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samedi 6 juin 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 6 JUIN 2026 SAINT NORBERT ET SAINT CLAUDE - IRAITZ

 


PROVERBE DU 6 JUIN 2026 (SAINT NORBERT) (SAINT CLAUDE) (IRAITZ).


NORBERT : Chapelain de son cousin l'empereur d'Allemagne, au 12ème siècle, Norbert de Xanten mène une vie dissipée avant de soudain se convertir à 35 ans.


religion catholique saint sainte norbert
6 JUIN SAINT NORBERT DE GENNEP

Norbert devient prêtre et parcourt les villes en prêchant l'Evangile.

A Prémontré, dans la forêt de Laon (Aisne), Norbert fonde une communauté religieuse.

Son ami le bienheureux Hugues de Fosses en définit l'organisation en s'inspirant de l'exemple de son contemporain, saint Bernard de Cîteaux.

Norbert meurt, le 6 juin 1134, à Magdebourg où il a été nommé archevêque et entrepris de réformer le clergé.

Norbert est canonisé en 1582.



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6 JUIN SAINT NORBERT DE GENNEP



CLAUDE : Saint Claude, né à Salins (Jura) vers 607 et mort en 699 au monastère de Condat (Jura), est un évêque de Besançon, et un saint du VIIème siècle.



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6 JUIN SAINT CLAUDE DE BESANCON


Claude naît dans une illustre famille gallo-romaine.

D'abord militaire, Claude quitte l'armée vers l'âge de 20 ans pour devenir clerc à Besançon, puis moine au monastère de Condat, et enfin, vers 650, abbé de la communauté.

A la mort de l'évêque de Besançon, Claude est choisi pour lui succéder et il reste à cette fonction pendant 7 ans, menant une vie monacale très austère.

En 693, Claude renonce à sa charge épiscopale et il retourne dans son monastère, où il décède vers 699.

Claude est honoré le 6 juin.

Claude est le saint patron des tourneurs sur bois. 




IRAITZ : Edo hotsez hurbil "Iratze", "Iratzeder" Belokeko olerkaria. Gaztelaniaz : "Superficie, transito". Ikastoleetako zerrendatik.

S. Lutzia de Iraitzez Baseliza Ultzaman. Aroñotz mendian ekainaren lehen igandean ospatzen da.

(...) Iraitz - J. M. Satrustegik Euskal Izendegia-n bildutako izena. - - (...)




Un décès du 6 juin Camillo Benso, comte de Cavour.



homme état piémont italie unité 19ème siècle
PORTRAIT DE CAMILLO BENSO COMTE DE CAVOUR
PAR FRANCESCO HAYEZ
Par Francesco Hayez — https://www.meisterdrucke.fr/fine-art-prints/Francesco-Hayez/100914/Comte-Camillo-Cavour-(1810-1861).html, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=87095008



Né le 10 août 1810 à Turin (département du Pô, Empire français) - Mort le 6 juin 1861 à Turin (Italie).

C'est un homme d'Etat piémontais, important partisan et acteur de l'unité italienne.

Camillo est considéré avec Giuseppe Garibaldi, Victor-Emmanuel II et Giuseppe Mazzini, comme l'un des "pères de la patrie" italienne.

Il est l'un des personnages principaux du Risorgimento.

Bien qu'il n'ait pas de plan préétabli pour l'unité de l'Italie, il réussit à rallier la majorité des patriotes italiens autour du royaume de Sardaigne et à gérer les événements qui conduisent à la formation du royaume d'Italie.

Il s'oppose ouvertement aux idées républicaines de Giuseppe Mazzini, ennemi des rois et conspirateur irréductible, et se trouve souvent en conflit avec Giuseppe Garibaldi dont il craint les actions et leur potentiel révolutionnaire.

Camillo est ministre du royaume de Sardaigne de 1850 à 1852, chef du gouvernement de 1860 à 1861.

En 1861, avec la proclamation du royaume d'Italie, il devient le tout premier président du Conseil du nouvel Etat italien.

En politique intérieure, il soutient l'adoption et la défense du Statut albertin.

Partisan des idées libérales et réformatrices, chef de la droite modérée, il signe un accord avec la gauche monarchique d'Urbano Rattazzi, visant à la mise en oeuvre de réformes qui excluent les ailes extrêmes du Parlement.

Camillo supprime un grand nombre de congrégations religieuses, ce qui lui attire l'hostilité du pape Pie IX.

Dans le domaine, il fait la promotion du libre-échange avec les Etats voisins, remanie le système des impôts, incite à la coopération entre les secteurs publics et privés, et lance de grands investissements industriels dans le secteur textile ainsi que dans les chemins de fer. 

Il modernise l'agriculture grâce à l'utilisation d'engrais et à l'irrigation destinée à en finir avec les famines trop fréquentes.

En politique étrangère, il cultive habilement l'amitié avec les monarchies libérales : le Royaume-Uni et la France du Second Empire.

Grâce à l'engagement ferme de Napoléon III, Camillo obtient l'expansion territoriale du Piémont dans le Nord de l'Italie au détriment de l'Autriche puis, par plébiscites, des duchés de Parme, de Modène, de Toscane, et enfin par conquête du royaume des Deux-Siciles et des Etats pontificaux.

Atteint de paludisme, il meurt le 6 juin 1861, à 50 ans, 2 mois et 13 jours après sa prise de fonction.




homme état piémont italie unité 19ème siècle
PORTRAIT DE CAMILLO BENSO COMTE DE CAVOUR
Par Mayer & Pierson, Paris — i-s-burr, Scotland, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10003910



Voici le proverbe du samedi 6 juin 2026 :


ASTO JOAN TA MANDO ETORRI.

Partir âne et revenir mulet.


pays basque autrefois
BASQUAISES SUR ÂNE ET MULET


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LA TOUR D'AUVERGNE ET LA RÉVOLUTION FRANÇAISE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1793 (quatrième et dernière partie)

 

LA TOUR D'AUVERGNE AU PAYS BASQUE.


Théophile Malo de La Tour d'Auvergne-Corret est un militaire français, né en 1743 à Carhaix, en Bretagne, à qui Napoléon donna le titre de "premier grenadier de la République".



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LA TOUR D'AUVERGNE


Voici ce que rapporta à son sujet Emile Second dans le quotidien Le Mot d'Ordre, le 12 avril 1891 :



"Le Premier Grenadier de la République.

— Suite.


Tous les épisodes que nous avons racontés sont rigoureusement exacts, tirés de documents officiels d'une authenticité indiscutable. Nous nous sommes abstenu de citer des actes et des propos que beaucoup d'écrivains ont attribués à La Tour-d'Auvergne, et qui paraissent appartenir plus à la légende qu'à l'histoire. Quelques anecdotes curieuses ont paru, à l'époque, dans le Moniteur universel, et, plus tard, dans d'autres journaux, racontées par des personnages qui disaient avoir connu particulièrement le capitaine de la 148e. Peut-être sont-elles exactes ? En voici quelques-unes :


Un représentant du peuple en mission à l'armée des Pyrénées-Occidentales, enthousiasmé par les hauts faits de La Tour-d'Auvergne, ne cessait de le complimenter et de lui offrir sa puissante protection. L'officier lui dit un jour :


— Alors, citoyen représentant, vous êtes vraiment très influent ?

— Certainement. Tout ce que vous me demanderez, vous l'obtiendrez.

— Eh bien, tâchez donc d'avoir des souliers pour mes pauvres grenadiers et pour moi, car nous en avons un besoin urgent.



Le mot est invraisemblable, étant donnés l'indépendance de caractère et le mépris pour les honneurs de celui à qui on l'attribue. Les troupes manquèrent souvent des choses les plus nécessaires, surtout lorsque l'incapable Pache parvint par l'intrigue au ministère de la guerre, où il réussit à se maintenir du 18 octobre 1792 au 4 février 1793.



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JEAN-NICOLAS PACHE
LITHOGRAPHIE DE FANCOIS-SERAPHIN DELPECH



Un ingénieur, qui se trouvait à Socoa en 1789, a raconté que La Tour-d'Auvergne s'occupait sans cesse d'améliorer la situation de ses soldats ; que, s'étant aperçu que l'eau du fort où ils étaient laissait à désirer, il avait sollicité et obtenu de construire une fontaine à laquelle il travailla lui-même pour activer les travaux.



"Il se baignait souvent à la mer, à l'entrée du port de Socoa ; deux de ses soldats se trouvant un jour entraînés par la marée, il s'élance à leur secours ; il y est entraîné lui-même. Un jeune tambour, bon nageur, se précipite et le sauve ; ses camarades sont également mis à terre par les marins ; mais les spectateurs ont été pendant quelques instants, qui leur ont paru bien longs, en proie à une horrible inquiétude. Ah ! brave jeune homme ! tu sais comme tu fus porté en triomphe par tous tes camarades ! Comme tu fus béni d'avoir sauvé leur commandant, mais plus encore leur ami. Il méritait ce titre, car il leur consacrait la plupart de ses moments ; les autres étaient employés à l'étude, ainsi qu'à faire des notes sur les médailles qu'il me montrait souvent et qui lui servaient à son ouvrage des Origines gauloises."



Un ami intime, ancien camarade de collège, l'archevêque Le Coz, dans un livre publié seulement en 1815, a dit que La Tour-d'Auvergne, lorsqu'il fut nommé colonel, rassembla ses grenadiers : "Camarades, j'ai un avis à vous demander." A ce propos, les grenadiers de s'entre-regarder en souriant. "Eh ! oui, reprend leur capitaine, je vous ai donné quelquefois de bons conseils ; aujourd'hui, j'exige aussi votre avis sur une affaire qui me concerne. On vient de m'envoyer un brevet de colonel du régiment de Champagne : dois-je accepter ? Qu'en pensez-vous, mes enfants ?" Les grenadiers, mornes et tristes, se taisent. Enfin, l'un d'eux prenant la parole : "Notre capitaine, dit-il, non seulement ce grade, mais un grade supérieur vous est dû depuis longtemps et, à cet égard, toute l'armée pense comme nous. Mais nous, nous perdrons donc notre père ? — Nous ne pouvons, ajoutèrent les autres grenadiers, vous dissuader d'accepter cet avancement ; mais nous..." Des larmes coulèrent des yeux !



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LA TOUR D'AUVERGNE


"Mes amis, reprit La Tour-d'Auvergne, attendri lui-même, je vois que cela vous afflige. Vous êtes contents de moi. — Ah ! si nous le sommes !... Mais l'êtes-vous aussi de vos grenadiers ? — Mes amis, content, très content. Vous êtes tous de braves gens, et je vous aime comme mes enfants. Je vais donc renvoyer ma commission. — Mais, capitaine... — Je n'écoute plus rien, je voulais votre avis ; je le connais ; cela me suffit. Vous viendrez tous dîner avec moi, camarades ; aucun de vous n'y manquera.


Il quitte ses grenadiers étonnés et attendris, et va ordonner un repas militaire et frugal. A l'heure marquée, les grenadiers arrivent, et La Tour-d'Auvergne se place au milieu d'eux. On dîna gaiement. A la fin du repas, La Tour-d'Auvergne se lève et s'adressant à toute la compagnie : "Mes camarades, renouvelons ici un engagement mutuel, moi, de ne pas vous quitter, vous, de m'être toujours fidèles", et ce traité fut cimenté par les larmes de tous.


La Tour-d'Auvergne renvoya donc sa commission de colonel ; mais il garda le beau cheval d'Espagne que le ministre lui avait envoyé en même temps. Et quel usage en faisait-il ? Des soldats de sa compagnie me l'ont appris. Quand ils allaient à quelque expédition, le cheval suivait ; mais il était conduit par la bride. Quelque grenadier paraissait-il fatigué de la marche :"Camarade, lui disait le capitaine, monte ce cheval ; il me gêne à conduire ainsi. "Il fallait obéir".



S'il faut, comme l'ordonnent les règlements militaires, que "l'autorité soit paternelle", il ne faut cependant pas qu'elle soit faible et abdique ses droits. La discipline serait difficile, surtout à notre époque, avec ces procédées et ces plébiscites introduits dans l'armée. Du reste, nous ne dissimulerons pas que cette anecdote nous paraît, sinon fausse, du moins si exagérée dans es détails qu'elle a dû être dénaturée.



Enfin, on a encore raconté que La Tour-d'Auvergne avait toujours refusé de se marier parce que son coeur s'était trouvé dominé de bonne heure par un violent amour, sans espoir, auquel il demeura fidèle toute sa vie.



pays basque autrefois revolution française
LA TOUR D'AUVERGNE


Son histoire a, depuis sa mort, été très enjolivée. On en a exagéré les côtés romanesques. Nous avons tenu, pour ne rien omettre de ce qui peut éclairer sur le caractère de La Tour-d'Auvergne, à signaler quelques anecdotes de ses anciens biographes..."




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



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vendredi 5 juin 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 5 JUIN 2026 SAINT IGOR ET SAINT BONIFACE - IGOR


PROVERBE DU 5 JUIN 2026 (SAINT IGOR) (SAINT BONIFACE) (IGOR).


IGOR : Igor, ce saint de l'église Orthodoxe, né en 1096, monte sur le trône de Kiev en 1146.



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5 JUIN SAINT IGOR DE KIEV

Igor règne pendant 10 jours en août 1146.

Trahi par son cousin et rival Iziaslav II, Igor II de Kiev est capturé et jeté dans une fosse jusqu'à l'automne 1146.

Igor est enfermé dans le monastère Saint-Théodore de Kiev.

Igor n'en est pas moins assassiné par les habitants de Kiev pendant la prière le 19 septembre 1147.

Igor est un saint martyr des Eglises catholique et orthodoxe, fêté le 5 juin.



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5 JUIN SAINT IGOR DE KIEV


BONIFACE : né à Crediton, en Angleterre, vers 675, sous le nom de Winfrid ou Wynfrith, ce moine et savant réputé se voit confier par le pape l'évangélisation de la Germanie.


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5 JUIN SAINT BONIFACE DE MAYENCE

Prenant le nom de Boniface, il parcourt la Hesse et la Thuringe, multipliant les fondations religieuses, la plus célèbre étant l'abbaye de Fulda, en 744.

Boniface de Mayence organise le clergé local et prépare le rattachement de l'Allemagne à la chrétienté.

Pépin le Bref, père du futur Charlemagne, se nourrit de ses conseils.

Mais à plus de 80 ans, insatisfait, le vieil homme décide de convertir aussi les rudes Frisons.

Sa témérité lui vaudra le martyre ainsi qu'à 52 compagnons, le 5 juin 754.

Saint Boniface est le patron des brasseurs et des tailleurs.


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5 JUIN SAINT BONIFACE DE MAYENCE



PENTECÔTE : La Pentecôte ("cinquantième jour") est une fête chrétienne qui célèbre l'effusion du Saint-Esprit, le cinquantième jour à partir de Pâques, sur un groupe de disciples de Jésus de Nazareth, dont les Douze Apôtres.



religion catholique saint sainte
LA PENTECÔTE
HEURES D'ETIENNE CHEVALIER



L'Eglise considère la Pentecôte comme le point de départ de sa mission publique dans le monde. Selon elle c'est la réalisation de la promesse du Christ aux Apôtres au moment de son Ascension, dix jours plus tôt.

Cette fête, qui clôt le temps pascal est attestée localement depuis le 4ème siècle.

La Pentecôte se célèbre le septième dimanche après le dimanche de Pâques, à une date mobile calculée par le Comput. Elle tombe toujours un dimanche entre le 10 mai et le 13 juin. Elle se poursuit le lendemain, dans certains pays, par un lundi férié ou chômé, dit "lundi de Pentecôte".



IGOR : Ez du arrotz emaiten gutartean X. mendeko ukrainiar printze inzenak.

(...) Igor - Eskandinaviar jatorria duen izena (Ingwi teonimotik), guri errusiaren bidez iritsi zaiguna. - - (...)




Un décès du 5 juin Louis du Vergier, marquis de La Rochejaquelein.


révolution général marquis vendée
PORTRAIT DE LOUIS DU VERGIER DE LA ROCHEJAQUELEIN
PAR PIERRE-NARCISSE GUERIN



Né le 30 novembre 1777 à Saint-Aubin-de-Baubigné (Poitou) - Mort le 5 juin 1815 à Saint-Hilaire-de-Riez (Vendée).

C'est un militaire français et un général vendéen.

Louis est le frère d'Henri et d'Auguste du Vergier de la Rochejaquelein.

Fils d'un marquis, il n'a que 12 ans lorsque la Révolution française éclate.

Il suit son père en Allemagne, et à 16 ans il fait ses premières armées dans le régiment autrichien de Latour, passe ensuite en Grande-Bretagne, entre au service de cette puissance, fait deux campagnes dans l'île de Saint-Domingue, puis rentre en France en 1801.

En 1802, il épouse Victoire de Donnissan, veuve du marquis de Lescure, héros des première guerres de Vendée, avec laquelle il aura 8 enfants.

En vain Napoléon 1er cherche-t-il à gagner Louis par l'appât des places, des dignités et des honneurs.

Il vit retiré tantôt en Poitou, tantôt au château Citran, près de Bordeaux.

Deux fois il est à la veille de donner à la Vendée le signal d'une nouvelle insurrection et deux fois les hésitations de l'Europe font avorter ses projets.

Dès le mois de mars 1813, il se concerte avec un envoyé du roi, et quand le parti royaliste est de nouveau formé à Bordeaux, il est choisi pour aller présenter au duc d'Angoulême, alors à Saint-Jean-de-Luz avec l'armée alliée, l'hommage de cette ville fidèle.

Les Bordelais reçoivent avec enthousiasme le prince libérateur et témoignent leur reconnaissance au gentilhomme vendéen qui leur a préparé un si beau triomphe.

Au premier retour de Louis XVIII, Louis est nommé chef d'un des corps militaires de sa garde et élevé ainsi au grade d'officier général.

Au retour de Napoléon en France il protège, avec d'autres serviteurs dévoués, la retraite du roi jusqu'aux frontières du nord, et de là jusqu'à Gand (Belgique).

De cette ville il passe en Grande-Bretagne, à l'effet d'y solliciter des secours pour la Vendée, et obtient pour les royalistes vendéens des armes, des munitions et quelques subsides.

Le 16 mai 1813, il débarque sur la côte de Saint-Hilaire-de-Riez, et soulève une partie des habitants du pays.

En peu de jours, par la rapidité de ses opérations, Louis soulève et arme une grande partie de la Vendée militaire.

Mais le général révolutionnaire Jean-Pierre Travot disperse les deux divisions vendéennes qui se sont formées, dans une attaque nocturne.

Napoléon 1er se hâte de prendre des mesures pour arrêter ce mouvement, en invitant 3 chefs vendéens à servir de pacificateurs auprès de La Rochejaquelein.

En même temps, Napoléon fait appuyer ces négociations par un corps de 12 000 hommes sous les ordres du général Lamarque.

Louis rejette les propositions du ministre de la police Fouché.

Le 2 juin, il débarque à Croix de Vie (Vendée) mais sans grand secours de colonnes royalistes initialement prévues.

Il arrive à Saint-Jean-de-Monts le 3 juin, avec la division de son frère Auguste.

Il se heurte aux troupes du général révolutionnaire Etienne Estève et au cours des combats, il est atteint d'une balle dans la poitrine, tombe et meurt, le 4 juin 1815, au premier rang, à 37 ans.



révolution général marquis vendée
LOUIS DE LA ROCHEJAQUELEIN
GRAVURE D'AUGUSTE II BLANCHARD



Voici le proverbe du vendredi 5 juin 2026 :


PIKA BUZTANA BEZAIN ERGELA.

Aussi stupide qu'une queue de pie.


homme queue de pie
HOMME EN QUEUE DE PIE





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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L'AVIRON BAYONNAIS EST CHAMPION DE FRANCE DE RUGBY EN MARS 1943 (deuxième et dernière partie)

 

L'AVIRON BAYONNAIS EST CHAMPION DE FRANCE DE RUGBY LE 21 MARS 1943.


Le championnat de France de rugby à XV de division unique de la FFR 1942-1943, 44e édition de la compétition et première édition sous ce format, est remporté par l'Aviron Bayonnais qui bat le SU Agen en finale : 3 à zéro.



pays basque rugby aviron bayonnais
EQUIPE DE RUGBY AVIRON BAYONNAIS 1942-1943



Après trois saisons de compétitions non officielles, la FFR décide de rétablir le championnat de France sous forme de "division unique".



Divisée en deux par l'armistice de 1940, la FFR réussit à organiser un championnat par zone et la finale interzones est disputée, au stade de Colombes, le 21 mars 1943, entre l'Aviron Bayonnais et le SU Agen respectivement vainqueurs de leur zone.



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le journal, dans son édition du lundi 22 mars 1943, 

sous la plume de Pierre Lorme :



"Au stade de Colombes, devant 25 000 spectateurs.



pays basque rugby aviron bayonnais
STADE DE COLOMBES

Après un match très coloré et indécis jusqu'à la fin l'Aviron Bayonnais a battu Agen et enlevé le titre de champion de France de rugby.

(De notre envoyé spécial Pierre Lorme, par téléphone.)



... Considérations.



Ce ne fut pas tout à fait la grande partie que l'on attendait ; et certains spectateurs quittèrent le stade olympique un peu déçus Ceux-là n'avaient certes pas réalisé l'importance de l'enjeu. Les deux équipes étaient farouchement décidées à vaincre ; elles pensaient peut-être davantage à la défense qu'à l'attaque ; et il était évident que le score ne pourrait qu'être étroit. On le vit bien dès le début quand des placages sévères étouffèrent dans l'oeuf la plupart des offensives, et ceci de part et d'autre. Plus question de jeu élégant, spontané, voire chevaleresque mais une rude empoignade entre deux quinze de valeur sensiblement égale.



La ligne d'avants d'Agen, plus athlétique, plus lourde et tout aussi mobile que celle d'en face s'assura un net avantage à la mêlée et à la touche. Les Basques, en dépit de tout leur courage, se trouvèrent souvent malmenés par ce pack accrocheur en diable où Bruneteau, Basquet et Matheu se signalèrent entre tous.



pays basque rugby aviron bayonnais
EQUIPE RUGBY SU AGEN 1943


Maîtres du ballon en mêlée fermée, beaucoup plus efficaces à la touche, les Agenais rivalisaient aussi d'activité dans le jeu ouvert avec leurs adversaires. Ils donnèrent de ce fait de multiples occasions à leurs lignes arrières. Malheureusement, les trois-quarts de la cité des pruneaux se plaçaient mal, et ils n étaient pas assez rapides, tant à l'ouverture qu'au centre, pour déborder leurs vis-à-vis.



Par dessus le marché, la blessure de Calbet désorganisa grandement le quatuor d'attaque ; et bien que le capitaine agenais soit revenu sur le terrain comme deuxième arrière, il n'en était pas moins réduit à un rôle uniquement passif.



Le meilleur homme du quinze agenais fut sans conteste Bruneteau. Le fameux "Roux-Poil" sema maintes fois le désordre dans les rangs basques. Tant comme avant troisième ligne que comme demi d'ouverture, Winger aux trois-quarts. Bruneteau servit son équipe de façon splendide.



Il est regrettable que le magnifique travail des avants ait été gâché par les hésitations, les courses en biais et la tactique monocorde des attaquants agenais. Il est vrai qu'ils avaient affaire à forte partie.



Chez les Bayonnais, les avants, surclassés, durent jouer "le match de leur vie". Ils firent preuve d'un courage magnifique de bout en bout ; mais derrière ce pack archibattu, la tâche des attaquants n'était guère aisée. Les Agenais interdirent absolument aux Basques de pratiquer leur jeu habituel, ils le désorganisèrent constamment par leurs incursions rapides et leur façon de suivre constamment la balle.



Cependant il y eut de beaux départs à la main des avants basques. Derrière eux, c'est Dauger qui se signala le plus dans les rangs bayonnais, ainsi d'ailleurs que le quasi-vétéran Celhay, qui reste en dépit des ans un attaquant toujours redoutable.



pays basque rugby aviron bayonnais
PHOTO DE JEAN DAUGER FINALE RUGBY 1943
AVIRON BAYONNAIS OMNISPORTS


La paire de demis des Basques fut assez nettement supérieure à celle d'en face (qui n'avait déjà pas brillé beaucoup face à Montferrand) ; et Arotça, aussi bon qu'il l'était il y a dix ans, s'avéra le meilleur des troisième ligne chez les bleu et blanc.



L'absence du puissant Boudon se fit largement sentir chez les vainqueurs, dont le succès fut accueilli par la foule parisienne avec un enthousiasme, digne des rencontres internationales de jadis.



Ce qu'est L'Aviron Bayonnais.



A Bayonne, tout le monde naît pelotari et rugbyman. Les enfants, dès qu'ils sont en âge de courir, font des passes avec une balle de chiffons. Ceci explique qu'une ville aussi petite, à laquelle Le Boucau et Biarritz empruntent encore de jeunes sportifs, puisse se permettre d'être champion de France...



Avant-guerre (nous parlons de l'autre guerre), l'Aviron Bayonnais fit une entrée éclatante dans le monde du sport en écrasant, en finale, le S. C. U. F., que commandait Cadenat. Le Gallois Roë, Iguinitz, Fernand Forgues, le junior Lasserre, Hédembaight, étaient alors les vedettes des bleu et banc. Beaucoup de ces magnifiques athlètes devaient d'ailleurs donner leur vie pour la France...



Après 1918, l'Aviron Bayonnais se retrouve. Il a alors pour demi d'ouverture l'excellent Billac, pour trois-quart aile Laurent Pardo. Puis apparaissent les fameux frères Béhoteguy, deux centres éblouissants. Lasserre s'épanouit et d'arrière passe trois-quart, puis avant troisième ligne. Etchepare se signale par ses trouées rapides. Les Zabaletta, Lauga, Arotça, Celhay, Elissalde, à leur tour, prennent place dans l'équipe première, où ils sont rejoints par Dauger, par Boudon, par Larré.


rugby aviron bayonnais équipe france
LES FRERES ANDRE ET HENRI BEHOTEGUY
EQUIPE DE FRANCE DE RUGBY 1928


Le jeu bayonnais est surtout caractérisé par la grande adresse de tous les joueurs et leur aptitude particulière à bien se placer. Quiconque s'échappe n'est pas livré à lui-même ; il trouve toujours deux ou trois coéquipiers prêts à l'assister. Ce n'est pas un jeu très rapide, la race n'étant pas une race de sprinters, mais l'activité générale est énorme, comme énormes les qualités de coeur et d'énergie. Ces jeunes gens de taille moyenne mais larges d'épaules et solides, présentent tous des vertus morales  camaraderie, cran, enthousiasme, amour de leurs couleurs — qui leur permettent des exploits imprévus. On n'est jamais sûr, avant le coup de sifflet final, de les avoir vaincus.



Avec cela des adversaires sympathiques et courtois, dont on ne peut redouter aucune traîtrise.



pays basque rugby aviron bayonnais
MAURICE CELHAY ET L'EQUIPE DE RUGBY DE L'AVIRON BAYONNAIS
DEVANT VESTIAIRE PARC DES PRINCES 
21 MARS 1943


Le titre est bien placé, aux mains de l'Aviron Bayonnais. Ce n'est pas faire injure aux Agenais, valeureux jusque dans la défaite, que de le constater."




(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)











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