantes. 


Tenez Bessonart pour responsable, il faut assurer une protection efficace, nécessaire. A des situations extrêmes il faut des peines extrêmes. Vous répondrez "oui" à toutes les questions.


Y a-t-il des circonstances atténuantes à accorder ? en bon français, cela veut dire "y a-t-il une tête à sauver ?"


Messieurs les jurés, j'ai, hier soir, déchiré la dernière feuille de mon réquisitoire, c'est pour un petit bébé que je l'ai fait. Pour ce bébé qui un jour remplacera l'oncle tué, pour lui seul, je vous demande la vie de cet homme, mais rien de plus..." 



L’audience continue."




A suivre...



(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




 



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mercredi 23 septembre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 23 SEPTEMBRE 2026 AUTOMNE - SAINT CONSTANT - IRRINTZI

 


PROVERBE DU 23 SEPTEMBRE 2026 (AUTOMNE) (SAINT CONSTANT) (SOLÈNE) (IRRINTZI).


CONSTANT : Sacristain de l'église Saint-Etienne d'Ancône, en Italie, au 5ème siècle, Constant se trouva à court d'huile pour allumer les lampes du choeur.




religion catholique saint sainte constant ancône
23 SEPTEMBRE SAINT CONSTANT D'ANCÔNE

Confiant en la toute-puissance du Christ, Constant utilisa de l'eau à la place... et les lampes auraient alors brillé comme si de rien n'était !

Constant vivait modestement et, par sa foi "à transporter les montagnes", il accomplissait des miracles.

Le pape saint Grégoire le Grand le considérait comme un saint.

Les reliques de saint Constant sont vénérées à Venise.



AUTOMNE : Cette année l'automne commence aujourd'hui, mercredi 23 septembre 2026 à 02h 05mn.

L'automne est l'une des 4 saisons de l'année dans les zones tempérées.

L'automne suit l'été et précède l'hiver.

Dans l'hémisphère nord, l'automne se situe entre le 3ème et le dernier trimestre de l'année ; dans l'hémisphère sud, il se situe entre le 1er et le 2ème trimestre de l'année.

L'automne se caractérise par une baisse progressive des températures et un délai de plus en plus court entre le lever et le coucher du soleil.

Cette saison est notamment marquée par un temps devenant progressivement plus nuageux, pluvieux et venteux, parfois neigeux en fin de saison.

Mais l'automne peut encore donner de belles journées ensoleillées et douces notamment en début de saison.

Plus tard dans la saison, jusqu'à la mi-novembre dans l'hémisphère nord ou jusqu'à la mi-mai dans l'hémisphère sud, après les premières gelées, peut se produite ou non selon les années une période de temps ensoleillé et radouci, qu'on appelle en Europe l'été de la Saint-Martin (fêté le 11 novembre) et en Amérique du Nord l'été indien.



saison automne
AUTOMNE PAR GUGGENBERGER



IRRINTZI : J.M. Barandiaranen hiztegi mitologikoa. Udazkena.

Euskaldunek deitzeko edo alaitasuna adierazteko egiten duten oihu bereziaren izena.



Un décès du 23 septembre : Pablo Neruda, nom de plume de Ricardo Eliécer Neftali Reyes Basoalto.



chili prix nobel homme littérature communiste allende
POETE PABLO NERUDA 1963
PRIX NOBEL DE LITTERATURE 1971



Né le 12 juillet 1904 à Parral (Linares, Chili) - Mort le 23 septembre 1973 à Santiago du Chili.

C'est un poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien.

Pablo est considéré comme l'un des quatre grands de la poésie chilienne avec Gabriela Mistral, Pablo de Rokha et Vicente Huidobro et l'un des artistes les plus influents de son siècle.

Sa mère, institutrice, meurt un mois après sa naissance, de la tuberculose.

Son père, employé des chemins de fer chiliens, se remarie en 1906.

De 1910 à 1920, il fréquente le lycée pour garons de Temuco (Cautin, Chili).

A 13 ans, Pablo publie ses premiers poèmes et textes en prose.

A partir de 1921, il étudie le français et la littérature française à Santiago et la pédagogie.

Il choisit son nom de plume Neruda, après la lecture d'un roman du poète tchèque Jan Neruda.

A 19 ans, il publie son premier livre, Crépusculaire.

En 1927, Pablo entre au service diplomatique, devenant successivement consul à Rangoun, Colombo, Batavia, Calcutta et Buenos Aires.

En décembre 1930, il épouse une Hollandaise Maryka Hagenaar, avec laquelle il aura une fille, née hydrocéphale.

Il prend alors la décision de ne pas la reconnaître et d'abandonner sa femme.

En 1932, il rentre au Chili et publie l'année suivante Résidence sur la terre.

A partir de 1935, Pablo est consul en Espagne où il entretient des relations amicales avec Federico Garcia Lorca qu'il a connu en Argentine, qui aura une grande influence sur son oeuvre.

Après le putsch de Franco du 18 juillet 1936 et l'assassinat de Garcia Lorca, il se fait l'avocat de la République espagnole.

Révoqué comme consul, il publie L'Espagne au coeur.

En 1939, mandaté par le président chilien Pedro Aguirre Cerda, il organise le départ de 2 400 réfugiés espagnols à bord du cargo Winnipeg.

Pablo fait la connaissance de sa seconde épouse Delia del Carril.

Il fait des voyages au Mexique, à Cuba et au Pérou.

Lors des élections parlementaires de mars 1945, il est élu sénateur et devient membre du parti communiste du Chili.

En 1946, il dirige la campagne électorale de Gabriel Gonzalez Videla qui, après son élection comme président, opère un virage à droite et se retourne contre les communistes.

Le poète réagit par un discours au Sénat portant le célèbre triste d'Emile Zola : J'accuse...!

Pablo échappe de justesse à son arrestation et se réfugie en Europe.

Son exil le conduit en URSS, en Pologne, en Hongrie, en Italie et il visite également l'Inde et le Mexique.

C'est là que parait en 1950 son Canto general, oeuvre interdite au Chili.

En 1949, il devient membre du Conseil de la paix à Paris.

En 1953, il reçoit le prix Staline pour la paix, et, en 1955, en même temps que Pablo Picasso, le prix international de la paix.

Pablo rencontre la femme de sa vie, Mathilde Urrutia qui est l'inspiration d'une recueil de poèmes d'amour La Centaine d'amour.

De retour au Chili en 1952, il publie en 1954 les Odes élémentaires.

En 1957, il devient président de l'Union des écrivains chiliens.

En 1958 et en 1964, il soutient pleinement la campagne électorale de Salvador Allende comme candidat à la présidence de la République.

En 1965, Pablo est nommé Doctor honoris causa de l'université d'Oxford.

Sa seule pièce de théâtre, intitulée Splendeur et Mort de Joaquin Murrieta, est créée en 1967.

En 1969, le parti communiste le désigne comme candidat à l'élection présidentielle, mais il renonce en faveur de Salvador Allende.

Après l'élection d'Allende il accepte le poste d'ambassadeur en France (1970-1972).

Un cancer de la prostate lui est diagnostiqué en France.

En octobre 1971, il obtient le prix Nobel de littérature.

En 1972, il retourne au Chili et est triomphalement accueilli.

Il meurt le 23 septembre 1973, à 69 ans.

Les causes de sa mort sont controversées, officiellement d'un cancer mais ce serait plutôt un assassinat par injection létale ou un empoisonnement.



chili prix nobel homme littérature communiste allende
POETE PABLO NERUDA 
PRIX NOBEL DE LITTERATURE 1971




Voici le proverbe du mercredi 23 septembre 2026 :


GAUZA GUTXI, BETI GOXO.

Rareté d'une chose plaît toujours.



pays basque autrefois ours
MONSTREUSES D'OURS
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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EZQUIOGA TERRE DE MIRACLES EN GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE EN 1931 (deuxième et dernière partie)

 

EZQUIOGA TERRE DE MIRACLES EN 1931.


Le 30 juin 1931, à Ezquioga, village de 700 personnes, en Gipuzkoa, deux enfants de 11 et 7 ans disent avoir vu la Vierge apparaître au milieu d'un verger de pommiers.



pais vasco antes religion guipuzcoa 1931
EZQUIOGA GIPUZKOA 1931
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet J. P. Brainçère dans l'hebdomadaire Voilà, le 14 novembre 1931 :



"... En attendant l’heure de la prière en commun, du rosaire qui invoquait la nouvelle apparue, les pèlerins interrogeaient l’enfant : 


— Comment est-elle ? 


— En Douloureuse, avec un visage triste... Elle a pleuré. 



Il fallait attendre l’ombre qui confondait la terre et le ciel, les bras en croix, et les formes agenouillées. Alors s’élevait l’invocation : 


Regina Angelorum. 


— Ora pro nobis! 



Un cri déchirait le murmure immense du rosaire. Le cri d’un voyant à qui la Vierge apparaissait. Un remous tournait dans l’obscurité. Des voix anxieuses interrogeaient : 


— Vous la voyez ? Vous la voyez ? 



Autour du voyant, pour l’empêcher d’être étouffé, les gardes civils faisaient un cercle. De loin en loin, la foule s’ouvrait : un pèlerin, frappé d’extase, qu’on emportait les yeux fermés. 



L’émotion gagna le pays. Tous les soirs, ce fut, vers la montagne d’Ezquioga, une ruée. Le douze juillet, des trains spéciaux formés par la Compagnie del Urola montèrent de la côte une foule bouleversée. Les trains-tramways noyèrent les stations d’Ormaiztegui et de Zumarraga. A Saint-Sébastien, à Victoria, à Pamplona, il ne restait dans les rues ni un autocar, ni un taxi. A huit heures du soir, vingt-cinq mille pèlerins agenouillés entonnaient en basque "Egi zu zuk, co Maria". 


— Ama, zer deseatzen zaizu? Mère, que veux-tu ? Je te vois. Je vois ton manteau noir et ta couronne aux étoiles brillantes ! — criait une voix qui pinçait les nerfs. 



Victor Salazar, d’Alzazeta, Ramon Vasquez, Ramona Garmendia, de Gaviria, Evarista Galdos, Emila Bedoya, Maria de los Dolores Nunez voyaient la Vierge Douloureuse. Et Eugenio Uralde aussi, l’enseveli vivant qu’elle venait de sauver. L’un après l’autre, on les emportait dans la maison Bereciartua, où les médecins d’Ezquioga et de Zumarraga avaient organisé un poste de secours. 



Les jours suivants, les miracles se multiplièrent. Déchirés en reliques, les arbres où la Vierge était apparue furent remplacés par des croix, les ex-votos poussèrent leurs touffes de gui. Pour éviter les étouffements, il fallut entourer les voyants d’une enceinte de planches épaisses. 



Ce fut alors qu’on vit tomber sur le front Goicoechea, d’Ataun, un garçon magnifique, qui était monté à Ezquioga pour s’amuser, et qu’il fallut porter au poste de secours, évanoui.



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GOICOECHEA
VOILA 14 NOVEMBRE 1931



Cependant, le vicaire général du diocèse, Justo de Echeguren, se réservait, et niait tout caractère officiel au rosaire d’Ezquioga



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EZQUIOGA GIPUZKOA 1931
PAYS BASQUE D'ANTAN


Un silence relatif s’était fait sur les apparitions lorsqu’une jeune fille de seize ans, Ramona Olazabal, tombée en extase, annonça pour le quinze octobre un grand événement miraculeux. Le quinze octobre — comme me l’avait dit le chauffeur-secrétaire de la Confédération Nationale du Travail une affluence énorme envahissait la campa. Après le troisième rosaire, Ramona Olazabal s’approcha de l’enceinte réservée aux voyants, poussa un cri, étendit les bras. Et l’on vit sur ses mains les plaies miraculeuses. Des centaines de mouchoirs vinrent étancher son sang. Lorsqu’elle fut revenue à elle, la stigmatisée raconta : 


— J’ai été blessée par Elle. Elle avait une épée dans chaque main, Elle m’a dit d’étendre les bras, les paumes vers le ciel. J’ai obéi. Je n’ai pas souffert. 



Le dimanche suivant, dix-huit octobre, plus de quatre-vingt mille pèlerins assiégeaient la croix miraculeuse d’où était descendue la Vierge aux épées.



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SUR LA ROUTE D'EZQUIOGA
VOILA 14 NOVEMBRE 1931



— Un simple calcul — me dit le portier de l’hôtel Donostiarra, à qui la morte-saison faisait des loisirs — Quatre-vingt mille personnes à quinze centimes par personne. Car ils ont mis l’entrée dans la campa à quinze centimes. Cinq mille voitures au stationnement, à une peseta par voiture. Et voilà pour les organisateurs ! Toutes les maisons d’Ezquioga ont fait fortune. La femme de chambre de votre étage a payé dix-huit pesetas une côte de mouton comme un doigt. Elle n’avait qu’à emporter son omelette, comme les autres, ou se contenter de "churros" — les "churros" sont des pâtes de farine à l’huile — car il y a là-haut, maintenant, des marchands de "churros", comme dans les fêtes foraines. ... 

D’ailleurs, vous pensez, ces bandes de jeunes gens et de jeunes filles, la nuit, avec ces réjouissances qui ne commencent que lorsqu’on n’y voit plus. Les gardes civils ont eu du travail ! 


— Rafaël ! Ce ne sont pas des choses à dire à un étranger, interrompit la téléphoniste, coiffée à la Joséphine Baker. Le portier se retourna : 


— Toi, d’abord, tu sais que ta médaille de la Vierge d’Ezquioga ne vaut pas un cupronik. Le vicaire général Echeguren les a interdites. Monsieur, vous n’avez aucune idée de ce commerce. Les spécialistes se sont abattus sur Ezquioga, après avoir exploité le Christ de Limpias. Avec leurs gravures, leurs rosaires et leurs médailles. Et, si Ezquioga rate, avant la basilique et les hôtels, ils s’en iront ailleurs.



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CHRIST DE LIMPIAS


— J'ai rencontré là-haut, dans un public de boutique foraine, un de mes vieux amis : un homme qui vous soulage de votre portefeuille sans que vous y voyiez goutte. "Je suis venu ici pour mes affaires, me confia-t-il. Si vous ne me donnez pas aux gardes civils, je vous raconterai quelque chose... Allons dans votre voiture. J’ai ici tellement de confrères ! Je l’ai emmené dans ma voiture, et voici ce qu’il m’a raconté. Le coup aurait été fait par un "carterista", un voleur de portefeuilles surnommé "le Voyageur", et spécialisé dans le cambriolage des troncs d’église. "Le Voyageur" avait été parmi les premiers pèlerins d’Ezquioga, et sa meilleure affaire avait été la bourse d’un touriste chilien venu là pour les attractions de la nuit. Une bourse de sept mille cinq cents pesetas. Mais septembre avait amené, avec une baisse du chiffre des visiteurs, un sensible ralentissement des affaires. Il fallait, pour les rétablir, une reprise des miracles. "Le Voyageur" tenait son idée... Le quinze octobre, il se glissait auprès de Ramona Olazabal, lorsque celle-ci tombait en extase, et lui ouvrait furtivement les mains avec le "chino", la lame de rasoir de la profession, qui fend les poches des vestons et les vide de leurs portefeuilles. La foule revenait... Voilà où j’en suis. Mais je n’avais jamais mis en doute la bonne foi de Ramona Olazabal, qui, dès avant les événements d’Ezquioga, faisait du somnambulisme, au point que les gens chez qui elle servait, rue Prim, comme femme de chambre, avaient dû la remercier. Il faudra aussi tirer au clair la question de l’homme à la canne, cet inconnu qui ne quittait pas la stigmatisée d’une semelle, et qui paraissait la tenir sous son pouvoir. Vous verrez que l’Espagne républicaine sait se défendre des fantômes. Et des chevaliers d’industrie ! Vous verrez !"



Le soir même, le photographe chez qui j’allais faire développer mes films me montrait l’un de ses opérateurs, un garçon de seize à dix-sept ans, pâle, le regard vide : 


— Figurez-vous que c’était le plus gai de mes employés, un boute-en-train ! Dimanche dernier, il a décidé ses camarades à monter à Ezquioga, histoire de s’amuser : "Mais quoi, c’est une romeria, une fête comme une autre !" Avec toutes ces jeunes filles... Enfin, vous avez entendu les mauvaises langues. Et bien, il est brusquement tombé à genoux : il voyait la Vierge. Il a fallu l’emporter. Depuis lors, il est méconnaissable. 



J’ai passé ma dernière nuit de Saint-Sébastien à "Tabarin", un cabaret où, à cette saison de l’année, des figurantes engagées pour un mois jacassaient autour d’une piste vide. 


— Montre-la-moi ! — disait une petite fille malaguena aux volants verts, aux bras chargés de bracelets de cuivre. — Qu’elle est jolie ! 



De son ongle rouge, elle nettoya la petite image de la Vierge d’Ezquioga. — Elle est plus jolie que celle de Lourdes. 



Le maître d’hôtel qui somnolait s’approcha pour voir :


— C’est bien ça. Mon neveu Juan l’a vue le dix-huit. Vous n’êtes pas encore monté à Ezquioga ? 



La petite malaguena aux volants verts, un peu inquiète, regarda vers moi. Puis, croyant que je ne l’entendais pas :


— Nous pourrions y aller dimanche ? Moi, je voudrais voir le jeune homme qui marche sans toucher par terre. Mais j’aurais très peur ! 



Le saxophone se pencha, pour se mêler à la conversation, qui continua à voix basse. A cause du froid de la nuit, les femmes se serraient dans leurs châles, et frissonnaient.



Je suis monté, moi aussi, à la campa d’Ezquioga. 



A droite et à gauche, deux masses d’arbres approfondissaient l’ombre. En face de moi, sur le ciel qui les frappait de lumière, la croix et les bois morts des apparitions prenaient figure de calvaire. Au pied de cette croix, qui attire la foudre et le miracle du ciel, il me semblait entendre, déchirée par les cris extatiques, la mer murmurante du rosaire. Pourtant nous étions seuls, avec le compagnon de route qui m’avait suivi comme on suit un fou. 



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CROIX ET BOIS MORTS
VOILA 14 NOVEMBRE 1931


— Vous voulez voir la Douloureuse ? dit une voix qui paraissait monter de la terre. 



Nous vîmes une vieille femme sortir d’un fourré. Elle répéta : 


— Vous voulez voir la Douloureuse ? Alors, attendez avec moi. Lorsqu’il n’y aura plus qu’un peu de lumière au bout de la croix, elle en descendra. Vous la verrez alors comme je la vois, et elle vous parlera comme je vous parle. Mais il faut que ce hibou se taise. 



Le jour se retirait de la croix. 


— Allons-nous en, me souffla mon compagnon, d’une voix changée."




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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