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samedi 25 juillet 2026

L'ACADÉMIE GASCOUNE DE BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE DE 1926 À 1973 (première partie)

L'ACADÉMIE GASCOUNE DE 1926 A 1973.


Le 7 mai 1926, est fondée à Bayonne une association loi 1901 : "l'Académie Gascoune de Bayoune".


academie gascoune bayoune
ACADEMIE GASCOUNE BAYOUNE


Voici ce que rapporta à ce sujet Léon Herran dans le Bulletin de la Société des sciences, lettres & 

arts de Bayonne, en janvier 1973 :



"L'Académie Gascoune (1926-1973).



On ne peut dissocier notre Société des Sciences, Lettres et Arts de l’Académie Gascoune. Toutes deux d’origine bayonnaise, l’une fêtant son centenaire, l’autre dans trois ans, atteignant sa cinquantième année. 



Il est une autre raison. Les Académiciens Gascons ont tous appartenus, à quelques exceptions près, à notre Société. Il n’est que que de se souvenir des Pierre Simonet, Carlito Oyarzun, Ferdinand Barbe, Pierre Rectoran, Raymond Sousbielle, René Godinot et tant d’autres, dont le nom nous échappe aujourd’hui. 



academie gascoune bayoune
PIERRE RECTORAN
SECRETAIRE PERPETUEL ACADEMIE GASCONNE


Avant d’entreprendre l’historique de l’Académie Gascoune, il convient de parler de la langue pratiquée par les Bayonnais, les Angloys et les Biarrots pendant des siècles. Les controverses sur les origines de Bayonne, l’attribution toute gratuite d’honorables bascophiles de son étymologie : Baï-Ona (bonne rivière) ne peut constituer à nos yeux une preuve formelle de Bayonne-basque. Les nombreuses cités portant soit le même nom de Bayonne, Bayon, Bayonville, etc. répandus du Nord au Sud de la France, démontrerait que les Basques ont acquis droit de cité dans tout le pays des Francs. 



Il nous faut encore parler de la langue gasconne, que d’aucuns auraient tendance à assimiler à un "patois". Je m’en voudrais de ne pas citer un maître du parler. Académicien français, qui fut à maintes reprises, ministre de l’Instruction publique, député, puis sénateur de notre département et même Ambassadeur de France, j’ai nommé Léon Bérard.



homme politique béarn ministre sénateur
LEON BERARD
SENATEUR BASSES-PYRENEES 1927 ET 1936

"Il n’est guère de préjugés plus répandus et plus tenaces, écrit-il dans la Préface de l’ouvrage de J. Bouzet et Th. Lalanne "du Gascon au Latin", que ceux qui se sont formés autour du mot et de la notion de "patois". Les langues méridionales que l’on parle encore aux environs d’Avignon et d’Arles, dans la région de Toulouse, à Dax, Bayonne, Pau et Orthez, ce n’est là, pense-t-on assez communément, que du français corrompu, du français dégénéré. Et des illettrés ne sont pas seuls à professer une erreur aussi grossière : elle a trouvé créance auprès d’hommes assez instruits et qui ont même feuilleté l’inestimable Littré, mais en omettant de lire la préface qui les eût détrompés à jamais. 



Comme le mépris qu’ils font des prétendus "patois" se comprend et s’explique aisément par une telle croyance ! A quoi bon étudier, entretenir et révérer des jargons misérables qui ne sont qu’une corruption de la langue de Bossuet et de Voltaire, qui ressemblent au français comme les boniments d’un guide napolitain ressemblent à une plaidoirie de Cicéron, comme telles harangues de réunion publique à un discours de Mirabeau ! N’est-il pas urgent, au contraire, de rejeter ces haillons linguistiques afin que tous les esprits, en France, soient ornés des splendeurs et des richesses de la langue nationale ? 



Ils seraient bien empêchés, ces braves gens, si nous les mettions en demeure de nous dire de combien le français est antérieur au provençal et au gascon, quand et comment le français est venu à se corrompre, entre Saint-Rémy-de-Provence, Bordeaux et Bayonne ou Orthez. Est-il donc si difficile de les amener à reconnaître que l’idée qu’ils se font de l’origine et des rapports de la langue française, des dialectes et des patois est de même nature et de même qualité que celles qui étaient professées en physiologie, en pathologie, en thérapeutique par les médecins de Molière ? On a appris, avec une instruction primaire un peu soignée, que notre pays, sous le nom de Gaule, a été pendant cinq siècles une partie de l’empire romain. Cela étant acquis, il semble aisé de concevoir et d’admettre, selon d’innombrables témoignages scientifiquement irréfutables, que les Gaulois nos pères avaient adopté pour la plupart la langue des vainqueurs, le latin ; qu’ils lui ont fait subir, à l’usage, des transformations assez profondes, variables selon les contrées et les climats ; qu’il s’est ainsi constitué une langue romane du nord et une langue romane du midi, nées du latin l’une et l’autre, la seconde tenant à la langue mère par des liens plus étroits."



J’arrête là la citation du savant académicien au surplus latiniste distingué et j’espère avoir convaincu que notre gascon n’est pas un patois vulgaire, mais une langue vivante tirée du latin. 



Ce sont sans doute ces considérations et l’amour de sa cité natale qui poussèrent Maître Pierre Simonet, avocat au Barreau de Bayonne, à jeter un véritable cri d’alarme et fonder, en 1926, l’Académie Gascoune. 



Il adressa à Quarante Bayonnais une lettre dans laquelle il dénonce le danger de la perte de notre langue et de nos traditions. Je m’en voudrais de ne pas en donner la traduction : 


"Maintes fois, vous avez remarqué, comme moi, combien se perd le culte du souvenir et le respect de la tradition. 


Les hommes meurent, les choses disparaissent au milieu de l’indifférence générale et c’est tout juste si on rencontre quelques rares curieux qui se plaisent à s’entretenir du passé si vite oublié. Et, cependant, dans une ville comme la nôtre, combien de souvenirs intéressants, d’histoires savoureuses, combien de types curieux qui méritent leur place petite dans l’histoire locale. 


Les vieux coins de Bayonne disparaissent les uns après les autres, et rares sont les peintres qui pensent à en conserver l’image. Les vieux types — et quels types ! — meurent sans même laisser leur portrait à un ami. 


Tout s’"effiloche", comme disait le défunt Pinaquy, tout, ou juste tout. Eh bien, il ne faut pas laisser dépouiller le peu qui nous reste des traditions qui ont fait de Bayonne une ville si attirante, et ceux qui y tiennent encore se doivent de les ramasser et de les défendre. 


Et notre vieux gascon de Bayonne ? Il est, de vrai, une langue originale avec sa grammaire, sa syntaxe, ses règles et son dictionnaire qui contient des mots que l’on ne peut traduire dans aucune autre langue, et enfin, sa littérature faite des pages écrites par les poètes et les écrivains dont les œuvres sont charmantes et savoureuses, ne peuvent disparaître, faisant partie de notre héritage littéraire national. 


Pendant des siècles entiers, notre gascon a été, à Bayonne, notre langue officielle, dans laquelle ont été écrits, tous les arrêts des Maires, les délibérations du Corps de Ville, en un mot, toutes les archives.


Les Bayonnais ne peuvent admettre la perte de notre gascon. Ils pensent, au contraire, qu’il convient de le défendre et de le maintenir dans toute sa pureté, d’établir un dictionnaire définitif et toujours tenu à jour, une grammaire complète, de ramasser et de publier toutes les œuvres gasconnes qui risqueraient de se perdre et d’être oubliées, de favoriser l’emploi de notre langue. 


Pour réaliser ce programme, il faut compter sur la bonne volonté et le travail désintéressé de tous ceux qui s’attacheront à cette entreprise. Et pour assurer la continuité de ses efforts, beaucoup ont songé à fonder à Bayonne une Académie Gascoune. 


C’est dans ce but qu’une réunion de véritables Bayonnais de Bayonne aura lieu mardi prochain 6 avril (1926), à 9 heures du soir à la Mairie. On parlera de la formation de l’Académie Gascoune. 


Vous êtes, Monsieur, un de ces fidèles bayonnais que cette œuvre ne manquera pas d’intéresser. Je serai bien honoré par votre présence à cette réunion ; 


Croyez, Monsieur, et cher Concitoyen, aux sentiments amicaux de votre dévoué serviteur, 


Signé : Pierre Simonet."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



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vendredi 24 juillet 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 24 JUILLET 2026 SAINTE CHRISTINE ET SAINTE SÉGOLÈNE - ARGIDER

  

PROVERBE DU 24 JUILLET 2026 (SAINTE CHRISTINE) (SAINTE SÉGOLÈNE) (ARGIDER).


CHRISTINE Christine de Tyr est une sainte martyre, ayant vécu, soit au 3ème ou au 4ème siècle.


religion catholique saint sainte christine tyr
24 JUILLET SAINTE CHRISTINE DE TYR

Son père Urban est, selon la légende, un riche magistrat romain, vénérant les idoles païennes.

Christine s'étant convertie au christianisme, elle est emprisonnée et persécutée par son père pour son refus d'adorer les dieux païens.

Christine est finalement exécutée.

Les reliques de Christine sont conservées à Palerme, en Sicile, dont Christine est également l'une des 4 saintes patronnes, avec Nymphe de PalermeAgathe de Catane et Olive de Palerme.



religion catholique saint sainte christine
24 JUILLET SAINTE CHRISTINE DE TYR


SÉGOLÈNE : Sainte Sigolène de Troclar (ou Ségolène, Sigouleine, Segouleine) naît à Albi au 7ème siècle.



religion catholique saint sainte ségolène
24 JUILLET SAINTE SIGOLENE DE TROCLAR

Mariée à l'adolescence, la jeune chrétienne est veuve à 22 ans.

Sigolène consacre sa vie aux pauvres et à la prière.

Sigolène fonde le monastère de Troclar à Lagrave (Tarn), dont elle est la première abbesse.

Sainte Ségolène est fêtée le 24 juillet et est souvent représentée avec une crosse d'évêque au bras gauche.



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24 JUILLET SAINTE SEGOLENE DE TROCLAR

ARGIDER : Urepeleko mendia hiru trikuharrirekin. Gaur egungo euskal izena. Oso erabilia Gipuzkoan eta Bizkaian.

(...) Argi eta eder hitzez osaturik dagoen izena. (...)




Une naissance du 24 juillet : Henri-Alexandre Deslandres.



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HENRI-ALEXANDRE DESLANDRES



Né le 24 juillet 1853 à Paris - Mort le 15 janvier 1948 à Paris 8ème arrondissement.

C'est un astronome français, qui a été directeur de l'observatoire de Meudon, puis de l'observatoire de Paris.

Ses études en licence et à l'Ecole polytechnique sont perturbées par les conséquences de la guerre franco-prussienne de 1870 et le chaos lié à la commune de Paris.

Diplômé en 1874, Henri s'engage dans une carrière militaire pour répondre aux tensions provoquées par l'Allemagne émergente.

Il atteint le grade de capitaine dans le génie, et, s'intéressant de plus en plus à la physique, il démissionne en 1881 pour rejoindre le laboratoire d'Alfred Cornu à l'Ecole polytechnique, où il travaille sur la spectroscopie.

Son travail sur la spectroscopie continue au laboratoire de recherches physiques de la faculté des sciences de paris, où il obtient le doctorat ès sciences en 1883, trouvant des modèles numériques aux raies spectrales qui complètent le travail de Johann Balmer et catalysent le développement futur de la mécanique quantique au début du 20ème siècle.

En 1868, il déclare que : "Ce n'est plus la géométrie et la mécanique qui dominent désormais en astronomie mais la physique et le chimie".

Le gouvernement français fournit à Jules Janssen les fonds nécessaires à la création d'un observatoire à Meudon, dont il serait le seul astronome.

Lorsque Amédée Mouchez succède à Urbain Le Verrier à la tête de l'observatoire de Paris, il décide de développer l'astrophysique en engageant Henri.

Celui-ci développe alors le spectrohéliographe en même temps que George Ellery Hale.

En 1898, il rejoint Janssen à Meudon, et à la mort de Janssen en 1907, il en devient directeur, se lançant dans un programme d'expansion.

Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur en 1900.

Il est président de la Société astronomique de France de 1907 à 1909.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, bien qu'âgé de 60 ans, Henri repart pour le service actif dans le génie avec le grade de major et plus tard de lieutenant-colonel.

Il est Officier de la Légion d'honneur en 1917.

Après l'armistice de 1918, il retourne à son bureau de Meudon jusqu'en 1927, le rapprochement des observatoires de Paris et de Meudon le désignant directeur des deux institution jusqu'en 1929.

En 1920, il est président de l'Académie des sciences, dont il était membre depuis 1902.

En 1921, il est fait membre étranger de la Royal Society.

En 1931, il est Commandeur de la Légion d'honneur.

Durant sa vie, il reçoit de très nombreuses distinctions.

Il reste un astronome très actif jusqu'à sa mort, le 15 janvier 1948, à 94 ans.



france astronome espérantiste physicien astrophysicien
ASTRONOME HENRI-ALEXANDRE DESLANDRES



Voici le proverbe du vendredi 24 juillet 2026 :


HEGOAK ARDURA XAHAKOA BEREKIN.

Par vent du sud apporte la gourde.


pays basque paysan chahakoa
BASQUE BUVANT AU CHAHAKOA
PAYS BASQUE D'ANTAN




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LA SOCIÉTÉ DES KAOLINS ET FELDSPATHS DU PAYS BASQUE EN 1928 (sixième et dernière partie)

 

LA SOCIÉTÉ DES KAOLINS ET FELDSPATHS DU PAYS BASQUE EN 1928.


C'est en avril 1928 qu'est créée la Société des Kaolins et Feldspaths du Pays Basque, ayant pour objet l'exploitation d'un domaine minier et des usine et installations, à Louhossoa et Macaye (Basses-Pyrénées).



pays basque labourd économie mines kaolin feldspath
SOCIETE DES KAOLINS ET FELDSPATHS DU PAYS BASQUE
64 LOUHOSSOA




Voici ce que rapporta à ce sujet le journal trimestriel Les Annonces Parisiennes (paraissant les 

lundi, mercredi et vendredi), le 18/05/1928 :



"Annonces Judiciaires et Légales.

Sociétés.

Société des Kaolins et Feldspaths du Pays basque.

Société anonyme au capital de 4 500 000 francs.

Siège social : à Paris, 16, rue Le Peletier.



Titre VII. Bilan. — Répartition. — Réserve. 


Article 44.


L’année sociale commence le 1er janvier et finit le 31 décembre. 


Par exception, le premier exercice comprendra le temps écoulé depuis la constitution de la Société jusqu’au 31 décembre 1928. 


A la fin de chaque exercice, les écritures sont arrêtées et le Conseil d'administration dresse le bilan, conformément à la loi. 


Le Conseil a la plus grande liberté pour l’évaluation des créances et des autres valeurs mobilières et immobilières composant l’actif social. Il établit ces évaluations de la manière qu’il juge la plus utile pour assurer la bonne gestion des affaires, la stabilité et l’avenir de la Société. 



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SOCIETE DES KAOLINS ET FELDSPATHS DU PAYS BASQUE
64 LOUHOSSOA

Article 45.


Quarante jours au moins avant l’Assemblée générale annuelle, le Conseil transmet le bilan avec les pièces à l’appui aux commissaires qui doivent faire leur rapport. 


Article 46.


Quinze jours avant l’Assemblée générale, le bilan et le compte de profits et pertes sont mis, au siège social, à la disposition des actionnaires. 


Article 47.


Les produits nets de la Société, déduction faite des frais généraux et autres charges, des amortissements et provisions, constituent les bénéfices nets.


Sur ces bénéfices nets, il est prélevé : 


Cinq pour cent pour constituer le fonds de réserve prescrit par la loi. 


Il est prélevé ensuite : 


La somme nécessaire pour servir un premier dividende à concurrence de sept pour cent des sommes dont lesdites actions sont libérées et non amorties (non cumulatif).


 Ce prélèvement opéré, l’Assemblée générale pourra décider, sur la proposition du Conseil d’administration, toutes affectations pour la constitution éventuelle d’un fonds de réserve extraordinaire. 


Sur le solde, il sera ensuite attribué dix pour cent au Conseil d’administration qui en fera l’emploi qu’il jugera convenable. 


Le reliquat disponible sera enfin réparti, savoir : 


Quatre-vingts pour cent entre les actions. 

Vingt pour cent entre les parts bénéficiaires. 


Toujours sur la proposition du Conseil d’administration, l’Assemblée pourra également, sur le solde des bénéfices revenant aux actions, effectuer tous prélèvements dont elle fixera le montant pour la constitution de tous reports à nouveau ou d’un fonds de prévoyance spécial appartenant exclusivement aux actionnaires, et qui pourra être employé notamment à l’amortissement des actions.


Les propositions concernant l’importance des sommes à porter au fonds de réserve extraordinaire ou au fonds de prévoyance spécial, ou à reporter à nouveau, ne pourront, si elles émanent du Conseil d’administration, être repoussées que par une majorité comprenant les deux tiers des voix présentes ou représentées à l’Assemblée.



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SOCIETE DES KAOLINS ET FELDSPATHS DU PAYS BASQUE
64 LOUHOSSOA

Article 48.


Les dividendes de toutes actions et les répartitions à toutes parts de fondateur sont valablement payés au porteur du coupon. Tout dividende ou répartition qui n’est pas touché dans les cinq ans de son exigibilité est prescrit.



Titre VIII. Dissolution. — Liquidation.


Article 49.


En cas de perte des trois quarts du capital social, le Conseil d'administration est tenu de provoquer la réunion de l’Assemblée générale, à l'effet de statuer sur la question de savoir s’il y a lieu de continuer la Société ou de prononcer sa dissolution. 


Le Conseil d’administration peut, à toute époque, et pour quelque cause que ce soit, proposer à l’Assemblée générale la dissolution et la mise en liquidation de la Société. 


Article 50. 


A l’expiration de la Société, ou en cas de dissolution anticipée, l’Assemblée générale règle, sur la proposition du Conseil d’administration, le mode de liquidation et nomme un ou plusieurs liquidateurs, dont elle détermine les pouvoirs. 


La nomination des liquidateurs met fin aux pouvoirs des administrateurs et des commissaires. 


Les liquidateurs peuvent, en vertu d’une délibération de l’Assemblée générale, faire l’apport à une autre Société de la totalité ou d’une partie des biens, droits et obligations de la Société dissoute, ou consentir la cession à une Société ou à toute autre personne, de ces biens, droits et obligations. 


L’Assemblée générale, régulièrement constituée conserve, pendant la liquidation, les mêmes attributions que durant le cours de la Société ; elle a notamment le pouvoir d’approuver les comptes de la liquidation et de donner quitus aux liquidateurs. 


Après règlement du passif et des charges de la Société, le produit net de la liquidation est employé d’abord à amortir complètement le capital des actions, si cet amortissement n’a pas encore eu lieu ; le surplus est réparti en espèces ou en titres : quatre-vingts pour cent aux actions et vingt pour cent aux parts bénéficiaires.



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SOCIETE DES KAOLINS ET FELDSPATHS DU PAYS BASQUE
64 LOUHOSSOA


TITRE IX. Contestations.


Article 51.


Toutes contestations qui peuvent s’élever pendant le cours de la Société ou de sa liquidation, soit entre les actionnaires et la Société, soit entre les actionnaires eux-mêmes, au sujet des affaires sociales, sont jugées conformément à la loi et soumises à la juridiction des tribunaux compétents du lieu du siège social. 


A cet effet, en cas de contestation, tout actionnaire doit faire élection de domicile dans le ressort du siège social et toutes assignations ou significations sont régulièrement délivrées à ce domicile. 


A défaut d’élection de domicile, les assignations et significations sont valablement faites au Parquet de M. le Procureur de la République près le Tribunal civil du siège social. 


Article 52.


Les actions judiciaires, que l’Assemblée générale peut éteindre comme portant sur des droits dont elle a la disposition, notamment les actions sociales en responsabilité, ne peuvent être dirigées contre les représentants de la Société, ou l’un d’eux, qu’au nom de la masse des actionnaires et en vertu d’une autorisation de l’Assemblée générale. L’actionnaire qui veut provoquer une action de cette nature doit, un mois au moins avant la prochaine Assemblée générale, en communiquer l’objet précis, par lettre recommandée, adressée au président du Conseil d'administration, et le Conseil est tenu de mettre la proposition à l’ordre du jour de l’Assemblée. Si la proposition est repoussée, aucun actionnaire ne peut la reproduire en justice, dans un intérêt particulier ; si elle est accueillie, l’Assemblée générale désigne, pour suivre la contestation, un ou plusieurs commissaires auxquels sont adressées les significations. 


Toutes autres actions judiciaires, quel qu’en soit l’objet, ne peuvent être intentées par un actionnaire contre la Société ou ses représentants, sans que, préalablement à la signification de la demande, elles aient été déférées à l’Assemblée générale, dont l’avis doit être soumis aux tribunaux avec la demande elle-même. En ce cas, le Conseil d’administration doit convoquer une Assemblée générale des actionnaires, laquelle doit être tenue dans le mois de la communication faite au président du Conseil par lettre recommandée, de l’objet précis de la demande, et mettre l’avis à donner sur cette demande à l’ordre du jour de l’Assemblée. Si, pour un motif quelconque, ladite Assemblée n’a pu se réunir dans le délai ci-dessus fixé, il peut être passé outre par l’actionnaire demandeur. 



Il 


Suivant acte reçu par Me Collet, notaire à Paris, soussigné, le 25 avril 1928, MM. Amédée-Marie Blin, Albéric-Charles Blin et Jean Sautreau, ont déclaré : 


1° Que le capital en numéraire de la Société anonyme fondée par eux sous la dénomination Société des Kaolins et Feldspaths du Pays Basque, et s’élevant à trois millions trois cent mille francs, représentés par treize mille deux cents actions de deux cent cinquante francs chacune, qui étaient à émettre en espèces, a été entièrement souscrit par divers ; 


2° Et qu’il a été versé en espèces, par  chaque souscripteur, une somme égale au quart du montant des actions par lui souscrites, soit au total huit cent vingt-cinq mille francs, qui ont été déposés à la Banque de l’Union Parisienne, à Paris, 7, rue Chauchat. 


Et ils ont représenté, à l'appui de cette déclaration, un état contenant les noms, prénoms, qualités et domiciles des souscripteurs, le nombre d’actions souscrites et le montant des versements effectués par chacun d’eux. Cette pièce, certifiée véritable, est demeurée annexée audit acte notarié. 


III 


Des procès-verbaux, dont copies ont été déposées pour minute à Me Collet, notaire à Paris, le 9 mai 1928, des deux délibérations prises par les Assemblées générales constitutives des actionnaires de la Société anonyme dite : Société des Kaolins et Feldspaths du Pays Basque, il appert : 


Du premier de ces procès-verbaux, en date à Paris du 25 avril 1928 : 


I° Que l’Assemblée générale, après vérification, a reconnu la sincérité de la déclaration de souscription et de versement, faite par les fondateurs de ladite Société, aux termes de l’acte reçu par Me Collet, notaire, le 25 avril 1928 ; 


2° Et qu’elle a nommé un commissaire chargé, conformément à la loi, d’apprécier la valeur des apports en nature faits à la Société par MM. Blin et M. Sautreau, fondateurs, ainsi que les avantages particuliers résultant des statuts, et d’établir, à ce sujet, un rapport qui serait soumis à une Assemblée ultérieure. 


Du deuxième procès-verbal, en date du 7 mai 1928 :


1° Que l’Assemblée générale, adoptant les conclusions du rapport du commissaire, a approuvé les apports faits à la Société par MM. Blin et Sautreau, fondateurs, et les avantages particuliers stipulés par les statuts ; 


2° Qu’elle a nommé comme premiers administrateurs, dans les termes de l’article 19 des statuts : 

M. Amédée-Marie Blin, industriel, demeurant au Moulin-de-l'Abricot, commune de Vierzon-Village (Cher). 

M- Albéric-Charles Blin, industriel, demeurant à Mehun-sur-Yèvre (Cher), avenue de la Gare. 

M. Jean-Alfred-Maurice Delafon, industriel, demeurant à Paris, 14, quai de la Rapée. 

M. Charles-Edmond-Maurice Mallet, propriétaire, demeurant à Saint-Cloud (Seine-et-Oise), 30, Parc de Montretout. 

M. Georges-Henri Pernot, ingénieur, demeurant à Paris, 2, rue Saint- Thomas-d’Aquin.

M. Georges-Alfred Richoux, ingénieur, demeurant à Paris, 179, boulevard Malesherbes. 

M. Charles Sallandrouze de Lamornais, directeur général au Ministère des Finances, demeurant à Paris, 6, rue de Madrid. 

Et M. Jean Sautreau, ingénieur, demeurant à Bagnères-de-Bigorre. Lesquels ont accepté lesdites fonctions. 


3° Que l’Assemblée a nommé comme commissaires, avec faculté d’agir ensemble ou séparément, M. Maurice Aubertin, propriétaire à Saint-Cloud, 31 bis, Parc de Montretout, et M. Paul-Jean-Félix-Armand Pougin, administrateur de Sociétés, à Paris, 13, boulevard de Strasbourg, lesquels ont accepté ces fonctions, pour faire un rapport à l’Assemblée générale sur les comptes du premier exercice ;


4° Enfin, qu’elle a approuvé les statuts et a déclaré la Société définitivement constituée. 


Originaux des statuts de la Société, expéditions de l’acte de déclaration de souscription et de versement et de la liste y annexée, et copies conformes des procès-verbaux des deux Assemblées générales constitutives, ont été déposés, le 16 mai 1928, aux greffes du Tribunal de commerce de la Seine et de la Justice de paix du neuvième arrondissement de Paris. Pour extrait et mention :

Collet, notaire."





(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et Du Kaolin sous les pieds, exposition - Kultura Pays Basque)







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