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vendredi 23 octobre 2026

LA FÊTE NAUTIQUE DU CLUB DES "CANARDS ET DES DAUPHINS" À SAINT-JEAN-DE-LUZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1925

LA FÊTE NAUTIQUE DU CLUB DES "CANARDS ET DES DAUPHINS"À SAINT-JEAN-DE-LUZ EN 1925.


A la fin du mois d'août 1925, a lieu une fête nautique du Club "Canards et Dauphins", à Saint-Jean-de-Luz.




pays basque club labourd natation 1925
LES "DAUPHINS DE FRANCE" 
SAINT-JEAN-DE-LUZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la revue hebdomadaire La Côte basque : revue illustrée de 

l'Euzkalerria, le 6 septembre 1925 :



"La Fête Nautique du Club des "Canards et Dauphins".



Les Canards et Dauphins se moquent des intempéries ; ils l’ont bien prouvé en commençant leur concours du 20 août, sous une pluie battante et par une mer des plus agitées, où les petits canetons semblaient devoir disparaître. Enfin, le jour suivant, le soleil daigna se montrer et ce fut, alors, un gai et brillant spectacle ; une nombreuse affluence se pressait sur la plage, autour de la tente du Club, tandis que sur les eaux calmes de la baie circulaient les barques pavoisées et chargées d’invités et de spectateurs. 



Sur le "St-Charles" avaient pris place le jury et de nombreuses personnalités parmi lesquelles on remarquait la comtesse de Nava de Tafo, Mrs Watrons, Mrs Mallory, Mme Gibaut, MM. Pierre Laffitte, les peintres Ribera et le sculpteur M. Real del Sarte, M. Tartois, le représentant de l’aviation française en Extrême-Orient, M. Citroën, le neveu du grand constructeur, qui filma toute la fête. Mme Catulle-Mendès, en vraie sportive, préféra monter sur la plateforme supérieure du plongeoir pour mieux suivre les événements. La foule des concurrents était telle qu’il y eut, au début, quelque confusion ; mais après le départ de la course des canoës et périssoires, les épreuves se disputèrent avec régularité, sous la direction du professeur Villepion, dont nous ne pûmes qu’admirer l’énergique maîtrise et le talent d’organisateur. Nous donnons plus loin le palmarès du concours mais nous ne pouvons manquer de relever certaines performances particulièrement intéressantes, et qui prouvent la valeur des nageurs et nageuses du Club.



pays basque club labourd natation 1925
PROFESSEUR VILLEPION



Ladies first ! Ce fut d’abord la gracieuse Miss Janett Lee, de New-York, qui gagna l’amusante course à la cigarette et se fit remarquer par ses plongeons impeccables. La course à l’aiguille était réservée aux hommes et c’est un Australien M. Burbrick, de Sydney, qui la gagna, ayant réussi à passer le fil dans l’aiguille, tout en nageant ! 



L’un des concurrents avait mis le bout de fil dans sa bouche, et quand il l’ouvrit pour respirer il perdit le fil. La course du kilomètre nous fit assister à une belle lutte entre MM. Dick Heslop et F. Gardner, deux étudiants de l’Université de Londres. Ce fut Gardner qui s’assura de peu l’avantage, ayant nagé toute la distance en un crawl rapide et régulier. M. Keslop, nageur très puissant, perdit en raison d’une faute de direction. 



Se fit remarquer dans cette course le jeune Tom Higgings (14 ans), qui s’assura la 3e place. C’est un excellent nageur de crawl ; son père, M. Patrick Higgins, de l’Athlétic Club de Los Angeles, est lui-même un ancien champion de natation, fort connu en Californie. C’est encore à Tom Higgins que revient la Coupe du Modern Hôtel pour le concours de plongeons. 



Dans la course des jeunes "Dauphines", Miss Dris Karr-Pearse, après une course des plus courageuses, qui souleva l’enthousiasme des assistants, ne fut battue que d’une main par Miss Winfred-Lee. Ces deux jeunes ondines nagent un crawl parfait.



pays basque club labourd natation 1925
COMPETITION DE NATATATION SAINT-JEAN-DE-LUZ
EUZKALERRIA 6 SEPTEMBRE 1925



Un autre jeune nageur d’avenir est jean Haulon (12 ans) qui gagna les 50 mètres nage libre et le concours de plongeons (de 3 mètres), s’assurant ainsi la coupe du Baron Jean de l’Espée, réservée au meilleur plongeur au-dessous de 15 ans. 



Parmi les canetons (au-dessous de 7 ans) une mention toute spéciale doit être réservée aux intrépides petites naïades : L. Hagermann et Janette Villlepion qui plongent et nagent avec la plus grande aisance, ainsi d’ailleurs que Barbara Fleming, Peter Watrons, John Tropman, Elisabeth Millett, Margaret Millett, Peggy Wagner, Françoise Charlot, Isabelle Gardner. 



Voilà de la bonne graine de championnes. 



Et que penser des jeunes plongeuses Anna Hagerman, Dotty Mallory et surtout Georgine Hunt, dont les plongeons de 3 mètres sont remarquables. 



La course des 50 mètres (dauphins de 1re classe) fut assez irrégulière, en raison du courant qui déplaça le but. M. Jean Mahé, du Collège de Normandie, gagna aux 50 mètres sur l’Australien Burbrick. 



Nos félicitations encore au jeune Jack de Rivière qui gagna brillamment, en un fort joli trudgeon, les 50 mètres (canards 1re classe) et aux lauréates Mlles Gilberte Olibet, Thérèse A. Salvador, M. Thérèse de Valenzuela, Laura de Nava et Jacqueline Chariot, chacune 1re dans leur catégorie. 



En l'absence de MM. Pierre Lafitte et Claude Farrère, président et vice-président du Club, la fête fut présidée par Mme J. Catulle-Mendès, à laquelle une superbe gerbe de fleurs fut remise en hommage à sa "sportivité". Mme Catulle-Mendès, en effet, ne quitta à aucun moment sa place de membre du Jury sur la plateforme du plongeoir. 



Après quelques paroles prononcées par le professeur Villepion, il fut procédé à la répartition des récompenses. 


Coupes : De Pierre Lafitte, à Jeannette Villepion, fille du distingué professeur (unanimité des voix). 


De l’Hôtel d’Angleterre à M. D. Heslop, nageur complet. Du Modern Hôtel, à M Tom Higgins, le meilleur nageur de son âge. De Mme de Marwiez, à Mme Haulon, deux fois vainqueur. De M. J. de l’Espée, à Jean Haulon, meilleur plongeon au-dessous de 15 ans. Du Golf-Hôtel, à Miss Tris Karr- Pearse. Le Trophée de La Plongeuse fut attribuée à Miss Leïla Karr-Pearse. Le prix de l’Ur-Yoko, le fut à MM. Kirbig et Fallot (canoës). Le challenge du Professeur Villepion (50 mètres) revient, cette année, à M. Dick Heslop. Enfin, dans les 400 mètres (hommes) sont arrivés dead-heat, MM. Gardner et Heslop ; dans les 400 mètres (dames) ce furent, de la même manière, Mlles Poulain et Pesse. 



En outre, une cinquantaine de médailles et plaquettes furent distribuées ainsi que les prix spéciaux suivants : 


Pour les plongeons, à Mrs Wisler, Mr Shenwood et Gérard Richardson ; pour l’épreuve d’immersion, à Mlle Thion de la Chaume ; pour plongeon (prix de Mrs Mallory), à la gracieuse petite Miss Georgine Hunt. 



Une élégante et nombreuse assistance se pressait devant la tente du Club où les lauréats furent chaleureusement applaudis tandis que des hydravions venus de La Rochelle venaient se poser au bord du flot comme de légers oiseaux blancs pour clore cette belle manifestation."






(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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jeudi 22 octobre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 22 OCTOBRE 2026 SAINTE SALOMÉ ET SAINTE ÉLODIE - LEIRE

PROVERBE DU 22 OCTOBRE 2026 (SAINTE SALOMÉ) (SAINTE ÉLODIE) (LEIRE).


SALOMÉ : Salomé, qui vient de Shalom ("la paix"), aussi appelée Marie Salomé, est une disciple de Jésus qui apparaît brièvement dans les églises canoniques et de façon plus détaillée dans les évangiles apocryphes.



religion catholique saint sainte salomé
22 OCTOBRE SAINTE SALOME



Selon la Légende dorée, Salomé serait la femme de Zébédée et la mère des apôtres Jacques de Zébédée dit le Majeur, et Jean dit l'Evangéliste.

Dans les traditions chrétiennes, Salomé est aussi la demi-soeur de Marie, la mère de Jésus.

Salomé est parfois aussi appelée Salomé la Myrophore (Qui porte du parfum liquide), parce qu'elle fut l'une des femmes qui accompagnèrent le Christ au tombeau.

Salomé est fêtée le 22 octobre en Occident et le 3 août pour les églises d'Orient.



ÉLODIE : Née en Espagne d'une chrétienne et d'un musulman, Élodie (ou Alodie) et sa soeur Nunilone désobéissent au décret de l'émir de Cordoue, Abd al-Rahman II, qui leur enjoint d'embrasser la religion de leur père.



religion catholique saint sainte élodie
22 OCTOBRE SAINTE ELODIE

Les deux filles furent arrêtées et emprisonnées au château d'Alquézar.

Elles sont décapitées à Huesca, en Aragon, vers l'an 851.

Leurs reliques sont conservées au monastère de Leyre, en Navarre.



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RETABLE ELODIE ET NUNILONE A LEYRE


LEIRE : Nafarroako erreinuaren bihotza luzaz izan zen komentuan hartu zituzten Nunilone eta Alodia ahizpa martirien gorputzak 880ean.



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MONASTERE DE LEYRE NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Nafarroako monasterioa eta Andre Mariaren adbokazioa IX. mendean eraikitako Salbatoreko monasterioa lur eta etxe askoren jabe izan zen Nafarroa osoan. Gainera, bertan Nunilo eta Alodia santen erlikiak eta Nafarroako errege batzuen gorpuak gorde ziren. Eraikuntza ikusgarria eta balio handikoa bada ere, aipagarriena soto edo kripta dugu. Leire, irudi duenez, latineko Legionarus izenetik atera da. Aldaerak : Leiore eta Lexun.



Une naissance du 22 octobre : Clinton Joseph Davisson.



physicien américain nobel 1937
PHYSICIEN CLINTON DAVISSON 
PRIX NOBEL DE PHYSIQUE 1937




Né le 22 octobre 1881 à Bloomington (Illinois, Etats-Unis) - Mort le 1er février 1958 à Charlottesville (Virginie, Etats-Unis).

Clinton est un physicien américain.

Il est colauréat du prix Nobel de Physique de 1937 "pour découverte de la diffraction des électrons par les cristaux".

Il fait ses études à Bloomington où il obtient son diplôme en 1902.

Il entre à l'Université de Chicago grâce à une bourse.

Sur la recommandation de Robert Milikan, il est engagé par l'université de Princeton en 1905 comme instructeur en physique.

En 1908, Clinton obtient une licence ès sciences à Chicago.

Pendant qu'il enseigne à Princeton, il mène des recherches doctorales sous la direction d'Owen Richardson, obtenant un doctorat en 1911 pour une thèse Sur l'émission thermique des ions positifs des sels alcalino-terrestres.

En 1911, il épouse Charlotte Sara Richardson, avec laquelle il aura 4 enfants.

Après avoir obtenu son diplôme, il devient professeur au département de physique du Carnegie Institute of Technology.

En 1917, lorsque les Etats-Unis entrent en guerre, il entreprend des recherches liées à la guerre au département d'ingénierie de la Western Electric Company et il y travaille jusqu'en 1925.

En 1925, il commence à travailler aux nouveaux Bell Telephone Laboratories et il y travaille jusqu'en 1946.

A partir de 1928, il obtient de nombreuses distinctions.

En 1937, il est colauréat du Prix Nobel de Physique avec George Paget Thomson.

Il meurt le 1er février 1958, à 76 ans.



physicien américain nobel 1937
PHYSICIEN CLINTON DAVISSON
PRIX NOBEL DE PHYSIQUE 1937



Voici le proverbe du jeudi 22 octobre 2026 :


BIDE BAZTERREKO ARBOLAK ETA OSTATUKO NESKATXAK KOLPE AUNITZ.

Les arbres au bord des routes, et les filles d'auberge frappent fort.


bretagne autrefois auberge
A L'AUBERGE A GUINGAMP
BRETAGNE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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UNE EXCURSION ET LE BANQUET PEUGEOT À HENDAYE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1912 (première partie)

UNE EXCURSION ET LE BANQUET PEUGEOT À HENDAYE EN 1912.


Dès 1909, M. Célestin Gambade développe sa concession Peugeot au Pays Basque.



pays basque excursion banquet peugeot 1912
AFFICHE PEUGEOT 1912
PAR RENE VINCENT



Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire Le Sport, Organe des Sociétés Sportives de la 

Côte Basque, le 25 septembre 1912 :



"L'excursion et le banquet Peugeot.



Ce fut pour ceux qui eurent la bonne fortune d’être dimanche les invités du Peugeot et de M. Gambade, une inoubliable journée. L’excursion se fit par un temps idéal, sans incidents... ni pannes ce qui est très naturel puisque presque toutes les voitures étaient des "Peugeot", et le banquet dont le menu était parfait, fut empreint de la plus franche cordialité et de la plus charmante gaîté. 



pays basque automobiles gipuzkoa competitions peugeot
PHOTO M GAMBADE
AGENCE MEURISSE 1926



Mais il nous faut, pour rendre justice aux organisateurs, reprendre, par le détail toutes les phases de cette mémorable journée. 



Dès neuf heures, hier matin, la foule était grande aux abords du "Modern Garage". On se pressait autour de la splendide 22, le merveilleux racer qui fit triompher à Dieppe, grâce au prodigieux Boillot, les couleurs françaises. A neuf heures et demie Boillot apparaît, acclamé comme ne l’est jamais aucun souverain. Le canon tonne sans relâche, tandis que de tous côtés arrivent les invités de la grande marque. Il y a là tous les modèles de voitures sortis des ateliers de Paris et d’Audincourt, depuis la modeste 12 H. P. confortable et souple jusqu’à la grosse quatre cylindres luxueusement carrossée, en passant par les "16 H. P. spéciales", dont la ligne si pure donne une rare impression de vitesse et d’élégance.



pays basque excursion banquet peugeot 1912
MODERN GARAGE BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN







pays basque excursion banquet peugeot 1912
GEORGES BOILLOT SUR PEUGEOT P22 DIEPPE 1912



Dans ce fouillis d’autos, grâce à une organisation parfaite, il n’y a pas une hésitation, pas un faux mouvement, et quand Boillot s’installe au volant de sa puissante 175 H. P., quand les quatre cylindres du monstre bleu commencent à ronfler dans un bruit de tonnerre, tout le cortège suit, les voitures espacées de vingt en vingt mètres. 



Boillot précède, la 16 spéciale de M. Gambade, dans laquelle nous avons pris place. Pendant le défilé en ville, on acclame le triomphateur, on acclame aussi Peugeot... mais Bayonne est déjà franchi, nous voilà sur la route d’Espagne. Une autre auto se joint au cortège, puis deux, puis dix. Partis trente de Bayonne, nous arriverons cinquante à Hendaye, car beaucoup d’invités nous rejoindront sur le parcours. 



Boillot a toujours le commandement, et, devant nous, le grand racer file d’une allure souple, aussi régulier à quarante à l’heure qu’à cent quatre-vingts. Mais ce train de promenade parait énerver le conducteur, par moment la 175 H. P. bondit sur deux ou trois cents mètres... et ce n’est pas un départ, c’est une véritable envolée. 



Saint-Jean-de-Luz est passé en triomphe puis on arrive au château d’Abbadia, dont on visite le splendide parc. 



pays basque excursion banquet peugeot 1912
CHÂTEAU D'ABBADIA HENDAYE 1914
PAYS BASQUE D'ANTAN



Nous arrivons à Hendaye à midi et demi, et les voitures se rangent sur le  boulevard devant l'hôtel Eskualduna. Tout le monde est présent sans retard ; M. Gambade avait pris la précaution bien inutile d'ailleurs et dont on le plaisanta, de faire suivre la caravane d’un camion portant des rechanges. Et non seulement il n’y eut pas de pannes, mais il n'y eut même pas une crevaison de pneus... Il est vrai de dire que ceux ci étaient des Continental et des Michelin. 



Nous avons noté dans les diverses autos composant la caravane :


1. M. Boillot, M. Prévost (son mécanicien). 

2. M. Goguel, Mme Herbert, M. Herbert, M. de Vignemont. 

3. M. Bouverot, M. d’Ax, M. Fuzier, M. Boillot frère, M. Labrouche. 

4. M. Lacoste, M. Lacoste fils, M. Jean Lacoste, M. Cerciat, Mlle Cerciat. 

5. M. Sallaberry, M. Ilharreborde ; M. Lafitte, M. Cabiro. 

6. M. Ramon, notaire, M. Ramon. 

7. M. Guignet, Capitaine Baron, M. Charrier, 

8. M. Laboille, M. Vialatte. 

9. M. de Lucy, M. Fontanières. 

10. M. Devert, M. d’Ayreny, M. Capagorry.

11. M. Gemain, M. Dr Ducourneau ; M. Lafont, M. Lestage. 

12. M: Carlos Aguire, M. Artuyeta ; M. le Dr Mendiboure, Mme Mendiboure. 

13. M. Ch. Berrogain, M. Henri Berrogain, M. Cessieux. 

14. M. Léon, M. Frois, adjoint au maire, M. Gouyrie.

15. M. Charpentier, M. Caudron, M. Ch. Forgues, M. R. Canton. 

16. M. le Comte Feuillet ; M. Duplantier, M. Fay, M. de Cazes. 

17. M. Pereyre, M. Bloch, M. Auguste Rodrigues. 

18. M. de Mendeville. 

19. M. Raguet, M. Ducos, M. Dhernac. 

20. M. Choribit, M. Joseph Choribit. 

21. M. J. Molia, M. Molia, M. Molia. 

22 Mme de Vignemont ; Mad. Gambade, M. P. Suzanne, M. Darrigrand. 

23. M. Etchebarne, M. J.-B. Beyrines, M. Suzanne fils. 

24. M. J. Cazalis, Mad, J. Cazalis. 

25. M. Laurent Cazalis, M. Dordosgoity, M. Glass, M. Fernand Forgues. 

26. M. Dufourg, M. Dufourg père, M. Dufourg, fils, M. Elissamburu. 

27. M. Nogues, M. Guilbeau. 

28. M. Ducoureau. 

29. M. Yribarnégaray, 

30. M. Aubert. 

31. M. Gambade, M. de Hiriart G., Mlle Suzanne. 

32. M. F. Ste-Marie, M. Dr Cazeaux. 

33. M. Faroux.



Beaucoup de noms nous manquent ; nous nous en excusons ; disons seulement que 105 personnes exactement assistaient au banquet, servi à l’hôtel Eskualduna. 



Le menu, délicieux jusque dans ses moindres détails, était le suivant :


Menu.


Hors d'Œuvre 

Langouste sauce Mayonnaise 

Poulet poché Caroline 

Aloyau à la Broche 

Pommes Château 

Haricots Verts au Beurre 

Bombe Peugeot 

Dessert 

Café et Liqueurs 


Vins :


Blanc et rouge ordinaire 

Macon 

Saint-Emilion 

Champagne"



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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mercredi 21 octobre 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 21 OCTOBRE 2026 SAINTE CÉLINE ET SAINTE URSULE ET SAINT HILARION - GOREN

 

PROVERBE DU 21 OCTOBRE 2026 (SAINTE CÉLINE) (SAINTE URSULE) (SAINT HILARION) (GOREN).


CÉLINE : Céline vécut à Laon, en Picardie, au début du 5ème siècle.



religion catholique saint sainte céline
21 OCTOBRE SAINTE CELINE DE LAON

Céline est mariée à Emilius, comte de Laon.

Céline tire sa gloire d'avoir donné le jour à Saint Rémi, évêque de Reims, qui baptisa Clovis, roi des Francs, et le rallia au catholicisme.

Céline meurt très âgée vers 458 et est enterrée à Lavergny, près de Laon.

Céline est fêtée le 21 octobre.


religion catholique saint sainte céline
21 OCTOBRE SAINTE CELINE DE LAON


URSULE : Ursule de Cologne est au centre de la tradition chrétienne des onze mille vierges, fondée au 9ème siècle puis transformée et amplifiée au 13ème siècle après la découverte d'une pierre tombale, dans une petite chapelle de Cologne, attribuée ultérieurement à une certaine Ursula, une fillette de 8 ans.



religion catholique saint sainte ursule cologne
21 OCTOBRE SAINTE URSULE DE COLOGNE


Etymologiquement, Ursule est un diminutif du latin ursus qui veut dire "ours" (Ursule signifiant donc "petite ourse").

Sainte Ursule est la sainte patronne de Cologne, où ses reliques sont conservées.

Ursule est la sainte protectrice de l'ordre des Ursulines.




HILARION : Hilarion de Gaza (ou Hilarion le Grand) naît vers 291 au sud de Gaza.



religion catholique saint sainte hilarion
21 OCTOBRE SAINT HILARION DE TABATHE

Hilarion est un ascète chrétien réputé comme thaumaturge, considéré comme le fondateur de la vie monastique en Palestine.

Hilarion meurt à Chypre en 391.

La légende d'Hilarion est popularisée par La Légende dorée.

Il est célébré comme saint par les églises catholiques et orthodoxe le 21 octobre.



GOREN : Erderaz "souverain" "soberano".



Une naissance du 21 octobre : Joseph César Musso dit Jeff Musso.



réalisateur scénariste français 20ème siècle puritain
REALISATEUR JEFF MUSSO




Né le 21 octobre 1907 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) - Mort le 13 mars 2007 à Sarcelles (Val-d'Oise).

Jeff est un réalisateur de cinéma français.

Il n'était pas destiné au cinéma.

Il commence à apprendre le violon à l'âge de 6 ans auprès de Zino Francescatti, violoniste virtuose de Marseille.

Il participe à plusieurs concerts, mais un problème d'épaule l'oblige à abandonner les concerts ; néanmoins, il reste compositeur.

En 1927, il épouse Adelia Lupotto, avec laquelle il aura 3 enfants.

En 1936, Jeff vient au cinéma comme spécialiste de l'enregistrement sonore et de la musique de films.

Il part aux Antilles pour tourner un autre documentaire.

Sur le bateau, il rencontre l'écrivain irlandais Liam O'Flaherty, cousin de John Ford.

Les deux hommes sympathisent et décident d'adapter un des romans de l'écrivain pour en faire un film : Le Puritain.

Jeff écrit la musique et réalise le film en 1937, qui reçoit le prix Louis-Delluc.

Ils adaptent alors un autre roman, Mr Gilhooley, sous le titre de Dernière Jeunesse, film récompensé, en 1939, à la Mostra de Venise, pour la photographie.

Jeff réalise le film en Italie, mais l'Italie entrant en guerre, il doit rentrer en France, se retrouvant bloqué en zone libre.

En 1945, il décide de faire un film sur la Résistance, Vive la liberté, malgré l'opposition de certains membres du comité de libération du cinéma français mais un événement dramatique compromet la réalisation du film.

Après la guerre, en 1950, il monte une coproduction franco italienne pour tourner aux Antilles Robinson Crusoé avec l'acteur Georges Marchal.

La société de production italienne fait faillite et le film est arrêté.

Après 10 ans de procédure judiciaire, Amasi Damiani rachète le film et le termine, film sortant en 1962.

Désabusé par ces conflits, attristé par la mort de sa femme, Jeff répond à l'invitation d'un ami producteur de venir le rejoindre au Pérou, où il tourne de nombreux documentaires.

En 1980, il revient à la réalisation de long métrage par "La brigade blanche".

En 1986, il réalise une coproduction américano-péruvienne "Le soleil des morts".

En 1988, il rentre à la Ciotat et rencontre le réalisateur de PMAvision, Pierre Rémy avec lequel il collabore sur de nombreux projets et lui laisse un témoignage audiovisuel de son passé.

En 1991, Jeff est sur un projet de série provençale et réalise un pilote "Le testament de tante Petuque".

En 1993, il est président d'honneur du festival Raimu à Cogolin.

Il meurt le 13 mars 2007, à 99 ans.


réalisateur scénariste français 20ème siècle puritain
AFFICHE LE PURITAIN DE JEFF MUSSO



Voici le proverbe du mercredi 21 octobre 2026 :


EMAZTE ZUHURRA ETA BURUTSUA, URREA ETA ZILARRA BAINO BALIOTSUAGOA.

Femme sage et d'esprit intelligent vaut mieux que l'or ou l'argent.



pais vasco antes guipuzcoa mujer
FEMME DU GUIPUSCOA
PAYS BASQUE D'ANTAN





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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LE THÉÂTRE BASQUE PAR ÉTIENNE DECREPT EN 1913 (dixième partie)

LE THÉÂTRE BASQUE EN 1913.


En 1912 et 1913, le bascophile Etienne Decrept fait une analyse du théâtre Basque.




pays basque autrefois soule theatre pastorale
LE THEÂTRE BASQUE
PYRENOEA 19 AVRIL 1912


Voici ce que rapporta à ce sujet M. Albert Léon, en réponse à M. Etienne Decrept, dans 

l'hebdomadaire Pyrenoea, le 15 janvier 1913 :



"A propos du théâtre Basque. (suite)



Je vous supplie Monsieur, de ne voir dans mon long silence, ni un de ces acquiescements que vous appelez "complicité", ni, encore moins une outrecuidante indifférence à l’égard de vos arguments. Au cours de mes divers déplacements durant les grandes vacances, les deux numéros où vous avez bien voulu me répondre ne m’étaient pas parvenus, et je n’ai connu qu’il y a peu de jours l’existence de cette réponse dont je n’ai pu prendre lecture que vendredi dernier. Je mets à profit les présentes vacances pour vous présenter encore quelques observations. A votre exemple, et pour les mêmes motifs, je répondrai aussi brièvement que me le permettront les nécessités de la clarté : peu de mots me suffiront pour être entendu de vous et des lecteurs que la question intéresse.



Certes, vous jonchez le sol des éclats de mon édifice, mais je prétends précisément que vous ne portez atteinte qu’à son éclat, si tant est, qu’il en ait, et non à sa solidité. J’irai jusqu’à admettre, qu’à n’en juger que par les débris une fois à terre, ils fassent triste figure, mais c’est à l'édifice lui-même, tel qu’il se présentait lorsqu’il était debout, que j’attache de l’importance et non à ses pierres séparées les unes des autres, car je l’avoue, elles ne valent que par leur ensemble et par l’appui mutuel qu’elles se donnent. Je me fonde sur la concordance d’une série de raisons, dont chacune, prise isolément, serait peut-être insuffisante, mais qui, à mon sens, se confirment réciproquement. C’est dans cet esprit que je vous demande la permission de répondre à vos principales objections et que j’examinerai les principales pierres que de mon édifice vous avez lancées dans mon jardin.



1° Ce que vous appelez le "couronnement" n’est en effet rien de plus dans mon esprit : c’est un ornement destiné à faire valoir la construction, ce n’en est pas la base, ni même une pièce indispensable ; il ne vaut que par la bâtisse qu’il surmonte : en termes moins métaphoriques, c’est un argument surérogatoire. J’admets, comme vous, qu’un manuscrit de beaucoup postérieur peut avoir été écrit sur un papier dont le filigrane porte 1723, j’avais moi-même fait cette réserve à M. Hérelle ; je n’affirme pas non plus que la date 1634 du manuscrit de la Bibliothèque Nationale soit la preuve irrécusable que nous ayons là une copie authentique d’un manuscrit exécuté, ou d’une Pastorale représentée à cette date ; je prétends seulement que ces deux faits, le second surtout, sont de nature à faire hésiter avant d’affirmer, qu’il n’y a pas eu de représentation théâtrale tragique en Soule avant l’année 1759, surtout si par ailleurs des raisons plus décisives s’ajoutent à ces simples motifs de douter.



2° J’apporte les mêmes restrictions en ce qui concerne le "Clovis" acheté par Buchon : j’ai toujours pensé que pour décider ce dernier point, il était besoin d’un supplément d’information et je me suis à cet égard expliqué assez clairement dans mon "Hélène de Constantinople" et dans mon précédent article de Pyrenoea.



pays basque autrefois soule theatre pastorale
LIVRE HELENE DE CONSTANTINOPLE 1908
D'ALBERT LEON


3° Vous semblez admettre que s’il y avait eu des "cayers" de Pastorales, rédigés avant 1752, ils n'auraient pu tous se perdre ; or la supposition de telles pertes n’a rien d’invraisemblable puisque plusieurs pièces, dont nous connaissons les titres, demeurent aujourd’hui introuvables ou ont notoirement disparu : il y a donc des manuscrits détruits ou qui se dérobent encore à nos regards : voilà qui est certain. La supposition de rédactions antérieures à 1759 perd donc de ce fait toute invraisemblance.


Mais passons à ce que je considère comme le réduit de ma forteresse : le répertoire et la technique.



4° Si les "Trageries" ne sont qu’une grossière imitation de la tragédie française, comment expliquez-vous que le Théâtre souletin s’alimente peu ou point à la source dont il dérive ? Comment, de de tous les sujets qu’il traite, un seul, Oedipe, lui est-il commun avec la scène classique ? Encore était-il populaire bien avant que Voltaire en eût tiré une tragédie. Comment aucun des autres sujets classiques des XVIIe et XVIIIe siècles, n’a-t-il pas fait l’objet d’une Pastorale, pas même ceux qui semblaient devoir intéresser le public souletin et entrer dans le cadre habituel de leur théâtre, tel qu'Esther, Athalie, Polyeucte, ou, dans un autre genre d’idées, le Cid, Bajazet ou Bérénice ?



5° Sans doute, la composition générale, comme vous le remarquez fort justement, peut s’expliquer par l’inexpérience des auteurs et l’influence de la technique du roman. Mais j’avoue comprendre difficilement, autrement que par l’influence des Mystères, des traits aussi particuliers et aussi précis, et en même temps aussi concordants, que l’existence obligatoire d’un prologue et d’un épilogue, la présence d’un ou de plusieurs diables, la lutte des Chrétiens et des Turcs. Ces particularités me paraissent d'autant plus concluantes que je les trouve toutes dans les Mystères Bretons : Or ici, il ne s’agit plus de conjectures ou de raisonnements, ce sont les textes eux-mêmes de ces pièces, c’est l’histoire directement connue des plus anciennes qui nous montre leur origine dans les Mystères Français. La ressemblance entre ce théâtre et celui des Souletins se poursuit jusque dans l’attitude de l’acteur qui récite le prologue et dans la mélopée sur laquelle il le débite. Or, je le répète, les plus anciennes pièces bretonnes connues sont antérieures à l’éclosion de la tragédie française classique. Est-il donc raisonnable de voir une simple coïncidence dans le fait que plusieurs sujets sont communs au répertoire breton et à celui des Pastorales souletines ? On ne saurait trop insister sur ces multiples ressemblances entre les deux théâtres : grâce à elles, l’histoire du premier qui nous est entièrement connue, éclaire par analogie les points, en eux-mêmes obscurs, de celle du second.



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THEÂTRE BRETON


6° A cette lumière, l’appellation de "Tragerie" employée par les Souletins devient parfaitement intelligible. Les Bretons, sans changer en rien la nature de leur art théâtral, ont remplacé l’appellation de "Mystères", "Vies" ou "Histoires" qu’ils donnaient primitivement à leurs "drames" par celle de "tragédies", à l’époque où la Tragédie supplanta le Mystère sur la grande scène française, uniquement, semble-t-il, pour employer un terme en quelque sorte plus à la mode. Pourquoi supposer une autre origine au même changement d’appellation chez les Basques. Ces derniers, faute d’un terme indigène pour désigner un genre que vous et moi nous nous accordons à considérer comme emprunté, ont, comme les Bretons, employé tour à tour les appellations qui caractérisaient le genre le plus voisin dans la littérature française, ils ont été aussi amenés à dénommer "tragédie", ce que précédemment ils appelaient "Mystère" ou "Vie" (ces deux appellations se lisent en effet encore dans quelques prologues et dans quelques titres de Pastorales).



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PASTORALE NAPOLEON
PAYS BASQUE D'ANTAN


Au contraire, si le Théâtre souletin est une contrefaçon de la tragédie classique, il est difficile de comprendre l’origine du mot "Pastorale", de prime abord assez étrange, mais qui, dans mon hypothèse, s’explique de la même manière que les autres désignations ; au XVIe siècle, à l’imitation de l’Italie, on prit l’habitude de jouer en France des pièces intitulées "Pastorales", et même d’étendre cette appellation à des drames assez différents du genre de la Pastorale italienne. Toujours est-il que la reine de Navarre, Marguerite, soeur de François Ier, donnait ce nom aux pièces de sa composition qu’elle faisait jouer, nous dit Brantôme, "par les filles de sa cour". Ainsi s’expliquerait que les Béarnais d’abord, les Souletins ensuite, à leur exemple, aient nommé de même les pièces de leur Théâtre ; mais je ne vois pas comment ils seraient allés déterrer, en quelque sorte, ce nom oublié, si la source de leur inspiration dramatique avait été la tragédie classique.



Grâce à votre lumineuse réponse, le débat entre nous se précise et peut se résumer ainsi : nous sommes absolument d’accord sur l’origine étrangère du Théâtre souletin ; nous y voyons tous les deux une imitation assez gauche, vous, de la tragédie classique, moi, des Mystères du Moyen-Age. Comme vous, c’est dans le Théâtre béarnais que je place l’intermédiaire entre la scène française et celle de la Soule : seulement, sans oser me prononcer sur la date d’apparition des Pastorales dans ce dernier pays, je crois qu’elles sont une copie d’un genre introduit en Béarn au plus tard vers le XVIe siècle, avant que le Théâtre des Mystères eût cessé en France, sinon de se survivre, du moins de vivre véritablement.



Puisse la Revue Internationale des Etudes Basques, comme je me suis permis de l’en solliciter, publier bientôt quelques passages du manuscrit de Jeanne d’Arc et de celui de la Bibliothèque Nationale que j’ai mentionnées au début de cette réponse, et jeter peut-être ainsi quelque lumière sur la date réelle de ces deux Pastorales, car tout ce que j’affirme sur cette question, c’est qu’elle ne saurait, quant à maintenant, être tranchée dans un sens ni dans l’autre.



Comme vous voyez, Monsieur, si vous ne m’avez pas convaincu, vous m’avez rendu le service de me forcer à préciser ma pensée sur quelques points et, j’espère, de me faire mieux entendre.



C’est avec reconnaissance que je recevrai les remarques que vous voudrez bien m’adresser. Je ne prétends pas épuiser le sujet ni répondre à toutes vos critiques ; j’ai voulu seulement vous demander quelques éclaircissements de votre thèse sur les points où cela m’a paru nécessaire pour la bien connaître.


Albert Léon."




A suivre...







(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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