L'ACTEUR PIERRE ETCHEPARE D'IRISSARRY EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1927
PIERRE ETCHEPARE D'IRISSARRY.
Pierre Paul Lucien Salvetat Etchepare, né le 2 octobre 1891 à Irissarry (Basses-Pyrénées) - mort le 20 avril 1943 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un acteur français.
ACTEUR PIERRE ETCHEPARE
Voici ce que rapporta à son sujet, R. Dominique, dans le quotidien La Gazette de Biarritz-Bayonne
et Saint-Jean-de-Luz, le 8 février 1927 :
"Nos interviews.
Un comédien Basco-Parisien : M. Pierre Etchepare.
En tournant autour du village natal d'Irissary. — La carrière de l'artiste et ses projets.
— M. Pierre Etchepare ?
— Lui-même.
Mais déjà j'avais reconnu la petite voix brève et gaie, cette voix de gamin de Paris, du camarade électricien devenu ministre, que nous avons tant applaudie dans les "Nouveaux Messieurs", et qui, hier, fut la joie de la soirée. Une voix si parisienne avec un nom tellement basque !
— Vous êtes Basque, bien entendu ?
— Mes parents sont Basques et je suis né à Irissary.
— Au coeur même du pays.
— Seulement j'ai quitté mon patelin alors que j'étais tout enfant pour venir à Paris. Ce qui me fait en réalité bien plus Parisien que Basque.
— Quand je viens en tournée à Biarritz ou à Bayonne, le temps est tellement limité que je ne puis aller jusqu'au village natal. Je sais qu'il est joli et souriant, que les gens y sont aimables, mais c'est tout. Il y a quelques années, de passage pour quelques jours à Biarritz, j'allais enfin m'y rendre, quand un télégramme m'a brusquement rappelé à Paris. C'est une fatalité.
— Et votre vocation théâtrale ?
— J'ai commencé par être refusé au Conservatoire, en compagnie de Francen et de quelques autres qui ont tout de même fait leur chemin au théâtre.
— Vos débuts ?
— En 1911, aux matinées enfantines du Théâtre Fémina, avec Monna Gondré.
— Ensuite ?
— La Comédie Royale. Puis, j'ai fait l'ouverture de la Sirène, cette salle en sous-sol, devenue au temps des Gothas : l'Abri. Au Théâtre Impérial, je jouais des petites comédies très courtes dont trois ou quatre formaient le spectacle. On aimait assez ce genre de spectacle coupé à cette époque.
"Après ce fut 1914... autre genre de spectacle et de distraction... Passons ! ... On joue tout de même de temps à autre. Je fais la réouverture des Capucines. Avec Marcel Simon, je reprends le cycle des pièces de Feydeau, et je suis de la création au Michel, avec Marnac, de l'"Ecole des Cocottes", le fameux succès d'Armont et Gerbidon. La vie reprend et je suis encore de la création de "Saison d'Amour", d'Edmond Sée...
PHOTOGRAPHIE D'EDMOND SEE 1903
— Un Bayonnais !
— ... et de l'"Eternel Masculin", de Romain Coolus, puis de la reprise, des "Amants de Sazy" et de "Plus ça change...". Et je retourne aux Capucines pour y créer "Pourquoi m'as-tu fait ça ?", de Mirande et Quinson et "Madame est saisie", de Pierre Veber. Je passe ensuite au Daunou où j'ai la joie de jouer "Phili", une pièce charmante, tirée du livre d'Abel Hermant, par Bousquet et Falk. Après ça, je vais à la Potinière jouer une opérette 'Mon Vieux", de Géroule et Dieudonné, et le "Coup de Deux", de Géroule.
A la Comédie Caumartin, je suis de la création de la "Fleur d'Oranger", la jolie comédienne de Birabeau et Dolley, et du "Mage du Carlton", de Marchand et Dolley.
ACTEUR PIERRE ETCHEPARE
Tout cela me mène jusqu'aux "Nouveaux Messieurs" que, pendant sept mois, j'ai promené à travers la France, passant et repassant à Biarritz, et, je puis bien l'avouer, partout avec succès. Mais quand on joue une pièce comme celle-là, ça n'est pas bien difficile.
— M. Etchepare est un modeste qui ne veut s'attribuer aucun mérite... Et après "Monsieur de Saint-Obin", qui nous a tant fait rire, grâce à vous, quels sont vos projets?
— Dans quelques jours, je rentre à Paris pour remplacer, au Palais-Royal, Victor Boucher, dans "Le Monsieur de Cléopâtre", d'Armont et Gerbidon. Je ne sais jusqu'à quand cela va mener. Pour l'instant, je ne me préoccupe que d'apprendre mon rôle".
VICTOR BOUCHER PAR ALEXIS VOLTON
Je laisse Monsieur de Saint-Obin potasser consciencieusement le "Monsieur de Cléopâtre" en souhaitant de le revoir bientôt à Biarritz nous présenter ce nouveau... Monsieur."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
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