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mercredi 11 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 11 MARS 2026 SAINTE ROSINE ET SAINT SOPHRONE - HARTZEA

 

PROVERBE DU 11 MARS 2026 (SAINTE ROSINE) (SAINT SOPHRONE) (CONSTANTIN) (HARTZEA).


ROSINE : Sainte Rosine d'Augsbourg est vénérée dans le pays Souabe, en Allemagne, comme une sainte martyre des premiers siècles.  




religion catholique saint sainte rosine
11 MARS SAINTE ROSINE

On sait très peu de choses d'elle, si ce n'est que Rosine aurait été ermite et martyrisée.

Rosine est particulièrement vénérée dans le diocèse d'Augsbourg, à Wendlingen, où l'église lui est dédiée. Rosine y fait l'objet d'un pèlerinage attesté depuis le 14ème siècle.




religion catholique saint sainte rosine
11 MARS SAINTE ROSINE



SOPHRONE : Sophrone de Jérusalem, dit Sophrone le Sophiste.


religion catholique saint sainte sophrone
11 MARS SAINT SOPHRONE DE JERUSALEM


Né vers 560 à Damas, Sophrone est patriarche de Jérusalem de 634 jusqu'à sa mort le 11 mars 638 à Jérusalem (ou 639 à Alexandrie).

Avant d'être consacré patriarche, Sophrone est moine et théologien, ardent défenseur de l'orthodoxie telle que définie au Concile de Chalcédoine.

Peu de temps avant sa mort, Sophrone obtient du calife Omar qu'il rentre dans la cité sainte en pèlerin et non en conquérant.

Sophrone laisse de nombreux textes liturgiques, des homélies des textes théologiques, hagiographiques et poétiques.

Sophrone est fêté le 11 mars chez les catholiques comme chez les orthodoxes.



HARTZEA : Edo "Gartzia" Nafarroako errege izen zaharra. 

(...) Gartzea - Erdi Aroko euskal izena (Garcea), beranduago deituratzat finkatu zena. Irudi duenez, egungo gaztea adjektiboaren jatorrizko forma izen honetan dugun bera da. Gartze, Gartzia, Gartzi, Gastea. - - (...).

Gartze : Gracia (es), Grace (fr).

Deun-ixendegi euzkotarra lanean Gracia izenarentzat ematen den baliokidea. Ikus Grazia eta Gartzi. Gartze gizon izena izan da historian zehar, Gartziaren aldaeratzat agertzen baita dokumentazioan.

Grazia : Gracia (es), Grace (fr), Grace (en), Gratiae (pl.)(la).

Latineko gratia "mesedea" hitzetik datorkigun izena da hau. Grazia kristauen teologian Jainkoak emandako dohaina da, baina ezagunagia da Greziako graziengatik. Hiru graziak, Aglae, Eufrosia eta Talia Zeus eta Eurinomeren alabak ziren, edertasuna eta gogo-gorputzen oreka irudikatzen zuten. Dona Gracia Iruñean aurkitzen dugu, 1241ean eta Graci aldaera Bilbon 1470ean (Graci d'orosco). Santuaren eguna ekainaren 23 an da. Aldaerak : Garazi, Grazi eta Gartze (Deun-ixendegi euzkotarra).



Un décès du 11 mars : Alexander Fleming.



écosse nobel pénicilline 1945 homme
FLEMING ALEXANDER
PRIX NOBEL DE PHYSIOLOGIE OU MEDECINE 1945



Né le 6 août 1881 à Darvel (Ayrshire, Ecosse) - Mort le 11 mars 1955 à Londres (Angleterre).

Alexander est un médecin, biologiste et pharmacologue britannique qui a découvert la pénicilline.

Il est le troisième enfant d'un second mariage.

Son père meurt quand il a 7 ans.

Alexander fréquente l'école locale puis, pendant 2 ans, grâce à une bourse, l'Académie Kilmarnock.

A 13 ans, il suit des cours à l'école polytechnique de Regent Street à Londres tout en travaillant dans un bureau de navigation pendant 4 ans.

En 1900, à l'époque de la guerre des Boers, il s'engage avec deux de ses frères, John et Robert, dans la section des volontaires du régiment écossais de Londres.

A 20 ans, il hérite d'un peu d'argent d'un de ses oncles.

En octobre 1901, Alexander intègre l'école médicale de l'hôpital Sainte-Marie de Londres.

Encore étudiant, il entre, en 1906, dans le service d'inoculation du laboratoire d'Almroth Wright.

En 1909, il passe son diplôme de chirurgien et devient chargé de cours à l'hôpital Sainte-Marie jusqu'en 1914.

Intégré à l'équipe de Wright, il publie, dès 1908, dans le Lancet pour y défendre les considérations développées par son patron autour de "l'indice opsonique".

Parallèlement à ces fonctions, Alexander se fait une spécialité du traitement de la syphilis par le Salvarsan mis au point par Ehrlich.

Cette activité, lucrative, établit les premières bases de sa renommée.

Il sert pendant la Première Guerre mondiale dans le Corps des médecins militaires.

Entré avec le grade de lieutenant, il finit la guerre capitaine et obtient une citation militaire britannique.

En décembre 1915, il épouse Sarah Marion McElroy, avec laquelle il aura un fils.

En 1918, Alexander revient à l'hôpital Sainte-Marie, qui était un centre d'enseignement.

En 1919, il est promu Directeur assistant du département d'inoculation.

A la suite de ses recherches et publications concernant les blessures de guerre, il fait autorité dans le domaine des staphylocoques dans les années 1920.

En 1921, il s'occupe à mettre au point de nouveaux vaccins, en particulier contre la grippe.

En 1927, Alexander est nommé à la chaire de bactériologie à la faculté de médecine de Londres.

Le 3 septembre 1928, il découvre, après Ernest Duchesne, en 1897, la pénicilline par accident, lors de l'observation d'une moisissure qui tua les bactéries d'une de ses expériences.

En 1928, il est nommé professeur de biologie à  l'hôpital Sainte-Marie.

En 1944, il est nommé Sir par le roi George VI et également fait Chevalier.

En 1945, Alexander est colauréat avec Howard Walter Florey et Ernst Boris Chain du prix Nobel de physiologie ou médecine "pour la découverte de la pénicilline et de ses effets curatifs dans plusieurs maladies infectieuses".

En 1951, il est nommé recteur de l'université d'Edimbourg.

Après la mort de sa femme en 1949, il se remarie en avril 1953 avec Amalia Koutsouri-Voureka.

Il meurt le 11 mars 1955, à 73 ans.



écosse nobel médecine 1945 pénicilline
FLEMING ALEXANDER
PRIX NOBEL DE PHYSIOLOGIE OU MEDECINE 1945



Voici le proverbe du mercredi 11 mars 2026 :


MARTXOKO AIZE, SAGARDIAN LORE.

Mars venteux, verger pommeux.


mois calendrier mars vent
MOIS DE MARS
ILLUST MEYER




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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HISTORIQUE DES MINES DE BAÏGORRY EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1880 (deuxième partie)

HISTORIQUE DES MINES DE BAÏGORRY EN 1880.


La vallée de Baïgorry possède des mines de fer sphatique, et une mine de cuivre dont l'exploitation remonte à une haute antiquité.



baigorry avant basse-navarre pays basque mines
MINES DE BAÏGORRY
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta M. Reboul, ingénieur aux mines de Baïgorry, en 1880 :



§ 2. — Description du 1er groupe des filons de cuivre, situés à proximité de l'usine de Banca et des travaux faits sur ces filons par les anciens (suite).



... Filons de Sainte-Elisabeth.



Au nombre de deux, les filons de Sainte-Elisabeth sont situés à environ 280 mètres de ceux de Philipsbourg. Ils sont dirigés sur 10 heures 6/8 et 8 heures 4/8 et inclinent d'environ 50 degrés à l'ouest. Leur puissance varie de 1 mètre à 1 m 30 ; le minerai, contenu dans une gangue quartzeuse, est un mélange de cuivre pyriteux et gris.



Travaux faits. — Les travaux faits sur les filons de Sainte-Elisabeth ont consisté en un dépouillement presque complet des filons sur une profondeur de 30 mètres au-dessous de la Nive et sur 80 à 90 mètres dans le sens de la direction. Du côté du sud, les travaux s'arrêtèrent contre une faille composée de schistes pourris, dont l'inclinaison est aussi au sud. Du côté du nord, ces travaux ont dû être interrompus par le filon Sainte-Marie.



L'épuisement se faisait à l'aide de pompes mises en mouvement par une roue hydraulique.


pays basque autrefois mines basse navarre
MINES DE BAÏGORRY
PAYS BASQUE D'ANTAN


Filons de Saint-Louis.


Dirigés sur 10 heures 4/8 et 10 heures 6/8, les deux filons de Saint-Louis inclinent vers l'est ; leur puissance varie de 75 centimètres à 1 m 30 ; ils sont très-rapprochés et se réunissent en un seul, presque au niveau de la rivière, et jusqu'à 10 mètres au-dessous ; plus bas, ils se divisent de nouveau.



Travaux faits. — Les travaux entrepris sur ces filons de Saint-Louis sont resserrés entre la rivière et le filon de Sainte-Marie ; ils se composent d'une galerie à travers-bancs et de 4 étages de galeries reliées entre elles par des cheminées, suivant la pente de filons.



Dans la galerie à travers-bancs, qui servait de galerie de sortage, étaient posés les tirants de la machine d'épuisement.


Ces travaux furent poussés jusqu'à 36 mètres au-dessous de la rivière ; ils fournirent beaucoup de minerai.



Du côté du nord, les filons furent coupés par le croiseur Sainte-Marie, tandis que du côté sud l'on cessa de les poursuivre à cause des infiltrations d'eau.


pays basque autrefois mines basse navarre
MINES DE BAÏGORRY
PAYS BASQUE D'ANTAN



Filon d'Aoust. 


Dirigé sur 4 heures 6/8 et incliné au sud, il fut découvert, sur la rive gauche de la Nive, par un puits, que l'on fonça de quelques toises et que l'on abandonna à cause de la proximité de la rivière. Le minerai extrait était un mélange de cuivre pyriteux et gris.




Filon de Sainte-Marie.



Reconnu sur une longueur de 500 mètres, ce filon est dirigé O.-E. et incliné de 65° au sud. Il a une épaisseur à peu près constante de 65 centimètres. Généralement, il est stérile et il jouit de la propriété de couper tous les filons qu'il rencontre dans son parcours.



Travaux faits. — Les travaux entrepris sur ce filon n'ont pas été poussés à plus de 7 mètres au-dessous de la rivière.



Les trois puits, x-x-x, très-rapprochés et faits sur ce filon, prouvent qu'en certains points, au moins, celui-ci contient du minerai. Le minerai extrait par ces puits x était du cuivre gris antimonial très-riche en argent.


pays basque autrefois mines basse navarre
MINES DE BAÏGORRY
PAYS BASQUE D'ANTAN


Filon des Trois-Rois.



Le filon des 3 Rois est sur la rive gauche de la Nive. Sa direction et son inclinaison varient, sa direction principale est N.-O.- S.-E., et l'inclinaison de 70 à 80 degrés N.-E.



Sa puissance varie de 0,60 à 1,30 ; la roche encaissante est un schiste plus ou moins siliceux et la gangue un mélange de quartz, des débris de la roche encaissante et de fer carbonate. Le minerai, qui tantôt constitue des veinules massives, tantôt est disséminé dans la gangue, est un mélange de cuivre pyriteux et gris.



Travaux faits. — La reprise des travaux sur ce filon des 3 Rois date de 1745, époque de la découverte par M. de la Tour des anciennes galeries des Romains, principalement de celle sinueuse n° 3, dite galerie d'écoulement. Comme les Romains avaient presque tout enlevé sur le filon au-dessus du niveau de la rivière (quelques travaux seulement atteignaient 10 mètres au-dessous de la Nive), et aussi pour faciliter le sortage des déblais et minerais, l'on ouvrit une galerie à travers-bancs n° 2, au niveau de la Nive, qui rencontra le filon à 72 mètres du jour. Du point de rencontre l'on poussa 2 galeries, en direction, sur le filon ; celle n° 2 dirigée vers l'intérieur de la montagne, c'est-à-dire au N.-O., fut poussée jusqu'à 250 mètres au-delà du point où le filon des Rois fut coupé par celui de Sainte-Marie. C'est par elle que l'on exploitait le premier plan des travaux.



Dans le principe, l'on avait des pompes à bras, mais à mesure que les travaux avancèrent vers la rivière les eaux augmentèrent. L'on fonça alors des puits, entre autres ceux B et A, et l'on installa dans ce dernier des pompes mises en mouvement par une roue hydraulique.



Le deuxième plan des travaux, sis à 60 mètres au-dessous du niveau de la rivière, fut exploité par la galerie 19, qui suivit le filon sur la direction, qu'il affectait au puits A, et que l'on poussa jusqu'à la rencontre de celui de Sainte-Marie par lequel il fut coupé. A quelques mètres en arrière de ce point de rencontre, l'on ouvrit une galerie sur une veine partante des 3 Rois et que l'on supposait être le filon de Saint-Antoine, et qui à son tour butta contre un dérangement. L'on fit alors diverger la galerie vers le filon de Sainte-Marie, que l'on recoupa et que l'on suivit par la galerie 20 pour aller au-dessous des puits x x x, dont nous avons déjà parlé en décrivant Sainte-Marie. En 1785, il restait encore 70 mètres à percer pour atteindre le but.



La galerie 19 communique, en passant sous la rivière, et à 60 mètres au-dessous de son lit, à celle qui a servi à exploiter les travaux de Sainte-Marthe dont nous parlerons ci-après.



pays basque autrefois mines basse navarre
MINES DE BAÏGORRY
PAYS BASQUE D'ANTAN


Le puits A fut approfondi jusqu'à 160 mètres, point le plus bas des travaux. A ce niveau inférieur, ceux-ci furent arrêtés au N.-O. contre le filon Sainte-Marie, et au S.-E. à environ 40 mètres du puits A.



Du niveau de 60 mètres jusqu'à celui de 120, et sur une longueur de 100 mètres, le filon présenta une richesse extraordinaire, c'est-à-dire une épaisseur de 1 mètre de minerai massif, composé en très-grande partie de cuivre gris très argentifère. 


Au-dessous de 120 mètres et jusqu'à 160, point le plus bas des travaux, le minerai devint moins massif ; mais le filon était toujours puissant. Enfin, au niveau inférieur, son épaisseur minimum était encore de 65 centimètres et le minerai abondant, mais non massif comme dans la partie comprise entre 60 et 120 mètres.



Il est bon d'observer qu'à ces profondeurs de 120 et 160 mètres, l'extraction des matériaux se faisait, à bras d'hommes, par sept puits, et qu'il fallait du bien beau minerai pour se dédommager des frais que cette main-d'oeuvre occasionnait.



pays basque autrefois mines basse navarre
MINES DE BAÏGORRY
PAYS BASQUE D'ANTAN



Veines partantes du filon des Trois-Rois.



Les veines ou filons partant du filon des 3 Rois sont au nombre de sept, savoir :


1re veine cotée D. Cette veine est dirigée sur 4 heures, inclinée au N.-O., et a une puissance variant de 0,40 à 0,75 centimètres.


Une galerie 13, prise à 25 mètres au-dessous de celle n° 2, fut poussée sur cette veine et sur une longueur de 90 mètres. Elle fournit passablement de cuivre gris très-argentifère.



2me veine cotée E. Dirigée sur 10 heures 6/8 cette veine fournissait du cuivre gris argentifère. Elle n'a été tentée que par une galerie de 20 mètres de longueur, ouverte au niveau de celle 2.



3me veine M. Elle a été observée au fond du puits L et est dirigée sur 11 heures 2/8. Elle contient du cuivre gris argentifère. Son épaisseur est de 4 pouces.

Aucun travail n'a été fait sur cette veine.



4me veine cotée F. Elle a été observée à l'extrémité de la galerie 13 ; son épaisseur est de 0,25 et est dirigée sur 12 heures 2/8.

Aucun travail n'a été ouvert sur cette veine.



5me veine G. Dirigée sur 6 heures 3/8, inclinée au nord, elle a été désignée sous le nom de Saint-Antoine.


Le retour vers l'est de la galerie 19 est pris sur cette veine. Dans ce travail, ainsi que dans une traverse partante de la galerie 9, cette veine avait plus de deux pieds d'épaisseur.


6me veine F. On l'observe près du puits L ; sa direction, 9 heures 5/8 différant très-peu de celle du filon des Rois au puits A, l'on pensait que cette veine n'était autre que ce filon.



7me veine cotée I. Dirigée sur 10 heures 6/8, elle a été observée presque au point de rencontre du filon Sainte-Marie par la galerie 2. Elle est encaissée dans du schiste pourri.

Le travail ouvert sur cette veine a consisté en une strosse de quelques mètres de longueur qui fournit assez de minerai.



Filon de Sainte-Marthe.



Situé sur la rive droite de la Nive, ce filon a toujours été considéré comme étant le même que celui des 3 Rois. Sa direction, moins variable, est de 7 heures 7/8, mais son inclinaison assez forte est tantôt au sud-ouest et tantôt au nord-est.



La puissance du filon varie de 0,60 à 1,30 ; sa gangue, mélange de quartz, des débris des roches encaissantes, de fer carbonate, ainsi que la nature du minerai (mélange de cuivre pyriteux et gris), sont les mêmes que dans le filon des Rois.



Travaux faits. — De même que sur les filons des Rois les travaux furent ouverts sur Sainte-Marthe en 1745. Ces travaux, qui ont permis de dépouiller le filon jusqu'à la profondeur de 60 mètres au-dessous de la Nive, consistent en 2 galeries en direction (n° 2 et n° 11) ouvertes au niveau de la rivière et à 60 mètres au-dessous, reliées entre'elles par des puits et d'autres galeries.


La galerie n° 2 rencontra, à 240 mètres d'avancement, une veine apparente dirigée sur 4 heures 5/8, qui coupa le filon... L'on se contenta, comme recherche, de suivre cette veine apparente en faisant diverger vers l'est la direction de la galerie n° 2.



La galerie 11 qui communique avec la galerie 19 des 3 Rois butta aussi contre la même veine apparente observée dans la galerie 2, et, de même que dans celle-ci, l'on suivit cette veine apparente en divergeant vers l'est ; à quelques mètres avant la rencontre de cette veine apparente, l'on observait au sol de la galerie 30 à 35 centimètres de minerai massif.



Aucuns travaux n'ont été entrepris sur le filon de Sainte-Marthe au-dessous de la galerie 11 sise à 60 mètres au-dessous de la rivière.




Veine partante du filon de Sainte-Marthe.



L'on n'a observée qu'une veine, l, partante du filon de Sainte-Marthe. Cette veine, qui contient du cuivre gris, est dirigée sur 2 heures 3/8.


Une seule galerie, 10, fut poussée sur cette veine qui fut coupée à 64 mètres d'avancement par une bande de terre grasse peu inclinée.




Filons de Saint-Michel.



A 150 mètres au sud du pont de l'usine, et sur la rive droite de la Nive, se trouvent les travaux dits de Saint-Michel entrepris sur 2 filons.



1er filon. — L'un dit de Saint-Michel dirigé sur 8 heures, incliné de 45 degrés au nord-est, est puissant de 1 à 1,30 ; sa gangue est essentiellement quartzeuse, et le minerai, qui s'y trouve disséminé, est un mélange de cuivre pyriteux et gris. L'on y a trouvé aussi du cuivre massif.


2me filon. — Le 2me filon est dirigé sur 4 heures 5/8 ; il paraît être le même que celui contre lequel le filon de Sainte-Marthe a été coupé.


Travaux.— Les travaux faits, sur le 1er de ces filons, ont consisté tout bonnement en 2 galeries en direction, ouvertes à des niveaux différents et qu'on a arrêtées au point de rencontre du 2me filon. Quant à ce dernier, il n'a été exploré que par deux traverses partantes des galeries de niveau et que l'on à arrêtées à quelques mètres d'avancement.



Filon de Berg-op-Zoom.



Ce filon se trouve au nord et au-delà de celui de Sainte-Marie ; il pénètre dans l'intérieur de la montagne bien plus que tous les précédents. Sa direction, son inclinaison et sa puissance sont variables Dans les travaux actuels, cette direction est de N. 60° E. ; son inclinaison est S.-E. Sa puissance varie de 0,25 à 1,30 ; sa gangue est un mélange de quartz de fer carbonate et des débris des roches encaissantes. Le minerai que l'on y observe tantôt en veines massives de 2 a 20 centimètres, tantôt disséminé dans la gangue, est un mélange de cuivre gris et pyriteux. Enfin, la roche encaissante est du schiste plus ou moins siliceux dont lés bancs plongeurs de 15 à 20 au S.-O. Dans ces schistes se trouvent intercalés quelques bancs de quartzites.



Travaux faits. — Les anciens ont fait des travaux importants sur la partie de ce filon sise entre celui des 3 Rois et le plan vertical passant par l'axe de la galerie Muthuon. Aucun travail ne fut poussé sur ce filon à partir de la galerie 19 des 3 Rois. En profondeur, les travaux des anciens ne dépassaient que de 4 à 5 mètres le niveau de la Nive. La galerie à travers-bancs Muthuon commencée par les anciens, au niveau et aux abords de la Nive, fut abandonnée en 1793 ; sa longueur était alors de 155 mètres. Dirigée environ N.-S, cette galerie fut reprise par la Compagnie Girerd et Nicolas frères et recoupa le filon à 191,40 de son orifice.



Les travaux actuels, les seuls que la Compagnie Girerd et Nicolas frères aient entrepris, sont situés au-dessus du niveau de la Nive et à l'est du plan vertical sus-énoncé et conséquemment dans une partie vierge.


Ces travaux consistent actuellement en 5 galeries en direction, poussées dans le filon et vers l'est et eu des cheminées reliant ces galeries et découpent le gîte en massifs, que l'on abat au fur et à mesure de l'avancement des chantiers. Pour faciliter l'aérage de ces travaux, l'on a relié ceux-ci à la galerie 28 des anciens, en poussant vers l'ouest et dans le filon une galerie de niveau."





A suivre...


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)







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mardi 10 mars 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 10 MARS 2026 SAINT VIVIEN - AINHIZE

  


PROVERBE DU 10 MARS 2026 (SAINT VIVIEN) (AINHIZE).


VIVIEN : Vivien de Sébaste est un soldat romain.



religion catholique saint sainte vivien
10 MARS  SAINT VIVIEN


Vivien fait partie de la Douzième Légion, dite Fulminante, en garnison à Mélitène, en Arménie romaine (actuelle Turquie).

Avec 39 de ses compagnons, Vivien refuse, malgré la torture, de renier sa foi chrétienne.

Leur persécution est ordonnée par l'empereur d'Orient, Licinius, malgré l'accord de l'empereur d'Occident Constantin en 313 qui laissaient aux chrétiens leur liberté de conscience.

Ils sont obligés de passer la nuit, nus, sur un étang gelé, en plein hiver, le 9 mars 320.




AINHIZE : Nafarroa Beherean.

(...) Ainhize - Nafarroa Behereko herria, 1841, urtean Monjoloserekin udalerri bakarra osatzeko elkartua. Ainhizen, Galtzetaburu-ko gurutzearen ondoan, Nafarroa Behereko batzarrak egiten ziren - - (...)




Une naissance du 10 mars : Ferdinand 1er.



empereur romain germanique 16ème siècle charles quint
PORTRAIT DE L'EMPEREUR FERDINAND 1ER
PAR HANS BOCKSBERGER



Né le 10 mars 1503 à Alcala de Henares (couronne de Castille) - Mort le 25 juillet 1564 à Vienne (archiduché d'Autriche, Saint-Empire).

Ferdinand est, en 1521, souverain des territoires héréditaires des Habsbourg en tant qu'archiduc d'Autriche ; en 1526, il devient roi de Bohême, de Hongrie et de Croatie.

Elu roi des Romains en 1531, du vivant de son frère aîné Charles Quint, il est empereur romain germanique de 1556 à 1564.

Il est le quatrième d'une fratrie de 6 enfants.

Lorsqu'il est orphelin de père à 3 ans et que sa mère sombre dans la folie, il est élevé à la cour de son grand-père Ferdinand, et éduqué dans la scolastique espagnole.

Son frère, Charles, devient roi des Espagnes en 1516 et Ferdinand le rencontre pour la 1ère fois en 1517.

En 1518, il doit se rendre aux Pays-Bas, où il y poursuit ses études sous l'égide de sa tante Marguerite d'Autriche, qui le met en contact avec l'humanisme d'Erasme.

A la mort de l'empereur Maximilien, sa succession est partagée entre Charles et Ferdinand, et celui-ci obtient, en 1521, l'archiduché d'Autriche et l'Autriche intérieure.

Cet accord est la 1ère étape dans le processus de division de la maison de Habsbourg entre une branche espagnole et une branche autrichienne.

Ferdinand et ses conseillers, ne parlant pas allemand, s'attirent la haine de l'aristocratie ainsi que de ses sujets.

Il poursuit la politique de centralisation commencée par son grand-père Maximilien, créant un réseau des différents services administratifs, une autorité budgétaire centrale et une chancellerie à la cour.

En mai 1521, il épouse Anne Jagellon, fille et héritière de Vladislas IV, roi de Bohême et de Hongrie, avec laquelle il aura 15 enfants

En octobre 1526, il accède au trône de Bohême et de Hongrie, même su la plus grande partie de ce royaume est occupée par les troupes ottomanes.

Dans le cadre des affaires du Saint-Empire-romain, Ferdinand a longtemps agi comme représentant de son frère, Charles, absent.

A l'abdication de Charles Quint le 14 mars 1556, comme son successeur, il est définitivement désigné empereur par l'assemblée des princes à Francfort le 24 mars 1558, la confirmation du pape n'étant plus jugée nécessaire.

Ferdinand joue, en outre, un rôle important dans la conclusion de la paix d'Augsbourg en 1555.

Sa devise était Fiat justifia et pereat mundus ("que la justice triomphe, même si le monde doit périr").

Ferdinand meurt le 25 juillet 1564, à 61 ans.




empereur romain germanique 16ème siècle charles quint
PORTRAIT DE L'EMPEREUR FERDINAND 1ER
Par Auteur inconnu — http://www.tudorplace.com.ar/images/Habsburgs/FerdinandI.JPG, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=28980825



Voici le proverbe du mardi 10 mars 2026 :


MARTXOAN EDURRA EGITEN BADU, URTE ARTAN GARI ASKO IZANGO DALA ESAN NAI DU.

S'il neige en mars, il y aura beaucoup de blé dans l'année.




mars mois calendrier neige
MARS 1904
ILLUST I GRABAR


(Source : https://www.herodote.net/ et Wikipédia et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE CONGRÈS DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1905 (septième et dernière partie)

  

LE CONGRÈS DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT À BIARRITZ EN 1905.


La Ligue de l'enseignement est un mouvement laïque d'éducation populaire en 1852.




ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
DIPLÔME DE LA LIGUE DE L'ENSEIGNEMENT 1905



Elle a été créée pour promouvoir l'accès à l'éducation et à la culture pour tous, en réponse aux lacunes de l'éducation formelle.



En 1866, elle a commencé à organiser des activités éducatives, culturelles et sportives à travers ses fédérations départementales.



En 1886, la Ligue regroupait près de 1 200 Sociétés et s'est engagée dans des thématiques que l'école ne couvrait pas, comme l'enseignement professionnel et l'éducation physique.



Son histoire est marquée par un engagement constant pour l'accès au savoir dans une République laïque et démocratique.



ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
JOURNAL CORRESPONDANCE HEBDOMADAIRE /
LIGUE FRANCAISE DE L'ENSEIGNEMENT

22 OCTOBRE 1905

Voici ce que rapporta à ce sujet la Correspondance hebdomadaire / Ligue française de 

l'enseignement, le 19 novembre 1905 :



"Les Voeux du XXVe Congrès.


Première Commission

Œuvres complémentaires de l’école. 


Que le Conseil général de la Ligue appelle l’attention des pouvoirs publics, des départements et des municipalités sur les résultats obtenus par les œuvres complémentaires de l’école, en les priant de les encourager davantage sous forme de subventions, de dons de livres, de prêt de local, etc. 



Titres, distinctions et médailles. 


1° Que l'article 2 du décret du 4 août 1903 soit abrogé, en ce qui concerne les titres des instituteurs s'appliquant aux œuvres complémentaires de l'école non rétribuées ;


2° Que les distinctions honorifiques destinées aux instituteurs ne soient accordées, comme elles le sont aux autres postulants, qu'après avis de l'inspecteur primaire et de l’inspecteur d’académie ; 


3° Que le nombre actuel des mentions honorables, médailles de bronze et d’argent et palmes académiques destinées aux instituteurs soit notablement augmenté. 




ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
MEDAILLE LIGUE ENSEIGNEMENT 1881


Histoire et géographie


Que des textes de conférences sur l'histoire maritime soient envoyés dans la plus large mesure possible aux éducateurs populaires. 


Que l'enseignement de la géographie dans les écoles continue à être donné de façon qu’il y soit fait la place la plus large aux questions économiques, commerciales et maritimes. 



Noms à donner aux écoles. 


Que les noms des grands éducateurs qui ont fondé la démocratie et la République soient donnés aux écoles communales laïques. 


ligue enseignement public laïque biarritz 1905 pays basque
VERSO MEDAILLE LIGUE ENSEIGNEMENT 1881



Le mouvement coopératif. 


Que la Ligue française de l'Enseignement témoigne au mouvement coopératif le même intérêt qu'elle a manifesté en faveur de la Mutualité et d’autres œuvres de solidarité, et qu’elle défende et appuie les instituteurs désireux de faire connaître le caractère et les avantages de la coopération autant que ceux de la mutualité.



La réforme de l'orthographe. 


Que M. le Ministre de l'instruction publique veuille bien donner une prompte et favorable solution à la question de la simplification de l'orthographe, en adoptant et faisant mettre en pratique les suivantes simplifications réclamées avec tant d’instance partout le corps enseignant, par la "Ligue de l'Enseignement", par l'"Alliance française", par la "Mission laïque française", par la "Presse de l’Enseignement", et par toutes les autres Associations enseignantes. 



Patronages laïques. 


Voeu de principe : Que l’initiative privée fonde des patronages laïques, et qu’en particulier les Sociétés de la Ligue française de l'Enseignement s'occupent d'en organiser avec des comités de libres collaborateurs assurant leur fonctionnement et suppléant les institutrices et les instituteurs pour qui le patronage "doit être une aide et non une charge nouvelle". 


Voeux complémentaires :

1° Que des conférences pratiques, pour la tenue des patronages, soient faites aux femmes et aux hommes d’œuvres laïques. 

2° Que des comités spéciaux de patronages  comités de dames ou bien comités mixtes — se constituent dans les Cercles de la Ligue et prennent à tâche la fondation des patronages laïques. 

3° Que l'Enseignement ménager, l’Œuvre du Trousseau, la Mutualité féminine aient une place importante dans les patronages de filles. 

4° Que l'on introduise l'éducation sociale et l’apprentissage pratique de solidarité dans les patronages laïques. 

5° Que l'apprentissage et le placement des pupilles soient l’objet d'efforts réglés et méthodiques, poursuivis avec une patiente énergie ; que des conférences soient faites sur le choix des métiers par des spécialistes et des professionnels. 

6° Que, dans chaque patronage laïque de garçons et de filles, l’organisation assure, tant aux jeunes gens qu’à leurs familles, en cas de contrats à passer ou de contestations, tous conseils pratiques d’ordre juridique sur leurs droits et leurs devoirs légaux.

7° Que les patronages laïques se réclament d’une doctrine nettement laïque professée avec tact, mais avec fermeté. 

8° Que les patronages laïques soient organisés autant que possible dans des locaux extérieurs à l’école, loués ou achetés par les promoteurs des œuvres. 

9° Que, pour faciliter l’acquisition d'immeubles à l'usage de patronages laïques, il se constitue des sociétés civiles dont le capital soit divisé en actions, chacune d'un montant peu élevé, pour pouvoir être souscrites par un plus grand nombre de coopérateurs. 

10° Que les Associations d’anciennes et d’anciens élèves se proposent, comme objet, l’organisation des patronages laïques. 



Obstacles à la fréquentation scolaire. 


Qu'une répression effective soit exercée contre quiconque aura apporté un obstacle à la fréquentation scolaire pendant toute la durée des heures de classe, en rendant ces mesures spécialement rigoureuses contre ceux qui auront donné à cet obstacle un caractère de collectivité et de récidive permanente. 



Cantines scolaires.


1° Que, dans toutes les écoles laïques rurales, des cantines scolaires soient organisées, aux frais des municipalités, sous forme de soupes chaudes, à midi, pendant les mois rigoureux de l’année ; 

2° Que la surveillance des réfectoires puisse être faite par une personne étrangère à l’enseignement. 



Œuvres post-scolaires


Que tous les ministres de la République se déclarent favorables aux œuvres post-scolaires en autorisant, par des circulaires rendues publiques, tous les fonctionnaires placés sous leurs ordres à y coopérer, en dehors des heures de travail exigées par leur service. 



Accès dans les trains. 


Que la Compagnie du Midi, imitant en cela les autres Compagnies, accorde aux instituteurs munis de cartes à demi-tarif délivrées par le ministère de l’instruction publique, le libre accès dans tous les trains. 



L’éducation sociale populaire. 


Qu’il soit fait, dans les écoles préparatoires au professorat de jeunes filles et dans toutes les écoles normales, une place à l’éducation sociale populaire. 



L’écriture droite


Que l’écriture droite soit admise à l’égal de l’écriture penchée dans les écoles et les examens. 



La gratuité au Salon. 


Que la gratuité du Salon annuel de peinture soit rétablie les jeudis et dimanches, comme cela a existé autrefois.



Envoi aux colonies scolaires. 


Que les statuts de la Mutualité scolaire soient modifiés et qu’il y soit introduit un article permettant de prélever, sur le montant des recettes disponibles, les sommes nécessaires à l'envoi aux colonies scolaires des enfants débiles. 



Deuxième Commission

De la neutralité dans l’enseignement primaire. 


1° Que la neutralité de l'école primaire soit nettement définie par lois et règlements ; que cette neutralité, motivée à la fois par le respect de l'autorité des parents et par le jeune âge des élèves, soit limitée à la prescription suivante : l'école doit rester étrangère aux questions confessionnelles et aux débats de la politique active ; 

2° Que l'instituteur, s’inspirant des principes de 1789 et appliquant la méthode rationnelle, se donne pour tâche essentielle de développer : 

a) Dans l'éducation intellectuelle, le respect et l’amour de la vérité, la réflexion personnelle, les habitudes de libre examen en même temps que l’esprit de tolérance ; 

b) Dans l'éducation morale, le sentiment du droit de la personne humaine et de sa dignité, la conscience de la responsabilité individuelle en même temps que le sentiment de la justice et de la solidarité sociales ;

c) Dans l'éducation civique, l’attachement au régime démocratique et à la République qui en est la forme supérieure, et tout d'abord parce qu'il prime forcément tous les autres, rattachement à la patrie, avec la résolution d'accepter virilement toutes les charges civiques et militaires que sa défense nécessite, sans renoncer à l’effort vers la fraternité des peuples ;

3° Que, en dehors de ses fonctions, tout maître jouisse de la plénitude des droits de citoyen, sous la seule réserve de garder dans ses paroles et dans ses actes la mesure que lui impose sa mission d’éducateur national ; 

4° Que les programmes soient révisés et les livres scolaires examinés en vue d'une conformité plus complète aux dispositions de la loi du 28 mars 1882 relatives à la laïcité de l’enseignement primaire.


L’armée nationale.


Le Congrès rappelle les termes dans lesquels le général Faidherbe, auteur d’un projet de réorganisation d'une armée nationale, définissait, au lendemain de la guerre, les charges civiques et militaires qu’impose le devoir envers la patrie.

L'armée nationale est l’ensemble des citoyens armés pour défendre l’Etat contre ses ennemis. 

L’armée nationale n’est pas chargée de la police des villes ni des campagnes. 



Troisième Commission.

Du travail de la femme au foyer. — L’école adaptée à son milieu. 


1° Que dans l'enseignement primaire, et particulièrement dans les leçons d'économie domestique, les leçons soient choisies dans le programme de façon à s'adapter aux productions de la région, à s’approprier aux besoins futurs des jeunes filles, et orientées nettement vers les applications pratiques et professionnelles; 

2° Que les questions posées au certificat d'études, qui est une sanction de l'enseignement, soient adaptées à cette nouvelle orientation. 

1° a) Qu'on encourage par tous les moyens les occupations féminines, notamment les travaux manuels dénommés travaux de dames : à l'aiguille, au fuseau, à la main ; dentellières, brodeuses, gantières, enlumineuses, pailleteuses, jardinières, apicultrices, etc. ; 

b) Qu'on propage, dans les patronages et amicales, les causeries féminines destinées à faire connaître les métiers utilisables au foyer ainsi que le rapport pécuniaire qu’on peut en obtenir et qu’on encourage les femmes travaillant au foyer à se grouper pour discuter et au besoin défendre leurs intérêts ;

c) Qu’on établisse une brochure de renseignements à l’usage des jeunes filles des villes et des campagnes, les documentant sur toutes les professions féminines afin qu’elles puissent juger de leurs aptitudes à exercer l’une ou l’autre et de leurs moyens de s’y livrer ; 

2° a) Que le travail du ménage soit désormais considéré comme une profession à apprendre et classée comme telle dans le Bulletin de l'Office du travail

b) Que le travail ménager de la femme au foyer soit rémunéré par un prélèvement opéré sur la somme consacrée à l’entretien du ménage et, que cette rémunération soit égale à la rémunération moyenne que recevrait une salariée pour accomplir le même travail ; 

3° Que, par la parole et par l’action, toutes les femmes appartenant à la Ligue de l’Enseignement s’engagent à encourager le travail des femmes au foyer en leur procurant du travail manuel ou intellectuel, en instituant des concours ou des expositions leur permettant d’utiliser leurs aptitudes et de développer leur imagination créatrice."





(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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