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mardi 21 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 21 AVRIL 2026 SAINT ANSELME - ALAIA

 


PROVERBE DU 21 AVRIL 2026 (SAINT ANSELME) (ALAIA).


ANSELME : Anselme de Cantorbery, est originaire d'Aoste, en Italie, où il naît vers 1033.



religion catholique saint sainte anselme
21 AVRIL SAINT ANSELME DE CANTORBERY


Anselme est connu comme le "Docteur magnifique".

Anselme devient abbé de l'Abbaye bénédictine de Notre-Dame du Bec, en Normandie, puis archevêque de Cantorbery et primat d'Angleterre.

Théologien brillant du 11ème siècle, Anselme contribue activement à la réforme grégorienne et au renouveau de l'Eglise médiévale.

Anselme élabore le dogme de la circumincession, adopté en 1442 au concile de Florence et transfère les investitures à Rome.

Anselme meurt le 21 avril 1109 à Cantorbéry.

Anselme est canonisé en 1494 et proclamé docteur de l'Eglise en 1720, par le pape Clément XI.



religion catholique saint sainte anselme
21 AVRIL SAINT ANSELME DE CANTORBERY



ALAIA : Ikastolako zerrendatik. Gaztelaniaz "Alegria".

(...) Alaia - Euskarazko adjektiboa. Aldaerak : Alaikari eta Alaiñe. - - Alegria / (...)

Alegria (es) : Osaera alaia adjektiboa eta -a. Aldaerak : Alaikari eta Alaiñe.

Alaiñe : Izen honen oinarria : alai adjektiboa eta -ne (-ñe). Ikus Alaia.



Une naissance du 21 avril Théodore Fraenkel.




THEODORE FRAENKEL (en haut à gauche) ET ANDRE BRETON
LYCEE CHAPTAL 1912


Né le 21 avril 1896 à Paris 14ème - Mort le 25 janvier 1964 à Paris 10ème.

C'est un écrivain et médecin français.

Dadaïste puis surréaliste de 1918 à 1932, il a été un ami d'André Breton.

Né de parents russes, Théodore obtient la nationalité française en 1904.

En 1907, il entre au collège Chaptal et rencontre André Breton, avec lequel il partage la même passion pour la poésie.

Après le baccalauréat, il entre en classe préparatoire pour des études de médecine.

En 1915, il est infirmier militaire, à Nantes, et il y retrouve André Breton.

Promu médecin auxiliaire, Théodore est envoyé à Chaumont, puis en forêt d'Argonne.

Il revient, début 1917, à Paris, puis il est envoyé à Odessa, début juillet 1917.

Il rencontre Louis Aragon en mai 1918.

Après sa démobilisation, il termine ses études de médecine et est nommé externe des hôpitaux.

Dès le début 1920, il participe aux manifestations parisiennes dada organisées par Louis Aragon, Breton, Paul Eluard, Francis Picabia, Philippe Soupault et Tristan Tzara.

En 1922, il épouse Bianca Maklès.

Après la rupture survenue entre dadaïstes et surréalistes en 1923, Théodore retourne à la médecine générale et il devient chef de laboratoire à l'hôpital Bretonneau à Paris 18ème.

En 1932, il rompt toute relation avec Breton.

Après la mort de sa femme, en 1931, il se remarie avec Marguerite Ghita Luchaire.

Pendant la guerre d'Espagne, en 1936, il rejoint les républicains espagnols.

En 1943, il fait partie des Forces de la France libre en Angleterre, puis, en février 1945, il s'engage dans l'escadrille Normandie-Niémen, basée en Urss, qu'il quitte à la fin de la guerre avec le grade de lieutenant-colonel.

En septembre 1960, il est l'un des signataires du Manifeste des 121 sur le droit d'insoumission dans la guerre d'Algérie.

Gravement hypertendu, il néglige de se soigner et meurt, le 25 janvier 1964, à 67 ans, d'une hémorragie cérébrale.

Selon ses voeux, il est enterré sans témoin dans une fosse commune.


ECRIVAIN THEODORE FRAENKEL


Voici le proverbe du mardi 21 avril 2026 :

GOBERNUAK BADITU BI BESO, BAT LUZEA, BILTZEKO, BERTZEA LABURRA, EMAITEKO.

Le gouvernement a deux bras, un long pour prendre, un court pour donner.



impots france caricature
LES IMPÔTS EN FRANCE AUTREFOIS


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE THÉÂTRE BASQUE PAR ÉTIENNE DECREPT EN 1912 (cinquième partie)

LE THÉÂTRE BASQUE EN 1912.


En 1912, le bascophile Etienne Decrept fait une analyse du théâtre Basque.




pays basque autrefois soule theatre pastorale
LE THEÂTRE BASQUE
PYRENOEA 19 AVRIL 1912


Voici ce que rapporta à ce sujet Etienne Decrept, dans l'hebdomadaire Pyrenoea, le 31 mai 

1912 :



"Sur le Théâtre Basque. (suite)



A propos du théâtre Basque.



Albert Léon, le distingué professeur de philosophie du Lycée de Bayonne, nous adresse la lettre suivante accompagnée d'une réponse aux articles de notre collaborateur Etienne Decrept.



Pyrenoea, heureuse de la controverse qui va s'instituer sur le Théâtre Basque, se fait un plaisir d'insérer l'intéressante correspondance de M. Léon :



Monsieur le Directeur,



Mon excellent collègue M. Georges Hérelle, m'a fait savoir que vous accepteriez favorablement dans votre Revue une réponse au premier article de M. Decrept sur le Théâtre Basque. Je soumets à votre appréciation les quelques lignes ci-jointes. Comme vous le verrez, les arguments de M. Decrept ne m'ont pas absolument convaincu, mais c'est en toute sincérité que je souhaite une réplique à mes objections, tout prêt à m'incliner s'il résout les difficultés que je propose. Si j'ai lu le premier article avec intérêt, je ne puis en outre qu'accorder mon assentiment à la plupart des remarques des articles suivants. Je préférerais si vous le jugez bon, que ma réponse pût être donnée intégralement, car chacun des arguments me semble avoir son importance ; toutefois si vous estimiez absolument nécessaire d'introduire de légères modifications ou coupures, pourvu qu'elles ne touchent pas à l'essentiel, je suis prêt à les accepter, mais le temps me fait en ce moment défaut pour retoucher moi-même ce travail dont je vous prie d'excuser l'exécution matérielle un peu négligée. Je me permettrai de vous adresser bientôt l'hommage de ma thèse sur le Théâtre Basque où je sais qu'il existe de ci de là, la question ayant avancé depuis, quelques omissions ou négligences.


Veuillez agréer Monsieur, l'expression de mes sentiments les plus distingués."



"La Littérature est l'expression de la Société".

Cet aphorisme trop fameux de Mme de Stael comporte deux interprétations, l'une conforme à la réalité mais stérile, l'autre qui prétend à plus de portée, mais contraire aux faits. Si l'on veut dire que la littérature d'un peuple exprime quelque chose de ce peuple, à savoir ses goûts littéraires ou ceux d'une fraction du public quelles que soient les origines de ces derniers, on exprime une vérité que M. de La Palisse lui-même eut dédaigné de formuler ; mais si, comme l'entendait l'auteur de cette maxime, on veut soutenir que chaque Société se traduit tout entière dans sa littérature, comme si celle-ci était un fruit naturel et spontané de la vie nationale, sans apport d'éléments étrangers, ou du moins sans influence décisive de circonstances accidentelles et qui ne tiennent pas au fond du caractère et de l'existence de la Société envisagée, alors cette affirmation est démentie par toute l'histoire littéraire. Rien ne s'emprunte comme les formes de littérature, pour ne pas dire les formes d'art en général ; presque toutes les Lettres latines classiques sont d'origine grecque, et l'on sait combien le mouvement littéraire de l'Europe occidentale au moyen âge et jusqu'au XVIe siècle, de Dante, à Shakespeare est marqué d'une forte empreinte française et provençale ; est-il besoin de rappeler la part qui revient à l'Italie, à l'Espagne et à l'antiquité gréco-latine sur les commencements d'une littérature, si nationale pourtant dans son développement, celle du XVIIe siècle français ? Je dis la littérature, non la formation des talents par lesquels elle s'est exprimée, car le talent ne s'emprunte pas et il ne passe pas forcément les frontières avec les formes littéraires ; c'est ce que prouve l'exemple du Théâtre Basque ou pour mieux dire Souletin. Ici même Pyrenoea du 19 avril 1912, M. Etienne Decrept a fort bien rappelé dans un spirituel article que ces drames populaires de la Soule n'ont ni une origine locale, ni, il faut le reconnaître, de sérieuse valeur littéraire. J'entends parler ici, comme M. Decrept dans son premier article, des pièces tragiques de ce répertoire, laissant de côté pour l'instant la question des farces ou pastorales comiques dont les astola lerrak ou "course d'ânes" constituent les spécimens les plus répandus.



Depuis plus d'un demi-siècle, tous ceux, sans exception, qui ont présenté au grand public le théâtre Souletin, depuis Buchon jusqu'à M. Georges Hérelle, ont signalé ce double caractère : l'origine étrangère et l'absence d'une réelle conception artistique, et l'on ne saurait faire à M. Decrept ni un grief, ni un mérite d'avoir à son tour souligné ces deux traits ; c'est d'ailleurs que réside l'originalité de ses vues.



pays basque bascophile écrivain peintre décorateur
ETIENNE DECREPT


Toutefois, avant d'examiner la partie la plus intéressante et vraiment neuve de son article, qu'il me permette d'observer qu'il tire des deux remarques précédentes des conséquences un peu trop sévères. — Tout d'abord l'origine étrangère des drames en question ne saurait être une raison suffisante pour leur dénier tout intérêt, et leur indigence littéraire ne tient pas à cette origine ; il serait donc injuste de les condamner à l'avance sur leur source, puisque plus d'un peuple est fier, à juste titre, de productions artistiques qui n'ont pas eu leur premier germe dans le sol national.



En second lieu, la pauvreté artistique intrinsèque des pastorales basques ne me paraît pas entraîner leur condamnation absolue. Sans doute, ce n'est pas là du grand art : toute recherche de style y fait défaut, la versification en est plus que négligée, on n'y remarque ni action, ni études de caractères, les anachronismes les plus grossiers y coudoient les invraisemblances. Qu'en conclure, sinon que nous avons affaire ici à un art populaire ? Il ne mérite ni plus ni moins de dédain que toutes les autres formes de l'art populaire que les délicats préfèrent pour leur compte des productions plus relevées, c'est leur droit et leur devoir, mais je ne vois pas ce que gagnerait la culture esthétique des montagnards Souletins à se priver d'une forme d'art qui convient à leur mentalité. L'art populaire est en soi une forme esthétique inférieure. Il n'en correspond pas moins à des aspirations d'où est sorti l'art véritable, si inférieur soit-il en lui-même au grand art, il est historiquement le germe, puis le dépôt et comme la projection de celui-ci dans l'esprit des masses, il reste salutaire pour le public qui n'est pas apte à goûter les manifestations plus hautes du beau et il aura une raison d'être tant qu'il y aura un tel public, le lui enlever serait seulement le priver de toute jouissance artistique.



Soit, dira-t-on, laissons aux Souletins ces divertissements, mais, reconnaissons que, dénués de réelle valeur esthétique, ils n'ont même pas d'intérêt au point de vue de l'étude des moeurs ou pour la psychologie des montagnards qui s'y complaisent, puisque ce théâtre est entièrement un théâtre d'imitation et d'emprunt. Ici encore, je ne puis pas m'empêcher de trouver un peu excessif le dédain de M. Decrept. Si dans les usages d'une race ou d'un peuple il ne fallait tenir compte que des éléments tirés uniquement de son propre fonds, il lui resterait bien peu de chose en propre. La pensée et le caractère national, régional ou ethnique sont faits, non seulement de ce fonds primitif, mais de tous les apports qui viennent du dehors s'y incorporer au cours de l'histoire ; qui oserait soutenir par exemple que le christianisme est un élément accessoire dans la civilisation européenne et l'Islamisme dans celle d'une partie de l'Afrique parce que l'un vient de Palestine et l'autre d'Arabie ? Il faut en dire de même en art : Peu importe qu'une forme soit empruntée, elle n'en constitue pas moins un élément de la physionomie artistique du peuple qui l'a adoptée, quand ça ne serait, comme pour le cas qui nous occupe, qu'en manifestant une certaine impuissance à la créer, accidentelle ou naturelle, passagère ou permanente ; elle manifeste quelque chose de plus et vraiment positif ; elle nous montre les goûts de ce peuple par la nature même de ses emprunts et nous renseigne sur son histoire en nous montrant les influences auxquelles il a été soumis, par exemple, le théâtre Souletin nous montre quelle influence une certaine littérature française a exercé sur les populations de ces contrées, sans doute par l'intermédiaire du Béarn, comme d'ailleurs le reconnaît fort à propos M. Decrept.



pays basque autrefois pastorale soule danses
PASTORALE ALOS 1928
PAYS BASQUE D'ANTAN


Mais ce théâtre doit à son absence même d'originalité un intérêt autrement général : il nous présente un spécimen vivant de ces spectacles populaires qui se donnaient jadis dans toute l'Europe occidentale et dont la Basse-Bretagne et la Toscane, pour ne citer que ces deux exemples, ont perpétré jusqu'à nos jours la tradition dans des oeuvres dont la technique ressemble étonnamment, et pour tous les points essentiels à celle des pastorales basques ; cette ressemblance se retrouve d'ailleurs jusque dans les sujets du répertoire de sorte que le théâtre Souletin présente le cas particulier d'un phénomène général et son intérêt déborde singulièrement le cercle étroit de ses spectateurs car il est un document pour l'histoire de littérature populaire comparée et un des rares témoins encore debout d'un genre disparu dans plus d'une autre contrée.



Cette ressemblance entre les pastorales basques et les autres théâtres populaires présents ou passés de l'Europe occidentale, j'entends de France, d'Italie, de Flandre et de Tyrol, n'a certainement pas échappé à l'érudition avertie de M. Decrept mais il la néglige, et la tient apparemment pour fortuite. Selon lui, le théâtre basque n'a pas, comme les autres productions de ce même genre, son origine dans le théâtre français du Moyen-Âge et, s'inscrivant sur ce point en faux contre tous ces devanciers, il lui assigne une cause toute autre et beaucoup plus récente ce point mérite d'arrêter l'attention ; il est à coup sûr la partie la plus originale de l'article qui fait l'objet de ces lignes."




A suivre...







(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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lundi 20 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 20 AVRIL 2026 SAINTE ODETTE - ITXASO

 

PROVERBE DU 20 AVRIL 2026 (SAINTE ODETTE) (ITXASO).


ODETTE : Odette de Brabant (ou de Rivreulle) ou Olga est une jeune Belge  qui refuse d'épouser le fiancé que lui destinent ses parents.

Odo (en germain) signifie "richesse et prospérité".



religion catholique saint sainte odette
20 AVRIL SAINTE ODETTE DE BRABANT

Pour échapper à d'autres prétendants attirés par sa beauté, Odette se mutile le nez.

Odette obtient d'entrer chez les religieuses de prémontré, au couvent de Bonne-Espérance, à Rivroëlle, en Belgique, dont elle devient la prieure et où Odette meurt en 1158, à moins de 25 ans.



ITXASO : 1878an, Kantauriko itsasoan, ekaitzaldi ikaragarri batek hirurehun itsasontzi baino gehiago hondatu zituen.

Itsaso : Itsasoa eta Lurra bizi iturri zaizkigu gizakioi eta, horregatik, beti miretsiak izan dira fure artean. Itxaso aldaera honen hipokoristikotzat har daiteke, baina kontuan hartu behar da zenbait hizkeratan itxaso dela erabiltzen den oinarrizko izena, ez itsaso.



Un décès du 20 avril : Albert Jean César Magnelli, dit Alberto Magnelli.



peintre italien figuratif abstraction 19ème 20ème siècle
PEINTRE ALBERTO MAGNELLI



Né le 1er juillet 1888 à Florence (Toscane, Italie) - Mort le 20 avril 1971 à Meudon (Hauts-de-Seine).

Actif en France, son style a évolué de la figuration à l'abstraction.

Alberto commence à peindre en 1907.

Autodidacte, il considère s'être formé devant les fresques de Giotto, Paolo Uccello et de Piero della Francesca.

A partir de 1911, il fréquente les futuristes italiens, Marinetti, Boccioni et Carrà.

A l'occasion d'un voyage à Paris, en 1914, il fait la connaissance des poètes Guillaume Apollinaire et Max Jacob, et des peintres Archipenko, Juan Gris, Fernand Léger, Henri Matisse et Picasso.

De 1913 à la fin des années 1920, Alberto évolue d'une figuration en aplats simplifiés de couleurs cloisonnés de noir, préfigurant même celle des années 60 à une représentation plus allusive des formes à partir des années 30, puis vers une abstraction plus dure.

Retiré en Italie à cause de la Première Guerre mondiale, il célèbre la fin de celle-ci par une série de 25 toiles, en 1918-1919, intitulées explosion lyrique, où les corps et le paysage se confondent dans un éclatement de couleurs.

En 1930, il cesse de peindre.

Impressionné par la vision des blocs de marbre dans les carrières de Carrare, il réalise en1931 une série de Pierres éclatées.

Alberto revient s'installer la même année à Paris, où il expose en 1934 puis développe une abstraction rigoureusement rythmée et colorée.

En octobre 1940, il épouse Susi Gerson (rencontrée au printemps 1934) et le couple se réfugie à Grasse (Alpes-Maritimes) tout comme Sonia Delaunay, Arp et Sophie Taeuber-Arp, Ferdinand Springer et François Stahly.

La pénurie de toiles l'engage alors dans la série de ses ardoises gouachées et collages.

En 1952, il réalise, à Mila, le palais Casa Astratta, considéré comme la plus haute expression de l'intégration entre l'architecture et l'art au sein du Mouvement d'Art Concret.

Des rétrospectives de l'oeuvre d'Alberto seront présentées à partie de 1947.

Il meurt le 20 avril 1971, à 82 ans.


peintre italien figuratif abstraction 19ème 20ème siècle
TABLEAU LE CAFE D'ALBERTO MAGNELLI 1914



Voici le proverbe du lundi 20 avril 2026 :


ZENBAT ETA ATEAK ZABALAGO, ORDUAN ETA LAPUR GUTIAGO.

Plus les portes sont grandes ouvertes, moins il y a de voleurs.



histoire guerre 1914 1918
POILU 1918


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE CAMPAGNE POUR "L'ARC-EN-CIEL" À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN SEPTEMBRE 1928 (première partie)

UNE CAMPAGNE POUR "L'ARC-EN-CIEL" À BIARRITZ EN 1928.


Le Couzinet 10, connu sous le nom d'Arc-en-ciel, a été le premier vol de l'aviation moderne.



aviation 1928 pays basque labourd transports
AVION L'ARC-EN-CIEL
PILOTE DROUHIN



Ce monoplan en bois, avec un moteur Hispano-Suiza de 180 chevaux, a été construit pour réaliser la traversée des océans.



Le 7 mai 1928, René Couzinet et Maurice Drouhin ont décollé de l'aérodrome d'Orly pour leur vol inaugural, mais l'avion s'est écrasé lors d'un vol d'essai le 8 août 1928, entraînant la mort de Maurice Drouhin et la blessure du mécanicien Georges Lanet.



Malgré cet incident tragique, l'Arc-en-ciel a été reconstruit et a effectué son premier vol en février 1932, marquant un tournant dans l'histoire de l'aviation.



Voici ce que rapporta au sujet de cet avion le quotidien la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du 

Pays basque, le 27 septembre 1928 :



"Pour l'Arc-en-Ciel-Biarritz.


Il faut souscrire.



Il y a quelques jours, quelques semaines à peine, l'un des plus beaux rêves qu'ait réalisé un cerveau humain, dans le domaine des conquêtes aériennes, s'écroulait.



"L'Arc-en-Ciel", inventé par l'ingénieur René Couzinet, piloté par le grand as Drouhin, s'écrasait sur le terrain d'Orly, qui avait vu ses premiers essais, ses premiers vols, merveilleux témoignages du chef-d'oeuvre de l'air. Dans cette catastrophe s'anéantissaient deux hommes, une machine extraordinaire, un an d'efforts incessants, le bénéfice chèrement acquis de souffrances, d'inquiétudes et de difficultés sans nombre, le seul espoir raisonnable de succès qu'ait eu la France, cette année, pour le raid fameux Paris-New-York.




aviation 1928 pays basque labourd transports
DEBRIS DE L'AVION L'ARC-EN-CIEL
APRES L'ACCIDENT



Un homme surgissait, élevé à sa juste place, grandi par la douleur et la cruauté du sort, de cette effroyable tragédie. Cet homme, ce jeune homme presque un enfant, 24 ans qui, par son courage, son audace, sa fermeté d'âme et son invincible ténacité, avait réalisé magnifiquement un rêve merveilleux, cet homme se trouvait ruiné, vaincu par le destin.



C'est alors que la Municipalité de Biarritz, sur l'initiative de son maire, dont le fils est l'ancien condisciple de René Couzinet, a voulu aider à reconstruire l'"Arc-en-Ciel".



Elle a voulu, ne séparant jamais des intérêts du pays lui-même ceux de notre ville, consciente de la nécessité de survivre pour cet avion précurseur, partout maintenant affirmée et, d'un autre côté, comprenant que bénéfice légitime on pourrait faire naître d'une oeuvre désormais nationale, que Biarritz prenne la tête d'un mouvement en faveur de l'"Arc-en-Ciel".



A l'appel de la municipalité, spontanément et sans réticence, de tous les côtés, les concours les plus divers, les plus dévoués, se sont manifestés. Notamment et dès le premier jour, MM. le marquis d'Arcangues, président du Syndicat d'Initiative ; Paul Campagne, président de l'Union Commerciale, la Direction des Casinos de Biarritz, Charles Dufourg, Secrétaire général du Syndicat d'Initiative, Jean de l'Espée, directeur du "Courrier de Bayonne", André Fouchou, directeur de l'Agence Havas, Léonce Garnier, président de l'Aéro-Club Béarnais (section basque), Pierre Haristoy, administrateur délégué de la "Gazette", Jean Laborde, président d'honneur de l'Aéro-Club Béarnais (section basque), Lacouture, administrateur du "Sud-Ouest" de Bayonne ; Pierre Lafitte, président du conseil d'administration de la "Gazette", Larue de Charlus , président de "Biarritz-Association", Paul Peyta, président du Syndicat des Hôteliers, le "Progrès de Biarritz", J. Rosenthal, Sarraude, président de "Biarritz-Coopérative", Ricardo Soriano, le très sympathique industriel, le grand sportsman, sans cesse à l'affut de toute nouveauté, Alexandre, directeur de la Chaumière, Charles de La Rüe, rédacteur en chef de la "Gazette", Cyprien Labat, adjoint au maire, Raymond Touzaa, secrétaire général de la mairie de Biarritz, tous ceux aussi qui accomplirent la besogne anonyme, mais non moins utile.



Après les conférences du Casino Municipal et du Cinéma Palace, une souscription s'est ouverte à tous, accueillant les dons les plus généreux et les plus humbles offrandes. Cette souscription sera telle que tous les Biarrots et tous les amis de Biarritz la voudront.



Pour que revive l'"Arc-en-Ciel".


Pour qu'il soit désormais l'"Arc-en-Ciel-Biarritz".


Pour qu'au printemps prochain New-York puisse célébrer avec enthousiasme l'Aviation française, la France et Biarritz.


Pour la plus grande gloire de la France.


Pour la grandeur de notre Aviation.


Pour le triomphe, en tous lieux, de par le monde, de notre cité qui, Reine des Plages, est reine doublement, par la beauté et la générosité.



pays basque autrefois plage pâques côte saison
BIARRITZ REINE DES PLAGES 
PLAGE DES ROIS
PAYS BASQUE D'ANTAN


Pour une grande oeuvre, où Biarritz doit trouver un nouveau triomphe.



IL FAUT SOUSCRIRE !


aviation 1928 pays basque labourd transports
DEMANDE DE SOUSCRIPTION 
POUR L'ARC-EN-CIEL-BIARRITZ



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Visite à René Couzinet, ses amis et ses collaborateurs.



Lorsque le Président de la République inaugure un Salon de l'Automobile ou de l'Aéronautique, cette expédition, d'apparence débonnaire, anodine et mondaine, est en réalité minutieusement organisée : les haltes à tel ou tel stand sont prévues selon l'importance des firmes ; ici 2 minutes, là 30 secondes.



Quelle ne fut donc pas la stupeur du cortège officiel, au dernier vernissage de l'Aéronautique, de voir, M. Doumergue s'arrêter devant le stand d'une marque encore bien ignorée et entrer positivement en conversation avec le constructeur, un jeune homme de 24 ans, dont la société qui porte son nom, la Société des Avions Couzinet exposait non pas un appareil, mais la maquette d'un avion tout récent.



aviation 1928 pays basque labourd transports france république président
GASTON DOUMERGUE
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE
DU 13 JUIN 1924 AU 13 JUIN 1931



Quoi ! tant de constructeurs dont les appareils se sont illustrés en de nombreux raids, qui sont les fournisseurs attitrés des sociétés et des ministères, n'avaient eu l'honneur que d'un banal arrêt présidentiel, et ce jeune homme, dont le "zinc", d'ailleurs absent, avait à peine volé, obtenait une conversation avec le Chef de l'Etat ?



C'était proprement scandaleux.



Au vrai, tout est extraordinaire dans le cas de René Couzinet, dont la carrière tient du roman, de l'épopée, de la bataille d'affaires, de l'aventure chimérique. Voilà cinq ans déjà que ce boursier de l'Ecole des Art et Métiers d'Angers prit ses premiers brevets. A 24 ans, son étonnante vocation fait de lui un constructeur, un navigateur, un créateur exceptionnel, dont le nom va parcourir le monde.



aviation 1928 pays basque labourd transports
RENE COUZINET



En doutez-vous ? C'est que vous ne l'avez point vu, c'est que vous ne connaissez pas les élans, la passion, les dévouements qu'a suscités sa confiance contagieuse ; c'est que vous ignorez les invraisemblables exploits accomplis par la lui et par la cohorte fidèle de quelques acharnés collaborateurs de Paris-New-York et retour dont les prochains jours vont voir la tentative. Tour à tour l'incertitude, les déceptions et la chance ont marqué les débuts de cette entreprise. René Couzinet avait pâli pendant des mois sur des projets et des dessins ; mais l'argent manquait totalement pour les réalisations premières. Il avait été ça et là reçu, accueilli, éconduit ou berné ; mais nulle part il n'avait trouvé d'aide efficace et d'appui vraiment sérieux. Allait-il donc falloir, la rage au coeur et l'esprit vaincu, tout abandonner, renoncer au rêve merveilleux qui habitait son esprit ?



Le triomphal exploit de Lindbergh avait poussé au paroxysme de l'exaltation, état d'âme si voisin du désenchantement total, notre jeune inventeur, qui accomplissait alors un stage d'officier de réserve dans un régiment d'aviation et qui, en cette qualité, assista à l'arrivée du célèbre aviateur. A son retour du Bourget, René Couzinet était si bouleversé que le patron de l'hôtel dans lequel il logeait lui offrit spontanément la moitié de sa fortune, soit cinquante mille francs, pour la réalisation de ses desseins.



Invraisemblable, mais vrai ! Il est juste de dire que cet hôtelier, M. Malet, était un ancien pilote dont Couzinet avait fait la connaissance au régiment et qu'il avait retrouvé par hasard, alors qu'affecté à Paris, il errait à l'aventure, sur le boulevard Magenta, en quête d'un gîte convenable pour abriter son séjour. Le sort le fit tomber sur le "Sphinx Hôtel..." Cinquante mille francs !



— Ma chance, me dit Couzinet, fut d'être alors un naïf et d'ignorer ce que pouvaient coûter la construction et la mise au point de mon appareil. Si j'avais pu savoir combien insuffisante devait être une pareille somme, à quels tours de force elle devait nous obliger par la suite, mes amis et moi, jamais je n'aurais eu la moindre idée d'entreprendre cette folie que je bénis et que je chéris aujourd'hui.



50 000 francs ! Ce devait être le quart de la somme nécessaire à l'achèvement de son oeuvre. Or, il a fallu, ensuite, trouver un million de plus que le total. Et l'opération n'est pas encore terminée. Alors, commencèrent d'invraisemblables démarches, de ces quêtes héroïques, de ces sollicitations inconscientes qui réussirent parce que la foi animait les frères mendiants. M. Sénèque, un journaliste parisien, homme précieux et universel, déploya dans ce genre d'entreprise un génie analogie à celui qu'il faut pour déplacer des montagnes. Il "tapa" à la ronde tous ceux qu'il pouvait taper, de façon enthousiaste, rationnelle et impérative. C'est bien plus d'un million qu'il trouva, en réalité, car il fallait emprunter pour rembourser ceux qui avaient prêté précédemment et qui n'avaient pas tous d'humeur, malgré l'apostolat touchant, à faire cadeau de leurs avances à ces insensés utopiques et tenaces... Un ami, qui débarquait d'Egypte était attendu sur ke quai de la gare. Il n'était pas sorti du hall qu'il avait donné 25 000 fr. Un entrepreneur de travaux publics, un commerçant en pâtes alimentaires, des groupements coopératifs, etc., etc., avancèrent des sommes importantes. La Vendée fut parcourue en tous sens. Pour l'enfant du pays, les bourses se délièrent avec empressement, avec élan. Un jour que M. Sénèque "tapait" un conseiller municipal suburbain, celui-ci lui lâcha plusieurs centaines de francs. Entraîné par cet exemple, le garde-champêtre du village, ému, offrit son obole : cent fr. Ainsi s'accumulaient les sommes, vites englouties par les échéances en nombre incalculable auxquelles il fallait faire face à des dates rapprochées : le 5, le 8, le 15, le 20 d'un même mois.



Malgré tout, l'on conservait sa dignité. l'on recherchait avidement l'aide des amis et les gestes spontanés, mais l'on s'insurgeait contre tout ce qui pouvait ressembler à une aumône. Un grand quotidien ayant offert d'ouvrir en ses colonnes de première page une vaste souscription nationale, l'on n'accepta pas cette séduisante proposition parce qu'elle supposait précisément une générosité anonyme, machinale et ignorante. Voilà l'histoire incroyable de cet "Arc-en-Ciel" qui va, dans quelques jours, rayer le ciel océanique de ses couleurs symboliques."



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AVION ARC-EN-CIEL DE COUZINET



A suivre...




(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et René Couzinet - Alchetron, L’Encyclopédie Sociale Libre)





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