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vendredi 10 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 10 AVRIL 2026 SAINT FULBERT - ERITZ

 

PROVERBE DU 10 AVRIL 2026 (SAINT FULBERT) (GRÉGOIRE) (ERITZ).


FULBERT : Fulbert de Chartres naît vers 970, dans un milieu très modeste.



religion catholique saint sainte fulbert
10 AVRIL SAINT FULBERT DE CHARTRES

Fulbert est un écolâtre renommé, auteur de poèmes liturgiques et épistolier.

Ami et conseiller des premiers rois Capétiens Robert le Pieux et Henri 1er, Fulbert est élu évêque de Chartres en 1006.

Fulbert se dit "petit évêque d'une grande Eglise".

Fulbert fait reconstruire la cathédrale, brûlée en 1020.

Fulbert meurt le 10 avril 1028.

Fulbert n'est pas considéré comme saint par l'Eglise catholique.




religion catholique saint sainte fulbert
10 AVRIL SAINT FULBERT DE CHARTRES



ERITZ : Leire, 1046.

(...) Eritz - Latineko Felixetik atera den Erdi Aroko euskal izena. Besteak beste, 1046. urtean ageri da Leiren (Nafarroa). - - (...)



pays basque autrefois navarre abbaye religion
VUE GENERALE LEIRE NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Un décès du 10 avril Jean-Baptiste Drouet.



depute montagnard revolution
JEAN-BAPTISTE DROUET

Né le 8 janvier 1763 à Sainte-Menehould (Marne) - Mort le 10 avril 1824 à Mâcon (Saône-et-Loire).

C'est un révolutionnaire français.

Il est maître de poste à Sainte-Menehould quand le 21 juin 1791, une luxueuse berline, s'arrête dans son relais.

Une heure après le départ de la berline, Jean-Baptiste Drouet est prévenu de la fuite de Louis XVI de Paris. 

Il arrive à rattraper la berline et son équipage royal à Varennes-en-Argonne (Meuse) et c'est l'aide de camp de La Fayette qui arrête le Roi et sa famille.

Drouet reçoit une récompense de 30 000 livres pour cette arrestation.


depute revolution louis 16
JEAN-BAPTISTE DROUET

Il est élu député en septembre 1792 à la Convention, avec les montagnards et vote pour la mort du Roi.

Il est envoyé, en 1793, en qualité de commissaire à l'armée du Nord mais il est fait prisonnier par les Autrichiens à Maubeuge (Nord).

Libéré en décembre 1795, Drouet revient en France.

Arrêté en mai 1796, il est jugé puis acquitté en mai 1797.

Il est nommé sous-préfet de Sainte-Menehould de 1800 à 1814.

Il est décoré par Napoléon 1er de la Légion d'honneur le 7 août 1807.

Condamné en 1814 pour voir voté la mort du Roi, il est condamné à l'exil mais ne voulant pas quitter la France, il change son nom pour celui de Troué.

Il meurt à Macon le 11 avril 1824, à 61 ans.



deputé louis XVI revolutionnaire
JEAN-BAPTISTE DROUET



Voici le proverbe du vendredi 10 avril 2026 :


GAITZA HUNKI ATOR BAKAR BA-HATOR!

Malheur, tu es le bienvenu si tu viens seul !


film acteur americain comique keaton
AFFICHE CAMERAMAN DE BUSTER KEATON



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE CANTONALE TENDUE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN MAI 1922 (cinquième partie)


CAMPAGNE ÉLECTORALE À BIARRITZ EN MAI 1922.


Des élections cantonales sont organisées en France les 14 et 21 mai 1922.


pays basque autrefois élections labourd canton
CASINO MUNICIPAL BIARRITZ 1922
PAYS BASQUE D'ANTAN


Sur le canton de Biarritz, deux candidats sont face à face : le Dr Augey, républicain de gauche et 

Gabriel Moussempès, industriel, républicain démocrate, conseiller général sortant.




Voici ce que rapporta à ce sujet la presse locale, La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-

Luz dans plusieurs éditions :



  • le 20 mai 1922 :
Tribune libre.

Après l'élection du 14 Mai à Biarritz.

L'incident de l'affiche.



Nous recevons de M. Gabriel Moussempès la lettre suivante :


Biarritz, le 20 Mai 1922.


Monsieur le Directeur de la "Gazette",



Comme suite aux lettres parues dans votre journal d'hier, à propos de l'incident de l'affiche, il m'appartient, pour en terminer, de vous adresser seul cette courte réponse, pour laquelle je n'ai nullement besoin, moi, du recours de tout un Comité.



En dépit des arguties et des faux-fuyants, il résulte ceci :


1° Qu'à la première démarche de mes amis, le docteur Alcide Augey a manifesté sa désapprobation de l'affiche infamante ;


2° Qu'après trois heures de réflexion, il s'est refusé à en donner la preuve écrite, qu'il avait cependant promise ;


3° Qu'il s'est finalement dérobé.



Tout est là, je suis fixé, tout le monde l'est avec moi.



Je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur, avec tous mes remerciements pour votre impartiale obligeance, l'assurance de ma considération la plus distinguée.


G. Moussempès.



P.S. — Au dernier moment, je lis une affiche "Mengelle". Son examen approfondi confirme en tous points, ma lettre qui précède, jusqu'à l'aveu de M. Alcide Augey, qui a désapprouvé la manoeuvre de Mengelle, tout en profitant très largement.


M. Mengelle attend le jugement des tribunaux ; nous sommes encore d'accord sur ce point. Il lui plaît aussi de mettre en relief le nom de M. Servat. Soit !


De M. Servat, je ne connais qu'une chose : c'est qu'il est venu un jour chez moi faire pression pour que je lui facilite, auprès de la Municipalité, l'obtention de la concession des bains.


L'avenir mettra tout au point et pour les uns et pour les autres.


Quant à moi, je maintiens tout ce que j'ai dit et la parole est désormais à la justice."



pays basque autrefois élections labourd canton
CASINO MUNICIPAL BIARRITZ 1922
PAYS BASQUE D'ANTAN


  • le 26 Mai 1922 :

"Tribune libre.

Après l'élection du 14 Mai à Biarritz.

L'incident de l'affiche.


Une lettre de M. Camille Servat.


En réponse au post-scriptum de la lettre de M. Gabriel Moussempès, publiée dans la "Gazette" de samedi dernier, nous recevons de M. Camille Servat la lettre ci-dessous, que notre impartialité nous fait un devoir d'insérer :


Paris, le 23 Mai 1922.


Monsieur le Directeur,



Hier au soir seulement, j'ai reçu le numéro de la "Gazette" de samedi, publiant une lettre de M. Moussempès, agrémentée d'un post-scriptum me concernant.



Je pourrais attendre que paraisse, samedi prochain, dans "Le Clairon" l'article que j'ai écrit, samedi matin, en arrivant à Bayonne, à l'intention précise de l'ancien conseiller général de Biarritz.



Mais on pourrait, d'ici là, s'étonner que je n'accuse pas réception de la flèche de Parthe dont M. Moussempès croit m'avoir atteint en affirmant que je suis allé, un jour, chez lui, "faire pression pour qu'il me facilite, auprès de la Municipalité, l'obtention de la concession des Bains."



Si c'était vrai, il n'y aurait là rien d'extraordinaire : les Bains sont propriété communale ; un entrepreneur désirant une concession communale est en droit de s'adresser non seulement à la Municipalité, mais encore à ceux qui, dans le Conseil Municipal ou ses Commissions, lui paraissent indiquée pour soutenir son point de vue en connaissant, directement de lui, le détail des propositions qu'il a faites.



Il n'y aurait rien d'extraordinaire, mais la vérité est toute autre : ce n'est ni avant ni pendant mes pourparlers avec la Municipalité que j'ai vu M. Moussempès ; c'est après qu'ils furent rompus, et dans des conditions tout à fait particulières, où son influence n'était en aucune façon sollicitée.



Ayant, après deux voyages à Biarritz et de nombreux pourparlers, remis à la Municipalité, conformément au désir de celle-ci, un projet de mise en régie intéressée des Bains — projet, soit dit en passant, et en se basant sur les chiffres obtenus depuis deux ans, plus avantageux que la régie directe — accompagné d'un plan d'exploitation qui, depuis, a été strictement suivi ayant, par surcroit, guidé les recherches de la Municipalité en ce qui concernait les acquisitions de matériel qu'elle devait faire d'extrême urgence, j'avais été d'autant plus froissés qu'on ait, sous un vague prétexte, rompu des pourparlers ayant entraîné pour moi des frais importants que, d'abord, ce n'était pas moi qui étais allé chercher la Ville ; qu'ensuite, avant d'examiner le projet de concession que m'avait demandé la Municipalité, j'avais déclaré à celle-ci que, si elle était désireuse d'exploiter en régie directe, je me tenais à sa disposition, pour l'aider à mettre cette régie en route, et cela "gratuitement".



J'avais donc résolu de faire connaître, par lettre, à tous les membres du Conseil, les procédés de la Municipalité à mon égard. Avant de mettre à exécution, je communiquai ce projet à deux conseillers municipaux : je n'ai pas à les mettre en cause ici, ni l'un ni l'autre, et je n'ai pas à dire, davantage, quel fut leur conseil.



L'un d'eux m'engagea à demander l'avis de M. Moussempès, ce que je fis après l'avoir trouvé non chez lui — je ne sais pas encore où il demeure — mais en ville, à un endroit où, de chez lui, on m'avait dit, téléphoniquement, qu'il se trouverait à une heure déterminée.



M. Moussempès me déconseilla d'envoyer aux conseillers municipaux la lettre dont je lui parlais et que, malgré son avis, je leur expédiai dès ma rentrée à Paris.



Là se sont bornées mes relations — elles remontent, à peu près exactement, à deux années — avec M. Moussempès que j'ai, depuis, rencontré, le 6 mai dernier, sans l'avoir reconnu, dans la cour de la mairie de Dax, et que j'ai aperçu de loin, le 13, à une réunion organisée par le Comité d'Union Républicaine et Démocratique de Biarritz.



Et je répète ce qui lui fut dit après cette réunion : "Mais non, Monsieur Moussempès...", en constatant, une fois de plus, qu'il n'a pas pour la vérité un amour exagéré.



Comptant sur votre courtoisie pour publier ma réponse, en la même place où parut, samedi dernier, la lettre de M. Moussempès,



Je vous prie d'agréer, Monsieur le Directeur, l'assurance de ma considération très distinguée.


Camille Servat."


A suivre...


(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 







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jeudi 9 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 9 AVRIL 2026 SAINT GAUTHIER ET SAINT DIMITRI ET SAINT ACACE - AXULAR

 

PROVERBE DU 9 AVRIL 2026 (SAINT GAUTHIER) (SAINT DIMITRI) (SAINT ACACE) (AXULAR).


GAUTIER (ou GAUTHIER) : Saint Gautier de Pontoise naît à Andainville (Somme), en Picardie, vers 1030.


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9 AVRIL SAINT GAUTHIER DE PONTOISE


Abbé de Saint-Martin de Pontoise, à côté de Paris, Gauthier est aimé des ses moines mais, par souci d'humilité, ne veut pas les diriger.

Gauthier porte sa démission au pape Grégoire VII qui la refuse.

C'est à Pontoise que Gauthier meurt le 8 janvier 1099, l'année de la prise de Jérusalem par les Croisés.

Gauthier est canonisé en 1153 par l'archevêque de Rouen, Hugues de Boves.



religion catholique saint sainte gautier
9 AVRIL SAINT GAUTIER DE PONTOISE


DÉMÉTRIOS : Démétrios de Thessalonique ou Démétrius ou Dimitrios ou Dimitri ou Démètre est un grand martyr chrétien, martyrisé vers l'an 306.



religion catholique saint sainte demetrios
9 AVRIL SAINT DEMETRIOS DE THESSALONIQUE

Né entre 270 et 281, Demetrios est issu d'une famille aristocrate chrétienne.

Après s'être engagé dans l'armée romaine, Demetrios se consacre à propager le christianisme dans la région de Thessalonique.

En 303, Dioclétien et Galère mettent en place la dernière persécution chrétienne au sein de l'empire romain.

Demetrios est dénoncé par des soldats romains et livré à Galère.

Avec Nestor, son disciple, Demetrios meurt sous les coups des soldats romains.


ACACE : Acace d'Amida, en Mésopotamie, est un évêque et confesseur du 5ème siècle.



religion catholique saint sainte acace amida
9 AVRIL SAINT ACACE D'AMIDA


En 419, l'empereur Théodose II l'envoie en ambassade auprès du roi des Perses pour obtenir la réunion d'un concile des Eglises perses.

En 421, quand la guerre éclate entre les deux Empires, 7 000 Perses sont faits prisonniers par les Byzantins.

L'évêque fait fondre et vend les vases sacrés de son église pour payer leur rançon, les libère et les renvoie au roi de Perse, Bahram V, qui demande à la rencontrer.

Beaucoup des soldats perses deviennent chrétiens et l'empereur cesse les persécutions.

Acace est ensuite envoyé en Perse pour poser les bases d'une paix, conclue en 422, entre les deux Empires.

Saint Acace est fêté le 9 avril.




AXULAR : 1644ean hil zen Axular idazele handia. Saran. Atxular.

(...) Axular - Axular dugu euskal udazlerik garrantzisuenetakoa. Izen-deituraz Pedro Agerre Azpilikueta zen ; Axular izengoitia sortexeari zor zaio. Urdazubi (N) herrian jaio zen 1535ean eta Salamancan ikasi ondoren Saran (L) egon zen apaiz (...)

(...) -erretore- hil arte. 1601ean herri honetattik bota nahiizan zuten, atzerritarra zelako aitzakian, baina erregeak babesa eman zion, nafarra izanik Lapurdin kanpotarra ez zelako.

Beranduago, 1643. urtean, euskal literaturako maisulana den Gero liburua (...)




Un décès du 9 avril : Frank Lloyd Wright.


architecte américain taliesin usonien guggenheim
ARCHITECTE FRANK LLOYD WRIGHT 1926



Né le 8 juin 1867 à Richland Center (Wisconsin, Etats-Unis) - Mort le 9 avril 1959 à Phoenix (Arizona, Etats-Unis).

Frank est un architecte et concepteur américain.

Il est l'auteur de plus de 400 projets réalisés, musées, stations-service, tours d'habitation, hôtels, églises, ateliers, mais principalement des maisons qui ont fait sa renommée.

Il est notamment le principal protagoniste du style Prairie et le concepteur des maisons usoniennes et il a été reconnu, en 1991, par l'Institut des architectes américains comme le plus gran architecte américain de l'histoire.

Après le divorce de ses parents, il devient le soutien financier de sa mère, ainsi que de ses deux soeurs.

En 1887, Frank s'installe à Chicago, en quête d'une emploi et il finit par se dénicher un emploi de dessinateur technique dans l'agence de l'architecte Joseph Lyman Silsbee.

Attiré par une architecture plus moderne, il se joint bientôt au cabinet des architectes Adler et Sullivan, représentant l'école de Chicago.

Louis Sullivan lui enseigne les rudiments du métier.

En 1889, il épouse Catherine Lee Tobin, avec laquelle il aura 6 enfants.

Grâce au prêt de 5 000 $ de Sullivan, Frank achète un terrain, en banlieue de Chicago, où il construit sa première maison.

Pendant 6 ans, dans l'agence Adler et Sullivan, il collabore principalement à des projets de maisons individuelles et c'est là qu'il acquiert l'essentiel de sa formation et une partie de son inspiration dans ce domaine.

En 1893, il découvre l'architecture japonaise à l'exposition universelle de Chicago.

Après s'être installé à son compte, à Chicago, il rencontre de jeunes architectes, dont Dwight H. Perkins, qui donneront bientôt naissance au style Prairie, qui introduit notamment le principe de zone ouverte, abondamment éclairée par des rangées de fenêtres.

Frank signe bientôt une première commande indépendante : la maison Winslow.

Durant les années 1890, il expérimente de nouveaux matériaux et de nouvelles formes.

En 1898, il ouvre sa propre agence à Oak Park afin de se rapprocher de sa famille.

En 1909, il vit une période trouble et a le sentiment d'être parvenu à ses limites.

Lassé de sa vie conjugale, Frank part s'installer en Europe.

Il abandonne au passage sa première et ses enfants, tout en emmenant la femme de l'un de ses clients, Mamah Borthwick Cheney, dont il était tombé amoureux.

De ce fait, il provoque un scandale qui manque de ruiner sa carrière, sans compter son fort endettement.

En Europe, il visite l'Italie, l'Autriche, l'Allemagne et les Pays-Bas et rencontre de nombreux architectes d'avant-garde.

En 1910, Frank publie une monographie, avec plus de 100 lithographies de ses projets.

En 1911, il retourne aux Etats-Unis et s'installe dans le Wisconsin, où il fonde la communauté unitarienne de Spring Green.

Il y construit une série de bâtiments à la fois communautaires, domestiques et agricoles, baptisé Studio Taliesin.

Avec sa compagne Mamah, il y débute là une seconde carrière.

En août 1914, Mamah est assassinée.

En 1923, Frank épouse Maude Miriam Noel dont il divorce en 1927.

En 1928, il épouse en troisièmes noces Olgivanna Lazovich Hinzenburg, avec laquelle il aura un enfant.

En 1934, il commence une série de maisons dites "usoniennes", petites maisons économiques, caractérisées par un motif en L.

La Seconde Guerre mondiale entraîne un ralentissement de ses activités, qui reprennent rapidement à fin des hostilités.

A plus de 80 ans, il se retrouve à la tête d'une importante agence avec plus de 50 collaborateurs.

En 1959, il travaille sur le projet de La Price Tower, grtte-ciel de 19 étages à Bartlesville (Oklahoma).

Mais, sa réalisation la plus connue est le musée Guggenheim à New York, inauguré en 1959.

Il meurt le 9 avril 1959, à 91 ans, des suites d'une complication chirurgicale.



architecte américain taliesin usonien guggenheim
PHOTO DE L'ARCHITECTE FRANK LLOYD WRIGHT 1956
PAR ALFRED EISENSTAEDT



Voici le proverbe du jeudi 9 avril 2026 :


OPEIL BUSTIAK DAKAZ OGIAK.

Avril mouillé fait germer les blés.


mois calendrier avril factrice
1ER AVRIL FACTRICE





(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE LÉON BONNAT LE BAYONNAIS EN JUIN 1933 (quatrième et dernière partie)

 

LE CENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE LÉON BONNAT EN 1933.


Léon Joseph Florentin Bonnat, né le 20 juin 1833 à Bayonne (Basses-Pyrénées) et mort le 8 septembre 1922 à Monchy-Saint-Eloi (Oise), est un peintre, graveur et collectionneur d'art français.



pays basque avant peintre labourd musée
PEINTRE LEON BONNAT BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN

Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque

le 19 juin 1933 :



"Le Centenaire de Léon Bonnat.



Discours de M. Leroux. (suite)



... Ce que je représente ici, c'est d'abord l'Institut de France. Pendant quarante années, Léon Bonnat a fait partie de l'Académie des Beaux Arts ; trois fois il l'a présidée ; toujours il lui a donné son temps, consacré ses soins, voué son affection fidèle. Gardienne de la tradition, comment serait-elle oublieuse de ses plus pures gloires ? Voulant déléguer parmi vous un de ses membres, elle a, par une délicate pensée, choisi en ma personne l'ancien élève de Léon Bonnat.



"Ce sont en effet les anciens élèves du maître qui s'expriment aujourd'hui par ma voix. Mes amis : Denis Etcheverry, Henri Zo, Eugène Pascau, Georges Bergès, que je suis heureux de saluer ici. Le maître : Que de sentiments ce seul mot n'évoque-t-il pas en nous ! Du respect pour une supériorité avouée. De la reconnaissance pour tant d'avis perspicaces, pour tant de conseils précieux, pour le magnifique exemple d'une vie consacrée tout entière à l'art. De l'affection pour une bonté inlassable qui a secouru tant de jeunes gens malheureux, et qui s'est manifestée en particulier pendant les années où il dirigea l'Ecole des Beaux Arts. Et aussi une familiarité tendre, un lien que la mort elle-même ne tranche pas, puisque le maître, toujours vivant dans ses élèves et dans les élèves de ses élèves, perpétue au lointain la valeur de son enseignement.


Je revois toujours sa silhouette râblée, son visage coloré, son regard clair et pénétrant ; j'entends sa voix. Il me semble que je l'aperçois se penchant sur mes toiles, comme aux jours de jadis ; et à ce souvenir, une immense gratitude s'empare de moi tout entier. Le mercredi et le samedi, c'étaient les jours où il venait nous corriger. D'un coup d'oeil il trouvait le défaut principal de nos études. Ses remarques étaient si évidentes que nous nous disions ensuite : Comment n'avais-je pas vu cela ? Il se rappelait d'une semaine à l'autre, et pour chacun de nous, les remarques précédentes. Ses corrections, toujours si justes, étaient brèves. Bonnat ne fut jamais bavard ; quand il y avait trop à dire, il ne disait rien ; nous comprenions. Même franchise, même netteté dans les jugements des concours. Il ne soutenait pas ses élèves parce qu'ils étaient ses élèves. Et un jour où j'avais mal réussi, il me dit : Vous avez été recalé ; vous ne l'avez pas volé.


Les Bonnat — car c'est ainsi qu'on les appelle — forment une tribu, ou pour mieux dire une famille que cette grande mémoire unit indéfectiblement. A un banquet qu'ils donnèrent avant la guerre, ils étaient, je m'en souviens, plus de trois cents. Trois cents élèves, trois cents amis. Ils sont moins nombreux aujourd'hui. La guerre en a moissonné plusieurs, comme le grand artiste Pierre Laurens, mort de maladie contractée en captivité et que j'ai l'honneur de remplacer à l'Académie ; comme Grau, comme Delauney, comme Deluc. Elle a cruellement frappé celui qui était devenu lui-même un maître. Lemordant, au coeur indomptable. Caro-Delvaille et G. Roby ne sont plus. Mais les Bonnat ses errent toujours les coudes. Notre association présidée par mon ami Denis Etcheverry donne des signes certains de sa vitalité. Avant la guerre, nous avons fêté le Prix du Salon de Henri Zo. Il n'y a pas si longtemps, nous fêtions la médaille d'honneur obtenue par Denis Etcheverry lui-même exposant le portrait de sa charmante femme, puis la médaille d'honneur de Lucien Pénat, le graveur. Les Bonnat comptent cinq Grands Prix de Rome et, jusqu'ici, deux membres de l'Institut. Enfin, cette année, pour son centenaire, nous apportons à notre maître deux nouvelles médailles d'honneur, celle de Paul Michel Dupuy, le peintre, et celle de Raoul Serres, le graveur.



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GRAVEUR RAOUL SERRES


Depuis l'école et l'atelier où Léon Bonnat nous a formés, chacun de nous a suivi sa route ; mais tous nous savons bien ce que nous tenons de lui. Ce qu'il nous a dit, ce que nous avons retenu, c'est qu'il fallait avoir le respect de la nature et de la vérité, c'est qu'il fallait observer scrupuleusement les formes plus durables que les couleurs ; c'est qu'il fallait rendre non seulement l'aspect mais l'âme des choses et des hommes. 


Après des toiles d'Italie et quelques belles compositions qui le firent connaître, l'art de Léon Bonnat trouva dans le portrait sa plus pure expression. En limitant volontairement son champ d'action, il a travaillé en profondeur. Toute oeuvre entreprise, il l'a toujours menée jusqu'aux extrêmes limites d'un effort conscient. Salutaire leçon pour ceux, trop nombreux aujourd'hui, qui se contentent d'ébauches, de pochades ou mêmes d'intentions.


Dans cette galerie de portraits, célèbre à travers le monde entier, et qui font revivre les Thiers, les Victor Hugo, les Pasteur, les Taine, les Renan, les Lavigerie, quelle probité, quelle force ! Et quelle intensité dans l'expression du caractère individue On lui reprochait quelquefois de ne pas reproduire l'ambiance de ses modèles. Mais Bonnat, dans sa sagesse, savait qu'il importait peu de peindre un écrivain sur un fond de bibliothèque, ou un chimiste au milieu de ses cornues, et que la vérité se trouvait dans l'attitude prise librement devant lui, dans la scrupuleuse justesse des traits, dans l'interprétation de l'intelligence qui transparaît à travers la chair pour illuminer le visage. Aussi n'a-t-il pas été seulement le peintre des figures et des corps, mais le peintre des esprits, le peintre des âmes.



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PORTRAIT DU CARDINAL LAVIGERIE
PAR LEON BONNAT 1888

Des voix éloquentes vous ont parlé des rapports de Bonnat avec sa chère ville natale. Elles vous ont parlé de ce Musée qui n'est pas seulement la preuve durable de la générosité de son coeur, mais celle de la sûreté, de la larguer de son goût. Qu'il me soit permis de dire combien le culte que vous rendez à votre illustre compatriote me paraît utile et bon entre tous. Il est générateur d'enthousiasme, il favorise les moissons de l'avenir. Bonnat a fait rayonner partout, dans l'Ancien et dans le Nouveau Monde, avec les qualités du génie français, les vertus particulières de votre race ; il a ajouté au blason de votre ville, ainsi qu'il était juste, l'éclat de sa propre gloire. Peut-être parmi les enfants qui m'écoutent en est-il qui, prenant à leur tour la palette, le burin ou le ciseau voudront continuer cette noble tradition. Que ceux-là, dans leur carrière difficile, dans les moments où le découragement les guettera, pensent à l'éclat de ce jour, pensent à l'oeuvre du maître dont je suis heureux de prononcer une fois encore en finissant, le nom triomphal : puissent les fils d'une ville féconde en artistes, riche en talents, suivre les traces de Léon Bonnat."



Après les discours, les enfants des écoles défilèrent tandis que jouait l'excellente musique du 18e d'Infanterie.



Au Musée Bonnat.



pays basque avant peintre labourd musée
MUSEE BONNAT BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN


La Municipalité et les personnages officiels se rendirent ensuite au Musée Bonnat, où ils furent conduits par M. Antonin Personnaz, dont ont sait la haute compétence artistique, et qui s'honore d'avoir été un des grands amis de Léon Bonnat.




pays basque avant peintre labourd musée
BUSTE D'ANTONIN PERSONNAZ
PAR PAUL PAULIN
Legs Antonin Personnaz, 1937
© RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

On admira les magnifiques trésors de cette riche collection qui constitue un des plus beaux musées de France.



Le banquet.


A une heure avait lieu le banquet, dans la salle du Grand-Hôtel.


Autour des tables fleuries avaient pris place une centaine de personnes ; à la table d'honneur que présidait M. Leroux, se trouvaient M. Joseph Garat, député maire de Bayonne, M. Antelme, sous-préfet ; MM. Carle Dreyfus et Guiffrey, conservateurs du Musée du Louvre, M. Antonin Personnaz, M. Fernandez Pintado, consul d'Espagne, le général Clemençon, et M. Denys Etcheverry.



pays basque avant peintre labourd musée
PEINTRE GEORGES PAUL LEROUX
1877-1957

Parmi les convives, à côté des adjoints et de nombreux conseillers municipaux, nous avons reconnu : Mme Garat, Mme Etcheverry, Mme Pascau, Mme Henri Zo, Mme Antelme, M. Darroze, président du Tribunal, M. Delom-Sorbet, M. Henri Zo, M. Pascau, M. Encio, vice-consul d'Espagne, M. de Coulomme La Barthe, maire de Salies de Béarn, M. Béhotéguy, président du Conseil d'arrondissement, M. Poydenot, président du Tribunal de Commerce, le Dr Ferron, médecin-chef de l'hôpital militaire, M. Paul Lamarque, avocat, M. Edouard Forgues, le capitaine Robert, M. Eugène Cazauran, conseiller d'arrondissement, M. Gibert, commissaire de police, etc.


Le déjeuner, très bien servi, était excellent ; les convives lui firent honneur.


Au champagne, M. Leroux remercia la Municipalité de Bayonne de son bel accueil et dit combien il lui a été doux d'avoir été choisi pour rendre hommage à un maître vénéré et bien aimé, combien il a été heureux de connaître Bayonne et le Pays Basque qu'il ignorait jusqu'à ce jour, combien il a été émerveillé par l'incomparable richesse du Musée.


M. Antelme a apporté l'hommage de l'administration préfectorale à la mémoire de Léon Bonnat, et il associa à ce même hommage les peintres de l'Ecole bayonnaise, disciples du maître, venus à Bayonne pour la cérémonie. Il leva son verre à Bayonne qui dans une période difficile sait quand même consacrer le culte de la Beauté et celui de la Reconnaissance.


M. Fernandez Pintado, consul d'Espagne, au nom de l'Académie des Beaux-Arts d'Espagne, ajouta son hommage à tous ceux qui, dans cette journée, ont honoré la mémoire de Léon Bonnat. Il rappela que Bonnat, séjournant à Madrid, sut unir au génie français, l'esprit artistique de l'Espagne ; il ajouta que la Ville de Madrid avait décidé de donner le nom de Léon Bonnat à une de ses avenues.


M. Garat, au nom de la Ville de Bayonne, remercia tous ceux qui ont collaboré par leur présence à la grandeur de la cérémonie ; il chargea M. le Consul d'Espagne de remercier Madrid d'avoir voulu commémorer le souvenir du grand peintre, et termina son allocution en disant que sa pensée allait vers Georges Bergès, retourné dans sa villa de Triana, à qui il souhaite de pouvoir reprendre bientôt les travaux et à qui il associe étroitement Mme Bergès et Mlle Bergès.



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JOSEPH GARAT

Toutes ces allocutions ont été chaleureusement applaudies ; le banquet se termina aux alentours de quatre heures.


La musique du 18e d'Infanterie donna un très beau concert sur la Place d'Armes."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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