Libellés

jeudi 5 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 5 MARS 2026 SAINTE OLIVE ET SAINT VIRGILE - ELEDER

 

PROVERBE DU 5 MARS 2026 (SAINTE OLIVE) (SAINT VIRGILE) (ELEDER).


OLIVE : Jeune chrétienne de Palerme, Olive est martyrisée en 119 à Brescia, en Lombardie, sous le règne de l'empereur Hadrien.




religion catholique saint sainte olive
5 MARS SAINTE OLIVE DE BRESCIA

Olive (ou Olivia) est mise à mort pour sa foi.

Olive est invoquée par les filles dont la virginité est en danger.

Les reliques de Sainte Olive sont vénérées dans l'église Sainte Afra, à Brescia, en Lombardie.



VIRGILE : Saint Virgile d'Arles, en latin Virgilius, naît au 6ème siècle, dans la religion d'Autun (Saône-et-Loire).



religion catholique saint sainte virgile
5 MARS SAINT VIRGILE D'ARLES


Virgile est un ecclésiastique gallo-romain.

Selon Grégoire de Tours, Virgile est abbé de l'abbaye de Saint-Symphorien d'Autun, où il est formé et dont il devient l'abbé après Germain de Paris.

Puis, grâce au soutien de saint Syagre, l'évêque d'Autun, Virgile obtient l'archevêché d'Arles en 588 et il va le rester jusqu'en 610.

Virgile réforme le clergé arlésien, donne de nombreux biens à l'Eglise et lutte contre la simonie.

Virgile est nommé, en août 595, par saint Grégoire de Rome vicaire du Saint-Siège pour la Gaule.

En novembre 597, Virgile sacre évêque saint Augustin de Cantorbery.

Virgile meurt le 1er octobre 610, après être tombé en disgrâce auprès du pape Grégoire le Grand.



ELEDER : Ele "hitza" eda Eder "polita".

(...) Eleder - Orixek Euskaldunak eleberrian erabilitako izena. Esanahi argia du : ele "hitza" eta eder "polita". Gogoan izan Eulalia emakume izenak "ongi mintzo dena" adiera duela, etorkiz. - - (...)


Une naissance du 5 mars : Louis de Robert de Lédergues, dit Louis de Robert.



écrivain france femina 19ème 20ème siècle sannois
ECRIVAIN LOUIS DE ROBERT



Né le 5 mars 1871 à Paris - Mort le 27 septembre 1937 à Sannois (Val-d'Oise).

Louis est un écrivain français, ayant obtenu le prix Femina en 1911.

Né dans une famille de gentilshommes verriers de souche ariégeoise.

Son père meurt alors qu'il a 12 ans.

Il doit interrompre ses études à 15 ans en raison du décès de son père et devient employé de bureau.

Louis effectue son service militaire comme soldat au 106e régiment d'infanterie de novembre 1894 à septembre 1895.

Autodidacte passionné de littérature, une interview de Pierre Loti lui vaut la sympathie de l'écrivain qui l'invite à Hendaye.

Puis il se lie d'amitié avec Emile Zola lors de l'Affaire Dreyfus et prend position pour la révision du procès.

Il devient un collaborateur régulier dans Le Journal, en compagnie de Jules Renard, Alphonse Allais et Octave Mirbeau.

Louis fréquente aussi avec des artistes comme Caran d'Ache, Henri Alberto et particulièrement Edouard Couturier, "élève préféré de Forain.

Atteint en 1900 d'une forme grave de pneumonie (tuberculeuse) qui le contraint à de longs séjours en sanatorium, il abandonne son activité littéraire, ayant déjà publié plusieurs romans psychologiques.

En 1903 il décide de quitter Paris pour s'installer à la campagne, à Sannois, alors paisible commune des environs de la capitale.

Il y fait construire une villa sur la butte au milieu d'un beau jardin, et c'est là qu'il terminera sa vie.

Reprenant la plume à la fin des années 1910, inspiré par sa douloureuse expérience, Louis en tire Le Roman du malade, qui obtient le prix Femina en 1911 et qui suscite notamment l'admiration de Maurice Barrès, Anna de Noailles, Robert de Montesquiou et Colette.

Il fait la connaissance de Marcel Proust et devenu son ami, il est le premier lecteur des épreuves de Du côté de chez Swann et il l'aide à trouver un éditeur, Bernard Grasset.

A partir de 1924, il continue à publier plusieurs romans.

Peu mondain, il fréquente de loin les cercles littéraires, mais conserve des amitiés proches, comme avec les Tinayre, Lucien Descaves, etc...

En 1906, Louis est lauréat du prix Maillé-Latour-Landry et du prix d'Académie en 1927 et du Grand Prix Lasserre 1930, décernés par l'Académie française.

En novembre 1928, il épouse Jeanne Humbert.

Il meurt le 27 septembre 1937, à 66 ans.

Après sa mort, sa veuve fonde une Société des Amis de Louis de Robert, qui réunit des proches de l'écrivain disparu.



Voici le proverbe du jeudi 5 mars 2026 :


XERTORIK HOBERENA, MARTXOAN EITEN DENA.

La meilleure greffe est celle de mars.



mois calendrier mars bergeret
MOIS DE MARS 1903
ILLUST BERGERET





(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 900 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/

N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

L'INAUGURATION DU MONUMENT AUX MORTS DE BIDART EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1924

L'INAUGURATION DU MONUMENT AUX MORTS DE BIDART EN 1924.


C'est en novembre 1924 qu'est inauguré le monument aux morts de Bidart, en Labourd.




pays basque labourd monument morts
MONUMENT AUX MORTS DE BIDART 1935
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, le 28 

novembre 1924 :


"Le Monument aux Morts de Bidart.

La Cérémonie d'Inauguration.



Dimanche dernier a eu lieu à Bidart l'inauguration du Monument aux Morts de la guerre. Dès 9 heures du matin, les cloches de la vieille église sonnaient à toute volée pour annoncer à toute la population que l'heure de rendre un hommage solennel à nos compatriotes tombés là-bas sur les champs de bataille était venue. On accourt de tous les côtés ; des quartiers les plus éloignés, des communes voisines, on vient très nombreux. Dix heures sonnent ; en une minute, la belle et antique église se remplit. M. Légasse, maire en tête, son dévoué adjoint M. Durquety, le Conseil Municipal, les députés, le conseiller général, les maires du canton, les invités de marque occupent les places qui leur sont réservées ; et la messe solennelle commence, chantée par M. le Chanoine Asconéguy, supérieur au Collège Saint-Louis de Gonzague de Bayonne.



Les chants sont magnifiquement exécutés par un groupe de jeunes filles et la masse des hommes qui remplit les tribunes. Après l'évangile, M. l'Abbé Doyhenard, vicaire de Biarritz et ancien capitaine, parle en basque de nos grands morts. En des accents émus, il dit de prêter l'oreille au son de la voix de ceux qui sont tombés là-bas. Au récit des derniers moments de ces héros, plus d'une larme coule dans l'assistance.



Au sortir de l'église, les clairons et tambours de la Société la "Jeanne-d'Arc" de Biarritz ouvrant la marche, on se rend à l'emplacement du monument. Le spectacle est ravissant : la place de Bidart est baignée de la lumière éclatante que prodigue en son midi un soleil magnifique. Le monument est là, voilé d'un drapeau tricolore, au milieu d'une terrasse dominant toute la place et entouré de verdures et de guirlandes que la main habile de notre compatriote M. Pierre Gélos a artistiquement disposées. Les diverses notabilités, le Conseil municipal, les membres des familles qui ont eu des morts à la guerre, les enfants des écoles montent près du monument.



Nous remarquons au premier rang : MM. Ybarnégaray, Castagnet, députés ; Général Lacrambe ; Barnetche, conseiller général ; Rev Mac Wiliams, consul des Etats-Unis ; Petit, Pinatel, Dufau, Doyhénard, Housset, maires du Canton ; Hieulle, Sérieyx, Ramond, Willems, Rateau, Dr Peyret, Barreau, Berckmans, etc...



En bas s'arrêtent la musique, les anciens Combattants, une foule immense. Tout à coup le voile tombe et le monument apparaît, oeuvre artistique de M. Paul Gomez, de Biarritz. C'est une pyramide sortie des carrières de Chauvigny et portant gravées sur ses faces une croix enguirlandée, un fantassin, un marin, un croiseur-cuirassé, le tout entouré d'un faisceau de drapeaux aux numéros des régiments des Basques.



Le Conseil municipal, M. et Mme Mac Williams, Mme Benoist, les Anciens combattants italo-belges des entreprises Berckmans, les Combattants, la Congrégation des Enfants de Marie, les diverses Sociétés de la Commune et les enfants des écoles font déposer leurs gerbes en couronnes. M. le Curé bénit le monument.



Et aussitôt, au milieu d'un profond silence, le Président de l'Union des Combattants de Bidart fait l'appel des 68 braves tombés au champ d'honneur. Long et émouvant moment où soixante-huit fois nous avons entendu les enfants crier : "Tombé au champ d'honneur !"



Aujourd'hui la commune de Bidart leur montre sa reconnaissance, ce monument est à eux. M. Sérieyx, au nom du Comité, le présente à M. le Maire. Dans un langage, très élevé, très digne et noble, M. Sérieyx raconta comment se forma le Comité du Monument ; il en fait la description et explique les divers symboles en des idées magnifique, sous une forme classique.




pays basque labourd monument morts
MONUMENT AUX MORTS DE BIDART
PAYS BASQUE D'ANTAN



Discours de M. Légasse.

Maire de Bidart.



M. le Maire le remercie vivement ; voici d'ailleurs le texte entier du discours de M. le Maire :


"La voilà enfin réalisée, l'oeuvre simple et belle due au ciseau de l'artiste et compatriote M. Paul Gomez.


Je remercie M. Sérieyx qui, au nom du Comité, vient de remettre le monument à la commune. Je l'accepte avec reconnaissance, puisqu'il est destiné à perpétuer le souvenir de nos morts glorieux.


Je le remets à mon tour entre les mains de la population de Bidart qui en aura la garde et le transmettra aux générations futures, auxquelles il dira l'héroïsme des enfants de Bidart qui ont contribué à la défense de la Patrie, menacée par un barbare envahisseur.



Et vous, maîtres de l'enseignement, vous apprendrez à vos jeunes écoliers à le respecter et les accoutumerez à écouter les leçons qui s'en dégagent.


Ce monument, qui représente la tombe d'un poilu, avec la croix des tranchées, nous le devons d'ailleurs à vos généreuses offrandes, mes chers concitoyens, et si nous avons pu l'élever ainsi, c'est grâce au geste vraiment généreux d'une Reine, qui n'a cessé de nous combler de ses bienfaits. Toujours prête à secourir les infortunes, Sa Majesté la Reine Nathalie de Serbie et sa soeur, Mme la Princesse Ghyka, ouvrirent, durant la guerre, un hôpital dans leur résidence de Sachino.



pays basque labourd monument morts
REINE NATHALIE DE SERBIE
PAYS BASQUE D'ANTAN







pays basque labourd monument morts
CHÂTEAU SACHINO BIDART
PAYS BASQUE D'ANTAN



Mais non contentes d'avoir secouru les souffrances physiques, elles ont voulu, en contribuant pour une si large part à cette oeuvre de reconnaissance, que le monument destiné à conserver la mémoire de nos héros soit digne de leur sacrifice.


Daignent sa Majesté et sa soeur agréer l'hommage de notre gratitude.


Je ne puis passer sous silence le don si généreux de M. Hieulle, le propriétaire d'Ilbarritz, qui nous a permis de continuer l'oeuvre commencée.


Merci enfin à tous ceux qui ont contribué par leurs offrandes ou leurs travaux à ce témoignage de reconnaissance.


Et vous, nos Grands Morts ! dont l'ombre semble planer au-dessus de nos têtes, en cet instant solennel, permettez que je m'adresse à vous.


Vous avez vaillamment défendu notre sol sacré ; nous nous inclinons bien bas devant votre mémoire, vous confondant dans une même admiration et entourant d'un même respect vos familles éplorées.


Hélas ! qu'ils furent chèrement payés les lauriers de la Victoire : quinze cent mille des nôtres tombés au Champ d'Honneur !



Notre village a été lui aussi cruellement frappé, puis soixante-huit Bidartars, dont les noms sont gravés sur cette pierre, ont été tués face à l'ennemi.




pays basque labourd monument morts
MONUMENT AUX MORTS DE BIDART 
PAYS BASQUE D'ANTAN


Et en écoutant tout à l'heure la lecture de cette trop longue liste, il me semblait les voir réapparaître. Je retrouvais leur physionomie, je revoyais leurs traits depuis si longtemps effacés. Ils étaient là, au milieu de nous, vacant à leur besogne, vivant de notre vie, lorsqu'un jour, tels de gros nuages, dans le ciel, des bruits de guerre amèneront l'anxiété aux foyers.


Il n'était, hélas ! que trop vrai : l'ordre de mobilisation ne tarda pas à arriver et chacun de rejoindre son poste.


Ce fut l'enthousiasme du départ, chacun refoulant dans le plus profond de son coeur les secrètes angoisses.


Puis la frontière envahie, la guerre là-bas, en Belgique... Charleroi !... nos premiers désastres, le repli sur Paris et, tout à coup, ô miracle ! comme un sursaut d'énergie, la Victoire de la Marne.


Mais l'ennemi s'est terré et c'est alors quatre années de luttes sanglantes, chaque mètre du sol français disputé au prix de tant de vies.


Mêlés aux noms sublimes de Dixmude, de Craonne, de Verdun et de tant d'autres, nous arrivaient des nouvelles de nos chers poilus qui se distinguaient sur ces champs de bataille.


C'était, parfois, des lettres simples et admirables qui auraient mérité d'être recueillies et insérées dans un livre d'or réservé à nos chers soldats de la grande guerre.


Mais, hélas ! c'était souvent aussi la triste lettre officielle qui venait confirmer les cruelles angoisses.


A vous, pères, mères, épouses et parents qui avez vécu ces heures tragiques et qui, après avoir longtemps tremblé pour ces êtres chers, les avez vus enlevés à votre affection, j'adresse l'hommage ému et reconnaissant de tous vos concitoyens.


Ayez-en la certitude, aucune d'entre nous n'oubliera jamais ceux qui ont fait si vaillamment le sacrifice de leur vie pour le salut de la Patrie, vous qui les pleurez, séchez vos larmes. S'ils ont disparu de cette terre, ils vivent dans un monde meilleur, car après être morts en Martyrs, Dieu leur a certainement accordé la récompense éternelle.


Un souvenir ému, je l'adresse aussi à vous, soldats étrangers à notre commune qui avez été atteints par la maladie dans les froides tranchées et qui, après être venus mourir au milieu de nous, reposez tout à côté dans le cimetière militaire.


Je vous salue, mutilés et combattants de la grande guerre ; pour nous, vous avez lutté ; pour nous, vous avez souffert. Soyez-en remerciés. Nous ne l'oublierons jamais.


Et vous, malades de la guerre qui êtes venus chercher un climat plus doux, je vous dis notre gratitude et nos yeux de complète guérison.


Je saisis cette occasion de saluer le docteur qui vous traite, M. Peyret qui continue l'oeuvre d'Ilbarritz, où M. Charles Willems, le dévoué administrateur, il a fait tant de bien à de si nombreux malades.


Les Bidartars contribuèrent à la formation de cet hôpital, puis ce fut la Croix-Rouge Américaine qui en assuma les frais d'entretien. Et je tiens à exprimer ici nos sentiments de gratitude pour tous ceux qui ont ainsi contribué à soigner et à guérir nos chers soldats.


M. le Sous-Préfet de Bayonne, invité par nous à assister à cette inauguration, m'a fait parvenir ses vifs regrets de ne pouvoir être aujourd'hui au milieu de nous pour rendre hommage à nos morts.


Je remercie notre vaillant et sympathique député basque M. Ybarnégaray, qui a si aimablement répondu à notre invitation. Il vous décrira les horreurs de la guerre avec son habituelle éloquence.


Merci au député-maire de Bayonne, M. Castagnet, au général Lacrambe et à tous ces messieurs qui, par leur présence ont rehaussé l'éclat de cette cérémonie. Et je dis un dernier adieu à nos chers morts. Eux qui ont vécu en frères sur les champs de bataille, qu'ils nous apprennent à aimer, pour que la France soit grande et unie, comme ils l'avaient rêvé.



pays basque labourd monument morts
PLACE ET MONUMENT AUX MORTS DE BIDART
PAYS BASQUE D'ANTAN



La cérémonie s'achève.


M. le Président des Combattants de Bidart parle à son tour et avec force il recommande à ses camarades de rester unis comme au front, des hommes francs, de n'oublier jamais leurs compagnons morts ; il conjure les jeunes d'être les imitateurs de leurs aînés tombés en faisant leur devoir.



M. le député Ybarnégaray clôt la série des discours. D'abord en basque, puis en français, il glorifie les Bidartars morts à la guerre. Son éloquence est superbe, on l'écoute avec avidité ; des applaudissements éclatent quand il parle du soldat basque, de la grandeur de la France, de ses destinées éternelles. Déchirant les voiles de l'éternité, il nous montre nos morts dans la gloire de Dieu et intercédant la France que quelques-uns voudraient encore nous ravir. Il finit son magnifique discours en acclamant la France et le Pays Basque.



La récitation d'une poésie par l'élève Achoaréna et un hymne à la France par les enfants de la commune clôture cette belle fête.



Vraiment belle fête où nos morts ont été glorifiés, nos coeurs fortifiés, l'union sacrée consolidée au pied du monument.



M. Légasse, maire, a retenu à déjeuner à l'hôtel Bidartenia toutes les notabilités et le Conseil municipal."




 




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et Monument aux morts à BIDART - Bidart Tourisme)



  



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 900 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

mercredi 4 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 4 MARS 2026 SAINT CASIMIR ET SAINT ADRIEN ET SAINT FÉLIX - ZELEDON ET EDUR

 

PROVERBE DU 4 MARS 2026 (SAINT CASIMIR) (SAINT ADRIEN) (SAINT FÉLIX) (ZELEDON) (EDUR).


CASIMIR : Saint patron de la Lituanie et de la Pologne, Casimir est le deuxième fils du roi Casimir IV.





religion catholique saint sainte casimir
4 MARS SAINT CASIMIR

Casimir naît le 3 octobre 1458 à Cracovie et il est préparé, dès son plus jeune âge à régner.

A 13 ans, Casimir refuse la couronne du royaume de Hongrie, à cause de l'opposition du Pape Sixte IV.

De 1481 à 1483, son père étant parti en Lituanie, Casimir assume la régence de la Pologne.

Malgré l'insistance de son père qui veut le marier, Casimir se retire dans la prière et la chasteté.

Du fait de sa dévotion et de son affaiblissement physique dû à ses jeûnes, Casimir contracte une maladie des poumons.

Le 4 mars 1484, lors d'un voyage, Casimir meurt à Grodno (actuelle Biélorussie).

Il est canonisé en 1522 par le Pape Adrien VI et sous le nom de saint Casimir, il devient le saint patron de nombreux pays.

Casimir est déclaré patron de la Lituanie en 1613 et patron de la Pologne et de la Lituanie en 1636.

Le 11 juin 1948 le Pape Pie XII nomme saint Casimir patron spécial de toute le jeunesse et modèle de pureté.




religion catholique saint sainte casimir
4 MARS SAINT CASIMIR



ADRIEN : Saint Adrien d'Ecosse ou saint Adrien de May est un moine missionnaire, chassé d'Irlande par les invasions danoises.

Il gagne l'Ecosse et fonde un monastère sur l'île de May, à l'embouchure du Firth of Forth.

C'est là qu'il est massacré, comme tous les habitants de l'île, lors d'un nouveau raid danois vers 875.

Il a peut-être été évêque de Saint Andrews, en Ecosse.

Il est appelé parfois Odhren et il est honoré comme martyr.

Adrien d'Ecosse est fêté le 4 mars.



FÉLIX DE RHUYS : Félix de Rhuys, né vers 970 et mort le 4 mars 1038, est un moine breton qui a été l'abbé restaurateur de l'abbaye Saint-Gildas de Rhuys de 1008 à 1038.

Félix est breton, originaire de Cornouaille ou du pays de Léon.

Il se retire comme ermite à Ouessant et c'est là qu'il prend connaissance de la vie de Saint Pol Aurélien et qu'il décide d'entrer au monastère de Fleury-sur-Loire (Loiret), où il devient moine.

Après l'an 1000, il est chargé de restaurer les abbayes de Rhuys et de Locminé.

En 1012, il fonde le prieuré de Livré-sur-Changeon (Ille-et-Vilaine).

En 1024, alors qu'éclatent des troubles dans la région, il se réfugie à Fleury.

Il est alors consacré abbé de Saint-Gildas.

Il y ouvre une école et l'abbatiale est consacrée solennellement en septembre 1030 par l'évêque Judicaël.

Félix meurt le 4 mars 1038 dans son abbaye.

Il est considéré comme saint et sa fête est fixée au 4 mars.


religion catholique saint sainte felix rhuys
4 MARS SAINT FELIX DE RHUYS



ZELEDON : Izena emaiten zaio Gasteizeko bestetan ospatzen den pertsonaia Celedonio ri.

(...) Zeledon - Grezierako Kelidonios (enararen antzekoa) izenetik datorkigu, latineko Chelidonius-en bitartez. Leon (E) ingurukoa zen san Zeledon. Andeiro anaiarekin batean Tarragonan martirizatu zuten, VI. mendean. Abuztuaren 4an (...)

(...) Gasteizko Andre Maria Zuriaren elizako dorretik irristan jaisten da, euritakotik zintzilik. Baliokidea : Celedonio (gaz.) - -  / Célédon Celedonio / (...)




pais vasco antes vitoria fiestas zeledon
ZELEDON VITORIA
PAYS BASQUE D 'ANTAN

EDURNE, EDUR : edo Elurra. Bizkaieraz Edurra dator.



Une naissance du 4 mars : Blanche de Castille.



reine france castille louis VIII saint louis
REINE BLANCHE DE CASTILLE




Née le 4 mars 1188 à Palencia (Castille, Espagne) - Morte le 27 novembre 1252 à Melun (France).

Blanche est reine de France par son mariage avec Louis VIII, du 14 juillet 1223 au 8 novembre 1226.

Fille d'Alphonse VIII de Castille et d'Aliénor d'Angleterre, elle naît dans une famille nombreuse qui connaîtra la perte de certains enfants.

En mai 1200, elle épouse le prince Louis, fils et héritier du roi Philippe Auguste. Blanche a 12 ans et Louis 13 ans.

Elle aura 12 enfants, 2 filles et 10 garçons, dont des jumeaux.

Femme de caractère, Blanche ne ménage pas son soutien à son époux lorsque celui-ci veut se lancer à la conquête de l'Angleterre en 1216-1217.

Elle s'indigne notamment lorsque le roi de France Philippe II Auguste refuse de soutenir financièrement son mari qui est en difficulté.

A la mort de son époux, Louis VIII, en novembre 1226, elle exerce la régence du royaume jusqu'à la majorité de son fils.

Lors de sa régence, la plupart des grands vassaux se liguent pour s'emparer du gouvernement.

En avril 1229, Blanche conclut le traité de Meaux-Paris, avec le comte de Toulouse Raymond VII, mettant fin à la guerre des Albigeois.

Elle accomplit ses fonctions avec fermeté, affrontant le mécontentement des nobles du royaume.

En janvier 1227, elle libère Ferrand de Flandre, emprisonné pour trahison après la bataille de Bouvines et elle élargit aussi d'autres hommes en signe de pardon.

En 1234, son fils Louis est déclaré majeur et Blanche le marie aussitôt à Marguerite de Provence.

Elle s'efface progressivement, Louis dirigeant désormais les affaires du royaume et elle reste une conseillère avisée.

En août 1248, Louis IX quitte la France pour partir en croisade (la septième) et confie à sa mère la régence du royaume.

Quand Saint Louis est fait prisonnier en Egypte (1250), elle se dispose à réunir la somme exigée pour sa libération, ce qui ne sera pas nécessaire.

Malade et retirée à Melun vers la fin de sa vie, elle meurt le 27 novembre 1252, à 64 ans, son fils étant encore en croisade.





Voici le proverbe du mercredi 4 mars 2026 :


BAZKO GOIZ BALITZ, MARTXOZ EZBALITZ.

Si Pâques pouvait être prématuré, mais (tout de même) pas en mars.


mois calendrier mars régame jardiner
MOIS DE MARS
ILLUST REGAME



(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 900 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

VICTOR HUGO AU PAYS BASQUE EN 1843 (deuxième et dernière partie)

 

VICTOR HUGO AU PAYS BASQUE EN 1843.


Victor Hugo, durant l'été 1843, visite le Pays Basque, et s'arrête  en particulier à Pasajes, en Gipuzkoa.



pais vasco antes hugo viaje
MAISON OU SEJOURNA VICTOR HUGO A PASAJES - PASAIA
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet Gilberte Guillaumie-Reicher dans le Bulletin de la Société des 

Sciences, Arts & Lettres de Bayonne, en juillet 1935 :



"La question du retour de Hugo en France.



Cette dernière supposition reste admissible puisque désormais nous n’allons plus trouver pour le reste du voyage, que des notes éparses, hâtives et sans lien essentiel. 


Je supposai donc que Hugo avait pu rentrer en France par le chemin suivant : 

Pampelune, Burguete, Roncevaux, Valcarlos, Saint-Jean-Pied-de-Port, Irissarry, Hasparren, Bayonne.


Chemin parcouru journellement par les voyageurs. Avec quelle impatience je rêvais de rencontrer une preuve ! 


J’espérais que Hugo aurait peut-être laissé trace de son passage à Roncevaux. Ne pouvant moi-même effectuer des recherches à la bibliothèque de l’abbaye, puisque l’accès en est interdit aux femmes, je m’adressai au Prieur. Plusieurs fois, dans mes voyages à Roncevaux, j’avais dû me contenter d’écouter parler les pierres ! La bonne grâce du Prieur tempéra ce que la défense avait de fâcheux pour mon travail, je reproduis ici ses conclusions : 


"aqui no hay relacion alguna de la estancia o paso por Roncesvalles del senor Victor Hugo. Nada tampoco hay en album, ni puede haber, porque en aquella epoca no habia album en Roncesvalles ; por otro parte la Colegiata o Abadia no recibia ni recibe ahora huespedes en la casa, fuera de los Prelados o Obispos. 

Firmin Goicoechea, 

Abad Prior." 


Descendant alors la montagne, en suivant la route tant de fois parcourue dans mon enfance, je souhaitais ardemment rencontrer en France ce qui n’existait pas en Espagne. 


Et je cherchai à Saint-Jean-Pied-de-Port


La tâche m’y fut facilitée ; car, m’y trouvant presque chez moi je n’eus aucune peine à m’y faire ouvrir toutes les portes. J’ai cherché à l’Hôtel de ville où Monsieur le Maire Haramburu, Monsieur l’adjoint Chemitz, la secrétaire Mademoiselle Jauréguiberry, mirent à ma disposition la mairie entière et tous les précieux papiers que l’on est en train de descendre de leur place surannée, pour les transporter dans la nouvelle mairie qui va occuper la magnifique maison Mansart.


J’ai cherché à la Cure où Monsieur le Doyen me confia ses vieux registres. 


J’ai cherché dans l’étude de Maître Cabrol qui, depuis peu, a réuni sous sa direction les trois études de Saint-Jean. Il mit dans mes mains tous les recueils de minutes que je voulus consulter. 


J’ai interrogé la science de Monsieur l’Abbé Barbier qui, à peine remis d’une grave maladie, travailla pourtant avec une bonne grâce infinie à m’aider. Nous n’avons rien trouvé. A la mairie, j’espérais découvrir un visa quelconque de passeport. Hugo voyageait incognito, c’est entendu ; mais je connais si bien son écriture de cette époque que j’aurais facilement retrouvé sa signature. 


Des passeports, j’en ai vu de bien curieux datant de cette année 1843. Ceux que l’on délivrait à Bayonne étaient signés à Saint-Jean avant l’entrée en Espagne. Il en était de même pour le retour. Aucune trace de celui qui aurait pu appartenir à Hugo, même avec une fausse signature. Entre le 31 juillet et le 6 septembre, le registre de la mairie ne signale aucun passage important. 


J’essayai de suivre une autre piste. Si Hugo avait traversé Saint-Jean, il y avait peut-être couché. La route est longue entre Roncevaux et Bayonne : une centaine de kilomètres. 


Peut-être aussi n’y avait-il pas couché ; ayant couché à Roncesvalles il avait pu voyager tout le jour et arriver à Bayonne le 13 au soir, c’était faisable, même pour des mules et des diligences, par une longue journée d’été. 


De toutes façons il lui fallait s’arrêter à Saint-Jean pour les relais, cette ville étant tête de ligne de la diligence pour Bayonne. Peut-être qu’à l’hôtel, à la fonda où avaient lieu ces relais, il existait un livre de voyageurs ? 


L’entrée à Saint-Jean, lorsqu’on venait de Valcarlos ne se faisait pas comme aujourd’hui par le nouveau grand pont en face de la place du marché, ce tronçon de route ne date que de 1900. Après Uhart, les voyageurs suivaient la hauteur des remparts et entraient en ville par la porte d’Espagne. 


En haut de la rue d’Espagne se trouvait une auberge. 



pays basque autrefois hugo basse-navarre
RUE ESPAGNE SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT
PAYS BASQUE D'ANTAN



Cette fonda d’une renommée de bon aloi, écrit Monsieur l’Abbé Barbier, ne pouvait par sa situation que cueillir au passage les voyageurs venant d’Espagne. 


C’est la maizon Harzagetenea ; très belle, elle existe encore, avec de curieux fenestrages en bois, ceux du haut en forme de croix parfaite sont remarquables. 


Ces "fondas" étaient nombreuses : l’auberge de la Belle Rose qui brûla il y a environ cinquante ans et dont il ne reste que le souvenir dans le sentier dit Arrosa ederra qui est d’ailleurs le moins propre de Saint-Jean ; l’auberge du Lion d’Or qui occupait l’emplacement de l’actuel hôtel Naguila, la maison Fourenea ou maison Mansart dont nous parlions tout à l’heure. Mansart l’avait construite pour servir de halte aux hôtes importants qui passaient par Saint-Jean se rendant de France en Espagne. Il y avait la Posada del Sol tenue par un sieur Figarol dans laquelle descendit Melling vers 1826. 


Il y avait surtout l’hôtel de la Pomme, aujourd’hui hôtel des Pyrénées qui portait plus anciennement le nom de Mesaraenea, ce qui nous prouve que le relais des Messageries se faisait là. C’était donc l’hôtel où, à tout prendre, s’arrêtaient les voyageurs des diligences à destination de Bayonne. 


En tout cas, l’importance et le nombre de ces passeports et de ces auberges prouvent que la route Roncevaux, Saint-Jean, Bayonne était la route directe et journellement suivie. 


Ayant trouvé les auberges, je cherchai les papiers anciens les concernant, sur lesquels une trace du passage de Hugo aurait pu subsister ; je n’ai rien trouvé, ni chez les propriétaires, ni dans l’étude de Maître Cabrol. 


Nous en sommes donc réduits aux conjectures ; l’histoire, l’usage, les probabilités psychologiques, le temps limité, les dates du voyage, la fatigue à craindre, militent en faveur du retour de Hugo par Saint-Jean-Pied-de-Port ; faute de preuve nous ne pouvons que suggérer l’hypothèse. 


Il nous faut donc dire un mot de l’autre hypothèse, celle du retour par l’Espagne. 


Lorsque Hugo coucha à Roncesvalles, nous nous sommes demandé s’il était seul, soit qu’il y ait couché à la fin de la nuit passée avec les contrebandiers de la montagne, soit qu’il y soit allé en excursion de Pampelune avec les voyageurs de "l'aventure". Mais s’il y est allé seul, il est redescendu à Pampelune chercher Juliette Drouet. Une fois là, il est certain qu’il n’est pas remonté vers la haute montagne et qu’il a repris en sens inverse les diligences qui l’avaient amené trois jours avant par Tolosa et Saint- Sébastien. 


Ce retour-là expliquerait le silence des notes ; il était en effet inutile que Hugo reparlât d’un trajet qu’il avait si bien décrit. De plus, tout le trajet Pampelune-Bayonne par l’Espagne se faisait en diligence ; une partie de celui Roncevaux Saint-Jean s’accomplissait soit à dos de mulet, soit dans des voitures peu confortables, charrettes plutôt que coches ; mais cela n’était pas pour effrayer Hugo ni Madame Drouet. 


Peut-être parviendrai-je un jour à éclaircir ce mystère ; pour l’heure, j’expose seulement ces deux hypothèses intéressantes, ne cachant pas ma préférence pour la première à cause de sa nouveauté, la phrase couché à Roncesvalles n’ayant pas été signalée jusqu’à ce jour."




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 900 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/

N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!