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lundi 16 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 16 FÉVRIER 2026 SAINTE JULIENNE ET SAINT SIMÉON - JULENE

PROVERBE DU 16 FÉVRIER 2026 (SAINTE JULIENNE) (SAINT SIMÉON) (LUCILE) (JULENE).


JULIENNE : Julienne naît à Nicomédie (Turquie), au début du 4ème siècle.



religion catholique saint sainte julienne
16 FEVRIER SAINTE JULIENNE DE NICOMEDIE


Julienne est martyrisée en 305, parce que fiancée au préfet de Nicomédie, elle veut le convertir.

Même son père, paraît-il, réclame sa mort pour un pareil crime.

Le culte de Julienne était très important à Naples, au Moyen Âge.




religion catholique saint sainte julienne
16 FEVRIER SAINTE JULIENNE


SIMÉON : Saint Siméon naît au 2ème siècle.



religion catholique saint sainte siméon
16 FEVRIER SAINT SIMEON DE METZ



Siméon est juif, originaire de Crète et pendant 30 ans il est évêque de Metz.

On sait peu de chose sur Siméon.

De nombreux miracles sont attribués à saint Siméon.

Il est inhumé dans la crypte de Saint-Clément à Metz.


Voici ce que rapporta à son sujet La Gazette de France, le 15 février 1897 :

"Mardi 16 février. Saint Siméon (IIe siècle). 

Il était juif, originaire de Crète et fut trente ans évêques de Metz. C’est tout ce qu’on sait de lui. Il avait été inhumé dans la crypte de Saint-Clément. Angelrame, un de ses successeurs, ayant soumis à son église l’abbaye de Senones dont il était abbé, ses religieux, exempts jusque-là des juridictions épiscopales, en murmurèrent. L’évêque, pour regagner leur cœur, leur donna les reliques de saint Clément. Les moines d'abord les refusèrent, et l’on dut les déposer dans une chapelle bâtie sur une colline voisine. Mais les miracles qui s’y produisirent furent si nombreux que les religieux réclamèrent bientôt ces saintes reliques. (Chronique de Richer, religieux de Senones (XIIIe siècle).




JULENE : Gaztelaniako "Juliana".

(...) Julene - Sabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Santu Izendegia-n Gaztelaniazko Juliana izenarentzat proposatzen den baliokidea. Ikus Juliana. - - Juliana / / Julienne (...)

Juliana : Juliana (es), Julienne (fr), Juliana (en).

Latineko Iulius izenaren Iulianus gentiliziotik sortu ziren Juliano eta Julian. Kapadoziako santa Julianaren erlikiak Santillana del Mar (Kantabria) herrian daude. Santuaren eguna otsailaren 16an da. Aldaera : Julene (Deun-ixendegi euzkotarra).


Un décès du 16 février : Pierre-Henri de Valenciennes ou Pierre-Henri Valenciennes.



france peintre 18ème 19ème siècle paysage corot polytechnique
AUTOPORTRAIT DE PIERRE-HENRI DE VALENCIENNES


Né le 6 décembre 1750 à Toulouse (Haute-Garonne) - Mort le 16 février 1819 à Paris.

Pierre-Henri est un artiste peintre français néo-classique, spécialisé dans la peinture de paysage.

Il étudie la peinture à l'Académie royale de Toulouse de 1770 à 1771, puis dans l'atelier de Gabriel-François Doyen.

Il se rend en Italie une première fois en 1769, s'installe à Rome de 1777 à 1781, voyage au Proch-Orient en 1782-1784 et revient finalement, avec de nombreux carnets de dessins, s'établir à Paris où se déroulera la plus grande partie de sa carrière.

Il est admis à l'Académie de peinture en 1787.

A la Révolution, Pierre-Henri figure parmi les artistes logés au Louvre.

En Italie, il a étudié la perspective, et exécuté des études en plein air qui témoignent d'une sensibilité nouvelle devant la nature.

Son intérêt principal est le paysage historique.

De ce point de vue l'étude en plein air est essentielle, mais comme préalable à la réalisation, en atelier, d'une composition historique.

Tous les tableaux qu'il présente régulièrement aux Salons jusqu'en 1819, à quelques exceptions, sont tous des paysages historiques.

Pierre-Henri ouvre son propre atelier où, entre 1795 et 1800, il forme entre autres Jean-Victor Bertin et Achille Etna Michallon, eux-mêmes futurs maîtres de Corot, ainsi que Louis Etienne Watelet, Louis-François Lejeune et Pierre Prévost.

Il donne des cours de perspective à l'Ecole polytechnique, fondée en 1795, et fait paraître, en 1799, ses Eléments de perspective pratique, à l'usage des artistes, suivis de réflexions et Conseils à un Elève sur la Peinture et particulièrement sur le genre du Paysage.

En juillet 1812, il est nommé professeur de perspective, à l'Ecole impériale des Beaux-Arts, succédant à Pierre-Charles Dandrillon.

Il meurt le 16 février 1819, à 68 ans.




france peintre 18ème 19ème siècle paysage corot polytechnique
PEINTRE PIERRE-HENRI DE VALENCIENNES



    Voici le proverbe du lundi 16 février 2026 :



    ALDI JUANA EZ DA ITZULTZEN.

    Le temps passé ne revient plus.


    pays basque autrefois eglise labourd religion
    EGLISE URRUGNE
    PAYS BASQUE D'ANTAN




    (Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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    UNE NOUVELLE CHANSON : "ABERRIAREN MUGAK"

    "ABERRIAREN MUGAK"



    Txomin Artola, né le 26 juillet 1948, à Hondarribia, en Gipuzkoa, est un chanteur Basque.




    DISQUE HONDARRIBIAN URBIL ET TXOMIN ARTOLA 1997




    Après vous avoir présenté plusieurs chanteuses et chanteurs, ainsi que des chansons dans des 

    articles précédents : "Hegoak  (Txoria Txori)", Imanol Larzabal Goñi, le groupe Itoiz, la 

    chanteuse "Estitxu", le chanteur Luis Mariano, la chanson "Ikusten duzu goizean" de J-B 

    Elizanburu, la chanson "Fandango du pays basque", les chansons de Noël du groupe Gaztelu 

    Zahar d'Hendaye, la chanson "Boga boga" de Jésus Guridi"Mustafadu groupe de rock 

    Sustraia, la chanson "Haurrak ikas zazue", la chanson "Guk Euskaraz" d'Urko, la chanson 

    "Azken Dantza Hau" de Manex Pagola, la chanson "Xalbadorren heriotzean" de Xabier Lete, la 

    chanson "Bagare" de Gontzal Mendibil et Xeberri, la chanson "Euskal Rock N'Roll" de Niko 

    Etxart, la chanson "Gogoaren Baita" d'Anje Duhalde, la chanson "Arrantzaleak" du groupe 

    Arrantzaleak, la chanson "Aitormena" du groupe Hertzainak, la chanson "Arbola Gainean

    du groupe Guk, la chanson "Zenbat Gera" de Benito Lertxundi, la chanson 

    "Denok Batera" de Gorka Knörr, la chanson "Itsasoa Gara" de Ken Zazpi, la chanson 

    "Itsasontzi Baten" de Kaxiano, la chanson "Aita-Semeak" du groupe Oskorri, la chanson 

    "Pottoka Mendian" du groupe Otxalde, et la chanson "John Zaharra" de Mikel Markez, voici 

    aujourd'hui la chanson "Aberriaren Mugak" de Txomin Artola.



    Txomin Artola reconnaît deux influences claires dans son oeuvre musicale : la musique américaine de Bob Dylan ou Simon & Gartfunkel et, en raison de son séjour au Royaume-Uni, à l'âge de 21 ans, le son d'une partie du folk anglais.



    Dès 1975, il publie son premier album, "Olaxta", avec des poèmes écrits par son propre père, Fernando Artola "Bordari".



    En plus de ses albums solo, il a été membre du groupe folk des années 70 Haizea et a collaboré avec son amie Amaia Zubiria, dans le projet "Folk-lore sorta".

    De plus, il a sorti également quelques albums avec son fils Urbil, membre du populaire groupe Basque Sorotan Bele.



    En 1997, il publie avec son fils Urbil, son dernier  disque, "Hondarribian".

    Ce disque, d'une durée de 42 mn 36 s, comprend 14 titres, dont le titre "Aberriaren Mugak" (Limites de la partie) est le 5ème titre de la face A.



    Ce titre a une durée de 3 mn 18 s . Les paroles sont de Jozerra Garzia, le compositeur Txomin Artola et l'harmonisation est de Jo Maris.


    Voici les paroles en Basque de cette chanson.


    Aberriaren Mugak.


    Couplet 1 :

    Nire aberria lurra bezain zaharra da

    Baina ez da lurra bakarrik,

    Haizeak bezala inguratzen nau eta

    Lotzen, askatzen nauelarik



    Couplet 2 :

    Nire aberria suaren antzekoa da

    Beti bera, berria beti

    Epeltzen nau kanpoan hotz dagoenean

    Ta erretzen ere badaki.



    Refrain :

    Aberriaren mugak, euskararenak,

    Euskara zabalduaz

    Lau haizeetara

    Zabalago egiten gara.



    Couplet 3 :

    Nire aberria harrizko herria da,

    Hitzezkoa eta hitzekoa,

    Altzairuzko txakolin, ardo zurezkoa

    Eta hondar anonimoa.



    Couplet 4 :

    Nire aberria burdin bihurria da

    Oroimenean arindua

    Itsaslaminen baten herdoilezko kantu

    Etorkizunez fosildua.



    Voici les paroles en français de cette chanson.



    Les limites de la patrie.



    Couplet 1 :

    Ma patrie est aussi vieille que la Terre

    Mais ce n'est pas que de la terre,

    Elle m'enveloppe comme le vent et

    Me lie, tout en me libérant.



    Couplet 2 :

    Ma patrie est semblable au feu,

    Toujours le même et toujours renouvelé,

    Elle me réchauffe lorsqu'il fait froid dehors

    Et sait aussi brûler.



    Refrain :

    Les limites de notre patrie et celles de l'euskara,

    Sont pour la plupart en nous,

    En répandant l'euskara aux quatre vents,

    Nous nous faisons plus nombreux.



    Couplet 3 :

    Ma patrie est un pays de pierre,

    D'expression et d'engagement,

    Un vin d'acier, un vin de bois

    Au terroir mystérieux.



    Couplet 4 :

    Ma patrie est un métal rebelle,

    Façonné par l'expérience,

    Chant rauque de sirène éraillée,

    Pétri d'éternité.



    Refrain (bis).







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    dimanche 15 février 2026

    PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 15 FÉVRIER 2026 SAINTE GEORGETTE ET SAINT CLAUDE - JURDANA


    PROVERBE DU 15 FÉVRIER 2026 (SAINTE GEORGETTE) (SAINT CLAUDE) (JURDANA).


    GEORGETTE : Georgette est une religieuse franque, anachorète, vivant vers l'an 500, en Auvergne, capitale de la Gaule mérovingienne.


    religion catholique saint sainte georgette clermont
    15 FEVRIER SAINTE GEORGETTE DE CLERMONT


    La seule information sur la sainte vient de Grégoire de Tours, qui en parle dans son De Gloria Confessorum (A la Gloire des Confesseurs).

    Refusant de se marier, Georgette mena une vie d'ermite à la campagne, priant et jeûnant.

    Georgette est vénérée comme sainte par l'Eglise catholique, qui le commémore le 15 février.


    Voici ce que rapporta à son sujet La Gazette de France, le 15 février 1897 :

    "Sainte Georgette (VI- siècle). 

    En l’an 500, vivait à Clermont en Auvergne une pieuse enfant nommée Georgette. Pour n’être point détournée de la fidélité qu’elle avait promise à Dieu, par un mariage auquel la poussaient ses parents, elle se retira dans une solitude où son occupation était le jeûne, la prière et la mortification, pour faire de son corps un "reliquaire de chasteté." 

    Lorsqu’elle fut sortie de ce monde, pendant qu’on portait en terre son corps "plus pur qu’un beau lys," un vol de colombes, "aussi blanches que cygnes," l’accompagna à l’Eglise et se logea sur le toit jusqu’à ce que fut achevé l’office et qu’on eût enseveli la dépouille virginale. Après quoi, les colombes reprirent leur essor haut dans le ciel, et on les perdit de vue. 

    (Saincts d’Auvergne, Par messire Jacques Blanche).




    CLAUDE : Claude de la Colombière est un prêtre jésuite, né le 2 février 1641, à Saint-Symphorien-d'Ozon, près de Lyon.



    religion catholique saint sainte claude
    15 FEVRIER SAINT CLAUDE DE LA COLOMBIERE

    En 1666, Claude est envoyé à Paris pour étudier la théologie et est choisi comme précepteur des enfants de Colbert.

    Ses études terminées, Claude est ordonné prêtre.

    En 1674, Claude est directeur spirituel de Marguerite-Marie Alacoque, religieuse visitandine.

    En 1676, Claude est prédicateur de la catholique Marie-Béatrice de Modène, duchesse d'York, future reine d'Angleterre.

    Humaniste réputé, il participe à l'essor du culte du Sacré-Coeur.

    En mission à Londres, il est arrêté et jeté en prison, ayant été dénoncé comme conspirateur lors du complot papiste de Titus Oates.

    Il est condamné au bannissement en 1679.

    Il revient mourir à Paray-le-Monial, le 15 février 1682.

    Il est béatifié en 1929 et canonisé par le pape Jean-Paul II le 31 mai 1992.



    religion catholique saint sainte claude
    15 FEVRIER SAINT CLAUDE DE LA COLOMBIERE



    JURDANA : Erdi Aroan ezaguna euskal herrietan. Jurdan (1563).

    (...) Mariajurdana - Maria eta Jurdana (ikus sarrera hau) dira izen honen osagaiak. Hondarribian (G) ageri da, 1575ean (MariaJurdana de Sarasti). - - (...)

    XVI. mende arte gutxienez iraun zuen izena, maiztasun handi samarrekoa. Horrela deitzen zen Filipinen konkistatzaile izandako Migel Lopez Legazpikoren amama, baita Peñafloridako kondearen lehenengo emaztea ere (XVIII. m.). Del Valle Lertsundik dioenez, Jordan ibai entzutetsutik ekarritako urez bataiatutakoei jartzen zitzaien izen hau. Aldaerak : Jurdana, Mariajurdana y Xurdana.





    Une naissance du 15 février : Galilée.




    astronome italie mathématicien géomètre physicien 16ème 17ème siècle
    GALILEE

    Né le 15 février 1564 à Pise (Toscane, Italie) - Mort le 8 janvier 1642 à Florence (Toscane, Italie).

    C'est un mathématicien, géomètre, physicien et astronome italien du 17ème siècle.

    Galilée (Galileo Galilei) est l'aîné d'une fratrie de 7 enfants.

    Il fait preuve, dès son plus jeune âge, d'une grande habilité manuelle.

    A 17 ans, son père l'inscrit à l'université de Pise où il suit des cours de médecine mais il revient à Florence, en 1585, sans avoir terminé ses études.

    Dès 1583, Galilée est initié aux mathématiques et il enseigne à la chaire de mathématique de Pise en 1589. Il démontre plusieurs théorèmes et fait des expérimentations sur la chute des corps.


    astronome italie mathématicien géomètre physicien 16ème 17ème siècle
    GALILEE

    En 1592, Galilée part enseigner à l'université de Padoue et il y restera 18 ans.

    En 1604, il fait de nombreuses découvertes.

    Parmi ses réalisations techniques, il perfectionne en 1609 la lunette astronomique (il en construit plus de 60).

    En 1610, Galilée découvre les satellites visibles de Jupiter.

    Cette année-là, il quitte Venise pour Florence, où il devient Premier Mathématicien de l'université de Pise.

    Il présente ses découvertes, en 1611, au Collège pontifical de Rome.

    Galilée est attaqué, dès 1610, au sujet des astres et de la religion que ses travaux dérangent.

    En 1628, il est gravement malade, à 64 ans et manque de mourir en mars.

    Protégé par le pape Urbain VIII et le grand-duc de Toscane, il fait paraître en février 1632 Dialogue sur les deux grands système du monde.

    Néanmoins, l'Eglise condamne ce texte. Galilée est condamné à demeurer en résidence surveillée et il le restera jusqu'à sa mort, le 8 janvier 1642, à 77 ans.

    Par ses études et ses nombreuses expériences, Galilée pose les bases de la mécanique avec la cinématique et la dynamique.

    Il est considéré en 1680 comme le fondateur de la physique.



    astronome italie mathématicien géomètre physicien 16ème 17ème siècle
    GALILEE



    Voici le proverbe du dimanche 15 février 2026 :


    PINPIRIÑA PAUSATZEAN, ADARRA HAUTS BELDUR.

    Attention que ne se brise la branche sur laquelle le papillon se pose.



    culture animaux papillon
    PAPILLON SUR UNE FLEUR FEMME



    (Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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    "L'AFFAIRE ST-JEAN" SUR LA ROUTE DE BAYONNE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN JUIN 1869 (première partie)

    L'AFFAIRE SAINT-JEAN EN 1869.


    En juin 1869, a lieu un crime sordide à Bayonne.



    pays basque autrefois crime labourd faits divers
    BAYONNE 1870
    PAYS BASQUE D'ANTAN


    Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Mercure d'Orthez, le 7 août 1869 :


    "Cour d'assises des Basses-Pyrénées.

    Audience du 3 août 1869.

    Présidence de M. De Bordenave-d'Abère, conseiller.


    Affaire St-Jean.

    Double assassinat suivi de vol.



    Cette affaire, qui est de la plus haute gravité, émotionne depuis plusieurs jours l'opinion publique et principalement la ville de Bayonne, où le crime a jeté l'épouvante.



    L'accusé est un tout jeune homme imberbe, au teint mat, aux cheveux noirs. Ses paupières voilent ses yeux, qui laissent échapper un regard plein de douceur. Ce que l'on remarque en lui au premier aspect, c'est la grosseur de ses lèvres, la seule chose disgracieuse dans sa figure qui ne manque pas d'une certaine distinction.



    Il est mis aussi avec une certaine recherche. Sa tenue est pleine de convenance ; ses réponses dénotent l'intelligence.



    Arnaud St-Jean n'a rien en apparence des grands criminels en le voyant on se sent étonné de la redoutable accusation qui pèse sur lui.



    Le siège du ministère public est occupé par M. Lespinasse, 1er avocat général, assisté de M. de Lagerie, substitut.



    Me Barthe, bâtonnier de l'ordre, est au banc de la défense.



    pays basque autrefois crime labourd faits divers
    VUE GENERALE DE BAYONNE 1870
    PAYS BASQUE D'ANTAN



    Voici les charges relevées dans l'acte d'accusation :


    Le 15 juin 1869, l'autorité judiciaire était informée qu'un assassinat paraissait avoir été commis sur la route de Bayonne à Biarrits, dans une maison occupée par la demoiselle Uranie Ballet et Marie Machicotte, sa domestique.


    Quoique la journée fût déjà avancée, personne n'était encore sorti de cette habitation, personne n'avait répondu aux appels réitérés des voisins, et, en regardant par-dessus le mur qui entourait la cour intérieure, on avait cru apercevoir un désordre inaccoutumé.


    L'autorité s'empressa de se rendre sur les lieux, et on put bientôt se convaincre que les craintes qu'on avait exprimées n'était malheureusement que trop fondées.


    La porte de la maison s'ouvrant dans la cour portait, en face des crochets qui servaient à la fermer intérieurement, deux trous évidemment pratiqués avec une large tarière. Après avoir ouvert cette porte, on s'aperçut que les marches de l'escalier qui conduisent au premier étage, la rampe, le plafond lui-même étaient couverts de sang. Sur le palier du premier étage gisait le cadavre d'une femme n'ayant pour tout vêtement qu'une chemise ; la face reposait sur le plancher, ainsi que le haut du corps, tandis que les jambes étaient relevées sur l'escalier. La tête était horriblement mutilée et baignait dans une mare de sang. Sur les marches de l'escalier, et au milieu encore de taches de sang qui les couvraient, on aperçut des fragments d'os, des dents, une boucle d'oreille. Ce corps était celui de la demoiselle Uranie Ballet.


    Dans l'une des chambres du deuxième étage, un second cadavre, n'ayant d'autre vêtement que la chemise, était étendu auprès du lit : c'était celui de la domestique. Sa tête avait été brisée par des coups violents et réitérés, et elle était à moitié cachée sous un oreiller transpercé de sang. Les draps de lit, les matelas, la tapisserie étaient également ensanglantés. Sur une petite table, à côté du lit, on remarquait une brochure tâchée de sang, dans l'intérieur de laquelle étaient renfermés quelques feuilles de papier, et par dessus se trouvait un testament, portant la signature d'Uranie Baltet, constituant pour son héritier le sieur Arnaud St-Jean.


    La découverte de ce testament fit comprendre aux magistrats que cette pièce était le noeud de l'horrible drame qu'ils avaient sous les yeux.


    Au premier aspect, on était frappé du caractère simulé de l'écriture. De plus, mademoiselle Baltet avait une certaine instruction ; son orthographe était correcte. Il était donc impossible qu'elle eût commis les fautes grossières qui se trouvaient dans cet acte. Ces apparences et ces raisons avaient d'autant plus de force que la demoiselle Baltet n'avait pas dû survivre une minute aux affreuses blessures qu'elle avait reçues, et n'avait pas, dès lors, écrit cet acte ; d'ailleurs, son testament était fait depuis 1865, et il fut bientôt trouvé parmi ses papiers.


    Ce faux testament faisait donc peser sur la tête d'Arnaud St-Jean les plus graves soupçons.


    Amené devant le juge d'instruction, il dut écrire, sous la dicté de ce magistrat, le texte de l'acte qu'on venait de découvrir, et, malgré ses efforts pour déguiser son écriture, l'analogie entre ces deux pièces fut saisissante, et les mêmes fautes d'orthographe s'y reproduisirent.


    A cette charge si puissante allaient s'ajouter à chaque instant des indices d'une extrême gravité.


    Une lime ayant été aperçue sur la table de la cuisine de la demoiselle Baltet, Arnaud St-Jean dut reconnaître qu’elle lui appartenait. Dans son domicile, on découvrit une tarière qui avait servi récemment et qui s’adaptait d’une manière parfaite aux trous pratiques sur la porte de la maison de la demoiselle Baltet. Dans son atelier, on releva un fragment de planche qui avait été fraîchement percé de deux trous avec une tarière et sur lequel on paraissait avoir essayé l’effet de cet instrument. Dans sa chambre, on saisissait un pantalon encore tout mouillé. Ce vêlement, qui portait au genou de larges taches suspectes, paraissait avoir été fortement râclé, et St-Jean était obligé de convenir qu’il lui appartenait et qu’il l’avait porté la veille.


    Le soir du 15 juin, dans la maison d’arrêt de Bayonne, au moment ou l’accusé venait de se coucher, on apercevait sur lui un caleçon qui présentait au genou gauche une grande tache de sang circulaire, correspondant précisément à cette tache suspecte qu’on avait remarquée sur le pantalon bleu soumis à un nettoyage énergique.


    Deux jours plus tard on découvrait, dans les lieux d’aisance de la famille St-Jean, la clef de la porte d’entrée de la maison de la demoiselle Baltet.


    En présence de ce faisceau de preuves qu’il devait être impuissant à détendre, il ne restait plus à l’accusé qu’à entrer dans la voie des aveux et à dévoiler les détails des crimes affreux qu’il avait commis.


    La demoiselle Uranie Ballet, dont tout le monde loue le caractère et la bienfaisance, était âgée de 43 ans ; pieuse, instruite, elle avait chez elle, depuis 13 ou 14 ans, en qualité de locataires, la famille St-Jean. Connaissant leur état de gêne, elle les gardait par commisération, car ils étaient toujours en retard de plusieurs trimestres pour le payement de leur loyer ; et ce désintéressement de sa part était d’autant plus méritoire, que, propriétaire de maisons, elle n’avait d’autres ressources que le produit de leur location pour subvenir à ses besoins et pour payer les intérêts de dettes hypothécaires assez importantes.


    Elle était donc obligée à la plus stricte économie, et, néanmoins, elle se laissait aller à tous les instincts charitables ; elle aidait surtout de tout son pouvoir les membres de la famille St Jean ; elle leur donnait, dans la mesure de ses ressources, tout ce qu’elle savait manquer dans leur maison ; elle les soignait avec un dévouement admirable dans leurs maladies, et, au cours de l’année 1868, en passant les nuits au chevet de la femme St-Jean, elle avait contracté elle-même une affection grave. Sa domestique, Marie Machicotte, âgée de 25 ans, l’avait alors remplacée, et elle était tombée malade à son tour. Mademoiselle Baltet a continué ses bienfaits jusque dans la mort, puisqu’elle a légué mille francs à la mère de celui qui devait l’assassiner.


    Pour répondre à tant de bontés et de dévouement, St-Jean père et Arnaud, son fils, rendaient à la demoiselle Baltet quelques petits services dans l’intérieur de sa maison, et la femme St-Jean lui venait en aide pour les besoins du ménage depuis que sa domestique était malade.


    Dans cet état de relations entre la famille St-Jean et la demoiselle Baltet, Arnaud, s’exagérant ce qu’il pouvait attendre de la bienfaitrice de sa famille, vient lui annoncer son prochain mariage et lui demande en même temps la concession gratuite ou tout au moins la location du logement occupé par un sieur Lafourcade. Quelle que fût la générosité de la demoiselle Baltet, il lui était impossible de consentir à une pareille proposition. Aussi se borna-t-elle à répondre qu’elle ne pouvait, sans motif, congédier les locataires dont elle était satisfaite. Arnaud irrité de ce refus ne rougit pas, en le racontant à ses camarades, d’injurier celle dont il avait tant à se louer. Il chercha alors un autre moyen d’arriver à son but. Profitant des relations de sa famille, il chercha à se faire prêter l’argent qui lui était nécessaire pour acheter l’une des maisons de la demoiselle Ballet : ses tentatives ne furent pas plus heureuses. Exaspéré de voir échouer ses projets, Arnaud St-Jean, qui jusque-là s’était plus ou moins contraint en présence de la demoiselle Baltet, ne put contenir sa colère et lui dit d’un ton presque menaçant : — "C’est dit. Vous ne voulez pas, c’est bien !" Et, à partir de ce jour, il chargea sa mère de lui annoncer qu’elle n’avait plus à compter sur ses services.


    Ces efforts aussi vains que multipliés pour se procurer de l’argent ne furent pas les derniers que tenta l’accusé. Il se présenta encore chez l’un des banquiers de Bayonne, en lui offrant audacieusement la caution de la demoiselle Baltet : il éprouva un nouveau refus.


    Tant d’échecs avaient profondément aigri l’accusé. Depuis deux ou trois mois, il avait perdu le goût du travail ; il passait en courses la moitié de la semaine, et quand il se rendait à l’atelier, il s’y montrait soucieux, distrait, préoccupé. Lassé enfin de son inexactitude, son patron le congédia vers la fin du mois de mai.


    Arnaud St-Jean chercha alors à presser la conclusion de son mariage ; mais bientôt sa fiancée elle-même, ayant eu à souffrir de ses violences, apprenant qu’il ne travaillait plus, et s’apercevant que tout ce qu’il avait dit de sa situation de fortune était peu sincère, lui déclara qu’il n’avait plus à songer à elle.


    St-Jean s'empressa de solliciter son pardon ; mais voyant que sa fiancée le repoussait, il changea de langage, et, révélant toute la violence de son caractère, il lui dit : — "Tu me quittes ! tu ne seras pas longtemps de ce monde."


    Dès ce moment, ce caractère violent et sombre est décidé au crime pour conquérir la fortune qu’il ambitionne. Ce crime, St-Jean en a fait l’aveu.


    C’est dans la soirée du samedi 12 juin qu’il arrêta le projet d’assassiner la demoiselle Baltet, et qu’il conçoit en même temps la pensée de fabriquer un faux testament par lequel cette demoiselle l’instituait son légataire universel.


    Le dimanche matin, il commence à mettre son projet à exécution. Il achète deux cahiers de papier à lettre, il écrit le testament, et, la nuit venue, il attend sur la route jusqu’à une heure du matin que tous les voisins soient couchés ; mais l’un de ses camarades, revenant de Bayonne à cette heure tardive, l’ayant reconnu et abordé, cette rencontre imprévue le décida à ajourner son crime.


    Le lendemain, vers trois heures de l’après-midi, il prépare une corde, une tarière, une lime et un gros marteau. Il sort ensuite et passe dans les cabarets ou les cafés de la ville le reste de la journée. A onze heures du soir, il rentre dans la maison qu’il habite avec ses parents et s’enferme dans son atelier. Quand minuit eut sonné, il s’empara des instruments qu’il avait disposés d’avance et se dirigea vers la maison de la demoiselle Baltet. Arrivé en face du portail de la cour, il jeta de l’autre côté sa lime, sa tarière et son marteau, puis, attachant la corde dont il était muni aux pointes de fer du portail, il se hissa jusqu’à son sommet et le franchit d’un bond. Dès qu’il fut dans la cour, il pratiqua avec sa tarière à la porte de la maison deux trous qui lui permirent d’ouvrir et d’entrer. S’armant alors de son marteau de fer, il monta rapidement au deuxième étage ; la chambre de la domestique n’était pas fermée ; une veilleuse y brûlait. Arnaud courut au lit où cette fille dormait et lui déchargea sur le front un coup de la massue dont il était armé. Le sang jaillit sur les murailles et inonda les draps et l’oreiller. Marie Machicotte poussa un grand cri : un second coup vint l’atteindre encore, et, pour s’assurer sans doute si elle était bien morte, l’accusé la souleva et la fit tomber jusqu’au pied de son lit, la face contre terre..."





    A suivre...



    (Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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    samedi 14 février 2026

    PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 14 FÉVRIER 2026 SAINT VALENTIN ET SAINT CYRILLE ET SAINT MÉTHODE - GALDER

     

    PROVERBE DU 14 FÉVRIER 2026 (SAINT VALENTIN) (SAINT CYRILLE) (SAINT MÉTHODE) (GALDER).


    VALENTIN : Valentin est un martyr du 3ème siècle, sous le règne de l'empereur Claude II le Gothique.



    religion catholique saint sainte valentin
    14 FEVRIER SAINT VALENTIN

    Evêque de Terni, en Italie, Valentin est sollicité pour guérir le fils d'un philosophe romain, Craton.

    S'étant acquitté de sa tâche avec succès, Valentin obtient de Craton et de sa famille qu'ils se convertissent à la foi chrétienne. Mais le préfet de Rome l'ayant appris le fait alors décapiter.

    En 1401, le Roi de France Charles VI le Fou choisit le jour de la Saint Valentin pour fonder une "cour d'amour", c'est-à-dire un cercle poétique destiné à prolonger la tradition médiévale et aristocratique de l'amour courtois.

    En 1496, le pape Alexandre VI fait de Saint Valentin le "patron des amoureux" tout en condamnant les "valentinages".




    religion catholique saint sainte valentin peynet
    14 FEVRIER SAINT VALENTIN AU PAYS BASQUE
    PAR PEYNET


    CYRILLE ET MÉTHODE : Ce sont deux frères.


    religion catholique saint sainte cyrille méthode
    14 FEVRIER SAINT CYRILLE ET SAINT METHODE


    Cyrille, aussi appelé Constantin le Philosophe, né vers 827 ou 828 à Thessalonique et mort le 14 février 869 à Rome.

    Méthode, évêque de Sirmium, né entre 815 et 820 à Thessalonique et mort le 6 avril 885 en Grande Moravie.

    Ils sont connus comme "les Apôtres des Slaves", c'est-à-dire ceux qui ont évangélisé les peuples slaves de l'Europe centrale.

    L'Eglise catholique fête les deux saints, Cyrille et Méthode, le 14 février depuis 1970, après avoir assigné leur fête au 5 juillet en 1880 et au 7 juillet en 1897.

    Le 31 décembre 1980, le pape Jean-Paul II les a proclamés co-patrons de l'Europe avec saint Benoît.



    GALDER : J.M. Satrustegiren izendegia. Galdiz. Dorretxean.

    (...) Galder - Gaur egun eski hedaturik dagoen izena - - (...)







    Un décès du 14 février : Mathurin Moreau.


    sculpteur france côte-d'or 19ème 20ème tourny
    SCULPTEUR MATHURIN MOREAU
    1822-1912



    Né le 18 novembre 1822 à Dijon (Côte-d'Or) - Mort le 14 février 1912 à Paris 19ème arrondissement.

    Mathurin est un sculpteur français, renommé pour ses sculptures décoratives.

    Ses deux frères Hippolyte et Auguste sont également sculpteurs.

    Il est admis à l'Ecole des beaux-arts de Paris en 1841 dans les ateliers de Jules Ramey et d'Auguste Dumont.

    Il remporte le second prix de Rome en 1842.

    Il débute au Salon des artistes français en 1848 et s'y fait remarquer avec la statue L'Elégie.

    Mathurin obtient une médaille de seconde classe à l'Exposition universelle de 1855 à Paris, puis une médaille de première classe en 1878.

    En 1897, il est couronné par une médaille d'honneur au Salon dont il devient membre du jury durant l'Exposition universelle de 1900 à Paris.

    Entre 1849 à 1879, il collabore avec la fonderie d'art du Val d'Osne et, actionnaire, en devient l'un des administrateurs.

    Il fournit également des modèles à la Compagnie des bronzes de Bruxelles et expose à l'Union centrale des beaux-arts appliqués à l'industrie dans les années 1880.

    En 1880, Mathurin reçoit une prime lors du concours pour l'érection d'un monument allégorique de La Défense de Paris à Courbevoie, mais c'est à Louis-Ernest Barrias qu'est attribuée la commande.

    A partir de 1879 et jusqu'à sa mort, en 1912, il est élu maire du 19ème arrondissement de Paris et il y célèbre de nombreux mariages.

    Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1865 et promu officier du même ordre en 1885.

    Il meurt le 14 février 1912, à 89 ans.

    Ses oeuvres sont composées de fonte d'art et de sculptures pour fontaines type Tourny.



    Voici le proverbe du samedi 14 février 2026 :


    ZAKUR SAINGARIAK AUSIKI GUTI.

    Chien aboyeur mord peu.


    pays basque autrefois animaux ferblantier
    FERBLANTIER AMBULANT
    PAYS BASQUE D'ANTAN





    (Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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