Grezierako angelos "mezularia" hitzetik latineko angelus sortu zen, eta hemendik euskarazko aingeru. Ezagutzen dugun aipurik zaharrena Basaburu Nagusiko (Nafarroa) 1552ko Aingeru de Igoa da. Duen zabalkundeak umeak zaintzen dituen aingeru guardakoarekiko begiruneari zor zaio, izen hau ematearekin haurra babestuago egongo dela uste izaten baita.
Aldaera : Gotzon (Deun-ixendegi euzkotarra-DIE).
Un décès du 1er mars : Violet Keppel, dite Trefusis.
MISS VIOLET KEPPEL 1917
Né le 6 juin 1894 à Londres (Angleterre) - Mort le 1er mars 1972 à Florence (Toscane, Italie).
C'est une écrivaine britannique, membre de la haute société anglaise.
Violet est la fille d'une aristocrate, maîtresse du roi Edouard VII.
Elle passe sa première jeunesse à Londres.
A 10 ans, elle rencontre Vita Sackville-West, qui sera l'amour de sa vie.
En juin 1919, elle épouse Denys Trefusis, dans un mariage blanc.
Avec son amoureuse Vita, elle fait de nombreuses fugues et voyages, en 1918, 1919 et 1920.
En janvier 1921, Vita et Violet font un dernier voyage en France, où elles passent ensemble 6 semaines.
En mars 1921, c'est la fin de leur liaison et Violet est envoyée en Italie.
A partir de 1923, elle devient l'une des nombreuses liaisons amoureuses de la princesse de Polignac, héritière de la firme de machines à coudre Singer.
Celle-ci la présente au Tout-Paris du monde des arts et lui fait rencontrer notamment Francis Poulenc et Henri Sauguet.
En 1924, sa mère achète une grande villa en Toscane, "L'Ombrellino", qui deviendra plus tard la propriété de Violet.
En 1929, son mari Denys meurt.
Après sa mort, Violet publie plusieurs romans, soit en anglais, soit en français, qu'elle avait écrits dans un manoir médiéval, à Saint-Loup-de-Naud, manoir offert par la princesse de Polignac, en cadeau de rupture.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, à Londres, elle participe aux émissions de radio de la France libre, ce qui lui vaut la Légion d'honneur après la guerre.
A L'Ombrellino comme à Saint-Loup-de-Naud, elle reçoit des personnalités du monde politique, littéraire ou artistique.
Elle meurt le 1er mars 1972, à 77 ans.
PORTRAIT DE VIOLET TREFUSIS 1952 PAR PAMELA CHANDLER NATIONAL PORTRAIT GALLERY
Voici le proverbe du dimanche 1er mars 2026:
SAN-LEON, AMA HAURREN BEHARREN PATROINA.
Saint-Léon, patron des mères attendant un enfant.
FONTAINE ST-LEON BAYONNE PAYS BASQUE D'ANTAN
(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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... Il est difficile d'admettre que, si à l'arrivée des Basques, les indigènes avaient parlé espagnol ou portugais ils se fussent donné la peine, ceux-là d'enseigner un langage nouveau, ceux-ci de l'apprendre ; que si les Basques avaient entendu nommer les sites naturels de la région par des vocables espagnols ou portugais ils les eussent débaptisés pour leur donner des appellations tirées de leur propre langue.
D'ailleurs les Espagnols semblent avoir été précédés aussi des Bretons, car dans une transaction du 14 décembre 1514, entre les moines de Beauport et les habitants de l'île Bréhat, ceux-ci déclarent payer au couvent depuis 60 ans, une dîme en poissons pêchés "en la coste de Bretaigne, Terre-Neufve, Irlandre".
Donc, sans parler des Scandinaves qui connurent certainement l'Amérique dès le haut Moyen-Age, mais dont il ne reste aucune trace, les Espagnols n'y pénétrèrent qu'après les Bretons et surtout après les Basques. En admettant donc que ce soient les Basques qui aient les premiers abordé le rivage Américain, on peut se demander à quel côté de la frontière pyrénéenne ils appartenaient ; aux deux vraisemblablement, dirigés peut-être par des Capbretonnais, car Capbreton dans de nombreux documents réclame l'honneur de la découverte.
Attribuons-le lui puisqu'aucune aucune autre ville ne le revendique et que c'est la plus importante de la région vers 1390, époque où peut se situer la première expédition.
Autre question : où abordèrent-ils ? sans aucun doute à Terre-Neuve ; sur la côte sud probablement. Peu à peu, ayant découvert l'île de Capbreton, ils remontent par l'ouest, font le tour de l'île, donnent aux trois pointes des noms basques : caps de Grat, de Raze, de Raye ; s'établissent de préférence sur la côte sud, plus favorable à la pêche, puis pénètrent sur le continent proprement dit, par le golfe St-Laurent qu'ils appellent la Grande baie, suivent la côte canadienne (en 1535 Jacques Cartier note la présence de nombreux pêcheurs basques au Canada), une île de la rivière de Québec s'appelle déjà "île des Basques",) finalement atteignent le Labrador.
CARTE DE L'ÎLE DE CAP BRETON VERS 1750
Ayant trouvé à Terre-Neuve des baleines et des morues, les Basques y retournent tous les ans établissant ainsi, très probablement, la première ligne commerciale entre les deux continents, et si leur découverte demeura inconnue, c'est qu'elle fut seulement à l'époque une affaire commerciale et locale, sans aucune reconnaissance officielle.
La colonisation du pays fut tardive et ne fut pas l'oeuvre des Basques.
Il faut attendre 1550 pour voir la France s'intéresser sérieusement à l'île, considérée alors comme une dépendance de notre colonie canadienne. A ce moment les Basques partaient chaque été pour l'île, y possédaient des établissements pour la préparation des morues et un certain nombre d'entre eux s'y étaient fixés définitivement.
Ils avaient des relations amicales et régulières avec les indigènes et une situation nettement prépondérante dans l'île ; d'où leur rivalité constante avec les Espagnols et les Anglais dès que ceux-ci, à leur tour, vinrent pêcher à Terre-Neuve.
Il aurait fallu que le gouvernement protégeât les pêcheries en fondant une véritable colonie, avec des établissements officiels fixes ; l'Angleterre le fit bien avant la France. Celle-ci se bornait à faire escorter ses bateaux de pêche par des bâtiments de guerre qui patrouillaient sur les bancs pendant la saison.
Nos pêcheries souffrirent beaucoup des luttes entre la France et la Maison d’Autriche ; pour éviter les corsaires espagnols chaque flottille de pêche était protégée par des navires de guerre. Il y eut cependant de nombreuses pertes et les colons basques de Terre-Neuve vécurent alors une mauvaise période.
Le traité de Cateau Cambrésis, en mettant fin à cette guerre, rendit la sécurité à nos pêcheries qui se développèrent alors très rapidement, non par le nombre des habitants fixés au pays, mais par les encouragements qu’au début du XVIIe siècle le gouvernement leur donna, et l’impulsion qu’elles ressentirent du développement de nos colonies acadienne et canadienne.
Mais si en temps de paix, l’Angleterre et l’Espagne laissèrent tranquilles les pêcheries françaises, une lutte officieuse continua toujours sur mer.
En 1568 les habitants de Capbreton déplorèrent la perte de navires "venans du veaige de Terreneufve" et capturés par des corsaires. Les prises de cette sorte furent constantes et d’autant plus acharnées, que l’habileté des Basques et la faiblesse relative de la concurrence qu’ils subissaient alors, leur permirent des armements assez nombreux.
En 1578 par exemple, sur 180 baleiniers français partis pour Terre-Neuve, on en compta 30 basques, auxquels il faut adjoindre un nombre environ égal de navires basques espagnols pêchant de concert avec eux.
Mais, dès ce moment, la pêche basque espagnole perdit de son importance au profit de la pêche basque française.
En 1584, des navires de St-Jean-de-Luz débarquèrent des chargements de morues à St-Sébastien, à Bilbao en 1613. Vers 1625, une importation régulière s’établit en Biscaye. En 1631, le Guipuzcoa n’envoie plus un seul bâtiment à Terre-Neuve.
Les Basques connurent au XVIIe siècle l’apogée de leur pêche à Terre-Neuve ; ils n’en furent que plus jalousés par les autres puissances, surtout quand un nouveau terrain de pêche s’ouvrit pour eux dans les mers boréales.
CARTE TERRE-NEUVE 1807
Les expéditions au Spitzberg. Le développement de la pêche et son apogée jusqu’au traité d’Utrecht.
S’il est vraisemblable que, dès la fin du Moyen-Age, les Basques aient fréquenté les mers du Nord et après escale à Bruges, qu’ils aient relâché sur la côte de Norvège, apportant du sel de France, rapportant des baleines et de la rogue achetée à Bergen, il est certain en tous cas qu’ils allaient en Ecosse au début du XIVe siècle.
Au début du XVe siècle, vers 1412 peut-être, ils atteignirent l’Islande (une chronique islandaise relate à cette date l’arrivée de 20 navires basques et bayonnais à Groenderfioerd et dans le golfe de Grunder).
Ils entretinrent des relations avec les indigènes, car certains de leurs usages furent adoptés par les Islandais, (entre autres : la fabrication de la cilia, boisson d’orge et d’eau) ; mais ils ne paraissent pas y avoir installé d’établissements pour préparer la morue, pratiquant seulement la pêche dérivante, ce qui expliquerait le peu de produits qu’ils en rapportaient.
En 1535 ils découvrirent le Groenland, puis vers la fin du siècle, parvinrent à la côte sud-ouest du Spitzberg. Ce sont eux, probablement, qui baptisèrent "Baye des Franchoys" l’actuel Bellsond.
Comme ils rencontrèrent d’autres Français, des Anglais et des Hollandais, ils restèrent cantonnés dans cette Baye des Franchoys, dans le Refuge français (plus tard Port-Louis) et dans la Baye des Basques.
CARTE DE TERRE-NEUVE 1783
Il ne semble pas qu’il y eut, à l’origine, d’expéditions organisées, mais quelques armements individuels et surtout des enrôlements de Basques sur des navires étrangers.
Le Spitzberg était déjà fréquenté par les Hollandais, qui l’avaient découvert en 1596 et par les Anglais. Les uns et les autres, pour apprendre l’art de la pêche, avaient eu recours aux Basques dont l’habileté, pour harponner surtout, était unanimement reconnue. Par des flatteries, en leur élevant des statues par exemple, en leur promettant un plus grand débouché pour leurs produits, ils les attirèrent chez eux, "estants lesdits basques de nation françoise et par naturelle adresse et longue expérience, seuls capables de ce faire (pêcher)".
L’éducation des Hollandais date de cette époque, celle des Anglais remonte au début du XVIe siècle quand ils voulurent aller à Terre-Neuve.
Les Basques acceptèrent de louer leurs services comme harponneurs ou dépeceurs. Sur les navires hollandais, le second capitaine était Basque, c’était le "Speck-synder", coupeur de lard ; il prenait la direction de la pêche quand le navire, conduit par le capitaine hollandais, était arrivé à destination.
En se louant à l’étranger, les Basques commirent une grosse faute, car, une fois instruits, leurs élèves allaient devenir leurs rivaux.
Ce fut probablement en 1612 que pour la première fois, une véritable flottille de pêche partit des ports basques à destination du Spitzberg. Elle se composait "d’une navire de Biscaye, lesquels... sont plus habiles à tirer ou prendre les balaines, qu’aucune autre nation de la chrestienté (qui) sont retourné avecques raisonnable prouffit et trois frégates de St-Jean-de-Luz. En outre, de douze Luziens au service de la Hollande : 3 maistres harponiers, 3 maistres de chalupe et les 6 autres pour servir à cuire les huilles et couper les baleines ..."
En 1613, les navires principaux furent la "Grâce de Dieu", bâtiment de 600 tx, de St-Jean-de-Luz, commandé par Miguel Haristéguy et les "quatre fils Aymon" avec Miguel d’Etchepare.
L’expédition eut à souffrir des mauvais traitements que lui infligèrent Hollandais et Anglais furieux de voir porter atteinte au monopole de leurs compagnies respectives : la Moscovia et la Company of the Muskovia merchants.
Sept vaisseaux anglais forcèrent un petit navire de St-Jean-de-Luz à rebrousser chemin et sommèrent les autres de quitter la Baye des Franchoys ; devant l’attitude énergique des Basques, ils les laissèrent continuer leur pêche mais sur la promesse de leur abandonner tous les fanons de baleines et la moitié de l’huile recueillie "pour ce que les Français scavoyent bouillir si vistement et en si peu de temps une grande quantité de la graisse mieux qu’autres nations".
Bien soutenus par les jurats de St-Jean-de-Luz et les échevins de Bayonne, les Basques continuèrent à envoyer une flotte chaque année. Mais l’histoire de la pêche ne fut qu’une suite de luttes entre pêcheurs de différentes nations.
En 1614, Lassale, député de Bayonne à Paris, presse le gouvernement de protéger la flotte que les Anglais veulent empêcher de partir. En 1615 le "St-Jehan l’Evangeliste" navire de Dieppe dont les harponneurs étaient Basques, fut capturé par les Hollandais.
Officiellement, les gouvernements anglais et hollandais recommandaient à leurs nationaux de ne pas entraver la pêche, mais ils fermèrent volontairement les yeux, ou les capitaines passèrent outre leurs défenses.
Un accord passé en 1619 entre l’Angleterre, la Hollande et le Danemark partagea les côtes du Spitzberg, n’attribuant aux Français que l’extrême nord (cap de Biscaye).
Pour protéger ses droits et sur la demande des Basques pour qui la pêche était le seul moyen d’existence, la France recourut elle aussi au système des compagnies. Ce fut d’abord, en 1621, la "Royale et Générale compagnie du commerce pour les voyages de long cours ... et la pêche des baleines". Le siège central s’installa au Havre où les Basques apportèrent les produits de leur pêche et d’où partirent les expéditions.
En 1628, la Compagnie havraise de Moscovie remplaça la précédente et mit la flotte française sous la direction du Luzien Jean Vrolicq qui fréquentait déjà ces parages depuis une dizaine d’années.
Tout se passa relativement bien jusqu’en 1631, où des capitaines hollandais vinrent demander à Vrolicq à Port St-Pierre (sud-ouest) qui lui avait donné l’autorisation de pêcher au Spitzberg. Il répondit que le pays, étant inhabité, était commun à tous.
En 1632 malgré la compagnie néerlandaise qui avait interdit à Bayonne d’envoyer sa flotte, Vrolicq se trouva avec trois navires au Port St-Pierre ; il y fut attaqué par les Hollandais mais leur résista victorieusement, aidé par le Danois Braem.
L’année suivante, quatre navires havrais et dieppois, furent pris par les Hollandais. Des marchands de St-Jean-de-Luz et Ciboure, qui en étaient commanditaires perdirent ainsi 2 000 écus."
PROVERBE DU 28 FÉVRIER 2026 (SAINT ROMAIN) (AITOR).
ROMAIN : Romain de Condat (ou Romain du Jura) est né à Izemore, dans le Haut-Bugey vers 390.
28 FEVRIER SAINT ROMAIN DE CONDAT
Romain reçoit une éducation très soignée au monastère lyonnais d'Ainay, en ayant pour maître saint Sabin.
En 425, Romain devient ermite dans les montagnes du Jura et fonde, avec son frère Lupicin, vers 445 un monastère à Condat (Saint Claude aujourd'hui).
Romain décède le 28 février 463 au monastère de moniales de la Balme (Jura).
Le lundi de Pentecôte, la chapelle de Saint-Romain est toujours le but d'un pèlerinage très populaire dans la région.
28 FEVRIER SAINT ROMAIN DE CONDAT
AITOR : A. Chaho zuberotar idzleak (1811-1858) berak asmatutako euskaldun guztien arbasoa. Herritarren gogortasunari esker, Gen. Reg.ko zuzendaritzak onartu zuen izen hau, 1966.2.28-ko B.O.-ean 692.orri.-45 agertzen zuelarik.
J.A. Xaho idazle zuberotarrak La Légende d'Aitor lanean kaleratu zuen izena ; beranduago F. Navarro Villosladaren Amaia o los vascos en el siglo VII eleberriko pertsonaia ospetsua izan zen. Zuberoan aita onen semea esaten da "noblea" adierazteko. Hortik Xanok euskaldunok Aitor-en semeak garela atera zuen, okerreko etimologia eginez. Gaur egun Euskal Herrian gehien erabilitzen den izenetako bat da.
Un décès du 28 février : Alphonse XIII, dit l'Africain, né Alfonso Leon Fernando Maria Jaime Isidro Pascual Antonio de Borbon y Austria.
ROI ALPHONSE XIII
Né le 17 mai 1886 à Madrid (Espagne) - Mort le 28 février 1941 à Rome (Italie).
Alphonse est roi d'Espagne de 1886 à 1931.
Fils posthume du roi Alphonse XII, il règne dès sa naissance et la régence est confiée à sa mère Marie-Christine d'Autriche jusqu'à sa majorité, en 1902.
La guerre de 1898 contre les Etats-Unis fait alors perdre à l'Espagne ses dernières colonies dans le Pacifique et l'Atlantique : Cuba, Porto Rico et les Philippines.
Le 17 mai 1902, âgé de 16 ans, il est déclaré majeur et assume les fonctions constitutionnelles de chef de l'Etat ; il visite l'ensemble des provinces espagnoles et voyage à l'étranger, notamment dans l'Empire allemand, au Royaume-Uni et en France.
Un premier complot contre sa personne est déjoué et plusieurs autres tentatives d'assassinat suivront (janvier 1903, janvier 1904, avril 1904 et mai 1905).
En mai 1906, Alphonse épouse la princesse Victoire-Eugénie de Battenberg, avec laquelle il aura 7 enfants.
Au retour de leur mariage au palais royal de Madrid, un anarchiste lance une bombe mais les époux sortent indemnes de l'attentat qui tue 23 personnes dans le public et la suite royale.
En avril 1913, un anarchiste tire sur lui à coups de revolver mais il en sort indemne.
Pendant la Première Guerre mondiale, en tant que monarque d'un pays neutre, il lance la première action humanitaire gouvernementale de l'histoire : le bureau des prisonniers de guerre.
Grâce à son action, Alphonse sauve environ 70 000 civils et 21 000 soldats et intervient en faveur de 136 000 prisonniers de guerre, organisant 4 000 inspections de camps de prisonniers.
Il tente plusieurs actions, en 1917, pour libérer et pour amener en Espagne la famille impériale russe.
Il soutient les démarches de paix entreprises par l'empereur Charles 1er d'Autriche.
Après la guerre et la mort prématurée de l'empereur Charles en exil, il accorde l'hospitalité à l'impératrice sa cousine Zita de Bourbon-Parme et à ses enfants.
Au cours des deux premières décennies du 20ème siècle, l'Espagne connaît de nombreuses révoltes sociales dans la plupart des grandes villes.
Un des facteurs déclencheurs est le mécontentement de la population face à la guerre du Maroc.
Dans ce contexte de crise politique et sociale, le capitaine général de Catalogne Miguel Primo de Rivera organise un coup d'Etat le 13 septembre 1923, coup d'Etat avalisé par Alphonse XIII qui charge Primo de Rivera de la formation d'un gouvernement autoritaire, le Directoire militaire.
En janvier 1930, Alphonse démet Primo de Rivera et nomme président du Conseil des ministres le général Damaso Berenguer.
En février 1931, il désigne l'amiral Juan Bautista Aznar-Cabañas comme président du Conseil.
Le 13 avril 1931, le renversement de la monarchie est décrété et le lendemain, la Seconde République espagnole est proclamée.
Le roi quitte le pays dans la nuit du 14 au 15 avril 1931 pour Marseille, puis Paris.
En 1934, l'ex-roi et sa famille quittent la France et s'installent définitivement à Rome, la reine vivant séparément d'abord au Royaume-Uni, puis en Suisse.
Par la loi du 26 novembre 1931, les Cortes républiques déclarent Alphonse XIII "hors la loi", coupable de "haute trahison" et déchu de tous ses droits.
Au début de la guerre civile, Alphonse appuie avec ferveur les nationalistes.
Au décès de son cousin Alphonse-Charles de Bourbon, le 29 septembre 1936, il devient l'aîné des Capétiens et des Bourbons, le chef de la maison de France, et en conséquence prétendant légitimiste au trône de France et de Navarre, sous le nom d'Alphonse 1er.
Le roi déchu désigne alors comme son successeur son fils cadet Jean, futur comte de Barcelone, en faveur duquel il "abdique" le 15 janvier 1941.
Il meurt le 28 février 1941 d'une angine de poitrine.
PHOTO D'ALPHONSE XIII PAR L'AGENCE ROL
Voici le proverbe du samedi 28 février 2026 :
KURILLOK IGARO, EGUERDI TXARRA.
Si passent les frelons, le temps n'est pas bon.
FRELON
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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Pierre Eugène Veber, né le 15 mai 1869 à Paris (2ème arrondissement), et mort à Paris (9ème arrondissement), est un dramaturge et auteur de romans et de contes humoristiques.
ENTREE D'ARNAGA CAMBO-LES-BAINS PAYS BASQUE D'ANTAN
Voici ce que rapporta au sujet de cette visite à Arnaga, l'écrivain Pierre Veber, dans le Gaulois,
article repris dans la Gazette de Biarritz, de Bayonne et du Pays basque, le 13 mai 1922 :
Nous lisons dans le "Gaulois" d'hier vendredi, sous la signature de M. Pierre Veber, cette intéressante page sur Arnaga. Nous croyons être agréables à nos lecteurs en la reproduisant en son entier :
"Vous allez à Saint-Jean-Pied-de-Port ? Pour revenir à Dax, passez donc par Cambo, et visitez Arnaga, le domaine d'Edmond Rostand ! Vous verrez, c'est superbe. Il faut se dépêcher, il paraît que la maison vient d'être vendue à un M. G..., directeur de grands magasins."
LA VENTE DE LA MAISON D'EDMOND ROSTAND CAMBO PAYS BASQUE D'ANTAN
Edmond Rostand ! Il fut mon camarade lors de l'unique année que je passai à Stanislas, en philosophie, chez M. Segond, le dernier des platoniciens, un homme exquis et résigné. Je revois mes condisciples d'alors : Dausser, le myope sagace ; Vaugeois, aux grands yeux éberlués dans une face molle ; le duc de Luynes, si courtois et si mince ; le petit de Boissoudy, ardent et tempétueux ; le futur docteur Pouquet, si musicien ; Bonniot, sombre et souriant, et enfin Edmond Rostand ! C'était l'As, l'élève remarquable et remarqué dont les Maristes, ces éducateurs subtils, avaient prévu l'avenir. Tout jeune, il était déjà plus homme que nous autres, et semblait plus âgé ; je l'aperçois dans la petite cour des grands, très élégant et tel que je le revis lorsque je lui fis, peu avant sa mort, ma visite de candidat académique. Il se montrait distant sans orgueil, extrêmement poli, et surtout distrait ; il n'affichait point le snobisme d'appartenir à un collège aristocratique, dont il ne portait d'ailleurs pas l'uniforme. Il parlait peu, et ne semblait guère travailler ; assurément il songeait à quelque Princesse Lointaine, et vivait en marge du monde réel, bien qu'il marquât un vif enthousiasme pour le théâtre ; il fut le meilleur élève du brave Dupont-Vernon qui laissa le souvenir d'un parfait professeur de diction. Aux fêtes scolaires, Rostand jouait la comédie et je ne blesserai aucun de nos sociétaires nationaux si je prétends qu'il interpréta Le Malade Imaginaire mieux qu'on ne le fit onques à la Comédie-Française.
Je résolus de visiter Arnaga, pèlerinage dédié à ma première jeunesse, à un camarade passager dont j'ai eu peut-être et trop tard les plus cordiales paroles d'accueil. Un détour dans le passé. L'auto, après Cambo, s'arrête devant une grille modeste au bord de la route qui mène à Bayonne. Je descends, car il faut parlementer : la tour d'ivoire du poète est bien défendue. Je monte une longue allée bordée de chênes, et que l'herbe envahit ; le chemin conduit, en pente douce, vers la demeure, et le paysage s'ouvre lentement pour vous ; à droite, vous apercevez la Nive, ruban de vieil argent entre les collines noyées dans la buée de ce printemps décevant. Tout est silence, comme si l'âme du pays s'était résorbée. Je pensais qu'il avait maintes fois parcouru cette route, du pas lent et pensif que je me remémorais ; il avait dû saluer la paisible maison du garde, puis étudier de son oeil minutieux les guirlandes de lierre qui, près de la maison, relient les chênes en bordure. Et brusquement, voici tout au haut de l'avenue la maison que précède un terre-plein où des buis nains dessinent des arabesques versaillaises.
MAISON ARNAGA CAMBO-LES-BAINS PAYS BASQUE D'ANTAN
La demeure paraît très grande, elle est construite dans le style basque, qui laisse descendre le toit à la hauteur du premier étage ; un porche très clair, à l'Orient, une lourde porte sous l'avancée. Le gardien m'introduit dans un vestibule assez sévère qui donne sur le hall ; ça, c'est la réception, ce qui fut la vie extérieure du poète : une vaste pièce un peu solennelle, mais où mille coins ont été ménagés. Je retrouve la soigneuse complication d'un artiste qui ne méprisait pas la mise en scène. Je parierais que Rostand n'a pas fréquemment erré dans ce hall d'aspect dispersé. Je regarde les peintures murales ; est-ce bien une décoration que ce paysage d'Henri Martin, de "l'Homme qui peint avec des abeilles", qui nous montre des paysans éclairés par un soleil couchant, sur un fond de verdure cruelle ? Et que dire de ces La Touche, où une Comédie italienne étale au ras du plafond ses grâces un peu mièvres ? Il se peut que le peintre ait voulu flatter tout ce que la vision vénitienne de Rostand avait de futile et d'artificiel. Des Dufau, plus solides, vous consolidant çà et là.
TABLEAU FÊTE CHEZ THERESE DE GASTON DE LA TOUCHE
C'est l'âme de l'écrivain que je recherche en ces salles, et je l'y découvre peu à peu, comme Walter Gay met une présence cachée dans ses appartements déserts. Rostand a dû rarement diluer dans la magnifique salle à manger tout en marbres sombres et dallée, si propre à glacer le plaisir du repas. Non ! Je l'évoque plutôt dans cette petite salle boisée, qu'embellissent des compositions de Delaw, inspirées de Cyrano, une pièce intime, encombrée de meubles, avec une cheminée à la paysanne, un piano ; quand on entre là, on a la sensation de violer une intimité. Plus loin, c'est la grave bibliothèque, sombre, à peine éclairée par en haut, un lieu de recueillement et de mystère, que garnissent d'innombrables livres à reliures anciennes, aux ors pâlis sur des cuirs bruns. Un échelle compliquée demeure comme une drague abandonnée. La superbe table où il écrivit n'a pas gardé la trace du dernier désordre ; l'âme est partie et les livres s'inquiètent de qui les feuillettera. Le gardien ouvre une porte : un petit passage inondé de lumière, orné, on dirait, de panneaux de Coromandel. C'est Rostand lui même qui s'amusa un jour à peindre "à la manière de..." sur du bois blanc ces vantaux chinois et ça fait la blague ! Il existe au premier étage un boudoir, une splendeur, tout en laque noire rehaussée de nacre, et qui vaut à lui seul deux cent mille francs. Je prélève les trois faux Coromandels façonnés par le poète.
TABLEAU DE GEORGES DELAW ARNAGA CAMBO PAYS BASQUE D'ANTAN
Je visite la chambre de repos où sont les Contes de Fées de Jean Weber : Cendrillon, Peau d'Ane, Pouce, le Chat Botté, des gnomes, des princesses, des chevaliers, une foule de menus personnages illusoires racontent de séduisantes histoires le long des murs. Mais il n'y a pas un meuble, pas une trace d'existence ! La Princesse était trop lointaine.
Le gardien, que je me garde de questionner pourtant, me confie : "M. Edmond ne quittait pas sa chambre, il déjeunait et dînait dans son lit. On ne visite pas les chambres." Je sors et vais voir le jardin ; sous le ciel vaste et gris la maison paraît plus blanche, plus triste. Ce jardin est célèbre ; devant la demeure, d'une orgueilleuse humilité, Rostand a jeté un tapis charmant : des pelouses entre des buissons bas, morcelées habilement, mènent à une large pergola en demi-cercle que flanquent deux pavillons ; un lagon baigne cette construction d'où l'on apprécie la perspective si française d'un jardin classique. Là se décèle la passion du dix-septième et de la préciosité, le goût des choses ordonnées et composées. Les pelouses bien dessinées, les ifs, la perspective solennelle, c'était le décor du travail, de la méditation ; la Nive tortueuse à droite, le vallon sauvage à gauche, c'était le repos. Cependant, enfermé dans sa chambre, Rostand voyait en lui-même de plus somptueux aspects du monde...
ARNAGA CAMBO PAYS BASQUE D'ANTAN
Hélas ! Le jardin n'est plus aussi peigné qu'on le vit jadis, les mauvaises herbes lâchent symboliquement le gravier des allées ; un socle qui s'effrite attend encore, au milieu d'un parterre, la belle statue qui ne viendra jamais. Les pelouses espèrent vainement le coiffeur, les traverses de la pergola pourrissent, faute de peinture, la maison du poète glisse vers le demi-abandon ; il en coûterait trop cher pour maintenir intact ce rêve d'un incomparable artiste. L'Etat, qui a la "personnalité civile", n'a-t-il pas aussi la "personnalité morale" ? Ne se doit-il pas de conserver Arnaga telle que Rostand la conçut à son image, sur cette crête de colline ? Le domaine n'est pas encore vendu, quoi qu'on ait dit ; la France a un droit de préemption sur cette terre qui appartint, à l'un des plus illustres parmi ses fils. Ne pourrait-on racheter le paysage où vécut l'auteur des Romanesques ? Il doit bien se trouver quelque part un vieil homme de lettres probe, que l'on instituerait conservateur de ce pèlerinage."
(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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