CARTES POSTALES , PHOTOS ET VIDEOS ANCIENNES DU PAYS BASQUE. Entre 1800 et 1980 environ.
mardi 13 octobre 2026
lundi 12 octobre 2026
PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 12 OCTOBRE 2026 SAINT WILFRID ET SAINT SÉRAPHIN - ABENE
PROVERBE DU 12 OCTOBRE 2026 (SAINT WILFRID) (SAINT SÉRAPHIN) (ABENE).
WILFRID (ou Wilfrith) : Né en Angleterre vers 633, Wilfrid fait ses études à Lyon et à Rome, avant de devenir archevêque d'York en 664.
| 12 OCTOBRE SAINT WILFRIED D'YORK |
Wilfrid diffuse dans son île natale le catholicisme romain et la règle monastique de Saint Benoit de Nursie.
L'archevêque Théodore de tarse dépose Wilfrid en 678.
Après avoir fait appel en vain au pape, Wilfrid s'exile dans le royaume de Sussex, où il entreprend la conversion des Saxons du Sud et fonde l'évêché de Selsey.
En 702, un concile réuni afin de régulariser la situation de Wilfrid décide la confiscation de tous ses biens.
Un accord conclu, grâce au pape, laisse à Wilfrid les monastères de Hexham et Ripon.
Wilfrid meurt en 709 ou 710.
SÉRAPHIN : Séraphin de Montegranaro naît en 1540.
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| 12 OCTOBRE SAINT SERAPHIN DE MONTEGRANARO |
Séraphin est un moine capucin italien considéré comme saint par l'Eglise catholique et fêté le 12 octobre.
Il a été canonisé par le pape Clément XIII le 16 juillet 1767.
ABENE : Pilarea adierazteko.
Gaztelaniazko Pilar izenaren kideetako bat. Osagaiak : habe ("pilarea" ; "zutabea") eta -ne (XX mendean izen femeninoak sortzeko zabaldutakoa). Ikus Pilare.
Pilar : Zaragozako Andre Mariaren adbokazio ezaguna. Izena Ama Birjinaren irudiari eusten dion zutabeari -Andre Mariak berak Palestinatik ekarri omen zuenari- zor zaio. Bitxia bada ere Arana-Eleizadek, euskal tradiziori jarraikiz, Pilare izena hobetsi zuten, baina aurrerago garbizaleek Abene, Arbil eta Zutoia izenak sortu edota bultzatu zituzten. Santuaren eguna urriaren 12an da. Baliokidea : Pilar (es).
Une naissance du 12 octobre : Paulette Nardal.
Née le 12 octobre 1896 au François (Martinique) - Morte le 16 février 1985 à Fort-de-France (Martinique).
Paulette est une femme de lettres et journaliste française, militante de la cause noire, une des inspiratrices du courant littéraire de la négritude et la première femme noire à étudier à la Sorbonne.
Elle est l'aînée de 7 soeurs élevées dans une culture dite "latine", ayant fait de longues études, étudiant les humanités, l'histoire de l'art occidental et la musique.
Son père, Paul, est le premier Noir à décrocher une bourse pour l'Ecole des arts et métiers à Paris, puis le premier ingénieur noir en travaux publics, actif pendant 45 ans au Service colonial des Travaux publics.
Sa mère, Louise Achille, est impliquée dans des sociétés mutualistes, venant en aide aux femmes de 18 à 50 ans, aux personnes âgées et à de jeunes orphelines.
Paulette devient institutrice avant de décider, à 24 ans, de rejoindre la Métropole pour poursuivre ses études de lettres.
En 1920, elle arrive à Paris et y entreprend des études d'anglais.
Elle et sa soeur Jeanne, qui étudie la littérature, sont les premières étudiantes noires à s'inscrire à la Sorbonne.
Elle y soutient sa thèse sur l'écrivain et abolitionniste américaine Harriet Beecher Stowe auteur, en 1852, de La Case de l'oncle Tom.
A Paris, Paulette profite de la vie culturelle de la capitale, fréquentant le Bal Nègre, assistant aux revues de Marian Anderson et de Joséphine Baker.
Elle tient un salon littéraire dans l'appartement qu'elle partage avec ses 7 soeurs à Clamart, où elle cherche à mette en relation les diasporas noires.
En 1931, elle fonde avec les écrivains haïtien Léon Sajous et martiniquais René Maran La Revue du Monde Noir, éditée en français et anglais.
Catholique fervente, opposée au communisme, présent en Martinique, elle défend une pleine intégration de l'île dans le cadre de l'empire colonial français d'alors.
Paulette devient secrétaire du parlementaire socialiste martiniquais Joseph Lagrosillière, puis de Galandou Diouf, élu député du Sénégal en 1934.
En 1939, alors qu'elle rentre en Martinique en bateau peu après le déclenchement de la Guerre, un sous-marin allemand coule le bateau et elle en réchappe, avec les deux rotules brisées.
Elle passe 11 mois à l'hôpital de Plymouth et restera handicapée pour le reste de ses jours.
Durant la période vichyste, elle retourne en Martinique et donne clandestinement des cours d'anglais à des jeunes Martiniquais désireux de rejoindre la France libre via la Dominique.
A la suite de l'ordonnance du 21 avril 1944 qui accorde le droit de vote aux femmes, Paulette crée le Rassemblement féminin, brache martiniquaise de l'Union féminine, civique et sociale et participe au mensuel La Femme dans la cité publié entre 1945 et 1951.
Un peu avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle part pour les Etats-Unis, où elle devient la secrétaire particulière de Ralph Bunche, militant pour les droits civiques.
Bunche la fait entrer à la récente ONU, où elle devient pour une année et demie déléguée à la section des territoires autonomes.
De retour en Martinique, elle y fonde la chorale "Joie de chanter" avec sa soeur Alice, tout en poursuivant son activité militante en faveur de la promotion de la femme, la culture, la littérature ou encore l'histoire.
Paulette rédige un historique de la tradition musicale des campagnes martiniquaises.
Elle est faite Officier des Palmes académiques et Chevalier de la Légion d'honneur.
Elle meurt le 16 février 1985, à 88 ans.

PAULETTE NARDAL

Voici le proverbe du lundi 12 octobre 2026 :
EMAKUMEA DENA LORTZEN, HITZEZ EZ BADA NEGARREZ.
La femme obtient tout, sinon par les paroles, au moins par les pleurs.
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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LA SOCIÉTÉ BASKO-MAROCAINE EN OCTOBRE 1917
LA SOCIÉTÉ BASKO-MAROCAINE EN 1917.
Après l'émigration aux Amériques, d'autres pays, en Afrique, proposent, au début du vingtième siècle, des possibilités d'émigration aux Basques.
Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien La Gazette de Biarritz et de Bayonne, le 3 octobre 1917 :
"Société Basko-Marocaine.
Nous avons reçu la lettre suivante de notre collaborateur M. E. Plantié :
Monsieur le Directeur,
Je vous sais le plus grand gré d'avoir accueilli avec tant de bienveillance ma collaboration à la "Gazette de Biarritz". Aussi bien le but que je poursuis justifie nos efforts communs, et excuse l'insistance que je mets à entretenir vos lecteurs d'un sujet un peu aride pour eux mais dont l'utilité ne peut leur échapper : "Diriger nos Basques vers l'Afrique du Nord". (L. Bley).
Je veux les entretenir brièvement d'un fait qui m'est personnel. En 1909, jouissant de quelques loisirs et de quelques capitaux, j'avais jeté mon dévolu sur le Maroc Atlantique, ce Maroc que Victor Picquet, l'auteur le plus compétent qui soit en fait de colonisation, a décrit de la façon suivante : "On a éprouvé quelques difficultés à faire admettre par l'opinion française que la contrée la plus fertile, la plus riche de l'Afrique du Nord, est le Maroc atlantique. C'est sans doute parce que notre effort colonisateur s'était porté sur les terres fertiles, mais de valeur inégale, de l'Algérie que nous avons longtemps méconnu la valeur réelle des deux contrées les plus favorisées de la nature en Afrique septentrionale : la Tunisie et le versant occidental du Maroc. Le Maroc Atlantique est, pourtant, on ne saurait trop le répéter, la perle de l'Afrique du Nord."
Convaincu de cette vérité, j'envoyai à mes frais, dans la Chaouia dont j'ai parlé dans mon dernier article, un simple marchand d'ovins, homme fort honnête et fort compétent ; il revint avec une étude complète de la question qu'il était chargé d'étudier : acquisition et mise en valeur d'un domaine pastoral à Casablanca.
Pour la somme de 15 à 18 000 francs, on pouvait acquérir 200 hectares à quelques kilomètres de la ville la plus importante du Maroc au point de vue de la colonisation, au point d'adduction des eaux de source qui alimentent la ville. Et mon enquêteur, du nom de Crest, abandonnait la situation de 4 à 5 000 francs qu'il avait à Alger, pour diriger une exploitation qui, suivant ses dires contrôlés du reste sur place, devait rapporter plus de 200 p. 100, avec un capital maximum de 20 000 francs.
Je quittai l'Algérie sur ces entrefaites, pour occuper un poste administratif dans la Métropole. Mes associés, gens fort riches et fort hardis du reste, constatèrent les assertions du brave Crest ; ils se lancèrent étourdiment dans la fourniture des bestiaux à l'armée italienne de Tripolitaine, et dans des spéculations de terrains et de tourisme lancées par un sieur Eckmann, représentant du Lloyd allemand à Alger. Ces bonnes gens ont été roulées à Tripoli et à Alger, d'où Eckmann a rejoint son régiment de uhlans, après avoir expédié préalablement en Bochie, une superbe limousine que mes bons gogos ont payée bien entendu. Toutes ces spéculations brillantes se sont chiffrées par 400 ou 500 mille francs de pertes, et la propriété que je proposais d'acheter à Casablanca s'est revendue 250 mille francs.
Voici quelques extraits du rapport de mon enquêteur :
"D'immenses étendues de pâturages existent dans la Chaouia ; l'accès en est facile ; la population est des plus paisibles. De grandes fermes ou plutôt de grands hangars ont été élevés, en certains endroits, par les Espagnols et par les Allemands qui engraissent des porcs de très belle qualité et de forte corpulence, qui mangent une espèce de trèfle qui est partout en abondance.
Ces animaux ne coûtent presqu'aucuns soins à leurs propriétaires. Les frères Monnessemann ont, pour leur part, un troupeau de 400 porcs qu'ils vendent avec profit aux habitants de la région et au corps expéditionnaire.
Tous les pâturages sont des terres Maghzen, c'est-à-dire appartenant au sultan ; et il sera facile, au dire d'un homme fort compétent, M. Molliné, négociant à Casablanca, d'en louer ou d'en acheter une partie. J'estime que si l'on pouvait avoir ces terres en concession on ferait une splendide affaire de colonisation".
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| ENTREE PALAIS SULTAN DAR MAGHZEN FEZ MAROC D'ANTAN |
Et Crest concluait ainsi :
"Le bétail au Maroc est très bien portant et de taille à peu près égale à celle des bovins français. Le mouton est passable, mais le cochon d'importation espagnole est particulièrement beau et doit fournir un produit très rémunérateur. Les maladies telles que la fièvre aphteuse, le rouget du cochon, la clavelée du mouton, sont inconnues dans ce pays. — J'ai étudié de très près les conditions d'achat et d'élevage des boeufs, des cochons et des moutons. Je peux affirmer qu'avec un cheptel coûtant 20 000 francs environ, je ferai produite à cette somme 150 000 francs en deux ans. Je peux donner le détail de l'affaire, et je ne demande pour moi que 4 000 francs par an, somme que je gagne à Alger, et 12 p. 100 sur les bénéfices."
B. Crest.
Mars 1910. 1, rue Carnot, Alger.
Je laisse parler les gens simples mais compétents de façon à éclairer la religion de mes compatriotes. Mais si les Basques et les Bayonnais et même les Bordelais qui peuvent à aider à l'oeuvre de colonisation que nous préconisons aujourd'hui, ne se préoccupaient pas de l'avenir qui s'ouvre devant tous, capitalistes et colons, ce serait à désespérer d'un pays où la douceur de vivre n'exclut pas les entreprises hardies, et "a fortiori", celles qui reposent sur les bases les plus sérieuses et les plus sûres.
Agréez, Monsieur le Directeur, etc.
E. Plantié.
Ancien préfet de Constantine...
N. B. — Dans ma prochaine lettre j'envisagerai d'une façon rapide mais précise les voies et moyens que je veux employer pour fonder la Société Basko-Marocaine. Je n'aurai qu'à résumer du reste les document que j'ai placés sous vos yeux, et les résultats obtenus en Tunisie et au Maroc par l'association des capitalistes et des colons."
(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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dimanche 11 octobre 2026
PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 11 OCTOBRE 2026 SAINT FIRMIN ET SAINT PHILIPPE DIACRE - BEGOÑA
PROVERBE DU 11 OCTOBRE 2026 (SAINT FIRMIN) (SAINT PHILIPPE DIACRE) (EMMANUELLE) (KENNETH) (BEGOÑA).
FIRMIN : Vers 480, Firmin naît probablement à Narbonne (Aude).
| 11 OCTOBRE SAINT FIRMIN D'UZES |
A 12 ans, Firmin vient auprès de son parent Ruricius, patrice et évêque.
Ami d'un fameux évêque d'Arles nommé Césaire, Firmin devient lui-même évêque d'Uzès en 538.
En 551, Firmin assiste au deuxième concile de Paris.
Firmin encourage la création des premiers monastères en Gaule.
Firmin meurt le 11 octobre 553 et il est inhumé dans l'église Saint-Baudile, à Nîmes, qu'il avait fait construire au nord de la ville.
PHILIPPE (DIACRE) : Philippe est un juif helléniste faisant partie des Sept (avec Etienne, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas), les premiers diacres choisis par les membres de l'Eglise primitive ce Jérusalem à l'initiative des disciples et des apôtres afin d'aider ces derniers.
A ne pas confondre avec l'apôtre Philippe mentionné dans les Evangiles, même si, dans la formation des légendes, les biographies des deux Philippe ont été reliées.
Philippe a également une fonction d'évangéliste en Samarie et favorise la christianisation de l'Ethiopie.
Philippe fait aussi partie des Septante disciples choisis par Jésus-Christ.
BEGOÑA : Bizkaiko Ama zaindaria.
Bizkaiko Andre Maria, 1903. urtean Aita Santuak Jaurerriko zaindari. Askoz lehenago, halere, 1738. urtean, Bizkaian Ama Birjina honengana zegoen jaiera edo debozio handia ikusita, Gernikako Batzarrek Jaurerriko zaindari izendatua zuten. Lehen aipamena Bilbo fundatu zutenekoa da (1300. urteko), hiribildua Begoñako dermioan sortu baitzuten, baina santutegia zaharragoa da. Jaieguna urriaren 11n bada ere. Bizkaian abuztuaren 14ko gauean Begoñara oinez joateko ohitura handia dago. Inoiz egon bedi oinetan (bego oina) itzuli izan dute, herri etimologia honek inolako funtsik ez duen arren. Ama Birjinaren ohoretan egindako kantu ezaguna San Antongo parrokoa izan zen Klaudio Gallastegi jaunari zor zaio :
Begoñako Andra Mari Bizkaiko zaindari
zure seme maitaleak zugana kantari.
Un décès du 11 octobre : Louis Le Vau.
Né en 1612 à Paris - Mort le 11 octobre 1670 à Paris.
Louis est un architecte français.
Contemporain des deux Mansart et de Jacques Lemercier, c'est l'un des créateurs du classicisme français (le style "Louis XIV") qu'il sait marier avec le style baroque.
Il crée un style caractérisé par la simplicité des constructions et l'élégance des décorations.
Il est issu d'un humble milieu social, avec un grand-père maternel maréchal-ferrant, et un père tailleur de pierre à Paris.
Son père devient entrepreneur et forme ses deux fils Louis et François.
Louis trouve la formation que sa famille ne peut lui offrir auprès de grands entrepreneurs comme Michel Villedo, sur les chantiers, ainsi qu'à la lecture des traités techniques et d'architecture.
Ainsi, Michel Villedo a un rôle important dans les premiers chantiers d'envergure de Louis, avec l'hôtel de Guillaume de Bautru en 1634 et celui de François Petit, en 1638.
Il est probablement patronné par un protecteur comme Jean-Baptiste Lambert ou Louis Hesselin.
Il obtient la reconnaissance pour la construction d'hôtels particuliers dans l'île Saint-Louis dans les années 1640 et 1650.
Il devient célèbre en 1654 quand il devient le principal architecte de Louis XIV (Premier architecte du Roi).
En 1656, Nicolas Fouquet lui commande la construction du Château de Vaux-le-Vicomte, dans lequel il vise le grandiose plutôt que le strict respect des canons de l'architecture classique.
Après 1660, il travaille pour le roi : il complète le château de Vincennes en construisant les pavillons du Roi de la Reine, l'hôpital de la Salpêtrière, retravaille la façade des Tuileries, reconstruit la Galerie d'Apollon au Louvre et y réalise quelques autres aménagements.
Peu avant la fin de sa vie, il fait quelques rénovations et agrandissements au Château de Versailles, puis dessine le collège des Quatre-Nations.
Il meurt le 11 octobre 1670.
Voici le proverbe du dimanche 11 octobre 2026 :
IZOTZ HANDIA ELUR-GURA, NESKATXA EDERRA DANTZA GURA, NESKATXA ZAHARRA MUTIL GURA.
Le grand froid souhaite la neige, la belle jeune fille le bal, la vieille fille un homme.
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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HISTORIQUE DES MINES DE BAÏGORRY EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1880 (neuvième partie)
HISTORIQUE DES MINES DE BAÏGORRY EN 1880.
La vallée de Baïgorry possède des mines de fer sphatique, et une mine de cuivre dont l'exploitation remonte à une haute antiquité.
Voici ce que rapporta M. Reboul, ingénieur aux mines de Baïgorry, en 1880 :
"§3 — Evaluation du prix de revient de la tonne de minerai de fer rendue à Bayonne :
a. — Dans l'état actuel des voies de transport,
b. — Dans l'hypothèse où l'on améliorerait ces voies de transport.
Tout d'abord nous évaluerons quels peuvent être les frais d'extraction par tonne de minerai.
Pour une roche de la nature et de la dureté du fer spathique, l'on peut compter, pour l'ensemble, des frais d'extraction, de roulage et d'entretien des voies à l'intérieur, sur un prix de 90 francs par mètre courant de galerie de traçage, ayant de 2 mètres à 2m 20 de largeur et 2m 40 à 2 m 50 de hauteur.
Comme il faut tenir compte des travaux stériles, j'admettrai, et bien certainement c'est faire une bien large part à ceux-ci, que le tiers des galeries poussées dans le filon seront stériles ; par suite, le prix du mètre courant d'avancement de galerie donnant du minerai sera de : 90 + 90/3 = 120.
Le cube moyen excavé par mètre courant d'avancement étant de 5 mc 250, ce qui donne 18 tonnes 4 de minerai, le prix de la tonne reviendra donc à : 120/18,4 = 6 fr 52.
Ce prix de 6 fr 52 s'applique à la tonne de minerai provenant des galeries de traçage poussées dans le filon ; mais si l'on considère un chantier en gradins, c'est-à-dire un abatage quelconque ouvert sur l'épaisseur du filon, que nous avons vu être au moins de 2 mètres, le prix de l'abatage du mètre cube de roche en place ne dépassera pas 12 fr., et en admettant, comme ci-devant, un tiers pour les parties pauvres ou stériles, ce prix du mètre cube sera de 16 fr.
Par suite, le prix de la tonne de minerai dans les chantiers en abatage sera de : 16/3.5 = 4 fr 57.
Si nous admettons enfin que le cube total des galeries de traçage, soit au plus le cinquième du cube total des chantiers en abatage, l'on aura pour le prix moyen de la tonne de minerai :
(6 fr 52 + (4 fr 57 X 5))/6 = 4 fr 89, soit en nombre rond 5 francs.
Ce prix de 5 fr. est d'ailleurs celui que payaient les forges de Banca et de Mendive aux entrepreneurs et aux ouvriers.
| FORGES DE BANCA 1828 BASSE-NAVARRE D'ANTAN |
Pour connaître le prix de revient de la tonne de minerai rendue à Bayonne, il ne nous reste qu'à évaluer les frais de transport, et, pour arriver à cette évaluation, nous supposons que le minerai sorte de la mine par la galerie principale T0, sise sur le versant de Saint-Martin-d'Arrossa.
Quelle que soit la position de celte galerie de sortage, le minerai devra être rendu à Ustarits, port sur la nive, en passant par Bidarray.
Actuellement, ces deux villages, Ustarits et Bidarray, sont reliés par une route qui passe à Louhossoa et dont le parcours est de 20 k. 500.
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| VUE DES PYRENEES A USTARITZ PAYS BASQUE D'ANTAN |
De Bidarray au point W, rencontre de cette route avec le chemin reliant celle-ci à la galerie T0, il y a 3 kilomètres, et ce dernier chemin ayant une longueur de 1 kilomètre, la distance totale à parcourir jusqu'au port d'Ustarits sera donc de 24 kil. 500.
La distance moyenne qu'un cheval attelé à une charrette peut parcourir dans la journée étant de 30 kilomètres, nous ne nous éloignerons pas de la vérité en admettant qu'un cheval ainsi attelé pourra faire 4 voyages par semaine depuis la mine à Ustarits.
Si nous supposons, en outre :
1° Qu'un cheval traîne une tonne ;
2° Que l'on ait des charrettes attelées de 2 chevaux et transportant 2 tonnes ;
3° Que le même ouvrier conduise deux charrettes ;
4° Et enfin que la dépense journalière du cheval soit de 2 fr 75 et celle du conducteur de 3 fr., nous aurons par semaine et pour 2 charrettes, ou pour 16 tonnes, la dépense suivante :
28 journées de cheval à 2f,75 = 77 fr.
7 id. de conducteur à 3 fr = 21 fr.
Plus pour l'entretien du matériel, amortissement, etc. 14 fr.
Total pour le transport de 16 tonnes. . . 112 fr.
Soit pour le transport de la tonne, depuis la mine à Ustarits, 7 fr., ci : 7 fr.
| MINES DE BAÏGORRY PAYS BASQUE D'ANTAN |
D'Ustarits à Bayonne, le transport se fera à l'aide de bateaux et ne reviendra pas à plus de 1 fr. 50, ci. : 1 fr. 50.
En ajoutant enfin 0,50 pour frais divers, ci. ...: 0 fr. 50
Cela donne pour le total des frais de transport d'une tonne de minerai de fer, depuis la mine à Bayonne, en l'état actuel des voies de communication : 9 fr.
Eu admettant, ce qui me parait offrir bien des difficultés, que l'on pût se procurer les chars nécessaires pour le transport d'une quantité tant soit peu considérable de tonnes, ce chiffre de 9 fr. me paraît devoir faire renoncer à l'emploi de ce mode de transport.
J'ajouterai que ce chiffre de 9 fr. pourrait probablement s'abaisser un peu si la rectification projetée de la route, par le Pas-de-Rolland, était effectuée. Par cette rectification, la route ne passerait plus par Louhossoa ; elle suivrait la nive et déboucherait à Itsassou, par le Pas-de-Rolland. Une partie de ce nouveau tracé est exécutée, il ne reste que 5 kilomètres environ à ouvrir, et le département et les communes sont disposés à faire leur possible pour amener à bonne fin l'achèvement de cette voie de communication.
Par ce nouveau tracé, le parcours entre la mine et Ustarits serait réduit à 23 kilomètres, et l'on aurait une route à peu près horizontale avec pente insensible dans le sens du tirage, toutes choses favorables au transport.
Je suppose que cette rectification soit faite et que l'on se décide, en outre, à poser une voie ferrée, à traction par chevaux sur l'un des accotements de la route.
Dans ce cas, et en comptant 8 centimes par tonne et par kilomètre, la distance à parcourir, jusqu'à Ustarits, étant de 23 kilomètres, cela nous donne 1 fr. 84.
Si nous supposons, en outre, que l'on améliore le port d'Ustarits, de manière à avoir un quai de chargement et des bateaux de 30 à 40 tonnes, le fret entre ce port et Bayonne ne dépasserait pas 1 fr., ci : 1 fr.
En ajoutant pour les frais de chargement, de déchargement et l'imprévu, 1 fr. 16, ci : 1 fr. 16.
Cela nous donne pour les frais de transport de la tonne depuis la mine à Bayonne, dans le cas où les voies de communication seraient améliorées et qu'une voie ferrée à traction par chevaux serait posée, sur l'un des accotements de la route, entre la mine et le port d'Ustarits, le chiffre de 4 fr., ci : 4 fr.
En résumé, le prix de revient de la tonne de minerai de fer rendue à Bayonne dans l'état actuel des voies de communication serait de 14 fr., ci : 14 fr.
Ce même prix de revient l'abaisserait à 9 fr. dans le cas où l'on se déciderait à améliorer ces voies de transport et à poser une voie ferrée à traction par chevaux sur l'un des accotements de la route.
Troisième Partie :
Aperçu des dépenses pour l'installation d'un atelier de perforation mécanique.
Dans l'installation d'un atelier de préparation mécanique, l'on doit tenir compte :
— De la nature du minerai ; — De son degré de friabilité ; — De la composition et du degré de dureté des gangues ; — De la quantité de minerai sur laquelle l'on doit opérer journellement ; — Du degré d'enrichissement que l'on désire obtenir, etc., etc.
Le minerai de Banca est un mélange de cuivre pyriteux et de cuivre gris argentifères, à gangue généralement quartzeuse, mais assez souvent mélangée de fer carbonate et des débris des schistes encaissants les filons.
| MINES DE BAÏGORRY PAYS BASQUE D'ANTAN |
Ce minerai, très friable, se divise, par les chocs, en poussières et pellicules très fines offrant une répulsion à l'humectage par l'eau et restant suspendues sur ou dans le courant, qui les entraîne en pure perte. Cette perte, résultant de l'entraînement des matières fines, ordinairement les plus argentifères, peut être considérable, et malheureusement aucun des essais tentés jusqu'à ce jour pour arriver à faire se précipiter ces pellicules n'a abouti.
Quant à la quantité de minerai sur laquelle on devra opérer journellement à Banca, lorsque les 3 champs d'exploitation seront en activité, elle sera relativement considérable ; aussi, lors de l'installation de la laverie, sera-t-il sage de tenir compte de la surélévation de production.
| HAUT FOURNEAU DE BANCA PAYS BASQUE D'ANTAN |
Nous ferons remarquer, au sujet de cette installation, que les bâtiments de l'ancienne usine à fer de Banca, dans l'un desquels se trouve la laverie actuellement en activité, sont plus que spacieux pour y installer l'atelier de préparation mécanique en projet.
Et en ce qui concerne la quantité d'eau dont on pourrait avoir besoin, l'on n'a point à s'en inquiéter. — L'on dispose d'une hauteur de chute de 9 m. 15 et d'une force motrice de 3 à 400 chevaux.
Consistance de la laverie :
L'atelier de préparation mécanique devra comprendre :
1° Un débourbeur, sur l'axe duquel sera fixé un trommel à double enveloppe, le tout placé au-dessus de deux séries de trommels classeurs ayant deux tôles chacun.
2° 3 classificateurs à courant d'eau ascendant, suivis de Spitz Kasten ou encore d'une caisse rectangulaire divisée en compartiments à courant d'eau ascendant, — bassins de dépôt, etc..
3° Une paire de gros cylindres broyeurs.
4° Une paire de petits cylindres broyeurs.
5e Deux cribles mécaniques continus, évacuant les matières sur toute la largeur de la caisse.
6° Deux cribles mécaniques continus, dits du Hartz.
7° Quatre cribles à bras, semblables à ceux de Largentière.
8° Un bocard.
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| BOCARD 09 ARIEGE D'ANTAN |
9° Une paire de tables à secousses latérales.
Sans entrer dans les détails de description des appareils, nous ferons remarquer qu'avec ceux ci-dessus énoncés, que l'on pourra disposer du mieux possible dans les bâtiments de l'ancienne forge, l'on pourra traiter tous les minerais provenant des travaux des trois champs d'exploitation, même lorsque ceux-ci seront en pleine activité.
Par suite de la nature du minerai, de sa friabilité, de sa richesse en argent et de la nature et densité d'une partie de sa gangue (fer carbonate), l'on devra pousser aussi loin que possible le triage à la main, non seulement pour obtenir du minerai marchand, mais encore pour éliminer le fer carbonaté.
Conséquemment, le cassage des gros morceaux, venant de la mine, devra tout d'abord, comme on le fait aujourd'hui, se faire à la main."













