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dimanche 31 mai 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 31 MAI 2026 LA VISITATION DE MARIE ET SAINTE PÉTRONILLE ET SAINT FÉLIX - FÊTE DES MÈRES - IKER

 

PROVERBE DU 31 MAI 2026 (LA VISITATION DE MARIE) (SAINTE PÉTRONILLE) (SAINT FÉLIX) (FÊTE DES MÈRES) (IKER).


LA VISITATION DE MARIE : C'est une fête chrétienne célébrée par les catholiques et les orthodoxes.




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31 MAI VISITATION DE MARIE
TABLEAU DE JACOPO PONTORMO


Elle rappelle un épisode de l'Evangile selon Luc : la visite de la Vierge Marie à sa cousine Elizabeth.


Marie venait d'apprendre qu'elle était elle-même enceinte de Jésus et sa cousine la salua en disant : "Tu es bénie entre toutes les femmes et le fruit de ton sein est béni, ..."(Evangile selon Saint Luc, I, 42). Ces paroles sont entrées dans la 2ème partie de la prière : "Je vous salue Marie".

Marie y répondit par le cantique du Magnificat : 

"Mon âme exalte le Seigneur 

et mon esprit s'est rempli d'allégresse

A cause de Dieu, mon Sauveur,

parce qu'il a porté son regard sur son humble servante."


Cet épisode a inspiré les artistes, les compositeurs et a été représenté par de très nombreux peintres : Le Pérugin, Domenico Ghirlandaio, Mariotto Albertinelli, Raphaël, Jacopo Pontormo, Francesco Salviati, Noël Nicolas Coypel, François-Edouard Meloche, etc...




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31 MAI VISITATION DE MARIE
TABLEAU DE DOMENICO GHIRLANDAIO


SAINTE PÉTRONILLE Pétronille ou Petronelle ou Aurelia Petronilla est une sainte chrétienne du 1er siècle.




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31 MAI SAINTE PETRONILLE


Pétronille est vénérée comme vierge et martyre (témoin) par la plupart des églises chrétiennes.

Membre de la famille de Titus Flavius Petro, Pétronille aurait été convertie par l'apôtre Pierre à Rome.

Pétronille est fêtée le 31 mai.



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31 MAI SAINTE PETRONILLE



SAINT FÉLIX (de NICOSIE) : Giacomo Amoroso est un frère lai capucin né à Nicosie (Chypre) le 5 novembre 1715 et décédé le 31 mai 1787.



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31 MAI SAINT FELIX DE NICOSIE

A 18 ans, Giacomo veut entrer au couvent mais on le lui refuse, ne sachant ni lire ni écrire.

Dix ans plus tard, Giacomo est accepté chez les Frères mineurs capucins, à Mistretta en Sicile.

Giacomo fait profession religieuse, après un an de noviciat et est envoyé à Nicosia, où il est chargé de demander l'aumône pour ses frères, dans les palais des riches.

Giacomo tombe malade et meurt le 31 mai 1787.

Giacomo est béatifié le 12 juillet 1848.

Le pape Pie IX proclame l'héroïcité de ses vertus le 4 mars 1862.

Il est déclaré bienheureux par le pape Léon XIII le 12 février 1888.

Le pape Benoit XVI le canonise le 23 octobre 2005.



FÊTE DES MÈRES : la fête des Mères est une fête annuelle célébrée en l'honneur des mères dans de nombreux pays.




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FÊTE DES MERES 
PAR FRANCISQUE POULBOT


A cette occasion, les enfants offrent des cadeaux à leur mère, des gâteaux, des fleurs ou des objets qu'ils ont confectionnés à l'école ou à la maison.

La date de la fête des Mères varie d'un pays à l'autre, mais la majorité d'entre eux a choisi de la célébrer en mai.

Les premières traces de célébration en l'honneur sont présentes dans la Grèce antique lors des cérémonies printanières en l'honneur de Rhéa (ou Cybèle), la mère des dieux et notamment celle de Zeus.

En France, à la fin du 19ème siècle, des associations "populationnistes" et des mouvements natalistes font prospérer l'idée de la création d'une journée officielle pour honorer publiquement les pères et mères de familles nombreuses.

Le 10 juin 1906, à Artas, en Isère, a lieu, ce qui semble être, la première cérémonie en l'honneur de mères de familles nombreuses.

Ce n'est, cependant, que le 20 avril 1926, que la fête des Mères obtient sa véritable reconnaissance officielle, le gouvernement d'Aristide Briand qualifiant cette journée de "Journée des mères de Familles nombreuses".

Le maréchal Pétain reprendra cette célébration pour lui donner plus de reconnaissance.

Après guerre, la loi du 24 mai 1950 dispose que "la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d'une journée consacrée à la célébration de la "fête des Mères" organisée par le ministre chargé de la Santé avec le concours de l'Unaf. Elle en fixe la date au dernier dimanche de mai (sauf si cette date coïncide avec celle de la Pentecôte, auquel cas elle est repoussée au premier dimanche de juin)...



fête mères
FÊTE DES MERES
PAR GERMAINE BOURET



IKER : Gaztelaniazko "Visitacion"-en pare.

(...) Iker - Sabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Santu Izendegia-n Ikerne femeninoaren baliokidetzat proposatutako gizon izena. Ikus Ikerne. - - (...)

Ikerne : Visitacion (es)

Deun-ixendegi euzkotarra lanean gaztelaniazko Visitacion-en baliokide femeninotzat ematen den izena. Gizonentzakoa iker da lan horretan. Ikus Bisitazio.

Bisitazio : Andre Mariaren adbokazioa. Bisitazio egunean Ama Birjinak Elisabeti ikustaldia ospatzen da. Jaia, zein maiatzaren 31n ospatzen baita, XIII. mendean sortu zen eta frantziskotarren eskutik Europa osoan hedatu.




Une naissance du 31 mai : Laure Marie Charlotte de Sade, par son mariage comtesse Adhéaume de Chevigné.



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COMTESSE ADHEAUME DE CHEVIGNE




Née le 31 mai 1859 à Passy (Seine) - Morte le 15 octobre 1936 à Paris 16ème arrondissement.

Laure est une salonnière et une figure de la vie mondaine et aristocratique parisienne de la fin du 19ème siècle jusqu'en 1914.

Laure est par son père l'arrière-petite-fille du marquis de Sade.

Ayant perdu son père en mai 1868 et sa mère en 1876, elle est hébergée par des parents qui cherchent à la marier au plus vite.

Durant son adolescence à la campagne, celle-ci développe un goût prononcé pour les activités sportives, notamment la chasse.

Elle entre ainsi en contact avec le monde paysan, dont elle adopte certains traits de langage et l'habitude de fumer.

Laure est aussi une grande lectrice, dévorant les ouvrages de ses ancêtres, et elle apprend le provençal pour se rattacher au terroir de sa famille, originaire d'Avignon.

En février 1879, elle épouse le comte Adhéaume de Chevigné, membre du service d'honneur du comte de Chambord Henri d'Artois, en exil depuis près de 50 ans à Frohsdorf, en Autriche.

Légitimiste, le couple s'empresse d'aller se présenter au prétendant au trône de France.

Adroitement conseillée par l'aristocrate Robert de Fitz-James, elle se fait vite apprécier par le comte Henri.

Son mari, qui devait séjourner 8 mois par an au service du comte, permet à Laure de ne rester avec lui que 2 mois et de retourner ensuite à leur appartement, rue de Miromesnil, à Paris.

Elle met au monde deux enfants, en octobre 1880 et en 1882, avant la mort du comte en août 1883.

Au début des années 1880, elle se trouve à la tête d'un salon musical et artistique, où on y trouve régulièrement le marquis de Breteuil, le comte Charles-Albert Costa de Beauregard, le comte Joseph de Gontaut-Biron, le marquis du Lau d'Allemans, le comte Albert de Mun et bien d'autres.

Elle est amie avec Madame de la Trémoille, la princesse Bibesco, le comte et la comtesse Edmond de Pourtalès ainsi que le prince et la princesse Joachim Murat.

Laure est aussi amie avec Maupassant, à qui elle pourrait bien avoir inspiré l'héroïne de son roman Bel-Ami.

Dès 1884, elle est devenue une des figures de la vie mondaine et jouit de l'appui d'Arthur Meyer, qui assure une chronique mondaine très suivie dans Le Gaulois dont il est le directeur.

Sur le plan politique, son salon est un bastion de ferveur royaliste.

Certains de ses fidèles sont proches du pape Léon XIII, d'autres siègent à la Chambre des députés.

Les habitués de son salon se cotisent à chaque Premier de l'An pour lui offrir un nouveau rang de perles.

Laure est proche de la famille Daudet et de la mère de Jean Cocteau.

Elle invite régulièrement son confesseur l'abbé Mugnier à ses déjeuners ou dîners, avec des personnalités littéraires dont il fait le portait dans son fameux Journal.

Elle fréquente la comtesse Greffulhe et est amie avec Geneviève Halévy. A elles trois, elles inspirèrent à Proust le personnage de la duchesse de Guermantes.

Extrêmement distinguée, elle se permet néanmoins de dire le mot de Cambronne en public, ce qui est inouï de la part d'une femme de la haute société.

Laure n'hésite pas non plus à fréquenter des gens en marge de son milieu artistes, musiciens, journalistes —, tels la populaire chanteuse Yvette Guilbert, la soprano Hortense Schneider et l'actrice Réjane.

Elle emmène même le grand duc Vladimir au cabaret du Chat noir à Montmartre.

Elle lance plus tard aux courses de Longchamp les tailleurs gris foncé de chez Creed.

Elle est amie de la reine Isabelle II d'Espagne ainsi que de la grande-duchesse Vladimir, qu'elle conseille sur sa toilette.

Laure meurt le 15 octobre 1936, à 77 ans.



comtesse salonnière sade 19ème 20ème siècle proust maupassant
LAURE DE CHEVIGNE



Voici le proverbe du dimanche 31 mai 2026 :


PENETAN DAUENAK BE EZTEU IL GURE.

Même celui qui est mal en point ne veut pas mourir.


pairs les courses jamais malade jamais mourir
1903 JAMAIS MALADE JAMAIS MOURIR






(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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DU CYCLOTOURISME AU PAYS BASQUE EN 1932 (première partie)

CYCLOTOURISME AU PAYS BASQUE EN 1932.


Dès 1885, la revue Le Véloce-sport publie des circuits de randonnées à vélo.




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REVUE MENSUELLE DE CYCLOTOURISME
1ER DECEMBRE 1932



Voici ce que rapporta à ce sujet le Bulletin officiel de la Fédération française des sociétés de 

cyclotourisme, en date du 1er décembre 1932 :



"Fédération Française des Sociétés de Cyclotourisme agréée par le Ministère de la Guerre N° 13-7312.

Siège social à Paris. — Réunions : Brasserie Gruber, place de la Bastille, les Mercredis de 21 à 23 heures.

Correspondance : Fédération Française des Sociétés de Cyclotourisme, 34, rue des Archives, Paris (4e).

Compte de Chèques Postaux : Fédération Française des Sociétés de Cyclotourisme — Paris 703-68.

Cotisations : 15 francs par an, plus droit d'admission : 6 francs.

Rédacteurs en Chef : MM. J. Oudart et R. Louis.



Au Pays de Ramuntcho du Labourd et de la Basse-Navarre.



Il faut avoir vu Albarren, il faut connaître le pays basque, pour goûter l'émotion de Ramuntcho, de même qu'il faut connaître la route de Montmajour et des Baux pour comprendre Mireille et l'Arlésienne.



Bayonne, Biarritz, Saint-Jean-de-Luz, Ustaritz, Cambo-les-Bains, Hasparren, Sare, Saint-Jean-Pied-de-Port, Arnéguy, Saint-Etienne-de-Baïgorry, sont autant de centres qui par leur beauté, par leur charme, par leur aspect poétique, mettent en relief ce beau pays basque.



La visite de ce pays est une apothéose, on se sent pris malgré soi, par la délicatesse du paysage qui défile sous vos yeux. Vous dirais-je même, on se sent devenir Basque. Et pour mieux en compléter le charme, le Basque lui-même, tout à la joie de faire valoir sa petite patrie, fait tout son possible pour en rendre le séjour agréable. 



Ces hommes aux manières à la fois douces et violentes, au caractère fier et noble, aux traits francs et aristocratiques, sont généralement bons et serviables. L'hospitalité, chez eux, est spontanée et sacrée.



Ils conservent, quoi que cela paraisse bizarre, des moeurs fort anciennes. Principalement dans la campagne où l'on peut voir encore de nos jours, le départ du cadet pour une région inconnue où il devra travailler et se faire une situation avant de revenir au pays. Le droit d'aînesse a donc encore son rôle dans le pays basque, et, je crois, le seul coin de France.



Deux des principales occupations du dimanche sont : les offices religieux et la pelote. Toutes deux pratiquées avec autant de passion.



L'habitant est très pieux et par là même très superstitieux. Autant vont les légendes, d'ailleurs très intéressantes qui entourent toutes choses de ce pays.



C'est également à l'office et au match de pelote que l'on peut voir les sombres et beaux costumes des femmes, leurs belles mantilles, leurs beaux châles chamarrés. Quand aux hommes, leurs costumes blancs barrés d'une ceinture de flanelle rouge ou bleue, coiffés du célèbre béret, et chaussés d'espadrilles blanches, ils ont l'air de gymnastes en cours d'évolutions.



Je disais donc que la pelote est ici le sport national.



Aussi, je vous convie à assister à une partie de pelote, si vous arrivez un jour de jeux dans le pays. Malgré que vous n'en connaissiez pas les règles, vous vous y intéresserez et, n'ayez pas peur de ne pouvoir suivre le jeu régulièrement, car le spectateur se charge de vous faire remarquer les fautes ou les coups de force des "pelotaris", par des huées qui emplissent le stade d'un bruit de tonnerre.



Il y eut de tout temps, soit du côté espagnol, soit du côté français, des "as" de la pelote ; mais il faut remarquer, sans fausse modestie, que ces derniers sont plus nombreux et tiennent la dragée haute à leurs adversaires espagnols. N'y a-t-il pas encore, de nos jours, un Chiquito de Cambo, qui gagne aisément les matches de pelote, devant les plus célèbres "pelotaris", et cela depuis quelques années ?



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"ROI DE LA PELOTE" CHIQUITO DE CAMBO
PAYS BASQUE D'ANTAN



Chiquito de Cambo est le champion incontesté de la pelote basque, de même que son compatriote Borotra (le Basque bondissant) est le champion de tennis bien connu. Pour vous citer un exemple, qui vous démontrera le point qu'atteint la Pelote dans l'esprit basque, je vais vous décrire une petite histoire véridique qui est arrivée aux Aldudes. C'était sous la Terreur ; même à cette époque, le pays n'a pas cessé de s'adonner à son jeu national. Et, un beau jour, le représentant du peuple y fut averti que, dans une grande partie de pelote engagée aux Aldudes, la vallée voisine, on attendait la rentrée d'un pelotari fameux, de Perkaïn, un émigré qui avait juré de revenir pour y prendre part. Pouvait-on à ce point braver la République ? Le jacobin court au fronton désigné. On ne l'a pas trompé. Perkaïn est là. Il bondit, la main enveloppée du petit gant de cuir qui remplaçait alors la xistera. Il n'a rien perdu de son incomparable maîtrise. Il triomphe une fois de plus au milieu d'un enthousiasme frénétique. Et, quand l'homme qui incarne le pouvoir central à Ustaritz veut intervenir, six mille spectateurs, armés de leurs redoutables makilas, s'interposent entre leur glorieux compatriote et lui, le houspillent quelque peu, l'obligent à s'enfuir...



Pendant ce temps, l'émigré remonte la vallée où rêve, près de son vieux pont, Saint-Etienne-de-Baïgorry et franchit la frontière espagnole, auréolé d'un succès nouveau.



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PONT ST-ETIENNE-DE-BAÏGORRY 1938
PAYS BASQUE D'ANTAN


La pelote est un instinct chez les Basques. Elle remonte très haut dans l'histoire. Quel est donc ce jeu capable de passionner à ce point ce peuple d'habitude silencieux et calme ?



Il fait partie d'une grande famille dont la souche est la longue paume française, qui, elle-même, dérivait des Grecs et des Romains ; elle se rattache aussi actuellement au pallone en Italie, au tamis en Belgique, et au tennis.



Elle prit une vogue extraordinaire au XIXe siècle. De 1840 à 1865, le jeu, alors appelé lachoan, fut lancé par un bouvier d'Hasparren, Gascoïna, qui fut un véritable champion. Viennent ensuite les champions Chiquito de Azpeitia, Chiquito de Eibar, Eloy, Chiquito de Cambo, Melchior et Arrué pour ne citer que les meilleurs.



Peu à peu le gant de cuir de Perkaïn tend à s'allonger, à se transformer : en 1858, apparut la xistera, cette espèce de main en osier qui modifie complètement le jeu. Le rebot, à son tour, est délaissé. Gatsa, Chilar, Larronde le voient peu à peu disparaître. Il est remplacé par le blaid, qui est plus simple. Les véritables amateurs de pelote déplorent, dit-on, tous ces changements. Cependant le blaid prospère et est le plus joué à cette heure.



La gloire des pelotaris, à notre époque de sport, a débordé les frontières du pays basque. Il y a des frontons dans tout le Sud-Ouest, de Toulouse à Bordeaux, et dans le monde entier on s'intéresse aux matches les plus importants.



Mais le Basque possède d'autres dons que celui de la pelote, c'est le chant et la danse.



Beaucoup d'entre eux chantent très juste, et l'on en voit assez souvent arriver avec succès sur les planches du Grand Opéra de Paris.



Afin d'avoir un aperçu de leur voix, il faut pour cela entendre la célèbre chorale Alégéra de Saint-Jean-de-Luz, et Lous muts de Bayonne.




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DISQUE FESTERA
CHORALE ALEGERA SAINT-JEAN-DE-LUZ
BNF



Le chant basque est lent, mélodieux, sentimental à l'excès. Il décrit d'une façon surprenante l'âme du Basque.



Dans leurs chansons, l'amour tient la plus grande place. Parmi celles-ci, relevons : La Dacquoise, chanson très populaire dans le Sud-Ouest de la France, qui vante les charmes et surtout les beaux yeux de la femme dacquoise. Maritchu, jeune fille basquaise, à une demande ironique qui lui est faite sur le but de sa promenade avec son amant, répond qu'elle va à une certaine fontaine où l'on boit le vin le plus délicieux (celui de l'amour) et où, en s'aimant, on oublie le reste du monde (littéralement : on peut se moquer de l'opinion des gens du Pays Basque).



Adios Ene Maïtia (les Adieux de l'Aimée). Cette romance souletaine est très connue dans tout le pays basque français et espagnol.


Boga-boga, chanson de pêcheurs de la côte qui vante la beauté, du port d'Ondarroa, dans la province de Guipuzcoa.


Ay ori Beguï Ederra (Les jolis yeux de ma mie), chanson basquo-espagnole, très populaire en Navarre.


Goïzeko Izarra (Etoile du Matin), très jolie romance basque espagnole.


Et enfin : Guernikako Arbola, l'hymne basque. Chant d'adoration pour le chêne de Guernica, emblème de la liberté pour les Basques.




pais vasco antes canto arbol sagrado guernica
GUERNIKAKO ARBOLA


Généralement, tous ces chants sont accompagnés par un orchestre appelés Existularis, qui possède comme instruments la xülüla (flûte à trois trous) et le ttunttuna (tambour). Ce groupe rappelle, par l'équipement des musiciens et leurs instruments, les orchestres de Provence. Outre ces instruments, l'accordéon est très utilisé dans le pays. Vient ensuite la danse. "Les Basques ? disait M. de Voltaire. Un petit peuple qui danse au pied des Pyrénées !"



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


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