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mardi 7 juillet 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 7 JUILLET 2026 SAINT RAOUL ET SAINT ROGER DICKENSON - IRUÑA ET IRUÑE


PROVERBE DU 7 JUILLET 2026 (SAINT RAOUL) (SAINT ROGER DICKENSON) (IRUÑA) (IRUÑE).


RAOUL : Raoul (Ralph) Milner naît à Slackstead, dans le Hamphire, en Angleterre, au début du 16ème siècle.



religion catholique saint sainte raoul ralph
7 JUILLET SAINT RAOUL MILNER

Raoul est un laïc anglican puis catholique, laboureur, père de 8 enfants.

La bonne conduite de Raoul le fait plusieurs fois libérer sur parole, et on lui confie même les clés de la prison.

Raoul est pendu le 7 juillet 1591, à Winchester (Hampshire, Angleterre), avec le prêtre Roger Dickenson pour avoir répudié l'anglicanisme et choisi le catholicisme.

Raoul est un martyr catholique béatifié en 1929 et canonisé en 1970.



ROGER DICKENSON : (ou Roger Dicconson ou Dickinson).

Né dans le comté du Lincolnshire en Angleterre, au début du 16ème siècle et mort à Winchester 1591, Roger est un prêtre catholique anglais arrêté et exécuté sous le règne d'Elizabeth 1re.

Béatifié en 1929 et canonisé en 1970, Roger est fêté le 7 juillet pour l'Eglise catholique.

Son nom figure aussi dans la liste des martyrs de Douai.



religion catholique saint sainte martyrs douai
MARTYRS DE DOUAI



IRUÑA: Andre Mariaren kapera Arabako Trespuentes.



pais vasco antes alava iglesia
EGLISE TRESPUENTES DE IRUÑA DE OCA  ALAVA
PAYS BASQUE D'ANTAN


(...) Tresponde eta Bilodaren (Araba) arteko behialako erromatar hiria. Bertan Jerusalemgo Done Joaneren Ordenako Zaldunen Andre Mariaren ermita egon zen. Gasteiz sortu zenean hustu zen hiria. (...)

IRUÑE : San Fermingo jaiak. Hasten dira uztailaren 6an eguerdian 14a arte.



Une naissance du 7 juillet Moïche Zakharovitch Chagalov dit Marc Chagall.



peintre biélorusse france graveur juif
PEINTRE MARC CHAGALL


Né le 7 juillet 1887 à Liozna (Empire russe) - Mort le 28 mars  1985 à Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes).

C'est un peintre et graveur biélorusse naturalisé français en 1937.

Marc est l'un des plus célèbres artistes installés en France au 20ème siècle, avec Pablo Picasso.

Il naît dans une famille juive hassidique.

En 1906, il entame sa première formation artistique au sein de la seule école d'art qu'abrite Vitebsk.

Durant l'hiver 1906-1907, avec un ami, il par pour Saint-Pétersbourg.

Après un premier refus à l'Ecole des arts et métiers du baron Stieglitz, Marc s'inscrit à l'école de dessin fonde par la Société impériale pour la protection des beaux-arts.

En septembre 1909, il entre dans la prestigieuse école d'art Zvantseva où enseigne le peintre Léon Bakst.

Il part pour Paris en 1911, où il est témoin de mouvements picturaux, tels que le fauvisme finissant et le cubisme naissant.

Il découvre notamment les toiles de Robert Delaunay, Jean Metzinger, H Rousseau et Albert Gleizes.

Dans le même temps, Marc passe de nombreuses journées au musée du Louvre, où il étudie Eugène Delacroix, Théodore GéricaultAntoine Watteau et Gustave Courbet.

Il se lie d'amitié avec le poète Blaise Cendrars, qui est l'un des seuls habitants de la bohème parisienne à parler le russe.

En 1912, il adhère à la franc-maçonnerie.

Il expose ses travaux pour la première fois, en 1914, au Salon des indépendants.

Dans le même temps, Marc se rend à Berlin, où il expose dans la galerie Der Sturm avec Paul Klee et Alfred Kubin.

En 1914, il est de retour à Vitebsk mais la Première Guerre mondiale empêche tout retour à Paris.

En 1915, il épouse Bella Rosenfeld avec laquelle il aura un fils.

Pendant cette période, il peint surtout la vie de la communauté juive, qui est persécutée car soupçonnée d'espionnage par l'état-major russe.

Marc expose à de nombreuses reprises entre 1916 et 1917.

Après la révolution russe, il devient "commissaire aux beaux-arts" et responsable de la vie artistique de Vitebsk.

Il organise de nombreuses expositions d'artistes de Moscou et de Vietbsk avec Abram Brazer.

En 1919, il crée l'Ecole artistique de Vitebsk.

En 1922, Marc retourne en 1922 à Berlin puis à Paris.

Ses oeuvres sont connues aux Etats-Unis où des expositions sont organisées.

En 1923, il fait la connaissance d'Ambroise Vollard, marchand et éditeur de livres qui, ensuite, lui commande notamment 30 gouaches et 100 eaux-fortes illustrant les Fables de La Fontaine (1926-1927), 118 eaux-fortes pour Les Âmes mortes, de Nicolas Gogol (1923-1925) mais aussi, et surtout, des illustrations pour la Bible, en 1930.

Au début des années 1930, il voyage beaucoup avec sa famille.

A partir du 7 juillet 1937, Marc prend la nationalité française pour fuir l'antisémitisme de l'Europe centrale.

A la fin du printemps 1941, il est arrêté et doit son salut au journaliste américain Varian Fry, qui lui permet de rejoindre les Etats-Unis.

Il vit alors en exil à New York, comme de nombreux intellectuels français.

Sa femme, Bella, meurt en 1944 ; cet événement marque le choix de ses sujets à cette époque.

Marc rencontre en 1945 Virginia Haggard, mariée à John McNeil dont elle n'est pas divorcée, et avec laquelle il aura un fils, le futur chanteur et auteur-compositeur David MacNeil.

Après la Seconde Guerre mondiale, ses oeuvres sont à nouveau exposées en Europe.

Il retraverse l'Océan Atlantique en 1948, pour s'installer à Vence (Alpes-Maritimes).

Il rompt avec Virginia et se remarie en 1952 avec Valentina Brodsky.

La Fondation Maeght vend ses oeuvres à travers le monde entier.

Ses techniques se diversifient : céramiques, sculptures, mosaïques, vitraux, lithographies.

Marc continue de peindre des décors, conçoit des costumes pour l'opéra, notamment La Flûte enchantée.

Il finit sa vie à Saint-Paul-de-Vence, célèbre et reconnu dans le monde entier.

Il meurt le 28 mars 1985, à 97 ans.

Son oeuvre, sans se rattacher à aune école, présente des caractéristiques du surréalisme et du néo-primitivisme.



peintre biélorusse france graveur juif
PEINTRE MARC CHAGALL



Voici le proverbe du mardi 7 juillet 2026 :


EUSKARAZ AHAZTU TA ERDARAZ IKASI EZ.

Le basque oublié et la langue étrangère pas apprise.


PAYS BASQUE AUTREFOIS 1900 EUSKARA
CARTE LINGUISTIQUE DE LUCIEN BONAPARTE 1863


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LES CONCERTS DE SAN FIRMIN À PAMPELUNE-IRUÑEA EN NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1920

LES CONCERTS DE SAN FIRMIN À PAMPELUNE EN 1920.


Tous les 7 juillet, des dizaines de milliers de "festayres" se rendent à Pampelune (Iruña), en Navarre.



pays basque navarre fêtes firmin encierro
AFFICHE SAN FIRMIN PAMPELUNE 1920
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta Raoul Laparra dans l'hebdomadaire, Le Menestrel, le 15 octobre 1920 :



"Le mouvement musical à l'étranger.


En Navarre : A Pampelune, les fameux concerts de San Firmin traversent une grave crise. Sarasate les fonda en 1880. On conserve encore le souvenir de la saison (1882) qui vit participer à ces séances Manuel Perez, directeur du Teatro Real ; Chapi, l'auteur de tant de zarzuelas célèbres ; les Navarrais Arrieta, Zabalzu, Guelbenzu, Gayarre et Sarasate. La mort de ce dernier, survenue en 1908, fut pour cette intéressante institution le point de départ d'une regrettable décadence. Il faut reconnaître, cependant, que la municipalité de Pampelune, tutrice de ces concerts, fit son possible pour éviter leur disparition. Elle y introduisit de nouveaux facteurs, comme la Banda municipal de Madrid et les orchestres Sinfonica et Filarmonica, que dirigent Arbos et Perez Casas, avec le concours de solistes tels que Casais, Manen, Quiroga, et des programmes embrassant de Bach à Strawinsky. Néanmoins, les édiles de la ville ont décidé de supprimer les concerts classiques, le jour de San Firmin, et les ont remis, cette année, à la date du second Congrès d'études basques. Et voilà comment, pour la première fois depuis quarante ans, le vénéré Patron de Pampelune s'est trouvé sevré de musique (symphonique, au moins, car celle des gaïtas navarras, plus dans l'ambiance après tout, ne lui manquèrent pas, je l'espère).



pays basque navarre fêtes firmin encierro
AFFICHE SAN FIRMIN PAMPELUNE 1919
PAYS BASQUE D'ANTAN



Avec la disparition éventuelle de ces concerts, Francisco Rebota nous affirme que la Navarre (de même que, écrit-il, l'Allemagne actuelle) peut se considérer comme morte, musicalement, après avoir alimenté du folklore de son sol les idées de tant de générations ! Ce folklore, cependant, n'a jamais été parfaitement défini et flotte entre les jotas de la baja ribera, voisine de l'Aragon, et les zortzikos de la haute montagne, limitrophe des provinces basques. Car le domaine des danseurs d'aurresku encercle la Navarre par le Nord et expire, à l'est, contre la vallée aragonaise d'Anso, qu'habitent les pythonisses vertes. C'est à ce point de contact, à Roncal, que naquit Gayarre, le ténor que l'Espagne pleura plus qu'un roi et autant qu'un toréador. Le mauvais souffleur de chandelles, mais le tueur d'hommes qu'est le vent du Guadarrama, éteignit traîtreusement, un soir, à Madrid, cette voix, que l'on assure avoir été divine, et précipita l'artiste au tombeau. Pourquoi faut-il que le sépulcre dépare le berceau et que l'on ait imposé à Roncal, village d'un si beau caractère, un tel accessoire de théâtre ? La sculpture ratée de cette prétentieuse élucubration voudrait pourtant exprimer une jolie idée : un ange, penché sur la tombe, l'oreille tendue, tâche de percevoir encore la voix qui s'est tue à jamais. 



A part cela, l'ensemble de ces beaux marbres gâchés pour rien est digne des conceptions les plus navrantes de notre Père-Lachaise. Que l'on imagine le choc d'une pareille rencontre, dans cette vallée dont les hameaux, aux fermes lignes, semblent avoir été, contre la tapisserie des croupes, groupés et colorés par la main volontaire des primitifs. Tels sont, trop souvent, les produits des "sentiments officiels" comparés à ceux qui émanent de l'art véritable ou, tout bonnement, des émotions directes du coeur. Combien je préfère le simple "nicho" où, comme dans un columbarium antique, mon frère fut déposé, l'autre jour, par les Aragonais d'Hecho, ses modèles, dans le site même qui fut le sujet de sa dernière étude ! Cette question de la note juste dans le souvenir reporte aussi ma pensée au tombeau de Washington, à Mount Vernon. Martha Washington l'avait voulu sur la pente qui descend au Potomac et situé de telle façon qu'elle pût, à son réveil, l'apercevoir de sa fenêtre, dans l'aurore. Des esprits bien intentionnés se formalisèrent, plus tard, de cette humble pierre enlacée de fleurs sauvages. On éleva, à un autre endroit, une chapelle dans le style de Lourdes et l'on y transporta le Héros, altérant ainsi, dans le site, le souvenir du duo qui, silencieux, se continua, à travers la mort, entre celui qui s'était tu et celle qui aimait toujours. De même eût-on souhaité que le site inviolé de Roncal laissât revoir Gayarre dans sa jeunesse : le petit gars en béret dont la chanson paysanne s'essayait aux échos de l'étroite vallée, son univers, et que seuls écoutaient alors les anges du ciel navarrais."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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lundi 6 juillet 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 6 JUILLET 2026 SAINTE MARIETTE - DOMEKA


PROVERBE DU 6 JUILLET 2026 (SAINTE MARIETTE) (MARIE-ROSE) (NOLWEN) (DOMEKA).


MARIETTE : Mariette s'appelle en réalité Maria Goretti.




religion catholique saint sainte mariette
6 JUILLET SAINTE MARIETTE

Mariette naît en 1890 près d'Ancône, en Italie, dans une famille de pauvres paysans.

Sa mère devenue veuve, la fillette contribue aux travaux du ménage et à l'éducation de ses frères et soeurs.

Un voyou du voisinage, Alessandro Serenelli, qui la poursuivait de ses assiduités, tue Mariette en lui donnant plusieurs coups de couteau, à l'âge de 12 ans.

Il fut condamné à trente ans de prison.

Le martyr de Mariette est reconnu par l'Eglise catholique, qui la vénère comme sainte depuis 1950, après sa canonisation le 24 juin 1950 par le pape Pie XII.



religion catholique saint sainte mariette
6 JUILLET SAINTE MARIETTE


DOMEKA: III. mendeko neska martiria, Kalabrian ohoratua.

(...) Domeka - Erdi Aroko eta XVI-XVII. mendeetako agirietan franko azaltzen den euskal izena, latineko Dominica "Jainkoarena" kristau izenetik datorrena. 1555ean Domeca Ortuzar ageri da Arrasaten (G), eta 1573-1574 urteetan (...)

(...) > Domeca de yrurre, Domequa de ariçaleta eta Domeca de tirapu aurkitzen ditugu Ziraukin (N). Aldaerak : Domenga, Domekoitza eta Domikutza. Baliokideak : Dominga (gaz.) eta Dominique (fr (...))



Une naissance du 6 juillet : Théodore-Claude-Henry Hersart, vicomte de La Villemarqué.


homme france 19ème siècle philologue breton barde barzaz breiz
PORTRAIT DE THEODORE HERSART DE LA VILLEMARQUE




Né le 6 juillet 1815 à Quimperlé (Finistère) - Mort le 8 décembre 1895 à Quimperlé (Finistère).

Théodore est un philologue français spécialiste de la culture bretonne, notamment connu comme auteur du Barzaz Breiz, recueil de chants populaires bretons.

Il naît dans une famille légitimiste, avec un père, comte, député du Finistère de 1815 à 1827 et maire de Nizon.

Il est le dernier d'une fratrie de 8 enfants.

Avec d'autres, il collecte des textes de la littérature orale bretonne.

Etudiant au collège jésuite de Sainte-Anne d'Auray dès l'âge de 10 ans puis aux petits séminaires de Guérande (à partir de 1827) et de Nantes (à partir de 1830), Théodore obtient le baccalauréat, en octobre 1833.

En 1834, il se rend à Paris, pour entrer à la faculté de droit, puis se tourne vers les études médiévales et bretonnes.

Abandonnant le droit, il suit les cours de l'Ecole des chartes, d'abord en auditeur libre, avant de s'inscrire en 1836.

De même, dès cette année, il commence la préparation du Barzaz Breiz et prend des cours de breton auprès de l'abbé Jean-Guillaume Henry.

Pendant ses vacances au manoir, Théodore commence à son tour des chants en breton qu'il transcrit avec leur musique sur des carnets de collecte.

En 1838, il part au Pays de Galles pour y "étudier à leur source et comparer entre eux l'idiome et les monuments d'origine celtique".

En octobre 1838, il est reçu comme barde  sous le nom de "Barz Nizon" ("le barde de Nizon") au sein du collège néodruidique gallois.

Avec les Gallois, il jette les bases du Congrès celtique international.

A son retour en France, Théodore fonde (en 1843 ou en 1857) une "Fraternité des Bardes de Bretagne".

De retour à Paris, il publie à ses frais en août 1839 le Barzaz Breiz, chants populaires de la Bretagne, qui lui donne à 24 ans un certain succès mondain et littéraire.

Le Barzaz Breiz connaît un succès immédiat, parmi les lettrés de la capitale, pour deux raisons : la beauté poétique et l'attente idéologique, parmi les Bretons, de textes prouvant leur identité historique.

En mai 1946, il reçoit la Légion d'honneur.

En novembre 1846, Théodore épouse Marie-Anne-Clémence Tarbé des Sablons, avec laquelle il aura 4 enfants.

En 1850, il publie une nouvelle édition du Dictionnaire français-breton de Le Gonidec, augmenté et précédé d'un Essai du l'avenir de la langue bretonne.

En 1855, il prend la présidence de la Nouvelle Association bretonne, fondée en 1843 dans des buts agricole, historique et archéologique, et la conserve jusqu'à sa dissolution, en 1859.

En mai 1858, il est élu membre libre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres.

Théodore meurt le 8 décembre 1895, à 80 ans.

Il est considéré comme un des savants européens les plus éminents en matière de traditions populaires.



homme france 19ème siècle philologue breton barde barzaz breiz
PORTRAIT DE THEDORE HERSART 1884
 Par Évariste-Vital Luminais — Ces Quimpérlois(es) qui ont fait l'histoire (Jean Jacques Gouriou, Fanch Postic, Alain Pennec), Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=682624



Voici le proverbe du lundi 6 juillet 2026 :


GAZTEA LIZUNA, ZAHARRA ZEKENA.

Le jeune est fornicateur, le vieux est insensible.



pays basque autrefois macaye personnage
GANICHE DE MACAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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UNE ÉTUDE GÉOLOGIQUE AU PAYS BASQUE EN 1840 (cinquième partie)

 

UNE ÉTUDE GÉOLOGIQUE AU PAYS BASQUE EN 1840.


En 1840, un ingénieur civil fait une étude géologique, en Pays Basque Nord.



pays basque géologie iparralde helette cambo
MEMOIRE GEOLOGIQUE SUR LES ENVIRONS DE BAYONNE
DE JULES GINDRE 1840



Voici ce que rapporta Jules Gindre, Ingénieur civil des Mines, en 1840, dans son Mémoire 

géologique sur les environs de Bayonne et sur la non-possibilité d'y trouver de la houille :



"... Les psammites feuilletés alternant avec des argiles rouges, schisteuses et micacées, renferment dans la vallée d'Ustalléguy, près de la montagne de ce nom, quelques empreintes végétales qui seraient d'un secours décisif pour assigner la place du grès bigarré au groupe supérieur de cette puissante formation, si la nature et les relations géologiques des roches pouvaient laisser quelques doutes. Ce sont des empreintes assez déterminables de deux ou trois espèces de fougères et d'équicétacées, et je crois pouvoir rapporter une de celles-ci au calamites arenaceus, habituel d'après M. Adol. Brongniart au grès bigarré.




pays basque géologie iparralde helette cambo
TRONC DE CALAMITES SP.



Les terrains du grès rouge et du grès bigarré, méritent à plus d'un titre d'être mentionnés sous le rapport technologique. Parmi les filons de fer carbonatéspathique qu'on rencontre dans plusieurs localités, le plus important comme gîte de cet excellent minerai, est celui de la montagne Ustalléguy entre Bidarray et Baigorry. Ce filon apparent sur les deux versants de la montagne, n'a pas moins de quatre à cinq mètres de puissance et constitue un gisement excessivement riche, qui donne lieu à une exploitation souterraine pour alimenter l'usine à fer de Banca, et qui pourrait fournir aux besoins de plusieurs hauts fourneaux.



pays basque géologie iparralde helette cambo
VUE GENERALE DES FORGES BANCA
PAYS BASQUE D'ANTAN



Le minerai, généralement très pur, est cependant quelquefois associé à du cuivre pyriteux cristallisé, et le plus souvent disposé en nids, qu'on évite ou qu'on rejette toujours avec soin pour ne pas altérer la pureté du fer. Les grès de la Rhune renferment également près de Sare un filon de fer spathique qui, quoique moins riche, a été exploité pour les forges à la catalane.



pays basque géologie iparralde helette cambo
CARRIERES FRAYE ASCAIN
PAYS BASQUE D'ANTAN



Cette espèce de minerai n'est pas seulement particulière aux terrains arénacés ; dans le calcaire du lias, à peu de distance d'Ainhoa, au sud et près de la frontière, il en existe des filons ou plutôt des amas dont la formation est certainement contemporaine des filons d'Ustalléguy, de la Rhune, etc., et qui comme eux, sont caractérisés par la présence du cuivre pyriteux. La décomposition de celui-ci a recouvert la surface du fer spathique d'une pellicule de carbonate vert qui donne à ce gisement de fer une bien fausse apparence de beau minerai de cuivre.



Les grès bigarrés des environs de Bidarray, d'Ustalléguy, d'Arradoy, près Saint-Jean-Pied-de-Port, sont souvent d'une stratification si régulière, et divisés en feuillets si minces, que ceux-ci n'ont qu'un ou deux centimètres d'épaisseur, et qu'ils sont exploitables en plaques de plus d'un mètre de côté. Ces lozes sont employées suivant leur épaisseur, pour carrelage, dallage, clôture, etc., et dans plusieurs circonstances elles pourraient remplacer les briques, car non seulement leur extraction est peu coûteuse, mais il serait aussi très facile de leur donner à peu de frais une forme à peu près symétrique, lorsque le genre de construction l'exigerait. Les bancs plus épais fournissent de bonnes pierres de taille, des pierres à aiguiser ; et les carrières de meules pour moulins à grains d'Arradoy, d'Arsamendi et du massif de la Rhune jouissent d'une certaine réputation. Ceux de ces grès, dont la composition est bien homogène et dont le grain est moins serré, sont aptes à être employés comme pierres réfractaires, et taillés convenablement ils pourraient remplacer avec avantage les briques réfractaires dans toutes les espèces de fours à haute température. L'usine à fer de Banca n'emploie pas d'autres pierres pour l'intérieur de ses fourneaux.



pays basque géologie iparralde helette cambo
SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT 64
MONTAGNES ARRADOY JARRA ET BEHARRIA



Nous voici arrivé au-dessous du dernier terme de la série géologique qui précède la formation du terrain houiller lorsque celui-ci ne manque pas, et comme le but de ce mémoire est surtout de constater la non présence de la houille, je crois devoir bien préciser les faits qui affirment cette malheureuse interruption dans les phénomènes géologiques, lors de la formation des terrains de cette contrée. La superposition du grès rouge sur le terrain de schiste ardoisier de transition est apparente sur une infinité de points ; dans les environs de Sare, sur le versant méridional de la Rhune ; dans les environs d'Ainhoa ; à Laxia, au pied d'Arsamendi, au midi du Mondarrain ; sur les limites des communes de Louhossoa et de Bidarray, près de la maison Estenuia ; à l'ouest et tout le long du groupe de Baigoura. La jonction des deux formations est également apparente sur la rive droite de la Nive, un peu au delà de Bidarray ; sur la rive gauche avant le groupe d'Oustalléguy ; au sud de Baigorry, près du col d'Espéguy. Les deux formations se touchent sans intermédiaire et sans que jamais on y rencontre de traces de roches schisteuses ou arénacées, d'un caractère tel qu'on puisse le moins du monde être autorisé à soupçonner la présence d'un terrain houiller recouvert par le grès rouge. Partout les grès micacés rouges, comme les poudingues et les argiles schisteuses, finissent brusquement au schiste ardoisier de transition. Le point de contact de ces deux formations supérieure et inférieure à la houille, est apparent dans un si grand nombre de localités, et les couches sont toujours si fortement inclinées, que l'on peut, je crois, conclure avec certitude que le terrain houiller manque tout à fait dans les environs de Bayonne et de Saint-Jean-Pied-de-Port. Si cette précieuse formation carbonifère existait, on devrait certainement la voir affleurer sur l'un des nombreux points qui indiquent d'une manière non équivoque la limite inférieure du grès rouge. Rien ne saurait donc autoriser des recherches de houille, soit par des sondages, soit par d'autres travaux, quelle que fût la hardiesse du point de vue sous lequel on les envisageât. Les bons esprits qui ont le plus songé à la découverte de ce combustible minéral dans les environs de Bayonne ou de Saint-Jean-Pied-de-Port, doivent d'autant plus se résoudre à admettre comme positive la non présence du terrain houiller proprement dit, qu'une lacune de ce genre dans la série des couches qui composent l'écorce du globe est commune à bien d'autres contrées, et que l'étage du grès houiller n'est point le seul qui manque pour compléter l'ensemble des formations dans cette partie des Pyrénées.



Le schiste argileux de transition s'étend presque sans interruption, depuis les environs de la montagne des Trois-Couronnes et de Sare jusqu'aux Aldudes, en suivant une direction qui est à peu près nord-ouest sud-est. Les groupes du Mondarrain, d'Athari, le sommet et le versant méridional d'Arroca-Garray, la ligne de plateaux qui les rattachent au système de Baigoura, et Baigoura même en entier, appartiennent à ce terrain, qui, après avoir été recouvert par le grès rouge à Bidarray sur une petite étendue, reparaît un peu au delà de ce village, pour constituer les escarpements et les montagnes qui bordent la Nive sur les deux rives jusqu'à Ossez, et pour se prolonger jusqu'au delà des Aldudes, en comprenant les hautes montagnes qui sont de chaque côté de la rivière de Baigorry.



Le point saillant de cette formation de schiste de transition, est l'excessif développement des couches de quartzite qui alternent avec le schiste, surtout dans la partie supérieure du terrain, et qui finissent même par y constituer toute la formation. Les sommets du Mondarrain, d'Arroca-Garray, la plus grande partie des couches à travers lesquelles la Nive s'est frayé un passage au lieu dit Ateca-Gaitz, la longue crête et les escarpements de Baigoura sont du quartzite à texture fine, serrée, grenue, généralement blanc grisâtre, et souvent coloré en vert clair par de la chlorite. Dans les montagnes de Banca, de la vallée des Aldudes, d'Ourépele, etc., le quartzite acquiert une structure plus massive ; il devient difficile d'y distinguer des couches ; sa teinte est un peu plus blanche ; et quoique son grain lie soit ni moins serré, ni moins fin, il se fendille et se désagrège facilement ; au lieu de former des crêtes et des escarpements, les sommets de montagnes sont généralement arrondis.



Dans la vallée d'Arneguy, les schistes ont une teinte noirâtre ; la structure feuilletée est plus prononcée, et la roche devient réellement ardoisière ; aussi est-elle exploitée, et les ardoises qui en proviennent sont fort estimées à Saint-Jean-Pied-de-Port.



Près des Aldudes dans la direction d'Elissondo ; au nord du Mondarrain, et d'Athari-Mendi à Itxassou ; et près de la maison Chucurenia à Louhossoa, le schiste ardoisier devient tendre, argileux, et acquiert une teinte noire qui a pu y faire voir des indices de combustible ; mais le plus léger examen confirme partout la non présence de l'anthracite, quelquefois particulier à cette formation. Ces argiles noires colorées par du carbone, ont du reste fort peu d'étendue en direction, et il faut les considérer comme de simples accidents dans le terrain de transition.



pays basque géologie iparralde helette cambo
ITXASSOU ; SUR LA ROUTE DU MONDARRAIN
PAYS BASQUE D'ANTAN



C'est dans le schiste de transition que se trouvent les filons cuprifères qui, sous les Romains et dans le dernier siècle, ont donné lieu à des exploitations fort importantes, citées sous le nom de mines de Baigorry comme les premières des Pyrénées ; exploitations détruites, aujourd'hui remplacées par l'usine à fer de Banca. De vastes travaux de mine furent exécutés sur six des principaux filons, au-dessus et au-dessous de l'écoulement naturel des eaux. Le cuivre gris et le cuivre pyriteux, objets de l'exploitation, y sont associés à d'autres minerais de nulle valeur, et la richesse de ces gîtes métallifères est, à ce qu'il paraît, excessivement variable. D'après les renseignements fournis par Dietrich et par Charpentier, les mines de cuivre de Baigorry ont éprouvé bien des vicissitudes ; et si à deux ou trois reprises les succès en ont été brillants, ils n'ont jamais été de longue durée."






A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


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