PROVERBE DU 31 AOÛT 2026 (SAINT ARISTIDE) (SAINT RAYMOND DE NONNAT) (ETXAHUN).
ARISTIDE : Aristide d'Athènes ou Saint Aristide est un apologiste chrétien du 2ème siècle.
| 31 AOÛT SAINT ARISTIDE |
CARTES POSTALES , PHOTOS ET VIDEOS ANCIENNES DU PAYS BASQUE. Entre 1800 et 1980 environ.
| 31 AOÛT SAINT ARISTIDE |
La date d’enfouissement ou de dépôt provisoire de ce petit trésor nous importe, évidemment, même, et c’est très probablement le cas, si cette cache ne correspond pas à un événement d’ampleur — grande peur créée par une incursion barbare, ou par quelques bandes de bagaudes — qui intéresse un moment historique de l’Aquitaine méridionale au début du Bas-Empire. En tout cas, pourrait-il signifier localement peut- être, une insécurité grandissante et apporter la preuve que certaines voies transpyrénéennes n’étaient plus sûres, car il n’est pas invraisemblable, si l’on considère l’emplacement de la cachette, à quelques mètres d’un très ancien chemin et tout près d’un col ouvrant sur la vallée de la Bidassoa, d’envisager qu’il puisse s’agir du pauvre pécule, hâtivement jeté ou enfoui par un voyageur trop esseulé et surpris par quelque danger. Sa maigre bourse mise en sécurité, il a pu périr très vite ensuite ou, sa fuite l’ayant trop éloigné, négliger de retourner à la cachette pour récupérer une si mince somme.
Le brigandage dans cette zone frontière, comme du reste sur bien des routes de l’Empire va devenir endémique dès l’époque Sévérienne, à mesure que se dépeuplent les campagnes ; a fortiori dans un secteur qui semble avoir de tout temps connu une faible densité d’occupation et des habitants jamais vraiment romanisés. Au siècle suivant, les correspondances d’Ausone et de Paulin témoigneront des dangers qui guettent le voyageur s’apprêtant à traverser cette zone côtière pour rejoindre les pays garonnais. Du fait de l’insécurité grandissante, peut-être l’abandon des voies de terre a-t-il pu favoriser la circulation maritime océane par cabotage entre Gaule et Espagne et entraîner, entre autre, le développement de Lapurdum, probablement dans la deuxième moitié du IVe siècle.
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| AUSONIUS |
Cette datation du dépôt de Sare ne devrait pas à notre sens faire problème. Elle repose évidemment sur l’étude de la monnaie fleur de coin de Sévère Alexandre dont la frappe se date exactement entre 233 et 235. Son état quasiment neuf et l’absence de frappes immédiatement postérieures, comme celle, particulièrement abondante pour le bronze, de Gordien III (238-244), devrait situer l’enfouissement de ce petit trésor entre 235 et 240. Nous ne pouvons en effet considérer, malgré les réserves de R. Turcan, que le cisaillage que présente ce dernier sesterce puisse indiquer qu’il ait été enfoui plus tard, sous le règne de Gallien par exemple.
De telles altérations basées sur un découpage récupérateur du bronze, avant ou après la frappe des flans, se remarquent déjà sur le monnayage sénatorial de Marc-Aurèle ou de Commode. C’est ainsi que, pour le petit dépôt que nous étudions ici, sur les quatre monnaies les plus récentes, trois sont cisaillées :
I G.B. de Faustine Jeune daté entre 175 et 180
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| SESTERCE FAUSTINE LA JEUNE |
Le G.B. de Commode
Le G.B. de Sévère-Alexandre.
C’est une preuve, s’il en est encore besoin dans ce débat, que cette récupération du bronze ne fut pas systématique et porte sur des espèces contemporaines ou postérieures à Marc-Aurèle. Ainsi des monnaies plus anciennes ou contemporaines des pièces altérées — comme le G.B. de consecratio — circulant en même temps, en sont exemptes.
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| CESTERCE CONSECRATION MARC-AURELE |
De toutes ces constatations, nous pouvons avancer l’hypothèse qu’il s’agit d’un petit trésor de circulation, c’est-à-dire un trésor-ponction sur la circulation courante aux abords d’un passage transpyrénéen occidental vers 240 après Jésus-Christ.
A l’inverse, en effet, le trésor-thésaurisation implique un choix des meilleures espèces et fait jouer la loi de Gresham : "Lorsque deux monnaies de valeur libératoire identique mais de valeur intrinsèque différente, circulent en même temps, la meilleure monnaie est seule conservée, tandis que la plus mauvaise est mise en circulation."
En règle générale, l’émission du bronze sénatorial est considérablement ralentie sous les trois premiers Sévère et l’on peut même parler d’un arrêt complet de sa frappe à Rome entre 199 et 209. Par contre Sévère-Alexandre (222-235) reprend la frappe intensive des grands bronzes qui seront frappés par ses successeurs et ce jusqu’à Valérien (253-259) et Gallien (259-268).
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| SESTERCE SEVERE-ALEXANDRE |
Ainsi donc, malgré la création par Caracalla (211-217) de l'antoninianus, monnaie d’argent à l’origine valant deux deniers, mais dont le taux de ce métal ira en diminuant jusqu’aux frappes de 270-273 qui ne contiennent plus que du cuivre pur, le bronze, pour reprendre J.P. Callu : "attire-t-il encore les épargnants, mais, semble-t-il, autant pour son poids que par sa valeur tarifiée : le sesterce seul est capitalisé, alors que les dénominations secondaires (as et dupondius) ont pratiquement disparu des enfouissements".
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| 7 ANTONINIANII |
Ce schéma s’applique-t-il à la région qui nous intéresse et peut-il être imprudent d’appliquer à l’Aquitaine méridionale des règles admises ailleurs par les numismates, par exemple dans le Nord de la Gaule, mieux étudiée à cet égard ? Pour ce, il faudrait reprendre le catalogue des trésors ou ensembles monétaires de bronze antérieurs à la crise qui entraîne l’arrêt de la frappe de ces émissions, c’est-à-dire jusqu’au règne de Gallien, découverts entre Garonne et Pyrénées centrales et occidentales et vers le Sud, dans les provinces basques d’Espagne. Ces trouvailles ne sont pas toujours, ou encore, publiées et bien souvent nous devons nous contenter de mentions parfois confuses de monnaies égarées.
Si l’on procède à un recensement, vers le Nord par rapport à Sare, suivant par priorité chemins et routes anciennes, nous trouvons en remontant vers les Landes :
Le "trésor" d’Isturitz (commune de Saint-Martin-d’Arossa).
Petit dépôt de cinq grands bronzes que R. de Saint-Perrier décrit ainsi : "Près de la base du cône, à l’extérieur de la grotte et à quelques mètres dans l’intérieur, gisaient çà et là des tessons de poteries de caractère gallo-romain et, près d’eux, des monnaies du Haut-Empire — identifiées par les soins d’Adrien Blanchet —. Il s’agissait de cinq grands bronzes :
1 Domitien et 1 Hadrien tous deux très frustes,
1 autre Hadrien avec au revers une province couchée (sic),
1 Faustine jeune dont le revers porte FECVNDITAS AVGVSTAE...,
1 Commode au revers assez rare (sic) LIBERALITAS AVGVSTI..
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| MONNAIE AS COMMODE 172-173 |
... La présence de ces monnaies en dehors de toutes traces d’habitation et leur situation à l’entrée de la grotte, nous font penser que cet antre obscur fut considéré à l’époque romaine comme un lieu sacré, domaine de quelque divinité, à laquelle on jetait des sesterces pour se la rendre favorable..."
Ici, la similitude avec le trésor de Sare est frappante, même contexte topographique, mais nous voulons éloigner à Isturitz comme à Sare l’hypothèse d’offrande propitiatoire aux "divinités souterraines". Même si ce sont là cinq sesterces représentatifs d’un dépôt plus important, notons et c’est capital, que les monnaies les plus anciennes, celles de Domitien et d’Hadrien, sont très frustes ; seules sont lisibles les deux plus récentes (Faustine Jeune et Commode).
Il peut s’agir, là encore, d’un petit trésor de circulation qui peut sans invraisemblance dater de la première moitié du IIIe siècle."
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| 30 AOÛT SAINT FIACRE |
| VIEIL HOMME ET PUB MAKILA MIALET PAYS BASQUE D'ANTAN |