LE CHEMIN DE FER D'INTÉRÊT LOCAL D'URT À CAMBO EN 1883.
Les chemins de fer d'intérêt local ont été pour la première fois par une loi du 12 juillet 1865, qui avait en vue la création de lignes devant être construites et exploitées à bon marché.
D'après cette loi, les départements et les communes étaient autorisés à exécuter soit eux-mêmes, soit par voie de concession, avec le concours et sous le contrôle de l'Etat, des chemins de fer destinés principalement à relier aux grandes lignes les localités secondaires.
L'exposé des motifs de la loi indiquait clairement le but qu'on voulait atteindre : il s'agissait de créer en quelque sorte la vicinalité des chemins de fer. Une entière liberté était d'ailleurs laissée aux départements et aux communes pour le mode de construction des lignes et la largeur de la voie.
Cette loi n'a pas réalisé les espérances conçues par ses auteurs ; c'est ainsi qu'au 31 décembre 1870, la longueur livrée à l'exploitation n'était que de 268 kilomètres, celle en construction ou à construire, de 1 502 kilomètres.
Au 31 décembre 1880, la longueur totale concédée n'atteignait encore que 3 681 kilomètres, savoir : Longueur exploitée 2 189 kilomètres. En construction ou à construire 1 492 kilomètres.
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| GARE A CHÂTEAU CELHAYA 64 CAMBO-LES-BAINS PAYS BASQUE D'ANTAN |
Voici ce que rapporta à ce sujet La Revue de Saint-Jean-de-Luz et des Stations Thermales et
Balnéaires des environs, le 10 Décembre 1883 :
"Chemin de fer d'intérêt local d'Urt à Cambo.
Supplément au Rapport que nous avons publié dans notre Revue du 26 novembre.
Analyse de ce Rapport.
Eléments de prospérité de cette voie.
Affluents. — Départements des Landes : Produits agricoles, résineux, corsiers liège, marnières. — L'Adour. — Le chemin de halage. — Le chemin de fer de Bayonne à Toulouse.
La gare d'Urt.
Urt : salines, tanneries, chantiers de construction, pêche, bois, vignobles, carrières de pierre et de marne, marchés, foires.
Affluents. — Urcuit, Lahonce : carrières de pierre, de plâtres, d'un côté ; de l'autre, une partie de Bardos, de Guiche et de Sames : espèces bovine et chevaline ; cerises de Guiche.
Le chemin de fer d'Urt à Cambo et de Cambo à St-Jean-Pied-de-Port aura, d'après nous, pour conséquence forcée l'établissement d'un tramway de Cambo à St-Jean-de-Luz et de Cambo à Ainhoa et au pont de Dancharienia et Espagne.
A la gare d'Urt descendront tous les voyageurs venant de Peyrehorade, de Pau et au-delà en amont, qui se rendront à Labastide, Hasparren, Cambo et cette partie du Pays Basque. Nous dirons plus : les touristes qui viendront de Peyrehorade, de Pau et d'Oloron, préféreront prendre cette voie pendant l'été pour aller à St-Jean-de-Luz s'il y a un service de voiture établi entre Cambo et St-Jean-de-Luz. La route est une des plus jolies du département. De Bayonne pour se rendre à Labastide et Hasparren, on prendra la gare d'Urt inévitablement.
La gare d'Etchecolou d'Urt.
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| ROUTE DU PORT ET DE LA GARE 64 URT PAYS BASQUE D'ANTAN |
Etchecolou : tuileries, poteries, carrière de marne, bois.
Affluents. — Une portion de Bardos, Guiche, Sames, Bidache (carrières de pierres), tissanderies à Bardos d'un côté ; de l'autre, Briscous, salines, bois, vignobles, carrières de marne ; route départementale de Bayonne à Oloron desservant ces communes.
La station de la Ferrerie.
Subordonnée aux mines de fer qui pourront s'y trouver, et qui doivent exister si les raisons que nous avons données dans notre dernier numéro ont un fondement quelconque. Presque tout le long de cette route on rencontre des fontaines d'eau ferrugineuse bien accusée.
Gare de Labastide Clairence.
Labastide Clairence : fabriques de berrets, tricots ; banc d'ardoises, celles ci à juger par la superficie du sol ; bancs de schiste, vignobles, vin renommé, marchés, foires.
Affluents. — Pessarou : tanneries, clouteries. — Orègue, le bois de Mixe qui en fait partie : châtaignes renommées. — Arraute, Charritte, Amorots-Succos, Béguios, le bois de Mixe (ces communes, pour se rendre à Bayonne, la distance étant plus courte, préféreront prendre la gare de Labastide que celle de St-Palais) : produits agricoles ; vins de Béguios, Amorots-Succos.
Gare de Lucou (Ayherre).
Ayherre : fabrique de marrègues.
Affluents. — Isturitz, St.-Martin-d'Arberoue : carrière de marbre. — St.-Esteben, Méharin, Hélette pour une partie, Armendarits, relié par un chemin d'intérêt commun : produits agricoles, première fertilité, vins recherchés.
Gare de Hasparren.
Hasparren : tanneries, cordonneries, — sandaleries, saboterie, vin renommé, terres de première qualité, marché des plus considérables du département.
Affluents. — Bonloc : tanneries. — Mendionde, Macaye, la belle commune de Hélette (grands marchés à Hélette) : pâturage, bétail de premier ordre. — Urcuray : tanneries.
Gare de Cambo (thermes).
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| GARE ET THERMES CAMBO-LES-BAINS PAYS BASQUE D'ANTAN |






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