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jeudi 30 juillet 2026

DU CYCLOTOURISME AU PAYS BASQUE EN 1932 (troisième et dernière partie)

 

CYCLOTOURISME AU PAYS BASQUE EN 1932.


Dès 1885, la revue Le Véloce-sport publie des circuits de randonnées à vélo.




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REVUE MENSUELLE DE CYCLOTOURISME
1ER DECEMBRE 1932



Voici ce que rapporta à ce sujet, Henry Lacoste dans le Bulletin officiel de la Fédération française 

des sociétés de cyclotourisme, en date du 1er décembre 1932 : 


"... Le village d’Irissarry nous étant recommandé comme pittoresque, nous poursuivons dans cette vallée jusqu’à lui. 



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VUE GENERALE D'IRISSARRY
PAYS BASQUE D'ANTAN



Nous sommes récompensés de notre peine par la vue d’un joli village au milieu duquel s’élève l’antique maison Ospitalia, véritable donjon, siège d’une Commanderie fondée au douzième siècle, et qui appartint plus tard aux Chevaliers de Malte. Ceci fait, nous revenons sur Ossès. A 1 500 mètres plus loin, deux vallées se présentent à nous, séparées par la montagne  "La Jarra" (on peut y monter par une ancienne route militaire : belles vues sur le pays de Cizes et les Pyrénées). 



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64 PIC DU JARRA 1908



Donc, partant de Eyharce, nous choisissons la vallée du Baïgorry, qui tire son nom du torrent qui l’arrose et du gai village étalé gracieusement au pied du vieux château féodal d’Echauz. Construit à une époque inconnue, il a été complètement remanié en 1555 et il présente encore des traces des moyens de défense de cette époque. Saint-Etienne-de-Baïgorry est relié à la vallée espagnole de la Bidassoa par une route qui, après avoir traversé une région pittoresque et sauvage, franchit la frontière au col d’Ispéguy (8 kilomètres). Une autre route pénètre au fond de la vallée en traversant les jolis villages de Banca, les Aldudes et Urepel. De ce dernier village, un sentier nous mène en Espagne par le col de Burdincuruch (1 029 mètres). Mais nous délaissons ces deux routes pour arriver à Saint-Jean-Pied-de-Port qui est le point terminus de cette randonnée. 



Nous voici dans la capitale de la Basse-Navarre, ancienne place forte construite sous les ordres de Vauban. 



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PORTE DE FRANCE
SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT
PAYS BASQUE D'ANTAN



Dès la Porte de France nous accueille un étalage de cuivres du pays, sonnailles de troupeaux, ferretas ou seaux de bois coniques, cerclés de métal, que nous avons déjà vus, chemin faisant, sur la tête de belles filles du pays, nobles et sculpturales comme des canéphores antiques, makilas ou bâtons basques à pointes, curieusement bagués de cuivre. A notre gauche, une enseigne de posada marque le souvenir et le voisinage de l’Espagne. La rue en pente raide est faite de maisons lourdes et massives, aux façades de grès rouge, sur les linteaux des portes desquelles se lisent de belles inscriptions en relief, aux lettres larges et nettes comme des rubriques de missel et qui associent encore, au seuil de la demeure familiale, le nom du mari et de la femme qui la firent construire.



Un petit pont sur la Nive de Béhérobie, qui traverse la ville comme un canal étroit et intime, et voici l’église du XVe siècle, dont l’intérieur sombre et nu respire déjà le mysticisme espagnol. 



La Grande-Rue Centrale, sur la droite, se glisse silencieusement entre de belles maisons des XVIe et XVIIe siècles, aux balcons délicats, ornés de boules de cuivre, éclairés de plantes grimpantes, pour aboutir aux remparts signés de Vauban. En remontant, au contraire, sur la gauche, c’est une succession de maisons plus anciennes et plus rudes, aux moellons énormes, aux toits à larges auvents et à deux rangs de poutres, surplombant une rue au sol rugueux, infiniment solitaire et mélancolique sous le soleil de midi. Nulle boutique, nulle devanture moderne : fenêtres, portes, pas d’escaliers et ferrures sont là tels encore que purent les voir les patrouilles du XVIIe siècle, et il semble qu’en haut de cette rue, sous la porte fortifiée qui la termine et qui s’ouvre sur la campagne, on va trouver quelque corps de garde de soldats de Mazarin ou de grenadiers du Premier Empire, alors que Saint-Jean-Pied-de-Port pouvait se faire gloire de surveiller et de défendre notre frontière  du côté de l’Espagne. Rien n’est plus touchant que la décrépitude de cette petite place forte, jadis redoutable, mais en des siècles où les nécessités militaires s’accommodaient avec le style des belles maisons bourgeoises et où les fortifications elles-mêmes se piquaient de grâce et d’élégance. Aussi a-t-on pu écrire fort justement, de la jolie citadelle navarraise qu’elle est devenue "plus charmante encore d’être inutile". 



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LE CHEMIN DE LA CITADELLE
SAINT-JEAN-PIED-DE-PORT
PAYS BASQUE D'ANTAN



Tel est le lieu choisi par le Comité Midi-Pyrénées pour le Rallye Pyrénéen de 1933, qui s’est assuré de la collaboration de l'Association Sportive et Touristique de Bayonne, avec MM. Laroche et Galam. 



Nous comptons y voir beaucoup de cyclotouristes, car le pays vaut d’être connu. Je serais heureux d’avoir convaincu quelques amis de la "petite reine", par ce passage que j’ai décrit de mon mieux pour leur donner une idée sur le pays qu’ils auront à excursionner. 



Le vrai pays de Ramuntcho.



M. Armand Praviel, écrivain très connu et d’une réelle valeur, écrit ceci dans son magnifique ouvrage : Côte d’Argent, Côte et Pays Basque, Béarn.



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LIVRE CÔTE D'ARGENT CÔTE ET PAYS BASQUES BEARN 1927
D'ARMAND PRAVIEL



"Sare, me semble-t-il, a plus de caractère. C’est qu’un enchanteur est passé par là, qui nous a fait mieux sentir la beauté de son église lourde comme une forteresse, et de ses lourdes maisons divisées en deux groupes, les unes serrées étroitement, avec leurs auberges à cidre et leurs boutiques simplettes, les autres, plus nombreuses, disséminées aux environs, parmi les arbres, dans des ravins, sur des escarpements. C’est que Sare n’est autre que ce village d'EtchezarPierre Loti a fait vivre son Ramuntcho et sa Gracieuse, Vincent et Mireille basques... "Ce village d’Etchezar, solitaire et haut perché sur l’un des contreforts des Pyrénées, loin de tout, loin des lignes de communication qui ont bouleversé et perdu le bas pays des plages, et qui demeure à l’abri des profanations étrangères, vivant de sa vie d’autrefois." Nous le reconnaissons tel qu’il a été fixé pour jamais, autour de ces deux choses qui en sont le cœur et qui en symbolisent l’existence : l’église et le fronton. 


Les maisons y sont très élevées, aux murs déjetés parfois, mais soigneusement blanchis à la chaux, avec des chevrons débordants, des auvents de châtaignier peints en vert, de très petites fenêtres encadrées de granit et munies de contrevents pleins, et surtout avec d’importants balcons de bois, où sèchent au dernier soleil des citrouilles jaunes d’or, des gerbes de haricots roses et des chapelets de piments rouges, "toutes choses de la terre encore féconde, toutes choses du vieux sol nourricier, amassées ainsi suivant l’usage millénaire, en prévision des mois assombris où la chaleur s’en va". 



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MAISON BASQUE SARE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Ces demeures, solides comme des citadelles, attestent la force et la durée de la famille basque, de cette famille-souche qui a résisté à toutes les évolutions des siècles et même aux destructions du Code civil. 


Des vergers et des jardins les entourent, fleuris de lauriers-roses en pleine terre, de yuccas, de palmiers, d’hortensias, et de platanes soigneusement taillés en voûte, formant devant chacune d’elles comme une sorte d’atrium. 



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EGLISE ET CIMETIERE SARE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici l’église, entourée du cimetière. Si nous y entrons un dimanche, nous y retrouverons toute la population : les hommes dans les hautes tribunes qui l’encerclent, les femmes au rez-de-chaussée, la tête et le costume dissimulés sous le cachemire de deuil. Graves, ils ne vivent alors que pour la prière, chantant avec ensemble et avec élan les chants liturgiques : devant eux, absorbant leurs regarde, l’autel scintille sur un fond de vieux ors étincelants, d'entablements compliqués, de statues aux contournements excessifs et aux draperies tourmentées, dans le goût de la Renaissance espagnole. Comme l’a noté Pierre Loti, la magnificence du tabernacle contraste avec la simplicité des murailles latérales peintes tout uniment à la chaux blanche ; mais un air de vieillesse extrême harmonise ces choses que l'on sent habituées depuis des siècles à durer en face les unes des autres. 



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INTERIEUR EGLISE DE SARE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Par la magie prodigieuse d’un grand artiste, il semble, quand nous circulons à Sare, que nous nous trouvons au milieu d’anciennes connaissances : ces jolies filles, élégamment coiffées en cheveux, un soupçon de foulard sur la nuque, ces jeunes gens, aux figures rasées et brunies, auxquels les travaux des champs, de la contrebande et de la mer ont donné une maigreur presque ascétique, nous les reconnaissons. Qu’ils s’agenouillent autour des tombes, où viennent les convois de deuil en longue cape noire, qu’ils bondissent sur leur fronton de pelote, qu’ils dansent le fandango, le soir, aux sons des cuivres, ils nous sont familiers ; même leur cri de guerre et de joie, l'irrintzina, ne nous étonne plus, ce grand cri basque qui s’est transmis avec fidélité du fond de l’abîme des âges jusqu’aux hommes de nos jours, ce cri qui part de notes très hautes, féminines, et se prolonge avec quelque chose de rauque et de puissant, de mâle et de sauvage. 



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FRONTON SARE 1907
PAYS BASQUE D'ANTAN



Et le pays lui-même se révèle maintenant, s’impose peu à peu, comme fait la campagne bretonne. Ne lui ressemble-t- il pas, en effet, par le perpétuel granit qui affleure partout, par la pluie si fréquente et si pénétrante, par l'immobilité aussi et par la continuité du même rêve religieux ? 



Élevons-nous lentement, à travers les pentes fleuries de digitales roses, de silènes, de fougères. Nous sommes très loin dans l’espace et dans le temps. Les bouviers que nous croisons, avec leurs larges mâchoires et leurs cous bronzés et massifs décèlent une vieille race sobre et religieuse ; leurs bœufs, coiffés d’une peau de mouton couleur de bête fauve, qui leur donne des airs de bisons ou d’aurochs, traînent des chariots lourds dont les roues sont des disques pleins, comme celles des chars antiques. Nous montons. "Les chênes, les hêtres, les châtaigniers deviennent de plus en plus énormes, vivent à travers les siècles d’une sève toujours fraîche et magnifique." Une verdure puissante, tranquille, est jetée sur toute cette géologie tourmentée des Pyrénées basques : depuis des millénaires, elle la couvre et l’apaise sous la fraîcheur de son immobile manteau. "Et ce ciel nébuleux, presque obscur, qui est familier au pays, ajoute à l’impression que l’on a d’un universel recueillement où les choses seraient plongées. Une étrange pénombre descend de partout, descend des arbres d’abord, descend des épais voiles gris tendus au-dessus des branches, descend des grandes Pyrénées, cachées derrière les nuages..."


Non décidément, nous ne sommes pas ici sur une terre ennuyeuse et banale. Rien que par sa simplicité grave, elle atteint à la grandeur." — Armand Praviel. 



— Que voulez-vous ajouter à une si belle description du sol basque ? Comment mieux décrire le sol de Ramuntcho ? Je ne puis trouver rien de plus puissant, de plus véridique, c’est vraiment un maître. 



Dans toute cette définition, le langage est si clair, si explicite qu’il semble que l'on est porté en ce pays de Sare, que l’on vit dans la vie même de Ramuntcho



La patrie basque est vraiment belle. Crions pour elle l'lrrlntzina."





(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


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mercredi 29 juillet 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 29 JUILLET 2026 SAINTE MARTHE ET SAINT LAZARE - BAIONA ET LEO

 

PROVERBE DU 29 JUILLET 2026 (SAINTE MARTHE) (SAINT LAZARE) (LEO) (BAIONA).


MARTHE : Marthe naît à Béthanie, en Judée.




religion catholique saint sainte marthe
29 JUILLET SAINTE MARTHE

C'est la soeur de Marie de Béthanie et de Lazare, dont elle obtient qu'il ressuscite sur terre.

La sainte accueille le Christ à son domicile.

A ce titre, Marthe est devenue la patronne des hôteliers.

Marthe est une des principales femmes témoins de la résurrection de Jésus avec Marie de Magdala et Sara.

Marthe meurt en 68 à Tarascon (Bouches-du-Rhône).

Marthe est fêtée le 4 juin par les orthodoxes et le 29 juillet par les catholiques.

Marthe est la sainte patronne de la ville de Tarascon.

Dans la Collégiale royale bâtie sur l'emplacement du tombeau de Marthe, les fidèles sont venus prier en grand nombre à toutes les époques : Clovis en 500, saint Louis en 1248.



religion catholique saint sainte marthe
29 JUILLET SAINTE MARTHE


LAZARE : Lazare de Béthanie est un saint chrétien.



religion catholique saint sainte lazare
29 JUILLET SAINT LAZARE DE BETHANIE

Lazare signifie : "Dieu a aidé".

C'est un personnage de l'entourage de Jésus.

Il apparaît dans le Nouveau Testament et il est essentiellement connu par un récit de l'Evangile selon Jean, selon lequel Lazare, mort depuis quatre jours et mis dans un sépulcre, serait sorti vivant de la tombe sur l'ordre de Jésus.

Lazare est le frère de Marthe et de Marie de Béthanie.





BAIONA : Festa Nagusiak hasten dira.



pays basque autrefois fêtes labourd affiche
AFFICHE FÊTES BAYONNE 1932
PAYS BASQUE D'ANTAN


LEO : Baionako patroia San Leon, eta jaiaren erregea.



religion catholique saint sainte léon
SAINT LEON DE BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Une naissance du 29 juillet : Louis Gustave Fortuné Ratisbonne.


homme lettres france critique journaliste vigny
PHOTO DE LOUIS RATISBONNE 
PAR NADAR



Né le 29 juillet 1827 à Strasbourg (Bas-Rhin) - Mort le 24 septembre 1900 à Paris 6ème arrondissement.

Louis est un homme de lettres, journaliste et critique littéraire français.

Fils d'un banquier, il suit ses études dans sa ville natale puis au lycée Henri-IV à Paris, où il obtient le prix d'honneur de philosophie au concours général.

Il est reçu licencié ès lettres.

Nommé auditeur au Conseil d'Etat en 1851, il préfère donner sa démission après le coup d'Etat du 2 décembre plutôt que de prêter serment.

S'occupant alors de littératures, Louis devient rédacteur au Journal des Débats de 1853 à 1876.

Il collabore également à L'Evénement, au Magasin d'éducation et de récréation, à La Revue contemporaine, à la Revue des Deux Mondes, à L'Opinion nationale, au XIXe siècle et Parnasse contemporain.

Il épouse en mai 1856 Marie Madeleine Alexandrine O'Donoghue, avec laquelle il aura 6 enfants.

Il devient bibliothécaire du palais de Fontainebleau en 1871, de la bibliothèque du Luxembourg en 1873, puis du Sénat en 1876.

Le travail le plus important de Louis est une traduction en vers de La Divine Comédie, dans laquelle l'original est rendu en français tercet par tercet.

L'Enfer (1852), Le Purgatoire (1857) et Le Paradis (1859) reçurent le Prix Bordin de l'Académie française en 1860.

Il est aussi, sous le pseudonyme de "Trim", l'auteur de quelques fables et de poésies destinées aux enfants : La Comédie enfantine (1860), Les Figures jeunes (1865) et d'autres.

Il a été l'exécuteur testamentaire littéraire d'Alfred de Vigny, dont il a publié Les Destinées (1864) et le Journal d'un poète (1867).

Louis meurt le 24 septembre 1900, à 73 ans.



homme lettres france critique journaliste vigny
PORTRAIT DE LOUIS RATISBONNE
PAR ARY SCHEFFER


Voici le proverbe du mercredi 29 juillet 2026 :


HAIZE BELTZ, HAIZE XURI, NORK IKUSI DIO KOLORERIK HAIZEARI?

Vent noir, vent blanc, qui a vu des couleurs dans le vent ?


vent humour illustrateur
COUP DE VENT





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



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LA PROTOHISTOIRE AU PAYS BASQUE (première partie)

LA PROTOHISTOIRE AU PAYS BASQUE.


La protohistoire est une période de temps intermédiaire entre la Préhistoire et l'Histoire sensu stricto, caractérisée par l'absence d'écriture propre au sein des sociétés étudiées.



pays basque protohistoire blot barandiaran
GRATTOIRS EN SILEX NEOLITHIQUE
72 SARTHE




Voici ce que rapporta à ce sujet le Docteur J. Blot, dans le Bulletin de la Société des sciences, 

lettres & arts de Bayonne, en janvier 1973 :



"Contribution à la Protohistoire en Pays Basque.


Introduction.



Il n’est pas de promeneur tant soit peu observateur qui ne remarque au cours d’une randonnée dans les montagnes du Pays Basque, quelques dalles plantées dans le sol, limitant un coffre de pierre, quelques blocs rocheux fichés dans le sol et disposés en cercles, ou même quelques tertres insolites de terre ou de pierre... Sans doute ces humbles monuments lui parleront peu ; et cependant... ils sont les rares témoins d’une très lointaine époque où se formait l’Euskual-Herri, cette époque que les spécialistes appellent la Protohistoire. Or, nos connaissances sur cette période de ce côté des Pyrénées sont très minces comparées aux résultats obtenus tant en Pays Basque Sud qu’en France même, dans les régions limitrophes (Landes, Béarn, etc.). 



Pour l’archéologue comme pour l’historien, la protohistoire représente un stade de l’évolution humaine située entre la préhistoire (absence d’écriture) et l’histoire (commencement des textes écrits), c’est-à-dire, pour ici, d’environ — 1 800 années jusqu’à — 50 années avant Jésus-Christ, date de l’invasion romaine. Cette période est aussi appelée "Age des Métaux" du fait de l’apparition progressive du cuivre d’abord, puis du bronze, et enfin du fer, en remplacement de la pierre en tant que matériau pour armes et outils. 



grottes basse navarre pays basque préhistoire
TÊTES DE RENNES ET DE BISONS BRISEES
GROTTES D'ISTURITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN


L’intérêt majeur de la recherche, de l’étude, et de la protection des monuments dont il sera question ici (dolmens, cromlechs, monolithes, tumulus, fonds de cabanes) tient au fait qu’ils représentent pratiquement les seuls vestiges matériels qui nous soient parvenus de la protohistoire de l'Euskal-Herri, période essentielle où s’est forgée son individualité ethnique, linguistique, et où plongent les racines de la plupart des comportements spirituels de l’Euskualdun, devant le Destin, la Mort, la Divinité. 



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CROMLECHS D'OCCABE
64 MENDIVE


Le remarquable travail de prospection effectué par J.M. de Barandiaran, et consigné dans son ouvrage : El Hombre Préhistorico en el Pais Vasco avait toutefois jeté les grands jalons de la recherche ainsi que des travaux ultérieurs comme ceux de MM. P. Boucher, Chauchat, J.L. Tobie. Tout ceci laissait présager qu'une recherche systématique pourrait s’avérer fructueuse. Aussi, depuis 1968 avons-nous entrepris une prospection régulière des trois provinces : Labourd, Basse-Navarre, Soule. Au cours de plus de sept mille kilomètres à pied, parcourant systématiquement toutes les montagnes du Pays Basque Nord, et leur piémont, nous avons ainsi identifié de nombreux vestiges, dont certains ont déjà fait l’objet de publications. Nous avons eu la très grande chance de pouvoir effectuer ce travail avant la création du réseau routier pastoral de montagne. Les bulldozers ont en effet endommagé de nombreux sites et souvent détruit les monuments qui s’y trouvaient. Il ne nous en reste plus que les renseignements et photos pris au cours de ces prospections.

 

pays basque protohistoire blot barandiaran
LIVRE EL HOMBRE PREHISTORICO EN EL PAIS VASCO
DE J.M. DE BARANDIARAN



Dans les lignes qui suivent, nous tenterons d’évoquer la signification de ces monuments après avoir brossé un tableau succinct du contexte historique et surtout humain. A ce propos nous voudrions dès maintenant insister sur le fait qu’en protohistoire comme en préhistoire, personne ne peut jamais être sûr qu’une hypothèse est entièrement fondée ou exacte ; de plus en Pays Basque français, n’ayant de ces vestiges que la situation et les caractéristiques morphologiques (dans l’ensemble aucune fouille d’envergure n’a encore été effectuée), nous serons obligés de faire souvent référence à des monuments similaires des régions limitrophes. 



Enfin et surtout, ces lignes s’adressent au lecteur non familiarisé avec ces notions, mais curieux de son passé, et nous demanderons aux autres toute leur indulgence pour les erreurs et les omissions qu’il pourront relever. 



Avant d’aborder l’étude des conditions et modes de vie propres à la protohistoire, il paraît utile d’évoquer en quelques mots la longue période de préhistoire qui précède — et explique — la protohistoire. 



La Préhistoire — Ses grandes étapes.



Elle est schématiquement divisée en trois stades de très inégales durées : 


a) Le Paléolithique (âge de la pierre taillée). Période la plus longue. On y distingue trois époques qui tiennent compte des conditions climatiques, des types humains et des outillages rencontrés. 


Certes, les premiers vestiges attribuables à une présence humaine sur la Terre ont été trouvés en Afrique et remontent à trois ou même à quatre millions d’années. En Pays Basque nous n’en sommes pas encore là... mais, du paléolithique intérieur, qui s’achèvera aux environs de —100 000 ans avant Jésus-Christ, on connaît quelques instruments de pierre attestant déjà de manière certaine la présence de l’Homme. (C’est l’époque du "Pithécanthrope".) 



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PITHECANTHROPE
DECOUVERT PAR E. DUBOIS


Le Paléolithique moyen voit maintenant l’Homme de Néanderthal occuper la région. Nous avons une assez bonne connaissance de ses conditions de vie, de ses armes et outils en Euskual-Herri. Toutefois, vers —35 000 ans avant Jésus-Christ, il disparaît totalement pour être remplacé par "l’Homme de Cro-Magnon", le premier véritable "Homo-Sapiens". Celui-ci va recouvrir une grande partie de l’Europe et inaugure donc la période suivante dite Paléolithique supérieur. 



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CRÂNE DE TYPE CRO-MAGNON
MUSEE 24 LES EYZIES



Dès ce moment, les travaux les plus récents concordent sur ce point, l’Homme Basque est, et va rester, chez lui. Les études effectuées sur les crânes trouvés dans les grottes, en particulier à Urtiaga (Aranzadi, J.M. Barandiaran) montrent la transition progressive de l’Homme de Cro-Magnon, vers le "Proto-Basque" et ainsi de suite au cours des millénaires vers le Basque actuel qui semble donc bien résulter de l’évolution, sur place, de la descendance de l’Homme de Cro-Magnon. 



Des grandes étapes du Paléolithique Supérieur : Aurignacien, Périgordien, Solutréen, et Magdalénien, c’est surtout la dernière qui marquera l’ébauche de l’Euskual-Herri. 



Les chasseurs-nomades de bisons, de rennes, de chevaux, habillés de peaux de bêtes, évoluant dans un décor de steppes froides, habitant les grottes, pratiquent des procédés technico-magiques de chasse et nous laisseront des chefs-d’œuvre de Lascaux, Niaux, Gargas, Isturitz, Santimamine, Altamira... Leur territoire s’étend à toute l’aire dite "Franco-Cantabrique" de la Dordogne aux Asturies, et l’ensemble des tribus devait présenter déjà une certaine unité culturelle et spirituelle et même fort probablement linguistique. En effet, aux images tracées sur le roc devaient correspondre des croyances, des légendes, transmises par voie orale de générations en générations. 



b) Le Mésolithique. Vers —8 000 ans avant Jésus-Christ survient un phénomène planétaire considérable : la terre se réchauffe. C’est la fin de la dernière grande glaciation, nous entrons dans une période de transition : le Mésolithique. Le paysage se transforme, les glaces fondent progressivement et grâce à des pluies abondantes l’Europe des Steppes se couvre de forêts. Les grands herbivores : rennes, bisons, remontent vers le Nord. Certaines tribus de chasseurs ont pu les suivre, d’autres ont préféré rester sur place ; mais ils ont dû s’adapter. En effet, le mode de vie change : aux grandes chasses d’antan fait place la recherche de coquillages, d’escargots ; la mentalité change aussi : l’Homme a dû ressentir une grande sensation d’abandon de la part des anciennes divinités protectrices de la chasse qui n’agissent plus, et une mutation psychique en profondeur commence à s’opérer, favorable à un changement de croyances et de rites. 



pays basque protohistoire blot barandiaran
EPOQUE MESOLITHIQUE
PERIODE CAMPIGNYENNE



c) Le Néolithique (âge de la pierre polie). Peu à peu le climat s’améliore, le décor végétal qui va être le nôtre se met progressivement en place. Le Pays Basque entre insensiblement dans la période suivante : le Néolithique (environ —4 000 ans avant Jésus-Christ). 



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NEOLITHIQUE GRATTOIRS EN SILEX
72 SARTHE



Si, sur le plan de l’anthropologie, on ne trouve pas de bouleversements mais une filiation régulière, quelle révolution dans le mode de vie : l’homme, de "chasseur-prédateur" devient "producteur". Le nomade va se sédentariser, et de ce fait, non seulement il pourra s’adonner au polissage de la pierre, à la fabrication des premières poteries, mais surtout, avec l’élevage et l’agriculture, de nouvelles relations s’établissent entre l’homme et le milieu naturel. Ces meilleures conditions auront pour conséquence un accroissement toujours plus important de la population... 



De cette époque datent les premières tentatives de domestication des animaux, l’élevage des premiers troupeaux bien plus rentable qu’une chasse au jour le jour. Les pasteurs commencent à sillonner la montagne, la transhumance fait son apparition tandis que d’autres, dans les plaines, s’installeront et deviendront agriculteurs. Les premières semailles nécessitant l’intervention sélective de l’homme modifient aussi l’ancestral jeu de la "sélection naturelle". Ces nouveaux rapports de force établis entre l’homme et la nature ne vont pas manquer d’influer sur les rites religieux : la notion de fécondité de la déesse "Terre-Mère" s’imposera vite. 



Ainsi, à la fin de la Préhistoire, au début de l’Age des Métaux, c’est-à-dire pour ici vers — 1 800 avant Jésus-Christ, nous trouvons une population homogène dans son noyau humain, le long de la Cordillère pyrénéenne et du Bassin de la Garonne à celui de l’Ebre. Elle parle une langue aux racines multimillénaires que certains n’hésitent pas à considérer comme le vestige de la langue parlée en Europe par les tribus préhistoriques magdaléniennes. Cette langue qui s’est transmise jusqu’à nos jours avec de nouvelles acquisitions, des évolutions, reste, avec l’Homme Basque, le seul témoin vivant de ces lointaines époques. Ce véhicule de traditions orales, de croyances, de légendes, porte avec lui un capital de connaissances qui laisse confondu. 



Nous en verrons plus loin quelques exemples à propos des récits attachés aux dolmens et aux cromlechs. Rappelons simplement ici que la racine "aiz" ou "haiz" (rocher, silex) qui se retrouve dans les noms basques d’instruments tranchants, tels que aiztto (couteau), haichtur (ciseaux), haizkor (hache), aiztur (pioche) évoque bien la très lointaine origine de l’Euskuara."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



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mardi 28 juillet 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 28 JUILLET 2026 SAINT SAMSON ET SAINT NAZAIRE ET SAINT PROCHORE - PERU

 


PROVERBE DU 28 JUILLET 2026 (SAINT SAMSON) (SAINT NAZAIRE) (SAINT PROCHORE) (PERU).


SAMSON : Samson naît vers 495 à Glamorgan (Galles).



religion catholique saint sainte samson
28 JUILLET SAINT SAMSON DE DOL

Le nom de Samson vient d'un personnage biblique amoureux de la traîtresse Dalila.

Samson était un honorable abbé du Pays de Galles qui contribua à évangéliser l'Irlande au 6ème siècle avant de s'établir en Bretagne.

Samson fonda un monastère autour duquel se développa la ville de Dol-de-Bretagne.

Samson est l'un des sept saints fondateurs de Bretagne, avec saint Malo, saint Brieuc, saint Tugdual, saint Paul Aurélien, saint Corentin et saint Patern.

Il existe deux Vies très anciennes de saint Samson : la Vita prima sancti Samsonis, monument le plus ancien de l'hagiographie bretonne et la Vita secunda d'époque carolingienne.

Samson est mort en 565 à Dol, en Bretagne.

Samson est canonisé pour avoir délivré une femme possédée du démon.

Les reliques de Samson sont conservées dans la cathédrale de Dol. 



NAZAIRE : Nazaire de Milan ou saint Nazaire naît à Rome au premier siècle de l'ère chrétienne.


religion catholique saint sainte nazaire milan
FRESQUE DE 1480
ABBAYE DE SAINT-NAZAIRE ET CELSE


Son père est un haut fonctionnaire de l'administration de l'armée romaine d'origine africaine, et sa mère, appelée "Sainte Perpétue" est une romaine disciple de saint Pierre.

Le nom Nazaire a une étymologie hébraïque, nazîr signifiant "consacré".

Exécuté sous le règne de Néron vers 56 ou en 64 durant la persécution, il est reconnu comme un saint chrétien, fêté le 28 juillet par l'Eglise catholique avec Celse.



PROCHORE : Prochore ou Procore a été l'un des Sept, les premiers diacres de l'Eglise chrétienne, avec Etienne, Philippe, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas.



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28 JUILLET SAINT PROCHORE


Prochore fait partie des Septante disciples choisis par Jésus-Christ.

La tradition fait de lui un neveu d'Etienne,

Compagnon de Jean, l'évangéliste, celui-ci l'aurait fait évêque de Nicomédie, en Bithynie (Asie mineure).

Il aurait été martyrisé à Antioche au 1er siècle.

C'est un saint chrétien fêté le 28 juillet avec 4 autres des 7 premiers diacres (Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas).



PERU : Lapurdiko Pelloren kide Bizkaian, Ikus Mogel-en "Peru Abarka" auzoa. Perune, zahar, JM. Barandiaranen jaio etxea. Peruri Leioakoa, abuztuaren 24an ospatzen da.

Euskal izen zahar eta jatorra, latineko Petrus-etik sortua. Antzina Muxika (Bizkaia) herriko Okanabasoko Peru eta Mari izeneko haritzetara joaten zen jendea ezkontzera. Izen hau maiz dokumentatzen da, baina aipurik ezagunena XV. mendeko erromantzekoa da : "Izarragatik gora eltzian josala / Jaun Peru Abendañoko zexola. (...)". 1596ko Refranes y Sentencias liburuan ere agertzen da. Perutxo hipokoristikoa usaiakoa da Erdi Aroan, eta, esaterako, 1448ko Arrasateren erreketan azaltzen da, behin baino gehiagotan. Ikus Petri

PETRI : Pedro (es), Pierre (fr), Peter (en), Petrus (la).

Latinetik heldu zaigun izena, dudarik gabe kristau munduan hedadurarik handiena izan dutenetako bat. Kristok berak eman zion izena lehendabiziko aita sandua izango zenari : "Simon zara zu, Joanen semea, baina aurrerantzean Kefas deituko zara". Arameoko, Jesusen hizkuntzako Kephas "haitza" Petros itzuli zuten lehenik grekoz eta Petrus geroago latinez. Erabileraren ondorioz aldaera asko daude Euskal Herrian : Peru, Petri bezain arrunt eta egokia dena, Betiri, Petri, Pello eta, azkenik, Kepa. Hau Deun-ixendegi euzkotarra lanean proposatu zen, arameoko jatorrizko Kephas-etik abiaturik. Santuaren eguna ekainaren 29an da. Hipokoristikoak : Per, Peruski, Peritxo...



Un décès du 28 juillet : Maximilien de Robespierre ou Maximilien Robespierre.



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MAXIMILIEN ROBESPIERRE



Né le 6 mai 1758 à Arras (Artois) - Mort le 28 juillet 1794 (10 thermidor an II) à Paris.

Maximilien est un avocat et homme politique français.

C'est l'une des principales figures de la Révolution française et il demeure aussi l'un des personnages les plus controversés de cette période.

Il est l'aîné d'une fratrie de 5 enfants.

Il perd sa mère à l'âge de 6 ans et son père abandonne alors le foyer.

Dès lors, Maximilien est pris en charge par son grand-père maternel.

Après d'excellentes études au collège d'Arras et au collège Louis-le-Grand, licencié en droit, il devient avocat et s'inscrit en 1781 au Conseil provincial d'Artois, occupant même un temps la charge de juge au tribunal épiscopal.

Elu député du Tiers état aux Etats Généraux de 1789, il devient bientôt l'une des principales figures des "démocrates" à l'Assemblée constituante, défendant l'abolition de la peine de mort et de l'esclavage, le droit de vote des gens de couleur, des juifs ou des comédiens, ainsi que le suffrage universel et l'égalité des droits contre le suffrage censitaire.

Son intransigeance lui vaut bientôt d'être surnommé "l'Incorruptible".

Membre du club des Jacobins dès ses origines, Maximilien en devient progressivement l'une des figures de proue.

Opposé à la guerre contre l'Autriche en 1792, il s'oppose à La Fayette et soutient la chute de la royauté.

Membre de la Commune insurrectionnelle de Paris, il est élu à la Convention nationale, où il siège sur les bancs de la Montagne et s'oppose à la Gironde.

Après les journées du 31 mai et du 2 juin 1793, il entre le 27 juillet 1793 au Comité de salut public, où il participe à l'instauration d'un gouvernement révolutionnaire et de la Terreur, dans un contexte de guerre extérieure contre les monarchies coalisées et de guerre civile.

Au printemps 1794, Maximilien et ses collègues du Comité de salut public font arrêter successivement les Hébertistes, meneurs du club des Cordeliers, puis Danton et les indulgents, mesures suivies de la condamnation et de l'exécution des dirigeants des deux "factions".

Il contribue ensuite à faire cesser la politique de déchristianisation et fait voter, en qualité de rapporteur, le décret du 18 floréal an II, par lequel "le peuple français reconnaît l'existence de l'être suprême et l'immortalité de l'âme", ainsi que la loi de Prairial, dite de "Grande Terreur".

Le 8 thermidor an II (26 juillet 1794), il est attaqué et isolé au sein de la Convention par une coalition hétéroclite de Montagnards et, au sein du gouvernement révolutionnaire, par le Comité de sûreté générale et certains collègues du Comité de salut public.

Le lendemain (9 thermidor an II), il est arrêté avec son frère Augustin et ses amis Couthon, Saint-Just et Le Bas.

La Commune entre alors en insurrection et fait libérer Maximilien, pendant que la Convention le déclare hors-la-loi.

Dans la nuit, une colonne armée s'empare de l'hôtel de ville, où il se trouve avec ses partisans.

Il est blessé à la mâchoire dans des circonstances incertaines.

Après vérification de son identité devant le Tribunal révolutionnaire, il est guillotiné dans l'après-midi du 10 thermidor avec 21 de ses partisans.

Maximilien meurt donc le 28 juillet 1794, à 36 ans.

Sa mort va entraîner, dans les mois qui suivent, une "réaction thermidorienne", qui voit le démantèlement du gouvernement révolutionnaire et de la Terreur. 



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EXECUTION DE MAXIMILIEN ROBESPIERRE
LE 28 JUILLET 1794



Voici le  proverbe du mardi 28 juillet 2026 :


AIZ'HEGOA GAU EPELA, ILARGIAREN ARGI, MUTXURDINAK LEIHOETAN, TEILATUAN GATU BI.

Vent du Sud, nuit tiède, lumière de lune, les vieilles aux fenêtres, sur le toit deux chats.



chat toit
DEUX CHATS SUR TOIT BONNE ANNEE


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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