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samedi 24 janvier 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 24 JANVIER 2026 SAINT FRANÇOIS - ANTXIKO

 


PROVERBE DU 24 JANVIER 2026 (SAINT FRANÇOIS) (ANTXIKO).


FRANÇOIS : Fêté le 24 janvier, François de Sales naît en Savoie, au château de Sales, le 21 août 1567, dans une famille aisée. 



religion catholique saint sainte françois sales
24 JANVIER SAINT FRANCOIS DE SALES

Promis à une brillante carrière d'avocat, François s'en détourne pour être ordonné prêtre en 1593, en pleine guerre religieuse entre catholiques et protestants.

François reçoit l'évêché de Genève en 1602 mais ne peut y siéger en raison de l'opposition des Calvinistes. 

François poursuit néanmoins sa campagne de conversion dans la partie du Genevois devenue française.

François fonde l'ordre des Visitandines avec l'appui de Jeanne de Chantal, une Bussy-Rabutin de Dijon apparentée à Marie de Rabutin-Chantal, la future marquise de Sévigné.

François meurt le 28 décembre 1622 à Lyon.  

Homme d'écriture, François laisse une oeuvre importante qui témoigne de sa vision de la vie.

Ses publications comptent parmi les tout premiers journaux catholiques au monde.

François est proclamé saint et docteur de l'Eglise.

Il est, depuis 1923, le saint patron des journalistes et des écrivains.




religion catholique saint sainte françois sales
24 JANVIER SAINT FRANCOIS DE SALES


ANTXIKO : "Antso" tiki ala "Frantxisko"? Dena den, gaur "Frantses Saleseko apezpikuaren eguna : "Philotea" haren liburua euskarara itzuli zuen lehenik Sylvain Pouvreauk (1664) eta gero Joanes Haranederrek (1749).


ANTXIA : deitura ezaguna. El Francisco ote ? (Ikus Antxiko). 

ANTXIKO (Francisco) : Azkueren hiztegian agertzen da "liro" (triste) hitzean. Erronkariko Bidangozen jaso zuen : "Begiak liro zazkan atzo Peio-k, argi Antxiko-k" (Pedro tenia ayer tristes los ojos (...))





Une naissance du  24 janvier : Delphine Gay, épouse de Girardin.



écrivaine poétesse nouvelliste dramaturge salonnière journaliste france 19ème siècle
PORTRAIT DE DELPHINE DE GIRARDIN
PAR LOUIS HERSENT


Née le 24 janvier 1804 à Aix-la-Chapelle (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne) - Morte le 29 juin 1855 à Paris.

Delphine est une écrivaine, poétesse, nouvelliste, dramaturge, salonnière et journaliste française.

Elle a exercé une influence personnelle considérable dans la société littéraire de son époque.

Dans son salon à l'hôtel Marbeuf, se réunissent les grands écrivains de son temps, comme Théophile Gautier, Honoré de Balzac, Alfred de Musset, Victor Hugo, Lamartine ou George Sand.

Elle passe ses premières années et son adolescence à Aix-la-Chapelle, mais fait de fréquents séjours à Paris.

Delphine est élevée au sein d'une brillante société littéraire par sa mère Sophie, elle-même écrivaine et salonnière.

En 1822, sur rapport d'Abel Villemain, l'Académie Française lui décerne une mention particulière pour le poème, le Dévouement des soeurs de Sainte-Camille dans la peste de Barcelone.

En 1822, ses oeuvres et ses publications dans la presse connaissent un grand succès.

En 1824, elle publie des Essais poétiques et, en 1825, de Nouveaux Essais poétiques.

En 1824, Delphine rencontre Alfred de Vigny, marié, qui la courtise néanmoins.

En avril 1826, elle obtient de présenter son nouveau recueil de poésies au Roi, en audiences particulière et obtient une pension de 800 francs sur les fonds de la Liste civile.

Elle est au sommet de sa gloire, célèbre le couronnement de Charles X et s'auto proclame "Muse de la Patrie".

En octobre 1828, elle est nommée académicienne à Lyon.

En Italie, où elle va avec sa mère, Delphine rencontre Lamartine et l'éblouit.

En 1828, elle fréquente artistes et écrivains, le baron Gérard, Horace Vernet, Victor Schnetz ou Rességuier, Belmontet, Soulié, Latouche, Sainte-Beuve et surtout Balzac.

En 1830, elle est associée au triomphe et à la fortune de Victor Hugo

Avec le début de la monarchie de Juillet, à l'unisson des libéraux, elle écrit plusieurs poèmes.

En juin 1831, Delphine épouse Emile de Girardin, journaliste, homme d'affaires et homme politique français.

Le couple s'installe dans un hôtel particulier, dont elle ouvre, le mercredi, son salon à de très nombreuses personnalités, dont des écrivains.

En 1835, elle soutient sans succès son ami Hugo à l'Académie.

En 1836, elle arrête sa carrière poétique et s'oriente vers le journalisme, écrivant dans la Presse, journal appartenant à son mari.

Ses chroniques obtiennent un grand succès, racontant, semaine par semaine, l'histoire de Paris de 1836 à 1848, son époque avec ses moeurs, ses modes, ses folies, ses fêtes, ses soirées intimes, ses commérages, etc...

Delphine est la femme-journaliste la plus imaginative et la plus autoréflexive de son époque.

Elle écrit pour le théâtre, sans grand succès.

Lors de la révolution de 1848, elle attaque violemment le gouvernement provisoire, lui reprochant d'avoir accordé aux seuls hommes le suffrage universel récemment restauré.

Après les élections, qui voient Cavaignac et Lamartine battus à plate couture, elle renonce à sa collaboration à la presse, se consacrant uniquement au théâtre.

En 1853, Delphine se passionne pour le spiritisme.

En 1854, deux de ses pièces rencontrent un grand succès, à la Comédie-Française et au Gymnase.

En juin 1855, on lui diagnostique un cancer de l'estomac et elle meurt le 29 juin 1855, à 51 ans.




écrivaine poétesse nouvelliste dramaturge salonnière journaliste france 19ème siècle
DELPHINE DE GIRARDIN 1853



Voici le proverbe du samedi 24 janvier 2026 :


BEHA EZ DAGONA AITZINARA LERRA DAITE GIBELARA.

Celui qui ne regarde pas devant peut glisser en arrière.



pays basque boulangère âne
PORTEUSE DE PAIN
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE BATEAU L'"ÉCLAIR" DE BIDACHE À BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1949 (troisième et dernière partie)

LE BATEAU L'"ÉCLAIR" DE BIDACHE À BAYONNE.


Pendant 51 ans, ce bateau aura marqué l'histoire de la Bidouze et de l'Adour.




pays basque bateau adour bidouze bayonne bidache
DEBARCADERE DU BATEAU ECLAIR BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN

D'une longueur de 21 mètres et de 4 mètres de large au maître-bau, ce petit bateau à vapeur et à 

hélice avec cheminée rabattable, a été lancé, en 1893, à Langon (Gironde).

Avec une charge maximum de 10 tonnes, une jauge brute de 20 tonneaux, son tirant d'eau est de 

1,25 m en charge.

Son équipage de 3 hommes (pilote, chauffeur et mécanicien) a assuré, jusqu'en septembre 1948, 

avec une vitesse maximum de 8 noeuds, un service régulier entre Bayonne et Bidache ou 

Peyrehorade, les jours de marché, de passagers mais aussi d'animaux.




Voici ce que rapporta à ce sujet M. André Tournier dans le Bulletin de la Société des sciences, 

lettres & arts de Bayonne, en janvier 1949 :


"Le bateau l'"Eclair".


... Le mercredi, l'"Eclair" descendait de Bidache jusqu'au Cousté, puis remontait l'Adour et le Gave jusqu'à Peyrehorade.


Après avoir passé le pont de pierre du chemin de fer, le château Clérisse et la vieille église d'Hastingues, la navigation devenait parfois difficile aux basses-eaux. Les passagers étaient alors priés de se rassembler à l'avant pour décharger l'arrière ; on avançait prudemment, à vitesse très réduite, en sondant le chenal à l'aide d'une longue gaffe, ce qui n'empêchait pas de talonner parfois sérieusement sur les bancs de graviers.



pays basque bateau adour bidouze bayonne bidache
VUE GENERALE 40 HASTINGUES
LANDES D'ANTAN



Le soir, on quittait Peyrehorade en même temps que des gabarres pleines de veaux qui pleuraient leur mère ou de cochons grognants.


Le bateau assurait aussi des services supplémentaires : le dimanche pour les courses de taureaux ou de chevaux ou pour des occasions exceptionnelles, comme le passage de Poincaré à Bayonne.



pays basque autrefois président république
POINCARE A BAYONNE EN 1913
PAYS BASQUE D'ANTAN

Il était, de plus, fréquemment loué pour des excursions en groupe, des fêtes sur l'eau... Dans ces grandes occasions, il s'avançait tout pavoisé, orné de verdure et même d'hortensias en pots. Les chants et les flonflons étaient scandés par le battement de son piston et les invectives jaillissaient à l'adresse des badauds qui le contemplaient des rives. Pour la fête de Bidache, qui a lieu le dernier dimanche de juillet, le bateau descendait dès le samedi à Bayonne chercher les invités et un orchestre. Tout Bidache allait l'attendre au port, et c'est au son d'une marche entraînante que l'on remontait en groupe compact la côte jusqu'à la place du village.


D'autres fois, la fête prenait un aspect plus mondain et les instruments à cordes remplaçaient les cuivres ; et l'on voyait des domestiques stylés servir les invités sur le stables fixées à demeure sur le toit des deux salons, parées en cette occasion de nappes blanches et de bouquets de fleurs.


Le roi d'Angleterre, Edouard VII lui-même, fit, le 22 mars 1907, une excursion jusqu'à Bidache, ainsi que le raconte en ces termes "Le Courrier de Bayonne" de cette date :


Edouard VII à Biarritz.


"Le roi s'est embarqué ce matin, à midi quinze, sur l'"Eclair", le petit bateau à vapeur qui fait le service entre Bayonne et Bidache.


Quelques curieux, groupés sur le quai, attendaient le souverain, qui est bientôt arrivé en automobile, accompagné de plusieurs invités. L'embarcation, décorée avec goût de draperies rouges et de fleurs, était confortablement aménagée, ce qui a permis aux touristes de jouir sans fatigue de ce joli voyage sur l'Adour.


Il est probable qu'ils reviendront à Biarritz vers 6 heures, car le souverain est invité ce soir par la duchesse de Manchester au restaurant Ritz du casino municipal."



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RESTAUARANT RITZ BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN


Ce que "Le Courrier" ne dit pas, c'est qu'un repas fut servi aux voyageurs sur la terrasse du château de Bidache, à moins que ce ne soit au cours d'un autre voyage, car on m'a affirmé à Bidache que le roi avait fait deux années de suite cette agréable promenade.


On vient de me dire que le roi Oscar de Suède fit la même excursion lors de son passage à Biarritz.



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ROI OSCAR DE SUEDE


Je ne saurais affirmer que l'"Eclair" ait passé parfois la barre pour aller jusqu'à Biarritz ou même Saint-Sébastien, pour assister à des régates. Il n'était qu'un bateau d'eau douce peu fait pour affronter les lames de la mer.


Il avait fait cependant, une fois dans sa vie, le grand voyage de la Garonne, où il avait été construit, à l'Adour, où il devait vivre, déjà piloté par Paulin Suhas. On racontait qu'une partie de ce voyage s'étant faite de nuit, le pilote, par crainte d'un échouage, avait trop obliqué vers le large et qu'il avait vu, le matin, le soleil se lever en poupe. Il cinglait droit vers l'Amérique ! Que faire, sinon virer immédiatement de bord et foncer dans le soleil jusqu'au moment où apparaîtraient les dunes et les pins de la côte des Landes ? Que l'on n'aille pas croire, cependant, qu'il n'y a jamais de vagues sur l'Adour ! J'ai connu des gens qui, par jour de tempête, avaient bel et bien le mal de mer, en eau douce, et j'ai vu des gabares, un peu trop chargées de pierres peut-être, aller par le fond par gros temps... Il y a aussi des brouillards denses ; il y a aussi les fortes crues dont certaines empêchaient l'"Eclair" de passer sous les ponts, quoique sa cheminée télescopique put être rentrée au ras du toit.


Mais, bien qu'il fût toujours alerte et en bonne santé mécanique, le pauvre "Eclair", financièrement, n'a jamais battu que d'une aile. La compagnie qui l'avait acquis avait été fondée à l'aide de souscriptions des riverains qui, heureusement pour eux, avaient envisagé, bien plus qu'un bon placement, la création d'une ligne de navigation qui desservait leurs propriétés.


Les actionnaires avaient risqué chacun 2 000 francs, somme qui nous semble insignifiante aujourd'hui, mais qui, alors, représentait quelque chose... mettons une douzaine de vaches. Je crois qu'ils n'en revirent jamais un sou ; ils n'avaient même pas de réduction sur le prix du passage. Ce ne fut qu'une sorte d'avance amortie par le nombre important de voyages qu'ils firent, ainsi que leurs familles. Toutefois, après le départ de mon père pour Paris, en 1899, l'affaire marcha tant bien que mal jusqu'en 1914, sous la direction de M. Laval.


Alors l'"Eclair", comme tout bon Français, prit du service et navigua pour le compte de l'Amirauté britannique. Cependant, son action dans la conduite de la guerre fut bien modeste : il ne fut attaqué par aucun sous-marin et se borna à remorquer des transports de poteaux de mines.


Après cette première tourmente, il fut tacheté par un certain Sabarots. Il reprit son rôle d'avant-guerre ; pas pour longtemps, hélas ! car, pris un jour dans un brouillard aussi dense que le fog de Londres, il s'échoua dangereusement à quelques milles en amont de Bayonne. Le pauvre Sabarots ne se remit pas du tout de ce naufrage et l'"Eclair" pas trop bien.


Sorti à grand peine de sa mauvaise position avec l'aide de nombreuses paires de boeufs, il devint en 1920 la propriété de M. Labarrère, carrier à Guiche, et ne fut plus qu'un remorqueur de gabares chargées de calcaire à destination de la soudière de Mouguerre ou des hauts fourneaux du Boucau.


Les Allemands, pendant l'occupation, le laissèrent tranquille. Il ne fut pas souillé par le pavillon à croix gammée. Son exploitant avait pris, paraît-il, ses précautions pour qu'il restât libre. Il dut servir à passer dans ses flancs pas mal de gens et marchandises, puisqu'on l'avait baptisé, m'a-t-on dit, le "Forceur de Blocus", titre qui me semble un peu exagéré.


Les Allemands partis, il continua encore quelque temps son trafic, devenu trop onéreux par suite de la rareté et de la mauvaise qualité du combustible. Et puis, il était devenu trop vieux et bien fatigué. A partir de 1947, il ne bougea plus de son port d'attache, un peu en amont du pont joignant Guiche à Sames. De tous ses anciens embarcadères, il ne restait plus que des moignons de pieux pourris.



pays basque bateau adour bidouze bayonne bidache
PORT DE GUICHE ET BIDOUZE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Au cours d'un dernier voyage, le 22 septembre 1948, il descendit l'Adour par ses propres moyens, pavillon haut, et faisant entendre une dernière fois sa sirène, accompagné tout au long du parcours par les regrets fervents des populations riveraines, qui avaient bénéficié jadis de ses inappréciables services.


Il est maintenant démonté, découpé au chalumeau. Pauvre "Eclair" ! Avec lui a disparu toute une époque. Les temps ont changé : la batellerie se meurt dans le bassin de l'Adour : plus de tilholes, plus de chalands descendant les nasses de la Nive, plus de galupes à fond plat venant d'au-delà de Dax. Plus de trains de bois descendant lentement au fil de l'eau, plus de halage à la cirgue, avec des mulets que les bateliers appelaient à leur aide, en soufflant dans des conques marines, tels des tritons ; plus de bateaux couverts, plus de grandes voiles carrées, plus de gabariers musclés, ramant comme des galériens et buvant pour se donner force et courage, maintes "tasses" de vin dans les auberges échelonnées sur le chemin de halage. La pinasse à moteur "A tout ha" qui "faisait", d'Urt, le marché de Peyrehorade, a disparu de la circulation. Le camion automobile, qui va de porte à porte et économise les chargements et les déchargements onéreux, accapare maintenant le trafic des marchandises comme l'autocar et l'auto particulière drainent celui des voyageurs.


Quelques très grosses gabares à moteur suffisent maintenant pour le transport des pierres des carrières et du gravier des gaves. Les rives aussi se dépeuplent. La terre se meurt, ainsi que l'eau, justement parce que, faute d'entretien des digues et des fossés, elle est envahie par l'eau qui cesse d'être vivifiante et ne produit plus qu'une végétation de plantes aquatiques, vergnes, joncs et queues de renard.



pays basque bateau adour bidouze bayonne bidache
GABARRE 40 DAX 1912
LANDES D'ANTAN


Les châtelains ont tendance à négliger et à délaisser leurs résidences d'été, au bord de l'Adour, autrefois si gaies et si bien entretenues. Les goûts ont d'ailleurs changé, tandis que l'argent changeait de poche. C'est le progrès, diront certains !


De l'"Eclair", il ne restera, en bonne place au Musée Basque, que sa figure de proue, monstre bizarre de métal, tenant du coq et du poisson, que M. le Commandant Boissel a eu l'heureuse et louable initiative de demander à M. Linage, dont les ouvriers ont découpé la carcasse de notre vieil et regretté ami, le bateau de Bidache."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)











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vendredi 23 janvier 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 23 JANVIER 2026 SAINT BARNARD - ONEKA

 


PROVERBE DU 23 JANVIER 2026 (SAINT BARNARD) (ONEKA).


BARNARD : Barnard de Romans naît en 778 à Izemore, près de Nantua, dans l'Ain, dans une famille puissante et noble.




religion catholique saint sainte barnard
23 JANVIER SAINT BARNARD

Barnard se marie à 18 ans avec une jeune fille issue d'une riche famille.

Barnard s'engage en 797 dans l'armée de Charlemagne.

Après 7 ans de mariage, en 803, Barnard quitte sa femme et ses enfants, il se retire au monastère d'Ambronay, dans la Bresse.

En 810, Barnard devient archevêque de Vienne , dans l'Isère et il le restera jusqu'en 841.

En 838, Barnard se fait construire une abbaye bénédictine, au bord de l'Isère, à Romans.

Barnard meurt le 22 janvier 841.

Barnard sera canonisé en 944.




ONEKA : Nafarroako izen zaharra. Toda erreginaren ama.

Erdi Aroko euskal izen usua, Eneko-ren femeninoa. Nafarroako Antso Gartzeitz erregearen alaba bat honela deitzen zen. Lehen aldiz Iruñean aurkitu dugu ; hemen Gomiç Sugaharra zeritzan gizon baten Oneca emaztea ageri da (...)

(...), 1024. urtean. Maizko izena izan zen Nafarroako errege-erreginen lehenengo leinuan. 

Aldaerak : Eneka eta Nekoitza. 

Eneka : Erdi Aroko Oneka euskal izenaren aldaera. Iruñeko Orti Gartzeitz (882-905) printzearen eta Auriaren alaba bakarra honela deitzen zen. 1096an Eneca Azenari agertzen da erresuma zaharreko hiriburuan. Aldaerak : Nekoitza eta Oneka.



Un décès du 23 janvier : Ferdinand II d'Aragon dit le Catholique.



roi aragon castille catholique isabelle 15ème 16ème siècle
PORTRAIT DE FERDINAND LE CATHOLIQUE
PAR MICHEL SITTOW



Né le 10 mai 1452 à Sos (Aragon, Espagne) - Mort le 23 janvier 1516 à Madrigalejo (Castille, Espagne).

Ferdinand est, roi de Castille et Léon de 1474 à 1504 (sous le nom de Ferdinand V), puis par mariage, en 1469, avec Isabelle 1ère de Castille, roi d'Aragon, de Valence, de Majorque, de Sardaigne et de Sicile et comte de Barcelone de 1479 à 1516, comte de Roussillon et de Cerdagne de 1493 à 1516, et enfin roi de Naples en 1503.

Il forme avec Isabelle de Castille le couple des Rois catholiques d'Espagne, titre qui leur est attribué en 1496 par le pape valencien Alexandre VI Borgia. 

Avec Isabelle, il aura cinq enfants.

Durant leurs règnes, deux événements majeurs de l'histoire de l'Europe : la conquête du royaume de Grenade, entre 1482 et le 2 janvier 1492, fin de la Reconquista, commencée au Xe siècle ; l'arrivée des Espagnols dans le Nouveau Monde, à la suite du voyage de Christophe Colomb jusqu'aux Caraïbes en octobre 1492.

A la mort d'Isabelle, le 26 novembre 1504, Ferdinand devient régent de Castille, au nom de son fils Charles.

Il élève l'Espagne au plus haut point de puissance, agrandit la puissance royale, abaisse la haute noblesse et rend aux lois toute leur force ; en outre, il mérite le surnom de Catholique par son ardeur à combattre les Infidèles ; mais on lui reproche sa versatilité et sa fourberie, qui lui valent aussi le surnom de Rusé : il se joue de la bonne foi de Charles VIII et de Louis XII, se montrant tantôt leur allié et tantôt leur ennemi.

Il meurt le 23 janvier 1516, à 63 ans.



roi aragon castille catholique isabelle 15ème 16ème siècle
PORTRAIT DE FERDINAND II LE CATHOLIQUE
PAR JOACHIN DOMINGUEZ BECQUER



Voici le proverbe du vendredi 23 janvier 2026 :



GUTI EDATEA ETA GUTI SINESTEA DA ZUHURRAREN EGITEA.

Peu boire et peu croire, c'est l'attitude du sage.


boisson bourgogne regrets eternels
BOISSON BOURGOGNE




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LES BASQUES ET L'UNIFICATION NATIONALE SOUS LA RÉVOLUTION FRANÇAISE (deuxième partie)

 

LES BASQUES ET L'UNIFICATION NATIONALE SOUS LA RÉVOLUTION FRANÇAISE.


Le département des Basses-Pyrénées a été créé le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789.


pays basque autrefois basses pyrenees révolution béarn
CARTE DES BASSES-PYRENEES
APRES LE DECRET DU 8 FEVRIER 1790



Voici ce que rapporta Michel Etcheverry, dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres & arts 

de Bayonne, le 1er janvier 1933 :



"... L'accord rétabli.



Aux premiers jours d'Avril le marquis de Lons, lieutenant du roi en Béarn et Navarre, qui présidait les Etats, reçut la nouvelle que Louis XVI, en réponse aux protestations et requêtes des Béarnais, rendait aux Etats-Généraux de cette souveraineté le droit de prononcer sur la députation ou la non-députation et, dans l'affirmative, celui d'élire les députés. Il était personnellement chargé de mander et tenir à Pau une assemblée extraordinaire des Etats du Béarn et de leur communiquer le message royal. La concession faite au pays voisin mit fin aux divergences des Navarrais. Le tiers se rallia au point de vue des deux premiers ordres et, après délibération commune, on signa, le 4 Avril, un "Mémoire au Roi par Messieurs composant les Etats de Navarre" où on sollicitait du monarque une mesure identique pour la Navarre.



Solution favorable.


Cette démarche était pour lors superflue. Par un nouveau règlement du 1er Avril — qu'un euphémisme ingénu donnait comme une "interprétation de celui du 19 Février" — Louis XVI avait déjà accordé à la Navarre le même traitement qu'au Béarn. Une phrase de ce document laissait bien planer un doute sur la manière dont serait comprise la composition des Etats-Généraux : "Sa Majesté se réserve de faire connaître incessamment par son commissaire en Navarre la forme dans laquelle elle entend que tous les sujets du pays soient convoqués pour être représentés aux Etats-Généraux du royaume comme tous les autres sujets de S. M." Cette déclaration cachait-elle l'arrière-pensée de déroger au mode ordinaire du recrutement des Etats de Navarre ? Les délégués Navarrais eurent le bon esprit — et les événements devaient leur donner raison — de ne pas s'alarmer de cette menace d'innovation ; le 8 Avril ils remerciaient le roi "de la révocation des premières lettres de convocation."


L'assemblée se sépara, après avoir nommé une commission pour dresser le cahier des voeux et doléances.



Députation "vers le Roy".


Convoqués à la manière habituelle, au nom du roi, et formés suivant le procédé en usage, les Etats-Généraux se réunirent en session extraordinaire à Saint-Jean-Pied-de-Port, le 15 Juin. On s'occupa d'abord d'arrêter le cahier commun aux trois ordres. L'oeuvre des commissaires était un traité complet de la Constitution propre à la Navarre. Le travail de révision prit du temps, bien qu'en fait on n'ait apporté que de légères retouches à la rédaction primitive.


On aborda enfin le sujet brûlant : députerait-on ? On avait jadis pratiqué en Navarre une forme de députation qui n'impliquait aucun froissement pour le patriotisme local, aucune renonciation au séparatisme de fait ou de droit : la députation vers le Roi. On en usa notamment en 1601 à l'occasion du mariage d'Henri IV avec Marie de Médicis célébré à Lyon le 17 Décembre 1600 et en 1643, lors de l'avènement de Louis XIV. L'idée de s'adresser encore directement au roi, cette fois pour recevoir son serment, prêter celui du royaume et présenter à la Majesté le cahier des griefs, parut seule compatible avec la dignité du pays : elle emporta l'adhésion unanime. Le clergé désigna — par acclamation — l'évêque de Bayonne, la noblesse le marquis d'Olhonce (M. de Logras, conseiller au Parlement de Navarre), le tiers M. Arnaud de Vivié, seigneur de Bideren et de Campagne, demeurant à Garris et J.-B. Franchisteguy, notaire à Saint-Jean-Pied-de-Port. On leur adjoignit, comme dans le passé, un syndic — de Polverel père —, un secrétaire, de Polverel fils et un huissier, Lissonde fils.



bearn autrefois justice palais parlement basses-pyrénées
PARLEMENT DE NAVARRE PAU
BEARN D'ANTAN

Mandats au compte-gouttes.


Restait maintenant à trancher un autre point, encore plus délicat. Une fois la démarche faite auprès du monarque, irait-on à l'Assemblée Nationale ? Le roi avait, dans sa lettre de convocation, expressément reconnu aux Etats Navarrais la faculté d'agir à ce sujet comme bon leur semblerait. Un principe dominait tout le débat pour ces hommes passionnément attachés à l'indépendance de leur pays, convaincus d'ailleurs de la supériorité de leur régime ; il ne fallait rien faire qui parût reniement de l'autonomie, de la souveraineté Navarraise. D'autre part des raisons graves militaient, à leurs yeux, en faveur de la collaboration aux travaux de Versailles : la communauté d'intérêts qui rendait la France et la Navarre nécessairement solidaires — l'avantage qu'on pourrait espérer pour la défense des libertés du royaume, si l'on s'unissait "par une confédération à une puissante nation". On adopte un parti moyen : la députation nommée vers le roi se joindra aux représentants des provinces de France, mais elle aura des pouvoirs tellement limités que "sa présence aux Etats ne puisse en aucune manière porter atteinte à la constitution et aux droits particuliers" de la Navarre. Les restrictions les plus formelles accompagnèrent en effet le mandat des élus en ce qui concernait le vote des impôts, la législation et l'administration. Ils n'auraient sur tout cela que voix consultative : de la sorte aucun décret de Versailles ne lierait le royaume Pyrénéen.


Néanmoins, sur un terrain bien distinct des questions traitées par l'Assemblée, les émissaires de la Navarre devaient faire aux délégués de la France une générosité : ils leur offriraient, ainsi du reste qu'au roi, "l'acte par lequel la Navarre se soumet à la loi salique pour la succession au trône". Et enfin ils étaient chargés d'exprimer le voeu que les députés de Versailles missent sur pied une constitution aussi bonne que celle de la Navarre. Celle-ci s'unirait alors à la France "par des liens indissolubles." Sincère ou ironique, le message ne manque pas de saveur.



En Soule.


Acquiescement au mode électoral.


Le 19 Février également, le roi envoyait au capitaine-châtelain de Mauléon, gouverneur de Soule, une lettre — un règlement y était annexé — lui enjoignant de convoquer et assembler dans la ville de Mauléon "tous ceux des trois Etats de Soule" pour y élaborer leurs doléances et remontrances et choisir quatre députés.


Il ne semble pas que ce dispositif ait blessé les susceptibilités de la Soule comme celles du Béarn et de la Navarre. Le 15 Mars le lieutenant général de la Châtellenie Royale de Soule, Clément Méharon de Maytie, dont la maison de Maytie avait été anoblie en 1780, écrivait au garde des sceaux : "Nous n'imiterons pas nos voisins basques... Nous désapprouvons leur légèreté". On accepta, en effet, sans murmurer qu'aux Etats ordinaires du pays — qui cependant se tinrent en Mai — fût substituée une assemblée d'un type différent — ce qui ne veut pas dire que la Soule se montrât moins jalouse que les régions-soeurs de sauvegarder son particularisme local.



pays basque autrefois château soule
CHÂTEAU DE MAYTIE D'ANDURAIN
MAULEON SOULE

Le gouverneur, M. Mesnard de Clesle, étant absent, le soin de réunir les trois ordres revenait à son lieutenant général pour la justice, Méharon de Maytie. Celui-ci attendit pour agir le paquet contenant la commission scellée de cire rouge, les lettres de convocation, le règlement en placards. L'envoi tardait. On était arrivé à fin d'Avril. Le garde des sceaux blâmait les scrupules excessifs du fonctionnaire souletin. De Maytie se décide enfin, le 5 Mai, à promulguer ses ordonnances en audience de la Châtellenie Royale ; elles mandaient les trois ordres pour le 18 Mai, à Mauléon, dans l'église des Capucins.



Au jour dit, une séance plénière groupa tous le délégués dans l'église conventuelle. Puis les trois ordres délibérèrent à part. Dans le clergé on comptait un prélat (Mgr de Villoutreix de Faye, évêque d'Oloron), 47 curés, 25 bénéficiers divers, 1 procureur de communauté d'homme. La noblesse comprenait 48 membres, munis  d'autre part de six procurations pour veuves ou filles de gentilshommes. Le tiers avait 142 députés.



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MGR DE VILLOUTREIX DE FAYE
DEPUTE DE LA SOULE 1789


Les commissaires désignés dans chaque ordre pour former le cahier se mirent à l'oeuvre. Le tier discuta le sien les 17, 18, 19 Juin et l'approuva le 20. Il élut ensuite sans réserves préalables ni conditions ses deux députés : D'Arraing, maire de Mauléon (le 20) et d'Escuret-Laborde, notaire à Mauléon, (le 22).



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NOTAIRE M. DESCURET LABORDE
DEPUTE DE LA SOULE 1789


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JEAN BERNARD BARON DU HART
DEPUTE DE LA SOULE 1789




Le clergé qui sauf les commissaires — avait cessé de se réunir dès les débuts à la suite de difficultés avec de Maytie, reprit ses travaux le 26 Juin au reçu d'une réponse du garde des sceaux donnant tort au lieutenant général. Les jours suivants furent consacrés à la discussion et à l'approbation du cahier. Le 1er Juillet le premier ordre choisissait pour représentant l'évêque d'Oloron, dont le mandat ne subit pas de limitations non plus.



C'est dans la noblesse qu'allait éclater un schisme violent. Du 23 Mai au 18 Juin elle avait, tout comme le clergé, interrompu ses séances, en conséquence d'un conflit avec le lieutenant général. Elle revint du 18 au 20 Juin pour s'occuper du cahier, puis suspendit à nouveau les délibérations. Le garde des sceaux ayant reconnu son droit, elle rouvrit la session le 30 Juin. Y a-t-il lieu de nommer des députés ? Tel fut le sujet sur lequel porta la discussion. On ne s'entendit pas ; une minorité de seize membres, ayant à sa tête le baron de Chéraute, se déclara contre la députation. La raison invoquée était que le pays n'avait pas les ressources nécessaires pour subvenir aux frais de voyage et de séjour de ses représentants. La majorité ne les suivit pas et le carré des dissidents se retira avec éclat.



Le motif allégué était-il sincère ? D'après certains récits de l'époque, on a l'impression qu'il dissimulait une manoeuvre : les seize gentilshommes semblent avoir voulu par là empêcher l'élection du jeune marquis d'Uhart dont la candidature, posée et ouvertement soutenue par un parti dès le commencement de la session, rencontrait en eux des adversaires irréductibles. Le lendemain, d'Uhart, malgré ses 24 ans, obtenait les suffrages de ses collègues présents avec pleins pouvoirs."



A suivre...


(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France) 








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