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mercredi 11 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 11 FÉVRIER 2026 NOTRE DAME DE LOURDES ET SAINTE HÉLOISE - LURDE

 


PROVERBE DU 11 FÉVRIER 2026 (NOTRE DAME DE LOURDES) (SAINTE HÉLOISE) (LURDES)



NOTRE DAME DE LOURDES : Le 11 février 1858, près de Lourdes, une jeune femme serait apparue à une petite bergère nommée Bernadette Soubirous, dans la grotte de Massabielle.



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11 FEVRIER NOTRE DAME DE LOURDES

La bergère indiqua qu'au cours d'une de ces apparitions, la Dame lui dit en gascon : Que soy era immaculada councepciou (Je suis l'Immaculée Conception).



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BERNADETTE SOUBIROUS

Elle rapporta ces mots à son curé, sans savoir que le Pape Pie IX avait proclamé 4 ans plus tôt le dogme de l'Immaculée Conception à propos de Marie, mère du Christ.

Les apparitions de la grotte miraculeuse stimulèrent la dévotion à Marie, et firent de Lourdes l'un des plus célèbres pèlerinages du monde.





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GROTTE DE MASSABIELLE LOURDES



HÉLOISE Héloise de Coulombs (ou Helvise ou Helwisa) est une recluse française qui a vécu sous l'obédience de l'abbaye bénédictine de Coulombs, dans le diocèse de Chartres.




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11 FEVRIER SAINTE HELVISE DE COULOMBS


Héloise épouse en premières noces le comte Hugues de Meulan puis en secondes noces Alexandre dit Azzelin, avec lequel elle a plusieurs enfants.

Héloise est considérée comme bienheureuse par l'Eglise catholique romaine, et célébrée le 11 février.






LURDES : Euskal Herritik ez urrun den Lurdeseko herrian 1858an hasi ziren, geroztik dirauten beila handiak.



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PELERINAGE DU ROSAIRE LOURDES 1911



Une naissance du 11 février : Honoré d'Urfé.




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ECRIVAIN HONORE D'URFE



Né le 11 février 1567 à Marseille (Royaume de France) - Mort le 1er juin 1625 à Villefranche-sur-Mer (Comté de Nice).

C'est un écrivain français et savoisien, auteur du premier roman-fleuve de la littérature française, L'Astrée.

Honoré est issu d'une famille de l'aristocratie du Forez, apparenté à la maison de Savoie par sa mère.

Il fait ses études chez les jésuites.

Homme d'action, il prend parti pour la Ligue catholique, et reste à jamais fidèle au duc de Nemours et de Genevois.

En décembre 1592, après la prise de Montbrison, il se remet au service du duc et rompt avec son frère Anne d'Urfé, bailli du Forez, qui tente dès lors de pacifier la province.

A sa sortie de prison, en juillet 1594, Neumours nomme Honoré "lieutenant-général au gouvernement de Forez".

En février 1600, il revient en Forez pour épouser Diane de Châteaumorand.

Auteur d'un poème pastoral, Le Sireine, vers 1604, il défend les théories platoniciennes de l'amour dans les Epîtres morales.

Il fonde, vers 1606/1607, avec ses amis Antoine Favre, François de Sales et Claude Favre de Vaugelas baron de Pérouges, l'Académie florimontane, la première société savante du duché de Savoie.

Honoré est surtout connu pour son roman précieux L'Astrée, roman d'amour en partie autobiographique paru entre 1607 et 1633.

Cette oeuvre inachevée, de plus de 5 000 pages, publiée en 4 parties entre 1607 et 1627, s'inscrit dans la tradition des romans hellénistiques, de Virgile et des poètes courtois.

C'est l'un des plus considérables succès du siècle, qui n'aura pas de postérité véritable dans le genre du roman pastoral, mais une influence considérable sur le roman, le théâtre (Molière), l'opéra et les mentalités.

Cette influence s'exerce aussi dans le monde anglo-saxon.

Honoré a également laissé un recueil de poèmes, la Savoysiade (1609), une pastorale en 5 actes, La Sylvanire ou la Morte-vive (1625).

Il meurt au cours d'une campagne militaire, le 1er juin 1625, à 58 ans, campagne au cours de laquelle il mène les troupes savoyardes du duc Charles-Emmanuel 1er de Savoie contre les Espagnols.



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PORTRAIT D'HONORE D'URFE
EN FRONTISPICE DE L'ASTREE 1619



Voici le proverbe du mercredi 11 février 2026 :


OTSAILEAN GIZONA MAKAUTSIK IKUSI BAÑO, OTSOA ARDITARTEAN IKUSI OBE.

Mieux vaut le loup au milieu des brebis que l'homme en bras de chemise au mois de février.



loup brebis animaux
LOUP ET BREBIS





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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HISTORIQUE DES MINES DE BAÏGORRY EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1880 (première partie)

HISTORIQUE DES MINES DE BAÏGORRY EN 1880.


La vallée de Baïgorry possède des mines de fer sphatique, et une mine de cuivre dont l'exploitation remonte à une haute antiquité.



baigorry pays basque basse-navarre mines économie
MINES DE BAÏGORRY
PAYS BASQUE D'ANTAN

Voici ce que rapporta à ce sujet M. Reboul, ingénieur aux mines de Baïgorry, en 1880 :



"Notice sur les mines de cuivre argentifère et sur les mines de cuivre de Baïgorry (Basses-Pyrénées).


La présente notice, dont le but principal est de donner un aperçu, aussi exact que possible, de la valeur réelle de la concession des mines de Baïgorry sera divisée en 4 parties, savoir :


Première partie.


§ 1er. — Historique des mines.


§ 2. — Description des filons de cuivre et des travaux faits par les anciens. 

a. — 1er groupe des filons de cuivre situés à proximité de l'usine de Banca.

b. — 2e groupe des filons de cuivre situés à une certaine distance de l'établissement de Banca.


§ 3. — Observations sur les travaux faits, par les anciens, pour retrouver, au-delà des dérangements, les divers filons de cuivre rejetés par ceux-ci.


§ 4. — Indication des travaux à faire pour développer l'exploitation des filons de cuivre constituant le 1er groupe, avec un aperçu approximatif des dépenses.


§ 5. — Evaluation : a de la production de minerai marchand par mètre carré de surface exploitable ; b du prix de revient des 100 kil. de minerai ; c du bénéfice à faire par tonne de minerai de cuivre rendue à Bayonne.



Deuxième partie.



§ 1er. — Description des gisements de fer et principalement de celui d'Ustéléguy.


§ 2. — Indication des travaux à faire pour développer l'exploitation de ce gisement d'Ustéléguy.


§ 3. — Evaluation du prix de revient de la tonne de minerai de fer rendue à Bayonne.

a. — Dans l'état actuel des voies de transport

b. — Dans l'hypothèse où l'on améliorerait ce voies de transport.



Troisième partie.


Aperçu des dépenses à faire pour l'amélioration ou plutôt l'installation d'un atelier de préparation mécanique.



Quatrième partie.


Observations générales.


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MINES DE BAÏGORRY
PAYS BASQUE D'ANTAN



Notice.

Première partie.



§ 1er. — Historique des mines de Baïgorry.


La concession des mines de Baïgorry, dont l'étendue est de 116 kilomètres carrés, comprend des mines de cuivre argentifère et des mines de fer.


Les filons de cuivre argentifère se rencontrent dans la plupart des montagnes qui constituent la vallée de Baïgorry ; cependant le centre de cette formation semble avoir affecté plus particulièrement le territoire de Banca ; aussi sont-ce les nombreux filons qui sillonnent ce territoire de Banca qui ont donné lieu à une exploitation dont l'origine, quoique inconnue, remonte bien certainement à l'époque romaine.


La richesse de ces mines de cuivre était déjà proverbiale dans l'antiquité et donnait lieu aux récits les plus fabuleux ; mais c'est surtout à partir du siècle dernier que leur histoire présente un intérêt réel et qu'on peut suivre avec certitude les travaux exécutés pendant cette période.


En 1729, le duc de Bourbon, grand maître des mines de France, donna à un gentilhomme hessois, qui avait une grande réputation, la concession de toutes les mines de la Basse-Navarre, du pays de soule et du pays de labour ; cette concession avait à peu près 400 lieues carrées.




baigorry pays basque basse-navarre mines économie
LOUIS DE CONDE DUC DE BOURBON
Par attribué à Pierre Gobert — https://www.photo.rmn.fr/archive/84-000894-2C6NU0H91BDR.html, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=423969


Ce gentilhomme entreprit quelques recherches, avec le concours de M. Beugnères de la Tour et celui de deux autres associés.


En 1733, la concession fut renouvelée, en faveur de M. de la Tour, et ce ne fut qu'après des travaux considérables, qu'il tomba sur le filon des 3 Rois et qu'il rejoignit, à environ 5 toises au-dessous de la rivière, les diverses branches de ce filon qui avaient été explorées par les anciens.


En 1747, l'on construisit un atelier de préparation mécanique et une fonderie ; celle-ci se composait de 12 fours de grillage, de 3 fours à manches et d'un four de raffinage.


La production alla dès lors toujours en croissant ; on trouve, en effet, dans les anciens documents que la production minérale fut, en 1746, de 587 quintaux de minerai et qu'en 1756, c'est-à-dire seulement 10 ans après, elle atteignait déjà 12 000 quintaux produisant 240 000 livres de cuivre.


Enfin, M. de la Tour continua d'exploiter, avec le même succès, jusqu'à ce que la concession passât, en 1776, entre les mains de M. Meuron de Châteauneuf, son gendre. On produisait alors en moyenne 350 000 livres de cuivre par an, lesquelles provenaient de 17 500 quintaux de minerai. A cette date, les mines et l'usine de Banca occupaient 389 ouvriers.


La révolution de 1789 dispersa les actionnaires et paralysa l'exploitation qui fut abandonnée en 1792. Plus tard les invasions espagnoles détruisirent l'usine, en représailles de la destruction des usines à fer d'Eguy et d'Orbaicette, détruites par la Tour d'Auvergne.


En 1824, M. de Rieqbourg créa une compagnie pour l'exploitation du minerai de fer d'Ustéléguy et la fabrication du fer au charbon de bois ; mais ni cette Compagnie ni aucune de celles qui la suivirent ne s'occupa des mines de cuivre. Seule, la Compagnie actuelle, Girerd et Nicolas frères, a entrepris quelques travaux sur un seul des nombreux filons, celui de Bergop-Zoom, exploités par les anciens.


Les mines de cuivre existent donc encore à l'état où les troubles de la Révolution de 1789 et l'insuffisance des moyens d'épuisement et d'extraction avaient forcé à les abandonner momentanément.



pays basque autrefois mines basse navarre
MINES DE BAÏGORRY
PAYS BASQUE D'ANTAN


§ 2. — Description du 1er groupe des filons de cuivre, situés à proximité de l'usine de Banca et des travaux faits sur ces filons par les anciens.


Les fiions de cuivre constituant ce 1er groupe sont nombreux. Ils ont des directions différentes ; sont situés autour et à proximité de l'usine de Banca et sont désignés sous les noms de filons de Philipsbourg, Sainte-Elisabeth, Saint-Louis, Aoust, Sainte-Marie, 3 Rois, Sainte-Marthe, Berg-op-Zoom, Saint-Michel, etc.


Tous furent exploités par les anciens, mais ce n'est que sur un seul d'entre eux, celui de Berg-op-Zoom que des travaux ont été entrepris par la Société actuelle Girerd et Nicolas frères de Saint-Etienne.


Filons de Philipsbourg.


De tous les filons qui constituent le 1er groupe, ceux dits de Philipsbourg sont situés le plus à l'est, et sont en même temps les plus inférieurs par rapport au cours de la nive. Ils sont apparents sur la rive droite de cette rivière. Les uns ont une direction perpendiculaire et les autres une direction parallèle à celle de ce cours d'eau.


Travaux faits. — Des travaux peu importants ont été faits sur ces filons. Sur la rive droite de la nive, un de ces filons fut poursuivi par une traverse dans laquelle on creusa un puits de 20 mètres ; le filon fut coupé et l'on abandonna le travail, qui produisit beaucoup de minerai.


L'on fit ensuite une galerie à travers-bancs dans le but de recouper les filons ; mais, pour ne pas avoir à percer des bancs de quartz, on la fit dévier de sa direction et on l'abandonna sans avoir atteint le but et après l'avoir poussée de 30 à 40 mètres.


Sur les veines parallèles au cours de la nive, il n'y a presque pas eu de travaux.


Enfin, une galerie ouverte sur ta rive gauche de la nive fut poussée, sur une longueur de 60 mètres, sur un filon dirigé sur 8 heures 4/8, et fournit passablement de minerai."



A suivre...


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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mardi 10 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 10 FÉVRIER 2026 SAINTE SCHOLASTIQUE ET SAINT ARNAUD - EÑAUT

 


PROVERBE DU 10 FÉVRIER 2026 (SAINTE SCHOLASTIQUE) (SAINT ARNAUD) (EÑAUT).


SCHOLASTIQUE : Sainte Scholastique ou Scholastique de Nursie naît à Nursie (Ombrie, Italie) en 480.



religion catholique saint sainte scholastique
10 FEVRIER SAINTE SCHOLASTIQUE DE NURSIE


C'est une moniale catholique, soeur jumelle de saint Benoît de Nursie, et fondatrice du premier monastère féminin, au pied du Mont-Cassin, monastère qui adopte la règle de saint Benoît.

Scholastique meurt en 547.

Scholastique est principalement connue grâce au pape Grégoire 1er qui la présente dans le deuxième livre de ses Dialogues.

Scholastique est la sainte patronne du Mans, des mères qui viennent d'accoucher, de l'enfant pris de convulsion et elle est invoquée contre les intempéries ou pour avoir de la pluie.



ARNAUD : Arnaud Caetano est un moine et abbé bénédictin, martyr au 13ème siècle.



religion catholique saint sainte arnaud
10 FEVRIER SAINT ARNAUD

Arnaud naît en 1185 dans une famille noble de Padoue, en Italie.

Il est élu abbé de Sainte-Justine de Padoue, en 1209, à l'âge de 24 ans .

Arnaud Caetano s'oppose au seigneur de Padoue, Ezzelino III da Romano, qui le condamne à mort . 

Arnaud se réfugie alors dans une grotte.

Il en ressort en 1238 quand l'empereur germanique Frédéric II délivre la ville.

Ezzelino reprenant le contrôle de la ville, il le fait arrêter en 1246 et enfermer dans un cachot de la forteresse d'Asolo, en Vénétie.

Il y meurt le 10 février 1255, après 8 ans de persécution.

Arnaud est béatifié par l'Eglise catholique.



religion catholique saint sainte arnaud
TOMBE D'ARNAUD CAETANO
 BASILIQUE ST JUSTINE DE PADOUE
Par Didier Descouens — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=56239336


EÑAUT : Edo "Ernaut". Padovako beneditar abadea (1235). Zuberoan (Trois Villes). Irurikoa zen Piarres Bordazarre.

Arnaldo (es), Arnault (fr), Arnaud (fr).

Arnault izenaren ohiko aldaera Lapurdin eta Nafarroa Beherean, gaur egun oso zabaldua Euskal Herri osoan.

Ikusi Arnaut.

ARNAUT : Erdi Aroko izena, Arnwald germaniarretik datorrena. Baliteke gaskoi jatorriko aladaera izatea. Okzitanian arrunta izan baitzen. Euskal Herrian franko erabili zen XIV. mendean. Esaterako, Izuran (Nafarroa Beherea) 1389an ageri da (Arnaut Santz) eta Gorraitz Eguesibarren (Nafarroa) 1567an (Arnaut de San myn). Jaieguna urtarrilaren 5ean da. 




Un décès du 10 février : Wilhelm Conrad Röntgen.



physicien allemand rayons x nobel 19ème 20ème siècle
WILHELM CONRAD RÖNTGEN
Par Generalstabens Litografiska Anstalt — http://info.med.yale.edu/library/exhibits/curie/curie-2.html, published in (1904) Les Prix Nobel, Imprimerie royale, p. 77, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2164713



Né le 27 mars 1845 à Lennep (Rhénanie, Prusse) - Mort le 10 février 1923 à Munich (Bavière, Allemagne).

C'est un physicien allemand, premier prix Nobel de physique en 1901.

A 3 ans, sa famille déménage aux Pays-Bas et Wilhelm entre au pensionnat.

En 1862, il est admis à l'école d'Utrecht avant d'en être expulsé pour avoir fait la caricature d'un de ses professeurs.

En 1865, il étudie la physique à l'université d'Utrecht mais il n'a pas le niveau.

Il passe alors les examens d'entrée à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich pour étudier en ingénierie mécanique.

En 1869, Wilhelm soutient sa thèse de physique et devient l'assistant de Kundt.

Il le suit à Wurtzbourg (Bavière, Allemagne) et trois ans plus tard à Strasbourg (Bas-Rhin).

En janvier 1872, il épouse Anna Bertha Ludwig, avec laquelle il n'aura pas d'enfant mais en 1887, ils adoptent la fille du frère d'Anna, âgée de 6 ans.

Il est successivement professeur de physique à Strasbourg (de 1876 à 1879), à Giessen (Hesse, Allemagne) (de 1879 à 1888), à Wurtzbourg (de 1888 à 1900) et à Munich de 1900 à 1920.

En 1895, Wilhelm découvre les rayons X.

Il reçoit la médaille Rumford en 1896 et le premier prix Nobel de physique en 1901 "en reconnaissance des services extraordinaires qu'il a rendus en découvrant les remarquables rayons qui ont été nommés par la suite en son honneur".

Il meurt, le 10 février 1923, à 77 ans, d'un cancer de l'intestin.



physicien allemand rayons x nobel 19ème 20ème siècle
WILHELM RÖNTGEN



Voici le proverbe du mardi 10 février 2026 :


OTSAILEKO EUZKIA BAINO TXOROAGO.

Plus fou que le soleil de février.


MOIS DE FEVRIER
ILLUST ITALIE



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE CONGRÈS DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1905 (sixième partie)

 

LE CONGRÈS DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT À BIARRITZ EN 1905.


La Ligue de l'enseignement est un mouvement laïque d'éducation populaire en 1852.


ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
DIPLÔME DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT 1905



Elle a été créée pour promouvoir l'accès à l'éducation et à la culture pour tous, en réponse aux lacunes de l'éducation formelle.



En 1866, elle a commencé à organiser des activités éducatives, culturelles et sportives à travers ses fédérations départementales.



En 1886, la Ligue regroupait près de 1 200 Sociétés et s'est engagée dans des thématiques que l'école ne couvrait pas, comme l'enseignement professionnel et l'éducation physique.



Son histoire est marquée par un engagement constant pour l'accès au savoir dans une République laïque et démocratique.


Voici ce que rapporta à ce sujet la Correspondance hebdomadaire / Ligue française de 

l'enseignement, le 12 novembre 1905 :



"Après le Congrès.

L'enseignement professionnel à la caserne.



A la suite de la communication faite à ce sujet par M. Bocheron, au Congrès de Biarritz, un certain nombre d'officiers et de civils nous ont adressé d'intéressants renseignements sur ce qui avait été déjà fait dans différents corps pour l'enseignement professionnel à la caserne, notamment au point de vue agricole.



Nous remercions ces premiers correspondants ; nous prions en même temps tous ceux de nos amis, toutes celles de nos Sociétés qui auraient tenté ou vont tenter dans leur région un enseignement en ce sens, d'adresser à M. Bocheron, au siège de la Ligue, 16, rue de Miromesnil, une courte note à cet égard."



Les excursions.


En Espagne.


Une centaine de congressistes a effectué l'excursion de Saint-Sébastien, le jeudi 2 novembre.


Le départ a eu lieu à huit heures du matin. Après un arrêt à Hendaye, on a gagné en barque Fontarabie, si pittoresquement situé à l'embouchure de la Bidassoa. Cette petite ville a excité l'admiration de tous par l'originalité de ses rues et de ses monuments. Des trams ont conduit ensuite les touristes à Irun, où l'on a déjeuné. L'alcalde de cette ville en a fait les honneurs. A 2 heures, on partait pour Saint-Sébastien qui rivalise, comme station balnéaire, avec Biarritz. L'océan était superbe et les lames venaient se briser majestueusement sur les rochers de la digue. A la grandeur du spectacle venaient s'ajouter les éclairs aveuglants d'un orage au large. L'impression ressentie était intense.


A six heures et demie on dinait au buffet de la gare que l'on quittait à sept heures et demie, pour être de retour à Biarritz vers dix heures du soir.


Un certain nombre d'excursionnistes restaient à Saint Sébastien pour prolonger leur séjour en Espagne. Un groupe assez important a continué sur Burgos, Madrid, Tolède, Saragosse, Pampelune.


L'excursion continue au moment où nous écrivons ces lignes.



Au pays basque.


Cent cinquante congressistes ont fait, le vendredi 3 novembre, l'excursion au pays basque.


En voici le compte rendu détaillé fourni par la Petite Gironde :


"A sept heures et demie, cent cinquante personnes quittent Biarritz. Le B. A. B. accélère sa marche, car il s'agit d'attraper à Bayonne le train de 8 h. 5. A cet effet, des tramways à chevaux nous attendent à la grande gare. Personne ne manque le train.



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
LA GARE DU MIDI BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN


La température est exquise, claire et douce, et le soleil s'est levé dans un ciel où ne courent d'espace en espace que quelques flocons blancs. Dans la caravane, ce n'est qu'un cri : Quelle journée faite à souhait !


Le premier arrêt a lieu à la gare de Cambo-Villa, d'où l'on se rend, par le sentier rocailleux et pittoresque, tout droit au Mimosa-Club, où le Congrès est reçu.



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
MIMOSA-CLUB CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN


C'est le président, M. Roland Gosselin, qui a souhaité la bienvenue, et c'est M. Edouard Petit, improvisateur délicieux, qui, en termes fleuris et chatoyants, a remercié, en célébrant ce pays basque où l'on va passer la journée et qu'il voyait, lui, pour la première fois, d'où un enthousiasme que je n'ai pas besoin de vous traduire.


On s'est un peu attardé au Mimosa-Club, qui est lui-même un très joli chalet basque et dont la terrasse a vue sur la Nive dans un cadre de collines aux lignes pures, harmonieuses, sur lesquelles, au moment où nous quittons Cambo, le soleil jette une lumière radieuse.


Avant de reprendre le train à Cambo-halte, on a visité l'établissement de bains, où nombre de congressistes se sont fait donner de scientifiques explications. Même quand on se promène, on est studieux à la Ligue de l'Enseignement.



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
ETBLISSEMENT DES THERMES CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN


Nou quittons Cambo à dix heures quarante-quatre et aussitôt tout le monde se met à parler du Pas-de-Roland. C'est le site le plus célèbre de la région, et, pur mieux le voir, on se dispute les places à droite du train. Puis, pour qu'il n'échappe à personne, au moment où on entre dans la gorge, M. d'Abartiague fait entendre l'"irrintzina", le célèbre cri basque qui perce jusqu'aux vallées les plus profondes et qu'on ne peut entendre que là. C'est une des originalités de ce pays qui en compte tant.



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
PASSAGE DU TRAIN PAS-DE-ROLAND ITXASSOU
PAYS BASQUE D'ANTAN



Le beau temps continue. Le ciel est bleu dans toute son étendue et nous sommes réchauffés par un soleil d'été qui nous oblige à quitter les pardessus. Les dames, venues en grand nombre, regrettent de ne pas avoir des toilettes claires. Oh ! la belle, l'admirable journée d'automne ! qui, dans un pays comme celui-là, deviendra vraiment inoubliable !


Nous arrivons à Saint-Jean-Pied-de-Port à midi. Le Congrès est reçu à la gare par l'Amicale et par la Fanfare, dont le recrutement se fait précieusement dans cette Amicale. Après la Marseillaise, c'est un pas redoublé qui se fait entendre, et le cortège, que toute la ville est venue voir, se rend à l'hôtel des Pyrénées où est servi le déjeuner. Les gastronomes se réjouissent, car l'hôtel est renommé pour son bon accueil, et la directrice, Mme Jaime, pour sa bonne cuisine. Ce Congrès a tous les bonheurs !



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
CENTRAL HÔTEL SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT
PAYS BASQUE D'ANTAN


Mme Jaime s'est surpassée. Son menu, aussi copieux que délicat, lui vaut des félicitations sans nombre. Pendant le repas la fanfare joue.


Il n'y aura pas de discours, mais il faut bien entendre quelques toasts.


C'est M. d'Abartiague qui remercie d'abord le Congrès d'être venu à Saint-Jean, et qui lit ensuite des dépêches de MM. Berteaux, ministre de la guerre ; Bienvenu-Martin, ministre de l'instruction publique ; Gilbert, préfet des Basses-Pyrénées ; plusieurs sénateurs et députés, conseillers généraux, qui s'excusent de ne pouvoir assister au banquet.



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
MINISTRE JEAN-BAPTISTE BIENVENU-MARTIN
VERS 1914


C'est ensuite M. Harruguet, président de l'Amicale, qui, en termes choisis, d'un tour très littéraire, dit tout le concours des bons républicains pour donner à la journée son éclat et son caractère laïque.


Après M. Harruguet, on entend M. Bley qui, avec vivacité et chaleur, et dans une très belle forme, parle des sentiments républicains qui sont très profonds dans une partie de la population basque et évoque les noms des hommes célèbres du pays.


On entend ensuite M. Robelin, dans une vibrante improvisation, célébrant l'éclat de la journée et buvant aux républicains de Saint-Jean-Pied-de-Port.


Au nom de la presse, M. Gustave Téry célèbre poétiquement les beautés de la nature où il se trouve.


M. Edouard Petit se lève après M. Téry, et, avec cette facilité abondante et cette bonne humeur qui ne l'abandonnent jamais, il boit aux Pyrénées, aux femmes de la Navarre, à la race basque si fine et si légère, à Saint-Jean-Pied-de-Port, la ville qu'on veut revoir, quand on y est venu une fois. Il termine par un hommage à la mémoire de Charles Floquet qui était originaire de ce pays, et il dit combien Mme Charles Floquet est restée une amie de la Ligue de l'Enseignement.


Le café est ensuite servi.


Comment, même quand le temps presse, quitter Saint-Jean-Pied-de-Port sans visiter un peu la ville et ses alentours si séduisants ? C'est d'abord la citadelle, si pittoresquement située,  et d'où l'on découvre un panorama d'une incomparable majesté, qui a reçu les congressistes ; pas tous, car quelques-uns n'avaient pu résister au charme qui se dégageait des chemins, des sentiers s'enfonçant dans la montagne. On se réjouissait, et cependant des regrets naissaient dans le coeur de tous : ne pas pouvoir aller jusqu'aux Aldudes, jusqu'à Valcarlos, jusqu'à Roncevaux ; être obligé de partir, sachant tout ce qu'on va laisser !"."

 

A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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