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samedi 29 août 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 29 AOÛT 2026 SAINTE SABINE ET SAINT MÉDÉRIC ET DÉCOLLATION DE SAINT JEAN BAPTISTE - UGUTZ

 


PROVERBE DU 29 AOÛT 2026 (SAINTE SABINE) (SAINT MÉDÉRIC) (DÉCOLLATION DE SAINT JEAN BAPTISTE) (UGUTZ).


SABINE : Sabine ou Savine de Rome est une martyre légendaire des premiers siècles.



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29 AOÛT SAINTE SABINE DE ROME

Sabine est une sainte catholique et orthodoxe, morte à Vindena, en Ombrie (Italie) le 29 août 126, sous le règne de l'empereur Hadrien.

On lui a consacré une basilique, Sainte Sabine de Rome, qui fut construite sur les terres d'un riche Romaine, en 425.

Elle est fêtée le 29 août sous le nom de sainte Sabine.

Sainte Sabine, ayant beaucoup voyagé selon sa légende, est représentée avec les attributs du pèlerin : bourdon, pèlerine avec capuchon ou grand chapeau, besace, livre et parfois la palme du martyre.




MÉDÉRIC : Médéric ou Merry est un moine ermite né dans le Morvan près d'Autun (Saône-et-Loire) et décédé à Paris le 29 août 700.



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29 AOÛT SAINT MERRI


Né dans une famille illustre de l'Autunois, Médéric est offert à l'âge de 13 ans comme oblat à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun.

Médéric y reçoit une éducation de prières, d'obéissance et de chasteté.

Médéric étonne ses condisciples par l'observance d'une discipline rigoureuse, ne mangeant que du pain d'orge trempé dans l'eau, seulement 2 fois par semaine.

Il vit ainsi pendant des années, se cachant des autres moines, acquérant une réputation de sainteté.

A la mort de l'abbé de Saint-Martin, vers 680, Médéric est élu abbé de l'abbaye.

Mais il décide de se retirer dans la solitude morvandelle, près d'Autun, pour être seul avec Dieu.

Menacé d'excommunication par l'évêque, il est obligé de revenir au monastère.

Avec un jeune moine Frodulphe, dit aussi saint Fou, il fait un pèlerinage au tombeau de Saint Denis et de saint Germain à Paris.

Sur le chemin, les deux moines multiplient les miracles.

Médéric meurt le 29 août 700 et son tombeau fait l'objet d'une véritable vénération, en raison des miracles accomplis.

Médéric est le saint patron des prisonniers et des malades.



DÉCOLLATION DE JEAN BAPTISTE : La décollation de Jean Baptiste est la mort de Jean le Baptiste par décapitation.

Selon les évangiles de Marc et Matthieu, il est exécuté sur ordre d'Hérode Antipas, à la demande d'Hérodiade et de sa fille Salomé.

Cet épisode du Nouveau Testament est l'objet d'une abondante iconographie chrétienne.

La fête liturgique est célébrée le 29 août dans le catholicisme.


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TABLEAU LA DECOLLATION DE SAINT JEAN BAPTISTE
PAR LE CARAVAGE VERS 1608
Par Le Caravage — Numérisation personnelle, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15216338



UGUTZ : Bautista (es), Baptiste (fr).

"Joanes Batista"rentzat garbizale batzuek asmatu izena. Joanesi lepoa moztu ziola Herodesek gogoratzen egunak.

Deun-ixendegi euzkotarra lanean Bautista izenarentzat proposatzen diren bi baliokideetako bat dugu Ugutz, bestea Batista da. Bitasun hau ulertzeko gogoan izan behar da Aranak bi esanahi bereizi zituela : "bataiatzea", hots Kristoren  Elizan sartzea, eta san Bautistaren izena, euskaraz Batista ematen duena. Ugutz hitza bataio arrunta ordezkatzeko sortutako neolo-gismoa da. Ikus Batista.

BATISTA : Bautista (es), Baptiste (fr).

Deun-ixendegi euzkotarra lanean gaztelaniazko Bautistaren baliokidetzat ematen diren bi izenetako bat dugu Batista ; bestea Ugutz da (ikus sarrera hau). Jatorria latineko Baptista "bataiatzailea" da. San Joanes bataiatzailearen alderako debozioa zaharrenetakoa da krustauen artean, Jesus bera ere bataiatu baitzuen. Constantinoren garaian Erromako Letrango eliza sagaratu zitzaion. Haren oroitza-penetan egindako ereserkitik sortu ziren musika eskalako notak. Ut beranduago do bihurtu zen eta si santuaren izenaren lehendabiziko letrak dira : Ut queant laxis / re sonare fibris / mira gestorum / famuli tuorum / solve polluti / la bil / reatum Sancte Ioanes.




Un décès du 29 août : Micheline Marie Marguerite Delphine Marquet, dite Mary Marquet.



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ACTRICE MARY MARQUET



Née le 14 avril 1895 à Saint-Pétersbourg (Empire russe) - Morte le 29 août 1979 à Paris 18ème arrondissement.

Mary est une actrice française, qui a eu une carrière de plus de 60 ans, dès 1913.

Elle compte dans sa famille de nombreux artistes et comédiens.

Sa mère est actrice et son père est acteur et elle naît à Saint-Pétersbourg, lors d'une tournée de ses parents.

En 1913, elle entre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique et suit les cours de Paul Mounet.

Mary y remporte un second prix de tragédie en 1914.

Elle échoue aux examens de sortie, mais est aussitôt engagée dans la troupe de Sarah Bernhardt, cette dernière étant une grande amie de la famille.

Son physique — elle mesure près de 1,80 m — la prédispose aux grands rôles tragiques et romantiques.

Elle interprète avec succès le rôle du duc de Reichstadt dans L'Aiglon d'Edmond Rostand.

Commence alors une liaison de 3 ans avec cet auteur jusqu'à la mort de celui-ci en 1918.

Mary mène en parallèle, dès 1914, une carrière, d'abord au cinéma muet puis parlant, qu'elle poursuit tout au long de sa vie.

En 1920, elle épouse Maurice Escande, futur administrateur de la Comédie-Française, pour en divorcer 9 mois plus tard.

En 1921, elle est au Théâtre Antoine, engagée par Firmin Gémier, avec lequel elle monte plusieurs pièces.

Il devient son amant et de leur liaison naît, en 1922, un fils, François, dont Gémier suit l'éducation.

En 1923, Mary entre à la Comédie-Française et en devient sociétaire en 1928.

Elle y interprète pendant 17 ans, tous les grands rôles du répertoire.

Elle rencontre, en 1927, le président du Conseil de l'époque, André Tardieu, dont elle devient la maîtresse quasiment officielle.

En 1934, la sortie du film parlant permet au grand public d'apprécier la qualité de sa voix e de sa diction.

Mary épouse, en 1933, l'acteur Victor Francen qui légitime son fils François, mais le mariage ne dure pas.

Quelques années plus tard, il la quitte le jour où elle doit interpréter Athalie.

L'interprétation de cette pièce lui vaut d'obtenir la Légion d'honneur en 1939.

Durant l'Occupation, elle reste à Paris.

Poétesse, Mary crée, en 1940, des récitals poétiques qu'elle poursuit tout au long de sa carrière et qui lui valent le qualificatif de "Prêtresse de la Poésie" ainsi que le Prix du Brigadier en 1976.

A la Libération, elle est arrêtée, soupçonnée de collaboration à cause de ses chroniques dans le quotidien pro-nazis Aujourd'hui.

Retenue au Vel'd'Hiv, envoyée à Drancy, puis à Fresnes, elles est finalement relâchée faute de charges suffisantes.

En 1945, elle quitte la Comédie Française, tout en continuant une carrière théâtrale sur les boulevards.

Mary tourne également pour l'ORTF, des adaptations de pièces de boulevard, quelques Maigret ou encore dans l'adaptation télévisée du roman de StendhalLucien Leuwen.

Sa carrière cinématographique est bien remplie, avec des rôles dans plus de 40 films de réalisateurs tels que Sacha Guitry, Claude Chabrol ou Gérard Oury.

De plus, elle écrit plusieurs livres de souvenirs.

Elle meurt le 29 août 1979, à 84 ans.


actrice france rostand francen comédie-française
ACTRICE MARY MARQUET


Voici le proverbe du samedi 29 août 2026 :


GAUEZ KATU GUZIAK BELTZAK.

La nuit tous les chats sont noirs.


pays basque autrefois chat
CHAT NOIR



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)


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LA PROTOHISTOIRE AU PAYS BASQUE (deuxième partie)

 

LA PROTOHISTOIRE AU PAYS BASQUE.


La protohistoire est une période de temps intermédiaire entre la Préhistoire et l'Histoire sensu stricto, caractérisée par l'absence d'écriture propre au sein des sociétés étudiées.




pays basque protohistoire blot barandiaran
GRATTOIRS EN SILEX NEOLITHIQUE
72 SARTHE


Voici ce que rapporta à ce sujet le Docteur J. Blot, dans le Bulletin de la Société des sciences, 

lettres & arts de Bayonne, en janvier 1973 :



"Contribution à la Protohistoire en Pays Basque.


La Protohistoire — La  vue Protohistoire — La  vie Protohistorique à l'âge des métaux.



Les populations de bergers sillonnant les montagnes avec leurs troupeaux se dotent des premières institutions communautaires, tandis que dans les plaines, les groupements d’agriculteurs commencent à pratiquer la propriété privée, la possession du sol, et s’adonnent aux rites de la fécondité avec le culte de la déesse Mari qui remplace la vieille magie chasseresse tombée en désuétude. 



Mais c’est la TRANSHUMANCE qui va se révéler, à l’Age des Métaux, comme le phénomène essentiel de la vie basque. Rappelons-en les données : il s’agit pour les pasteurs d’assurer à leurs troupeaux toujours plus nombreux (brebis, bovidés, chevaux) une nourriture régulière et pour cela d’échelonner et répartir les pâturages suivant les saisons et les altitudes. 



Partis dès le printemps des pâturages de plaines épuisés pendant l’hiver, les troupeaux vont cheminer lentement vers les altitudes plus élevées au fur et à mesure que les neiges régressent. A l’automne, le mouvement inverse s’effectuera vers les plaines. Ces immenses déplacements sont conditionnés par la nature et la configuration du sol. La Haute Vallée pyrénéenne est une unité fondamentale où la vie s’organise en fonction des facilités d’échange et de circulation. Si le trafic d’ouest en est, de vallée à vallée, n’est le fait que de simples pistes, vu son peu d’intérêt, par contre dans le sens nord-sud, vers la plaine de la Garonne, la transhumance est pour ces populations l’occasion de transporter vers les plateaux pré-pyrénéens, les produits de leur sol et plus tard de leur sous-sol, en même temps qu’elles reçoivent de la plaine les nouveaux apports de civilisation. Faisant suite aux pistes de haute altitude, les chemins suivront dans le piémont les lignes de crête des croupes séparant les rivières. Les pasteurs utilisaient des voies multiples, augmentant ainsi leurs pâturages, évitant les bas-fonds, les fondrières... et les embuscades. Plus tard, nombre de ces mêmes voies deviendront les "Camins Saliers", les Routes du Fer, les "Camins Romieux", les Chemins de Compostelle, etc. Bien évidemment, par les cols, d’altitude, les passages se faisaient de la même manière vers l’autre versant des Pyrénées et les régions du Bassin de l’Ebre. 



Il est très intéressant de remarquer à ce propos que les premiers bergers du Néolithique et leurs successeurs de l’Age des Métaux ne feront le plus souvent que reprendre eux aussi les très anciennes pistes des chasseurs nomades de la préhistoire, comme en témoignent les nombreux outils de silex du paléolithique que nous avons trouvé tout au long de ces pistes, ce qui ne fait que confirmer s’il en était besoin, l’extrême ancienneté de ces voies de passage... (Voir légende planche I.) 



pays basque protohistoire blot barandiaran
PLANCHE I
SOC SCIENCES BAYONNE JANVIER 1973



Les multiples échanges ont approfondi les contacts au sud comme au nord de la Cordillère, créant ainsi une unité de race bovine et ovine dont on retrouve les traces du sud-ouest de l’Aquitaine à l’Espagne et au nord du Portugal, et par le brassage des populations s’affirme l’unité ethnique, culturelle, dite "pyrénaïque", et même linguistique, qui soudant entre elles ces populations d’un même parler, leur permet de se sentir différentes des étrangers et de s’en défendre. En plus de ce facteur d’unité intérieure, la transhumance fut la grande voie "d’acculturation" par la mise en contact des pasteurs dans les plaines et les régions limitrophes avec des éléments de culture et de races différentes. 



En effet, de grands mouvements de peuples se manifestent dès le début de l’Age des Métaux et nous verrons ainsi se succéder : l’Age du cuivre, l’Age du bronze, et l’Age du fer : les premières vagues indo-européennes venues de l’Est commencent à battre les rivages de l'Eskual-Herri ; elles vont progressivement submerger les vieux peuples européens dont les Basques restent parmi les très rares survivants. Du sud de l’Espagne montent les porteurs de l’usage du cuivre, et semble-t-il des sépultures mégalithiques à inhumation : les dolmens. 



Le bronze venu lui aussi du sud fera ensuite son apparition ; bien plus résistant que le cuivre (alliage d’étain et de cuivre), le bronze connaîtra un succès très supérieur ; il sera introduit par voie commerciale et diffusé en Pays Basque en grande partie par la transhumance ; son usage restera toutefois concomitant avec celui toujours très répandu de la pierre. 



Ultérieurement, vers - 900 ans avant Jésus-Christ, l’usage du fer apporté par les Proto-Celtes et surtout les Celtes venus du nord, donnera son nom à cette dernière partie de l’Age des métaux caractérisée aussi par la pratique, non plus de l’inhumation, mais de l’incinération des cadavres à laquelle pourraient se rattacher, comme nous le verrons, les cromlechs et certains tumulus. 



C’est ainsi qu’apparurent en Euskual-Herri et furent diffusés progressivement sans modifications profondes du vieux fond pyrénéen, les innovations qui transformaient le monde. Toutefois les Pyrénées qui n’ont jamais été un obstacle infranchissable, auront toujours une action retardatrice qui laissera persister un "archaïsme" permanent, un décalage dans l’évolution : les outils en pierre seront encore largement utilisés alors qu’ailleurs cuivre, bronze et même fer seront déjà d’un usage courant. De même la pratique de l’inhumation en dolmens, rituel du cuivre et du bronze, continuera partiellement à l’Age du fer, époque de la pleine diffusion de l’incinération. 



Ainsi le berger de la protohistoire évoluant dans une aire de transhumance qui s’étend de l’Ebre à la Garonne et au Languedoc, toute jalonnée de nos jours encore de toponymes basques, nous apparaît comme un vecteur de techniques nouvelles, un commerçant, un prospecteur de métaux (qui mieux que lui connaît le pays ?). C’est aussi un contemplatif, méditant derrière ses troupeaux, observant les astres, les cycles des saisons, ayant tout le loisir de penser, de réfléchir parce que dégagé de l’angoissante sujétion de la quête permanente de nourriture. Il va être le missionnaire par excellence sur toute l’étendue de ses déplacements, des nouvelles religions, à commencer par la religion mégalithique. 



Considérations générales sur le Mégalithisme — Les Dolmens (rites d'inhumation).


Le mégalithisme apparaît comme un phénomène complexe dont le Proche-Orient serait le foyer initial. Les plus anciens dolmens apparaissent en Europe occidentale, vers 3 000 ans avant Jésus-Christ dans le sud de la péninsule ibérique. Ils diffusent par voie maritime et terrestre vers le nord gagnant progressivement les côtes atlantiques, la Grande-Bretagne, la Scandinavie ; ils semblent liés à la connaissance de la métallurgie (ils sont chez nous caractéristiques de l’Age du cuivre et surtout de l’Age du bronze). 



Il ne paraît pas y avoir eu de migrations d’un "Peuple des dolmens", mais propagation par de petits groupes de "missionnaires" convertissant les populations autochtones. Ils proposaient une foi (avec des rites nouveaux réclamant des édifices parfois considérables), et un mode de vie techniquement supérieur avec utilisation du métal et prédominance des pratiques pastorales sur l’agriculture. 



L’apparition du monument mégalithique, première ébauche d’architecture, est aussi le premier signe de la volonté et de la capacité de l’homme de bâtir des monuments avec le souci de la durabilité. Si l’architecture religieuse suppose une relation étroite entre la forme et la fonction du monument, le dolmen est bien incontestablement la maison des morts. 



Le dolmen (breton dol : table - men : pierre) est donc un monument sépulcral pouvant contenir un ou plusieurs cadavres et susceptible d’être réutilisé plusieurs fois. Il est constitué de dalles plantées verticalement dans le sol, délimitant ainsi une chambre funéraire plus ou moins rectangulaire. L’axe de cette chambre est souvent orienté est-ouest, la dalle côté est pouvant être absente ou beaucoup moins importante, permettant ainsi l’introduction ultérieure d’autres cadavres. Sur les montants repose en général une toiture formée d’une ou plusieurs dalles (photo 1). L’ensemble est souvent recouvert d’un monticule de terre ou de pierre, le tumulus, lui-même parfois entouré d’un cercle de pierres plantées dans le sol : le "pseudo-cromlech" ou péristalithe. 



pays basque protohistoire blot barandiaran
DOLMEN DE GAAXTENIA BASSE-NAVARRE
BULLETIN JANVIER 1973 SOC SCIENCES BAYONNE



En Pays Basque Nord, le trait dominant du mégalithisme est très précisément sa simplicité et dans l’ensemble la modicité de ses dimensions (contrairement à l’étymologie du terme — Méga-lithe : grande pierre). On ne doit jamais oublier qu’il s’agit d’un mégalithisme de montagne adopté et adapté par des montagnards, et, s’il y a unité conceptionnelle et culturelle, les traditions (et les monuments) peuvent varier suivant les régions sans qu’on puisse y voir forcément des différences de culture ou d’époque ; ce qui compte, plus que la dimension, c’est la technique de construction. Une taille importante ne serait pas forcément en rapport avec la richesse ou la position sociale des défunts mais avec la finalité poursuivie : on trouvera plus volontiers les grandes sépultures dans les zones de basse et moyenne altitude, adonnées à une économie mixte agricole et pastorale, véritable nécropole d’un groupe socialement organisé, avec réutilisations successives du sépulcre, alors que dans les hauts pâturages les tombes auront volontiers des proportions plus réduites. La mort, dans ces zones qui ne sont pas des lieux d’habitat permanent, est un événement inopiné et la tombe sera improvisée par un petit groupe de pasteurs ne pouvant se livrer à des travaux colossaux. 



Situation des dolmens


Nous avons longuement insisté sur le rôle des pasteurs dans la diffusion des nouveaux rites religieux, des nouveaux modes de sépulture : ces tombes jalonnent en effet les voies de transhumance. On les retrouve exceptionnellement en plaine : un à notre connaissance, encore a-t-il été complètement détruit (Abarratei) par les labours mécanisés. Mais nous ne pensons pas que cette rareté soit attribuable aux seules destructions. 



Ils sont volontiers situés dans le piémont, à une altitude modérée (entre 150 m et 600 m) sur les lignes de croupe, les cols (23 % des cas), les pâturages, les replats à flanc de montagne, toujours dans des sites avec une vue dégagée sur de grandioses paysages. Nous donnerons en exemple le cas de Larraun (larra-ona : le bon pâturage) avec, cheminant à son flanc la piste pastorale où se rencontrent successivement les dolmens de Gastenbakarre, Behot-Zelai, Chominen, Aniotz- behere, Xoldokorixko, Arguibele...). 



pays basque protohistoire blot barandiaran
DOLMEN GAZTENBAKARRE LA RHUNE
BLOG J BLOT



Nous insistons, pour les sites dolmeniques, sur la notion d’une vue dégagée vers l’Est. Ceci est particulièrement remarquable pour les cols : si pour une raison topographique quelconque l’orientation du col ne débouche pas vers l’Est, il n’y a pratiquement aucune chance d’y trouver un monument funéraire protohistorique. 



Enfin, si 43 % sont isolés, il arrive qu’on puisse en trouver groupés par deux (28 % des cas), par trois (6 %) ou même par quatre (23 %). 



Répartition des dolmens


Elle est fort intéressante : pour un total de 104, nous en comptons 68 en Labourd (proximité de la voie maritime pour les "missionnaires" ?), 28 en Basse-Navarre, mais avec les plus "monumentaux" (Gaxteenea, Buluntza, Xuberaxain, Armiague) et seulement 8 en Soule : nous voyons là un certain particularisme de la Soule qui se confirmera avec l’étude des cromlechs et des fonds de cabanes."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France et Larrun - Le blog de Dr Jacques Blot)



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vendredi 28 août 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 28 AOÛT 2026 SAINT AUGUSTIN ET SAINT JULIEN - AUSTIN

 

PROVERBE DU 28 AOÛT 2026 (SAINT AUGUSTIN) (SAINT JULIEN) (AUSTIN).


AUGUSTIN : Né le 13 novembre 354 à Tagaste (Algérie), Augustin devient évêque d'Hippone. 



religion catholique saint sainte augustin
28 AOÛT SAINT AUGUSTIN D'HIPPONE



Chrétien romain, de la classe aisée, ayant des origines berbères, Augustin est un des théologiens les plus fascinants de son époque.

Né à la fin de l'empire romain, Augustin assiste aux grandes invasions et au sac de Rome par le Wisigoth Alaric. Cela va imprégner ses écrits. 

Augustin meurt à 76 ans, le 8 août 430.

Son oeuvre immense le range parmi les plus grands Docteurs de l'Eglise ; Augustin est le patron des théologiens.

Avec Ambroise de MilanJérôme de Stridon et Grégoire le Grand, Augustin est l'un des quatre Pères de l'Eglise occidentale et l'un des 36 docteurs de l'église.

Augustin d'Hippone reste l'un des écrivains les plus lus et les plus étudiés dans toutes les langues et sur tous les continents.




religion catholique saint sainte augustin
28 AOÛT SAINT AUGUSTIN D'HIPPONE


JULIEN : Saint Julien de Brioude (3ème siècle) est un martyr de l'Eglise des premiers temps.




religion catholique saint sainte julien
28 AOÛT SAINT JULIEN DE BRIOUDE


Soldat romain converti au christianisme, Julien aurait subi le martyre en 304.

Au-dessus de son tombeau, trois basiliques successives ont été élevées.

Le modeste tombeau de  Saint-Julien à Brioude est l'un des sanctuaires les plus anciens de l'Auvergne.

On lui a dédié plus de 800 églises, dont il reste au moins 300. 





AUSTIN : Agustin (es), Augustin (fr).

Artikutzako eguna. Mendebaldeko kulturan eraginik handiena izan duten gizonetarik bat Augustinus Afrikarra (+430).

AGUSTIN : Latineko Augustinus-etik sortua, eta hau Augustus-etik. Aljeriako Hipona (egun Bona) hirian jaio zen Eliza katolikoaren lau doktoreetako bat den san Agustin. Jaia abuztuaren 28an da. Aldaerak : AugustinMustio eta Austin (Deun-ixendegi euzkotarra-Die).

MUSTIO : Agustin-en aldaera, Orbaibarko (Nafarroa) toponimian ageri dena.





Une naissance du 28 août : Ralph Wormeley Curtis.



peintre américain 19ème 20ème siècle impressionnisme
PORTRAIT DE RALPH WORMELEY CURTIS
PAR FRANK DUVENECK



Né le 28 août 1854 à Boston (Massasuchetts, Etats-Unis) - Mort le 4 février 1922 à Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

C'est un peintre américain de l'impressionnisme américain.

Ralph passe la plus grande partie de sa vie en Europe et spécialement en France, où il est lié à son cousin, le peintre John Singer Sargent, ainsi qu'à James McNeill Whistler.

Il est surtout connu pour ses paysages et ses scènes urbaines, spécialement celles de Venise.

Son père est un avocat et banquier important;

Ralph étudie le droit à Harvard mais après avoir été diplômé, il convainc ses parents qu'il veut étudier la peinture.

Il commence ses études à l'Académie Julian de Paris, sous la férule de Boulanger, de Lefebvre et du peintre d'histoire Robert-Fleury.

Il trouve aussi une place à l'atelier de Carolus-Duran où il rencontre ses cousins John Singer Sargent et Francis Brooks Chadwick qui l'influencent dans les débuts de son art.

En 1878, ses parents s'installent en Europe, passant la plupart du temps à Rome.

Ralph leur rend visite et prend des leçons de dessin à Rome.

Ensuite, ses parents déménagent à Venise où ils louent (puis achètent en 1885) le palais Barbaro qui est ouvert à leurs amis cultivés.

Parmi leurs invités : le peintre Whistler, Claude Monet, Bernard Berenson, Robert Browning et Henry James.

Entre-temps, Ralph ouvre son propre atelier à Paris, puis visite avec Sargent les Pays-Bas en 1880 pour étudier les grands maîtres et copier les tableaux de Frans Hals.

De 1881 à 1893, il expose régulièrement au Salon et, en 1889, reçoit une mention honorable à l'Exposition universelle.

Il vend ses toiles à petit prix et vit surtout grâce à la pension que lui versent ses parents.

En 1897, il se marie avec Lisa de Wolfe Colt, apparentée à la famille des armuriers Colt, avec laquelle il aura 3 enfants.

Il meurt le 4 février 1922, à 67 ans.



Voici le proverbe du vendredi 28 août 2026 :


SAN-AGUSTIN, TXILIN TXILIN, KUARTILLU BETE TXAKOLIN.

Pluie fine à la Saint-Augustin, le gobelet plein de vin.



UN CHACOLI A BILBAO EN BISCAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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L'ÉMIGRATION À PARTIR DU PAYS BASQUE INTÉRIEUR EN 1900 (deuxième partie)

 

L'ÉMIGRATION DU PAYS BASQUE INTÉRIEUR EN 1900.


Pendant plus d'un siècle, des centaines de milliers de Basques ont quitté leur terre natale en espérant trouver une vie meilleure, souvent de l'autre côté de l'Océan Atlantique.



emigracion vasca barco pais vasco
BATEAU DE L'EMIGRATION
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet Michel Papy, dans le Bulletin de la Société des sciences, arts & 

lettres de Bayonne, en février 1973 :



"... La Soule et la Basse-Navarre ont vu partir en 1900, 329 personnes à destination de l’étranger. L’année précédente, 207 personnes avaient émigré. En deux ans, l’émigration a porté sur un peu moins du centième de la population totale (tableau I). L’augmentation du nombre de départs est sensible d’une année sur l’autre ; or, il existe peu de raisons de mettre en doute les chiffres d’émigrés en 1899, que les maires déclarent avec autant d’assurance que les chiffres de 1900, 50 communes sur 107, soit près de la moitié, ont connu une augmentation par rapport à l’année précédente. Faute de renseignements précis sur l’ensemble de la période, il n’est pas question d’en chercher des causes autres que fortuites. Les maires des 50 communes en question, invités à expliquer la progression des départs, n’ont su donner que des raisons beaucoup trop générales (la misère, l’appel de parents déjà émigrés, etc.) pour pouvoir s’appliquer ici. Trois d’entre eux avouent même leur ignorance. Pourtant, on relève dans deux communes, Saint-Jean-le-Vieux et Arraute, une explication intéressante. A Saint-Jean-le-Vieux, le maire est une personnalité des plus connues : maire depuis un an seulement, Louis Etcheverry est un ancien député, le type même du grand notable traditionaliste, excellent connaisseur du Pays Basque, auteur, peu d’années auparavant, d’une monographie sur sa commune primée en 1897 par la Société des Agriculteurs de France de la rue d’Athènes, fort préoccupé par l’émigration basque qu’il a déjà étudiée, il attribue l’augmentation des départs en 1900 "au voyage en Europe de plusieurs familles attirées par l’Exposition, qui ont entraîné ensuite des amis et des parents à leur suite en Amérique". Le maire d’Arraute lui fait écho : "On a profité de partir (sic) avec des connaissances qui sont venues dans le pays à l’occasion de l’Exposition." Quoique le phénomène ne soit pas cité ailleurs, on doit pouvoir expliquer de la même façon un certain nombre de départs de l’année 1900. En favorisant les visites au pays, et par conséquent, les contacts entre les Basques restés sur place et les "Américains", l’Exposition universelle a peut-être été suivie d’un regain momentané de l’émigration. Il ne semble pas qu’il faille en exagérer l’influence, cependant on ne peut exclure l’hypothèse que 1900 est une année exceptionnelle de ce simple point de vue. 




TABLEAU I : NOMBRE DE DEPARTS PAR CANTON
EN 1899 ET 1900



Les directions prises par les émigrants sont bien connues depuis longtemps. Le tableau II confirme et chiffre ce que l’on savait : la République Argentine attire la majeure partie des Basques, un peu concurrencée par la Californie. Le tableau ne s’applique qu’aux départs de l’année 1900, seule année pour laquelle l’enquête demandait le lieu de destination. De rares réponses évasives nous valent quelques incertitudes : sur les 107 maires de l’arrondissement, 7 se contentent d’indiquer "Amérique" ou "Buenos Aires et Montevideo" ou encore "Buenos Aires et Californie" sans préciser le nombre de personnes correspondant à chaque destination. Cette dernière donnée est désignée très souvent par le port de débarquement : San Francisco, et surtout Montevideo et Buenos Aires, toutes deux citées beaucoup plus souvent que l’Uruguay ou la République Argentine. On peut regretter de n’avoir guère de précision, de ne rien savoir du sort des émigrés, mais les premiers temps du séjour outre-mer étaient consacrés à la recherche d’un travail. Même ceux qu’attendaient parents ou amis ne se fixaient souvent qu’après une période plus ou moins longue d’errance et de tâtonnements. On sait, par exemple, que les Basques débarqués à San Francisco ont débordé progressivement dans tout le Far-West, Nouveau-Mexique et Colorado d’abord, puis Arizona et Nevada dès 1890, enfin, jusque dans les Etats du Nord et de la Prairie Américaine. Ceux qui débarquaient à Buenos Aires se dispersaient eux aussi sans doute : Adrien Planté oppose, en 1911, les émigrés basques aux béarnais : "les Basques se répandent surtout dans les vastes campagnes aux luzernières géantes, aux troupeaux bibliques, aux céréales à perte de vue. Les Béarnais occupent Buenos Aires...". 



TABLEAU II : DIRECTIONS PRISES PAR LES EMIGRANTS
DE L'ANNEE 1900



La République Argentine accueillait donc 72 % des Basques ; l’Amérique du Sud ou plus exactement son extrémité méridionale et tempérée, 80 % en tout. La Californie en attire presque le cinquième ; les destinations mineures sont la zone des Caraïbes (Cuba, Mexique) et le Canada. Il ne faut accorder qu’une valeur indicative à des proportions calculées sur les départs d’une seule année, vu le caractère fortuit des variations inter-annuelles. On sait déjà, par exemple, que la crise de 1890 en Argentine avait alors entraîné une chute immédiate, et d’ailleurs durable, des départs. Malgré tout, les pourcentages d’émigration vers leurs différentes destinations sont sans doute significatifs. Si R. Bochaca, dans sa thèse récente sur l’émigration française par le port de Bordeaux — émigration en bonne partie basque vers 1900 —, ne signale pour le tournant du siècle qu’un pourcentage infime, entre 0 et 2 %, de départs vers les Etats-Unis, la raison en est ailleurs : Bordeaux, qui s’est fait une spécialité de transports de passagers vers La Plata, voit décliner ses liens avec l’Amérique du Nord au profit du Havre, lieu vraisemblable d’embarquement des Basques à destination de San Francisco. 



pays basque autrefois diaspora émigration maison
EMIGRATION BASQUE AU DEPART DE BORDEAUX
PAYS BASQUE D'ANTAN


Il y a peu à dire sur la nette prédilection des Basques pour l’Argentine et l’Uruguay. Le fait est assez connu à travers les témoignages les plus divers. Le plus remarquable est sa constance à travers tout le siècle. Toutes les enquêtes chiffrées confirment le fait : à titre d’exemple, dans la vallée d’Ossès, entre 1866 et 1914, 83 % des jeunes gens ont émigré vers l’Amérique du Sud, presque tous vers l’Argentine, si l’on en croit les listes des recensements militaires. La relative constance des courants migratoires s’explique, on le sait, par l’existence de réseaux de relation de divers types. Ces réseaux expliquent aussi que telle commune se spécialise en quelque sorte dans telle forme d’émigration, ou telle direction. 



L’exode touche inégalement les différents cantons basques. Le tableau I et la carte indiquent clairement que les régions les plus enfoncées dans la montagne sont les principales pourvoyeuses d'émigrants ; plus de la moitié d’entre eux sont originaires des seuls cantons de Saint-Jean-Pied-de-Port et de Saint-Etienne-de-Baïgorry. Ce dernier canton connaît des départs quatre fois plus importants, proportionnellement à sa population, que ceux de Mauléon et Saint-Palais. Le tableau III confirme cette impression. Les seuls cantons, où près d’un tiers des communes n’a connu aucun départ en deux ans, sont ceux des zones basses, les cantons de Mauléon, Saint-Palais et Iholdy. Les causes de ces différences locales sont en principe faciles à déceler, toutes vraisemblables, en réalité délicates à analyser de près. 



CARTE ORIGINE DES EMIGRANTS DE 1899 ET 1900
PAYS BASQUE D'ANTAN




TABLEAU III : COMMUNES SANS EMIGRANT EN 1899 ET 1900



Dans le canton de Mauléon, par exemple, si peu de personnes s’expatrient, c’est parce que beaucoup de ruraux gagnent Mauléon, alors en croissance rapide ; certaines communes du canton de Tardets, voire de celui d’Iholdy ont sans doute subi elles aussi l’attraction de Mauléon, Mais surtout cet exemple illustre les difficultés d’une véritable explication. Pour la mener à bien, c’est l’ensemble de l’exode rural qu’il faudrait mesurer avec certitude, non les seuls départs vers l’étranger ; c’est l’attraction de Bayonne et de la Côte basque, de Bordeaux, de Paris, qu’il faudrait connaître. Si dans le cas de Bayonne et de la côte, on peut supposer que l’appel joue plus ou moins en fonction de la proximité géographique, comme c’est le cas pour Mauléon, il n’en est pas de même pour Bordeaux et Paris ; dans ces deux cas, comme pour les départs vers l’Amérique, des liens divers, nés peut-être du hasard, conditionnent les départs.



Il faudrait aussi pouvoir mesurer l’ancienneté de l’émigration, dans chaque commune. L’enquête diocésaine de 1909, qui demande aux curés depuis combien de temps l’émigration à l’étranger est pratiquée dans leur paroisse, ne peut malheureusement être d’aucun secours : la majorité des prêtres, ou bien ne répond pas, ou bien se contente d’appréciations de ce type : "de temps immémorial", "de tout temps", etc. 



Faute de connaître exactement la structure sociale et professionnelle de toutes les communes, faute de pouvoir mesurer leur densité de population en fonction des ressources supposées, faute de savoir enfin si ces différences dans l’intensité de l’émigration d’une commune à l’autre, sont traditionnelles ou occasionnelles, il faut se contenter de remarques de détail. 



Quelques communes attirent l’attention par le nombre élevé de leurs émigrants, tant en chiffres absolus qu’en pourcentages sur la population municipale. Le cas le plus remarquable est celui de la vallée de la Nive des Aldudes dont les trois communes, Banca, les Aldudes et Urepel totalisent 100 départs environ en deux ans soit pas très loin de 4 % de la population totale. Le curé des Aldudes donne, en 1909, une explication politique et polémique : "Aux élections législatives de 1893, les Aldudiens votèrent pour Louis Etcheverry contre Berdoly, et le gouvernement de la République leur supprima les privilèges accordés par Napoléon III. D’où la misère, le sol ne suffisant pas à nourrir des familles d’ailleurs assez chargées d’enfants. Dès lors, s’accentua encore l’exode en Californie commencé depuis une cinquantaine d’années." On sait en effet que si l’installation définitive de la douane aux Aldudes date de 1847, celle-ci "a longtemps respecté les droits de libre-échange des frontaliers, jusqu’au 16 avril 1895" ; or ce régime avait permis un négoce, voire un artisanat actif, sans parler, bien entendu de la contrebande. Sans doute la disparition de ces ressources a-t-elle activé encore l’émigration."



A suivre...


(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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jeudi 27 août 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 27 AOÛT 2026 SAINTE MONIQUE - HOKI ET IRUÑA


PROVERBE DU 27 AOÛT 2026 (SAINTE MONIQUE) (HOKI) (IRUÑA).


MONIQUE : Née en 332 à Souk Ahras (Algérie), Monique donne le jour à 3 enfants dont le futur saint Augustin d'Hippone.




religion catholique saint sainte monique
27 AOÛT SAINTE MONIQUE



Monique est saisie d'une extase mystique à Ostie, le port de Rome, peu après qu'elle ait réussi à convertir son fils.

Monique meurt dans les jours qui suivent, en 387, à l'âge de 56 ans.

Reconnue sainte par l'Eglise catholique romaine et l'Eglise orthodoxe, Monique est fêtée le 27 août, veille de la fête de son fils.

Toutefois, en Wallonie, Monique est fêtée le 4 mai.




religion catholique saint sainte monique
27 AOÛT SAINTE MONIQUE



HOKI : Andre Mariaren kapera Zuberoko Sohütan.


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CHAPELLE TRINITAIRE DE HOQUY A CHERAUTE SOULE


IRUÑA : Udalerrian erromatarren garaian Ptolomeok aipazen zuen Beleia Iruñako hiria zela.



Une naissance du 27 août : Jules Vincent Auriol.


président 4ème république socialiste haute-garonne jaures
VINCENT AURIOL
DEPUTE HAUTE-GARONNE
DU 1ER JUIN 1914 AU 31 MAI 1942



Né le 27 août 1884 à Revel (Haute-Garonne) - Mort le 1er janvier 1966 à Paris 7ème arrondissement.

C'est un homme d'Etat français, président de la République Française du 15 janvier 1947 au 16 janvier 1954.

Vincent est le fils unique d'un artisan boulanger.

A 10 ans, après un accident, il perd l'usage de son oeil gauche et portera le restant de ses jours un oeil de verre.

En 1905, il obtient une licence de droit à l'université de Toulouse, ainsi qu'une licence de philosophie, où il a suivi les cours de Jean Jaurès, puis un doctorat en droit.

Il exerce la profession d'avocat à Toulouse.

Inscrit un temps aux Jeunesses libertaires, Vincent milite ensuite à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) dès sa fondation.

Ayant entendu Jaurès à Toulouse, il devient socialiste et fonde, en 1908, avec Albert Bedouce (député), le journal Le Midi socialiste.

En 1912, il épouse Michelle Aucouturier, avec laquelle il aura un fils.

Du 10 mai 1914 à juin 1940, il est élu député de Muret (Haute-Garonne) à l'Assemblée nationale, puis maire de cette même ville en 1925, secrétaire du groupe socialiste à la Chambre des députés à partir de 1928, il devient progressivement l'expert financier du parti socialiste puis un de ses principaux représentants.

De 1924 à 1926, sous le Cartel des gauches, Vincent préside la commission des finances de la Chambre des députés.

Il soutient Léon Blum dans tous les congrès.

De juin 1936 à avril 1938, il est ministre (Finances, Justice, etc...) dans plusieurs gouvernements.

En septembre 1938, il est hostile aux accords de Munich, mais vote tout de même en leur faveur, en étant favorable à l'intervention en Espagne.

En juillet 1940, Vincent refuse de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Entre mai et septembre 1940, il se cache à Colomiers (Haute-Garonne).

En septembre 1940, le gouvernement de Vichy le fait arrêter en même temps qu'Eugène Montel et Léon Blum.

Il est libéré pour raisons de santé et placé en résidence surveillée en août 1941.

En 1942, Vincent passe à la clandestinité et entre dans la Résistance.

En 1943, il parvient à rejoindre Londres en avion et se met au service du général de Gaulle.

L'année suivante, il est président de la Commission des Finances de l'Assemblée consultative d'Alger et adhère à l'Union des évadés de France.

En octobre 1945, il est élu député de la Haute-Garonne à la première Assemblée constituante, puis président du conseil général de la Haute-Garonne.

De novembre 1945 à janvier 1946, Vincent est ministre d'Etat, sans portefeuille.

En janvier 1946, il devient président de la première Assemblée constituante.

En décembre 1946, il est élu à la présidence de l'Assemblée nationale.

En janvier 1947, il est élu premier président de la IVe République et il le restera jusqu'au 16 janvier 1954 (il ne sollicite pas un second mandat).

Vincent quitte la SFIO en 1958, puis devient, en 1959, membre de droit du Conseil constitutionnel où il oeuvre en faveur des prérogatives du Parlement.

Il cesse de se rendre aux réunions dès 1960, pour protester contre l'interprétation restrictive des compétences du Conseil et du Parlement qu'a le général de Gaulle.

Il revient lors des séances des 3, 5 et 6 novembre 1962.

En 1965, soutient la candidature de François Mitterrand, lors de l'élection présidentielle de 1965.

Il meurt le 1er janvier 1966, à 81 ans.



président 4ème république socialiste haute-garonne jaures
VINCENT AURIOL
1ER PRESIDENT DE LA IVE REPUBLIQUE
DU 16 JANVIER 1947 AU 16 JANVIER 1954





Voici le proverbe du jeudi 27 août 2026 :

ONDO LO, ONDO JAN, ONDO KAKA EGIN, EHUN URTE BIZIKO HAIZ MARTIN!

Dors bien, mange bien, cague bien, tu vivras 100 ans Martin !



pays basque autrefois bidache femme centenaire
MME PECHOUNE CENTENAIRE BIDACHE
PAYS BASQUE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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