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lundi 23 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 23 MARS 2026 SAINT VICTORIEN ET SAINT TURIBE - AZIBAR

 


PROVERBE DU 23 MARS 2026 (SAINT VICTORIEN) (SAINT TURIBE) (AZIBAR).


VICTORIEN :  Victorien est gouverneur de Carthage, capitale de la province romaine d'Afrique, au temps où Clovis règne en Gaule.



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23 MARS SAINT VICTORIEN

L'Afrique est alors occupée par les Vandales.

Le roi des Vandales d'Afrique, Hunéric, demande à Victorien d'emprisonner les chrétiens qui n'embrassent pas l'arianisme, à commencer par lui-même.

Victorien refuse et Hunéric le fait mettre à mort, en 484, après l'avoir torturé.



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23 MARS SAINT VICTORIEN


TURIBE : Turibe de Mogrovejo, naît le 16 novembre 1538 à     Mayorga (Valladolid, Espagne).



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23 MARS SAINT TURIBE


Turibe est un magistrat espagnol.

Turibe est nommé, en 1572, président du Tribunal de l'Inquisition à Grenade par le roi Philippe II d'Espagne.

En 1578, Turibe est ordonné prêtre et nommé archevêque de Lima (Pérou).

Turibe parcourt à pied l'immense territoire dont il a la charge (500 kilomètres de long), prenant contact avec les habitants, tentant de soulager la population indigène, mais se heurtant à l'administration coloniale et les intérêts des colons.

Son diocèse est grand comme la moitié de la France et sa première visite va durer 5 ans.

Turibe fonde des séminaires, construit des églises et des écoles et bâtit des routes et des hôpitaux.

A 67 ans, lors de sa 3ème visite pastorale, il tombe malade et meurt le 23 mars 1606.

Il est béatifié en 1679 par le pape Innocent IX et canonisé en 1726 par le pape Benoît XIII.

Saint Turibe de Mogrovejo est le saint protecteur des évêques missionnaires et le patron de l'archidiocèse de Lima.

Il est liturgiquement commémoré le 23 mars.




AZIBAR : Onatiko (XII. mendea)




Un décès du 23 mars : Kiki de Montparnasse ou Kiki, pseudonyme d'Alice Ernestine Prin.



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PORTRAIT DE KIKI DE MONTPARNASSE
PAR MOÏSE KISLING



Née le 2 octobre 1901 à Châtillon-sur-Seine (Côte-d'Or) - Morte le 23 mars 1953 à Paris.

Surnommée "la Reine de Montparnasse", Alice a été un modèle, une muse et parfois l'amante d'artistes célèbres, mais également chanteuse, danseuse, gérante de cabaret, artiste peintre et actrice de cinéma.

Elle a animé le quartier de Montparnasse durant l'entre-deux-guerres, entre 1921 et 1939.

Enfant illégitime, elle est élevée par sa grand-mère dans une grande pauvreté.

En 1913, elle rejoint sa mère, linotypiste à Paris.

En 1914, sa mère la retire de l'école pour la faire travailler comme apprentie.

Alice exerce de nombreux métiers mais en 1917, elle devient modèle, posant nue, contre l'avis de sa mère qui l'expulse de chez elle malgré l'hiver.

Elle est recueillie par le peintre Chaïm Soutine pour lequel elle pose.

En 1918, elle se met en ménage avec Maurice Mendjizki, un peintre juif polonais.

Elle pose pour les peintres Amedeo Modigliani, Tsugouharu Foujita et Moïse Kisling.

Alice adopte la coupe au carré, les yeux abondamment soulignés de khôl, les lèvres peintes de rouge vif et le pseudonyme Kiki.

En 1921, elle devient la compagne et le modèle préféré de Man Ray, devenant la reine de La Rotonde.

Elle rencontre les dadas Tristan TzaraFrancis Picabia et les surréalistes Louis AragonAndré BretonPaul EluardMax Ernst et Philippe Soupault.

Elle commence également à dessiner des portraits pour les soldats britanniques et américains qui fréquentent La Rotonde.

Par la suite, Alice expose régulièrement ses peintures dans des galeries parisiennes, notamment en 1927 dans la galerie Au Sacre du printemps, en 1930, dans la prestigieuse Georges Bernheim, en 1931, galerie Jean Charpentier.

En 1928, Pablo Gargallo fait son portrait en bronze doré.

En 1929, le journaliste Henri Broca, dont elle est la maîtresse, publie Les souvenirs de Kiki.

Kiki est élue "Reine de Montparnasse".

Cependant sa mère, puis Henri Broca sombrent dans la folie.

Pour parer aux frais médicaux, elle fait le tour des boîtes de nuits où elle chante et danse.

En novembre 1930, elle débute au Concert Mayol et conduit la revue avec Tonton de Montmartre.

A partir de janvier 1931, elle chante dans de nombreux cabarets.

En 1937, elle ouvre son propre établissement, Babel chez Kiki, rue Vavin.

André Laroque, pianiste et accordéoniste de ce cabaret, devient son nouvel amant et aide Kiki à se défaire de la drogue et écrit son second livre de souvenirs, qui ne seront publiés qu'en 2005.

Elle meurt le 23 mars 1953, à 51 ans.

Ernest Hemingway lui rendra un brillant hommage.


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PHOTO DE KIKI DE MONTPARNASSE ET TSUGOUHARU FOUJITA 1926
PAR IWATA NAKAYAMA 



Voici le proverbe du lundi 23 mars 2026 :


FAMILIARIK EZ DUENAK PENA BAT, DUENAK PENA ASKO.

Une peine à celui qui n'a pas de famille, peines nombreuses à celui qui en a.


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LES RESCAPES DE COURRIERES BIARRITZ 1906
PAYS BASQUE D'ANTAN





(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/ et https://nominis.cef.fr/contenus/saint/852/Saint-Victorien.html)




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LES BASQUES ET L'UNIFICATION NATIONALE SOUS LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (quatrième partie)

 

LES BASQUES ET L'UNIFICATION NATIONALE SOUS LA RÉVOLUTION FRANÇAISE.


Le département des Basses-Pyrénées a été créé le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789.



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CARTE DES BASSES-PYRENEES
APRES LE DECRET DU 8 FEVRIER 1790



Voici ce que rapporta Michel Etcheverry, dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres & arts 

de Bayonne, le 1er janvier 1933 :



"... Troisième Partie : Le loyalisme des Basques.



"Il est certainement  impossible d'augmenter l'amour des Basques pour la France" affirmait la missive envoyée au nom du Bilzar en Novembre 1789. Peu à peu, la première amertume passée, cet attachement survécut seul, dominant et effaçant le regret des immunités violées. De leur côté les Souletins, on l'a déjà vu, avaient reconnu de bonne heure le fait accompli. Tout semble indiquer qu'ils en vinrent graduellement à accepter la sujétion au droit commun  si contraire à leur première attente  d'un coeur non seulement résigné, mais allègre et confiant. Et dès Décembre, ainsi qu'il a été dit plus haut, la Navarre avait ratifié son annexion  longtemps refusée  à la grande patrie ; le sentiment de la solidarité française y allait grandissant. Le temps réalisait partout son oeuvre de rapprochement. Mais un autre facteur contribuerait, dans un avenir prochain, à cimenter pour toujours l'alliance des Basques avec le reste de la nation : la menace étrangère. Dans la guerre avec l'Espagne, en particulier, l'âme Euskarienne se donnerait avec générosité, avec prodigalité.



Les hommes de fer dans la montagne.



Les intentions hostiles des Bourbons de la péninsule et de la majorité des Espagnols se découvrirent nettement à la fin de l'été 1792. Des rassemblements militaires se formaient dans le Guipuzcoa. Le doute n'était plus permis. Les trois Commissaires du Conseil Exécutif Provisoire envoyés à Bayonne, le 23 Septembre, Lamarque, Garrau décidèrent la création d'une armée, destinée à soutenir le choc éventuel. Mais tout était à faire et l'agression pouvait venir pendant la période d'organisation. C'est alors que la jeunesse de nos montagnes se leva d'elle-même — début d'Octobre 1792 — pour couvrir la frontière et permettre, derrière le rideau protecteur, le recrutement et la concentration des troupes. Carnot comprit les ressources qu'offrait cette humeur guerrière — attisée d'ailleurs par le souvenir des différends séculaires avec les voisins Transpyrénéens ; mais en même temps il se rendit compte du besoin d'indépendance qui caractérise nos populations. Le 22 Octobre il autorisa l'institution de compagnies franches, composées de ces unités qui s'étaient vouées bénévolement à la garde de la montagne et de quelques éléments Gascons et Bordelais qu'on fondit avec elles. Le 1er Décembre, quatre de ces compagnies tenaient le secteur de Saint-Jean-Pied-de-Port sous les ordres de Harispe (futur maréchal de France), d'Iriart, Lassalle et Bérindoague. L'endurance et la vigilance de ces corps libres de se démentirent pas de tout l'hiver, aussi les partis Espagnols ne tentèrent-ils pas de coup de main.




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MARECHAL JEAN ISIDORE HARISPE 


La situation devait fatalement s'aggraver. En février 1793, la Convention priait le gouvernement Espagnol de disperser les forces réunies à la frontière. Sur son refus, elle retirait notre ambassadeur le 23 Février et le 7 Mars, après lecture d'un rapport du Haut-Pyrénéen Barrère, elle déclarait la guerre à l'Espagne.



Les chasseurs Basques.



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CHASSEURS A PIED BASQUES
1794-1815


Les soldats de race Euskarienne avaient fait leurs preuves. La campagne qui s'ouvrait n'aurait qu'à gagner si on en multipliait le nombre, tout en leur laissant leur liberté d'allures. "On fit appel aux Basques... Ils s'offrirent en foule" et l'on put, le 6 Mars 1793, constituer avec ces nombreux volontaires de nouvelles compagnies franches, toutes employées dans la région de Saint-Jean-Pied-de-Port et Baïgorry. Les exploits de ces hardis corsaires de la montagne (de ces chasseurs Basques, suivant le terme qui prévalut dès lors) sont restés légendaire. La défense du col d'Ispéguy (20 Avril 1793), du col de Berdaritz (20 Mai), la prise d'Ondarolle (23 Mai), la conquête et la défense du rocher d'Arrola (3 et 4 Juin), l'opiniâtre résistance au Château-Pignon lors de l'affaire du 6 Juin et la brillante conduite de Harispe et de deux compagnies franches à Ispéguy le même jour, l'enlèvement du col d'Ispéguy (2 Juillet), la reprise des Aldudes (7 Août), l'échec infligé à l'ennemi qui cherchait à s'emparer de Baïgorry (21 Octobre), forment les pages les plus connues de ce glorieux album. Les noms des officiers qui commandaient ces dix compagnies (depuis le 1er Septembre, un supplément de contingents, accourus à la voix d'Etchats, Fargues, Basterretche, avait permis de grossir les unités déjà existantes et d'ajouter des compagnies), méritent une mention. C'étaient, en dehors des quatre déjà cités, Sainte-Marie, Ernautène, Apestéguy, Harismendy, La Victoire. (Une des dix compagnies, rattachée aux troupes du camp de St-Pée n'était pas, semble-t-il, commandée par un Basque, du moins un Basque Français).



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COMPAGNIE FRANCHE DE BAYONNE 1793
PAYS BASQUE D'ANTAN


Vers la fin de l'année 1793, le général Muller, commandant en chef l'armée des Pyrénées Occidentales, estima que l'instrument donnerait des résultats meilleurs encore si l'on groupait ces compagnies isolées, dans des formations à effectif principalement quoique non exclusivement indigène. Il en constitua trois bataillons. Appelés à élire leurs chefs, les Basques nommèrent respectivement La Victoire pour le premier (il fut remplacé dans la suite par Harriet), Harispe pour le deuxième et Lassalle pour le troisième. Un peu plus tard, un quatrième fut créé avec des recrues Pyrénéennes ; à sa tête se trouva placé le Souletin Darhampé.



Dans cette nouvelle organisation les chasseurs Basques continuent leurs beaux faits d'armes. Ils apportent plus que jamais à la défensive leurs qualités d'endurance, de ténacité, d'entrain, le 27 Avril 1794, ils culbutent la légion des émigrés à Baïgorry.



L'heure tant désirée de l'offensive sonne enfin le 3 Juin 1794. C'est maintenant que les Basques donneront leur vraie mesure. Dès ce premier en avant du 3 Juin la griserie de l'attaque décuple leur valeur. Le 2e bataillon en particulier se surpasse et Harispe, son chef, se révèle entraîneur et manoeuvrier de premier ordre ; il apparaît comme le principal artisan de cette victoire qui nous ouvre la vallée de Baztan. Frappés d'admiration, les représentants Pinet et Cavaignac lui confèrent le grade d'adjudant-général chef de brigade puis, le 13, l'appellent au commandement des 3 bataillons Basques réunis en demi-brigade. "C'est, disent-ils dans les considérants de leur décret, aux bonnes dispositions qu'il prit et au courage inconcevable des braves soldats qui étaient sous ses ordres que nous dûmes l'heureux succès de cette belle journée."



Puis se déroulent les épisodes prodigieux de la pénétration et de l'avance en Espagne. Les chasseurs de la demi-brigade Harispe sont de toutes les affaires, remplissent les missions les plus difficiles, sauvent plus d'une fois des situations compromises, méritent enfin les félicitations de tous les généraux qui les conduisent au feu. Jomini constate que "ces braves montagnards avaient pénétré l'ennemi de respect et de terreur" et salue en eux, "les meilleurs volontaires de la République".



Conscription.



Il est donc hors de doute que les enrôlements volontaires ont amené sous les drapeaux de la France un corps nombreux et excellent de Basques. Le recrutement forcé a eu des débuts plus pénibles dans ces provinces soustraites de temps immémorial au service militaire régulier. Le 23 Août 1793 la Convention ordonnait la mise en réquisition permanente de tous les Français. En exécution de cette mesure, les Représentants prescrivirent pour notre département la levée immédiate de tous les hommes de 18 à 25 ans célibataires. Que la nouveauté de la contrainte ait rencontré chez les Basques une tenace résistance, on ne peut le nier, mais ces prélèvements obligatoires donnèrent lieu aux mêmes difficultés dans les pays contigus aux nôtres. Le zèle des municipalités s'appliqua et réussit en partie à pallier les effets de ce désarroi général. En dépit de défaillances trop nombreuses — qui d'ailleurs, répétons-le, se produisirent aussi bien dans d'autres régions — l'on est en droit d'affirmer que les enrégimentés Basques apportèrent un appoint appréciable à l'armée des Pyrénées-Occidentales."




A suivre...




(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 








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dimanche 22 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 22 MARS 2026 SAINTE LÉA ET SAINT BASILE - MIKELATS



PROVERBE DU 22 MARS 2026 (SAINTE LÉA) (SAINT BASILE) (MIKELATS).


LÉA : le prénom Léa vient du latin "laetare" : se réjouir, joie.




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22 MARS SAINTE LEA

Léa est une veuve romaine qui suit avec passion les conférences sur les Saintes Ecritures que fait saint Jérôme à Rome.

Léa, devenue veuve, distribue ses biens aux pauvres et entre dans un monastère à Ostie, dont elle devient la supérieure.

Léa y meurt paisiblement vers 384.

Sainte Léa est la patronne des archives.



BASILE : Basile d'Ancyre naît vers 290 en Galatie.



religion catholique saint sainte basile ancyre
22 MARS SAINT BASILE D'ANCYRE


Basile est un théologien grec et évêque d'Ancyre de 336 à 362.

Basile, à l'origine médecin, lutte contre le paganisme et l'arianisme.

Sa vie est marquée par de sérieuses disputes théologiques centrées sur la nature de Jésus-Christ.

Basile est arrêté pendant la persécution des chrétiens par l'empereur Julien et torturé.

Basile meurt vers 363 à Ancyre.

Il est fêté en tant que saint chrétien le 22 mars selon le Martyrologe romain, aussi bien pour l'Eglise catholique que pour l'Eglise orthodoxe.

    




MIKELATS : Mari, jeinu gaiztoaren semea eta Atarrabiren anaia.

(...) Mikelats - Mariren semeetako bat dugu hau : bestea Atarrabi da. Euskal mitologian ekaitza eta harria bidaltzen ditu. Eskandinaviar mitologiako Thor jainkoak dituen antzeko ahalmenak ditu. - -  (...)



Un décès du 22 mars : Ernest William Hornung.



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PORTRAIT D'ERNEST WILLIAM HORNUNG
PAR A. C. TAYLER



Né le 7 juin 1866 à Middlesbrough (Yorkshire du Nord) - Mort le 22 mars 1921 à Saint-Jean-de-Luz (Basses-Pyrénées).

Ernest William est un écrivain et poète anglais connu pour avoir écrit la série d'histoires A. J. Raffles sur un gentleman cambrioleur à Londres à la fin du 19ème siècle.

Huitième enfant d'une fratrie, avec un père Hongrois émigré en Grande-Bretagne, négociant en bois et charbon, il est un enfant agrile, souffrant d'asthme.

Après des études à la Uppingham School dans le comté de Rutland il part en 1884, pour raisons de santé, en Australie, où il séjourne deux ans.

De retour en Angleterre, il se lance dans le journalisme et rencontre Sir Arthur Conan Doyle, créateur en 1887 de Sherlock Holmes, dont il devient l'ami.

Ernest William développe également des relations amicales avec Jerome K. Jerome, J. M. Barrie, George Gissing et Rudyard Kipling.

En septembre 1893, il épouse Constance Aimée Monica Doyle, soeur d'Arthur, avec laquelle il aura un fils qui sera tué au combat en 1915.

Pendant la guerre, il s'occupe de l'accueil des jeunes soldats au sein de l'YMCA.

Il meurt de pneumonie le 22 mars 1921, à 54 ans.

Son oeuvre est constituée de recueils de nouvelles (dont la série Raffles), de romans et d'une pièce de théâtre (série Raffles).




écrivain anglais raffles saint-jean-de-luz pays basque
ECRIVAIN ERNEST WILLIAM HORNUNG



Voici le proverbe du dimanche 22 mars 2026 :


UMEEN ZENTZUNE, ETXEAN ENTZUNE.

Le jugement des enfants vient de ce qu'à la maison ils entendent.


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LA LETTRE DU PETIT-FILS PAR CORREA
PAYS BASQUE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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L'OEUVRE DE LUIS MICHELENA-ELISSALT DE RENTERIA EN GIPUZKOA AU PAYS BASQUE (sixième et dernière partie)

   

L'OEUVRE DE LUIS MICHELENA-ELISSALT.


Koldo Mitxelena Elissalt ou Luis Michelena ou Koldobika Mitxelena, né le 20 août 1915 à Renteria (Gipuzkoa) et mort le 11 octobre 1987 à Saint-Sébastien (Gipuzkoa) est un linguiste, écrivain, professeur de philosophie et académicien Basque espagnol de langue Basque et espagnole.



pays basque écrivain philosophe linguiste renteria
KOLDO MITXELENA ELISSALT


Voici ce que rapporta Pierre Lafitte, de l'Académie de la langue basque, à son sujet dans le 

Bulletin du Musée Basque N° 27 de 1965 :



"Etudes Basques.

L'oeuvre de Luis Michelena-Elissalt.



... Fonetica Historica Vasca.


pays basque écrivain philosophe linguiste renteria
LIVRE FONETICA HISTORIA VASCA
DE LUIS MICHELENA



Saluons la thèse de doctorat de Luis Michelena. C'est un véritable monument, non seulement par son volume matériel (456 pages in-8), mais encore parce qu'à travers l'analyse de 3 150 mots la langue basque s'y trouve étudiée phonétiquement sous toutes les coutures.


Le titre l'indique : il ne s'agit pas d'une simple description du basque actuel, mais d'une diachronie, et même d'une reconstruction du basque préhistorique, encore que sur ce point l'auteur se montre prudent et discret.


Dans son introduction, Luis Michelena reconnaît que, s'il a intégré les résultats d'Uhlenbeck et de Gavel en les dépassant grâce à une documentation plus abondante et à l'utilisation de méthodes plus neuves, il n'a pas épuisé lui-même toutes les questions et il reste de la matière pour maintes monographies.


N'empêche que nous sommes en présence d'un livre fondamental.


Onze pages d'introduction résument les principes de l'auteur.


Suivent dix pages de bibliographie, deux pages d'abréviations, trois pages d'observations générales : classification des dialectes, graphie, etc.


1. Et l'ouvrage commence par l'étude des voyelles.

Le "système vocalique" basque est des plus simples : cinq voyelles : a, e, i, o, u, sans brèves ni longues. Cependant le souletin a un ü récent qui s'est réalisé dans des conditions très précises, comme aussi le mixain ; on le retrouve ailleurs comme prononciation de u + a (Hasparren hartüa) ou de u + i (Ustaritz nüin, j'avais). Certains cas d'alternance i/u ont suggéré qu'en protobasque il aurait existé une sixième voyelle analogue au schwa : Luis Michelena ne retient pas l'hypothèse. Une caractéristique des dialectes orientaux, c'est la présence de voyelles nasales qui révèlent la disparition d'une consonne nasale.


D'une façon générale on constate une grande fixité des voyelles en basque à travers les textes : lat. necem > nekelat. picem > bike ; lat. pluma > luma ; lat. mutum, > mutuetc.


Cependant il faut noter des "phénomènes d'ouverture et de fermeture". Le chapitre II nous dit dans quelles conditions e s'ouvre en a (berri/barri ; berdin/bardin ; pitxer/pitxar ; ou bien i en e (kirten/kerten ; bildur/beldur). Inversement on nous explique les fermetures de a en e (ogia/ogie) ou de e à i (mediku/midiku), ezkila/izkila), ou encore de o à u (on/hunondar/hundar) ou de a à (karats/kirets) etc.


Le chapitre III traite de "labialisation" et "délabialisation", c'est-à-dire, en bref, de l'alternance i/u et de l'alternance e/o, cette dernière étant relativement rare.


Le chapitre IV est consacré aux diphtongues : cinq paraissent primitives : au, eu, ai, ei oi ; le roncalais les nasalise à l'occasion, du reste le bas-navarrais aussi, comme le souletin. Beaucoup sont récentes et proviennent de la rencontre de deux voyelles en hiatus après chute de quelque consonne intervocalique. Souvent il y a monophtongaison : au devient a (aurkitu, arkitu) ; au devient o (arraultze, arroltze) ; au devient u (naunu) ; ai se réduit à i ou a (naiz, niz nax) ; eu se simplifie en u (euli, uli) ou en e (euria, ebia). Et combien d'alternances ! Ai/ei (gai, gei), au/ai (gau, gai), oi/ei (hogoi-hogei), etc.


Le chapitre V s'occupe des "voyelles en hiatus" : il nous montre comment l'accent, le ton, les nasalisations et d'autres traits peuvent révéler des contractions anciennes ; il explique les origines de certaines diphtongues ou voyelles. Ainsi nous voyons qu'un a peut venir d'une apophonie de e, de o, de u, ou d'un aa, d'un ae, ; qu'un e peut venir d'un ai, d'un ae, d'un ee, etc.


Au chapitre VI, il s'agit des "voyelles finales", tant en fin de mot, qu'en finale d'un premier membre des composés ou de certains dérivés : dès les plus vieux textes, dans les derniers, le -i et le -u des bisyllabes disparaissent (sauf hiri et hegi), le e et le o deviennent a ; les mots de plus de deux syllabes perdent la voyelle finale pourvu que la consonne puisse rester en finale. Pour les finales absolues, il y a de la confusion due à des coupes fausses ou à des alternances locales. Le chapitre VII étudie le cas particulier des terminaisons en -n qui posent des problèmes complexes.


Enfin le chapitre VIII étudie la "formation" de voyelles prothétiques, anaptéctiques, prépalatales, prénasales, paragogiques (errege, perekatu, gaixto, aingeru, Parise), et les "chutes" de voyelles (mazte, ahatra, eliz bat).



2. Après l'étude des voyelles, vient le chapitre des semi-voyelles "J" et "W" qui en basque sont plutôt secondaires. Le yod pose des problèmes de prononciation et a évolué parfois jusqu'à x. Le w est quasi inconnu en initiale, il a quelques rares fois évolué en -b- ou peut-être -m- (indirectement).



3. Dix chapitres sont consacrés aux consonnes.

Les deux premiers se débarrassent de deux phénomènes qui peuvent passer pour secondaires : la palatisation et l'aspiration : ils sont, du reste, minutieusement épluchés le long de plus de vingt pages chacun. La mouillure, quoique utilisée dans tous les dialectes avec une valeur hypocoristique, est ancienne en basque, mais marginale. L'aspiration actuellement disparue des provinces péninsulaires a dû être commune : des textes médiévaux l'attestent pour l'Alava et la Rioja jusqu'au XVIIIe siècle au moins : on suppose que la Navarre a, la première, perdu l'h sous l'influence de l'aragonais. Luis Michelena distingue des h d'origines diverses : expressives, étymologiques et peut-être primitives, mais il n'ose pas, semble-t-il, en faire un élément essentiel du système protobasque.


Le chapitre suivant (XII) nous entretient des "occlusives" : grâce aux emprunts latino-romans, on voit jusqu'à quel point elles ont persisté ou évolué soit en initiale, soit à l'intervocalique. Etudes sur l'alternance sourde/sonore. Schéma d'un système occlusif protobasque. Permutations entre occlusives d'ordres différents. Le chapitre XIII s'attache à des particularités relatives aux labiales : rareté de p- et surtout de -p-valeur marginale de f ; doutes sur l'existence de m protohistorique.


Les "sifflantes" occupent le chapitre XV : elles sont nombreuses : six communes : s, z, x, ts, tz, tx, et trois souletines : l's de aisa, le z de aizina, le ts de etsamen. Ces dernières sont récentes. A date ancienne, le latin s a été entendu z ; les mots basques à s semblent plus modernes. Néanmoins Luis Michelena croit à l'antiquité d'une opposition s/z. Il observe çà et là des confusions entre les deux ordres et il relève les relations entre fricatives et affriquées, sans oublier les chutes de sifflantes et ce que l'on a parfois appelé le rhotacisme basque.


Le chapitre XV se réfère aux "nasales" : une -n- intervocalique ancienne s'est perdue, parfois sans laisser de trace, d'autres fois remplacée par -h- ou -r- (anatem > ahate, aatebienarte > bierarte). Une autre N, assez bien représentée par -nn- en latin, s'est maintenue (anaia). A noter des alternances Nikolas/Mikolas, ekaitz/nekaitz, larru/narru.


Les chapitres XVI et XVII traitent des "liquides". Les "latérales", c'est-à-dire l et la palatale correspondante sont  étudiées tout d'abord : une -l- intervocalique ancienne s'est transformée en -r- (cœlum > zeru) à quelques exceptions près, dues souvent à des rétablissements de Z influencés par les langues voisines. Une autre L, assez bien représentée par -ll- en latin, s'est maintenue (gaztelu). Parmi les curiosités relevées signalons la vocalisation (alfer > auher), les contractions -ari-are en -al (afari, afaldu ; joare, joaldun), les alternances d-/l(lanjer), ñ-/l- (ñapur, lapur) quelques chutes de l- (askatu), etc. — Le chapitre des "vibrantes" se réduit à l'étude des deux r basques. L'r douce intervocalique a disparu en Soule, elle est devenue d après diphtongue : apaidü, repas. Ailleurs l'opposition r/rr se maintient. Luis Michelena note des alternances entre les deux vibrantes (harek, harrek, arats, arratsetc.), la rareté des r douces en finale, leur chute fréquente en composition, etc.


Le chapitre XVIII passe en revue les "groupes" de deux ou trois consonnes admis par le basque et les solutions adoptées devant certaines rencontres insolites. C'est un travail long et minutieux, où les faits diachroniquement interprétés nous ouvrent, grâce à Luis Michelena, des perspectives inattendues vers le basque préhistorique.


Le dernier chapitre de la troisième partie est précisément une synthèse qui tente de reconstituer "le système consonantique ancien", en résumant Las antiguas consonantes vascas dont nous avons plus haut rendu compte.



4. La thèse s'achève par l'étude de l'accent. Le chapitre XXI construit une hypothèse sur "l'accent antique", et on y retrouve les mêmes idées que dans l'essai intitulé A propos de l'accent basque dont nous avons également parlé.



L'ouvrage est complété par un index précieux des mots basques cités. Il est dommage que l'index des mots étrangers évoqués dans le livre n'y figure pas, d'autant qu'il a été composé et a même paru dans le "Boletin de la Real Sociedad Vascongada de los Amigos del Pais" (1962, p. 71-77) : on le doit à M. Manuel Agud, qui y a mis la liste alphabétique des mots latins et romans d'une part, et, d'autre part, celle des mots aquitains et ibériques et de quelques noms propres attestés par des documents de l'époque romaine. Dans la prochaine édition nous souhaiterions en outre un "index rerum" qui rendrait cette immense somme plus maniable : car, à tout instant, on sent le besoin de la consulter. Nous n'irons pas jusqu'à réclamer des tableaux récapitulatifs comme nous en donnait Victor Magnien pour la phonétique grecque, ce qui serait pourtant fort utile pour les commençants.



Nous arrêtons là notre présentation de l'œuvre de Luis Michelena. Sous la forme comprimée que nous avons dû adopter, elle paraîtra abstraite, difficile : elle est certes très technique, mais elle est concrète et limpide dans son texte truffé d'exemples, et le style, pour être concis, n'en est pas moins vivant, allègre, passionné, tout vibrant d'une foi scientifique des plus intrépides.



Dans le commerce de la vie, Luis Michelena est pétillant de bonne humeur et, s'il le voulait, il serait facilement malicieux. En fait, dans ses écrits, il se retient, et je ne connais de lui qu'une moquerie en règle : certain compte rendu de l'ouvrage où un pauvre Catalan s'était fatigué les méninges à démontrer que le basque est une langue romane. D'ordinaire, c'est avec respect qu'il expose et réfute les idées qu'il ne partage pas.



En basque, il a une plume pimpante, et c'est un régal de lire dans Egan sa critique cinématographique : curieux de nouvelles internationales, marié, père de famille, homme de société, ami des lettres contemporaines, sa science ne l'a pas coupé des vivants, et ce serait une erreur de voir en lui un Hermagoras perdu chez les Ibères ou les Aquitains préhistoriques. Il est vraiment, comme homme et comme savant, l'actualité même."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

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