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jeudi 2 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 2 AVRIL 2026 SAINTE SANDRINE ET SAINT FRANÇOIS - ARKAITZ

 


PROVERBE DU 2 AVRIL 2026 (SAINTE SANDRINE) (SAINT FRANÇOIS DE PAULE) (ARKAITZ).


SANDRINE : Sandrine est le diminutif d'Alexandrine signifiant en grec ancien : "celui qui repousse l'ennemi" et "celui qui protège les hommes".



religion catholique saint sainte sandrine
2 AVRIL SAINTE SANDRINE

Alexandrine, encore appelée Sandrine, fonde un couvent de clarisses, à Foligno, en Ombrie, dans la région de Pérouse, en Italie, au 15ème siècle.

L'ordre des Clarisses tire son nom de sa fondatrice sainte Claire, disciple de saint François d'Assise.

Sandrine meurt le 2 février 1589.




FRANÇOIS DE PAULE : Né en 1468 dans une famille humble du village de Paola, en Calabre, François devient ermite dès 14 ans.

Revenu dans la société, François fonde un monastère à Plessis-lez-Tours, en Indre-et-Loire.

Sa réputation de piété et de guérisseur lui valent d'être appelé au chevet du roi Louis XI, en 1483.

Saint François de Paule meurt dans son monastère en 1507.



religion catholique saint sainte françois paule
2 AVRIL SAINT FRANCOIS DE PAULE

ARKAITZ : "Pedro", "Pierre", izen oso zabaldua Eskual Herrian. Lakuako zelaian. Arriagako Ama birjinaren baselisa.



Un décès du 2 avril : Honoré Gabriel Riqueti (ou Riquetti), comte de Mirabeau, appelé plus communément Mirabeau.



PORTRAIT D'HONORE DE MIRABEAU
PAR JOSEPH GOZE


Né le 9 mars 1749 au Bignon (Loiret) - Mort le 2 avril 1791 à Paris.

C'est un écrivain, diplomate, journaliste et homme politique français, figure de la Révolution.

Surnommé "l'Orateur du peuple" et "la Torche de Provence", il reste le premier symbole de l'éloquence parlementaire en France.

Bien que membre de la noblesse, il se distingue en tant que député du Tiers état aux Etats généraux.

Mirabeau est issu par son père d'une famille de la noblesse provençale et par sa mère, d'une lignée de financiers.

Il étudie à la faculté de droit d'Aix-en-Provence.



BUSTE D'HONORE DE MIRABEAU
MUSEE DE LOUVRE


En 1768, il est incorporé à un régiment mais il contracte des dettes, provoquant la colère de son père.

Il participe à la campagne de Corse en 1768-1769.

Mirabeau épouse en juin 1772 Emilie de Covet-Marignane, avec laquelle il aura un fils.

En 1774, son père demande son emprisonnement au château d'If, au large de Marseille, pour "le remettre dans le droit chemin".

Il y restera emprisonné pendant un an.

En 1775, il rencontre Sophie de Monnier, femme du marquis de Monnier, et elle devient sa maîtresse.

Il s'enfuit, avec elle, aux Provinces Unies (Pays-Bas) mais ils sont arrêtés. Pendant sa fuite, en 1776, il publie son Essai sur le despotisme.



HONORE DE MIRABEAU


Mirabeau est emprisonné au donjon de Vincennes, de 1777 à 1780, où il fait la connaissance de Sade, et où il écrit beaucoup, en particulier à Sophie, dont Les lettres à Sophie, chef-d'oeuvre de la littérature passionnée.

Libéré en décembre 1780, sa femme demande la séparation de corps en 1782 et est défendue par Portalis, futur rédacteur du Code civil. Leur séparation est acceptée en juillet 1783.

En juin 1786, Talleyrand l'envoie en mission secrète à Berlin.

Mirabeau continue à écrire des textes et des pamphlets.

En 1788, il fait partie, avec Brissot, Clavière et Condorcet, des fondateurs de la Société des amis des Noirs, créée pour l'abolition immédiate de la traite des Noirs et progressive de l'esclavage dans les colonies.

Il se présente, en 1789, aux élections des Etats généraux en Provence et il est élu par le tiers état, en avril 1789.

Lors de la séance royale du 23 juin 1789, il fait une réponse à Henri-Evrard, marquis de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies que la tradition a simplifié en "Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple, et qu'on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes". Il est surnommé par l'abbé Sieyès "hercule de la liberté".


MIRABEAU ET LE MARQUIS DE DREUX-BREZE
23 JUIN 1789



Il opère un revirement politiquer, en conseillant secrètement Louis XVI, tout en appuyant les idées politiques de la révolution.

Il meurt le 2 avril 1791, à 42 ans.

Fort aimé par les révolutionnaires, son corps est transporté au Panthéon à sa mort, mais la découverte de ses relations secrètes avec la royauté retourne l'opinion, et sa dépouille est retirée du mausolée, dont il était le premier occupant.




HONORE DE MIRABEAU



Voici le proverbe du jeudi 2 avril 2026 :


APIRILEKO LOREA, URREA BAINO HOBEA.

La fleur d'avril vaut de l'or.


pays basque autrefois fleur
FLEUR D'AVRIL


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE EN 1940 (quatrième partie)

 

UNE HISTOIRE DE LA GRANDE PÊCHE BASQUE.


Depuis des siècles, il y a des pêcheurs au Pays Basque.



pays basque autrefois pêche baleine morue terre-neuve
TERRE-NEUVAS 1941
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet Madame Maxime Dégros dans le Bulletin de la Société des 

sciences, lettres & arts de Bayonne, en juillet 1940 :



"La grande Pêche Basque des origines à la fin du XVIIIe siècle.



... Sous l’impulsion de Vrolicq, la compagnie havraise finit en 1635 par obtenir pour cinq ans le monopole de la pêche dans la région de Terre Verte et du Refuge français, créant ainsi au sud de l’archipel, une petite France arctique. Vrolicq y installa des fourneaux, des loges et des quais en bois. Mais deux ans plus tard, les Danois à qui il avait lui-même appris l’art de la pêche, prétendirent interdire l’accès de la côte aux pêcheurs français ; ils détruisirent les établissements de Vrolicq, rendirent sa pêche impossible et le roi Christian IV déclara à Louis XIII que l’Océan arctique lui appartenait. 



La situation très critique des Français fut heureusement sauvée par l’ingéniosité du Luzien François Sopite, qui trouva une méthode pour fondre le lard à bord supprimant ainsi aux navires l’obligation d’accéder à la côte. 



Ni les Hollandais, ni les Anglais, ne découvrirent le moyen employé par Sopite. 



Ils devaient attendre d’être à terre pour fondre la graisse, aussi leur huile avait-elle une odeur qui la rendait très inférieure à l’huile basque. 



La pêche aurait pu reprendre alors une nouvelle activité ; mais en 1636, les Espagnols ravagèrent St-Jean-de-Luz, Ciboure et Socoa. Ils s’emparèrent de quatorze navires revenant du nord, chargés de lard et de fanons, gardèrent la marchandise et brûlèrent les navires. Ce fut une perte irréparable pour les Basques qui durent, pendant le temps nécessaire à la construction d’une nouvelle flotte, se borner à quelques armements privés (on sait que quelques frégates continuèrent à faire relâche en Norvège) ou à louer leurs services. 



Un autre coup leur fut porté quand, en septembre 1644, Mazarin laissa créer, sous la direction de Claude Rousseau, bourgeois de Rouen, une "Compagnie du Nord pour entreprendre le commerce, fonte et pêche des balaynes... es contrées du nord et autres lieux et faire le débit des huilles et fanons en provenant"... 



Les Bayonnais firent connaître au gouvernement "que les Basques se trouvent privés de l’exercice de ladite chasse et pêche qui leur est si naturel que les estrangers mesmes sont contrainctz d’avouer qu’ilz le tiennent d’eux et qui, outre la ruine entière des dits habitants ... les réduirait à la nécessité de sortir hors du royaume ..."



Deux ans plus tard, les Basques réagissant à leur tour créent la "Compagnie de mer de St-Jean-de-Luz et de Siboure" et Mazarin partage entre les deux compagnies le monopole de la pêche. Toutes deux armeraient séparément mais le même nombre de navires, emportant des barriques de même jauge ; elles fourniraient tout le royaume d’huile et de fanons, devant pour cela se mettre d’accord pour établir le prix de vente. 



La compagnie de St-Jean-de-Luz parvint à équiper vingt-cinq vaisseaux, qu’elle arma en guerre. Son privilège fut renouvelé en 1669. 



Malgré cela, les baleiniers basques allèrent de moins en moins au Spitzberg, car les guerres franco-hollandaises les obligèrent, soit à munir de canons leurs bâtiments de pêche, ce qui les alourdissait, soit à les faire protéger par des navires de guerre, ce qui augmentait les frais. 



Les grandes expéditions dans le Nord prirent fin et avec elles disparut la France arctique.  



Tandis que se créait, puis se désorganisait la ligne commerciale vers l’océan glacial, les Basques continuèrent à prendre chaque année le chemin de Terre-Neuve. Les guerres incessantes du XVIIe siècle le leur rendirent périlleux, à cause des corsaires qui sillonnaient l’Atlantique. Dans l’île même, leurs pêcheries souffrirent de toutes les tracasseries imaginées par les Anglais. 



Le gouvernement fit escorter les bateaux de pêche par des navires de guerre, ou armer en guerre les baleiniers eux-mêmes (en 1625 quatre baleiniers commandés par Lohobiague, Aretche, Hirigoyen et Haristéguy, de St-Jean-de-Luz, protégèrent la flotte basque) mais cela n’empêcha pas les captures. Dix navires de Capbreton revenant chargés de Terre-Neuve sont pris en 1648 ; deux autres qui viennent de quitter St-Jean-de-Luz le sont en 1653. 



Le premier moyen, réellement efficace de protection, fut en 1660 la concession du port de Plaisance, faite par Louis XIV à Nicolas Cargot qui le fortifia en construisant le fort St-Louis, et en fut le premier gouverneur. D’autres lui succédèrent jusqu’en 1713. 



Vers 1690, le gouvernement songea sérieusement à s’établir à Plaisance. 



Il s’enquit avant tout de l’appui des pêcheurs basques "sans quoy il est inutile de songer à aucun établissement... tout le revenu qu’on a... consiste dans la pêche par le moyen des pêcheurs qui ont accoustumés jusqu’à présant de venir du pays basque". Les commissaires de marine de Bayonne et St-Jean-de-Luz promirent de ne pas empêcher les départs et en 1696, le chevalier d’Iberville prit officiellement possession de l’île qui fut déclarée colonie française ; ceci n’arrêta pas, au contraire, l’hostilité des autres nations. 



En 1693, après avoir fait campagne contre les Hollandais dans les mers du nord, trois navires basques commandés par de célèbres corsaires : Croisic, Louis de Harismendy, Larreguy avaient dû partir en Amérique pour protéger le retour des tereneuviers français. 



Deux navires de St-Jean-de-Luz sont pris par les Hollandais en 1706, deux de Ciboure par les Anglais en 1708. 



Il faut dire que les Basques étaient un peu responsables de la capture de leurs propres vaisseaux, car ils refusaient, comme l’indiquait l’Ordonnance de la marine de 1681, d’armer une partie de leur équipage (le tiers au moins aurait été nécessaire). Ils prétendaient que, s’ils étaient pris sans armes, ils se libéraient à bien meilleur compte. 



La guerre mit Louis XIV, en 1709, dans l’obligation d’interdire la pêche ailleurs que dans la baie de Plaisance ; mieux valaient des limites restreintes et plus facilement défendables ; et ce fut une frégate royale, uniquement montée par des Basques, qui protégea les pêcheurs cette année-là.



 

L’année suivante commencèrent les préliminaires de la paix. On parla de céder Terre-Neuve à l’Angleterre. Très inquiets, les Basques écrivirent lettre sur lettre au Contrôleur général ; il les assura que la pêche continuerait à être libre et que par conséquent, ne disparaîtrait pas leur principal moyen d’existence. 



Après cet historique, les statistiques qui vont suivre permettront de se faire une idée de l’évolution des armements basques, entre le début du XVIIe siècle et le traité d'Utrecht. 



Le XVIIe siècle, malgré les difficultés de ses dernières années, fut le beau moment de la pêche basque, dont l’apogée s’affirma nettement entre 1620 et 1680. 



Dans cette période partirent, uniquement pour la grande pêche, 60 navires et 3 000 marins tous les ans. Ce fut le moment de la grande richesse du pays. La fortune acquise par la vente des produits de leur pêche, permit aux habitants d’embellir leurs villes, et leurs demeures. Bayonne et St-Jean de-Luz se développèrent beaucoup, St-Jean-de-Luz surtout, où chaque famille de pêcheurs posséda une maison confortable et où les armateurs jouirent alors d’une grosse fortune. 



pays basque autrefois pêche baleine morue
CARTE DE TERRE-NEUVE 1783


4 500 matelots sont recensés en Labourd en 1635. En 1660 on en compte 3 000 au moins pour 80 navires. En 1664, il y a 16 baleiniers et 9 morutiers à Bayonne ; 18 baleiniers et 18 morutiers à St-Jean-de-Luz ; à cette date Bayonne possède 19 bâtiments de plus de 100 tx (sur 200 dans toute la France). En tout elle a 39 navires ; son amirauté occupe en France le treizième rang, mais comme elle est la plus petite au point de vue territoire elle arrive proportionnellement avant celle de Marseille. 



En 1667, un tarif douanier très protecteur arrive à point, car à partir de ce moment les Basques se trouvent aux prises avec de grosses difficultés ; ils souffrent de la guerre, les ravages que la mer occasionne dans leurs ports commencent à leur coûter fort cher. Anglais et Hollandais leur font alors une dangereuse concurrence ; les pêcheurs établis à Terre-Neuve sont maltraités sans cesse par des émigrants anglais qui se fixent dans l’île ; en France, le nombre des marins diminue ; certains, séduits par une importante rémunération, partent servir des armateurs de Nantes, La Rochelle, ou Bordeaux ; d’autres surtout sont enlevés aux armateurs par l’introduction du système des classes. 



Malgré toutes ces raisons, la prospérité du pays ne déclina pas grâce au tarif douanier de 1667. 



En 1672, à eux seuls, St-Jean-de-Luz et Ciboure envoyèrent à Terre- Neuve 39 baleiniers de deux et trois ponts, jaugeant 300 tx et 19 morutiers. 



Vingt six ans plus tard, ils n’avaient en tout que 34 navires. 



pays basque autrefois pêche baleine morue
CARTE TERRE-NEUVE 1807


4 000 marins partent pêcher la baleine en 1675. 



A Bayonne en 1679, sur un total de 2 736 matelots, 960 partent pour la pêche de la morue et 768 pour celle de la baleine. 



De 1680 à 1687, on arma annuellement dans la région 40 baleiniers de 200 à 250 tx presque tous à trois ponts. 



En 1694 St-Jean-de-Luz et Ciboure signalent 15 à 20 vaisseaux. 



Un recensement du Labourd en 1695 n’indique que 982 marins ; beaucoup sont alors employés sur des navires de guerre ; d’autres ont passé à l’étranger, dépités par quelques années de mauvaise pêche, de sorte que "quoiqu’il ne reste que 22 vaisseaux dans le pays, quy ne font pas l’amoytié de ceux qu’il y avoit autrefois, on n’a pu envoyer à la pêche l’année dernière que 9 vaisseaux seullement ...". Les deux communes de St-Jean-de-Luz et Ciboure "sont réduites à un accablement et à une dernière misère et ensuite tout le dedans du pays. Cette navigation n'estait pas seulement avantageuse pour les Basques elle l’était pour tout le royaume qui tirait des proffits considérables par la vente des huiles, fanons de baleines, des morues et par l’achapt du sel et diverses denrées pour l’avituaillement de leurs vaisseaux dont les droits se payaient au roi".



Au début du XVIIIe siècle, Bayonne et St-Jean-de-Luz n’envoyèrent chaque année que 12 à 15 baleiniers. 1707 fut une année de très mauvaise pêche pour tout le monde ; aussi en 1708, ni Bayonne ni St-Jean-de-Luz n’armèrent de baleinier, seule Ciboure en équipa trois. 



pays basque autrefois pêche baleine morue terre-neuve
CARTE DE L'ÎLE DE CAP BRETON VERS 1750

Les dernières années du XVIIe siècle, et les premières années du XVIIIe , virent donc la pêche basque décliner assez fortement. Il faut en incriminer surtout les événements politiques (beaucoup d’autres raisons s’ajouteront à celle-ci plus tard). Cependant jusqu’au traité d'Utrecht, le déclin des Basques n’est que relatif. La "dernière misère" dont parlent les habitants de Ciboure est encore une misère très dorée."



A suivre...





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mercredi 1 avril 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 1ER AVRIL 2026 SAINTE MARIE L'ÉGYPTIENNE ET SAINT HUGUES - HUGO

 


PROVERBE DU 1er AVRIL 2026 (SAINTE MARIE L'ÉGYPTIENNE) (SAINT HUGUES) (HUGO).



HUGUES : Hugues de Grenoble ou Hugues de Châteauneuf naît à Châteauneuf-sur-Isère (Drôme) en 1053 et décède le 1er avril 1132.



religion catholique saint sainte hugues
1ER AVRIL SAINT HUGUES DE GRENOBLE

Hugues manifeste, dès son plus jeune âge, une très grande piété  et un goût certain pour la théologie.

Encore laïc, Hugues est fait chanoine de Valence.

Au concile d'Avignon, en 1080, Hugues est choisi comme évêque de Grenoble, sans avoir été ordonné.

C'est le pape Grégoire VII qui ordonne Hugues à Rome.

Hugues vit un siècle avant Aliénor d'Aquitaine (1122 ou 1124 - 1204), à l'époque où la papauté se préoccupait de tirer l'Occident des ténèbres.

Hugues participe à la réforme des moeurs ecclésiastiques dans son diocèse de Grenoble.

Au bout de 2 ans, Hugues veut se démettre de son évêché pour se retirer au monastère bénédictin de Cluny mais le pape l'oblige à continuer son travail dans son diocèse.

Hugues contribue à la fondation de l'Ordre des Chartreux.

En 1084, il reçoit saint Bruno, son ancien maître.

Il est canonisé le 22 avril 1134 par le pape Innocent II.

Hugues est commémoré le 1er avril selon le Martyrologe romain, et dans le diocèse de Grenoble-Vienne.




religion catholique saint sainte hugues
1ER AVRIL SAINT HUGUES DE GRENOBLE


MARIE L'ÉGYPTIENNE : Marie l'Egyptienne est une sainte qui aurait vécu au 5ème siècle en Palestine.



religion catholique saint sainte marie egyptienne
1ER AVRIL SAINTE MARIE L'EGYPTIENNE



Elle est fêtée dans l'Eglise orthodoxe et dans l'Eglise catholique, le 1er avril.



HUGO : A.M. Arteta (Nafarroa).

Hugo (es), Hugues (fr), Hugh (en).



Un décès du 1er avril : Ramiro Arrue y Valle, dit Ramiro Arrue.



peintre basque bilbao saint-jean-de-luz ciboure neuf
PEINTRE RAMIRO ARRUE





Né le 20 mai 1892 à Bilbao (Biscaye) - Mort le 1er avril 1971 à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées Atlantiques).

Ramiro est un peintre, illustrateur, céramiste Basque espagnol qui a consacré son oeuvre au Pays Basque.

Il naît au sein d'une famille d'artistes.

Son père, Lucas Arrue, collectionneur, met en vente ses collections (dont un Goya) pour payer les études artistiques de ses fils.

A 19 ans, il va à Paris pour suivre des cours à la Grande Chaumière.

Ramiro côtoie alors le milieu de Montparnasse, dont ses compatriotes Mogrovejo, Zuloaga, Francisco Durrio, et le sculpteur Bourdelle qui devient son ami.

Il fréquente aussi Picasso, Modigliani et Jean Cocteau.

En 1911, il expose au Salon des Artistes français.

Alternant les séjours à Paris l'hiver et à Saint-Jean-de-Luz ou Ciboure l'été, il s'installe, avec son frère José, dans cette dernière ville en 1917.

En 1922, avec ses amis Philippe Veyrin et le commandant Boissel, Ramiro fonde le Musée basque de Bayonne.

En 1925, il obtient la Médaille d'or à l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris pour son oeuvre Yo ou Fandango.

Pour le stand du Pays basque français, il crée avec son frère José deux grands formats de 155 x 300 cm (Baseritarrak - aujourd'hui exposé au Musée des Beaux-Arts de Bilbao - et Fandango - destiné à la salle des mariages de la mairie de Saint-Jean-de-Luz.

Il expose à Bayonne, Pau, Strasbourg, Bilbao et Cordoue.

Avec son frère José, Ramiro expose aussi en Amérique du Sud : à Buenos Aires et à Montevideo.

Mais il revient toujours au Pays Basque, à Saint-Jean-de-Luz, où il s'installe en 1917, et où il puise toute son inspiration : paysages, portraits, scènes quotidiennes.

Il est membre de l'association des artistes basques, puis du groupe des neuf.

En mars 1929, il épouse Suzanne Blanche.

Ramiro illustre Francis Jammes (La Noce basque), Pierre Loti (Ramuntcho), Joseph Peyré (Jean le Basque), Jean Poueigh (Le Folklore des Pays d'oc).

Il réalise pour l'Opéra de Bordeaux les décors et les costumes de Perkain, drame lyrique de Pierre-Barthélemy Gheusi d'après Pierre Harispe, musique de Jean Poueigh.

Il réalise pour des hôtels et des villas des peintures murales.

Initié par son frère Ricardo, il réalise aussi de nombreux émaux.

En 1943, Ramiro, qui ne s'est pas préoccupé de se faire naturaliser, est arrêté avec d'autres Basques espagnols et incarcéré à la citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port.

Après la guerre, si les commandes diminuent, il continue à peindre avec acharnement.

En 1965, il obtient à Saint-Sébastien le premier prix du Paysage basque.

La fin de sa vie est marquée par la solitude et le dénuement.

Ramiro meurt le 1er avril 1971, à 78 ans.

Il repose au cimetière ancien de Saint-Jean-de-Luz.



peintre basque bilbao saint-jean-de-luz ciboure neuf
AUTOPORTRAIT DE RAMIRO ARRUE



Voici le proverbe du mercredi 1er avril 2026 :


APIRIL BIRIBIL, EGUN EREIN, BIHAR BIL.

En avril rigoureux, sème aujourd'hui et récolte demain.



pays basque autrefois agriculture
LABOURAGE
PAYS BASQUE D'ANTAN


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UNE HISTOIRE DU MOIS D'AVRIL EN 1904

LE MOIS D'AVRIL EN 1904.


Avril est le 4ème mois de l'année, symbole de renouveau et de transition saisonnière, riche en fêtes, traditions et événements historiques.

Avril est le 4ème mois des calendriers julien et grégorien et comptant 30 jours.




mois calendrier avril 1904
MOIS D'AVRIL 1904



Voici ce que rapporta Marcel France à ce sujet La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-

Luz, le 8 avril 1904 :



"Avril. 

L'origine du mois. — Le poisson d'avril. — Chez les Romains. — La fête des laboureurs. — Superstitions.



Avril était le second mois de l'année romaine et il fut longtemps le premier de l'année française, qui, jusqu'à Charles IX, commençait à Pâques.




mois calendrier avril mucha
MOIS D'AVRIL PAR MUCHA



Si nous croyons Ovide et Varron, il tire son nom du mot grec Aphrodite dont on se servait pour désigner Vénus à qui le mois était consacré ; mais, comme les poètes sont généralement de médiocres étymologistes, nous aimons mieux croire, avec la plupart des savants, que le mot avril, Aprilis en latin, vient d'Aperire (ouvrir) car c'est durant ce mois que la terre ouvre son sein pour en laisser sortir les plantes.



Il débute par la joyeuse journée des poissons d'Avril, dès le matin, les naïfs courent par les rues, demandant à tous les échos le fil à couper le vent, la voie hiérarchique, la solution de continuité et une infinité d'autres choses qui n'existent que dans la pensée des mystificateurs. Les farces du 1er Avril sont le plus souvent anodines, mais il est de mauvais plaisants qui dépassent toute mesure et certains poissons sont un peu cruels et ont des conséquences plutôt désagréables. Des gens reçoivent, par exemple, une douzaine de bains ou un convoi de pompes funèbres, un cent de nourrices ou deux douzaines de vol au vent. Nous connaissons un notaire qui reçut le 1er Avril la visite de plus de cinq cents personnes accourues chez lui sur la convocation d'un farceur, pour recueillir une succession imaginaire. Ces plaisanteries sont plus méchantes que spirituelles ; mais, heureusement, la plupart des poissons sont simplement amusants.



mois calendrier poisson avril blagues farces
PREMIER AVRIL



Sous le Directoire, un joyeux drille nommé Leponte, annonça que le pape entrerait à Paris sur le coup de midi. Une foule considérable courut aux portes et, bien entendu, revint sans avoir rien vu. Un autre poisson du même genre fut imaginé par l'Evening-Star, journal bien répandu à Londres. Le 31 mars 1846, il annonça pour le lendemain, une grande exposition d'ânes qui devait avoir lieu dans la salle d'agriculture d'Islington. Un grand nombre d'amateurs accoururent et constatèrent, un peu tard, qu'en fait d'ânes il n'y avait qu'eux-mêmes.



Jadis, les Parisiens furent conviés à assister au départ de la première diligence en gomme élastique qui devait faire désormais le trajet de Paris à Chartres. Ce fut également un premier avril qu'on annonça l'entrée à Marseille de la fameuse sardine qui obstruait le port. Enfin sans remonter si loin, le corps diplomatique de Rome, fut invité l'an dernier à un service funèbre en l'honneur de Verdi. Dans l'église de la Minerve, une grand'messe de Requiem devait être chantée par Marconi. Nos diplomates accoururent en grand uniforme et se trouvèrent seuls dans l'église déserte.



sardine port bouches-du-rhône
SARDINE PORT DE MARSEILLE
BOUCHES-DU-RHÔNE D'ANTAN



On a donné au poisson d'Avril les origines les plus diverses. Poisson serait la corruption de passion et des courses inutiles de Jésus qui, effectivement le 1er Avril, fut renvoyé d'Annah à Caïphe, de Caïphe à Hérode et d'Hérode à Pilate. On veut encore que ce soir relatif à la pêche infructueuse qu'on faisait le 1er Avril qui était, autrefois, le jour de l'ouverture.



D'autres étymologistes prétendent enfin qu'il faut faire remonter l'origine des farces à 1564 ou le commencement de l'année jusqu'alors fixé au 1er Avril, fut rapporté au 1er Janvier. On avait lors comme à présent, l'habitude de donner des étrennes le jour de l'An. Le changement en question fit qu'on ne donna plus rien le 1er Avril, mais en matière de plaisanterie, certains offrirent des cadeaux ridicules ou promirent des choses impossibles. Et, peu à peu, on en serait venu aux farces d'aprésent. Nous donnons pour ce qu'elle vaut une telle explication. 


C'était le 4 Avril qu'on célébrait à Rome, les jeux mégulèsiens ou Grands Jeux, consacrés particulièrement à la déesse Cybèle.


 

cybèle grecque mythologie avril
CYBELE ET ATTIS
PLAQUE DE PARABIAGO



A ces fêtes où les magistrats assistaient revêtus d'une robe de pourpre et dont les esclaves étaient bannis comme indignes, les dames romaines dansaient devant l'autel de Cybèle, des prêtres portaient en triomphe dans les rues de Rome l'image de la déesse et les théâtres représentaient gratuitement pendant six jours des pièces nouvelles. 



De nos jours le 4 Avril n'est plus que la fête des laboureurs qui ont pris pour patron saint Ambroise, mais elle est peu célébrée, d'abord parce que les cultivateurs sont peu chômeurs et banqueteurs, puis parce que les travaux incessants de la belle saison ne leur permettent pas de perdre sans profit une journée d'Avril.



Nous terminerons cet article en signalant quelques superstitions se rapportant au mois d'Avril. Vers la saint Georges le blé doit former des épis, or, la fleur du blé, mangée crue, est un remède contre la fièvre. Un oeuf pondu trois jours avant ou trois jours après Pâques éloigne la foudre et reste frais pendant un an. Nous nous permettons d'être sceptique !



Pâques tombe ordinairement en Avril. Bien qu'il soit trop tard, à l'heure actuelle, pour en user, voici un remède contre les convulsions : prendre ce jour-là un oeuf dur, le débarrasser de sa coquille, en couper les deux extrémités, l'envelopper dans un linge blanc, le suspendre entre 11h. et midi, au-dessus de la table, l'y laisser jusqu'au dimanche de la Pentecôte ; à l'heure ci-dessus, le retirer de son enveloppe et piler le blanc durci. C'est ce blanc qu'on absorbera en cas de maladie. Pour la fièvre, on laisse mourir, toujours à Pâques, une rainette dans sa main, ou bien, on l'enveloppe vivante dans un linge, on la suspend à son cou et on l'enlève au bout de huit jours exactement. Je n'ai pas la foi, évidemment, car, à ce remède merveilleux, je préfère encore la quinine."




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