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lundi 2 mars 2026

LE CHEMIN DE FER D'INTÉRÊT LOCAL P D'URT À CAMBO EN LABOUR oR7GUED AU PAYS BASQUE EN 1883 (deuxième partie)

LE CHEMIN DE FER D'INTÉRÊT LOCAL D'URT À CAMBO EN 1883.


Les chemins de fer d'intérêt local ont été pour la première fois par une loi du 12 juillet 1865, qui avait en vue la création de lignes devant être construites et exploitées à bon marché.



pays basque autrefois économie transports train
GARE 64 CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN


D'après cette loi, les départements et les communes étaient autorisés à exécuter soit eux-mêmes, soit par voie de concession, avec le concours et sous le contrôle de l'Etat, des chemins de fer destinés principalement à relier aux grandes lignes les localités secondaires.



L'exposé des motifs de la loi indiquait clairement le but qu'on voulait atteindre : il s'agissait de créer en quelque sorte la vicinalité des chemins de fer. Une entière liberté était d'ailleurs laissée aux départements et aux communes pour le mode de construction des lignes et la largeur de la voie.



Cette loi n'a pas réalisé les espérances conçues par ses auteurs ; c'est ainsi qu'au 31 décembre 1870, la longueur livrée à l'exploitation n'était que de 268 kilomètres, celle en construction ou à construire, de 1 502 kilomètres.



Au 31 décembre 1880, la longueur totale concédée n'atteignait encore que 3 681 kilomètres, savoir : Longueur exploitée 2 189 kilomètres. En construction ou à construire 1 492 kilomètres.



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GARE A CHÂTEAU CELHAYA 64 CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet La Revue de Saint-Jean-de-Luz et des Stations Thermales et 

Balnéaires des environs, le 10 Décembre 1883 :



"Chemin de fer d'intérêt local d'Urt à Cambo.

Supplément au Rapport que nous avons publié dans notre Revue du 26 novembre.

Analyse de ce Rapport.


Eléments de prospérité de cette voie.



Affluents. — Départements des Landes : Produits agricoles, résineux, corsiers liège, marnières. — L'Adour. — Le chemin de halage. — Le chemin de fer de Bayonne à Toulouse.



La gare d'Urt.



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HÔTEL DES POSTES ET AVENUE DE LA GARE 64 URT
PAYS BASQUE D'ANTAN


Urt : salines, tanneries, chantiers de construction, pêche, bois, vignobles, carrières de pierre et de marne, marchés, foires.


Affluents— Urcuit, Lahonce : carrières de pierre, de plâtres, d'un côté ; de l'autre, une partie de Bardos, de Guiche et de Sames : espèces bovine et chevaline ; cerises de Guiche.


Le chemin de fer d'Urt à Cambo et de Cambo à St-Jean-Pied-de-Port aura, d'après nous, pour conséquence forcée l'établissement d'un tramway de Cambo à St-Jean-de-Luz et de Cambo à Ainhoa et au pont de Dancharienia et Espagne.



A la gare d'Urt descendront tous les voyageurs venant de Peyrehorade, de Pau et au-delà en amont, qui se rendront à Labastide, Hasparren, Cambo et cette partie du Pays Basque. Nous dirons plus : les touristes qui viendront de Peyrehorade, de Pau et d'Oloron, préféreront prendre cette voie pendant l'été pour aller à St-Jean-de-Luz s'il y a un service de voiture établi entre Cambo et St-Jean-de-Luz. La route est une des plus jolies du département. De Bayonne pour se rendre à Labastide et Hasparren, on prendra la gare d'Urt inévitablement.



La gare d'Etchecolou d'Urt.


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ROUTE DU PORT ET DE LA GARE 64 URT
PAYS BASQUE D'ANTAN


Etchecolou : tuileries, poteries, carrière de marne, bois.


Affluents. — Une portion de Bardos, Guiche, Sames, Bidache (carrières de pierres), tissanderies à Bardos d'un côté ; de l'autre, Briscous, salines, bois, vignobles, carrières de marne ; route départementale de Bayonne à Oloron desservant ces communes.



La station de la Ferrerie.


Subordonnée aux mines de fer qui pourront s'y trouver, et qui doivent exister si les raisons que nous avons données dans notre dernier numéro ont un fondement quelconque. Presque tout le long de cette route on rencontre des fontaines d'eau ferrugineuse bien accusée.



Gare de Labastide Clairence.


Labastide Clairence : fabriques de berrets, tricots ; banc d'ardoises, celles ci à juger par la superficie du sol ; bancs de schiste, vignobles, vin renommé, marchés, foires.


Affluents. — Pessarou : tanneries, clouteries. — Orègue, le bois de Mixe qui en fait partie : châtaignes renommées. — Arraute, Charritte, Amorots-Succos, Béguios, le bois de Mixe (ces communes, pour se rendre à Bayonne, la distance étant plus courte, préféreront prendre la gare de Labastide que celle de St-Palais) : produits agricoles ; vins de Béguios, Amorots-Succos.



Gare de Lucou (Ayherre).


Ayherre : fabrique de marrègues.


Affluents. — Isturitz, St.-Martin-d'Arberoue : carrière de marbre. — St.-Esteben, Méharin, Hélette pour une partie, Armendarits, relié par un chemin d'intérêt commun : produits agricoles, première fertilité, vins recherchés.



Gare de Hasparren.


Hasparren : tanneries, cordonneries, — sandaleries, saboterie, vin renommé, terres de première qualité, marché des plus considérables du département.


Affluents. — Bonloc : tanneries. — Mendionde, Macaye, la belle commune de Hélette (grands marchés à Hélette) : pâturage, bétail de premier ordre. — Urcuray : tanneries.



Gare de Cambo (thermes).



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GARE ET THERMES CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN




Affluents. — Larressore, petit séminaire. — Ustaritz : couvent des Filles de la Croix. — Halsou, Jatxou : produits agricoles, pêche, fabriques de makilas ou bâtons basques, insuffisantes souvent pour satisfaire aux nombreuses demandes qui sont faites.



Autres affluents. — Espelette, grands marchés, commerce avec l'Espagne. — Souraïde, Itsatsou : mines à explorer, cerises d'Itsatsou. — Louhossoa, kaolin. — Ainhoa : mines de fer. — St.-Pée : riches vallées, marché.



Autre affluent appelé à donner une grande importance. — L'Espagne : vin de Navarre, grand commerce. — Tous les transports à faire en amont du chemin de fer du Midi aboutiront à la gare de Cambo.



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GARE DE 64 CAMBO-LES-BAINS
PAYS BASQUE D'ANTAN


Routes.



Route départementale traversant la gare d'Etchecolou. — Chemin de grande communication de Garris à Urt, et de St.-Jean-de-Luz à Bardos, ce dernier longeant la voie ferrée presque dans tout son parcours. — Cambo : route départementale de Bayonne à St.-Jean-Pied-de-Port. — Hasparren : route nationale de Bayonne à St.-Jean-Pied-de-Port.



Rivières.



L'Adour, la Nive, l'Aran, la Joyeuse, l'Arberoue, l'Ardanabie, autour du réseau. — L'Ihouri à Orègue. — De nombreux moulins sur ces quatre dernières rivières, ni navigables ni flottables. Nous faisons observer que la Joyeuse était autrefois navigable jusqu'à Labastide-Clairence. Un pont jeté sur la Joyeuse porte encore aujourd'hui le nom de "pont du port" ; et, d'après des études qui ont été faites, cette petit rivière serait rendue encore navigable par la suppression des moulins bâtis le long de son cours, cause qui a arrêté la navigation.



Excursions, Promenades.



Cambo, Pas-de-Roland, Mondarrain, Ursuya, marchés et foires de la contrée, grotte d'Isturits, ruines des châteaux de Belzunce et de Bidache.


Les coteaux, dans un grand nombre de communes traversées par la voie, sont cultivés en vignoble, et partout le vin est très bon. — Cette culture prendrait un très grand développement avec les moyens de transport faciles et économiques que leur procurera le chemin de fer."



A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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