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jeudi 16 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 16 AVRIL 2026 SAINT BENOÎT-JOSEPH - GRAZI

 


PROVERBE DU 16 AVRIL 2026 (SAINT BENOÎT-JOSEPH) (GRAZI).


BENOÎT-JOSEPH : Benoît-Joseph Labre est un pèlerin mendiant français, qui parcourt les routes d'Europe au 18ème siècle.


religion catholique saint sainte benoit-joseph
16 AVRIL SAINT BENOIT JOSEPH LABRE

Né dans l'Artois le 26 mars 1748, Benoît-Joseph est l'aîné d'une famille de quinze enfants.

Sa famille le destine au sacerdoce mais Benoît-Joseph se fait chasser des couvents les plus stricts comme La Trappe ou La Chartreuse, à cause de son jeune âge ou de sa santé jugée fragile.

Benoît-Joseph cherche Dieu en Italie, dans le vagabondage et la clochardise, sans jamais perdre sa joie de vivre.

Benoît-Joseph meurt à 35 ans, le 16 avril 1783, à Rome, dans les ruines du Colisée où il a élu domicile, durant 6 ans.

Benoît-Joseph est béatifié le 20 mai 1860 par le pape Pie IX devant 40 000 personnes.

Benoît-Joseph est canonisé le 8 décembre 1881 par le pape Léon XIII.

Benoît-Joseph est liturgiquement commémoré le 16 avril, jour de sa "naissance au Ciel".

Benoît-Joseph est le saint patron protecteur des modèles, des célibataires, des mendiants, des sans domicile fixe, des pèlerins, des itinérants et des personnes inadaptées.




religion catholique saint sainte benoit-joseph
16 AVRIL SAINT BENOIT JOSEPH LABRE


GRAZI : Garazi Guren deitua izan da. Egun horretan indiabak eta artoaren haziak bedeinkatzen zituztelako. Ste Engrace. Santa Grazi, erderaz Grâce (Abuztuaren 21ean) eta Gracia (Ekainaren 23an).

Grazia : Gracia (es), Grace (fr), Grace (en), Gratiae (pl.)

Latineko gratia "mesedea" hitzetik datorkigun izena da hau. Grazia kristauen teologian Jainkoak emandako dohaina da, baina ezagunagoa da Greziako grazinegatik. Hiru graziak, AglaeEufrosia eta Talia Zeus eta Eurinomeren alabak ziren, edertasuna eta gogo-gorputzen oreka irudikatzen zuten. Dona Gracia Iruñean aurkitzen dugu, 1241ean eta Graci aldaera Bilbon 1470ean (Graci d'orosco). Santuaren eguna ekainaren 23an da. Aldaerak : GaraziGrazi eta Gartze (Die).


Une naissance du 16 avril Willem Jan van Eys.



pays-bas linguiste basque euskara
WILLEM JAN VAN EYS



Né le 16 avril 1825 à Amsterdam (Pays-Bas) - Mort le 17 avril 1914 à San Remo (Imperia, Italie).

C'est un linguiste néerlandais qui a fait beaucoup de recherches sur la langue Basque.

Willem Jan est issu d'une famille commerçante d'Amsterdam et son père a été garde d'honneur de Napoléon, puis élevé à la pairie en 1816.

Il épouse, en juin 1865, Mathilde Kleinmann et le couple va s'installer à Londres en 1871, puis à San Remo, en Italie, à partir de septembre/octobre 1875.

Il s'intéresse d'abord à l'héraldique.

En 1865, il publie son Essai de grammaire de la langue basque.

Willem Jan fait deux voyages au Pays Basque, avec son épouse : le premier en 1866, à Zarautz (Gipuzkoa), où il rencontre Gregorio Arrue, et le second, en 1868.

En 1870, il est nommé à la Société de Littérature Néerlandaise.

Il publie, en 1873, son Dictionnaire basque-français et, en 1879, une Grammaire comparée des dialectes basques.

Il publie aussi plusieurs anciens textes Basques, tels que Errefrau eta sententziak (Proverbes et sentences Basques) de 1596.

Les écrits de Willem Jan jouent un rôle important dans les premières études basques du célèbre linguiste C. C. Uhlenbeck.

A Londres, il rencontre le célèbre orientaliste d'Oxford Archibald Henry Sayce, convaincu des "spéculations étymologiques" de Wilhelm von Humboldt.

Il collabore à la Revue de linguistique et de philologie comparée publiée à Paris et à la revue berlinoise Euskara.

Willem Jan meurt le 17 avril 1914, à 89 ans.



pays-bas linguiste basque euskara
WILLEM JAN VAN EYS



Voici le proverbe du jeudi 16 avril 2026 :


OSASUNA TA DIRUA, NEUREA DA MUNDUA.

Santé et argent, le monde est à moi.




personnage pays basque autrefois macaye
GANICH DE MACAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE NOUVELLE CHANSON : "ITURINGO AROTZA"

"ITURINGO AROTZA"



Mikel Laboa, né le 15 juin 1934 à Saint-Sébastien (Gipuzkoa) et mort le 1er décembre 2008 à Saint-Sébastien (Gipuzkoa), est un chanteur et compositeur espagnol. Il est considéré comme l'un des plus importants chanteurs du Pays Basque.





DISQUE EP HAIKA MUTIL DE MIKEL LABOA




Après vous avoir présenté plusieurs chanteuses et chanteurs, ainsi que des chansons dans des 

articles précédents : "Hegoak  (Txoria Txori)", Imanol Larzabal Goñi, le groupe Itoiz, la 

chanteuse "Estitxu", le chanteur Luis Mariano, la chanson "Ikusten duzu goizean" de J-B 

Elizanburu, la chanson "Fandango du pays basque", les chansons de Noël du groupe Gaztelu 

Zahar d'Hendaye, la chanson "Boga boga" de Jésus Guridi"Mustafadu groupe de rock 

Sustraia, la chanson "Haurrak ikas zazue", la chanson "Guk Euskaraz" d'Urko, la chanson 

"Azken Dantza Hau" de Manex Pagola, la chanson "Xalbadorren heriotzean" de Xabier Lete, la 

chanson "Bagare" de Gontzal Mendibil et Xeberri, la chanson "Euskal Rock N'Roll" de Niko 

Etxart, la chanson "Gogoaren Baita" d'Anje Duhalde, la chanson "Arrantzaleak" du groupe 

Arrantzaleak, la chanson "Aitormena" du groupe Hertzainak, la chanson "Arbola Gainean

du groupe Guk, la chanson "Zenbat Gera" de Benito Lertxundi, la chanson 

"Denok Batera" de Gorka Knörr, la chanson "Itsasoa Gara" de Ken Zazpi, la chanson 

"Itsasontzi Baten" de Kaxiano, la chanson "Aita-Semeak" du groupe Oskorri, la chanson 

"Pottoka Mendian" du groupe Otxalde, et la chanson "John Zaharra" de Mikel Markez, la 

chanson "Aberriaren Mugak" de Txomin Artola et la chanson "Baratze Bat" de 

Pier Paul Bertzaiz, voici aujourd'hui la chanson "Ituringo Arotza" de Mikel Laboa.





La discographie de Mikel Laboa comprend 9 albums, 6 EP et 4 compilations.

La chanson "Ituringo Arotza" est issue de son 4ème EP, paru en 1969, sous le label Herri Gogoa HG-15.

Elle est le second titre de la face A et a une durée de 2 mn 20 secondes.




DISQUE EP HAIKA MUTIL DE MIKEL LABOA




Voici les paroles en Basque de cette chanson.



Ituringo Arotza.



Irurengo arotza Erramun Joakin,

haserre omen zaude dugun jakin,

Santurik ez laiteke fidatu zurekin :

San Kristobal urtuta joaliak egin.



Arotzak erran dio bere andreari :

"Urtu behar dinagu, ekarran Santu hori"

"Gizona zertaz zoaz? Bekatu da hori!"

"Etzionagu erranen sekulan nihori."



Iturengo garaile, Ramuntxo Joakin,

hasarre omen zira zeren dudan jakin.

Konfesa zaite ongi erretorarekin :

ez dute zer fidatu Santuek zurekin.



Kobrezko Santurikan inon bazarete,

egoten al zarete hemendik aparte :

baldin arotz horiek jakiten badute,

joarien egiteko urtuko zaituzte.




PAROLES EN BASQUE ET EN ESPAGNOL
D'ITURINGO AROTZA DE MIKEL LABOA



 Voici les paroles en français de cette chanson :



Forgeron d'Ituren.


Forgeron d'Ituren, Raymond Joakin,

Te voilà fâché que nous l'ayons appris

Aucun Saint ne pourrait se fier à toi :

Tu comptes fondre Saint Christophe pour en faire des clochettes !


Le forgeron a dit à sa femme :

"Amène donc ce Saint, on va le faire fondre"

"Que fais-tu là bonhomme ? C'est un pêché ça !"

"Jamais nous ne le dirons à personne".



Forgeron d'Ituren, Raymond Joakin,

Tu es fâché parce que je l'ai appris.

Vas bien te confesser auprès de ton curé

puisque même les Saints ne peuvent te faire confiance.




Saints de cuivre, où que vous soyez,

restez donc loin d'ici !

Car si ces forgerons vous découvrent,

ils vous fondront pour faire des clochettes.




 





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mercredi 15 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 15 AVRIL 2026 SAINT PATERNE ET BIENHEUREUX CÉSAR DE BUS - LARRAINE

 


PROVERBE DU 15 AVRIL 2026 (SAINT PATERNE) (BIENHEUREUX CÉSAR DE BUS) (LARRAINE).


PATERNE : Paterne naît au 5ème siècle au Pays de Galles.



religion catholique saint sainte paterne
15 AVRIL SAINT PATERNE

Patern (ou Paterne) de Vannes est le premier évêque du diocèse de Vannes, vers 465 et le restera jusqu'à sa mort.

Cet évêque de Vannes est mort entre 490 et 511.

Patern est considéré comme un des sept saints fondateurs de la Bretagne, avec Saint Samsonsaint MaloSaint Brieucsaint Tugdualsaint Pol Aurélien, saint Corentin, mais son histoire est peu connue.

Les reliques de Paterne auraient sauvé la ville de Vannes de beaucoup de calamités.



religion catholique saint sainte paterne
15 AVRIL SAINT PATERNE



CÉSAR DE BUS : César de Bus naît le 3 février 1544 à Cavaillon (Comtat Venaissin, Etats pontificaux).



religion catholique saint sainte césar bus
15 AVRIL BIENHEUREUX CESAR DE BUS


César est un prêtre catholique français, fondateur de la Société des Prêtres de la doctrine chrétienne, en 1592, et de la Société des Filles de la Doctrine chrétienne.

César est issu d'une famille de la noblesse romaine.

D'abord confié à un précepteur, César poursuit ses humanités à Cavaillon et chez les pères jésuites à Avignon.

Il se fait remarquer pour sa vie morale et très jeune, il devient le président de la Confrérie des Pénitents noirs.

De 1561 à la paix de la Rochelle, en 1563, César s'engage dans l'armée royale, afin de défendre la religion catholique.

En 1565, il est invité à la Cour par son frère Alexandre, chef de la garde du roi de France, Charles IX.

Déçu par la Cour, il la quitte, en 1570, et s'installe à Avignon, où il mène une vie toujours plus débauchée.

En 1575, après la mort de son père et de son frère, il abandonne ses biens et va servir les miséreux.

Se retirant dans la solitude et la pénitence, il entame, en 1578, ses études en vue du sacerdoce.

César est ordonné prêtre en 1582 et il devient chanoine de la cathédrale Saint-Véran, à Cavaillon.

De 1587 à 1590, il vit retiré en ermite, dans le dénuement le plus total et la pénitence.

En 1592, avec 5 compagnons, il fonde à L'Isle-sur-la-Sorgue la     Société des Prêtres de la doctrine chrétienne.

En 1594, il devient aveugle et meurt le 15 avril 1607.

César est déclaré vénérable, en décembre 1821, par le pape Pie VII.

Il est béatifié, en avril 1975, par le pape Paul VI.

Il est canonisé et déclaré saint, en mai 2022, par le pape François.

César est fêté le 15 avril d'après le Martyrologe romain.



LARRAINE : Zuberoako herria. 

(...) Larraine - Zuberoako herria (frantsesez Larrau) . Izena lehenagoko Larraun batetik atera da, eskualde horretako hizkeraren araberako bilakaeraz. --  (...)



pays basque autrefois larrau larraine soule
SOUVENIR DE LARRAU
PAYS BASQUE D'ANTAN



Un décès du 15 avril : Marie Tussaud née Grosholtz.



femme musee cire
MADAME TUSSAUD

Née le 1er décembre 1761 à Strasbourg (Bas-Rhin) - Morte le 15 avril 1850 à Londres (Angleterre).

C'est la créatrice du musée de cire Madame Tussauds qu'elle ouvre à Londres à l'âge de 74 ans.

Son père soldat étant mort avant sa naissance, elle vit chez un médecin-sculpteur suisse, le docteur Philippe Curtius, chez qui travaille sa mère.

En 1767, le docteur Curtius les fait venir à Paris, elle et sa mère et il expose, en 1770, pour la première fois ses réalisations en cire qui rencontrent un grand succès.

Curtius apprend à Marie l'art du modelage en cire et la fait travailler pour lui.



femme cire
MARIE TUSSAUD

Sa première réalisation est le visage de François Marie Arouet (dit Voltaire).

Pendant la Révolution française, Marie effectue ses plus célèbres portraits, dont Napoléon et Robespierre.

Elle crée également des masques mortuaires de personnalités exécutées.

En 1794, au décès de Curtius, elle hérite de sa collection d'ouvres en cire.

Marie épouse, le 28 octobre 1795, à Paris, avec un ingénieur civil, François Tussaud, originaire de Mâcon.

En 1802, elle est invitée à se rendre en Angleterre par le magicien de salon Paul Philidor et elle y restera jusqu'à la fin de sa vie.

Marie Tussaud installe, en 1835, sa première exposition permanente dans une salle louée dans Baker Street, musée de cire, qui deviendra Madame Tussauds.

Elle meurt, en 1850, dans son sommeil, à Londres, à l'âge de 88 ans.



femme musee cire
MARIE TUSSAUD

Voici le proverbe du mercredi 15 avril 2026 :


ZOROAK ELE HAINITZEZ ERE GUTI ERRAITEN.

Le sot, même avec de grands discours, en dit peu.


litterature france sot brochet
JEANNOT LE SOT ET LE BROCHET


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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"L'AFFAIRE ST-JEAN" SUR LA ROUTE DE BAYONNE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN JUIN 1869 (troisième partie)

L'AFFAIRE SAINT-JEAN EN 1869.


En juin 1869, a lieu un crime sordide à Bayonne.



pays basque autrefois crime labourd faits divers
BAYONNE 1870
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Mercure d'Orthez, le 7 août 1869 :


"Cour d'assises des Basses-Pyrénées.

Audience du 3 août 1869.

Présidence de M. De Bordenave-d'Abère, conseiller.


Affaire St-Jean.

Double assassinat suivi de vol.



... D. N’avez-vous pas demandé à M. Boutoey de vous autoriser à prendre trois à quatre mille francs sur la créance qu’il avait sur Mlle Baltet ?

R. C'est une erreur. Je ne lui ai demandé que trois ou quatre cents francs, et il me dit de prendre mille francs si j’en avais besoin, car il aimait autant m'avoir pour débiteur qu'elle.

D. Etes-vous allé trouver Mlle Baltet pour lui faire la commission ?

R. Oui. Elle m'a répondu qu'elle n'avait rien à faire ni avec moi ni avec M. Boutoey. Mais je n'ai pas rapporté à ce dernier ce propos dans ce qu'il avait d’injurieux pour lui. Et, en sortant, je dis à  Mlle Baltet : Puisque vous n’avez pas d'autre service à me rendre, je puis m’en aller.

D. Ne lui avez-vous pas dit, au contraire : "C'est dit, vous ne voulez pas. C’est bien." Sous-entendant ainsi une menace ?

R. Non.

D. Etes-vous allé chez M. Gomez, banquier, lui demander de l’argent, offrant la caution de Mlle Baltet ?

R. Je suis allé chez M. Gomez. Mlle Baltet m’avait dit que c’était un homme compatissant pour des ouvriers laborieux et qui voulaient parvenir ; je le lui ai dit et lui ai demandé de l’argent, mais je n’ai pas fait autre chose.

D. Vous entreteniez votre maîtresse dans l’espoir d’un mariage sortable ; vous lui avez emprunté, à diverses reprises, de petites sommes s’élevant à 74 fr. Des brouilles fréquentes survenaient, vous l’avez injuriée, vous l’avez battue et même menacée de mort ?

R. Jamais. Je l’aimais trop. Elle a bien tort de dire des choses semblables.

D. Etiennette Hiriart avait loué un atelier pour la somme de 500 fr. et elle s’est engagée seule pour le payement ?

R. Nous nous sommes engagés tous les deux. C’est bien la faute d’Etiennette Hiriart, si nous nous sommes brouillés. Elle m’a repoussé sans motif. J’ai été la trouver à Biarritz ; je lui ai dit, est-ce bien fini ? Elle me dit que oui. Je lui dis deux paroles grossières, les seules de cette nature que je lui ai adressées. Je lui en demandai immédiatement pardon voulant me jeter à genoux. Le désespoir me prit ; je conçus alors le projet d’assassinat ; je l’ai malheureusement exécuté.

 D. Quel est le motif qui vous a porté à tuer Mlle Baltet ?

R. Le refus plein de dureté qu’elle a mis à me refuser l’argent que voulait me déléguer sur elle l’abbé Boutoey, refus qui était la cause de la rupture de mon mariage.

D. Et pour la domestique ? 

R. Elle m’avait proposé de me marier avec elle, et, sur mes refus, elle m’avait calomnié auprès de Mlle Baltet qui ne pouvait pas avoir d’autre motif pour repousser ma demande.

D. Pourquoi avez-vous fait un testament ?

R. Ayant résolu l’assassinat, j'ai voulu l’utiliser ; d’ailleurs je me payais ainsi de divers services que j’avais rendus avec mes parents à Mlle Baltet, qui ne m’en avait jamais payé. Ainsi, pendant tout l’été, nous arrosions sans rétribution aucune un jardin, et cela pendant dix ans environ.

D. Vous n’aviez pas d’autre motif de haine contre la demoiselle Baltet ?

R. Je vous prie, M. le président, de m’épargner des récriminations contre une femme que j’ai tuée. Je ne peux pas en parler.

D. Après la confection du testament, vous avez passé une journée courant les cafés et les cabarets ?

R. J’espérais que le projet criminel fuirait mon esprit, et que peut-être ma maîtresse reviendrait. Elle n’est pas revenue.

D. La Providence semble avoir pris soin de vous le donner le temps de renoncer à votre crime, car vous deviez l’exécuter la veille, et vous en avez été empêché par un de vos amis qui vous a vu à une heure très-avancée de la nuit aux aguets près de la maison.


L’accusé ne répond pas,


D. Enfin, dans la nuit du 14 au 15, vous avez commis le double assassinat qui vous est reproché.

R. Oui, je l’ai fait comme je vous l’ai raconté. Je n’ai porté qu’un coup à la demoiselle Baltet ; si j’en avais porté plusieurs, je vous le dirais. La tache de sang trouvée à mon pantalon a été produite lorsque j’ai transporté la servante d’une extrémité du lit à l’autre.

D. On a trouvé la clef au secrétaire, elle n’y était cependant jamais ; l’argent de la victime se trouvait dans un tiroir qui ne s’ouvre qu’à l’aide d’un secret ; on y a retrouvé 160 fr. en or et 14 fr. de menues monnaies ?

R. Je n’ai pas cherché d’argent.

D. Cependant vous avez emporté la montre de la domestique et différents bijoux de la maîtresse ?

R. Oui.

D. Qu’avez-vous fait après le crime ?

R. J’ai lavé à la fontaine le marteau ensanglanté, puis j’ai été me coucher. Le lendemain, j’ai été à Biarritz pour demander de l’ouvrage pour mon père.

D. N’avez-vous pas été à Biarritz pour cacher le produit du vol ?

R. Je l’ai caché dans une haie ; mais je n’ai pas pris cette direction dans ce but.

D. En revenant de Biarritz le soir, n’avez-vous pas trouvé un rassemblement devant la maison des victimes ? n’avez-vous pas voulu entrer ? et n’avez-vous pas dit : il faut être bien lâche pour tuer deux femmes sans défense ?

R. Je n’ai rien dit de semblable.

D. Ne vous êtes-vous pas rendu coupable dans le mois d’octobre dernier d’un vol à main armée sur un vieillard qui venait de toucher sa quinzaine ?

R. Celui qui m’accuse de ce crime se trompe. S’il était vrai je l’avouerais. 



pays basque autrefois crime labourd faits divers
VUE GENERALE DE BAYONNE 1870
PAYS BASQUE D'ANTAN

— M. le président fait passer sous ses yeux les photographies des deux victimes dans l’état où elles se trouvaient après le crime ; il lui demande s’il les trouve exactes. L’accusé répond qu’elles doivent l’être.



Audition des témoins.



M. Delmas, commissaire de police à Bayonne, décrit les lieux, narre les constatations faites et ajoute qu’il a accompagné l’accusé à Biarritz où, sur ses indications, on a trouvé les objets qu’il avait cachés dans une haie.



M. Gassaing, gardien-chef de la maison d’arrêt de Bayonne, raconte les aveux de l’accusé, qui ont été faits devant lui. St-Jean père, confronté avec son fils, s’écria, dans un élan d’indignation, qu’il le tuerait de sa propre main, s’il était sûr de sa culpabilité. L’accusé, ému, se jeta à genoux, en avouant son crime, et demandant pardon à son père du déshonneur qu’il infligeait à son nom.



M. Ferraud, docteur-médecin. Déposition sans intérêt après les aveux.



Pierre Montout est le compagnon de l'accusé qui a passé avec lui la soirée qui a précédé le crime. La veille, à une heure du matin, il l'avait rencontré devant la maison des victimes, circonstance, qui selon l'accusation, a retardé d'un jour la perpétration du forfait.



Lecture est faite des deux dépositions du curé X... et de l'abbé Boutoey, à qui l'accusé s'était adressé pour trouver l'argent nécessaire à la célébration de son mariage.



Marie Lamothe et Marie Lassus, sont les voisines qui les premières ont aperçu les cadavres et averti le voisinage.



Jean Cazaubon, chez qui l’accusé, donne d’excellents renseignements sur la conduite et la caractère de l’accusé, qui toutefois était sombre et taciturne.


Charles Passelin et Emile Verget sont deux ouvriers qui travaillaient avec St-Jean. Celui-ci leur avait fait part de son projet de s’établir et, à leurs observations, avait répondu : Les grands deviendront petits, et les petits deviendront grands. Ils reconnaissent divers objets dérobés au patron par l’accusé.


Etiennette Hiriart, domestique à Biarritz. — A l’entrée de ce témoin, tous les regards se portent sur elle. C'est la future de St-Jean, qui, par son refus de mariage, l’a poussé au désespoir et au crime. C’est une fort jolie fille de 20 ans. Elle a mis sur ses yeux des lunettes vertes, qu’elle ne porte pas d’habitude, sans doute pour se dérober tant soit peu aux émotions de l’audience.



Voici le résumé de sa déposition, qui offre un véritable intérêt :


"J’ai connu St-Jean, il y a trois ans. Il y a 17 mois environ, nous nous promîmes mariage. Je pouvais espérer 1 500 fr. de dot, je n’ai jamais dit 3 000 fr., et St-Jean ne m'a jamais fait part de ses espérances de fortune.


Mlle Baltet avait promis de louer à St-Jean une maison servant à un débit de boissons. Elle refusa quand elle apprit notre projet de mariage, en disant à St-Jean : "Puisque tu fais un tel mariage, je n ai plus à m’occuper de toi."


J’ai su que mon futur avait fait des démarches pour se procurer de l’argent afin de terminer le mariage, mais il ne m’en a jamais parlé. Le 7 avril dernier, persuadée que nous devions nous établir, j’ai loué un magasin pour 500 fr. après avoir quitté mes maîtres. Il était du reste très-pressé d’en finir. Il venait me voir presque tous les jours à Biarritz, et me disait qu’il réparait, par un travail de nuit, le temps qu’il perdait ainsi. Mais comme il m’empruntait souvent de l'argent, je soupçonnais qu’il ne me disait pas la vérité.


Arnaud St-Jean était très-jaloux. Un jour, sur une observation que je lui fis, il me donna un soufflet. Mais il me demanda immédiatement pardon, disant que c’était l’excès de son amour qui avait excité sa jalousie. Après cette scène, je m’enfermai dans ma chambre qui était au premier étage et je fermai la croisée. J’entendis bientôt qu’on escaladait la muraille, puis le bruit d’une chute. J’ouvris la croisée, et vis St-Jean, étendu à terre, baigné dans son sang. Je lui demandai ce qu’il avait. Il répondit : "Plût au ciel que je me fusse tué." Et il jura que si je ne revenais pas à lui, il se tuerait sous mes yeux.


Obsédée par ses poursuites, je me retirai à Espelette, chez mes parents, après lui avoir défendu de venir m’y trouver, ce qui le fâcha beaucoup. Il me reprocha de rougir de lui devant ma famille. Il vint me voir, malgré ma défense, et se présenta comme mon futur.


Décidée à rompre avec lui, je le lui déclarai à Bayonne, à mon retour. Il tomba dans un grand désespoir. Il voulut me donner sa montre en gage de ce qu’il me devait, mais il voulait un souvenir. Je lui dis de conserver la chaine de la montre qui était l’oeuvre de mes mains.


Je partis par la voiture de Biarritz. Je le vis assis sur un banc, puis se levant pour suivre la voiture. Mais il ne put pas, et n’arriva à Biarritz que quelque temps après nous. Là, il me supplia de renouer. Comme il m’avait calomniée, je refusai. Il me proposa d’aller devant toutes les personnes qui avaient entendu ces propos. Je restai inflexible. C’est alors qu’il me quitta. Je dois dire qu’il ne m’a jamais menacée de mort."



Après cette déposition qui a vivement impressionné l’auditoire, le président demande à l’accusé s’il a rien à dire. Il répond :


"J’ai tant aimé cette femme, que je ne peux pas me décider à la contredire. Elle a tort de m’accuser. Je ne l’ai jamais battue. Je l’aimais trop. Elle est la cause de mon malheur sur la terre ; peut-être que je ferai son bonheur dans le ciel.



L’accusé prononce ces derniers mots d'une voix entrecoupée de sanglots."

(Indépendant.)




A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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mardi 14 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 14 AVRIL 2026 SAINT MAXIME ET SAINT VALÉRIEN ET SAINT TIBURCE - GANIZ

 


PROVERBE DU 14 AVRIL 2026 (SAINT MAXIME) (SAINT VALÉRIEN) (SAINT TIBURCE) (GANIZ).


MAXIME : Maxime de Rome ou saint Maxime de Rome est un martyr chrétien du 3ème siècle, dont les faits historiques divergent selon les sources.



religion catholique saint sainte maxime tiburce valérien
14 AVRIL SAINTS MAXIME TIBURCE ET VALERIEN

Maxime est un riche marchand vivant en Asie mineure, qui devient par la suite secrétaire ou greffier du préfet romain Amachius.

Chargé de conduire deux jeunes chrétiens Tiburce et Valérien sur leur lieu d'exécution, Maxime est initié par eux à la foi chrétienne.

Ayant converti de nombreuses personnes, Maxime, se déclarant alors chrétien, est condamné à mort et mis à mort par lapidation, en 260 (ou 250), devenant martyr du Christ.

Maxime est célébré le 14 avril, en même temps que Valérien et Tiburce.



religion catholique saint sainte maxime
14 AVRIL SAINT MAXIME DE ROME


GANIZ : edo "Gantxume" Lapurdiko Joanes-en eratorriak.

(...) Ganiz - Joanes, Joanis izenaren aldaera. 1349an Nafarroan agertzen dena. Ikus Joan. - - : Jean Juan / (...)

Maiz erabili da izen hau gure artean. Leizarragak, XVI. mendean Nafarroako erreginak eragindako Itun Berriaren itzulpenean, Joanes Bataiatzailea eta Joan Ebanjelaria bereizi zituen. San Joan Ebanjelaria apostoluetan gazteena eta Jakue Nagusiaren anaia izan zen. Erroman olio irakinetara bota zuten baina hil beharrean gaztelu egin zen. Efeson bizi izan zen eta bertan idatzi zuen bere ebanjelioa. Irudietan usu arranoaren itxura hartzen du. Santuaren eguna abenduaren 27an da. 

Aldaerak : Joanes, Joango, Joanikote, Joanis, Jon (Deun-ixendegi euzkotarra) eta Ganiz.

Baliokideak : Juan (es) eta Jean (fr).

Joanes : Hebreerako Yehohanan edo Yohanan (Yahweh "Jainkoa" eta hanan "errukia") izena grekoz Ioannes bihurtu zen eta latinez IohannesIoannes. Done Joanes Zakarias eta Elisabeten semea izan zen ; basamortuan bizi eta gero, Salbatzailearen etorrera iragartzen ibili zen, eta Jesus bera bataiatu zuen, Mesias izendatuz. Kondairak dioenez, Salomek eskatuta moztu zioten burua. Santuaren eguna ekainaren 24an da, udako solstizioan. 


Une naissance du 14 avril : Micheline Marie Marguerite Delphine Marquet, dite Mary Marquet.



actrice france rostand francen comédie-française
ACTRICE MARY MARQUET



Née le 14 avril 1895 à Saint-Pétersbourg (Empire russe) - Morte le 29 août 1979 à Paris 18ème arrondissement.

Mary est une actrice française, qui a eu une carrière de plus de 60 ans, dès 1913.

Elle compte dans sa famille de nombreux artistes et comédiens.

Sa mère est actrice et son père est acteur et elle naît à Saint-Pétersbourg, lors d'une tournée de ses parents.

En 1913, elle entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique et suit les cours de Paul Mounet.

Mary y remporte un second prix de tragédie en 1914.

Elle échoue aux examens de sortie, mais est aussitôt engagée dans la troupe de Sarah Bernhardt, cette dernière étant une grande amie de la famille.

Son physique elle mesure près de 1,80 m la prédispose aux grands rôles tragiques et romantiques.

Elle interprète avec succès le rôle du duc de Reichstadt dans L'Aiglon d'Edmond Rostand.

Commence alors une liaison de 3 ans avec cet auteur jusqu'à la mort de celui-ci en 1918.

Mary mène en parallèle, dès 1914, une carrière, d'abord au cinéma muet puis parlant, qu'elle poursuit tout au long de sa vie.

En 1920, elle épouse Maurice Escande, futur administrateur de la Comédie-Française, pour en divorcer 9 mois plus tard.

En 1921, elle est au Théâtre Antoine, engagée par Firmin Gémier, avec lequel elle monte plusieurs pièces.

Il devient son amant et de leur liaison naît, en 1922, un fils, François, dont Gémier suit l'éducation.

En 1923, Mary entre à la Comédie-Française et en devient sociétaire en 1928.

Elle y interprète pendant 17 ans, tous les grands rôles du répertoire.

Elle rencontre, en 1927, le président du Conseil de l'époque, André Tardieu, dont elle devient la maîtresse quasiment officielle.

En 1934, la sortie du film parlant permet au grand public d'apprécier la qualité de sa voix e de sa diction.

Mary épouse, en 1933, l'acteur Victor Francen qui légitime son fils François, mais le mariage ne dure pas.

Quelques années plus tard, il la quitte le jour où elle doit interpréter Athalie.

L'interprétation de cette pièce lui vaut d'obtenir la Légion d'honneur en 1939.

Durant l'Occupation, elle reste à Paris.

Poétesse, Mary crée, en 1940, des récitals poétiques qu'elle poursuit tout au long de sa carrière et qui lui valent le qualificatif de "Prêtresse de la Poésie" ainsi que le Prix du Brigadier en 1976.

A la Libération, elle est arrêtée, soupçonnée de collaboration à cause de ses chroniques dans le quotidien pro-nazis Aujourd'hui.

Retenue au Vel'd'Hiv, envoyée à Drancy, puis à Fresnes, elles est finalement relâchée faute de charges suffisantes.

En 1945, elle quitte la Comédie Française, tout en continuant une carrière théâtrale sur les boulevards.

Mary tourne également pour l'ORTF, des adaptations de pièces de boulevard, quelques Maigret ou encore dans l'adaptation télévisée du roman de Stendhal, Lucien Leuwen.

Sa carrière cinématographique est bien remplie, avec des rôles dans plus de 40 films de réalisateurs tels que Sacha Guitry, Claude Chabrol ou Gérard Oury.

De plus, elle écrit plusieurs livres de souvenirs.

Elle meurt le 29 août 1979, à 84 ans.


actrice france rostand francen comédie-française
ACTRICE MARY MARQUET



Voici le proverbe du mardi 14 avril 2026 :


GOREGI IGAN DENA AHALGEGABEKI, BEHERA JAUTS DAITE AHALGEKIZUNEKI.

Celui qui est monté trop haut sans vergogne peut retomber très bas honteusement.


roi france caricature louis XVIII
CARICATURE DE LOUIS XVIII



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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