MARTIAL-HENRI BERDOLY HOMME POLITIQUE DES BASSES-PYRÉNÉES.
Martial-Henri Berdoly, né le 29 février 1844 à Bordeaux (Gironde) et mort le 23 septembre 1905 à Uhart-Mixe (Basses-Pyrénées), est un homme politique français.
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MARTIAL-HENRI BERDOLY DEPUTE ET SENATEUR DES BASSES-PYRENEES DE 1893 A 1905
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Voici ce que rapporta à son sujet Wikipédia et la presse locale et nationale dans plusieurs éditions :
"Fils de Pierre Berdoly, ingénieur civil à Bordeaux, Martial Berdoly fit des études classiques et juridiques à Paris et s'inscrivit au barreau de Saint-Palais, dans les Basses-Pyrénées.
C'était un important propriétaire foncier, qui possédait notamment le château d'Uhart-Mixe, que son père avait acquis en 1833.
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CHÂTEAU D'UHART-MIXE PAYS BASQUE D'ANTAN |
Il était attiré par la politique — comme son père, qui s'était présenté aux élections d'avril 1848 dans les Basses-Pyrénées. Républicain libéral et modéré, "ferme dans sa modération", il entreprit de conquérir à la République l'arrondissement de Mauléon, considéré comme un fief du parti conservateur.
Il fut sous-préfet de Mauléon de 1880 à 1884. Il démissionna pour se présenter sur la liste républicaine aux élections générales de 1885, mais il arriva dernier de douze candidats (au scrutin départemental).
Il fut néanmoins élu conseiller général du canton de Saint-Palais en 1886 et en profita pour asseoir sa popularité en présidant les comices agricoles de l'arrondissement. La même année, il avait créé un journal, Le Réveil basque, défendant une République libérale et affirmant que le clergé devait se confiner à son rôle religieux.
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| JOURNAL LE REVEIL BASQUE |
Aux élections générales de 1889, il affronta Louis Etcheverry, membre d'une famille influente de Saint-Etienne-de-Baïgorry, qui fut élu. L'élection fut contestée, Berdoly accusant son adversaire d'avoir bénéficié "d'ingérences cléricales", et annulée, mais Berdoly fut à nouveau battu en mars 1890, aux élections partielles.
Martial Berdoly fut élu aux élections de 1893, avec 6 670 voix contre 6 602 à son concurrent. La campagne avait été si violente qu'un partisan d'Etcheverry avait été tué à Arrast dans une rixe. Des femmes, disait-on, se signaient au passage de Berdoly, croyant voir le diable. En 1895, il renonça à son siège de conseiller général et fut réélu député en 1898.
En 1900 enfin, il fut élu sénateur des Basses-Pyrénées, en remplacement du sénateur républicain Louis Vignancour. Berdoly ne joua qu'un rôle modeste dans les assemblées, soutenant les ministères Waldeck-Rousseau et Combes, dont il approuvait la politique anticléricale. Il défendit l'agriculture, qu'il souhaitait voir fortement protégée, et fut très prudent sur les questions sociales et fiscales, promettant à ses électeurs de défendre la "propriété contre les menaces du socialisme révolutionnaire". Il mourut pendant son mandat de sénateur.
Berdoly était un ami du peintre Odilon Redon, qu'il reçut dans son château d'Uhart-Mixe.
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| PEINTRE ODILON REDON VERS 1880 |
- Le Pays basque : journal monarchique et religieux, le 3 octobre 1885 :
"M. Berdoly ou l'employé du ministère.
On nous écrit de l'arrondissement de Mauléon, dit le Mémorial, que la candidature de M. Berdoly est accueillie partout par de joyeux éclats de rire, et qu'elle apporte, dans tout le pays basque, les éléments de la plus douce gaieté.
Si M. Berdoly n'existait pas, il aurait fallu l'inventer. Nous pensions à M. Berdoly, dimanche dernier, quand nous entendions M. le docteur Cogombles rendre un éclatant hommage à M. de Luppé qui n'hésita pas, pendant la guerre, et alors qu'il aurait pu rester chez lui à l'abri des fatigues et des dangers, à faire bravement ce qu'il considérait comme son devoir ; et nous rapprochions sa conduite à celle du candidat de Mauléon.
Il est bon que nos lecteurs sachent que, dans l'inoubliable séance du congrès républicain d'Orthez, M. Berdoly fut interpellé par le colonel Barbaste qui lui demanda ce qu'il faisait pendant la guerre.
Cette question, énergiquement posée au moment où M. Berdoly pataugeait dans la syntaxe, bafouillant de son mieux ses théories sur le Concordat, ne parut pas lui être particulièrement agréable.
Le candidat pâlit, balbutia, et finit par avouer que, pour rétablir sa santé, il se fit nommer employé au ministère.
Or, il est bon d'ajouter qu'à cette époque, M. Berdoly était un gros garçon de 30 ans, aux joues colorées, fort comme un Turc, respirant la force et la vigueur par tous les pores.
Nous nous adressons ici à tous les Basques mobiles mobilisés, et anciens militaires ; et nous leur rappelons la conduite de M. Berdoly au moment où l'envahisseur foulait le sol français.
Ils étaient tous au danger, tous à l'honneur, dans la province de l'Est ou dans l'armée de la Loire ; mais M. Berdoly se prélassait derrière les cartons d'un bureau de ministère.
M. Berdoly proclame la devise si méconnue des républicains : "Liberté, égalité, fraternité" ; mais en fait d'égalité, il en est une qu'il réprouve : l'égalité devant le danger.
La liste opportuniste possédait déjà l'artilleur de Billère ; elle vient de s'enrichir de l'employé du ministère. Nous la désignerons désormais sous le nom de liste des braves !"
- Le Bon citoyen de Tarare et du Rhône. Supplément littéraire illustré, le 4 février 1900 :
"Mauléon. — Martial-Henry Berdoly, député républicain, est né à Bordeaux le 9 février 1844.
Avocat, officier d'Académie, ancien sous-préfet, M. Berdoly, qui a été conseiller général jusqu'en
1895, fut élu député pour la première fois en 1893 contre le député sortant conservateur, M.
Etcheverry qui l'avait emporté sur lui en 1889. Réélu en 1898 au premier tour de scrutin sans
concurrent, par 10 184 voix sur 10 791 votants. A été élu sénateur le 28 janvier dernier par 657
voix sur 994 votants."
(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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