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mercredi 22 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 22 AVRIL 2026 SAINT ALEXANDRE ET SAINT ÉPIPODE - INTZA

PROVERBE DU 22 AVRIL 2026 (SAINT ALEXANDRE) (SAINT ÉPIPODE) (INTZA).


ALEXANDRE : Alexandre de Lyon figure parmi 34 martyrs chrétiens qui furent mis à mort à Lyon, en 178, au temps de l'empereur Marc Aurèle.



religion catholique saint sainte alexandre
22 AVRIL SAINT ALEXANDRE DE LYON



En compagnie d'Epipode, Alexandre échappe à la persécution de 177, pendant laquelle périssent sainte Blandine ou l'évêque Pothin, auxquels sont consacrés des églises lyonnaises.

Cachés dans le faubourg de Vaise, à Lyon, Alexandre et Epipode sont dénoncé, arrêtés et martyrisés, refusant d'abjurer leur foi.

Alexandre, d'origine grecque, est vénéré par l'Eglise catholique et par l'Eglise orthodoxe.



religion catholique saint sainte alexandre
22 AVRIL SAINT ALEXANDRE DE LYON



INTZA : Ihintza, rosée, rocio. Gaurdanik aurrera kaltegarria da. Zeren eta polen bihiak metatzen baititu eta haiek barreiatzera haizeari ez baitio uzten.

(...)Intza - Araizko (N) herria eta bertako Done Jakueren elizan dagoen Andre Mariaren adbokazioa. Egungo eraikuntza berria da, antzinakoa lurrikara batek hondatu baitzuen. 1715. urtean. Jaieguna irailaren 8an da. - - (...)



fleur rosée rose
ROSE ET ROSEE



Une naissance du 22 avril Charles Denis Sauter Bourbaki.




général algérie pau bayonne 19ème siècle
GENERAL BOURBAKI 1871



Né à Pau le 22 avril 1816 à Pau (Basses-Pyrénées) - Mort le 22 septembre 1897 à Bayonne (Basses-Pyrénées).

Fils d'un colonel franco-grec, il se distingue dans l'armée d'Afrique et notamment pendant la guerre de Crimée.

Nommé général, il sert brièvement lors de la guerre franco-allemande dans l'armée du Nord en cours de constitution avant de prendre le commandement de l'armée de l'Est.

Charles Denis, comme certains autres généraux du Second Empire dont la formation s'est déroulée en Afrique, est appelé aux plus hauts postes de commandement pendant la guerre de 1870.

Il entre à Saint-Cyr et, en 1836, rejoint les zouaves puis, promu au grade de lieutenant, entre dans la Légion étrangère et assume également la charge d'aide de camp du roi Louis-Philippe 1er.

Il va participer à de nombreuses batailles et campagnes militaires : Algérie de 1838 à 1854, Crimée de 1853 à 1857 et Italie en 1859. 

Il est nommé commandant de division de la Garde impériale, de 1865 à 1869, puis en mai 1869, aide-de-camp de l'Empereur.

En juillet 1870, l'Empereur lui confie le commandement de la garde impériale, et Charles Denis joue un rôle important dans les opérations liées au siège de Metz.

Ayant offert ses services à Léon Gambetta, il est appelé, en octobre 1870, au commandement de la région militaire du Nord.

En décembre 1870, il est affecté au commandement de l'armée de l'Est.

Mais, après avoir échoué à Héricourt, son armée est contrainte à la retraite et à se replier vers la frontière suisse, puis désarmée et internée en Suisse.

Charles Denis fait une tentative de suicide en janvier 1871 mais il en réchappe.

En avril 1871, il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur et, en juillet, il devient gouverneur militaire de Lyon, poste qu'il occupera jusqu'en 1879.

En 1881, du fait de ses opinions publiques, il est placé dans la réserve.

En 1885, sa candidature au Sénat est un échec.

Charles Denis meurt, à Bayonne, le 22 septembre 1897, à 81 ans.



général algérie pau bayonne 19ème siècle
TOMBE DU GENERAL BOURBAKI BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici le proverbe du mercredi 22 avril 2026 :




DIRUAK TXAKURRERI ERE DANTZAN EGINARAZI.

L'argent arrive même à faire danser les chiens.



pays basque autrefois chiens humour danse
CHIENS DANSANT


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LA FERME LABOURDINE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS (première partie)

LA FERME LABOURDINE.


La maison Basque (Etxea) est au coeur de la société. La ferme labourdine regroupe les hommes et les animaux et le matériel agricole.





pays basque maison ferme labourd sare communes
FERME LAPHITZEA SARE
BMB N°20 1941



Voici ce que rapporta à ce sujet Pierre Dop dans le Bulletin du Musée Basque N° 20 en 1941 :



"Laphitzea. Type de ferme labourdine.


Type — Vues sur le passé — Description — Disposition intérieure — Domaine rural.



C'est à Sare, semble-t-il, que l'on rencontre les plus jolis types de construction labourdine. Et la variété en égale le nombre. En effet, il serait difficile de trouver deux maisons identiques.



Quand ce n'est pas par les grandes lignes ou les traits principaux, elles diffèrent tout au moins par des dispositions de détail. Ainsi chacune présente sa physionomie propre, tout en manifestant le même air de famille, air de famille un peu plus accentué parfois entre celles qui font partie d'un même quartier.



Dans cette variété, quelques-unes se distinguent cependant par des caractères qui nous paraissent réaliser la perfection du type.   



Tel est le cas de celle dont nous entreprenons l'étude.



Des flancs du massif de la Rhune se détache vers l'est une longue croupe, à l'altitude peu élevée mais uniforme, que suit l'antique chemin reliant Sare à Vera, sa voisine espagnole. Elle porte le nom de Lehembiscaye (lehen, premier, biskar, dos, croupe, ce qui est vrai pour le voyageur venant de la frontière). Ce nom, elle l'a donné à son tour au groupe des habitations qui ont essaimé sur les bords du chemin, s'échelonnant de part et d'autre, tournées vers le levant.



pays basque maison ferme labourd sare communes
VUE SUR LENBISCAY SARE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Tout au bout, vers l'Espagne, sur un site légèrement dominant, le dos à la montagne proche, Laphitzea, sous les larges ailes de son toit, offre, comme ses voisines, aux rayons du soleil matinal son ample façade blanche, striée de noir, et veille sur ses champs étalés en éventail autour d'elle.



Le nom de Laphitzea, qu'on écrit aussi Lapitzea et qui se prononce comme tel, vient de laphitzu, lieu abondant en marne à couleur et consistance d'ardoise. Or, pareille terre se trouve non loin de là, à 150 mètres environ, au pied du mont Olhain.   



Quand cette maison fut-elle bâtie ? Elle ne porte pas, comme quelques autres, de millésime fixé sur la pierre.



D'après le plus ancien registre paroissial qui ait été conservé — il fut tenu par le célèbre curé Axular — une famille Laphitz existait à Sare dès le XVIe siècle. Le 20 février 1609, est baptisé Martin de Hiribarren, fils de Catalina de Laphithz, soit une personne dont la propre naissance remontait au siècle précédent. Il est à présumer que, dès cette époque, Sare possédait une famille Laphitz, et que celle-ci dut tirer son nom de la maison qu'elle habitait, cas très général dans notre pays, après que fut imposée sous François Ier, par l'ordonnance de Villers-Cotterets en 1539, la tenue régulière de registres paroissiaux de naissances et de décès. Dans celui dont nous extrayons le renseignement ci-dessus, les noms de famille sont, tous, des noms de maisons de Sare qui existent encore, sans qu'ils soient accompagnés eux-mêmes de l'indication des demeures. Sans doute, les uns et les autres, se confondaient-ils encore, ce qui s'explique par le peu de temps écoulé depuis l'ordonnance. Mais les exceptions devant se multiplier peu à peu, on fut bientôt amené à faire suivre le nom des familles de celui des habitations. C'est ce que nous constatons dans des registres postérieurs de quelque 30 ans.



Selon toute vraisemblance, il y avait donc à Sare, tout au moins dès le XVIe siècle, une maison du nom de Laphitzea. S'agirait-il de l'actuelle ? Nous en doutons. On n'y découvre pas, comme dans certaines que nous avons relevées à Sare, un détail d'architecture distinctif de cette époque ou d'une époque antérieure. Nous pensons plutôt que, bâtie au XVIIe siècle à l'instar de plusieurs qui sont datées, elle aurait succédé à une autre de moindre importance.



Le XVIIe siècle se signala dans le pays par un essor de prospérité. En sont la preuve le grand nombre d'agrandissements ou reconstructions d'églises et d'habitations effectués à cette époque. On se cantonnait moins exclusivement dans l'industrie pastorale, même au voisinage de la montagne. Les défrichements s'étendaient, la culture des céréales se développait, spécialement celle du maïs introduit récemment.



Il se passa peut-être pour Laphitzea ce que la tradition orale rapporte pour un autre domaine distant d'un kilomètre environ, Argaïnea. La maison primitive, très modeste, qui existe toujours, est accrochée au flanc de la Petite Rhune à proximité des pâturages offerts par la montagne. Plus tard, les propriétaires, ayant acquis des terres en contre-bas, y bâtirent une grande et belle ferme, à laquelle l'ancienne passa son nom, prenant pour elle celui de Gaineko-etchea, ce qui veut dire "maison d'en-haut".




pays basque maison ferme labourd sare communes
MAISON ARGAINIA SARE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Rien ne s'opposerait à une répétition du cas pour Laphitzea. Derrière elle, de l'autre côté du chemin qui mène à Vera, les premières terres sur les pentes de la montagne font partie de son domaine. On y voit les ruines d'une bergerie importante : Laphitzecoborda. Tout à côté, séparée seulement par un chemin, une vieille et fort misérable maison porte le nom d'Etchegoyen, qui se traduit par "la maison la plus élevée". Mais nous n'avons pas recueilli de tradition à l'appui de la question.



Dans un acte de baptême de 1710 figure comme marraine une Marie de Martinena, qualifiée "dame ancienne" de Laphitzea. Comme nous l'apprennent d'autres actes de la même époque, son gendre, Pierre de Lahetjuzan, en était le "maître jeune". Celui-ci mourut à l'âge de 80 ans, en 1761. Il passa l'héritage à une fille qui avait épousé certain Martin Laphitz. Avec ce dernier la famille de ce nom reprenait possession d'une maison, qui était probablement son berceau. Mais ce fut pour une génération seulement. A la suivante c'est encore une femme qui recueille la succession, Jeanne, épouse Ducassou. Au début du XIXe siècle sa fille, à son tour, passa la propriété, par son mariage, à la famille Dithurbide. Le dernier représentant de cette famille, qui exerçait la médecine et fut maire de Sare, mourut sans postérité en 1883 et laissa tous ses biens pour l'établissement et l'entretien d'un hôpital aménagé dans sa propre maison d'habitation, près du bourg. C'est ainsi que Laphitzea est actuellement bien communal, avec cette affectation spéciale."




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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mardi 21 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 21 AVRIL 2026 SAINT ANSELME - ALAIA

 


PROVERBE DU 21 AVRIL 2026 (SAINT ANSELME) (ALAIA).


ANSELME : Anselme de Cantorbery, est originaire d'Aoste, en Italie, où il naît vers 1033.



religion catholique saint sainte anselme
21 AVRIL SAINT ANSELME DE CANTORBERY


Anselme est connu comme le "Docteur magnifique".

Anselme devient abbé de l'Abbaye bénédictine de Notre-Dame du Bec, en Normandie, puis archevêque de Cantorbery et primat d'Angleterre.

Théologien brillant du 11ème siècle, Anselme contribue activement à la réforme grégorienne et au renouveau de l'Eglise médiévale.

Anselme élabore le dogme de la circumincession, adopté en 1442 au concile de Florence et transfère les investitures à Rome.

Anselme meurt le 21 avril 1109 à Cantorbéry.

Anselme est canonisé en 1494 et proclamé docteur de l'Eglise en 1720, par le pape Clément XI.



religion catholique saint sainte anselme
21 AVRIL SAINT ANSELME DE CANTORBERY



ALAIA : Ikastolako zerrendatik. Gaztelaniaz "Alegria".

(...) Alaia - Euskarazko adjektiboa. Aldaerak : Alaikari eta Alaiñe. - - Alegria / (...)

Alegria (es) : Osaera alaia adjektiboa eta -a. Aldaerak : Alaikari eta Alaiñe.

Alaiñe : Izen honen oinarria : alai adjektiboa eta -ne (-ñe). Ikus Alaia.



Une naissance du 21 avril Théodore Fraenkel.




THEODORE FRAENKEL (en haut à gauche) ET ANDRE BRETON
LYCEE CHAPTAL 1912


Né le 21 avril 1896 à Paris 14ème - Mort le 25 janvier 1964 à Paris 10ème.

C'est un écrivain et médecin français.

Dadaïste puis surréaliste de 1918 à 1932, il a été un ami d'André Breton.

Né de parents russes, Théodore obtient la nationalité française en 1904.

En 1907, il entre au collège Chaptal et rencontre André Breton, avec lequel il partage la même passion pour la poésie.

Après le baccalauréat, il entre en classe préparatoire pour des études de médecine.

En 1915, il est infirmier militaire, à Nantes, et il y retrouve André Breton.

Promu médecin auxiliaire, Théodore est envoyé à Chaumont, puis en forêt d'Argonne.

Il revient, début 1917, à Paris, puis il est envoyé à Odessa, début juillet 1917.

Il rencontre Louis Aragon en mai 1918.

Après sa démobilisation, il termine ses études de médecine et est nommé externe des hôpitaux.

Dès le début 1920, il participe aux manifestations parisiennes dada organisées par Louis Aragon, Breton, Paul Eluard, Francis Picabia, Philippe Soupault et Tristan Tzara.

En 1922, il épouse Bianca Maklès.

Après la rupture survenue entre dadaïstes et surréalistes en 1923, Théodore retourne à la médecine générale et il devient chef de laboratoire à l'hôpital Bretonneau à Paris 18ème.

En 1932, il rompt toute relation avec Breton.

Après la mort de sa femme, en 1931, il se remarie avec Marguerite Ghita Luchaire.

Pendant la guerre d'Espagne, en 1936, il rejoint les républicains espagnols.

En 1943, il fait partie des Forces de la France libre en Angleterre, puis, en février 1945, il s'engage dans l'escadrille Normandie-Niémen, basée en Urss, qu'il quitte à la fin de la guerre avec le grade de lieutenant-colonel.

En septembre 1960, il est l'un des signataires du Manifeste des 121 sur le droit d'insoumission dans la guerre d'Algérie.

Gravement hypertendu, il néglige de se soigner et meurt, le 25 janvier 1964, à 67 ans, d'une hémorragie cérébrale.

Selon ses voeux, il est enterré sans témoin dans une fosse commune.


ECRIVAIN THEODORE FRAENKEL


Voici le proverbe du mardi 21 avril 2026 :

GOBERNUAK BADITU BI BESO, BAT LUZEA, BILTZEKO, BERTZEA LABURRA, EMAITEKO.

Le gouvernement a deux bras, un long pour prendre, un court pour donner.



impots france caricature
LES IMPÔTS EN FRANCE AUTREFOIS


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE THÉÂTRE BASQUE PAR ÉTIENNE DECREPT EN 1912 (cinquième partie)

LE THÉÂTRE BASQUE EN 1912.


En 1912, le bascophile Etienne Decrept fait une analyse du théâtre Basque.




pays basque autrefois soule theatre pastorale
LE THEÂTRE BASQUE
PYRENOEA 19 AVRIL 1912


Voici ce que rapporta à ce sujet Etienne Decrept, dans l'hebdomadaire Pyrenoea, le 31 mai 

1912 :



"Sur le Théâtre Basque. (suite)



A propos du théâtre Basque.



Albert Léon, le distingué professeur de philosophie du Lycée de Bayonne, nous adresse la lettre suivante accompagnée d'une réponse aux articles de notre collaborateur Etienne Decrept.



Pyrenoea, heureuse de la controverse qui va s'instituer sur le Théâtre Basque, se fait un plaisir d'insérer l'intéressante correspondance de M. Léon :



Monsieur le Directeur,



Mon excellent collègue M. Georges Hérelle, m'a fait savoir que vous accepteriez favorablement dans votre Revue une réponse au premier article de M. Decrept sur le Théâtre Basque. Je soumets à votre appréciation les quelques lignes ci-jointes. Comme vous le verrez, les arguments de M. Decrept ne m'ont pas absolument convaincu, mais c'est en toute sincérité que je souhaite une réplique à mes objections, tout prêt à m'incliner s'il résout les difficultés que je propose. Si j'ai lu le premier article avec intérêt, je ne puis en outre qu'accorder mon assentiment à la plupart des remarques des articles suivants. Je préférerais si vous le jugez bon, que ma réponse pût être donnée intégralement, car chacun des arguments me semble avoir son importance ; toutefois si vous estimiez absolument nécessaire d'introduire de légères modifications ou coupures, pourvu qu'elles ne touchent pas à l'essentiel, je suis prêt à les accepter, mais le temps me fait en ce moment défaut pour retoucher moi-même ce travail dont je vous prie d'excuser l'exécution matérielle un peu négligée. Je me permettrai de vous adresser bientôt l'hommage de ma thèse sur le Théâtre Basque où je sais qu'il existe de ci de là, la question ayant avancé depuis, quelques omissions ou négligences.


Veuillez agréer Monsieur, l'expression de mes sentiments les plus distingués."



"La Littérature est l'expression de la Société".

Cet aphorisme trop fameux de Mme de Stael comporte deux interprétations, l'une conforme à la réalité mais stérile, l'autre qui prétend à plus de portée, mais contraire aux faits. Si l'on veut dire que la littérature d'un peuple exprime quelque chose de ce peuple, à savoir ses goûts littéraires ou ceux d'une fraction du public quelles que soient les origines de ces derniers, on exprime une vérité que M. de La Palisse lui-même eut dédaigné de formuler ; mais si, comme l'entendait l'auteur de cette maxime, on veut soutenir que chaque Société se traduit tout entière dans sa littérature, comme si celle-ci était un fruit naturel et spontané de la vie nationale, sans apport d'éléments étrangers, ou du moins sans influence décisive de circonstances accidentelles et qui ne tiennent pas au fond du caractère et de l'existence de la Société envisagée, alors cette affirmation est démentie par toute l'histoire littéraire. Rien ne s'emprunte comme les formes de littérature, pour ne pas dire les formes d'art en général ; presque toutes les Lettres latines classiques sont d'origine grecque, et l'on sait combien le mouvement littéraire de l'Europe occidentale au moyen âge et jusqu'au XVIe siècle, de Dante, à Shakespeare est marqué d'une forte empreinte française et provençale ; est-il besoin de rappeler la part qui revient à l'Italie, à l'Espagne et à l'antiquité gréco-latine sur les commencements d'une littérature, si nationale pourtant dans son développement, celle du XVIIe siècle français ? Je dis la littérature, non la formation des talents par lesquels elle s'est exprimée, car le talent ne s'emprunte pas et il ne passe pas forcément les frontières avec les formes littéraires ; c'est ce que prouve l'exemple du Théâtre Basque ou pour mieux dire Souletin. Ici même Pyrenoea du 19 avril 1912, M. Etienne Decrept a fort bien rappelé dans un spirituel article que ces drames populaires de la Soule n'ont ni une origine locale, ni, il faut le reconnaître, de sérieuse valeur littéraire. J'entends parler ici, comme M. Decrept dans son premier article, des pièces tragiques de ce répertoire, laissant de côté pour l'instant la question des farces ou pastorales comiques dont les astola lerrak ou "course d'ânes" constituent les spécimens les plus répandus.



Depuis plus d'un demi-siècle, tous ceux, sans exception, qui ont présenté au grand public le théâtre Souletin, depuis Buchon jusqu'à M. Georges Hérelle, ont signalé ce double caractère : l'origine étrangère et l'absence d'une réelle conception artistique, et l'on ne saurait faire à M. Decrept ni un grief, ni un mérite d'avoir à son tour souligné ces deux traits ; c'est d'ailleurs que réside l'originalité de ses vues.



pays basque bascophile écrivain peintre décorateur
ETIENNE DECREPT


Toutefois, avant d'examiner la partie la plus intéressante et vraiment neuve de son article, qu'il me permette d'observer qu'il tire des deux remarques précédentes des conséquences un peu trop sévères. — Tout d'abord l'origine étrangère des drames en question ne saurait être une raison suffisante pour leur dénier tout intérêt, et leur indigence littéraire ne tient pas à cette origine ; il serait donc injuste de les condamner à l'avance sur leur source, puisque plus d'un peuple est fier, à juste titre, de productions artistiques qui n'ont pas eu leur premier germe dans le sol national.



En second lieu, la pauvreté artistique intrinsèque des pastorales basques ne me paraît pas entraîner leur condamnation absolue. Sans doute, ce n'est pas là du grand art : toute recherche de style y fait défaut, la versification en est plus que négligée, on n'y remarque ni action, ni études de caractères, les anachronismes les plus grossiers y coudoient les invraisemblances. Qu'en conclure, sinon que nous avons affaire ici à un art populaire ? Il ne mérite ni plus ni moins de dédain que toutes les autres formes de l'art populaire que les délicats préfèrent pour leur compte des productions plus relevées, c'est leur droit et leur devoir, mais je ne vois pas ce que gagnerait la culture esthétique des montagnards Souletins à se priver d'une forme d'art qui convient à leur mentalité. L'art populaire est en soi une forme esthétique inférieure. Il n'en correspond pas moins à des aspirations d'où est sorti l'art véritable, si inférieur soit-il en lui-même au grand art, il est historiquement le germe, puis le dépôt et comme la projection de celui-ci dans l'esprit des masses, il reste salutaire pour le public qui n'est pas apte à goûter les manifestations plus hautes du beau et il aura une raison d'être tant qu'il y aura un tel public, le lui enlever serait seulement le priver de toute jouissance artistique.



Soit, dira-t-on, laissons aux Souletins ces divertissements, mais, reconnaissons que, dénués de réelle valeur esthétique, ils n'ont même pas d'intérêt au point de vue de l'étude des moeurs ou pour la psychologie des montagnards qui s'y complaisent, puisque ce théâtre est entièrement un théâtre d'imitation et d'emprunt. Ici encore, je ne puis pas m'empêcher de trouver un peu excessif le dédain de M. Decrept. Si dans les usages d'une race ou d'un peuple il ne fallait tenir compte que des éléments tirés uniquement de son propre fonds, il lui resterait bien peu de chose en propre. La pensée et le caractère national, régional ou ethnique sont faits, non seulement de ce fonds primitif, mais de tous les apports qui viennent du dehors s'y incorporer au cours de l'histoire ; qui oserait soutenir par exemple que le christianisme est un élément accessoire dans la civilisation européenne et l'Islamisme dans celle d'une partie de l'Afrique parce que l'un vient de Palestine et l'autre d'Arabie ? Il faut en dire de même en art : Peu importe qu'une forme soit empruntée, elle n'en constitue pas moins un élément de la physionomie artistique du peuple qui l'a adoptée, quand ça ne serait, comme pour le cas qui nous occupe, qu'en manifestant une certaine impuissance à la créer, accidentelle ou naturelle, passagère ou permanente ; elle manifeste quelque chose de plus et vraiment positif ; elle nous montre les goûts de ce peuple par la nature même de ses emprunts et nous renseigne sur son histoire en nous montrant les influences auxquelles il a été soumis, par exemple, le théâtre Souletin nous montre quelle influence une certaine littérature française a exercé sur les populations de ces contrées, sans doute par l'intermédiaire du Béarn, comme d'ailleurs le reconnaît fort à propos M. Decrept.



pays basque autrefois pastorale soule danses
PASTORALE ALOS 1928
PAYS BASQUE D'ANTAN


Mais ce théâtre doit à son absence même d'originalité un intérêt autrement général : il nous présente un spécimen vivant de ces spectacles populaires qui se donnaient jadis dans toute l'Europe occidentale et dont la Basse-Bretagne et la Toscane, pour ne citer que ces deux exemples, ont perpétré jusqu'à nos jours la tradition dans des oeuvres dont la technique ressemble étonnamment, et pour tous les points essentiels à celle des pastorales basques ; cette ressemblance se retrouve d'ailleurs jusque dans les sujets du répertoire de sorte que le théâtre Souletin présente le cas particulier d'un phénomène général et son intérêt déborde singulièrement le cercle étroit de ses spectateurs car il est un document pour l'histoire de littérature populaire comparée et un des rares témoins encore debout d'un genre disparu dans plus d'une autre contrée.



Cette ressemblance entre les pastorales basques et les autres théâtres populaires présents ou passés de l'Europe occidentale, j'entends de France, d'Italie, de Flandre et de Tyrol, n'a certainement pas échappé à l'érudition avertie de M. Decrept mais il la néglige, et la tient apparemment pour fortuite. Selon lui, le théâtre basque n'a pas, comme les autres productions de ce même genre, son origine dans le théâtre français du Moyen-Âge et, s'inscrivant sur ce point en faux contre tous ces devanciers, il lui assigne une cause toute autre et beaucoup plus récente ce point mérite d'arrêter l'attention ; il est à coup sûr la partie la plus originale de l'article qui fait l'objet de ces lignes."




A suivre...







(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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lundi 20 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 20 AVRIL 2026 SAINTE ODETTE - ITXASO

 

PROVERBE DU 20 AVRIL 2026 (SAINTE ODETTE) (ITXASO).


ODETTE : Odette de Brabant (ou de Rivreulle) ou Olga est une jeune Belge  qui refuse d'épouser le fiancé que lui destinent ses parents.

Odo (en germain) signifie "richesse et prospérité".



religion catholique saint sainte odette
20 AVRIL SAINTE ODETTE DE BRABANT

Pour échapper à d'autres prétendants attirés par sa beauté, Odette se mutile le nez.

Odette obtient d'entrer chez les religieuses de prémontré, au couvent de Bonne-Espérance, à Rivroëlle, en Belgique, dont elle devient la prieure et où Odette meurt en 1158, à moins de 25 ans.



ITXASO : 1878an, Kantauriko itsasoan, ekaitzaldi ikaragarri batek hirurehun itsasontzi baino gehiago hondatu zituen.

Itsaso : Itsasoa eta Lurra bizi iturri zaizkigu gizakioi eta, horregatik, beti miretsiak izan dira fure artean. Itxaso aldaera honen hipokoristikotzat har daiteke, baina kontuan hartu behar da zenbait hizkeratan itxaso dela erabiltzen den oinarrizko izena, ez itsaso.



Un décès du 20 avril : Albert Jean César Magnelli, dit Alberto Magnelli.



peintre italien figuratif abstraction 19ème 20ème siècle
PEINTRE ALBERTO MAGNELLI



Né le 1er juillet 1888 à Florence (Toscane, Italie) - Mort le 20 avril 1971 à Meudon (Hauts-de-Seine).

Actif en France, son style a évolué de la figuration à l'abstraction.

Alberto commence à peindre en 1907.

Autodidacte, il considère s'être formé devant les fresques de Giotto, Paolo Uccello et de Piero della Francesca.

A partir de 1911, il fréquente les futuristes italiens, Marinetti, Boccioni et Carrà.

A l'occasion d'un voyage à Paris, en 1914, il fait la connaissance des poètes Guillaume Apollinaire et Max Jacob, et des peintres Archipenko, Juan Gris, Fernand Léger, Henri Matisse et Picasso.

De 1913 à la fin des années 1920, Alberto évolue d'une figuration en aplats simplifiés de couleurs cloisonnés de noir, préfigurant même celle des années 60 à une représentation plus allusive des formes à partir des années 30, puis vers une abstraction plus dure.

Retiré en Italie à cause de la Première Guerre mondiale, il célèbre la fin de celle-ci par une série de 25 toiles, en 1918-1919, intitulées explosion lyrique, où les corps et le paysage se confondent dans un éclatement de couleurs.

En 1930, il cesse de peindre.

Impressionné par la vision des blocs de marbre dans les carrières de Carrare, il réalise en1931 une série de Pierres éclatées.

Alberto revient s'installer la même année à Paris, où il expose en 1934 puis développe une abstraction rigoureusement rythmée et colorée.

En octobre 1940, il épouse Susi Gerson (rencontrée au printemps 1934) et le couple se réfugie à Grasse (Alpes-Maritimes) tout comme Sonia Delaunay, Arp et Sophie Taeuber-Arp, Ferdinand Springer et François Stahly.

La pénurie de toiles l'engage alors dans la série de ses ardoises gouachées et collages.

En 1952, il réalise, à Mila, le palais Casa Astratta, considéré comme la plus haute expression de l'intégration entre l'architecture et l'art au sein du Mouvement d'Art Concret.

Des rétrospectives de l'oeuvre d'Alberto seront présentées à partie de 1947.

Il meurt le 20 avril 1971, à 82 ans.


peintre italien figuratif abstraction 19ème 20ème siècle
TABLEAU LE CAFE D'ALBERTO MAGNELLI 1914



Voici le proverbe du lundi 20 avril 2026 :


ZENBAT ETA ATEAK ZABALAGO, ORDUAN ETA LAPUR GUTIAGO.

Plus les portes sont grandes ouvertes, moins il y a de voleurs.



histoire guerre 1914 1918
POILU 1918


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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