Libellés

dimanche 11 janvier 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 11 JANVIER 2026 SAINT PAULIN ET SAINT HORTENS - EZKER

 


PROVERBE DU 11 JANVIER 2026 (SAINT PAULIN) (HORTENSE) (EZKER).


PAULIN : Paulin d'Aquilée naît entre 730 et 740 à Premariacco (Udine, Italie).



religion catholique saint sainte paulin
11 JANVIER SAINT PAULIN D'AQUILEE

Paulin est un homme d'Eglise, théologien et poète italien.

En 787, Charlemagne fait nommer Paulin évêque d'Aquilée (Frioul, Italie).

Paulin s'engage dans la réforme de l'église et la lutte contre l'hérésie adoptianiste qui tend à voir en Jésus-Christ le fils adoptif de Dieu.

Paulin prend part aux conciles d'Aix-la-Chapelle (789), de Ratisbonne (792) et de Francfort (794).

Paulin est l'auteur de traités théologiques et d'un livre d'exhortations destinés aux princes et de poèmes.

Paulin meurt en 802 à Cividale del Friuli.

Paulin est canonisé par l'Eglise catholique.



religion catholique saint sainte paulin
11 JANVIER SAINT PAULIN D'AQUILEE


HORTENS : Hortens est évêque de Césarée dans les premiers temps du christianisme.

On connaît son existence par saint Jérôme qui le cite comme évêque et martyr du 2ème siècle.


religion catholique saint sainte hortens
11 JANVIER SAINT HORTENS




EZKER : Karmelo ikastolako sei mendigoizaleren oroimenez. 

(...) ezker iz. Bihotza dagoen aldea Leku atzizkiekin erabiltzen da Haren ezkerrean eseriko direnak. Elizaren ezkerrean dagoen zubian. Herria (...)

(...) elkartuetan, lehen otsagai gisa Ezker eskuan gurutzea duela. Ezker begia kliskatu dio iz. Ezkerreko eskua Ezkerrarekin eutsiaz (...)

Euskal Herrian ezker, ezkerra, ezkerro izengoitiak maiz erabili izan dira, pertsona bat ezkertia zela adierazteko.





Une naissance du 11 janvier : Jules André Saglio, dit Jacques Drésa ou Drésa.



peintre france décorateur costumier opéra comédie-française
ANDRE SAGLIO DIT DRESA VERS 1928


Né le 11 janvier 1869 à Versailles (Yvelines) - Mort le 16 mai 1929 à Paris.

André est un peintre, décorateur et costumier français.

Commissaire du gouvernement pour les expositions des Beaux-arts de 1890 à 1921, il crée les décors et les costumes de nombreux spectacles au théâtre des Arts de 1910 à sa mort, en 1929.

Dans sa famille, il y a plusieurs artistes et des peintres en particulier.

Il est élève à l'Ecole alsacienne et au lycée Henri IV à Paris.

Bachelier-ès-lettres, André prend un engagement conditionnel d'un an au 15ème régiment d'artillerie en 1888.

En 1889, il est attaché au ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts pour l'Exposition universelle de Paris.

En 1894, son ouvrage Maisons d'hommes célèbres est couronné par le prix Saintour de l'Académie française.

En 1897, il est adjoint du commissaire des Expositions pour l'Exposition internationale de Bruxelles, où la France envoie "les oeuvres d'artistes vivants au 1er janvier 1890".

André facilite les démarches des artistes Américains en France.

En 1904, l'Exposition universelle célèbre à Saint-Louis (Missouri, Etats-Unis), l'achat à la France du territoire de Louisiane.

André est chargé de l'expédition et de la présentation des oeuvres d'art au pavillon français : 650 tableaux à l'huile et aquarelle - sans compter les gravures, lithographies, sculptures, médailles, pierres gravées, éléments d'architecture, et autres oeuvres d'art.

Il voyage avec ses amis peintres : en 1906, en Italie du Nord, à Venise  ; en 1910, en Espagne ; en Algérie, en 1912, avec les époux Prinet et George Desvallières.

En 1907, il rachète La Vie parisienne, magazine dans lequel il signe un roman à clés, sous le nom de plume de Drésa .

En 1910, Jacques Rouché loue pour 3 saisons le théâtre des Arts et il engage plusieurs dessinateurs dont André pour les décors et les costumes.

André fait désormais partie du Tout-Paris et il rencontre de nombreux artistes : Paul Morand, Jean Cocteau, etc...

Il dessine des gravures de mode légendées avec humour dans La Gazette du Bon Ton.

En 1913, il est chargé de la présentation des oeuvres d'art pour l'Exposition universelle de Gand.

Il fonde, avec Louis Süe et quelques autres artistes et artisans L'Atelier national qui produit meubles, étoffes, papiers peints, céramiques et tous objets de décoration intérieure.

Par ailleurs, André dessine et peint affiches, faire-parts, cartes de menus, abat-jours et nombreuses petites aquarelles inspirées du 18ème siècle.

Lors de la Première Guerre mondiale, il s'engage, à 45 ans, en tant que volontaire dans l'artillerie comme canonnier de 2ème classe.

Il est envoyé au front et y restera jusqu'en août 1916.

En juillet 1916, il est nommé sous-lieutenant à la bataille de Verdun.

Exténué, malade, André ne retournera pas au front.

En 1917, encore en convalescence, il organise à Barcelone une grande Exposition d'art français, exposition qui es un succès artistique et politique.

Après la guerre, il travaille à l'Opéra de Paris pour les décors et les costumes.

Chaque année, il signe une nouvelle création pour les décors et costumes, à la Comédie-Française, à l'Opéra, au théâtre des Champs-Elysées.

Il est promu au grade d'officier de la Légion d'honneur en 1926.

André meurt le 16 mai 1929, à 60 ans, des suites d'une longue maladie.



peintre france décorateur costumier opéra comédie-française
PORTRAIT D'ANDRE SAGLIO
PAR JOHN FLANAGAN 1902



Voici le proverbe du dimanche 11 janvier 2026 :



URIXE TA EGUZKIXE, KARAKOLAK ETA BARIAK URTETAKO.

Pluie et soleil, escargots et limaces pour l'année.



humour pays basque escargot saint-jean-de-luz
ESCARGOT A ST JEAN DE LUZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/ et https://nominis.cef.fr/contenus/saint/9863/Saint-Hortens.html)









Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

LE DÉFI DU CHANOINE D'ASCARAT EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN MAI 1941

LE DEFI DU CHANOINE D'ASCARAT EN MAI 1941.


En 1941, le chanoine d'Ascarat, en Basse-Navarre lance un défi physique et intellectuel.




pays basque autrefois douanes contrebande justice basse-navarre
BLASON COMMUNE D'ASCARAT
BASSE-NAVARRE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le Petit Dauphinois, le 21 mai 1941, sous la plume de 

Jean Derives :


"Un défi à relever.



Le chanoine d'Ascarat (Soubiet ?), secrétaire des Anciens Combattants bayonnais, vient de lancer aux "plus de 40 ans" du pays basque, un défi que l'on peut bien qualifier d'olympien tant il rappelle les tournois qui, sur des motifs identiques, mettaient aux prises les héros d'Homère. Défi singulier aussi, ce concours n'ayant jusqu'alors trouvé qu'un candidat : son promoteur.



Il est vrai que le chanoine d'Ascarat exige de ses compatriotes des performances qui ne sont pas toutes à la portée du même individu.


Voici d'abord pour les épreuves sportives :


1° Au fronton et en trinquet, partie de pelote à main nue et à pala ancha ;

2° Course à pied : 100 mètres ;

3° Marche de 50 kilomètres en montagne ;

4° Epreuve à bicyclette de Bayonne à Ascarat sans descendre aux côtes ;

5° Lever du poids : 100 kilos minimum.



Personnellement, comme pelotari, comme alpiniste et comme athlète, le chanoine d'Ascarat est capable de remplir toutes ces conditions.



Ce qui nous donne une fière idée des qualités physiques de cet excellent prêtre. 

Intellectuellement, sa forme est aussi magnifique si l'on en juge par la seconde partie du programme :


1° Chant français et basque ;

2° Improvisation d'un discours en français et en basque avec préparation de trois minutes ;

3° Rédaction d'un article de journal en français et en basque ;

4° Composition d'un chant en hommage au Maréchal Pétain ;

5° Faire chanter un groupe de petits enfants âgés au maximum de douze ans.



Voilà une initiative que nous voudrions voir généralisée dans toutes nos provinces. Elle provoquerait, à n'en pas douter, la plus édifiante des émulations en conciliant les jeux du corps et de l'esprit, le présent et les traditions, la force et la joie, le modernisme et le folklore.



Qui chez nous, relèvera le défi du chanoine d'Ascarat sur des thèmes appropriés à chacune de nos régions ? Ils ne manquent pas. Les hommes non plus."


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

samedi 10 janvier 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 10 JANVIER 2026 SAINT GUILLAUME ET SAINT GRÉGOIRE - GILLEN

  

PROVERBE DU 10 JANVIER 2026 (SAINT GUILLAUME) (SAINT GRÉGOIRE) (GONZAGUE) (GILLEN).


GUILLAUME : Guillaume de Corbeil, connu sous le nom de saint Guillaume de Bourges, est né en 1120.



religion catholique saint sainte guillaume bourges
10 JANVIER SAINT GUILLAUME DE BOURGES


Gentilhomme de bonne famille, Guillaume est d'abord chanoine de Soissons, puis successivement chanoine de Notre-Dame de Paris, moine à l'abbaye de Grandmont (Haute-Vienne), moine à Pontigny (Yonne), abbé de Fontaine-Jean (Loiret), abbé de Chaalis (Oise), puis archevêque de Bourges, de 1199 à 1209.

Dans ces fonctions, Guillaume acquiert une solide réputation d'austérité et de dévouement envers les pauvres.

Guillaume est considéré comme un grand prédicateur, ferme sur les principes.

Guillaume combat les hérétiques, à la demande du pape Innocent III.

Après sa mort, le 10 janvier 1209, Guillaume est béatifié en 1217 et canonisé par le pape Honorius III le 17 mai 1218.

Guillaume est le patron de l'Université de Paris.



religion catholique saint sainte guillaume corbeil
10 JANVIER SAIINT GUILLAUME DE CORBEIL



GRÉGOIRE : Grégoire de Nysse, appelé aussi le Père des Pères.


religion catholique saint sainte grégoire nysse
10 JANVIER GREGOIRE DE NYSSE


Grégoire naît vers 335 à Néocésaréee (Pont-Euxin, Empire Romain d'Orient).

C'est un théologien et un mystique de grande envergure, comme Père de l'Eglise.

Il ne suit pas des études aussi complètes que son frère Basile de Césarée.

Grégoire se destine à la vie religieuse et est ordonné lecteur, puis en 365, il devient maître de la rhétorique.

En 371, il est nommé évêque de Nysse, contre son gré, par son frère Basile.

Après la mort de Basile en 379, Grégoire voit son rôle augmenter et il devient l'homme de confiance du régime impérial de Théodose le Grand.

En 381, il joue un rôle de première importance au concile de Constantinople.

Sa doctrine philosophique et théologique, au confluent de multiples mouvements de pensée, s'inspire de Platon, Aristote, Origène et des stoïciens.

Grégoire meurt vers 395.

Compté au nombre des Pères de l'Eglise, il est vénéré come saint par l'Eglise catholique, l'Eglise orthodoxe, l'Eglise copte orthodoxe, les églises orientales orthodoxes et l'Eglise anglicane.



GILLEN : Teutonetik Willehelm, Willelmet : Babesa, proteccion. Akitanian aski sartua. "Guillaume" edo "Guillermo"-ren parekoa.

(...) Gillen - Wilahelm (wilja "borondatea",  "atsegintasuna" eta helm "gerla-kaskoa", "babesa"), germaniar izenetik dator. Erdi Aroko latinean Guilielmus nahiz Vilielmus eran azaltzen da. Izena maizxko aurkitzen dugu garai horretan, baina geroago jatorri bera duen Gillermo-k ordezkatu zuen. Akitaniako kondea zen Gillen X.ak bakardadean bizitzea hautatu zuen, bere bekatuen barkamena erSabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Santu Izendegia (...) 

Aldaerak : Gilem, Gillelm, Gillelmo, Gillermo. Baliokideak : Guillermo (es) eta Guilhèm (fr).




Un décès du 10 janvier : Jean-Léon Gérôme.



peintre france sculpteur second empire 19ème siècle delaroche
PHOTOGRAPHIE DE JEAN-LEON GERÔME
PAR NADAR



Né le 11 mai 1824 à Vesoul (Haute-Saône) - Mort le 10 janvier 1904 à Paris.

Jean-Léon est un peintre et sculpteur français.

Membre de l'Académie des beaux-arts, il compose des scènes orientalistes, mythologiques, historiques et religieuses.

A partir de 1878, il réalise des sculptures, la plupart polychromes, représentant des scènes de genre, des personnages ou des allégories.

Dans les années 1830, il étudie au lycée de Vesoul, où il montre des talents naturels pour le dessin.

Jean-Léon obtient le baccalauréat en 1840, puis va poursuivre ses études à Paris, en 1841.

Par la suite, il devient l'élève du peintre Paul Delaroche et suit des cours aux Beaux-Arts.

En 1842, il expose à Vesoul ses premiers tableaux.

Il part en Italie au cours des années 1840 avec son maître Paul Delaroche.

A son retour d'Italie, Jean-Léon se fait connaître au Salon de 1847, en recevant la médaille d'or.

Il devient alors chef de file d'un nouveau courant, le mouvement néo-grec, qui compte également parmi ses peintres Jean-Louis Hamon et Henri-Pierre Picou.

Il effectue des excursions dans l'Empire ottoman, sur les bords du Danube en 1854, et en Egypte en 1857, tout en remplissant ses carnets de nombreux dessins.

Sa réputation augmente considérablement au Salon de 1857, où il expose 7 tableaux d'un genre plus populaire.

Dès 1862, ses toiles connaissent une large diffusion, notamment grâce à sa collaboration d'Adolphe Goupil, éditeur et marchand d'art renommé.

En janvier 1863, Jean-Léon épouse Marie Goupil, avec laquelle il aura 4 filles.

En 1864, il devient professeur de peinture à l'Ecole des beaux-arts de Paris, où il enseigne avec Alexandre Cabanel et Isidore Pils. Il va y enseigner durant près de 40 ans  et former plus de 2 000 élèves.

En décembre 1865, il est élu à l'Académie des beaux-arts.

Il arrive tardivement à la sculpture, commençant sa carrière officielle de sculpteur à l'Exposition universelle de 1878.

La polychromie est une caractéristique technique de ses sculptures.

En 1888, Jean-Léon est membre du jury, dans la section "Dessins" de la 3ème Exposition internationale de blanc et noir, en compagnie de Louis Français, Henri Pille, et Auguste Allongé.

Il connaît un large succès de son vivant, si bien qu'il a son buste dans la cour de l'Institut de France et il fait figure de peintre officiel à la fin du 19ème siècle.

Pourtant, à la fin de sa vie, sa farouche hostilité envers les impressionnistes, qu'il considère comme "le déshonneur de l'art français", contribue au déclin de sa popularité.

Il meurt le 10 janvier 1904, à 79 ans.

Considéré comme l'un des artistes français les plus célèbres de son temps, Jean-Léon Gérôme est l'un des principaux représentants de la peinture académique du Second Empire.




peintre france sculpteur second empire 19ème siècle delaroche
PHOTO DE JEAN-LEON GERÔME 1892
Par photogravure Goupil — https://archive.org/details/grmelifeworksofj00heri/page/n9, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=84452369



Voici le proverbe du samedi 10 janvier 2026 :


EMAKUMEARI ETA LAPURRARI OKASIORIK EZ IPINI.

Ne donne pas d'opportunités à la femme ou au voleur.



mujer vizcaya antes pais vasco traje
FEMME DE BISCAYE
PAYS BASQUE D'ANTAN






(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)






Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

LE CONGRÈS DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1905 (cinquième partie)

  

LE CONGRÈS DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT À BIARRITZ EN 1905.


La Ligue de l'enseignement est un mouvement laïque d'éducation populaire né en 1852.



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
DIPLÔME DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT 1905



Elle a été créée pour promouvoir l'accès à l'éducation et à la culture pour tous, en réponse aux lacunes de l'éducation formelle.



En 1866, elle a commencé à organiser des activités éducatives, culturelles et sportives à travers ses fédérations départementales.



En 1886, la Ligue regroupait près de 1 200 Sociétés et s'est engagée dans des thématiques que l'école ne couvrait pas, comme l'enseignement professionnel et l'éducation physique.



Son histoire est marquée par un engagement constant pour l'accès au savoir dans une République laïque et démocratique.


Voici ce que rapporta à ce sujet la Correspondance hebdomadaire / Ligue française de 

l'enseignement, le 5 novembre 1905 :



"Le Congrès de Biarritz.



... Le mardi 31 octobre. (suite)


M. Lespesailles, secrétaire du Comité bayonnais de réception, lit une communication très attachante sur les oeuvres d'éducation populaire à Bayonne, où les oeuvres de la Ligue sont très en honneur.


Avant la discussion du rapport de la 3e Commission, Mme Bousquet, présidente du Comité des Dames de Marseille, donne des explications, écoutées avec beaucoup d'intérêt, sur les patronages laïques de Marseille.


M. Roton lit alors son rapport au nom de la 3e Commission, concernant le travail de la femme au foyer et l'école adaptée au milieu.


Les conclusions de ce rapport font l'objet d'une discussion fort animée à laquelle prennent part MM. Edmond Petit, Fernand Faure, Lucien Le Foyer, Barbey, Bouver, Gillot, Théry, Fouquet et Mme Kergomard.


M. Bonnin lit une communication sur les colonies scolaires au Congrès international de la tuberculose. Elle est fort applaudie.


MM. Seitz, Ferdinand-Dreyfus, le Dr Lauga, Bourguignon, présentent quelques courtes observations, et M. le Dr Tissié parle quelques instants sur l'éducation physique.


Cette séance, si bien remplie, fut levée à 4 h. 1/4.


Le Comité local avait placé des commissaires à la porte du théâtre pour conduire les congressistes visiter les diverses parties de la ville, le musée, la cathédrale, etc.


A 5 h. 1/2 on se retrouvait à l'hôtel de ville où la municipalité offrait une réception aux congressistes. La coupe de champagne à la main, M. Pouzac souhaite la bienvenue aux congressistes. M. Buisson répond et remercie. La musique militaire de la garnison s'est fait entendre pendant toute la réception qui fut animée du commencement à la fin d'un grand sentiment de cordialité.


Enfin, à 9 heures du soir, le théâtre de Bayonne se trouve de nouveau rempli à l'occasion de la soirée offerte aux congressistes par les Amicales, par la Philomathique et par l'Université populaire. Le programme admirablement composé, fut suivi ponctuellement et les jeunes interprètes furent applaudis frénétiquement. A onze heures, un train spécial ramenait les congressistes à Biarritz.



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
THEÂTRE DE BAYONNE 1908
PAYS BASQUE D'ANTAN


Mercredi 1er novembre.


Voici la grande journée du Congrès. Disons tout de suite qu'elle a dépassé en éclat les prévisions les plus optimistes que nous pouvions espérer.


A 8 h. du matin, le préfet des Basses-Pyrénées, le maire de Biarritz, le président et le secrétaire général de la Ligue reçoivent, à la gare de Biarritz, le ministre de l'instruction publique. M. Léon Bourgeois était arrivé la veille au soir. M. Maurice Berteaux s'excuse de ne pouvoir accompagner M. Bienvenu-Martin.



La séance de clôture.


C'est à 9 h. 1/2 qu'a lieu, au théâtre du Casino municipal, la séance solennelle de clôture. Dès 9h., la salle est envahie par nos congressistes qui sont là plus d'un millier.


M. Bienvenu-Martin prend place au fauteuil de la présidence, aux accents de la Marseillaise exécutée par la musique du 49e de ligne.




ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
MINISTRE JEAN-BAPTISTE BIENVENU-MARTIN
VERS 1914

A sa droit nous remarquons : MM. Forsans, maire de Biarritz, Léon Bourgeois, ancien président de la Ligue ; Gibert, préfet des Basses-Pyrénées ; Adrien Duvand, Pouzac, maire de Bayonne ; à sa gauche: MM. Ferdinand Buisson, président de la Ligue, le général d'Armagnac, Barthou, Edouard Petit, Dessoye ; Thamin, recteur de l'Académie de Bordeaux ; Gazin, inspecteur d'académie des Basses-Pyrénées. Prennent encore place : MM. Léon Robelin, Cabouat, Bourguigon, Bordier, Fernand Faure, Gillot, Sardou, Dupau, Bonnin, Le Foyer, membres du Conseil général ; Catalogne, Legrand, députés ; Chariot et Gautier, inspecteurs généraux ; MM. les inspecteurs d'académie des Landes, du Gers, des Hautes-Pyrénées, de la Marne, des Deux-Sèvres ; M. le sous-préfet de Bayonne, MM. Barès, Rocheron, Blocq, Wickham, Driessens, Braibant, Roton, membres du Comité du Cercle parisien ; Mmes Kergomard, Muratet, Driessens, membres du Comité des Dames ; MM. Hum-Sentouré, secrétaire général du Comité biarrot d'organisation ; Long-Savigny et Cassiau, adjoints au maire de Biarritz, et les membres du Conseil municipal ; Malégarie, Lespessailles, Arrivetz, de nombreux membres du Conseil général des Basses-Pyrénées, inspecteurs primaires, etc., etc.


M. Cabouat, rapporteur général, lit on rapport résumant les travaux du XXVe Congrès.


M. Buisson prend immédiatement après la parole et commente à son tour, en termes éloquents, l'oeuvre accomplie en ces quatre journées de travail.




ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
FERDINAND BUISSON VERS 1930

M. Barthou, président du Conseil général des Basses-Pyrénées, prononce un vigoureux discours, scandé de bravos unanimes, au nom de l'Assemblée départementale et aussi au nom des instituteurs.


Après lui, M. Léon Bourgeois se lève au milieu de l'attention générale. Nous ne pouvons analyser en quelques lignes le discours de notre ancien président qui, jamais, ne déploya plus de maîtrise. Au début même, M. Léon Bourgeois rend hommage à ceux qui maintiennent la Ligue dans la voie tracée par Jean Macé et il envoie un souvenir reconnaissant à l'ancien président, Etienne Jacquin, "victime, a-t-il dit, d'une violente injustice", et les applaudissement qui accueillent cette déclaration en soulignent encore la signification. M. Léon Bourgeois définit à son tour la neutralité de l'enseignement primaire. "On doit laisser à la porte de l'école, dit-il, tout ce qui divise. On doit y laisser pénétrer tout ce qui rapproche" ; tout ceci est expliqué, commenté en des termes qui soulèvent des acclamations enthousiastes.



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
LEON BOURGEOIS
PRESIDENT DE LA CHAMBRE DES DEPUTES 
DE JUIN 1902 A JANVIER 1904

Puis M. Léon Bourgeois aborde la question de l'enseignement des devoirs envers la patrie.


"C'est, il me semble, une aberration de paraître vouloir protester contre ceux qui nient la patrie, personne, plus que moi, n'est partisan de la fraternité humaine, mais je sais ce que j'ai vu, et je vais vous le dire. La patrie est fondée sur le droit des êtres libres et volontairement associés, mais la condition première, c'est la liberté. Il faut être capable de résister au plus fort, de repousser celui qui voudrait devenir l'oppresseur de cette liberté. On a le droit de critiquer l'idée de patrie. Je ne crains rien de la discussion. C'est par groupes successifs qu'elle s'est formée ; la cité antique, la tribu, la nation, ont été les étapes. Chaque nation dans le monde constitue, en quelque sorte, une des cellules de ce qui sera plus tard l'humanité libre et rêvée. Mais dans l'évolution lente des faits et des choses, il est des cellules plus avancées que d'autres. De même que l'unité s'est faite dans chaque nation, on ne saurait porter atteinte à un des organismes qui, plus tard, fera partie du tout, de l'agglomération totale.


"Il y a la patrie, celle que nous voulons plus belle, parce que nous l'avons connue ainsi, parce que nous avons vécu une époque que certains ignorent. En ce temps d'épreuves, c'étaient les plus avancés qui affirmaient leur foi patriotique.


Un journal avait pour titre la Patrie en danger ; Blanqui en était le rédacteur, et la Commune elle-même n'a été qu'un mouvement superbe de patriotisme révolté."



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
QUOTIDIEN LA PATRIE EN DANGER 
REDACTEUR EN CHEF : A BLANQUI


Des applaudissements prolongés accueillent ces paroles.


M. Bourgeois reprend : "Oui, c'est une réalité que notre patrie : nous avons le droit de l'aimer parce qu'elle est belle, qu'elle fait du bien et qu'elle en fera encore.


... Le devoir social, le voilà ; c'est la fin des haines, la fraternité, vivons cette vie !

La raison d'être de la République est de faire la paix par la raison, par la justice."


Quand l'orateur se rassied, tous les congressistes se lèvent et applaudissent.


La séance se trouve interrompue pendant plusieurs minutes.


M. Bienvenu-Martin, ministre de l'instruction publique remet, au nom du gouvernement, de nombreuses distinctions.



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
MEDAILLE LIGUE ENSEIGNEMENT 1881








ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
VERSO MEDAILLE LIGUE ENSEIGNEMENT 1881


M. Léon Robelin, secrétaire général, donne ensuite lecture du palmarès. La grande médaille de la Ligue est décernée en 1905 à M. Etienne Jacquin, ancien président.


Il est midi. La séance est levée et le ministre déclare clos le XXVe Congrès de la Ligue française de l'Enseignement.



Le banquet.


On se rend immédiatement au banquet qui compte 700 couverts dressés sous la galerie extérieure du Casino municipal, en face de l'océan dont les vagues déferlent à quelques mètres des convives. C'est un véritable banquet maritime.


Au champagne, offert par M. Jean Barès, des toasts, frénétiquement applaudis et suivis de bans et de triples bans, sont prononcés successivement par MM. Gibert, préfet des Basses-Pyrénées ; Forsans, maire de Biarritz ; Buisson, président de la Ligue ; Léon Bourgeois, Barthou et Bienvenu-Martin.


A 2 h. 1/2 se termina ce banquet.


M. le Ministre de l'instruction publique et M. Léon Bourgeois ont quitté Biarritz dans la soirée.



Télégramme du Président de la République.


A la dépêche qui l'assurait du respect et du dévouement des ligueurs, le Président de la République, président d'honneur de la Ligue, a fait répondre par le télégramme suivant :


"Paris-Elysée.


Secrétaire général civil Présidence République à M. Ferdinand Buisson, président du Congrès de la Ligue  de l'Enseignement, Biarritz :


Le Président de la République est très sensible aux sentiments que vous lui exprimez au nom des membres de la Ligue française de l'Enseignement réunis à Biarritz et vous prie d'agréer pour eux et pour vous l'expression de sa cordiale sympathie."



Les excursions.


Nous rendrons compte, la semaine prochaine, des diverses excursions qui ont lieu, après le Congrès, au pays Basque et et en Espagne."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/

N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

vendredi 9 janvier 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 9 JANVIER 2026 SAINTE ALIX - JULEN

 

PROVERBE DU 9 JANVIER 2026 (SAINTE ALIX) (ADRIAN) (JULEN).


ALIX : Alix le Clerc naît le 2 février 1576 à Remiremont, dans les Vosges.



religion catholique saint sainte alix clerc
9 JANVIER ALIX LE CLERC

Alix est une religieuse lorraine, connue sous le nom de Mère Thérèse de Jésus. 

Educatrice, créatrice d'écoles, Alix fonde la Congrégation de Notre-Dame pour instruire les jeunes filles pauvres.

Alix meurt le 9 janvier 1622 à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Alix est béatifiée le 4 mai 1947 par le Pape Pie XII.




religion catholique saint sainte alix clerc
9 JANVIER SAINTE ALIX




JULEN : "Julianus"  martira, VI. mendean Afrikan. Julia (gens) Erromako familia leinargia; Julio Zesar bertakoa zen.

Latineko Iulius izenaren Iulianus gentiliziotik Juliano eta Julian sortu ziren. Ezaguna da IV. mendean Erromako enperadorea izan zen Juliano Apostatagatik. San Julianez Tedosio Goñikoaz kontatzen den antzeko istorioa kontatzen da (ikus Aralar eta Mikel sarrerak). Santuaren eguna martxoaren 8an da.

Aldaera : Julen (Deun-ixendegi euzkotarra). Baliokideak : Julian (es) eta Julen (fr).



Un décès du 9 janvier Anne de Bretagne.



histoire france reine bretagne
ANNE DE BRETAGNE


Née le 25 janvier 1477 à Nantes - Morte le 9 janvier 1514 à Blois.

Fille et héritière de François II, dernier duc de Bretagne, Anne est mariée par procuration à l'empereur Maximilien 1er dans l'espoir de soustraire le duché à l'avidité du gouvernement de Charles VIII, roi de France.

Elle n'en est pas moins contrainte d'épouser celui-ci en 1491, au château de Langeais. 

Le couple aura cinq ou six enfants dont aucun ne survivra.

Après son veuvage, redevenue duchesse de plein droit, elle négocie chèrement son remariage avec le successeur de Charles VIII, son cousin Louis d'Orléans, devenu Louis XII.

Le couple aura cette fois huit enfants dont survivront seulement deux filles.

Anne voudrait que l'aînée, Claude, épouse l'empereur Charles Quint (le petit-fils de son ex-fiancé Maximilien !). 

C'est  toujours pour préserver l'indépendance de son cher duché, dans lequel, depuis son premier mariage, elle n'a eu l'occasion de séjourner que quelques mois au total.

Mais sitôt après sa mort, le 8 mai 1514, Claude épouse François d'Angoulême, cousin et héritier légitime de Louis XII, qui deviendra roi le 1er janvier suivant sous le nom de François 1er.  Sa soeur cadette Renée est mariée en 1518 au duc de Ferrare.

La reine Claude, chère au coeur des Français, mourra en 1524, à 24 ans après avoir donné le jour à sept enfants et laissé son prénom à une prune... 

La Bretagne sera officiellement rattachée au royaume en 1532. 


histoire france reine bretagne
ANNE DE BRETAGNE




Voici le proverbe du vendredi 9 janvier 2026 :


ARAMAIO DABENAK EZ LEMAIO.

A Aramayona, celui qui possède ne donne pas.



pays basque autrefois mendiant
MENDIANT
PAYS BASQUE D'ANTAN





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!