UN DICTIONNAIRE TOPOGRAPHIQUE DES BASSES-PYRÉNÉES EN 1863.
Paul Raymond, né Paul Raymond Lechien, est un archiviste et historien français qui était en poste à Pau, au 19ème siècle et une des principales sources paléographique et lexicographique du Béarnais.
Voici ce que rapporta à ce sujet Pierre Bayaud, Directeur des Services d'Archives des Basses-
Pyrénées, dans le Bulletin du Musée Basque N° 25-26 en 1964 :
"Le Dictionnaire topographique des Basses-Pyrénées et son auteur l'archiviste Paul Raymond (1833-1878).
III. — Le "Dictionnaire Topographique".
Le 26 août 1858, Rouland, Ministre de l'Instruction Publique, avait diffusé une circulaire relative à l'établissement d'un Dictionnaire Géographique de la France.
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| PORTRAIT DE M GUSTAVE ROULAND |
L'abbé Marquette, curé-doyen d'Arthez-de-Béarn, avait songé, encore séminariste, à un projet de ce genre pour le Département, y avait intéressé plusieurs de ses condisciples "et d'autres hommes instruits, de divers états, mais bientôt privé de la coopération de ses amis, il interrompit ses recherches", et a perdu ses précieux matériaux. Presque sexagénaire, il n'a pas le courage de se remettre à l'œuvre. Dans sa lettre au Ministre, du 25 octobre 1858, l'abbé fait des remarques pertinentes : "... Je crains que plusieurs correspondants que V. E. a nommés ne puissent faire toutes les recherches désirables, et que bien des détails essentiels ne leur échappent ; il faudrait donc des coopérateurs nombreux, zélés et capables ; et il les leur faudrait dans chaque ville, dans chaque bourg, dans chaque hameau. Par ce moyen, me semble-t-il, rien n'échapperait à leurs recherches.
"Et ce moyen, Monsieur le Ministre, permettez-moi de vous le faire remarquer, vous l'avez entre les mains. Vous pouvez avoir dans les moindres hameaux de l'Empire un correspondant obligé, intelligent, capable. Tous les instituteurs dépendent de V.E. Elle peut les engager, les forcer même à coopérer à cette œuvre monumentale et d'utilité publique. Que tous soient obligés de fournir un Mémoire topographique, historique, etc., de leur Commune et rien ne périra de tout ce qui existe d'intéressant en ce moment dans toute l'étendue de l'Empire. Les mémoires de plusieurs instituteurs seront, je le veux, imparfaits, peut-être mal digérés ou insignifiants par la banalité des choses consignées, ou par la banalité des redites ; mais les matériaux y seront. Ce sera, ensuite, aux correspondants principaux ou à un Comité nommé par V.E., de trier les matériaux, de les coordonner, d'y mettre la dernière main.
Que de fois je me suis dit : Si j'avais été évêque, j'aurais obligé chaque ecclésiastique de mon diocèse à me donner la géographie et l'histoire de sa paroisse. C'est justement ce que vous pouvez obtenir de chaque instituteur de l'Empire. Et tous les amis des sciences et des antiquités vous en sauront gré. Quel service immense rendu à chaque localité de lui conserver à jamais le souvenir de ce qu'elle est et de ce qu'elle a été."
Le baron de Crouseilhes, Ministre de l'Instruction Publique en 1851, Sénateur de l'Empire, membre non-résidant du Comité des Travaux Historiques et des Sociétés Savantes, indiquait à son successeur, le 5 novembre 1858, M. Picamilh : "... Je me permets d'indiquer à V.E. un jeune homme instruit, laborieux, M. Picamilh, qui travaille depuis quelques années à une statistique de ce pays, qui promet d'être assez complète, et dont la première partie a déjà paru en un volume in-8°, et l'on annonce la prochaine publication du second volume. Je crois que les travaux qu'a nécessités cet ouvrage ont dû mettre l'auteur sur la voie de la découverte de faits qui donneraient d'utiles éléments du Dictionnaire Géographique. M. Picamilh peut consacrer tout son temps à des occupations littéraires et archéologiques, et seconderait, je crois, d'une manière satisfaisante les instructions de V.E. Il réside à Pau."
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| BARON DOMBIDAU DE CROUSEILHES |



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