PROVERBE DU 12 FÉVRIER 2026 (SAINTE EULALIE) (SAINT FÉLIX) (VICTOIRE) (LAIA).
EULALIE : Sainte Eulalie de Barcelone naît en 289.
12 FEVRIER SAINTE EULALIE DE BARCELONE
C'est une martyre chrétienne, souvent confondue avec sainte Eulalie de Mérida.
Encore très jeune, bouleversée par les persécutions qu'elle voit infliger aux Chrétiens, Eulalie va se plaindre au gouverneur Dacien qui la fait arrêter immédiatement.
On place Eulalie alors dans un tonneau rempli de bouts de verre, puis le referme et on la fait rouler dans une ruelle.
La jeune vierge meurt en 304 dans d'atroces souffrances.
La légende raconte qu'une colombe s'échappe du corps martyrisé d'Eulalie.
FÉLIX : Beaucoup de saints portent le nom de Félix.
12 FEVRIER SAINT FELIX SAINT SATURNIN ET LEURS COMPAGNONS
Celui-ci qui est fêté aujourd'hui est Félix de Carthage.
Félix est évêque de Thibiuca en Afrique et martyrisé en 303 avec un groupe de 49 chrétiens d'Abitène (en Tunisie actuelle) et décapité sur ordre du proconsul Anulinus.
LAIA : Greziako Eulalia "ongi mintzo dena" izenetik datorkigu. Santa Olaia IV. mendean bizi izan zen, Meridan (Espainia), eta 12 urte zituela hil zuten, kristaua izateagatik. Santuaren eguna abenduaren 10ean da. Aldaerak : Eulali, Eulari eta Laia.
Galdames (Bizkaia) herriko auzoa eta Bizkaiko mendia, Sopuertakoa. Mendi honen magalean hil zuten 1876an Kastor Andetxaga brigadierra, 800 bolondresekin Concha generalaren agindupean eraso zieten Espaniako armadako 15 000 soldaduei aurre egiten.
(...) laia iz. Lurra iraultzeko lanabesa, lurrean sartzen diren alizairuzko bi hortz luzez eta horietako baten gainean itsasten den zurezko gider batez osatua (...)
(...) Laiaren hortzak. Laia-giderrak egiten. Gero joaten gara altzurrera edo laia-lanera. Laian aritu, egin. Orduan laian ez zekien baserritarrik ez zela (...)
Ikus : Olaia.
Un décès du 12 février : Etienne Marie Antoine Champion de Nansouty.
GENERAL ETIENNE MARIE ANTOINE CHAMPION DE NANSOUTY
Né le 30 mai 1768 à Bordeaux (Guyenne) - Mort le 12 février 1815 à Paris.
Après avoir brillamment servi dans la cavalerie au cours des guerres révolutionnaires, il est élevé au grade de général de division en 1803 et il occupera par la suite des commandements importants lors des guerres napoléoniennes.
Issu de la noblesse bourguignonne, il étudie à l'école militaire de Brienne et est diplômé de l'Ecole militaire de Paris.
La carrière de Nansouty commence en 1785 en tant que sous-lieutenant au régiment de Bourgogne-Infanterie, où son père avait servi sous le règne de Louis XV.
Devenu officier de cavalerie au moment où la guerre éclate en 1792, il est affecté comme aide de camp auprès du maréchal Luckner.
Durant la guerre de la Première Coalition, il fait campagne avec les armées françaises sur le Rhin et en Allemagne avec le grade de lieutenant-colonel et chef d'escadron au 9ème régiment de cavalerie.
Il est promu colonel en 1793 et prend le commandement du 9ème de cavalerie.
Nansouty est nommé général de brigade en 1799 après avoir refusé plusieurs fois cette promotion.
Il est promu en 1803 au grade de général de division, le plus élevé de la hiérarchie militaire française.
Il est appelé au commandement de la 1ère division de grosse cavalerie de la Grande Armée qui vient d'être formée par Napoléon.
De 1804 à 1809, il participe à quelques-unes des plus fameuses des 3ème, 4ème et 5ème coalitions à Austerlitz, Friedland, Eckmühl, Essling et Wagram.
En 1812, pendant la campagne de Russie, Nansouty est sévèrement blessé au genou.
Membre de l'élite militaire française du Premier Empire, décoré du grand-aigle de la Légion d'honneur, il intègre la Maison militaire de l'Empereur en qualité de premier écuyer et il est également titulaire du poste de colonel-général des dragons.
Sous la Première Restauration, Louis XVIII lui attribue décorations et commandements, parmi lesquels celui d'une compagnie de sa Maison militaire.
Il meurt le 12 février 1815, à 46 ans.
Son nom est inscrit sous l'arc de triomphe de l'Etoile.
GENERAL ETIENNE MARIE ANTOINE CHAMPION DE NANSOUTY
Voici le proverbe du jeudi 12 février 2026 :
OTSAIL EZTIEGI, PRIMADERA XIRTXILEGI.
Février trop doux, printemps trop pluvieux.
MOIS DE FEVRIER EN BRETAGNE
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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... Passons à l'A. B. maintenant : la classe de son adversaire lui donnait beau jeu sans doute pour se livrer à cette orgie de passes qui a fait sa réputation. Il n'en est pas moins certain que l'équipe, de ses premiers pas sur un ground semble fine prête, et que peu de quinze en France sont capables d'une forme aussi rapide. Ce n'est pas dire toutefois que d'abord les méthodes employées soient complètement à l'abri de tout reproche et qu'ensuite le team de Dimanche doive être le team définitif. Reprenons ces 2 points à tour de rôle : nous persistons à croire (et nous aurons sans doute à revenir sur ce point) que la formule galloise du jeu ouvert à outrance faite sienne par l'A. B. convient parfaitement aux qualités et aux moyens de l'ensemble de ses hommes ; il doit donc, selon nous, persister à en faire son procédé d'attaque favori. Mais nous ne pouvons nous empêcher d'apercevoir quelques dangers à cette façon de faire : il ne faudrait pas d'abord que l'attaque par passes devint la seule méthode d'attaque : l'attaque aux pieds, par dribblings est plus efficace, moins aléatoire et moins difficile par certains temps et sur certains terrains ; il serait donc prudent de s'y exercer par intervalles en temps secs, et, en tous cas, il est de la plus grande imprudence de vouloir à toute force terminer par passes une attaque commencée en dribblings : on risque huit fois sur dix de faire un en-avant en ramassant la balle. D'autre part à supposer que la passe puisse suffire en tout temps à l'A. B. comme méthode d'attaque, il est à prévoir que l'adversaire aura tendance à adopter la méthode contraire : le dribbling. Et chacun sait qu'il n'existe qu'une méthode certaine de défendre contre ce procédé : c'est de se coucher résolument sur le ballon. La méthode de la contre attaque par passes peut donc réussir quelquefois mais c'est là un procédé fantaisiste qui, une fois éventé, pourra être fatal à celui qui le pratique. Et l'on sent les bleus et blancs très peu habitués à ce mode d'arrêt ; la meilleure preuve en est que lorsque l'un d'eux vient de s'opposer au dribbling de l'adversaire, la plupart des avants montrent très peu d'empressement à se replier derrière leur co-équipier ; ils semblent attendre sur place que l'attaque reprenne, pour y prendre part à nouveau ; mais c'est comme ça parfois qu'on se fait déborder de façon irrémédiable. Nous n'insisterons pas non plus sur le piétinement provoqué par le désir de trouver par passes à toute force un jour dans le rang de l'adversaire. Un solide coup de botte en touche est souvent plus utile et moins épuisant.
Passons maintenant à la composition du quinze : une ligne tout d'abord semble absolument inchangeable : c'est celle des demis. Elle fournit dimanche une partie éblouissante, de précision et de brio, lançant les divisions arrières avec une maîtrise et un à propos incomparable. Nous nous rallions de grand coeur à l'avis de notre confrère Hoursiangou, qui voit dans la combinaison Hedembaigt-Chateau une paire sans doute unique en France. La 1re ligne d'avants : Fortis-Iguiniz, Beaulieu nous donne aussi satisfaction par son poids, son allant, et le temps depuis lequel ces 3 hommes sont habitués à jouer ensemble. Mais les autres lignes seraient, selon nous, susceptibles de recevoir quelques remaniements profitables. La paire Lissalde-Lasserre nous semble tout d'abord bien légère en 2e ligne, où trouvent place généralement des hommes d'une autre corpulence ; puis nous ne sommes pas les seuls à avoir remarqué que le ballon s'attardait souvent en mêlée dans les pieds des hommes du second rang ; nous le verrions donc composé plutôt de deux "bigmen" de notre connaissance. La 3e ligne serait donc formée à son tour de Fernand et de Domercq, les 2 internationaux incontestés et incontestables, et d'un 3e pris de préférence parmi les hommes pesant plus de 72 ; car malgré tous les avis contraires, le poids des hommes d'un pack est d'une extrême importance en certains cas, mais qui pourrait être aussi un des hommes actuels de 2e ligne car la poussée d'un avant du 3e rang est souvent moins appréciable que celle d'un avant du 2e. Ce n'est pas sans un grand plaisir que nous avons cru discerner des progrès sensibles dans la manière de Poeydebasque à l'aile, qui semble foncer plus franchement que l'an dernier, et qui, adroit comme il l'est, doué, d'un bon coup de pied et raisonnablement vite, peut conserver encore ce poste de choix pour la terrible saison qui se prépare. Fouillassard en revanche nous a semblé plus lent dans son action et moins adroit à la passe que d'habitude ; peut-être son vrai poste serait-il à nouveau celui d'arrière, d'autant que le très consciencieux Ansoborlo, malgré son adresse sur le ballon et son énergie sur l'homme, ne peut, dans son propre intérêt, espérer tenir de façon suivie ce poste périlleux entre tous. Je verrais assez bien dans ce cas Laffitte au centre, ainsi que Roe il va sans dire, et à côté de l'ex capitaine du Biarritz-Stade, le rapide sprinter Charley, dont les obligations fraternelles et au besoin paternelles auraient vite fait sans doute de vaincre la résistance.
HARRY OWEN ROE AVIRON BAYONNAIS
Ces réserves faites — et à quoi serviraient les critiques sportifs s'ils ne bourraient pas leurs comptes rendus de toutes sortes de réserves — je n'éprouve aucune difficulté à faire - autant par raison que par sympathie — de l'Aviron Bayonnais mon grand favori pour le championnat de France de 1913."
Dans les luxueux salons du Palais Bellevue, le B.S. C. réunit, après la partie, les joueurs, les dirigeants et les amis des deux clubs. Et ce banquet, présidé par le docteur Gutierrez, fut la plus charmante petite fête qui se puisse concevoir.
SALLE DE CONCERT CASINO BELLEVUE BIARRITZ PAYS BASQUE D'ANTAN
Les convives étaient nombreux, si nombreux que nous oublions certainement des noms : citons toutefois :
Le Docteur Gutierrez, président du B. S. C., M. Choribit, président de l'A. B., M. Chantillon, président du comité de Côte Basque, M. Portalis, MM. Lamothe, Berrogain, Cazaucau, P. Lamothe, Bargelès Alcide et Alban Augey, Dulau, Lazortges, Ramond, Harritçalde, Cardi, Richardière, Fay, Laru, Bonneville, Vivié, Ribis, Darricau, Gruet, Dubarbier, Durquety, Boubée, Latuille, Dulau, Max Castérès, Lacoste, Jaumont, A. et L. Lacombe, Martin, etc., etc... les quize équipiers du Sporting, plusieurs autres joueurs des deux clubs, enfin les représentants de la Presse locale et régionale.
Le menu exquis et auquel on fit largement honneur, était le suivant :
Au Champagne, le docteur Gutierrez inaugura la série des discours par une allocution pleine de tact et très appréciée. Il rappela les débuts difficiles de son club, cita l'exemple de l'Aviron Bayonnais, dont la carrière fut semblable, à l'origine, et qui depuis... M. Gutierrez remercia aussi la Presse, dont les encouragements n'ont jamais failli au jeune club. Bref, en quelques minutes, il effleura tous les sujets avec une courtoisie charmante, et termina son discours au milieu d'enthousiastes applaudissements.
Après lui, M. Choribit se leva, et son allocution fut comme toujours très écoutée. Il sut, en une causerie aimable, parler de tout et de tous.
M. Hoursiangou, du "Sportsman" répondit à M. Choribit en sportsman averti, qui n'ignore rien des choses ni des gens. Avec la compétence que tous lui connaissent, il traita du football dans le sud-ouest et commenta spécialement, en termes élogieux mais justes, la belle partie à laquelle il venait d'assister.
M. Chantillon parla ensuite avec l'autorité que lui confère son titre de président du Comité de Basque. Mais il sut adoucir ses graves conseils par une gaité de bon aloi. Tout particulièrement, il fut très applaudi quand il sacra notre confrère Hoursiangou, l'apôtre du rugby dans le sud-ouest, président d'honneur du Comité.
Enfin, votre serviteur, à qui ses confrères jouèrent le mauvais tour de le désigner, il fut heureux au nom de la Presse locale, de remercier et de féliciter le Sporting, en souhaitant les plus grands succès aux deux clubs.
Nous applaudîmes enfin de courtes allocutions de MM. Fernand Forgues, capitaine de l'A. B., Bargelès, Lamothe, Crespin, capitaine du B. S. C., Berrogain et du docteur Augey, dont la causerie toute paternelle fut applaudie à outrance.
La soirée se termina dans un éclat de rire, grâce aux Mastic et autres Mayols amateurs, dont les chansonnettes, dites avec un réel talent, obtinrent plus qu'un succès, un triomphe.
Notre confrère "Le courrier" a reçu hier de M. Gaillard, adjoint au maire de Biarritz une lettre où il explique, sinon l'absence de tout représentant de la municipalité au banquet, du moins pourquoi il n'insista pas, lui, à cette manifestation.
Cette lettre, la voici :
"Monsieur le Directeur,
Dans le compte rendu qu'a donné hier le "Courrier", de la fête du B. S. C. au Palais Bellevue, vous signalez, d'une façon particulière, l'abstention de la Municipalité, en faisant suivre cette remarque de l'observation suivante.
Cette attitude, est-il besoin de le dire, fut commentée sans enthousiasme. Or, je ne sais si mes deux collègues ont été invités à cette fête, mais je tiens à faire remarquer à ceux qui ont commenté l'abstention de la Municipalité, que le premier adjoint n'a reçu ni invitation, ni même le moindre avis sollicitant sa participation.
Il me semble, pourtant, avoir prouvé au B.-S. C. que je savais ne pas rester indifférent aux choses de sport, sans m'arrêter aux questions de bannières, et que cette année se sont encore disputées, sous la direction du B. S. C., des épreuves d'athlétisme auxquelles j'avais apporté la preuve d'un certain intérêt, et qui ont eu lieu, je dois encore le remarquer, sans que, pour la première fois, du reste, j'ai été invité ni à la présidence, ni même à y assister.
Tout ceci, simplement, comme mise à point.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments distingués.
Docteur Gallard".
C'est parfait... Après de telles déclarations, il ne nous est pas permis de douter des sentiments très amicaux de M. Gallard à l'égard du Sporting...
Mais, puisqu'il l'ignore, nous lui apprendrons : 1° Que M. Forsans, maire de Biarritz et président d'honneur du B. S. C., avait été invité en cette double qualité. 2° Que M. Forsans reçut cette invitation, puisqu'il répondit au B. S. C. qu'à son grand regret, il ne pouvait assister au banquet, étant obligé de partir le soir même pour Paris, mais qu'il se ferait un plaisir d'assister à la partie de football.
Or, M. Forsans n'assista pas à la partie, et ne prit pas davantage le train pour Paris.
Biarre, n'est-ce pas ? Bizarre aussi, ce fait que les deux adjoints, (car nous supposons M. Raulet dans le même cas que M. Gallard) n'aient pas été mis au courant par le maire, d'une invitation concernant la municipalité !"
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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PROVERBE DU 11 FÉVRIER 2026 (NOTRE DAME DE LOURDES) (SAINTE HÉLOISE) (LURDES)
NOTRE DAME DE LOURDES : Le 11 février 1858, près de Lourdes, une jeune femme serait apparue à une petite bergère nommée Bernadette Soubirous, dans la grotte de Massabielle.
11 FEVRIER NOTRE DAME DE LOURDES
La bergère indiqua qu'au cours d'une de ces apparitions, la Dame lui dit en gascon : Que soy era immaculada councepciou (Je suis l'Immaculée Conception).
BERNADETTE SOUBIROUS
Elle rapporta ces mots à son curé, sans savoir que le Pape Pie IX avait proclamé 4 ans plus tôt le dogme de l'Immaculée Conceptionà propos de Marie, mère du Christ.
Les apparitions de la grotte miraculeuse stimulèrent la dévotion à Marie, et firent de Lourdes l'un des plus célèbres pèlerinages du monde.
GROTTE DE MASSABIELLE LOURDES
HÉLOISE: Héloise de Coulombs (ou Helvise ou Helwisa) est une recluse française qui a vécu sous l'obédience de l'abbaye bénédictine de Coulombs, dans le diocèse de Chartres.
11 FEVRIER SAINTE HELVISE DE COULOMBS
Héloise épouse en premières noces le comte Hugues de Meulan puis en secondes noces Alexandre dit Azzelin, avec lequel elle a plusieurs enfants.
Héloise est considérée comme bienheureuse par l'Eglise catholique romaine, et célébrée le 11 février.
LURDES : Euskal Herritik ez urrun den Lurdeseko herrian 1858an hasi ziren, geroztik dirauten beila handiak.
PELERINAGE DU ROSAIRE LOURDES 1911
Une naissance du 11 février : Honoré d'Urfé.
ECRIVAIN HONORE D'URFE
Né le 11 février 1567 à Marseille (Royaume de France) - Mort le 1er juin 1625 à Villefranche-sur-Mer (Comté de Nice).
C'est un écrivain français et savoisien, auteur du premier roman-fleuve de la littérature française, L'Astrée.
Honoré est issu d'une famille de l'aristocratie du Forez, apparenté à la maison de Savoie par sa mère.
Il fait ses études chez les jésuites.
Homme d'action, il prend parti pour la Ligue catholique, et reste à jamais fidèle au duc de Nemours et de Genevois.
En décembre 1592, après la prise de Montbrison, il se remet au service du duc et rompt avec son frère Anne d'Urfé, bailli du Forez, qui tente dès lors de pacifier la province.
A sa sortie de prison, en juillet 1594, Neumours nomme Honoré "lieutenant-général au gouvernement de Forez".
En février 1600, il revient en Forez pour épouser Diane de Châteaumorand.
Auteur d'un poème pastoral, Le Sireine, vers 1604, il défend les théories platoniciennes de l'amour dans les Epîtres morales.
Il fonde, vers 1606/1607, avec ses amis Antoine Favre, François de Sales et Claude Favre de Vaugelas baron de Pérouges, l'Académie florimontane, la première société savante du duché de Savoie.
Honoré est surtout connu pour son roman précieux L'Astrée, roman d'amour en partie autobiographique paru entre 1607 et 1633.
Cette oeuvre inachevée, de plus de 5 000 pages, publiée en 4 parties entre 1607 et 1627, s'inscrit dans la tradition des romans hellénistiques, de Virgile et des poètes courtois.
C'est l'un des plus considérables succès du siècle, qui n'aura pas de postérité véritable dans le genre du roman pastoral, mais une influence considérable sur le roman, le théâtre (Molière), l'opéra et les mentalités.
Cette influence s'exerce aussi dans le monde anglo-saxon.
Honoré a également laissé un recueil de poèmes, la Savoysiade (1609), une pastorale en 5 actes, La Sylvanireou la Morte-vive (1625).
Il meurt au cours d'une campagne militaire, le 1er juin 1625, à 58 ans, campagne au cours de laquelle il mène les troupes savoyardes du duc Charles-Emmanuel 1er de Savoie contre les Espagnols.
PORTRAIT D'HONORE D'URFE EN FRONTISPICE DE L'ASTREE 1619
Voici le proverbe du mercredi 11 février 2026 :
OTSAILEAN GIZONA MAKAUTSIK IKUSI BAÑO, OTSOA ARDITARTEAN IKUSI OBE.
Mieux vaut le loup au milieu des brebis que l'homme en bras de chemise au mois de février.
LOUP ET BREBIS
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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La vallée de Baïgorry possède des mines de fer sphatique, et une mine de cuivre dont l'exploitation remonte à une haute antiquité.
MINES DE BAÏGORRY PAYS BASQUE D'ANTAN
Voici ce que rapporta à ce sujet M. Reboul, ingénieur aux mines de Baïgorry, en 1880 :
"Notice sur les mines de cuivre argentifère et sur les mines de cuivre de Baïgorry(Basses-Pyrénées).
La présente notice, dont le but principal est de donner un aperçu, aussi exact que possible, de la valeur réelle de la concession des mines de Baïgorry sera divisée en 4 parties, savoir :
Première partie.
§ 1er. — Historique des mines.
§ 2. — Description des filons de cuivre et des travaux faits par les anciens.
a. — 1er groupe des filons de cuivre situés à proximité de l'usine de Banca.
b. — 2e groupe des filons de cuivre situés à une certaine distance de l'établissement de Banca.
§ 3. — Observations sur les travaux faits, par les anciens, pour retrouver, au-delà des dérangements, les divers filons de cuivre rejetés par ceux-ci.
§ 4. — Indication des travaux à faire pour développer l'exploitation des filons de cuivre constituant le 1er groupe, avec un aperçu approximatif des dépenses.
§ 5. — Evaluation : a de la production de minerai marchand par mètre carré de surface exploitable ; b du prix de revient des 100 kil. de minerai ; c du bénéfice à faire par tonne de minerai de cuivre rendue à Bayonne.
Deuxième partie.
§ 1er. — Description des gisements de fer et principalement de celui d'Ustéléguy.
§ 2. — Indication des travaux à faire pour développer l'exploitation de ce gisement d'Ustéléguy.
§ 3. — Evaluation du prix de revient de la tonne de minerai de fer rendue à Bayonne.
a. — Dans l'état actuel des voies de transport
b. — Dans l'hypothèse où l'on améliorerait ce voies de transport.
Troisième partie.
Aperçu des dépenses à faire pour l'amélioration ou plutôt l'installation d'un atelier de préparation mécanique.
La concession des mines de Baïgorry, dont l'étendue est de 116 kilomètres carrés, comprend des mines de cuivre argentifère et des mines de fer.
Les filons de cuivre argentifère se rencontrent dans la plupart des montagnes qui constituent la vallée de Baïgorry ; cependant le centre de cette formation semble avoir affecté plus particulièrement le territoire de Banca ; aussi sont-ce les nombreux filons qui sillonnent ce territoire de Banca qui ont donné lieu à une exploitation dont l'origine, quoique inconnue, remonte bien certainement à l'époque romaine.
La richesse de ces mines de cuivre était déjà proverbiale dans l'antiquité et donnait lieu aux récits les plus fabuleux ; mais c'est surtout à partir du siècle dernier que leur histoire présente un intérêt réel et qu'on peut suivre avec certitude les travaux exécutés pendant cette période.
En 1729, le duc de Bourbon, grand maître des mines de France, donna à un gentilhomme hessois, qui avait une grande réputation, la concession de toutes les mines de la Basse-Navarre, du pays de soule et du pays de labour ; cette concession avait à peu près 400 lieues carrées.
LOUIS DE CONDE DUC DE BOURBON Par attribué à Pierre Gobert — https://www.photo.rmn.fr/archive/84-000894-2C6NU0H91BDR.html, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=423969
Ce gentilhomme entreprit quelques recherches, avec le concours de M. Beugnères de la Tour et celui de deux autres associés.
En 1733, la concession fut renouvelée, en faveur de M. de la Tour, et ce ne fut qu'après des travaux considérables, qu'il tomba sur le filon des 3 Rois et qu'il rejoignit, à environ 5 toises au-dessous de la rivière, les diverses branches de ce filon qui avaient été explorées par les anciens.
En 1747, l'on construisit un atelier de préparation mécanique et une fonderie ; celle-ci se composait de 12 fours de grillage, de 3 fours à manches et d'un four de raffinage.
La production alla dès lors toujours en croissant ; on trouve, en effet, dans les anciens documents que la production minérale fut, en 1746, de 587 quintaux de minerai et qu'en 1756, c'est-à-dire seulement 10 ans après, elle atteignait déjà 12 000 quintaux produisant 240 000 livres de cuivre.
Enfin, M. de la Tour continua d'exploiter, avec le même succès, jusqu'à ce que la concession passât, en 1776, entre les mains de M. Meuron de Châteauneuf, son gendre. On produisait alors en moyenne 350 000 livres de cuivre par an, lesquelles provenaient de 17 500 quintaux de minerai. A cette date, les mines et l'usine de Banca occupaient 389 ouvriers.
La révolution de 1789 dispersa les actionnaires et paralysa l'exploitation qui fut abandonnée en 1792. Plus tard les invasions espagnoles détruisirent l'usine, en représailles de la destruction des usines à fer d'Eguy et d'Orbaicette, détruites par la Tour d'Auvergne.
En 1824, M. de Rieqbourg créa une compagnie pour l'exploitation du minerai de fer d'Ustéléguy et la fabrication du fer au charbon de bois ; mais ni cette Compagnie ni aucune de celles qui la suivirent ne s'occupa des mines de cuivre. Seule, la Compagnie actuelle, Girerd et Nicolas frères, a entrepris quelques travaux sur un seul des nombreux filons, celui de Bergop-Zoom, exploités par les anciens.
Les mines de cuivre existent donc encore à l'état où les troubles de la Révolution de 1789 et l'insuffisance des moyens d'épuisement et d'extraction avaient forcé à les abandonner momentanément.
MINES DE BAÏGORRY PAYS BASQUE D'ANTAN
§ 2. — Description du 1er groupe des filons de cuivre, situés à proximité de l'usine de Banca et des travaux faits sur ces filons par les anciens.
Les fiions de cuivre constituant ce 1er groupe sont nombreux. Ils ont des directions différentes ; sont situés autour et à proximité de l'usine de Banca et sont désignés sous les noms de filons de Philipsbourg, Sainte-Elisabeth, Saint-Louis, Aoust, Sainte-Marie, 3 Rois, Sainte-Marthe, Berg-op-Zoom, Saint-Michel, etc.
Tous furent exploités par les anciens, mais ce n'est que sur un seul d'entre eux, celui de Berg-op-Zoom que des travaux ont été entrepris par la Société actuelle Girerd et Nicolas frères de Saint-Etienne.
Filons de Philipsbourg.
De tous les filons qui constituent le 1er groupe, ceux dits de Philipsbourg sont situés le plus à l'est, et sont en même temps les plus inférieurs par rapport au cours de la nive. Ils sont apparents sur la rive droite de cette rivière. Les uns ont une direction perpendiculaire et les autres une direction parallèle à celle de ce cours d'eau.
Travaux faits. — Des travaux peu importants ont été faits sur ces filons. Sur la rive droite de la nive, un de ces filons fut poursuivi par une traverse dans laquelle on creusa un puits de 20 mètres ; le filon fut coupé et l'on abandonna le travail, qui produisit beaucoup de minerai.
L'on fit ensuite une galerie à travers-bancs dans le but de recouper les filons ; mais, pour ne pas avoir à percer des bancs de quartz, on la fit dévier de sa direction et on l'abandonna sans avoir atteint le but et après l'avoir poussée de 30 à 40 mètres.
Sur les veines parallèles au cours de la nive, il n'y a presque pas eu de travaux.
Enfin, une galerie ouverte sur ta rive gauche de la nive fut poussée, sur une longueur de 60 mètres, sur un filon dirigé sur 8 heures 4/8, et fournit passablement de minerai."
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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