PROVERBE DU 30 MARS 2026 (SAINT AMÉDÉE) (SAINT JEAN CLIMAQUE) (GARAZI).
AMÉDÉE : Amédée IX, dit le Bienheureux, communément dit Amédée IX de Savoie.
30 MARS SAINT AMEDEE
Amédée naît à Thonon (Haute-Savoie) le 1er février 1435.
Amédée est le 3ème duc de Savoie, prince de Piémont de 1465 à 1472.
Amédée est le fils du duc de Savoie Louis 1er et d'Anne de Lusignan.
Amédée se marie en 1452 avec Yolande de France, fille du roi Charles VII, avec laquelle ils auront entre dix et douze enfants (selon les sources).
Epileptique, Amédée est peu disposé à régner, et c'est sa femme qui exerce l'autorité, avec son frère Philippe, comte de Bresse.
En 1453, le Saint-Suaire est installé dans l'église des Franciscains de Chambéry et le duc fait construire une somptueuse chapelle afin d'accueillir le Saint-Suaire dans l'enceinte du château.
Amédée "est connu pour sa grande piété et pour sa charité envers les pauvres et les malheureux".
JEAN CLIMAQUE : Saint Jean Climaque, également connu sous le nom de Jean le Sinaïtique, naît vers 579, en Syrie.
30 MARS SAINT JEAN CLIMAQUE
C'est un moine syrien des 6ème et 7ème siècles.
Il meurt au mont Sinaï vers 649.
On lui a donné le surnom de Climaque en raison du précieux traité intitulé L'échelle du paradis (en grec, échelle se dit Klimax), qu'il a composé pour la formation des moines : il y décrit l'itinéraire spirituel à la manière d'une montée vers Dieu à travers 30 degrés.
Cette oeuvre majeure a connu un rayonnement extraordinaire dans le monde monastique byzantin, mais aussi en Occident.
Il est considéré comme saint par les Eglises catholique et orthodoxe et est commémoré le 30 mars et le quatrième dimanche du Grand Carême.
GARAZI : Santagrazia eta Garaziren aspaldiko begiralea. Donibane Garazik merkatua egiten du astelehenero. Erregioko emaitzen feria utzailean, "ardi-gasna"rena irailean. Herriko jaiak Abuztuaren erdi aldera ospatzen dira.
(...) Garazi - Grazia-ren aldaera da, bokal baten epentesia eta - ia multzoko azken-a-ren galtzea jasan dituena (cf. Maria, Mari). Ikus Grazia. Garazi, bestalde, Nafarroa Behereko eskualde baten izena ere bada (...)
(...) (Cize frantsesez), euskaraz idatziko lehen luburuan (1545) ageri dena :
Garaziko herria benedika dadila
Euskarari eman dio behar zuen tornuia. - - / Engrace
Engracia / / Grace Gracia / (...)
Une naissance du 30 mars : Jean Giono.
ECRIVAIN ET CINEASTE JEAN GIONO 1932
Né le 30 mars 1895 à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) - Mort le 8 octobre 1970 à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence).
C'est un écrivain et cinéaste français.
Jean est issu d'une famille modeste, dont il est le fils unique.
En 1911, un an avant son bac, la mauvaise santé de son père et les faibles ressources de la famille l'obligent à interrompre ses études.
Il travaille dans une banque, le Comptoir national d'escompte et il doit parallèlement s'instruire en autodidacte pour assouvir sa soif de savoir.
Tout naturellement, c'est en 1911 qu'il commence à écrire et c'est un roman médiéval, Angélique, roman qu'il va abandonner en 1923.
Au début de 1914, Jean rencontre Elise Marie Maurin, qu'il va épouser civilement en juin 1920, avec laquelle il aura deux filles, elles aussi écrivaines.
Fin 1914, il est mobilisé et affecté au 140e régiment d'infanterie, légèrement gazé en 1918 et démobilisé en octobre 1919.
Il sort traumatisé par la Grande Guerre, devenant un pacifiste convaincu.
Pendant l'entre-deux-guerres, c'est un écrivain engagé, adhérant à l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires (mouvance communiste).
A partir de 1929, Jean décide de cesser toute autre activité professionnelle pour se consacrer exclusivement à son oeuvre littéraire qui sera prolifique, assez dense et très variée, avec plusieurs romans adaptés au cinéma.
Son premier livre, publié en 1929, Colline est bien accueilli.
Ses 3 romans suivants rencontrent également le succès, ce qui lui permet d'acquérir sa maison "Le Paraïs" à Manosque.
Il est honoré par des prix britanniques et américains.
En 1932, Jean est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
De septembre 1935 à septembre 1939, avec des amis, il participe aux Rencontres du Contadour, sur la montagne de Lure, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
A la déclaration de guerre, il se rend au centre de mobilisation de Digne, mais, à cause de son pacifisme, il est arrêté le 14 septembre 1939, relâché après un non-lieu, et libéré de ses obligations militaires.
Ayant acheté 2 fermes en 1939, il dispose d'abondantes ressources alimentaires qui lui permet d'accueillir nombre de personnes de passage.
Pendant la guerre, Jean continue à publier sans respecter la directive du Comité national des écrivains.
Pendant 3 ans, il écrit dans le journal Aujourd'hui, d'obédience collaborationniste et est aussi l'une des voix de Radio Paris.
En janvier 1943, une bombe est déposée devant la maison de son domicile et explose sans faire de blessés.
Après la guerre, il est accusé d'avoir collaboré et de nouveau emprisonné, en septembre 1944, principalement pour avoir fait paraître Deux cavaliers de l'orage dans La Gerbe, journal collaborationniste et un reportage photo dans Signal.
Jean n'est libéré qu'en janvier 1945, sans avoir été inculpé.
Néanmoins, le Comité national des écrivains, organisme issu de la Résistance, l'inscrit sur sa liste noire, ce qui interdit de fait toute publication de son oeuvre en France.
Cette mise à l'index ne prend fin qu'en 1947.
Dans les années qui suivent, il publie plusieurs livres : Un roi sans divertissement (1947), Mort d'un personnage (1949), Les Âmes fortes (1950), Le Hussard sur le toit (1951) et Le Moulin de Pologne (1953).
Avec le succès de ces livres, surtout Le Hussard sur le toit, Jean est de nouveau considéré comme l'un des plus grands écrivains du 20ème siècle.
En 1953, le Prix littéraire du Prince-Pierre-de-Monaco lui est décerné pour l'ensemble de son oeuvre.
En 1954, il élu au sein de l'Académie Goncourt.
De plus en plus intéressé par le cinéma (son film Crésus sort en 1960), il préside le jury du Festival de Cannes en 1961.
Parallèlement et alors que la guerre d'Algérie fait rage, Jean s'engage dans la défense du droit à l'objection de conscience.
Son dernier roman, L'Iris de Suse, paraît en 1970.
Il meurt le 8 octobre 1970, emporté par une crise cardiaque.
ECRIVAIN ET CINEASTE JEAN GIONO 1932
Voici le proverbe du lundi 30 mars 2026 :
TXAKURREK LEKU GUZTIETAN ORTUTSIK.
Les chiens vont partout sans chaussures.
CHIEN DANS CHAUSSURE
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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Georges Bergès, né le 26 novembre 1870 à Bayonne (Basses-Pyrénées) et mort le 5 janvier 1935 à Anglet (Basses-Pyrénées), est un peintre français.
PEINTRE GEORGES BERGES
Voici ce que rapporta à son sujet Pierre Labrouche dans le Bulletin du Musée Basque N° 21-22,
en 1942-1943 :
"Un peintre et un poète que j'ai connus.
I Georges Bergès.
A mesure que passent les années, voici que les choses qui ont charmé notre enfance, enchanté notre jeunesse, ou causé les derniers plaisirs de notre âge mûr commencent à s'estomper dans le lointain. Ce ne sont plus parfois que des fantômes, des ombres qui nous environnent ; mais parmi ces ombres, celles qui reviennent avec le plus de charme, de douceur, ce sont celles des amitiés anciennes.
Ce sont les lumières brillantes du souvenir, et puisqu'ici les murs sont précisément les fidèles gardiens des souvenirs, je voudrais qu'aujourd'hui les vôtres, comme les miens, aillent d'abord au peintre bayonnais Georges Bergès.
Il est vraisemblable qu'une fée, la fée de la lumière, avec tous ses chatoiements, aura présidé à la naissance de Georges Bergès. Peu de peintres auront eu, dés le début, une pareille joie dans les yeux. Néanmoins il se complut, dans sa jeunesse, à faire parfois quelques tableaux dans des notes un peu sourdes, comme cette poétique fuite en Egypte actuellement au musée de Pau.
Mais la vraie nature de Bergès, dès que ses voyages lui firent découvrir l'Espagne et l'Andalousie, allait vers la clarté. Vous connaissez tous, certainement, ses exquis jardins andalous si lumineux. Voici les bancs de mosaïque léchés de soleil, les faïences azurées, les ombres bleues, les cyprès, les haies de buis taillés, à l'odeur amère, sur lesquelles rampe un rayon de soleil, comme un éclair d'émeraude. Voici les grilles, au travers desquelles se devine l'enchantement d'un jardin embaumé, les fleurs, les fontaines au soleil qui lancent des jets d'eau, les margelles des vasques humides, les murs roses de l'Alhambra et puis les allées de sable qui semblent de brique pilée.
FONTAINE DANS PATIO PAR GEORGES BERGES
Combien il aura senti, compris avec toute son intelligence émue, sa délicatesse et traduit avec son métier si libre, si aisé, ces paysages incomparables. Je me souviens à Paris d'une exposition qu'il fit principalement sur Séville. Il y avait là des petites rues dans l'ombre, mais si claires, si bleutées, si reflétées, avec leurs maisons blanches aux fenêtres grillagées, qu'il semblait qu'on baignait dans une atmosphère de rêve.
De simples petites places, très humbles, très populaires, mais où il avait su choisir avec tant de goût, un mur couleur pistache, rose ou citron avec des miradors discrets. Le tout était ouaté, très clair, sans violence, délicieux.
Le poète Toulet a écrit : "Un bonheur sans réveil n'habite-t-il pas les cours de Séville et d'Alger, parmi la fraîcheur des faïences et des dalles, l'odeur des lianes et le bruissement de l'eau...".
Il semble que ces lignes eussent été spécialement écrites pour Georges Bergès. Voilà... C'est ce bonheur qu'il a si bien compris et peint avec tant d'heureuse joie et de talent.
J'ai encore en mémoire, en dehors de ses toiles d'Andalousie, une falaise d'Etretat. Ce n'est qu'une falaise par un temps gris, un des plus charmants tableaux qu'il ait exécutés, nacré, fin, léger, diapré comme un ciel de printemps.
FALAISE D'ETRETAT PAR GEORGES BERGES
Puis, ce fut la série des beaux paysages que Bergès peignit sur les lacs italiens, aux îles Borromées, au lac Majeur, choisissant de préférence le moment où ces adorables rives sont dans l'épanouissement des floraisons. Il en rapporta une suite d'étonnants bouquets printaniers au travers desquels brillent les eaux du lac.
Coupés d'arbres de-ci de-là, des cascades de rhododendrons, des écroulements de massifs fleuris.
ROSERAIE VILLA TRIANA ANGLET PAR GEORGES BERGES
Il semble qu'un secret instinct l'avertissait d'aller bien vite, de se hâter de créer ces fanfares de couleurs, que ce bonheur serait fugitif et de courte durée.
Vous savez tous la cruelle destinée qui a précédé sa fin. Je le rencontrai avant son dernier voyage à Grenade, tout heureux d'y partir travailler. Arrivé là-bas, il eut l'affreux chagrin de voir que sa vue baissait à un tel point que, très vite, force lui fut d'abandonner son travail.
Il me raconta le drame que fut le voyage de retour, où il n'y voyait presque plus. C'était, renouvelée, la pathétique histoire que conte Kipling dans son livre La Lumière qui s'éteint... un peintre qui devient aveugle. La montée au calvaire allait commencer pour lui.
LIVRE LA LUMIERE QUI S'ETEINT PAR RUDYARD KIPLING
Seuls, ses intimes auront connu l'admirable courage que Georges Bergès montra devant cette terrible épreuve.
J'allais souvent le voir. Il était assis, tranquille à son fauteuil, écoutant son poste de radio qu'il arrêtait quand venait un visiteur. Entouré des siens, il vous accueillait dans son bel atelier, avec sa gentillesse habituelle ; souriant il plaisantait, causait de mille choses, s'intéressait à tout ce qu'on lui racontait. Jamais une plainte. Pas un mot d'amertume.
A mesure que passaient les mois et les années, ses amis, moi-même, n'osions plus parler de guérison, car nous pensions que, pour sa part, peu à peu, il avait dû perdre, lui aussi, à cet égard, toute espèce d'illusion et probablement tout espoir. Pour meubler la nuit perpétuelle qu'était devenue sa vie il s'était mis, les derniers temps, à écrire des vers, des sonnets. Il en a laissé de ravissants. Puis, à mesure que s'avançait la certitude de l'irrémédiable catastrophe, une sorte de gravité semblait le pénétrer peu à peu. Lui, naguère si plein de gaîté, si jovial, on sentait que, doucement il se préparait à la mort qui s'approchait. Il est mort pour ainsi dire comme un saint.
Il faut nous incliner devant une telle fermeté d'âme, une si grande noblesse en face du malheur et devant la mémoire d'un très bel artiste qui a grandement honoré notre cité."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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PROVERBE DU 29 MARS 2026 (SAINTE GLADYS) (SAINT JONAS) (SAINT BARACHISE) (DIMANCHE DES RAMEAUX) (HODEI).
GLADYS : Gladys (ou Gouladys ou Gladuse ou Gwladys) est une reine du 5ème siècle, originaire du Pays de Galles.
29 MARS SAINTE GLADYS
Fille d'un roi chrétien et gallois, Gladys est amoureuse d'un petit seigneur local, nommé Woolos (ou Gwynllyw ap Glwys) mais son père ne veut pas lui accorder la main de sa fille.
Woolos enlève alors Gladys et le couple mène une vie de violence, rapines et brigandages.
A la naissance de leur premier fils, qui deviendra saint Cadoc, Woolos se retire en ermite dans la région de Newport.
Gladys se retire également du monde, vivant la fin de sa vie dans la prière et l'austérité.
JONAS : Jonas et Barachise furent martyrisés en Perse en 327 pour avoir tenté de défendre les chrétiens face aux persécutions d'un roi adepte du mazdéisme.
29 MARS SAINT JONAS
Jonas et Barachise furent jugés de nuit alors que les gens dormaient et condamnés à être écrasés sous une pierre.
DIMANCHE DES RAMEAUX : Le dimanche des Rameaux est, dans le calendrier liturgique chrétien, le dimanche qui précède le dimanche de Pâques et qui marque l'entrée dans la Semaine sainte.
Il commémore deux événements : d'une part, l'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, où il fut acclamé par une foule agitant des palmes et déposant des manteaux sur son passage ; d'autre part, la Passion du Christ, sa mort sur la croix et sa Mise au tombeau.
Depuis le concile Vatican II, son nom liturgique est le "dimanche des Rameaux". Auparavant, il s'appelait "deuxième dimanche de la Passion ou dimanche des Rameaux".
Il est aussi connu sous le nom de "dimanche des Palmes" dans le Sud de la France.
PROCESSION DES RAMEAUX LANDES D'ANTAN
HODEI : Tonnerre, Trueno, Tonante. Izen horren bitartez deitua da askotan ortzantza, trumoia. Beste batzuetan, ekaitzaldiaren hodeitzarra aztikizun bidez entseiatzen da Hodei-ren garaitzera.
(...) hodei iz. Ur tanta guztiz txikiz osatutako multzoa, eguratsean dilindan mantentzen dena Hodei zuriak, beltzak, ilunak. Hodei baldarrak. Hodei (...)
Né le 10 juillet 1895 à Munich (Bavière, Empire allemand) - Mort le 29 mars 1982 à Munich (RFA).
C'est un compositeur allemand et son oeuvre la plus connue est Carmina Burana.
Né d'une famille de militaires, Carl, fils de musiciens fait vite preuve d'intelligence et de curiosité.
Durant ses études musicales, à l'académie de musique de Munich, il ne s'entend pas toujours avec ses professeurs, mais compose un opéra, Gisei, tiré d'une pièce japonaise et légèrement influencé par Claude Debussy.
En 1914, il prend des leçons d'interprétation avec Hermann Zilcher.
La même année, il est nommé chef d'orchestre et directeur musical des Münchner Kammerspiele.
Carl prend part à la guerre en 1917, mais est démobilisé en raison d'une blessure.
De retour du front, il est nommé directeur musical et chef d'orchestre des opéras de Mannheim et Darmstadt.
Après la guerre, il se consacre à l'étude et à la composition.
Il abandonne ses fonctions à l'opéra de Darmstadt.
En 1920, Carl épouse Alice Solscher, avec laquelle il aura une fille.
Il se mariera quatre fois, sa dernière épouse étant Liselotte Schmitz.
Intéressé par la musique de son temps et notamment par celle d'Arnold Schoenberg, il n'a pas de penchant, cependant, pour la musique atonale.
Il se passionne pour la Renaissance italienne : il adapte en allemand le Lamento d'Ariana, adapte L'Orféo et le Ballo delle ingrate de Claudio Monteverdi pour instruments modernes.
En 1924, avec la danseuse Dorothee Günther, Carl fonde une école de danse, dans laquelle naîtra le concept de l'Orff-Schulwerk.
Entre 1935 et 1936, il crée au vieil opéra de Francfort son plus grand succès : Carmina Burana, l'une des oeuvres classiques jouées au monde.
En 1943, il compose les Catulli Carmina et, en 1953, le Trionfo di Afrodite pour compléter le triptyque païen Trionfi.
Par la suite, il n'écrit plus que pour le théâtre musical des pièces telles que Antigonae ou De temporum fine comoedia, sa dernière oeuvre.
En 1961, Carl fonde son école, l'Institut Orff, au Mozarteum de Salzbourg.
Il meurt le 29 mars 1982, à 86 ans.
Durant sa vie, il travaille en collaboration avec de nombreux artistes : musiciens, danseurs, peintres, chorégraphes, poètes, etc...
La question de sa position vis-à-vis des nazis durant les années 1930-1940 est très discutée.
COMPOSITEUR CARL ORFF
Voici le proverbe du dimanche 29 mars 2026:
GIPUTXEN ITZA ETA ZUREZKO GILTZA, BARDIN.
Parler Guipuscoan et clef en bois, c'est du pareil au même.
PASEO DE LA CONCHA ST SEBASTIEN-DONOSTIA GIPUZKOA PAYS BASQUE D'ANTAN
(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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Pierre Harispe ou Jean-Pierre Harispe, né à Saint-Jean-de-Luz (Basses-Pyrénées) le 6 avril 1854 et mort à Paris le 5 novembre 1929, est un prêtre catholique et écrivain français.
LIVRE LE PAYS BASQUE DE PIERRE HARISPE
Voici ce que rapporta à son sujet, Emile Baumann, dans le Figaro du 9 février 1931 :
"Pierre Harispe Basque.
Le triomphe à Bordeaux, du Perkain de P.-B. Gheusi et de Jean Poueigh est une occasion de commémorer celui qui aurait eu grande joie s'il avait pu vivre 14 mois de plus, jusqu'à cette gloire de son héros. Pierre Harispe, Basque de Saint-Jean-de-Luz (ville qui, dans la langue du pays, s'appelle d'un joli nom : Donibané), avait eu la première conception d'un poème lyrique où s'enchâsseraient, autour du légendaire et réel pelotari, les chants et les danses de la région.
OPERA PERKAIN LE JOURNAL 28 JANVIER 1934
Le pays basque, dont il s'est fait l'historien comme Gaétan Bernoville s'en est fait le peintre, inflige un puissant démenti au lieu commun sur les vieilles races. Le passé des Basques, de même que les origines de leur langue, se perd dans la nuit des temps. Les gens doctes attribuent à ces Ibères des ancêtres asiatiques. Je le croirais volontiers : le long d'un admirable film sonore que j'ai vu présenter récemment, la chorale de Saint-Jean-de-Luz faisait entendre les cantilènes nationales ; ce qu'elles ont de nostalgique, de grave, la brusque alternative de langueur et de gaîté ivre évoque les mélodies russes ; les laboureurs, les bergers d'Ustaritz m'ont rappelé, avec de plus honnêtes visages, les montagnards de la Cilicie. Or, ces hommes de souche antique n'annoncent pas une humanité déclinante ; la plupart sont splendides par la stature, la carrure, la vigueur souple ; ils portent en eux la richesse d'un sang que l'usure des générations n'a pas amolli.
Le paysan basque, d'ordinaire taciturne et replié, se débride dans les fêtes, laisse jaillir de son fon des sources naïves de lyrisme ou de drôlerie malicieuse. Religieux par-dessus tout ; et la paroisse est là, comme dans l'ancienne France, comme au Canada, l'unique force vitale de la communauté. Il demeure étonnamment fidèle à ses traditions, même aux superstitions familiales (quand le maître d'une maison meurt, l'héritier va en avertir, parmi les ruches, les abeilles protectrices du logis).
Mais ce pays aux cimes abruptes a des pentes vertes d'une merveilleuse douceur ; loin d'être bloqué dans ses montagnes, il regarde vers l'Océan. Cette race de laboureurs têtus est aussi une race de marins que l'esprit d'aventure, de conquête, de chimère aussi emporte jusqu'aux Amériques.
Pierre Harispe exprimait dans sa personnalité complexe les multiples aspirations du génie basque. Même au physique, malgré tout ce que raffinement de la culture et les souffrances de la vie peuvent modifier dans le type ancestral, il restait bien l'homme de son pays. Sous le béret qu'il gardait, comme tout vrai Basque, chez lui, du matin au soir, ses yeux saillants, son nez long et charnu, son menton fort auraient pu le faire prendre pour un vieux capitaine qui a beaucoup navigué. Sa parole avait le son et, si j'ose dire, le goût du terroir. C'était un conteur et un improvisateur persuasif, tour à tour pathétique et mordant, âpre et d'une tendresse enveloppante. S'il s'indignait, il devenait parfois grand orateur. Avec de tels dons, il aurait pu s'imposer, réussir n'importe où.
Mais son esprit d'indépendance et sa fierté lui rendaient tous les jougs insupportables. Par là il demeurait Basque jusqu'aux moelles. Les Basques sont un des derniers peuples qui tiennent à leurs franchises ou qui voudraient au moins en sauver quelque chose. Il fallait entendre Harispe glorifier les fueros, ces immunités locales que les Basques des provinces espagnoles ont conservées plus intactes.
LES FUEROS DU PAYS BASQUE ET DE LA NAVARRE PAYS BASQUE D'ANTAN
Harispe ne se résignait à devenir l'esclave de personne et surtout des gens qu'il sentait eux-mêmes des esclaves. En outre, il se tenait sans cesse prêt à combattre pour les causes qu'il chérissait ; il bataillait à la vieille mode, défiant au besoin l'adversaire en champ clos. Tout cela était parfaitement basque, mais ne pouvait le mener aux succès faciles.
Par surcroit, chez cet homme si fidèle en ses amitiés, si généreux en ses dévouements, il y avait une étrange instabilité d'action. Une idée le captivait, tant qu'elle demeurait dans les limbes du possible ; il s'évertuait avec une fougue magnifique à l'en faire sortir ; dès qu'il se voyait assuré de la mener à bien, il s'en déprenait et rêvait d'autre chose comme un marin qui, ayant fait le tour d'une île, se rembarque pour des parages moins connus.
Le point ferme de son activité, c'tait l'énergie de ses croyances. Il égalait par la simplicité de sa foi les plus humbles de ses compatriotes. Néanmoins, l'intelligence basque demeure intuitive et réaliste, si peu tournée vers l'abstraction que la langue n'a pas un mot pour signifier l'âme et ne saurait nommer Dieu sans une périphrase : le Seigneur du ciel. Pierre Harispe, au contraire, était doué d'éminentes aptitudes métaphysiques ; il les a déployées dans son poème thomiste : La Divine Tragédie, et, en prose, dans les effusions éloquentes des Etapes de Dieu vers nous.
Mais son mysticisme religieux et social nous laisse retrouver une singularité basque. On sait qu'à Saint-Jean-de-Luz se sont établis de nombreux Bretons ; et les Basques fraternisent avec eux ; les deux races font très bon ménage. Or, Harispe s'est principalement signalé par ses études sur Lamennais. Une passion l'attira vers le Celte obstiné, chimérique, à l'imagination visionnaire.
Là encore, il dut sa plus nette originalité aux inspirations latentes du pays natal. Son exemple, entre mille autres, dément le préjugé humanitaire qui travaille à détruire les liens des âmes avec la terre, la paroisse, la région, la patrie. Un homme ne grandit pas quand il se déracine ; un peuple non plus, quand il cesse d'être lui-même. La force est dans la fidélité à tout ce nous a faits ce que nous sommes. Une humanité fondue en un amalgame, si elle pouvait être, ne serait qu'un ramassis de poussières piétinées par quelques tyrans."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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GONTRAN : Petit-fils de Clovis, ce roi de Bourgogne est né entre 532 et 534, et mort un 28 mars 592 ou 593 ou 594, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).
28 MARS SAINT GONTRAN
Gontran a une vie agitée, au milieu de ses épouses et de ses concubines, à l'égal des autres princes Mérovingiens.
Gontran est roi des Orléanais entre 561 et 592 et roi de Paris entre 584 et 592.
Gontran ou Gontran 1er n'en est pas moins apprécié par l'Eglise de son temps en raison du soutien qu'il apporte au clergé.
Gontran est le saint patron des personnes divorcées et il est invoqué pour apaiser les querelles familiales et pour favoriser le rapprochement de deux branches d'une famille en conflit.
28 MARS SAINT GONTRAN
LIHER : Nafarroako izendegitik.
Une naissance du 28 mars : Pierre Etienne Carjat.
AUTOPORTRAIT D'ETIENNE CARJAT VERS 1865
Né le 28 mars 1828 à Fareins (Ain) - Mort le 8 mars (ou 9 mars ou 19 mars) 1906 à Paris 10ème arrondissement.
C'est un photographe, journaliste, caricaturiste et poète français.
Etienne naît dans une famille modeste, avec un père cocher et une mère concierge à Lyon (Rhône).
Ses parents montent à Paris où ils seront concierges.
En 1841, il découvre le dessin grâce à Monsieur Cartier, fabricant de soieries chez qui il est placé comme apprenti sous les ordres du dessinateur, monsieur Henry ; il y reste trois ans.
En 1858, il apprend le métier de la photographie auprès de Pierre Petit.
En 1861, Etienne s'installe dans son propre atelier au 56, rue Laffitte à Paris.
Les bureaux du journal Le Boulevard, qu'il fonde et qu'administre son ami Alphonse de Launay, sont dans le même local.
Baudelaire participe à cet hebdomadaire et Etienne y publie des caricatures qu'il revend aussi à d'autres titres.
Il réalise un important travail de caricaturiste, publié notamment dans le journal Diogène dont il est le cofondateur.
En photographie, il réalise de nombreux portraits de personnalités, et ses clichés se distinguent par l'absence récurrente d'éléments de décors.
Avec Nadar, il est le principal photographe des personnages en vue des arts, de la politique et du spectacle entre 1860 et 1890.
En 1865, Etienne revend son atelier à Légé et Bergeron.
De 1866 à 1869, il change deux fois d'adresse.
Proche de Courbet, en 1871, il apporte son soutien à la Commune de Paris et publie des poèmes politique dans le quotidien La Commune.
En 1883, il publie également un ouvrage, Artiste et citoyen.
L'un de ses clichés les plus connus est un portrait d'Arthur Rimbaud, réalisé en octobre 1871.
Paul Verlaine, Rimbaud et Etienne font en effet partie des "Vilains Bonshommes", un groupe créé en 1869, qui rassemble des poètes et des artistes comme André Gill, Théodore de Banville, Henri Fantin-Latour, etc.
En janvier 1872, lors d'une querelle, Rimbaud blesse Etienne à l'aide de la canne-épée d'Albert Mérat.
En réaction, Etienne efface les négatifs sur verre correspondant aux portraits qu'il a pris de Rimbaud, et dont il ne reste que 8 exemplaires.
Il meurt le 28 mars 1828, à 77 ans.
ETIENNE CARJAT
Voici le proverbe du samedi 28 mars 2026:
DONIBANE PARISE TTIKI, BAIONA HAREN BARROKI.
Saint-Jean-de-Luz petit Paris, Bayonne son écurie.
SOCOA ET ST-JEAN-DE-LUZ PAYS BASQUE D'ANTAN
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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