EUSKAL HERRIA LEHEN - PAYS BASQUE D'ANTAN
CARTES POSTALES , PHOTOS ET VIDEOS ANCIENNES DU PAYS BASQUE. Entre 1800 et 1980 environ.
dimanche 14 juin 2026
samedi 13 juin 2026
PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 13 JUIN 2026 SAINT ANTOINE (DE PADOUE) - ANDONI
PROVERBE DU 13 JUIN 2026 (SAINT ANTOINE DE PADOUE) (ANDONI).
ANTOINE (de PADOUE) : Antoine naît en 1195 à Lisbonne.
Après de bonnes études à Coimbra, ce prêtre portugais du nom de Fernando Martins de Bulhoës, rejoint l'humble communauté de François d'Assise, en Italie.
Il prend le nom d'Antoine et se voue aux tâches les plus humbles jusqu'au jour où l'on découvre ses talents de prédicateur.
Saint François envoie alors Antoine prêcher dans toute l'Europe, y compris chez les hérétiques albigeois.
Epuisé, Antoine meurt à Padoue (Italie) à 36 ans, le 13 juin 1231.
Antoine est canonisé en 1232.
La piété d'Antoine lui vaudra d'être plus tard nommé Docteur de l'Eglise en 1946 et saint patron du Portugal.
Antoine est vénéré sous les noms de saint Antoine de Padoue (ou saint Antoine de Lisbonne).
| 13 JUIN SAINT ANTOINE DE PADOUE |
ANDONI : Urkiola ala Muskildin, aspaldian ohoratzen da Antxon, Antxone. Padovako saindua Euskal Herrietan.
Antonio (es), Anton (es), Antoine (fr), Antony (en), Anthony (en), Antonius (la).
Deun-ixendegi euzkotarra lanean proposatutako izena. Izena sortzeko Bizkaiko tradizioa hartu zuten aintzat, Bizkaiko Jaurerrian ohikoa baita San Antonio izeneko ermitak izendatzeko Sandoni forma erabiltzea. Ikus Antonio.
Erromako familia baten izena zen Antoniusetik ; latinez erabili arren badaiteke etorkiz etruskoa izatea. San Antonio abadea Egipton bizi izan zen IV. mendean eta oso ezaguna da basamortuan zegoenean deabruak pekatuan erorarazteko egindako eusteagatik. Santuaren egunak ekainaren 13an (Paduakoa) eta urtarrilaren 17an (abadea) dira. Aldaerak : Anton eta honen hipokoristikoak diren Antton eta Antxon eta Andoni. Euskal Herrian oso ezaguna da Urkiolako (Bizkaia) ospatze-eguna, besteak beste ezkongaiak ezkontide eske joaten direlako.
Une naissance du 13 juin : Albert de Broglie.
Né le 13 juin 1821 à Paris 10ème arrondissement - Mort le 19 janvier 1901 à Paris 7ème arrondissement.
Albert, 4e duc de Broglie, est un historien, diplomate et homme d'Etat français, monarchiste, l'une des figues du royalisme orléaniste et du catholicisme libéral sous la Troisième République pendant laquelle il est deux fois chef du gouvernement.
Il épouse en juin 1845 Paulin de Galard de Brassac de Béarn, avec laquelle il aura cinq fils.
Secrétaire d'ambassade à Madrid puis à Rome sous le règne de Louis-Philippe 1er, il quitte son poste en 1848 et s'abstient de toute activité politique sous le Second Empire.
Il publie alors plusieurs ouvrages d'histoire, tout en collaborant au Correspondant et à La Revue des Deux-Mondes.
Albert entre au Conseil d''administration de la Compagnie de Saint-Gobain en 1852 et en est le président de 1866 à 1901.
En avril 185, il assiste à la fondation de L'Oeuvre des Ecoles d'Orient dont il fut membre de son premier Conseil général d'avril 1856 jusqu'à sa mort.
En 1862, il est élu au 18e fauteuil de l'Académie française, comme son père en son temps.
Candidat orléaniste à la députation dans la 2ème circonscription de l'Eure en avril 1869, il n'est pas élu.
La seconde candidature d'André, sur la liste conservatrice, en février 1871, est couronnée de succès, mais Thiers le nomme quelques jours plus tard, ambassadeur à Londres, et il y reste jusqu'en mai 1872.
De retour à la Chambre en mai 1872, il pousse Thiers à démissionner de sa double fonction de chef de l'Etat et de président du Conseil.
Il incite alors le maréchal de Mac-Mahon à se faire élire président de la République, tandis qu'il occupe lui-même la fonction de président du conseil à la tête d'un cabinet d'Ordre moral dont il est le ministre des Affaires étrangères, puis le ministre de l'intérieur.
En novembre 1873, il fait voter le septennat en faveur du maréchal de Mac-Mahon.
André défend une conception aristocratique du bicaméralisme, proposant en mai 1874 un "Grand Conseil des Notables", mêlant "membres nommés à vie par le président de la République, membres de droit éminents et membres élus par les capacités".
Repoussé par les républicains et les bonapartistes, ce projet fait tomber son gouvernement en mai 1874.
En janvier 1876, il est élu sénateur de l'Eure et le restera jusqu'en 1885. De fait, il dirige alors la droite modérée.
En mai 1877, le maréchal de Mac-Mahon l'appelle à former un cabinet de résistance, dont il prend le ministère de la Justice et la présidence du Conseil, mais il démissionne en novembre 1877.
André continue ensuite à siéger au Sénat dans les rangs conservateurs mais il n'est pas réélu en janvier 1885.
Il se retire alors de la vie politique.
En 1895, il est élu à l'Académie des Sciences morales et politiques.
Il meurt le 19 janvier 1901, à 79 ans.
Voici le proverbe du samedi 13 juin 2026 :
SAN ATONIO JENTIA EZKONTZEKO BETI PRONTO.
Saint Antoine, toujours prêt à aider les candidats au mariage.
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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LE GROUPE GAZTELU-ZAHAR D'HENDAYE À PARIS EN JUIN 1949 (deuxième et dernière partie)
LE GROUPE GAZTELU-ZAHAR À PARIS EN JUIN 1949.
Le choeur d'hommes Gaztelu Zahar d'Hendaye a été fondé en septembre 1945 par Pepito Alonso.
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| LOGO DE GAZTELU ZAHAR D'HENDAYE |
Voici ce que rapporta à ce sujet Elgar, le Bulletin d'information des Basques de Paris, en juillet
1949 :
"... Le beau voyage du groupe Gaztelu-Zahar d'Hendaye, à Paris.
Le point de vue du critique musical.
Le groupe Gaztelu-Zahar d'Hendaye, se présente très bien, dans l'accoutrement pittoresque des mendigoizales : pantalons à rayures pris dans de grosses chaussettes de laine, sandales à lacets noirs, ceinture noire, chemise noire, béret.
Les voix sont bonnes ; parmi les ténors, le timbre agréable de Célestin Eguiazabal. Les seconds ténors, assez intimidés, mais chantant juste et nuancé, ce qui est rare. Les barytons, bien. Et un étonnant pupitre de basses, descendant facilement au contre-do.
Du côté équilibre, c'est parfait. Peut-être manque-t-il un premier ténor dans certains passages "forte". Mais toutes les voix sont fondues et disciplinées.
Le répertoire est joli. Il devra se développer dans la recherche de belles chansons, notamment dans la mine d'or qu'est la Soule, où je suis certain qu'on pourrait harmoniser pour ce groupe d'hommes de très vieux airs.
Une critique amicale. Pourquoi chanter du russe ou du suédois ? Le folklore basque n'est-il pas assez riche ? Je me suis régalé en écoutant "O Pepita", dont l'exécution est vraiment de très grande classe ; mais il y a tant et tant de jolies mélodies euskariennes ? Il ne faut pas suivre l'exemple de ces groupements péninsulaires, forts de 150 ou 180 exécutants qui, au lieu de chanter leur répertoire national, veulent démontrer qu'ils connaissent Monteverde, Bach ou Honegger, et, dans ce cas, ne font pas mieux que les grandes chorales françaises ou espagnoles.
Les pots-pourris, très allègres, mais ils gagneraient à être mieux harmonisés. Souvent la basse, au lieu de donner la note fondamentale de l'accord, donne à l'octave, la tierce. C'est un péché mortel en harmonie.
Reste le résultat.
Il est vraiment, et je pèse mes mots, extraordinaire. On se demande comment 15 amateurs, dont la plupart, sans doute, ne sont pas musiciens d'école, dirigés par un amateur qui n'est pas un spécialiste de la fugue et du contrepoint, sont arrivés à donner des auditions où les attaques sont 100 pour 100 précises, les modulations archi-justes, les forte homogènes, les pianos superbement soutenus, les conclusions précises. Cette chorale s'apparente aux ensembles russes et ukrainiens, qui, quoique professionnels, ne donnaient pas une plus forte impression d'ensemble.
Il est dommage, très dommage, que Paris n'ait pas entendu Gaztelu-Zahar à Gaveau, ou à Pleyel-Chopin. C'eût été un régal.
Et c'est une oeuvre admirable, qui n'a pu arriver à ce point de perfection que grâce à un labeur inouï du chef, le talentueux et ardent Pepito Alonso, à une volonté acharnée de tous les chanteurs, le tout dans un amour efficace du folklore de leur Pays Basque.
Merci et bravo !
Jacques Perré."
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"Merci, Gaztelu-Zahar !
Le groupe hendayais est resté onze jours parmi nous.
Certes, nous avons veillé à ce que de l'arrivée au départ, tout soit prêt pour que nos amis soient contents de nous.
Ils l'ont été et nous ont remercié, officiellement, officieusement, par des mots ou des gestes dont certains, sur le quai d'Austerlitz, étaient émouvants.
Et pourtant, c'est nous qui leur disons merci.
Merci pour la propagande énorme qu'ils ont faite pour le Pays Basque et l'art folklorique basque. Partout leur présentation a été impeccable. Partout leur prestation musicale a été parfaite. J'ai vu des spécialistes étonnés de la mise au point des voix, de l'ensemble des attaques, des nuances, et du style d'interprétation.
Et merci aussi pour l'exemple double qu'ils ont donné aux Basques de Paris. On a tendance, ici, à croire qu'un Basque doit hurler dès les hors-d'oeuvre dans les banquets, et se donner en spectacle au dessert. Les Hendayais ont donné une belle leçon à quelques chevaux échappés que nous avons ici, à savoir qu'ils ont mangé et bu tout autant, et qu'ils se sont tenus beaucoup mieux. Sujet de méditation, dont nous dégagerons les conclusions plus tard.
Pour cet exemple, pour cette propagande, c'est nous qui disons merci aux Hendayais, de tout coeur, et qui sommes fiers de les avoir reçus, si simples, si gentils, si peu cabotins, si éloignés des manifestations de cirque basques, si purement dans les traditions d'Eskual-Herria.
Merci, Gaztelu-Zahar, et au revoir...
Legarralde"
P.S. : une pensée pour Peio Macicior (récemment disparu) et pour sa famille...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
(Merci à Maika pour le document original)
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