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lundi 2 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 2 MARS 2026 SAINT CHARLES LE BON - ZURIKO

 

PROVERBE DU 2 MARS 2026 (SAINT CHARLES LE BON) (ZURIKO).


CHARLES LE BON : Fils du roi de Danemark Knut le Grand, Charles naît vers 1083 à Odense (Danemark).




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2 MARS SAINT CHARLES LE BON

Charles devient comte de Flandre au retour de la première croisade, et le reste de 1119 à 1127.

Charles est considéré comme "martyr et saint" par le peuple, dès après sa mort.

Charles se signale alors par son souci de paix, de justice et de charité, et par des mesures en faveur des pauvres.

Mal récompensé, Charles est assassiné à Bruges (Belgique) le 2 mars 1127.

Il est formellement béatifié en 1883 par le Pape Léon XIII, avec le titre de Charles le Bon.

Patron des comtes et des croisés, intercesseur des miséreux, Charles était invoqué par les fiévreux qui devaient boire l'eau versée dans son crane.




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2 MARS SAINT CHARLES LE BON


ZURIKO : "Aubin" "Albino".

(...) zuriko iz. Antzinako zenbait txanponen izena ; bereziki, marabedi erdi balio zuen txanpona Zortzi arbi buruk hamabi zuriko edo hiru lauko balio (...)

(...) dute iz. Balio hutsaleko txapona Nahikotxo irabazi arren, zuriko bat aurreratzen ez dakien langilea (...)

Latinko Albinus (albus "zuria"-tik) goitizena denboraren poderioz pertsona-izena izatera iritsi zen, beste hizkuntza batzuetan bezala. Santuaren egun irailaren 15ean da.




Une naissance du 2 mars : Ivar Kreuger.



homme suède alumettes industriel
IVAR KREUGER



Né le 2 mars 1880 à Kalmar (Suède) - Mort le 12 mars 1932 à Paris.

C'est un homme d'affaires suédois, l'un des industriels européens les plus influents de l'entre-deux-guerres, grâce à ses activités de production d'allumettes.

Fils aîné d'un banquier, industriel et consul de Russie, Ivar est un excellent élève.

A 20 ans, il obtient deux diplômes d'ingénieur civil et de mécanique.

Il passe alors 7 années à voyager, exerçant le métier d'ingénieur dans plusieurs pays, dont le Mexique, l'Afrique du Sud et les Etats-Unis, où il découvre l'emploi du béton armé dans la construction.

De retour en Suède, il fonde en 1908 l'entreprise de BTP Kreuger & Toll.

Ils rencontrent un grand succès avec des contrats prestigieux pour la construction notamment du stade olympique de Stockholm ou du grand magasin Nordiska Kompaniet.

En 1917, Ivar fonde Svenska Tändsticks AB qui, par l'acquisition de monopoles nationaux, devient le plus important producteur d'allumettes au monde.

Après la Grande Dépression, les entreprises de Kreuger accordent des prêts à différents gouvernements européens en échange d'un monopole sur les allumettes dans tout le pays.

Outre la production d'allumettes, il étend son influence sur une grande part de l'industrie forestière du Nord de la Suède.

En 1919, il prend le contrôle de la Svensk Filmindustri.

En 1929, Ivar acquiert une participation majoritaire dans la compagnie de téléphone Ericsson.

Dans les années 1920, il dirige en Suisse les capitaux qu'il a levés aux Etats-Unis puis les dirigent au Liechtenstein, contribuant au développement de ce nouveau paradis fiscal.

En 1931, il contrôle environ 200 entreprises en Europe et à son apogée, sa fortune a été estimée à 30 milliards de couronnes suédoises, soit l'équivalent de 8 milliards de dollars américains de l'époque, ce qui en fait l'une des plus grandes fortunes de son temps.

En raison du krach boursier, son entreprise Kreuger & Toll est mise en faillite en 1932.

Il meurt le 12 mars 1932, à 52 ans, dans des conditions mystérieuses (suicide ou assassinat).



homme suède alumettes industriel
IVAR KREUGER



Voici le proverbe du lundi 2 mars 2026 :


MARTXO LILI, URHE LILI.

Fleurs de mars, fleurs dorées.


fleur mars
FLEUR DE MARS



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE CHEMIN DE FER D'INTÉRÊT LOCAL P D'URT À CAMBO EN LABOUR oR7GUED AU PAYS BASQUE EN 1883 (deuxième partie)

LE CHEMIN DE FER D'INTÉRÊT LOCAL D'URT À CAMBO EN 1883.


Les chemins de fer d'intérêt local ont été pour la première fois par une loi du 12 juillet 1865, qui avait en vue la création de lignes devant être construites et exploitées à bon marché.



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GARE 64 CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN


D'après cette loi, les départements et les communes étaient autorisés à exécuter soit eux-mêmes, soit par voie de concession, avec le concours et sous le contrôle de l'Etat, des chemins de fer destinés principalement à relier aux grandes lignes les localités secondaires.



L'exposé des motifs de la loi indiquait clairement le but qu'on voulait atteindre : il s'agissait de créer en quelque sorte la vicinalité des chemins de fer. Une entière liberté était d'ailleurs laissée aux départements et aux communes pour le mode de construction des lignes et la largeur de la voie.



Cette loi n'a pas réalisé les espérances conçues par ses auteurs ; c'est ainsi qu'au 31 décembre 1870, la longueur livrée à l'exploitation n'était que de 268 kilomètres, celle en construction ou à construire, de 1 502 kilomètres.



Au 31 décembre 1880, la longueur totale concédée n'atteignait encore que 3 681 kilomètres, savoir : Longueur exploitée 2 189 kilomètres. En construction ou à construire 1 492 kilomètres.



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GARE A CHÂTEAU CELHAYA 64 CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet La Revue de Saint-Jean-de-Luz et des Stations Thermales et 

Balnéaires des environs, le 10 Décembre 1883 :



"Chemin de fer d'intérêt local d'Urt à Cambo.

Supplément au Rapport que nous avons publié dans notre Revue du 26 novembre.

Analyse de ce Rapport.


Eléments de prospérité de cette voie.



Affluents. — Départements des Landes : Produits agricoles, résineux, corsiers liège, marnières. — L'Adour. — Le chemin de halage. — Le chemin de fer de Bayonne à Toulouse.



La gare d'Urt.



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HÔTEL DES POSTES ET AVENUE DE LA GARE 64 URT
PAYS BASQUE D'ANTAN


Urt : salines, tanneries, chantiers de construction, pêche, bois, vignobles, carrières de pierre et de marne, marchés, foires.


Affluents— Urcuit, Lahonce : carrières de pierre, de plâtres, d'un côté ; de l'autre, une partie de Bardos, de Guiche et de Sames : espèces bovine et chevaline ; cerises de Guiche.


Le chemin de fer d'Urt à Cambo et de Cambo à St-Jean-Pied-de-Port aura, d'après nous, pour conséquence forcée l'établissement d'un tramway de Cambo à St-Jean-de-Luz et de Cambo à Ainhoa et au pont de Dancharienia et Espagne.



A la gare d'Urt descendront tous les voyageurs venant de Peyrehorade, de Pau et au-delà en amont, qui se rendront à Labastide, Hasparren, Cambo et cette partie du Pays Basque. Nous dirons plus : les touristes qui viendront de Peyrehorade, de Pau et d'Oloron, préféreront prendre cette voie pendant l'été pour aller à St-Jean-de-Luz s'il y a un service de voiture établi entre Cambo et St-Jean-de-Luz. La route est une des plus jolies du département. De Bayonne pour se rendre à Labastide et Hasparren, on prendra la gare d'Urt inévitablement.



La gare d'Etchecolou d'Urt.


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ROUTE DU PORT ET DE LA GARE 64 URT
PAYS BASQUE D'ANTAN


Etchecolou : tuileries, poteries, carrière de marne, bois.


Affluents. — Une portion de Bardos, Guiche, Sames, Bidache (carrières de pierres), tissanderies à Bardos d'un côté ; de l'autre, Briscous, salines, bois, vignobles, carrières de marne ; route départementale de Bayonne à Oloron desservant ces communes.



La station de la Ferrerie.


Subordonnée aux mines de fer qui pourront s'y trouver, et qui doivent exister si les raisons que nous avons données dans notre dernier numéro ont un fondement quelconque. Presque tout le long de cette route on rencontre des fontaines d'eau ferrugineuse bien accusée.



Gare de Labastide Clairence.


Labastide Clairence : fabriques de berrets, tricots ; banc d'ardoises, celles ci à juger par la superficie du sol ; bancs de schiste, vignobles, vin renommé, marchés, foires.


Affluents. — Pessarou : tanneries, clouteries. — Orègue, le bois de Mixe qui en fait partie : châtaignes renommées. — Arraute, Charritte, Amorots-Succos, Béguios, le bois de Mixe (ces communes, pour se rendre à Bayonne, la distance étant plus courte, préféreront prendre la gare de Labastide que celle de St-Palais) : produits agricoles ; vins de Béguios, Amorots-Succos.



Gare de Lucou (Ayherre).


Ayherre : fabrique de marrègues.


Affluents. — Isturitz, St.-Martin-d'Arberoue : carrière de marbre. — St.-Esteben, Méharin, Hélette pour une partie, Armendarits, relié par un chemin d'intérêt commun : produits agricoles, première fertilité, vins recherchés.



Gare de Hasparren.


Hasparren : tanneries, cordonneries, — sandaleries, saboterie, vin renommé, terres de première qualité, marché des plus considérables du département.


Affluents. — Bonloc : tanneries. — Mendionde, Macaye, la belle commune de Hélette (grands marchés à Hélette) : pâturage, bétail de premier ordre. — Urcuray : tanneries.



Gare de Cambo (thermes).



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GARE ET THERMES CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN




Affluents. — Larressore, petit séminaire. — Ustaritz : couvent des Filles de la Croix. — Halsou, Jatxou : produits agricoles, pêche, fabriques de makilas ou bâtons basques, insuffisantes souvent pour satisfaire aux nombreuses demandes qui sont faites.



Autres affluents. — Espelette, grands marchés, commerce avec l'Espagne. — Souraïde, Itsatsou : mines à explorer, cerises d'Itsatsou. — Louhossoa, kaolin. — Ainhoa : mines de fer. — St.-Pée : riches vallées, marché.



Autre affluent appelé à donner une grande importance. — L'Espagne : vin de Navarre, grand commerce. — Tous les transports à faire en amont du chemin de fer du Midi aboutiront à la gare de Cambo.



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GARE DE 64 CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN


Routes.



Route départementale traversant la gare d'Etchecolou. — Chemin de grande communication de Garris à Urt, et de St.-Jean-de-Luz à Bardos, ce dernier longeant la voie ferrée presque dans tout son parcours. — Cambo : route départementale de Bayonne à St.-Jean-Pied-de-Port. — Hasparren : route nationale de Bayonne à St.-Jean-Pied-de-Port.



Rivières.



L'Adour, la Nive, l'Aran, la Joyeuse, l'Arberoue, l'Ardanabie, autour du réseau. — L'Ihouri à Orègue. — De nombreux moulins sur ces quatre dernières rivières, ni navigables ni flottables. Nous faisons observer que la Joyeuse était autrefois navigable jusqu'à Labastide-Clairence. Un pont jeté sur la Joyeuse porte encore aujourd'hui le nom de "pont du port" ; et, d'après des études qui ont été faites, cette petit rivière serait rendue encore navigable par la suppression des moulins bâtis le long de son cours, cause qui a arrêté la navigation.



Excursions, Promenades.



Cambo, Pas-de-Roland, Mondarrain, Ursuya, marchés et foires de la contrée, grotte d'Isturits, ruines des châteaux de Belzunce et de Bidache.


Les coteaux, dans un grand nombre de communes traversées par la voie, sont cultivés en vignoble, et partout le vin est très bon. — Cette culture prendrait un très grand développement avec les moyens de transport faciles et économiques que leur procurera le chemin de fer."



A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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dimanche 1 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 1ER MARS 2026 SAINT AUBIN ET SAINT LÉON - GOTZON

 

PROVERBE DU 1ER MARS 2026 (SAINT AUBIN) (SAINT LÉON) (GOTZON).


AUBIN : Moine près de Guérande, puis abbé du monastère de Tincillac en 504, Aubin devient évêque d'Angers en 529.



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1ER MARS SAINT AUBIN D'ANGERS

Aubin naît vers 468-469, dans une famille noble du diocèse de Vannes.

Aubin se signale par ses dénonciations de l'inceste qui était, paraît-il, pratique courante parmi les guerriers francs de l'époque Mérovingienne.

Aubin est bilingue : breton et latin/roman.

Le concile d'Orléans de 538 le juge très sévère.

Aubin meurt le 1er mars 550.

Saint Aubin est le saint patron d'Angers, de Guérande et de nombreux villages en France.

Aubin est le saint patron des boulangers et pâtissiers.




religion catholique saint sainte aubin
1ER MARS SAINT AUBIN D'ANGERS

LÉON : Léon naît à Carentan (Manche) vers 856.




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1ER MARS SAINT LEON DE CARENTAN


Léon part avec ses parents rejoindre la cour du roi Louis II de Germanie en Bavière.

Puis, il va, à Paris, étudier dans une école fondée par Charlemagne.

En 888, il est nommé archevêque de Rouen, avant d'être chargé par le pape d'évangéliser les Basques.

Premier évêque de Bayonne, il convertit les païens du Labourd, de la Navarre et de la Biscaye.

Il meurt décapité, vers 890, par les Vikings en même temps que ses frères Philippe et Gervais.

Il est le patron de la ville de Bayonne et fêté le 1er mars.

Léon est également l'un des patrons des navigateurs, en raison de ses voyages par voie maritime.



GOTZON : Asko daude Bizkaian. Angel, Angelu : San Leon jaiak. Eskoriatza, Mendaro.

(...) Arrizko gotzon (aingeru) polittak. Altuna 26. Deun Mikel Gotzon, Euzkadiren Zaindaria. Enb 108.

Ikastolako gotzon txikitxuekaz. Ib. 86. Gotzon-eresi. Ib. 85. Abesten dauana gotzon irudi. Ib. 201. Zure inguruak ain zoragarri / gotzon (...)

Grezierako angelos "mezularia" hitzetik latineko angelus sortu zen, eta hemendik euskarazko aingeru. Ezagutzen dugun aipurik zaharrena Basaburu Nagusiko (Nafarroa) 1552ko Aingeru de Igoa da. Duen zabalkundeak umeak zaintzen dituen aingeru guardakoarekiko begiruneari zor zaio, izen hau ematearekin haurra babestuago egongo dela uste izaten baita.

Aldaera : Gotzon (Deun-ixendegi euzkotarra-DIE).





Un décès du 1er mars : Violet Keppel, dite Trefusis.



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MISS VIOLET KEPPEL 1917



Né le 6 juin 1894 à Londres (Angleterre) - Mort le 1er mars 1972 à Florence (Toscane, Italie).

C'est une écrivaine britannique, membre de la haute société anglaise.

Violet est la fille d'une aristocrate, maîtresse du roi Edouard VII.

Elle passe sa première jeunesse à Londres.

A 10 ans, elle rencontre Vita Sackville-West, qui sera l'amour de sa vie.

En juin 1919, elle épouse Denys Trefusis, dans un mariage blanc.

Avec son amoureuse Vita, elle fait de nombreuses fugues et voyages, en 1918, 1919 et 1920.

En janvier 1921, Vita et Violet font un dernier voyage en France, où elles passent ensemble 6 semaines.

En mars 1921, c'est la fin de leur liaison et Violet est envoyée en Italie.

A partir de 1923, elle devient l'une des nombreuses liaisons amoureuses de la princesse de Polignac, héritière de la firme de machines à coudre Singer.

Celle-ci la présente au Tout-Paris du monde des arts et lui fait rencontrer notamment Francis Poulenc et Henri Sauguet.

En 1924, sa mère achète une grande villa en Toscane, "L'Ombrellino", qui deviendra plus tard la propriété de Violet.

En 1929, son mari Denys meurt.

Après sa mort, Violet publie plusieurs romans, soit en anglais, soit en français, qu'elle avait écrits dans un manoir médiéval, à Saint-Loup-de-Naud, manoir offert par la princesse de Polignac, en cadeau de rupture.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, à Londres, elle participe aux émissions de radio de la France libre, ce qui lui vaut la Légion d'honneur après la guerre.

A L'Ombrellino comme à Saint-Loup-de-Naud, elle reçoit des personnalités du monde politique, littéraire ou artistique.

Elle meurt le 1er mars 1972, à 77 ans.


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PORTRAIT DE VIOLET TREFUSIS 1952
PAR PAMELA CHANDLER
NATIONAL PORTRAIT GALLERY



Voici le proverbe du dimanche 1er mars 2026 :

SAN-LEON, AMA HAURREN BEHARREN PATROINA.

Saint-Léon, patron des mères attendant un enfant.



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FONTAINE ST-LEON BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE EN 1940 (troisième partie)

 

UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE.


Depuis des siècles, il y a des pêcheurs au Pays Basque.



pays basque autrefois pêche baleine morue terre-neuve
TERRE-NEUVAS 1941
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet Madame Maxime Dégros dans le Bulletin de la Société des 

sciences, lettres & arts de Bayonne, en juillet 1940 :



"La grande Pêche Basque des origines à la fin du XVIIIe siècle.



... Il est difficile d'admettre que, si à l'arrivée des Basques, les indigènes avaient parlé espagnol ou portugais ils se fussent donné la peine, ceux-là d'enseigner un langage nouveau, ceux-ci de l'apprendre ; que si les Basques avaient entendu nommer les sites naturels de la région par des vocables espagnols ou portugais ils les eussent débaptisés pour leur donner des appellations tirées de leur propre langue.



D'ailleurs les Espagnols semblent avoir été précédés aussi des Bretons, car dans une transaction du 14 décembre 1514, entre les moines de Beauport et les habitants de l'île Bréhat, ceux-ci déclarent payer au couvent depuis 60 ans, une dîme en poissons pêchés "en la coste de Bretaigne, Terre-Neufve, Irlandre".



Donc, sans parler des Scandinaves qui connurent certainement l'Amérique dès le haut Moyen-Age, mais dont il ne reste aucune trace, les Espagnols n'y pénétrèrent qu'après les Bretons et surtout après les Basques. En admettant donc que ce soient les Basques qui aient les premiers abordé le rivage Américain, on peut se demander à quel côté de la frontière pyrénéenne ils appartenaient ; aux deux vraisemblablement, dirigés peut-être par des Capbretonnais, car Capbreton dans de nombreux documents réclame l'honneur de la découverte.



Attribuons-le lui puisqu'aucune aucune autre ville ne le revendique et que c'est la plus importante de la région vers 1390, époque où peut se situer la première expédition.



Autre question : où abordèrent-ils ? sans aucun doute à Terre-Neuve ; sur la côte sud probablement. Peu à peu, ayant découvert l'île de Capbreton, ils remontent par l'ouest, font le tour de l'île, donnent aux trois pointes des noms basques : caps de Grat, de Raze, de Raye ; s'établissent de préférence sur la côte sud, plus favorable à la pêche, puis pénètrent sur le continent proprement dit, par le golfe St-Laurent qu'ils appellent la Grande baie, suivent la côte canadienne (en 1535 Jacques Cartier note la présence de nombreux pêcheurs basques au Canada), une île de la rivière de Québec s'appelle déjà "île des Basques",) finalement atteignent le Labrador.



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CARTE DE L'ÎLE DE CAP BRETON VERS 1750



Ayant trouvé à Terre-Neuve des baleines et des morues, les Basques y retournent tous les ans établissant ainsi, très probablement, la première ligne commerciale entre les deux continents, et si leur découverte demeura inconnue, c'est qu'elle fut seulement à l'époque une affaire commerciale et locale, sans aucune reconnaissance officielle.



La colonisation du pays fut tardive et ne fut pas l'oeuvre des Basques.



Il faut attendre 1550 pour voir la France s'intéresser sérieusement à l'île, considérée alors comme une dépendance de notre colonie canadienne. A ce moment les Basques partaient chaque été pour l'île, y possédaient des établissements pour la préparation des morues et un certain nombre d'entre eux s'y étaient fixés définitivement.



Ils avaient des relations amicales et régulières avec les indigènes et une situation nettement prépondérante dans l'île ; d'où leur rivalité constante avec les Espagnols et les Anglais dès que ceux-ci, à leur tour, vinrent pêcher à Terre-Neuve.



Il aurait fallu que le gouvernement protégeât les pêcheries en fondant une véritable colonie, avec des établissements officiels fixes ; l'Angleterre le fit bien avant la France. Celle-ci se bornait à faire escorter ses bateaux de pêche par des bâtiments de guerre qui patrouillaient sur les bancs pendant la saison.


Nos pêcheries souffrirent beaucoup des luttes entre la France et la Maison d’Autriche ; pour éviter les corsaires espagnols chaque flottille de pêche était protégée par des navires de guerre. Il y eut cependant de nombreuses pertes et les colons basques de Terre-Neuve vécurent alors une mauvaise période. 


Le traité de Cateau Cambrésis, en mettant fin à cette guerre, rendit la sécurité à nos pêcheries qui se développèrent alors très rapidement, non par le nombre des habitants fixés au pays, mais par les encouragements qu’au début du XVIIe siècle le gouvernement leur donna, et l’impulsion qu’elles ressentirent du développement de nos colonies acadienne et canadienne. 


Mais si en temps de paix, l’Angleterre et l’Espagne laissèrent tranquilles les pêcheries françaises, une lutte officieuse continua toujours sur mer. 


En 1568 les habitants de Capbreton déplorèrent la perte de navires "venans du veaige de Terreneufve" et capturés par des corsaires. Les prises de cette sorte furent constantes et d’autant plus acharnées, que l’habileté des Basques et la faiblesse relative de la concurrence qu’ils subissaient alors, leur permirent des armements assez nombreux. 


En 1578 par exemple, sur 180 baleiniers français partis pour Terre-Neuve, on en compta 30 basques, auxquels il faut adjoindre un nombre environ égal de navires basques espagnols pêchant de concert avec eux.


Mais, dès ce moment, la pêche basque espagnole perdit de son importance au profit de la pêche basque française. 


En 1584, des navires de St-Jean-de-Luz débarquèrent des chargements de morues à St-Sébastien, à Bilbao en 1613. Vers 1625, une importation régulière s’établit en Biscaye. En 1631, le Guipuzcoa n’envoie plus un seul bâtiment à Terre-Neuve. 


Les Basques connurent au XVIIe siècle l’apogée de leur pêche à Terre-Neuve ; ils n’en furent que plus jalousés par les autres puissances, surtout quand un nouveau terrain de pêche s’ouvrit pour eux dans les mers boréales. 




pays basque autrefois pêche baleine morue
CARTE TERRE-NEUVE 1807

Les expéditions au Spitzberg. Le développement de la pêche et son apogée jusqu’au traité d’Utrecht.


S’il est vraisemblable que, dès la fin du Moyen-Age, les Basques aient fréquenté les mers du Nord et après escale à Bruges, qu’ils aient relâché sur la côte de Norvège, apportant du sel de France, rapportant des baleines et de la rogue achetée à Bergen, il est certain en tous cas qu’ils allaient en Ecosse au début du XIVe siècle.


Au  début du XVe siècle, vers 1412 peut-être, ils atteignirent l’Islande (une chronique islandaise relate à cette date l’arrivée de 20 navires basques et bayonnais à Groenderfioerd et dans le golfe de Grunder). 


Ils entretinrent des relations avec les indigènes, car certains de leurs usages furent adoptés par les Islandais, (entre autres : la fabrication de la cilia, boisson d’orge et d’eau) ; mais ils ne paraissent pas y avoir installé d’établissements pour préparer la morue, pratiquant seulement la pêche dérivante, ce qui expliquerait le peu de produits qu’ils en rapportaient.  


En 1535 ils découvrirent le Groenland, puis vers la fin du siècle, parvinrent à la côte sud-ouest du Spitzberg. Ce sont eux, probablement, qui baptisèrent "Baye des Franchoys" l’actuel Bellsond. 


Comme ils rencontrèrent d’autres Français, des Anglais et des Hollandais, ils restèrent cantonnés dans cette Baye des Franchoys, dans le Refuge français (plus tard Port-Louis) et dans la Baye des Basques.



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CARTE DE TERRE-NEUVE 1783

Il ne semble pas qu’il y eut, à l’origine, d’expéditions organisées, mais quelques armements individuels et surtout des enrôlements de Basques sur des navires étrangers. 


Le Spitzberg était déjà fréquenté par les Hollandais, qui l’avaient découvert en 1596 et par les Anglais. Les uns et les autres, pour apprendre l’art de la pêche, avaient eu recours aux Basques dont l’habileté, pour harponner surtout, était unanimement reconnue. Par des flatteries, en leur élevant des statues par exemple, en leur promettant un plus grand débouché pour leurs produits, ils les attirèrent chez eux, "estants lesdits basques de nation françoise et par naturelle adresse et longue expérience, seuls capables de ce faire (pêcher)". 


L’éducation des Hollandais date de cette époque, celle des Anglais remonte au début du XVIe siècle quand ils voulurent aller à Terre-Neuve. 


Les Basques acceptèrent de louer leurs services comme harponneurs ou dépeceurs. Sur les navires hollandais, le second capitaine était Basque, c’était le "Speck-synder", coupeur de lard ; il prenait la direction de la pêche quand le navire, conduit par le capitaine hollandais, était arrivé à destination. 


En se louant à l’étranger, les Basques commirent une grosse faute, car, une fois instruits, leurs élèves allaient devenir leurs rivaux. 


Ce fut probablement en 1612 que pour la première fois, une véritable flottille de pêche partit des ports basques à destination du Spitzberg. Elle se composait "d’une navire de Biscaye, lesquels... sont plus habiles à tirer ou prendre les balaines, qu’aucune autre nation de la chrestienté (qui) sont retourné avecques raisonnable prouffit et trois frégates de St-Jean-de-Luz. En outre, de douze Luziens au service de la Hollande : 3 maistres harponiers, 3 maistres de chalupe et les 6 autres pour servir à cuire les huilles et couper les baleines ..." 


En 1613, les navires principaux furent la "Grâce de Dieu", bâtiment de 600 tx, de St-Jean-de-Luz, commandé par Miguel Haristéguy et les "quatre fils Aymon" avec Miguel d’Etchepare. 


L’expédition eut à souffrir des mauvais traitements que lui infligèrent Hollandais et Anglais furieux de voir porter atteinte au monopole de leurs compagnies respectives : la Moscovia et la Company of the Muskovia merchants. 


Sept vaisseaux anglais forcèrent un petit navire de St-Jean-de-Luz à rebrousser chemin et sommèrent les autres de quitter la Baye des Franchoys ; devant l’attitude énergique des Basques, ils les laissèrent continuer leur pêche mais sur la promesse de leur abandonner tous les fanons de baleines et la moitié de l’huile recueillie "pour ce que les Français scavoyent bouillir si vistement et en si peu de temps une grande quantité de la graisse mieux qu’autres nations". 


Bien soutenus par les jurats de St-Jean-de-Luz et les échevins de Bayonne, les Basques continuèrent à envoyer une flotte chaque année. Mais l’histoire de la pêche ne fut qu’une suite de luttes entre pêcheurs de différentes nations. 


En 1614, Lassale, député de Bayonne à Paris, presse le gouvernement de protéger la flotte que les Anglais veulent empêcher de partir. En 1615 le "St-Jehan l’Evangeliste" navire de Dieppe dont les harponneurs étaient Basques, fut capturé par les Hollandais. 


Officiellement, les gouvernements anglais et hollandais recommandaient à leurs nationaux de ne pas entraver la pêche, mais ils fermèrent volontairement les yeux, ou les capitaines passèrent outre leurs défenses. 


Un accord passé en 1619 entre l’Angleterre, la Hollande et le Danemark partagea les côtes du Spitzberg, n’attribuant aux Français que l’extrême nord (cap de Biscaye)


Pour protéger ses droits et sur la demande des Basques pour qui la pêche était le seul moyen d’existence, la France recourut elle aussi au système des compagnies. Ce fut d’abord, en 1621, la "Royale et Générale compagnie du commerce pour les voyages de long cours ... et la pêche des baleines". Le siège central s’installa au Havre où les Basques apportèrent les produits de leur pêche et d’où partirent les expéditions.  


En 1628, la Compagnie havraise de Moscovie remplaça la précédente et mit la flotte française sous la direction du Luzien Jean Vrolicq qui fréquentait déjà ces parages depuis une dizaine d’années. 


Tout se passa relativement bien jusqu’en 1631, où des capitaines hollandais vinrent demander à Vrolicq à Port St-Pierre (sud-ouest) qui lui avait donné l’autorisation de pêcher au Spitzberg. Il répondit que le pays, étant inhabité, était commun à tous. 


En 1632 malgré la compagnie néerlandaise qui avait interdit à Bayonne d’envoyer sa flotte, Vrolicq se trouva avec trois navires au Port St-Pierre ; il y fut attaqué par les Hollandais mais leur résista victorieusement, aidé par le Danois Braem. 


L’année suivante, quatre navires havrais et dieppois, furent pris par les Hollandais. Des marchands de St-Jean-de-Luz et Ciboure, qui en étaient commanditaires perdirent ainsi 2 000 écus."




A suivre...





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