PROVERBE DU 19 JUIN 2026 (SAINTE JULIENNE) (SAINT ROMUALD) (SAINT GERVAIS) (HUR).
JULIENNE : Julienne Falconieri, naît en 1270 à Florence (Toscane, Italie).
19 JUIN SAINTE JULIENNE FALCONIERI
Julienne est une religieuse italienne de la fin du 13ème et du début du 14ème siècle, considérée comme sainte par l'Eglise catholique.
Attirée par la sainteté des premiers frères de l'Ordre des Servites de Marie, Julienne se consacre au Seigneur et se donne tout entière à la pénitence, à la contemplation et aux ouvres de charité.
Julienne revêt l'habit de Mantelées et adopte ce genre de vie et l'esprit des Servites.
Julienne est considérée comme la fondatrice des Soeurs et des Moniales de l'Ordre des Servites de Marie.
Julienne est également la sainte patronne des membres Séculiers servites (hommes et femmes) de l'Ordre.
ROMUALD : Ce noble italien de Ravenne, en Italie, naît vers 950.
Romuald devient moine bénédictin aux environs de l'An Mil.
Romuald de Ravenne fréquente l'abbaye de Cuxa, près de Perpignan et participe au renouveau de l'Eglise.
19 JUIN SAINT ROMUALD
Attiré par la vie d'ermite, Romuald fonde un monastère original en Toscane, l'ordre camaldule, qui alterne la vie en communauté (cénobitisme) et la solitude (l'érémitisme).
Romuald meurt le 19 juin 1027.
Romuald est un saint thaumaturge, invoqué contre les troubles psychiques.
GERVAIS : Gervais et Protais, sont jumeaux et deux saints martyrs du début de l'ère chrétienne, sous le règne de l'empereur Néron.
19 JUIN SAINT GERVAIS ET SAINT PROTAIS
Ce sont les fils de saint Vital de Ravenne et de la bienheureuse Valérie.
Les deux frères, après avoir donné tous leurs biens au pauvres, rejoignent le martyr Saint Nazaire qui vivait dans un oratoire à Embrun.
Ils sont conduits à l'empereur Néron qui les envoie à Milan chez le général Astase afin d'obtenir la bénédiction des dieux païens.
Protais et Gervais ayant refusé, Astase les fait tuer, en 57.
19 JUIN SAINT GERVAIS ET SAINT PROTAIS
HUR : Ez da berdin "hurbiltasuna"adieraztea edo lurraren lehengaia.
(...) hur adb. Hurbil, hurran Bilbotik hur dagoen herri batean. Gero eta hurrago. Zenbat gauaren hurrago, hainbat nasaiago dantza bakoitza (...)
(...) Ezta inondik ere Iruñerriko kutsua isatsi bazitzaion ere, ez zuen etxe aldamenekoa galdu, ezta hurrik eman ere hurbiltzeko ere hur (...)
Un décès du 19 juin : Daniel Baud-Bovy.
PORTRAIT DE DANIEL BAUD-BOVY 1906
Né le 13 avril 1870 à Genève (Suisse) - Mort le 19 juin 1958 à Genève (Suisse).
Daniel est un écrivain, historien d'art et photographe suisse.
Fils du peintre Auguste Baud-Bovy, il acquiert à Paris l'essentiel de sa formation artistique et littéraire et y fréquente le milieu symboliste.
Personnalité du monde de l'Art en Suisse, il es conservateur du Musée Rath, directeur de l'école des beaux-arts de Genève (de 1908 à 1919), président de la Commission fédérale des beaux-arts, correspondant artistique de la Revue encyclopédique.
Poète, auteur de nombreux romans, nouvelles souvent illustrés par ses amis peintres et de pièces de théâtre pour enfants, il a également une importante activité de critique et d'historien d'art.
En 1896, Daniel épouse Jeanne-Catherine Barth, avec laquelle il aura un fils.
En 1913, il accomplit la première ascension connue du Mont Olympe en compagnie de Christos Kakalos et de son compatriote Frederic Boissonnas.
En secondes noces, il épouse en 1933 Aline-Thékla Nachmann, née Mayer.
Il obtient le prix Charles-Blanc de l'Académie française en 1905, en 1911 et 1936.
Daniel meurt le 19 juin 1858, à 88 ans.
ECRIVAIN DANIEL BAUD-BOVY
Voici le proverbe du vendredi 19 juin 2026 :
AITA-SEMEAK TABERNAN DAGOZ, AMA-ALABAK JOKUAN, ARROPA ZARRA EZTA FALTAKO ETXEKO KAKOAN.
Le père et le fils à la taverne, la fille et la mère jouant aux cartes, le porte-manteau ne manquera pas de vêtements usés.
AITA SEMEAK d'OSKORRI
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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En 1889, les 22 septembre et 6 octobre, ont lieu, en France, des élections législatives, et au Pays Basque, la lutte est acharnée entre les Républicains et les Conservateurs.
LA RAGE DES ELECTIONS PAYS BASQUE D'ANTAN
Voici ce que rapporta à ce sujet le Journal Officiel, le 22 décembre 1889 :
Dans la commune de Mendive, l'abbé Gracy, vicaire à Saint-Jean-Pied-de-Port, a prononcé le 1er septembre 1889 un sermon que sept électeurs, dont les signatures sont légalisées, résument ainsi dans leur protestation :
"Le moment est venu d'être blanc ou rouge, de montrer qu'on est pour le diable ou le bon Dieu. Un chrétien doit voter pour un blanc ; en votant pour un rouge, il commet un péché mortel. N'entendez-vous pas la voix de votre saint patron qui vous crie : Soyez courageux et fermes, imitez les premiers chrétiens, montrez que les Basques n'ont pas dégénéré et ne craignez pas la guerre que nous déclarent les méchants. Les gens d'église ont su, en bien des circonstances, soutenir et revendiquer leurs droits ; ils ont toujours triomphé de leurs ennemis et il en triompheront avec l'aide de Dieu jusqu'à la fin des siècles.
Le 8 septembre un nouveau prêtre basque qui, en ce moment, est professeur à Paris a appelé Harguindeguy conseiller municipal et lui a dit à la sortie de la messe :
"J'ai appris que vous êtes promis aux républicains ; ne craignez-vous pas de pécher en votant pour le rouge ? — Il me semble que je serais plus coupable si je manquais à la parole donnée, a répondu Harguindeguy.
Le 14 juillet 1889, M. Inda, notre desservant, annonçait déjà la chute de la République à la suite des élections législatives, à la brigade des douanes de notre commune."
Corruption. — Les mêmes protestations signalent les faits suivants :
Commune de Ahaxe. — Dans la commune de Ahaxe, pendant la période électorale, le curé Oyhenart a donné de si nombreux dîners et soupers, que sa maison pouvait être considérée comme un hôtel à l'usage des réactionnaires.
Commune d'Esterençuby.— Dans la commune d'Esterençuby, des offres importantes d'argent ont été faites par les agents de M. Etcheverry, pour obtenir des voix, et les électeurs ont été brutalement violentés par eux. De gros propriétaires ont menacé leurs métayers de les mettre à la porte s'ils ne votaient pas pour le candidat réactionnaire. Ils les ont contraints à voter en présence de deux témoins.
Vient ensuite la grande question des débiteurs. Les mêmes agents, parlant au nom d'une grande maison de commerce qui embrasse toutes les communes, menacent en son nom les débiteurs d'avoir à voter pour M. Etcheverry sous peine d'être obligés de régler leurs comptes dans le délai de trois jours. Pour donner plus de poids à leur mission, ils annoncent que le notaire sera là pour voir ce que fait chaque électeur.
LOUIS ETCHEVERRY DEPUTE BASSES-PYRENEES 1890
En effet, le jour de l'élection, le notaire arrive sur les lieux dès la première heure, à l'ouverture du scrutin. On voit alors le triste spectacle des électeurs terrifiés qui n'osent pas avancer et qui se tiennent par groupes à distance. Mais les agents qui ont ainsi préparé le terrain et qui entourent le notaire se détachent comme à un mot d'ordre et vont signifier aux débiteurs d'aller au scrutin déposer le bulletin portant le nom de M. Louis Etcheverry, qu'ils leur remettent à l'heure même, et ces agents ne les quittent plus jusqu'à l'urne.
Les signataires de ces protestations, ainsi que de celles d'un caractère général que nous n'avons pas cru devoir analyser, sont au nombre de 127.
A ces protestations, M. Etcheverry oppose 12 contre-protestations revêtues de 115 signatures.
Dans ce canton, le candidat républicain a perdu 154 voix sur l'élection de 1887, tandis que le conservateur en a gagné 264.
Canton de Mauléon.
Dans le canton de Mauléon, l'ingérence du clergé paraît avoir été moins vive.
Cependant, dans la commune d'Aussurucq, une protestation signée de sept électeurs (signatures légalisées) affirme le fait suivant :
Le desservant de la commune d'Aussurucq, dans deux sermons des 23 juin et 1er septembre, s'exprime ainsi :
"La religion est persécutée plus que jamais, et par qui ? Par les lois actuelles et par ceux qui font ces lois. Or bientôt arrive le moment de choisir ces hommes ; aussi je vous conseille, si vous n'avez pas assez de jugement vous-même pour faire un bon choix, de consulter les hommes qui aiment la religion et qui défendent ses intérêts."
Le nommé Elhory (Jean), meunier, exploitant un moulin appartenant au sieur Sagaspe, a été menacé par ce dernier d'être congédié s'il venait à voter pour M. Berdoly ; cette menace a été renouvelée le jour des élections, et le nommé Elhory ayant déclaré — ce qu'il a fait — voter pour M. Berdoly, Sagaspe a signifié le congé à Elhory par ministère d'huissier.
En outre, le nommé Gette (Jean) a formulé la même menace au sieur Lago (Pierre), également meunier à Aussurucq. Celui-ci, qui ne peut signer, affirmerait cependant le fait s'il le fallait. Il faut cependant ajouter que le sieur Lago n'a point voté pour ce fait, étant décidé réellement à voter pour M. Berdoly.
Ces faits ressortent de 6 protestations revêtues de 149 signatures dont la plupart non légalisées.
M. Etcheverry oppose à cette protestation une contre-protestation signée de 33 électeurs. M. le curé, y est-il dit, n'a jamais fait allusion aux élections qu'une fois pour recommander de voter en conscience. Le sieur Elhory, meunier, n'a été renvoyé que parce qu'il ne payait pas ses loyers et non pour cause politique. — Le sieur Lago n'a jamais été expulsé ; il occupe encore son moulin.
Dans ce canton le candidat républicain a perdu 105 voix sur l'élection de 1887, le conservateur en a gagné 391.
— Dans le canton de Baïgorry au contraire, sept protestations ont été signées dans sept communes différentes.
Trois électeurs des Aldudes, dont les signatures ne sont pas légalisées, témoignent des faits suivants :
"Dans la nuit du 21 au 22 septembre et les nuits précédentes les agents réactionnaires sont allés prendre le mot d'ordre au presbytère.
Voici les recommandations que les agents devaient faire :
1° Dire aux électeurs que tout ce que contient la brochure Aldude-Urepèle est faux ;
2° Lire ou donner connaissance de la note de l'Escualduna (Poursuites contre le sous-préfet) ;
3° Dire que le maire vote pour les blancs et qu'il est d'accord avec le curé.
L'un des vicaires aurait tenu le langage suivant : "Je sais que je serai suspendu ; mais cela m'est égal ; j'ai de quoi vivre chez moi."
Le même abbé a eu une scène des plus violentes, à la sacristie de l'église d'Emassou, avec un électeur de la commune.
Le 22 septembre, afin d'empêcher les électeurs de se retirer, le curé retarda d'une demi-heure la messe basse (7h. au lieu de 6 h. 1/2). De cette façon les électeurs n'avaient pas à attendre l'heure de l'ouverture du bureau.
C'est le curé qui, le matin et le soir, crie à tue-tête à la place : "Il est huit heures ! Il est six heures !..." pour annoncer l'ouverture et la fermeture du bureau.
C'est le curé qui a envoyé une voiture chercher un paralytique.
Pendant toute la journée du 22 septembre, le presbytère est transformé en cabaret. Les agents y sont continuellement.
Depuis longtemps le curé transformait ses sermons en attaques directes contre toutes les lois votées par les Chambres, attaques contre l'obligation scolaire, le service militaire, l'enseignement sans Dieu, etc., etc."
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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ORIA : Bisigodoen Santorala. Oria Sanz, Iñigo Sanz-en arreba. 1095 Huescan. 1010tik 1040ra bitartean San Migelgo monasterioko abadesa.
(...) Oria - Auria-ren Erdi Aroko aldaera. Lizarran (N) 1333. urtean dona Oria d'Ouanos bizi zen. (...)
Un décès du 18 juin : Claude François de Méneval.
PORTRAIT DE CLAUDE FRANCOIS DE MENEVAL
Né le 2 avril 1778 à Paris (Royaume de France) - Mort le 18 juin 1850 à Paris (République française).
Claude François a été le secrétaire intime de Napoléon 1er et son plus proche collaborateur de 1802 à 1813 et un mémorialiste du XIXe siècle.
Il naît dans une famille bourgeoise ayant deux activités à Paris et en Île-de-France : contrôler et jauger les vins et alcools auprès des marchands de vins, d'autre part, louer des linéaires de planches sur tréteaux aux marchands ambulants.
Il a une gouvernante anglaise qui lui apprend très jeune l'anglais.
Il fait des études au collège Mazarin jusqu'à sa fermeture au début de la Révolution française.
Atteint par la conscription de l'an VII, Claude François, de santé fragile, fait six mois de service militaire, sous les ordres de Louis Bonaparte.
Rendu à la vie civile, grâce à l'amitié de Palissot de Montenoy, il est désigné pour trier la bibliothèque du Directoire, héritière de celle du palais des Tuileries (30 000 volumes).
Journaliste au Journal de Paris (recruté par Pierre-Louis Roederer, son directeur), il est engagé comme secrétaire par Joseph Bonaparte de retour de son ambassade à Rome.
Il participe aux négociations qui aboutissent à la signature de divers traités de 1800 à 1802, et du Concordat.
Joseph Bonaparte propose Claude François à son cadet, le Premier Consul, qui veut se séparer de M. De Bourrienne, compromis dans des affaires financières.
Il remplit sa fonction de secrétaire du portefeuille auprès de l'empereur pendant toute la durée du Consulat et du Premier Empire, jusqu'à l'abdication de l'Empereur.
Ayant la charge écrasante d'assurer la rédaction et la correspondance du Premier consul puis Empereur, il mène une existence quasi monacale, étant toujours disponible, de jour et de nuit.
Claude François accompagne l'Empereur dans ses campagnes à travers l'Europe, jusqu'à la bataille d'Austerlitz (2 décembre 1805).
De retour à Paris, Napoléon réorganise son cabinet.
Par décret du 3 février 1806, Claude François est prévu comme secrétaire du portefeuille avec un traitement de 24 000 francs par an.
En réalité, il a le rang de premier secrétaire et par la suite, il aura sous ses ordres de nombreux secrétaires adjoints, archivistes, cartographes et gardiens du portefeuille.
En avril 1806, il est créé chevalier de la Légion d'honneur.
Il suit Napoléon pour les campagnes de Prusse (1806) et de Pologne (1807) et assiste à la rencontre, le 25 juin 1807, entre Napoléon 1er et le tsar Alexandre 1er de Russie.
Sur le conseil de Napoléon, Claude François épouse, en octobre 1807, Aimée Virginie Joséphine Comte de Montvernot, avec laquelle il aura 6 enfants.
Napoléon leur fait un don de 100 000 francs-or et le beau-père de la jeune fille, notaire à Paris, en fait de même.
En avril 1810, Napoléon le fait baron de l'Empire, par lettres patentes.
En 1812, lors de la campagne de Russie, sa santé est gravement altérée par la fatigue et le travail et il souffre de graves gelures.
Envoyé à Paris, Claude François doit s'aliter pendant deux mois et épuisé, il est contraint d'abandonner ses fonctions de premier secrétaire du cabinet.
En 1813, il est nommé maître des requêtes au Conseil d'Etat.
En mars 1814, il accompagne l'Impératrice et le roi de Rome, en convoi pour Rambouillet puis Blois.
En avril 1814, ils vont à Vienne, puis Schönbrunn, en Autriche, et ils y restent jusqu'en mai 1815, avant de rejoindre l'Empereur à Paris.
Au retour de l'île d'Elbe, en mai 1815, Claude François, qui a obtenu un passeport pour la France, prend congé de Marie-Louise et du Roi de Rome.
Après Waterloo, il veut suivre Napoléon en exil mais ne peut revenir à Malmaison.
En 1816, lors de la terreur blanche, il est assigné à résidence en son son château de Vaucresson (Hauts-de-Seine) qu'il revend 200 000 francs-or, en janvier 1825.
En 1819, il est fait officier de la Légion d'honneur.
En 1821, l'Empereur, en exil à l'île Sainte-Hélène, consigne son nom dans son testament pour un legs de 100 000 francs.
En 1827, Claude François achète à Gif-sur-Yvette (Essonne) un vaste domaine dans lequel il fait construire son château de l'Ermitage.
En 1827, une intervention des douanes à Ascarat, en Basse-Navarre, se retrouve au tribunal en 1828.
BLASON COMMUNE D'ASCARAT BASSE-NAVARRE D'ANTAN
Voici ce que rapporta à ce sujet la presse nationale, Le Journal du Palais, le 21 août 1828 :
"Cour de Cassation (21 août).
Le procès-verbal d'une visite domiciliaire faite par les préposés des douanes ne peut pas être annulé, sous le prétexte qu'au lieu d'être assistés par l'adjoint, à défaut du maire, ils avaient procédé avec l'assistance d'un membre du conseil municipal, délégué par le maire.
D'ailleurs, l'obligation où sont les préposés des douanes de se faire assister d'un officier municipal dans leurs visites domiciliaires, n'est pas prescrite, à peine de nullité.
Douanes C. Martin Gastenea.
Du 21 Août 1828, arr. cour cass., ch. crim. ; MM. Bailly, conseiller, faisant fonctions prés. ; Chantereyne, rapp. ; Fréteau de Pény, av. gén. ; Godard de Saponay, av.
La Cour,
— Vu les art. 36, 38 et 39, tit. 13, L. 22 août 1791, desquels il résulte que les préposés des douanes peuvent, en se faisant assister d'un officier municipal, faire des recherches dans les maisons servant d'entrepôt à des marchandises en balles ou ballots, et non accompagnées d'expéditions légales de douanes ; l'art. 11, tit. 4, L. 9 flor. an VII, portant que "les tribunaux ne pourront admettre, contre les rapports des préposés des douanes, d'autres nullités que celles résultant de l'omission des formalités prescrites par les dix articles qui précèdent ledit art. II ;
— Attendu, en droit, que la peine de nullité ne peut être suppléée dans une disposition législative qui, en prescrivant des formalités non essentiellement constitutives de la régularité de certains actes, n'a pas expressément attaché cette peine à leur omission ;
— Attendu que la loi du 22 août 1791, et les divers réglemens sur les douanes, en imposant aux préposés l'obligation de se faire accompagner d'un officier municipal lors des visites domiciliaires relatives à la recherche des marchandises de contrebande, n'ont point attaché à l'infraction de cette disposition la peine de nullité prononcée pour la violation de plusieurs autres formalités ;
— Que la loi du 9 flor. an VII, après avoir, dans les dix premiers articles du tit. 4, déterminé les formes nécessaires pour la validité des rapports des préposés des douanes, sans y comprendre les mesures de police relatives à leurs visites domiciliaires, défend aux tribunaux d'admettre contre lesdits rapports d'autres nullités que celles résultant de l'omission des formalités prescrites par ladite loi ;
— Attendu, en fait, qu'un procès-verbal, d'ailleurs régulier, constate que, le 4 déc. 1827, les préposés des douanes, informés qu'il y avait un entrepôt de sel d'Espagne dans la maison de Jean Apat dit Gastenea, de la commune d'Ascarat, s'empressèrent de requérir l'autorité locale de les assister à l'occasion de la visite qu'ils désiraient faire dans ladite maison ;
— Que le maire de la commune, alors malade, ayant pour cette opération délégué le sieur Jean Elissambure, membre du conseil municipal, les préposés se présentèrent avec ce fonctionnaire public pour entrer dans la maison dudit Gastenea, et éprouvèrent, malgré leurs sommations, un refus bientôt suivi de violences et de menaces ;
— Qu'obligés alors d'employer la force pour vaincre la résistance, et ayant pénétré dans ladite maison, toujours en présence et avec l'autorisation de l'agent municipal délégué par le maire, lesdits préposés y trouvèrent quatre ballots de sel étranger, pesant ensemble cent quarante-huit kilogrammes, lesquels furent saisis ;
— Que, dans cette circonstance, les employés des douanes s'étaient mis à devoir en requérant l'assistance du maire, et qu'en opérant en présence du fonctionnaire public délégué par lui, ils ne devaient point se constituer juges de la validité de cette délégation, et n'avaient point à examiner si l'adjoint auquel le maire n'avait pas jugé possible ou convenable de les renvoyer, avait seul un caractère légal pour le remplacer dans ce cas particulier ;
— Qu'ainsi et par suite d'un procès-verbal dont la nullité n'était prononcée par aucune loi, il y avait lieu, non seulement de prononcer la confiscation des ballots de sel saisis, mais encore de condamner le prévenu à l'amende de 500 fr. et à la peine de l'emprisonnement, aux termes des art. 38 et 41, L. 28 avril 1816 ;
— Que cependant le tribunal correctionnel de Saint-Palais, tout en prononçant la confiscation des quatre ballots de sel étranger trouvés dans la maison de Gastenea, l'a renvoyé des poursuites exercées contre lui par l'administration des douanes, qu'il a condamnée aux dépens ;
BOULEVARD DES ACACIAS ET PALAIS DE JUSTICE SAINT-PALAIS BASSE-NAVARRE D'ANTAN
— Que le seul motif qui a déterminé ce tribunal à déclarer nul le procès-verbal des préposées, et à relaxer en conséquence le prévenu, consiste en ce que, lors de la saisie domiciliaire dont il s'agit, le maire d'Ascarat aurait été illégalement représenté par un simple membre du conseil municipal, lequel n'aurait pu y être régulièrement appelé qu'en cas d'absence ou autre empêchement de l'adjoint auquel les préposés auraient dû préalablement s'adresser ;
— Mais qu'à supposer que les préposés, en suivant la marche qui leur était tracée par le chef d'administration locale, n'eussent pas procédé régulièrement, le tribunal correctionnel de Saint-Palais n'aurait pas moins violé les règles de sa compétence et commis un excès de pouvoir en créant une nullité qui n'est pas dans la loi ; et que la cour royale de Paris, en adoptant les motifs et confirmant les dispositions du jugement dont l'appel lui était déféré, s'en est approprié les vices ; en quoi ladite cour royale a violé formellement l'art. 11, tit. 4, L. 9 flor. an VII, et par suite les art. 38 e 41, L. 28 avril 1816, dont elle avait à faire l'application :
— Par ces motifs, — Casse et annule, etc."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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