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mardi 10 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 10 MARS 2026 SAINT VIVIEN - AINHIZE

  


PROVERBE DU 10 MARS 2026 (SAINT VIVIEN) (AINHIZE).


VIVIEN : Vivien de Sébaste est un soldat romain.



religion catholique saint sainte vivien
10 MARS  SAINT VIVIEN


Vivien fait partie de la Douzième Légion, dite Fulminante, en garnison à Mélitène, en Arménie romaine (actuelle Turquie).

Avec 39 de ses compagnons, Vivien refuse, malgré la torture, de renier sa foi chrétienne.

Leur persécution est ordonnée par l'empereur d'Orient, Licinius, malgré l'accord de l'empereur d'Occident Constantin en 313 qui laissaient aux chrétiens leur liberté de conscience.

Ils sont obligés de passer la nuit, nus, sur un étang gelé, en plein hiver, le 9 mars 320.




AINHIZE : Nafarroa Beherean.

(...) Ainhize - Nafarroa Behereko herria, 1841, urtean Monjoloserekin udalerri bakarra osatzeko elkartua. Ainhizen, Galtzetaburu-ko gurutzearen ondoan, Nafarroa Behereko batzarrak egiten ziren - - (...)




Une naissance du 10 mars : Ferdinand 1er.



empereur romain germanique 16ème siècle charles quint
PORTRAIT DE L'EMPEREUR FERDINAND 1ER
PAR HANS BOCKSBERGER



Né le 10 mars 1503 à Alcala de Henares (couronne de Castille) - Mort le 25 juillet 1564 à Vienne (archiduché d'Autriche, Saint-Empire).

Ferdinand est, en 1521, souverain des territoires héréditaires des Habsbourg en tant qu'archiduc d'Autriche ; en 1526, il devient roi de Bohême, de Hongrie et de Croatie.

Elu roi des Romains en 1531, du vivant de son frère aîné Charles Quint, il est empereur romain germanique de 1556 à 1564.

Il est le quatrième d'une fratrie de 6 enfants.

Lorsqu'il est orphelin de père à 3 ans et que sa mère sombre dans la folie, il est élevé à la cour de son grand-père Ferdinand, et éduqué dans la scolastique espagnole.

Son frère, Charles, devient roi des Espagnes en 1516 et Ferdinand le rencontre pour la 1ère fois en 1517.

En 1518, il doit se rendre aux Pays-Bas, où il y poursuit ses études sous l'égide de sa tante Marguerite d'Autriche, qui le met en contact avec l'humanisme d'Erasme.

A la mort de l'empereur Maximilien, sa succession est partagée entre Charles et Ferdinand, et celui-ci obtient, en 1521, l'archiduché d'Autriche et l'Autriche intérieure.

Cet accord est la 1ère étape dans le processus de division de la maison de Habsbourg entre une branche espagnole et une branche autrichienne.

Ferdinand et ses conseillers, ne parlant pas allemand, s'attirent la haine de l'aristocratie ainsi que de ses sujets.

Il poursuit la politique de centralisation commencée par son grand-père Maximilien, créant un réseau des différents services administratifs, une autorité budgétaire centrale et une chancellerie à la cour.

En mai 1521, il épouse Anne Jagellon, fille et héritière de Vladislas IV, roi de Bohême et de Hongrie, avec laquelle il aura 15 enfants

En octobre 1526, il accède au trône de Bohême et de Hongrie, même su la plus grande partie de ce royaume est occupée par les troupes ottomanes.

Dans le cadre des affaires du Saint-Empire-romain, Ferdinand a longtemps agi comme représentant de son frère, Charles, absent.

A l'abdication de Charles Quint le 14 mars 1556, comme son successeur, il est définitivement désigné empereur par l'assemblée des princes à Francfort le 24 mars 1558, la confirmation du pape n'étant plus jugée nécessaire.

Ferdinand joue, en outre, un rôle important dans la conclusion de la paix d'Augsbourg en 1555.

Sa devise était Fiat justifia et pereat mundus ("que la justice triomphe, même si le monde doit périr").

Ferdinand meurt le 25 juillet 1564, à 61 ans.




empereur romain germanique 16ème siècle charles quint
PORTRAIT DE L'EMPEREUR FERDINAND 1ER
Par Auteur inconnu — http://www.tudorplace.com.ar/images/Habsburgs/FerdinandI.JPG, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28980825



Voici le proverbe du mardi 10 mars 2026 :


MARTXOAN EDURRA EGITEN BADU, URTE ARTAN GARI ASKO IZANGO DALA ESAN NAI DU.

S'il neige en mars, il y aura beaucoup de blé dans l'année.




mars mois calendrier neige
MARS 1904
ILLUST I GRABAR


(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE CONGRÈS DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1905 (septième et dernière partie)

  

LE CONGRÈS DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT À BIARRITZ EN 1905.


La Ligue de l'enseignement est un mouvement laïque d'éducation populaire en 1852.




ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
DIPLÔME DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT 1905



Elle a été créée pour promouvoir l'accès à l'éducation et à la culture pour tous, en réponse aux lacunes de l'éducation formelle.



En 1866, elle a commencé à organiser des activités éducatives, culturelles et sportives à travers ses fédérations départementales.



En 1886, la Ligue regroupait près de 1 200 Sociétés et s'est engagée dans des thématiques que l'école ne couvrait pas, comme l'enseignement professionnel et l'éducation physique.



Son histoire est marquée par un engagement constant pour l'accès au savoir dans une République laïque et démocratique.



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
JOURNAL CORRESPONDANCE HEBDOMADAIRE /
LIGUE FRANCAISE DE L'ENSEIGNEMENT

22 OCTOBRE 1905

Voici ce que rapporta à ce sujet la Correspondance hebdomadaire / Ligue française de 

l'enseignement, le 19 novembre 1905 :



"Les Voeux du XXVe Congrès.


Première Commission

Œuvres complémentaires de l’école. 


Que le Conseil général de la Ligue appelle l’attention des pouvoirs publics, des départements et des municipalités sur les résultats obtenus par les œuvres complémentaires de l’école, en les priant de les encourager davantage sous forme de subventions, de dons de livres, de prêt de local, etc. 



Titres, distinctions et médailles. 


1° Que l'article 2 du décret du 4 août 1903 soit abrogé, en ce qui concerne les titres des instituteurs s'appliquant aux œuvres complémentaires de l'école non rétribuées ;


2° Que les distinctions honorifiques destinées aux instituteurs ne soient accordées, comme elles le sont aux autres postulants, qu'après avis de l'inspecteur primaire et de l’inspecteur d’académie ; 


3° Que le nombre actuel des mentions honorables, médailles de bronze et d’argent et palmes académiques destinées aux instituteurs soit notablement augmenté. 




ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
MEDAILLE LIGUE ENSEIGNEMENT 1881


Histoire et géographie


Que des textes de conférences sur l'histoire maritime soient envoyés dans la plus large mesure possible aux éducateurs populaires. 


Que l'enseignement de la géographie dans les écoles continue à être donné de façon qu’il y soit fait la place la plus large aux questions économiques, commerciales et maritimes. 



Noms à donner aux écoles. 


Que les noms des grands éducateurs qui ont fondé la démocratie et la République soient donnés aux écoles communales laïques. 


ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
VERSO MEDAILLE LIGUE ENSEIGNEMENT 1881



Le mouvement coopératif. 


Que la Ligue française de l'Enseignement témoigne au mouvement coopératif le même intérêt qu'elle a manifesté en faveur de la Mutualité et d’autres œuvres de solidarité, et qu’elle défende et appuie les instituteurs désireux de faire connaître le caractère et les avantages de la coopération autant que ceux de la mutualité.



La réforme de l'orthographe. 


Que M. le Ministre de l'instruction publique veuille bien donner une prompte et favorable solution à la question de la simplification de l'orthographe, en adoptant et faisant mettre en pratique les suivantes simplifications réclamées avec tant d’instance partout le corps enseignant, par la "Ligue de l'Enseignement", par l'"Alliance française", par la "Mission laïque française", par la "Presse de l’Enseignement", et par toutes les autres Associations enseignantes. 



Patronages laïques. 


Voeu de principe : Que l’initiative privée fonde des patronages laïques, et qu’en particulier les Sociétés de la Ligue française de l'Enseignement s'occupent d'en organiser avec des comités de libres collaborateurs assurant leur fonctionnement et suppléant les institutrices et les instituteurs pour qui le patronage "doit être une aide et non une charge nouvelle". 


Voeux complémentaires :

1° Que des conférences pratiques, pour la tenue des patronages, soient faites aux femmes et aux hommes d’œuvres laïques. 

2° Que des comités spéciaux de patronages  comités de dames ou bien comités mixtes — se constituent dans les Cercles de la Ligue et prennent à tâche la fondation des patronages laïques. 

3° Que l'Enseignement ménager, l’Œuvre du Trousseau, la Mutualité féminine aient une place importante dans les patronages de filles. 

4° Que l'on introduise l'éducation sociale et l’apprentissage pratique de solidarité dans les patronages laïques. 

5° Que l'apprentissage et le placement des pupilles soient l’objet d'efforts réglés et méthodiques, poursuivis avec une patiente énergie ; que des conférences soient faites sur le choix des métiers par des spécialistes et des professionnels. 

6° Que, dans chaque patronage laïque de garçons et de filles, l’organisation assure, tant aux jeunes gens qu’à leurs familles, en cas de contrats à passer ou de contestations, tous conseils pratiques d’ordre juridique sur leurs droits et leurs devoirs légaux.

7° Que les patronages laïques se réclament d’une doctrine nettement laïque professée avec tact, mais avec fermeté. 

8° Que les patronages laïques soient organisés autant que possible dans des locaux extérieurs à l’école, loués ou achetés par les promoteurs des œuvres. 

9° Que, pour faciliter l’acquisition d'immeubles à l'usage de patronages laïques, il se constitue des sociétés civiles dont le capital soit divisé en actions, chacune d'un montant peu élevé, pour pouvoir être souscrites par un plus grand nombre de coopérateurs. 

10° Que les Associations d’anciennes et d’anciens élèves se proposent, comme objet, l’organisation des patronages laïques. 



Obstacles à la fréquentation scolaire. 


Qu'une répression effective soit exercée contre quiconque aura apporté un obstacle à la fréquentation scolaire pendant toute la durée des heures de classe, en rendant ces mesures spécialement rigoureuses contre ceux qui auront donné à cet obstacle un caractère de collectivité et de récidive permanente. 



Cantines scolaires.


1° Que, dans toutes les écoles laïques rurales, des cantines scolaires soient organisées, aux frais des municipalités, sous forme de soupes chaudes, à midi, pendant les mois rigoureux de l’année ; 

2° Que la surveillance des réfectoires puisse être faite par une personne étrangère à l’enseignement. 



Œuvres post-scolaires


Que tous les ministres de la République se déclarent favorables aux œuvres post-scolaires en autorisant, par des circulaires rendues publiques, tous les fonctionnaires placés sous leurs ordres à y coopérer, en dehors des heures de travail exigées par leur service. 



Accès dans les trains. 


Que la Compagnie du Midi, imitant en cela les autres Compagnies, accorde aux instituteurs munis de cartes à demi-tarif délivrées par le ministère de l’instruction publique, le libre accès dans tous les trains. 



L’éducation sociale populaire. 


Qu’il soit fait, dans les écoles préparatoires au professorat de jeunes filles et dans toutes les écoles normales, une place à l’éducation sociale populaire. 



L’écriture droite


Que l’écriture droite soit admise à l’égal de l’écriture penchée dans les écoles et les examens. 



La gratuité au Salon. 


Que la gratuité du Salon annuel de peinture soit rétablie les jeudis et dimanches, comme cela a existé autrefois.



Envoi aux colonies scolaires. 


Que les statuts de la Mutualité scolaire soient modifiés et qu’il y soit introduit un article permettant de prélever, sur le montant des recettes disponibles, les sommes nécessaires à l'envoi aux colonies scolaires des enfants débiles. 



Deuxième Commission

De la neutralité dans l’enseignement primaire. 


1° Que la neutralité de l'école primaire soit nettement définie par lois et règlements ; que cette neutralité, motivée à la fois par le respect de l'autorité des parents et par le jeune âge des élèves, soit limitée à la prescription suivante : l'école doit rester étrangère aux questions confessionnelles et aux débats de la politique active ; 

2° Que l'instituteur, s’inspirant des principes de 1789 et appliquant la méthode rationnelle, se donne pour tâche essentielle de développer : 

a) Dans l'éducation intellectuelle, le respect et l’amour de la vérité, la réflexion personnelle, les habitudes de libre examen en même temps que l’esprit de tolérance ; 

b) Dans l'éducation morale, le sentiment du droit de la personne humaine et de sa dignité, la conscience de la responsabilité individuelle en même temps que le sentiment de la justice et de la solidarité sociales ;

c) Dans l'éducation civique, l’attachement au régime démocratique et à la République qui en est la forme supérieure, et tout d'abord parce qu'il prime forcément tous les autres, rattachement à la patrie, avec la résolution d'accepter virilement toutes les charges civiques et militaires que sa défense nécessite, sans renoncer à l’effort vers la fraternité des peuples ;

3° Que, en dehors de ses fonctions, tout maître jouisse de la plénitude des droits de citoyen, sous la seule réserve de garder dans ses paroles et dans ses actes la mesure que lui impose sa mission d’éducateur national ; 

4° Que les programmes soient révisés et les livres scolaires examinés en vue d'une conformité plus complète aux dispositions de la loi du 28 mars 1882 relatives à la laïcité de l’enseignement primaire.


L’armée nationale.


Le Congrès rappelle les termes dans lesquels le général Faidherbe, auteur d’un projet de réorganisation d'une armée nationale, définissait, au lendemain de la guerre, les charges civiques et militaires qu’impose le devoir envers la patrie.

L'armée nationale est l’ensemble des citoyens armés pour défendre l’Etat contre ses ennemis. 

L’armée nationale n’est pas chargée de la police des villes ni des campagnes. 



Troisième Commission.

Du travail de la femme au foyer. — L’école adaptée à son milieu. 


1° Que dans l'enseignement primaire, et particulièrement dans les leçons d'économie domestique, les leçons soient choisies dans le programme de façon à s'adapter aux productions de la région, à s’approprier aux besoins futurs des jeunes filles, et orientées nettement vers les applications pratiques et professionnelles; 

2° Que les questions posées au certificat d'études, qui est une sanction de l'enseignement, soient adaptées à cette nouvelle orientation. 

1° a) Qu'on encourage par tous les moyens les occupations féminines, notamment les travaux manuels dénommés travaux de dames : à l'aiguille, au fuseau, à la main ; dentellières, brodeuses, gantières, enlumineuses, pailleteuses, jardinières, apicultrices, etc. ; 

b) Qu'on propage, dans les patronages et amicales, les causeries féminines destinées à faire connaître les métiers utilisables au foyer ainsi que le rapport pécuniaire qu’on peut en obtenir et qu’on encourage les femmes travaillant au foyer à se grouper pour discuter et au besoin défendre leurs intérêts ;

c) Qu’on établisse une brochure de renseignements à l’usage des jeunes filles des villes et des campagnes, les documentant sur toutes les professions féminines afin qu’elles puissent juger de leurs aptitudes à exercer l’une ou l’autre et de leurs moyens de s’y livrer ; 

2° a) Que le travail du ménage soit désormais considéré comme une profession à apprendre et classée comme telle dans le Bulletin de l'Office du travail

b) Que le travail ménager de la femme au foyer soit rémunéré par un prélèvement opéré sur la somme consacrée à l’entretien du ménage et, que cette rémunération soit égale à la rémunération moyenne que recevrait une salariée pour accomplir le même travail ; 

3° Que, par la parole et par l’action, toutes les femmes appartenant à la Ligue de l’Enseignement s’engagent à encourager le travail des femmes au foyer en leur procurant du travail manuel ou intellectuel, en instituant des concours ou des expositions leur permettant d’utiliser leurs aptitudes et de développer leur imagination créatrice."





(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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lundi 9 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 9 MARS 2026 SAINTE FRANÇOISE ROMAINE - PANTXIKA

 


PROVERBE DU 9 MARS 2026 (SAINTE FRANÇOISE ROMAINE) (FRANCINE) (PANTXIKA).


FRANÇOISE ROMAINE : Cette noble romaine naît en 1384. 





religion catholique saint sainte françoise romaine
9 MARS SAINTE FRANCOISE ROMAINE


A 13 ans, sur l'ordre de son père, Françoise doit épouser Lorenzo Ponziani, noble romain.

Une fois mariée, Françoise mène une vie de piété et de pénitence, se confessant toutes les semaines.

Françoise a trois enfants, dont le second Jean-Evangelista est frappé par la peste en 1414.




religion catholique saint sainte françoise romaine
9 MARS SAINTE FRANCOISE ROMAINE

Pendant cette épidémie, Françoise fait oeuvre de grande charité.

Françoise Romaine fonde le 15 août 1425 une communauté d'oblates (laïques intégrées à un ordre religieux charitable), l'association des Oblates de Marie et la rejoint après la mort de son mari, en 1436.

Françoise Romaine meurt le 9 mars 1440.


La Gazette de France rapporta à son propos, le 8 mars 1897 :

"Mardi 9 mars Sainte Françoise

"Qui rencontrera la Femme forte ?... Elle est plus précieuse que la perle. Le cœur de son mari s’assure en elle ; tous les jours de sa vie elle lui fait du bien et jamais du mal. Elle cherche du lin et de la laine, et elle fait ce qu’elle veut de ses mains. Elle est comme les navires du marchand, elle amène son pain de loin... 

A peine fait-il jour lorsqu’elle se lève, et sa lampe brûle dans la nuit. Elle tend la main à l’affligé, elle présente au pauvre ses mains pleines. Son époux est considéré parmi les principaux du pays. Grâce à ses soins prévoyants elle peut sourire avec confiance au jour à venir. 

Elle ouvre la bouche avec sagesse ; des instructions aimables sont sur sa langue. Elle surveille ce qui se fait dans sa maison, et elle ne mange point le pain de la paresse. Ses enfants se lèvent et la disent bienheureuse ; son mari la loue... La grâce est trompeuse, la beauté passe ; mais la femme forte en Dieu sera glorifiée."


Ce sont les paroles de Salomon. Cet admirable portrait qu’a tracé le Sage de la "femme forte" est bien connu ; mais on ne saurait trop le reproduire, — à titre d’encouragement. 

Tous ses traits se retrouvent en sainte Françoise. Jeune patricienne romaine, elle épousa, pour plaire à ses parents et malgré son désir d’entrer dans un monastère, un Romain noble et riche comme elle, Laurent Ponziani. 

Elle fut le modèle des épouses et des mères de famille. Elle donnait à ses enfants une éducation si parfaite que plusieurs, qui lui furent enlevés tout jeunes, moururent avec des signes évidents de prédestination. — "Je vois, disait l’un d’eux, saint Antoine et saint Omphre, qui viennent me chercher pour me conduire au ciel". Saint Omphre surprendra peut-être le lecteur français ; mais il était fort vénéré dans l’Italie du quinzième siècle. Elle considérait ses domestiques, comme ses frères et sœurs en Jésus-Christ et sans aller jusqu’à la faiblesse, les traitait avec une touchante bonté. 

Sa piété n’était ni morose ni orgueilleuse, comme celle de quelques dévotes mal éclairées, qui regardent avec une sorte de dédain tous ceux qui leur paraissent moins méritants qu’elles mêmes, — et en particulier leur mari. Tendrement et joyeusement soumise au sien, Françoise quittait à l'instant, pour lui complaire, les occupations qui l’intéressaient le plus, notamment ses exercices de piété. Un miracle prouva combien cette soumission était agréable à Dieu un jour que, sur l’appel de son mari, elle avait interrompu deux fois un verset de l’Office de Notre Dame, elle trouva, en revenant à son prie-Dieu, cette fin de verset écrite en lettres d’or. Pareil miracle est cité dans la vie de plusieurs autres saints, toujours pour récompenser l’obéissance. 

De graves événements bouleversèrent cet heureux foyer. Rome fut prise par le Roi de Naples, Ladislas. La maison de Françoise fut pillée, ses biens confisqués, son mari exilé. Mais le calme revint. Laurent Ponziani fut rappelé et ses biens lui furent rendus. Son admirable épouse ne se borna pas aux vertus intérieures. Un grand esprit de luxe et de plaisir régnait à Rome. Modestement vêtue, quêtant pour les pauvres, avec sa belle-sœur Vannosa, lorsqu’elle avait vidé sa propre bourse dans leurs mains, Françoise donnait aux dames Romaines l’exemple de la simplicité et de la charité. Elle en retira plusieurs des plaisirs dangereux et du désordre ; et ce fut pour leur donner les moyens de persévérer qu’elle fonda, sous le nom d’Oblates, une congrégation de filles et de veuves qui pratiquaient la règle de Saint-Benoît.

Douze ans plus tard, veuve elle-même, ayant perdu la plupart de ses enfants et distribué son bien aux autres, la fondatrice des Oblates vint frapper humblement, les pieds nus, en suppliante, à la porte du monastère. Elue supérieure peu après, elle ne montra que plus d’humilité. On vit souvent cette patricienne qui portait un des grands noms de Rome passer dans les rues de la ville, un faisceau de menu bois sur la tête, conduisant un âne chargé de provisions destinées aux pauvres. 

On assure que la sainte femme, fut en butte aux obsessions les plus violentes de la part du démon. Mais elle avait pour la défendre deux anges gardiens : car, raconte-t-on, un de ses enfants, mort à neuf ans, lui apparut, tout lumineux, et lui légua son ange, dont le petit élu n’avait plus besoin. C’est au moins une touchante légende. 

Nous n’avons pas parlé d’un côté considérable de la vie de sainte Françoise : la vision de l’autre monde. Elle eut notamment de saisissantes visions de l’enfer, qui effacent en couleur et en horreur tragique les tableaux du Dante. Elle mourut vers 1440. On célèbre sa fête le 9 mars."





religion catholique saint sainte françoise romaine
9 MARS SAINTE FRANCOISE ROMAINE


PANTXIKA : Erromako "Francesca" alarguna (1384-1440). "Francisca", "Françoise".  

Frantziska : Francisca (es), Françoise (fr), Francine (fr), Frances (en).

Asisko Frantziskori zor zaio honen hedadura. Berez Frantzes izenaren txikigarria zen italieraz. Honen arrazoia santuaren amaren frantses hizkuntzaren alderako zaletasunean bilatu beharra da. Pantxika, Patxika, Pantxike eta Pantxa izan dira izen honen aldaerak Euskal Herrian. Santuaren eguna martxoaren 9an da. Baliokideak : Francisca (es) eta Françoise (fr).





Une naissance du 9 mars : Charles-Louis Huguet de Montaran, comte puis marquis de Sémonville.



homme politique france napoléon restauration Louis XVII pair
CHARLES-LOUIS HUGUET DE MONTARAN



Né le 9 mars 1759 à Paris - Mort le 11 avril 1839 à Paris.

Charles-Louis est un homme politique et diplomate français.

Il est issu d'une petite famille noble originaire de l'Orléanais.

Son père est conseiller du roi Louis XV, secrétaire du Conseil royal des Finances.

En 1777, Charles-Louis prend le nom de Sémonville, qu'il hérite d'une tante, proche de la marquise de Pompadour.

A la fin de 1777, Louis XVI lui octroie l'office de conseiller au Parlement de Paris, lui accordant une dispense d'âge.

Il est l'un des parlementaires à réclamer la réunion des Etats généraux.

Durant les mois qui précèdent la Révolution française, il fréquente plusieurs sociétés politiques.

Député suppléant de Paris aux Etats généraux de 1789 et membre de la Commune de Paris, Charles-Louis se lie à La Fayette et à Mirabeau, dont il est le principal agent, avec Antoine Omer Talon.

Il fréquente activement les milieux aristocratiques favorables aux idées révolutionnaires comme l'évêque Talleyrand, mais également le comte de Provence, futur Louis XVIII.

En mai 1790, il épouse Angélique Aimée de Rostaing, veuve de Montholon, dont il adopte les 4 enfants.

A partir de 1790, il est chargé de missions secrètes et aussi diplomatiques dans plusieurs pays, tels que la Belgique et Gênes.

Charles-Louis est envoyé en novembre 1792 en Corse où il se lie avec la famille Bonaparte, notamment avec Lucien.

En février 1793, il est suspendu de sa fonction d'ambassadeur mais sa suspension est levée en mai 1793.

Réhabilité, il est à nouveau envoyé par la Convention nationale à Constantinople mais il est fait prisonnier, avec Hugues-Bernard Maret, par les Autrichiens en juillet 1793.

Ils sont échangés, en décembre 1795, contre Madame Royale, fille de Louis XVI.

Après le coup d'Etat du 18 brumaire (9 novembre 1799), Charles-Louis est nommé par Napoléon Bonaparte conseiller d'Etat, puis ministre plénipotentiaire et ambassadeur extraordinaire à la Haye.

Rappelé à Paris, en février 1804, Napoléon 1er le fait sénateur de l'Empire et il s'occupe des questions de diplomatie.

En mai 1808, il devient comte de l'Empire.

Après le divorce de Napoléon et Joséphine, il joue un rôle déterminant  en faveur du choix de Napoléon sur Marie-Louise d'Autriche.

En décembre 1813, Napoléon nomme Charles-Louis "commissaire extraordinaire" dans la 21e division militaire à Bourges.

En février 1814, il est également nommé commissaire pour la 21e division militaire par le comte d'Artois, frère de Louis XVIII.

En avril 1814, il rentre à Paris, après l'abdication de Napoléon.

Il fait partie de la commission de 9 députés et 9 sénateurs chargée de la rédaction de la Charte de 1814.

En juin 1814, Charles-Louis est fait pair de France et "grand référendaire de la Chambre des Pairs" par Louis XVIII.

Durant les Cent-Jours, il se tient à l'écart et est rayé de la liste des pairs par Napoléon.

Après la bataille de Waterloo et l'exil de Napoléon à Sainte-Hélène, Louis XVIII rentre d'exil et confirme Charles-Louis dans son fauteuil de pair.

Il est fait marquis, en septembre 1817, puis grand-croix de la Légion d'honneur, en août 1823.

Pendant la Révolution de Juillet 1830, avec le comte d'Argout, il tente d'infléchir la position de Charles X, qui retire les ordonnances et remplace Polignac par le duc de Mortemart.

En novembre 1834, il démissionne de son poste de grand référendaire et se retire à Versailles.

Charles-Louis meurt le 11 avril 1839, à 80 ans, en tombant dans les escaliers de son hôtel de la rue de Lille.




homme politique france napoléon restauration Louis XVII pair
BUSTE PEUT-ÊTRE DE CHARLES-LOUIS HUGUET DE SEMONVILLE
PAR HONORE DAUMIER



Voici le proverbe du lundi 9 mars 2026 :


MARTXO IDOR ETA BERO, ARNOZ LEHER GERO.

Mars sec et beau remplit caves et tonneaux.


mois calendrier mars travaux champs
TRAVAIL AUX CHAMPS
MOIS DE MARS


(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE LÉON BONNAT LE BAYONNAIS EN JUIN 1933 (troisième partie)

LE CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE LÉON BONNAT EN 1933.


Léon Joseph Florentin Bonnat, né le 20 juin 1833 à Bayonne (Basses-Pyrénées) et mort le 8 septembre 1922 à Monchy-Saint-Eloi (Oise), est un peintre, graveur et collectionneur d'art français.



pays basque avant peintre labourd musée
PEINTRE LEON BONNAT
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque

le 19 juin 1933 :



"Le Centenaire de Léon Bonnat.



Discours de M. Bergès (suite).



... Pourtant au moment où Bonnat se mit à collectionner, les oeuvres d'Art étaient déjà recherchées et le temps n'était plus où l'on risquait de dénicher un Watteau sur le quai de la Ferraille. Aussi se demande-t-on comment il a pu, à lui seul, rassembler un nombre aussi important de pièces incomparables. La chose aurait été impossible à un amateur du type rendu populaire par le Roman, fouilleur de bric à brac, à la chasse à la trouvaille.



S'il existe des trouvailles de ce genre dans la Collection, elles doivent être rares ; personnellement je n'en connais qu'une, celle des deux admirables tapisseries de Bruxelles qui décorent le hall du Musée ; Bonnat les découvrit au cours d'un voyage en Espagne chez un fripier de Tolède. Elles étaient roulées en un ballot peu engageant que l'homme, qui avait chaud, refusa de défaire. Bonnar paya donc, au petit bonheur, les quelques douros exigés et non sans se trouver embarrassé de son emplette car les portefaix, eux aussi, avaient chaud et la gare était loin. Le souvenir de cette aventure l'égayait fort. Mais il savait, par expérience, que pareille occasion se présente une fois dans la vie et encore ! Aussi fréquentait-il moins les boutiques des brocanteurs que les galeries de marchands de tableaux ou que l'Hôtel Drouot les jours où se dispersent, au vent des enchères, les pièces célèbres depuis longtemps guettées par les grands amateurs. C'est ainsi qu'un certain nombre des tableaux et de dessins de la Collection Bonnat portaient, avant de recevoir la sienne, les marques des grands collectionneurs à qui ils avaient appartenu. Mais ces acquisitions faciles sont ici le petit nombre. Tout le reste, Bonnat eut la satisfaction de le découvrir lui-même ou de le choisir entre les innombrables oeuvres qui furent soumises à son appréciation. Sa réputation de connaisseur avait bientôt débordé le cercle du commerce des oeuvres d'Art. Aussi quiconque possédait, ou croyait posséder, une oeuvre de valeur s'empressait-il d'aller lui demander son avis. On le faisait d'autant plus volontiers qu'on savait trouver en lui, non seulement un expert clair et intègre, mais encore, à l'occasion, un acheteur loyal.



Riche, généreux, d'une honnêteté rigide, il eût rougi d'agir comme ces amateurs qui mettent leur gloriole à réussir une bonne affaire aux dépens d'un vendeur ignorant ou, ce qui est pis, dans la détresse. Il payait toujours largement et on le savait.



pays basque avant peintre labourd musée
PHOTO DE LEON BONNAT 1895


L'énorme fortune que lui rapporta sa vogue de portraitiste fut absorbée, presque tout entière, par l'achat de sa Collection, cette collection "acquise à bon compte", s'il fallait en croire l'insinuation dédaigneuse tombée d'une plume sympathique, mais ce jour là en veine de blague, plus coupable de malice que de malveillance et pour tout dire mal renseignée. N'était le souci de rétablir la vérité, je ne me laisserais pas aller à évoquer la valeur vénale de la Collection, valeur du reste à jamais figée puisque ce trésor est inaliénable. C'est pour des raisons d'ordre plus noble, qu'il doit nous être précieux.



Bayonnais, nous qui sommes fiers à bon droit, de notre ville, capitale d'une des plus jolies provinces de la France, nous qui avons l'orgueil légitime de son charme accueillant, de son pittoresque, de la gloire de son passé, des richesses de sa tradition tant locales que régionales si heureusement remises en lumière depuis peu, comprenons que le Musée Bonnat doit être pour nous "Le Phare sur la Cité", un de ces phares symboliques qui, sur la carte intellectuelle du monde jalonnent leur itinéraire aux pèlerins de la Beauté.



pays basque peintre labourd musée
MUSEE BONNAT BAYONNE - BAIONA
PAYS BASQUE D'ANTAN


Mesdames, Messieurs,

Je ne vous ai parlé jusqu'ici que de Bonnat collectionneur ; le sujet s'imposait au conservateur de son Musée. Mais je n'oublie pas qu'avant tout, il fut peintre et que j'ai l'honneur d'être son élève. Aussi me permettrez-vous, avant de terminer, de rendre à sa mémoire un hommage public de ma respectueuse admiration.



La renommée de Bonnat, comme celle de tous les hommes qui ont exercé sur leurs contemporains une influence prépondérante, souffre, après sa mort, d'une éclipse passagère. Dans le désarroi de l'heure, plus que jamais, la jeunesse a tendance à détourner ses regards du Passé. Trop tôt émancipée et impatiente de parvenir, il lui faut du nouveau "n'en fût-il plus au monde" et plus que partout ailleurs dans les carrières d'Art. Loin de moi la pensée de critiquer cette fièvre de renouvellement, condition capitale du Progrès. Mais, le Progrès procède par évolution et non par révolution et pour imprévue que soit l'apparence sous laquelle il se manifeste, il n'en reste pas moins, au fond, prisonnier du Passé qu'il croit abolir. "Les morts commandent" et c'est folie que de tenter de se dérober à leur emprise.



Pénétré de cette vérité et élevé dans le culte des Maîtres et le respect de la Tradition, Bonnat considérait que le but n'est pas de briser la chaîne de cette Tradition, mais seulement de réussir à river, au bout de cette chaîne, un chaînon nouveau. Si nous apprécions sa carrière de ce point de vue, il nous est permis d'augurer que, lorsque le Temps, balayeur de la mode et sévère metteur au point des valeurs humaines, aura rendu son verdict, l'étoile de Bonnat brillera de nouveau de tout son éclat.



Dès à présent, nous pouvons proclamer que l'artiste, de l'oeuvre considérable duquel se détache un choix de chefs d'oeuvre marqués de sa griffe puissante dignes de figurer, à leur honneur à la suite de ceux de l'Ecole espagnole à laquelle le rattachaient son tempérament, sa formation et sa culture, celui-là fut un grand peintre, un Maître et qu'à ce titre, il a droit à son icône dans le sanctuaire de l'Art.



C'est à vous, jeunes gens, qu'incombera, après nous, le devoir d'en maintenir le culte pieusement.




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PEINTRE LEON BONNAT BAYONNE - BAIONA
PAYS BASQUE D'ANTAN

Discours de M. Leroux.



Enfin, M. Leroux, de l'Institut, président de l'Association des Anciens Elèves de Bonnat, prononça le magnifique discours que voici :



"Invité au nom du Conseil Municipal par M. le Maire de Bayonne à présider les fêtes du centenaire de Léon Bonnat, je suis profondément sensible à l'honneur qui m'est fait, et je remercie d'un coeur reconnaissant les organisateurs d'une fête si parfaitement réussie..."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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