L'OEUVRE DE LUIS MICHELENA-ELISSALT.
Koldo Mitxelena Elissalt ou Luis Michelena ou Koldobika Mitxelena, né le 20 août 1915 à Renteria (Gipuzkoa) et mort le 11 octobre 1987 à Saint-Sébastien (Gipuzkoa) est un linguiste, écrivain, professeur de philosophie et académicien Basque espagnol de langue Basque et espagnole.
Voici ce que rapporta Pierre Lafitte, de l'Académie de la langue basque, à son sujet dans le
Bulletin du Musée Basque N° 27 de 1965 :
"Etudes Basques.
L'oeuvre de Luis Michelena-Elissalt.
... Le chapitre III est consacré au XVIIe siècle. Il s'ouvre par un coup d'œil sur l'instruction religieuse à Calahorra et Pampelune. Suit une courte étude de Micoleta, une plus longue sur les vers de cette époque, et le reste du chapitre s'occupe de la littérature basque au Labourd et en Soule : Etcheberri de Ciboure, Axular, Oihenart et Gazteluzar y tiennent la vedette.
Le chapitre IV nous mène de 1700 à 1850. Voici les traducteurs et adaptateurs basques-français : Churio, Maister, Haraneder, Mihura, Baraciart, Lopez ; les protestants : Pierre d'Urte, Oteiza, Gaïdor ; trois pages font un sort à Etcheberri de Sare et saluent H. Harriet ; deux pages citent nos documents révolutionnaires, Duhalde, Chaho, Archu, Salaberry de Mauléon. Revenant en Pays Basque péninsulaire, Luis Michelena chante Larramendi le long de sept pages et les auteurs qui l'ont suivi en trois pages : Cardaberaz, Mendiburu, Joaquin Lizarraga, Ubillos. Une rapide évocation de Munibe et de ses "amigos del Pais", un mot sur Barrutia et son noël, quatre pages sur Humboldt, Astarloa et la famille Moguel, une revue d'ouvrages religieux dus à J.-B. Aguirre, Gerrico, Lardizabal, Añibarro, Bartolomé, etc., et voici quelques considérations sur Iztueta, les fabulistes (Vicenta Moguel, Goyetche, Archu, Iturriaga) et quelques poètes (Larréguy, Robin, Monho, Etchahun, Recio, Basterrechea, Meagher, Aboitiz, Gamiz).
Le chapitre V était le plus difficile à écrire. Comment choisir l'essentiel dans un fourmillement d'œuvres moyennes ? Comment juger des contemporains ou des auteurs que ceux-ci ont connus, sans risquer des réactions désagréables ? Luis Michelena, à notre avis, s'en est bien tiré. Il place au seuil de la nouvelle époque Louis-Lucien Bonaparte et ses collaborateurs, puis fait un tour chez les muses (Hiribarren, Iparraguirre, Xempelar, E. de Azkue, "Vilinch", Otaño, "Borddele", "Bordachuri", A. Etcheberri, Oxalde, Guilbeau, Larralde, Dibarrart, J.-B. Elissamburu, "Zalduby "). Suit l'étude d'une rénovation littéraire autour de Campion, Manterola, A. d'Abbadie, avec jeux floraux, théâtre, revues et autres périodiques : la presse basque naît et les Lapitze, Lapeyre, Arbelbide, Diharassary continuent la tradition du livre religieux. Entre deux siècles, Azkue, Arana Goiri et Julio de Urquijo lancent le basque dans des voies nouvelles. C'est l'ère des travaux scientifiques et des essais en tout genre. La poésie brille avec Arrese, Elzo, Embeita, Jauregui, Sagarazu, Onaindia, Zaitegui, etc., etc. encore qu'il faille mettre à part "Lauaxeta", "Lizardi", "Orixe", "Oxobi", "Iratzeder", etc. Le livre s'achève sur les dernières nouvelles du théâtre et des prosateurs (romans, essais, traductions). Luis Michelena signale une ouverture plus grande de la littérature basque chez les auteurs actuels.
Au total, une histoire cursive, vivante, qui offre des cadres pour des études plus approfondies touchant les lettres euskariennes.
Sobre el Pasado de la Lengua Vasca.
La Junte de culture de Biscaye ayant mis au concours le thème suivant : "Origines de la langue basque et processus évolutif de ses dialectes", Luis Michelena se mit sur les rangs et remporta le prix. C'est son travail qui a paru sous le titre "Sobre el pasado de la lengua vasca". C'est un joli volume aéré de 200 pages, dont 139 de texte, 30 de notes.
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| LIVRE SOBRE EL PASADO DE LA LENGUA VASCA DE LUIS MICHELENA |


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