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mardi 30 mai 2023

LE CONGRÈS DU PARTI RADICAL-SOCIALISTE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1936 (sixième partie)

 

LE CONGRÈS DU PARTI RADICAL-SOCIALISTE À BIARRITZ EN 1936.


C'est officiellement, le 21 juin 1901, qu'est créé le Parti républicain, radical et radical-socialiste.




pays basque autrefois congrès politique
CONGRES DU PARTI RADICAL ET RADICAL-SOCIALISTE
DU 22 AU 25 OCTOBRE 1936 BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, le 23 octobre 

1936 :



"Le Congrès radical-socialiste a continué aujourd’hui ses travaux.

Le Commerce et l’Industrie, la politique sociale, la défense nationale et la politique extérieure, faisaient les objets des rapports de ce matin. 

Cet après-midi : la politique financière et économique, 

Les Jeunesses radicales se sont réunies hier soir.


Les séances d’ouverture.

Vues et impressions. La tendance anticommuniste paraît bien l'emporter.


Jamais on n’avait assisté, de mémoire de journaliste, à un Congrès radical et radical-socialiste, donnant lieu dès l’ouverture de ses assises, à des incidents analogues à ceux qui ont marqué la séance d’hier. 


Ces incidents, nous les avons signalés dès hier. Des poings levés, des mains tendues, des cris... des interruptions fréquentes durant tout le discours du Président du parti. 



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EDOUARD DALADIER


M. Daladier en était tout surpris. 


On ne peut dire qu’il ait perdu pied : il a montré de l’énergie et de l'esprit dans ses courtes réparties, il a continué chaque fois d’une voix ferme, son exposé, mais il était visible, néanmoins, qu’à un certain moment, il n’était plus le maître de son auditoire ; il n’avait plus, si l’on peut employer ce langage, tout son monde en main. 


Ainsi que nous le notions hier et que s’accordent à le faire ressortir ce matin un grand nombre de journaux parisiens, sauf ceux qui sont de parti-pris, il est bien clair que deux tendances se manifestent au Congrès radical-socialiste : l’une des partisans de la personnalité pure et nette du parti radical-socialiste tel qu’il n’avait cessé d’exister jusqu’à la veille des élections législatives dernières, l’autre des partisans du Front populaire, jusques et y compris les communistes. 


Hâtons-nous de dire, — et tous les hommes d’ordre s'en réjouiront — que le nombre des premiers, à assister à la séance d'hier après-midi, que le nombre des premiers disons-nous, l’emporte nettement sur celui des seconds. 


Un fait est significatif, c’est que les deux discours de MM. Plaa, président de la Fédération radicale socialiste des Basses-Pyrénées, et Hirigoyen, maire de Biarritz, si pondérés, si mesurés et empreints de tact, ont été écoutés au milieu d'une attention profonde. 


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CONGRES DU PARTI RADICAL ET RADICAL-SOCIALISTE
DU 22 AU 25 OCTOBRE 1936 BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN

M. Plaa n’a-t-il pas dit : 

"Nous sommes avec le Président Campinchi lorsqu’il souligne que, les grèves continues, les occupations renouvelées ne peuvent que compromettre la réalisation du programme établi en commun par les partis de gauche, qu’elles nous discréditent aux yeux de l'étranger, qu’elles désorganisent la production en interdisant toutes prévisions normales et constituent un sérieux obstacle à la réussite de l’expérience actuelle qui est fondée sur la reprise économique. 

Nous sommes d’accord parce que la pensée radicale-socialiste est unanime ; elle veut le progrès dans l'ordre ; l’évolution dans le calme et la légalité. Elle ne veut d’aucune Révolution." 


Et M. Hirigoyen : 

"Alors que certains s’attardent à rêver encore à des combinaisons politiques, à je ne sais quels jeux d’associations d’influences ; alors que certains rêvent de transformer notre pays en un champ clos pour je ne sais quelle lutte entre mystiques creuses, seul ce programme de travail que le Pays attend de vous, parce qu’il mettra en lumière le vide et le danger des doctrines qui ne s’étayent ni sur l’âme, ni sur le bon sens français, obligera les pêcheurs en eau trouble, de quelque côté de l’horizon qu’ils puissent venir, à préciser leurs idées et leurs intentions."


Sous la sagesse et la prudence des mots, les deux orateurs ont entendu signifier que le Pays n’était pas ennemi des réformes mûries, venant à leur heure, à condition qu’elles soient accomplies dans l’ordre et la légalité. 


Avez-vous remarqué que, dans son discours, qui devait déchaîner une première tempête, ce discours où il s’est affirmé partisan du Front populaire jusqu’au bout, M. Daladier, s’il s’est bien déclaré partisan de l’ordre indispensable, n’a pas prononcé une seule fois le mot de "légalité". Et maintenant, que va-t-il advenir ?... 



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33EME CONGRES DU PARTI RADICAL ET RADICAL-SOCIALISTE
DU 22 AU 25 OCTOBRE 1936 BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN

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Le discours de M. Daladier.


"...La grande majorité de nos Fédérations s’est prononcée pour le maintien du Front populaire..." a dit hier le Président du parti. On ne l’aurait vraiment pas cru en voyant l’attitude de la majorité du Congrès !


Nous avons publié, hier, une analyse du discours de M. Daladier. Nous reproduisons in-extenso aujourd'hui : 


Citoyens, 

Je suis assuré de bien exprimer votre sentiment en adressant à notre vaillante Fédération des Basses-Pyrénées les remerciements chaleureux et les cordiales félicitations du Parti. Son président, le citoyen Plaa, et avec lui le citoyen Hirigoyen, maire de Biarritz, les élus et les militants du Béarn et du Pays basque, ont organisé notre Congrès national avec une ferveur et un dévouement qui attestent leur foi dans le radicalisme. Qu’ils reçoivent l’expression de notre gratitude pour l’accent d’amitié fraternelle qu’ils ont mis dans leur accueil ! Grâce à leur admirable effort, le Congrès de Biarritz s’affirme dès aujourd'hui comme l’une dos plus belles assemblées que la France radicale ait connues. 


L’importance du Congrès de Biarritz.


Je m’en voudrais d'insister sur l’importance de notre Congrès en des heures aussi graves de la vie de l’Europe, en des heures aussi délicates de la vie politique française. 


Voici déjà plusieurs mois que se poursuit hors de nos frontières, une course de plus en plus rapide aux armements terrestres, maritimes, aériens, et que, de nouveau, passe sur le monde l’ombre mortelle des antagonismes nationaux. Tandis que de grandes nations ont déclenché au service de leurs fortes armées permanentes, une véritable mobilisation industrielle, d’autres Etats, moins vastes et moins peuplés, en proie à l'inquiétude, proclament une neutralité qui d’ailleurs se préoccupe d’être aussitôt fortement armée. Comment ne pas apercevoir dans ces événements la conséquence de la crise que subit la Société des Nations et avec elle, cette grande et noble idée de la sécurité collective par l’assistance mutuelle qu’elle avait la mission d’organiser ? Qui pourrait méconnaître les extrêmes difficultés que rencontre la préparation d’un nouvel accord pacifique entre les puissances qui autrefois, souscrivirent au pacte de Locarno ? Aussi bien, le conflit de doctrine qui dans la plupart des Etats, oppose l’idée de dictature et l'idée de démocratie, ne manque point d’avoir désormais de graves répercussions sur la politique Internationale elle-même. Comment, au delà des frontières de notre Patrie, ne seraient-ils pas nombreux, les hommes impatients de connaître sur ce problème de la Paix, qui domine tous les autres, la pensée du parti radical de Fiance, si profondément démocrate, et si résolument national ? 


Dans notre Pays lui-même, que d’événements sc succèdent depuis quelques mois. Des réformes sociales généreuses et hardies, une réforme monétaire qui, par la dévaluation du franc désormais aligné sur les grandes monnaies du monde, s’efforce de mettre un terme à la disparité des prix français et des prix mondiaux, l’exaltation inévitable des ouvriers qui voient dans la victoire du front populaire, la certitude d’un destin meilleur, tout cela se réalisant d’abord dans une atmosphère fiévreuse. Aussi bien, toutes les fractions de l’opinion française, tous les partis, qu’ils soient situés à notre gauche ou à notre droite, interrogent aujourd’hui le parti radical ou prennent soin de lui faire connaître leur propre pensée. 


Vous avez sans doute lu dans la presse — et j’en remettrai d’ailleurs le texte à notre commission de politique générale, — l'importante lettre que nous adresse le parti communiste. Vous ayez admiré le discours si lucide et si pathétique que Léon Blum, chef du gouvernement du Front Populaire, et aussi chef du Parti Socialiste, a prononcé dimanche dernier, à Orléans, devant notre Fédération du Loiret. Ajouterai-je qu’il n’est pas un journal, à Paris eu en province, qui n’ait eu l'amabilité de nous prodiguer, depuis plusieurs semaines, les conseils affectueux ou les avertissements impératifs ? Remercions-les de proclamer ainsi l’importance du présent Rassemblement radical et l’influence qu’il doit exercer sur l’orientation de la politique française. 


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EDOUARD DALADIER


Le Parti Radical et le Front Populaire.


L’an dernier, à Paris, au Congrès de Wagram, à l’unanimité, ou du moins sans que nulle voix opposée ne se fut fait entendre, notre Parti a résolu de collaborer avec toutes les forces populaires, de sceller l'alliance des classes moyennes, du Tiers-Etat, avec les ouvriers et les paysans de France. Contre les manœuvres et les prétentions du fascisme, les démocrates se sont unis peur la défense de la République. En outre, et pour la première fois peut-être dans l’histoire du régime, sans rien abandonner de notre doctrine propre, nous avons donné notre adhésion à un programme commun de réformes, que nous devions réaliser ensemble, afin que la victoire électorale des gauches solidaires eût enfin pour conséquence leur collaboration au gouvernement pour une œuvre constructive. 


Nous avons fait honneur à notre signature. Aucune voix autorisée ne s’est élevée dans le Parti au lendemain des élections pour demander au Parti radical de se borner à une politique de soutien. Nous avions perdu à la Chambre notre primauté numérique, parce que dans le Pays, environ quatre cent mille électeurs s'étaient détournés de nous. Pourquoi ? J’ai déjà montré que cet échec temporaire était dû au mécontentement de nombreux petits fonctionnaires, petits retraités, modestes rentiers, anciens combattants qui nous reprochaient cette politique de restrictions, d’économies, à laquelle beaucoup d’entre nous s'étaient résignés parce qu’ils la croyaient nécessaire au salut du pays. Mais l’étude méthodique du scrutin démontre que nous aurions eu à déplorer encore des pertes plus sensibles, si, contre les attaques passionnées des droites, nous n’avions pas donné notre adhésion à cette union résolue de toutes les gauches qui portent ce nom nouveau de Front Populaire. 


Nous avons fidèlement respecté la parole donnée. Nous sommes entrés au Gouvernement. Nous nous sommes efforcés de remplir notre mandat avec probité, d'ailleurs soutenus dans notre tâche par l’appui constant de notre Groupe parlementaire. Vos ministres ont travaillé de leur mieux au maintien de la paix, à l'administration d'une justice impartiale à la solution des conflits du travail dans lesquels ils ont parfois exercé un heureux arbitrage, à la réorganisation de l’Education Nationale, à la reprise des échanges commerciaux entre les peuples, à l’amélioration de notre Défense Nationale. Il vous appartiendra de dire si ce mandat doit être confirmé ou abrogé. En tous cas, la décision ne dépend que de vous. 


De même, vous aurez à juger l'oeuvre accomplie. Je crois, si je m'en rapporte aux ordres du jour de nos Fédé rations, que l'immense majorité, sinon l'unanimité du Parti, approuve les réformes sociales que la Gouvernement a proposées et que le Parlement a votées. Qui s’élèvera contre l’accroissement des salaires quand il apprendra par les statistiques des Assurances sociales, qu’en 1934, un million de salariés gagnaient moins de quinze francs par jour ? Qui protestera contre les congés payés, contre les contrats collectifs, quand il réfléchira aux douloureuses incertitudes qui, pendant ces dernières années, ont rendu si précaire la vie ouvrière ? Qui condamnera la politique de valorisation des produits agricoles, lorsqu'il mesurera que la prospérité des campagnes françaises est la condition de l’activité de l’industrie et du commerce ? 


pays basque autrefois politique congrès 1936 biarritz
CONGRES PARTI RADICAL-SOCIALISTE BIARRITZ
PHOTO JOURNAL REGARDS 29 OCTOBRE 1936


Certes, il était, sans doute, inévitable que la victoire du Front populaire provoquât parmi les ouvriers, victimes d'une crise économique sans précédent, une sorte d’exaltation qui a donné lieu parfois à de regrettables abus. On a signalé aussi, et avec raison, le rôle inadmissible que prétendirent jouer dans les conflits du travail des étrangers, ou même des agents provocateurs. Nous n’avons cessé, quant à nous, dès le milieu de juin, et plus tard encore, de faire entendre les appels nécessaires au calme, à la raison, à la paix sociale. 


Nous avons rappelé que, fidèles à l’esprit de la Révolution française, nous entendions que fussent préservés la liberté individuelle, l'ordre républicain et la souveraineté de la loi qui en est la garantie suprême, et cette propriété la garantie suprême et cette propriété individuelle, fruit du travail et de l’épargne, qui correspond si étroitement aux caractères profonds de la nature humaine qu’elle renaît aujourd'hui dans les Etats qui avaient d’abord prétendu la détruire et la proscrire."



A suivre...


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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lundi 29 mai 2023

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 29 MAI 2023 LUNDI DE PENTECÔTE - SAINT AYMARD ET SAINT MAXIMIN - LAMIN

 

PROVERBE DU 29 MAI 2023 (SAINT AYMARD) (SAINT MAXIMIN) (LAMIN) (LUNDI DE PENTECÔTE).


AYMARD : Aymard faisait partie d'un groupe de onze inquisiteurs envoyés en pays cathare par le pape Grégoire XI.



religion catholique saint sainte aymard
29 MAI SAINT AYMARD

Aymard et ses compagnons furent assassinés à Avignonet, près de Toulouse, par des sympathisants Albigeois le 29 mai 1242.

Les onze Bienheureux d'Avignonet furent déclarés martyrs au 14ème siècle.

Ils furent béatifiés le 6 septembre 1866 par le pape Pie IX.



MAXIMIN : Maximin de Trèves, naît à Silly, dans la Vienne.



religion catholique saint sainte maximin
29 MAI SAINT MAXIMIN DE TREVES

Maximin est le 5ème évêque de Trèves et il succède à Saint Agritius.

Maximin oeuvre pour l'évangélisation de son diocèse, ainsi que des territoires proches dont l'Alsace et la Lorraine.

Il accorde l'asile à Trèves à son ami Athanase d'Alexandrie entre 335 et 337 et le soutient dans sa lutte contre l'arianisme.

Il est reconnu saint par l'Eglise catholique.



LUNDI DE PENTECÔTE : La Pentecôte se célèbre le septième dimanche après le dimanche de Pâques, à une date mobile. 

Elle se poursuit le lendemain, dans certains pays, par un lundi férié ou chômé, dit "Lundi de Pentecôte".

En France, le lundi de Pentecôte a été jour férié depuis le concordat de 1801 jusqu'en 2004.

Entre 2004 et 2007, à la suite de la décision du Gouvernement Raffarin d'en faire une journée de solidarité envers les personnes âgées, il devient non chômé pour beaucoup d'entreprises, les salariés devant travailler à titre gratuit.



la rhune larrun autrefois religion catholique pays basque
LUNDI DE PENTECÔTE LA RHUNE
PAYS BASQUE D'ANTAN




LAMIN : Lamiaren oroitzapenak aztarna asko utzi du euskal leku izenetan. Lamien bestak. Lamiakon. Aster Saindua (1206).



Un décès du 29 mai Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie, dite Joséphine de Beauharnais.



PORTRAIT DE JOSEPHINE DE BEAUHARNAIS
PAR FRANCOIS GERARD


Née le 23 juin 1763 aux Trois-Îlets (Martinique) - Morte le 29 mai 1814 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

Joséphine est la première épouse de Napoléon 1er de 1796 à 1809.

A ce titre, elle est impératrice des Français de 1804 à 1809 et reine d'Italie de 1805 à 1809.

Elle naît dans une famille de Békés qui habite dans une grande propriété de la Martinique.

Elle arrive en métropole, en octobre 1779, pour épouser le 13 décembre 1779 Alexandre de Beauharnais, militaire, qui sera exécuté durant la Terreur, en juillet 1794.

Joséphine aura deux enfants avec lui, Eugène et Hortense.

Après un procès, elle et son mari se séparent en février 1784.

Sans argent et sans position sociale, elle revient en Martinique en juin 1788.

De retour en métropole en novembre 1790, elle se rapproche de son mari et élargit le cercle de ses relations, en fréquentant le marquis de La Fayette, le marquis de Caulaincourt, Charlotte de Robespierre ou Michelle de Bonneuil.

Après l'arrestation de son mari, en janvier 1794, Joséphine est aussi emprisonnée en avril 1794 pendant plusieurs mois.

A sa sortie de prison, elle est veuve.

Grâce à un montage financier avec sa mère, elle parvient à rembourser ses dettes et celles de son mari et à retrouver sa position sociale, se liant au général Hoche et à Paul Barras, l'un des cinq membres du Directoire. 

Fréquentant les salons parisiens, elle rencontre le général Bonaparte, avec qui elle se remarie civilement le 9 mars 1796. 



NAPOLEON ET JOSEPHINE DE BEAUHARNAIS


Pendant la campagne d'Italie, Joséphine suit son mari de juin à octobre 1796.

De retour en France, elle a une liaison amoureuse avec un capitaine de hussards, liaison qui menace le couple.

Lors de la préparation du coup d'Etat du 18 brumaire, elle se retrouve au coeur des intrigues.

Après la nomination de Napoléon comme Premier consul en décembre 1799, Joséphine est qualifiée de "consulesse".

Le 2 décembre 1804, lors du sacre de Napoléon comme empereur, elle est sacrée également impératrice.

La veille, le 1er décembre, elle obtient la bénédiction nuptiale de son mariage.

Néanmoins, faute de pouvoir donner un héritier à Napoléon, qui multiplie les infidélités, et aussi face à l'hostilité de sa belle-famille, Joséphine est contrainte au divorce en décembre 1809.

Napoléon lui permet de conserver l'Elysée, le château de Navarre près d'Evreux et le château de la Malmaison et son domaine de 800 hectares, où elle se retire.

Elle meurt le 29 mai 1814, à 50 ans, d'une pneumonie.



impératrice napoléon château
CHÂTEAU DE LA MALMAISON RUEIL-MALMAISON
DE JOSEPHINE DE BEAUHARNAIS


Voici le proverbe du lundi 29 mai 2023 :


ZARRAK DAUKA BETI ZER ERRAN, GAZTEAK ZER IKAS.

Le vieillard a toujours à dire, le jeune à apprendre.



peintre florence da vinci vieillard jeune homme
ETUDE DE JEUNE HOMME ET DE VIEILLARD
LEONARD DE VINCI



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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WENTWORTH WEBSTER UN ANGLAIS AMOUREUX DU PAYS BASQUE AU DÉBUT DU VINGTIÈME SIÈCLE (cinquième et dernière partie)

WENTWORTH WEBSTER AU PAYS BASQUE.


Wentworth Webster, né le 16 juin 1828 à Uxbridge, en Angleterre et mort le 2 avril 1907 à Sare, en Labourd, est un prêtre anglican, collecteur des contes traditionnels du Pays Basque, érudit de langue anglaise, française et basque.




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WENTWORTH WEBSTER
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire La Côte basque : revue illustrée de 

l'Euzkalerrria, le 15 février 1925 :



"Basques. Extraits de l’ouvrage du Révérend Wentworth Webster.


Les Loisirs d’un Etranger au Pays Basque.



Le Basque était un homme libre de fait et de loi, impossible de lui appliquer une autre qualification. Mais le seul homme ainsi libre, c’était le baron, le noble ; donc le Basque était baron, il était noble, avec des privilèges, plus grands, plus dignes que les privilèges égoïstes de la caste supérieure du temps de la féodalité, car ils lui conféraient des devoirs politiques, administratifs, municipaux. La noblesse universelle des Basques n’était nullement un apanage de famille, c’était une noblesse nationale et de race. Pour en faire les preuves, pour constater ses droits, il n’était pas besoin de généalogie remontant à tel ou tel ancêtre à demi fabuleux ; on ne demandait ni charte ni parchemin portant le scel du roi quelconque. Le Basque pouvait ne pas posséder un pouce de terrain ; à lui seulement de montrer que, Basque, il était né sur le sol basque de deux générations de parents basques. Par ce fait et devant la loi espagnole, il était hidalgo. Au milieu de ces concitoyens, simple Basque, libre comme eux tous, il devait se tenir prêt à faire son devoir avec ses frères, à donner sa vie pour la constitution de son pays, pour ces fueros par lesquels il était homme libre.



Comment est-il arrivé que les partisans les plus outrés de l’absolutisme pur, les défenseurs de la politique la plus retardataire, se soient recrutés au milieu d’un peuple possédant des institutions si hautement libérales ? Il est difficile de répondre, en quelques lignes ; mais ce phénomène nous paraît provenir de deux causes : l’une, lente et inévitable en rapport avec les progrès de la liberté dans le reste de la Péninsule, l’autre qui est l’histoire d’une série de déceptions et de mécomptes.



Jamais peuple n’a si vaillamment lutté pour un but plus misérablement illusoire. Après mûr examen de leurs institutions et de la question en jeu, un homme distingué, correspondant d’un journal de l’Amérique du Nord, les appelait "des Républicains combattant pour le droit divin". Ces hommes qui possédaient les libertés les plus larges qui furent jamais, formaient l’entourage de Don Carlos ; ils servaient de soutien au plus tyrannique des absolutismes, à la plus violente des réactions.



Tout basque était noble, homme libre devant la loi, Aussi longtemps qu’ailleurs en Espagne, il y eut des classes privilégiées, ce privilège des Basques pouvait et devait subsister. Le Basque avait raison de combattre jusqu’à la mort pour le maintien de ce magnifique droit de naissance. Mais lorsque, dans la Péninsule entière, il n’y eut plus de classes asservies, quand tout Espagnol fut déclaré libre et que les impôts cotés par les représentants de la Nation furent répartis entre tous les citoyens, ces privilèges et ces droits n’avaient plus de raison d'être ; ils devaient prendre fin chez les Basques des trois provinces, comme ils avaient déjà fait de ce côté des Pyrénées. A partir de ce moment, les Vascongades ne pouvaient plus jouer que le rôle, non plus d’hommes libres, mais des membres d’une caste favorisée ; ils devenaient les adversaires communs de la liberté, une exception blessante aux lois de la patrie.



Les Basques ont eu, ils ont encore raison d’exiger toutes les garanties possibles contre la violation de leurs anciennes libertés, d'agir avec toute réserve, de prendre toutes leurs précautions pour que le caractère probe, économe, essentiellement pratique de leur administration intérieure, ne soit pas noyé dans le système corrompu, négligent, coûteux du gouvernement espagnol. Malheureusement, on a greffé sur cette question celle de la religion et celle de la dynastie. A tort ou à raison, la plupart des Basques se sont laissé persuader que l’existence des fueros est liée au maintien de la couronne dans la descendance masculine, à la suprématie du dogme catholique romain et de l’unité du culte en Espagne. Le Basque est un catholique fervent ; les libéraux, on le lui dit, ont pillé l’Eglise, chassé les moines, vendu les couvents, persécuté le clergé... Ennemis des croyances religieuses des Basques, ils ne sauraient être qu’hostiles à leurs institutions politiques et communales !



Une des plus grandes fautes, et ils en ont commis beaucoup, des libéraux constitutionnels en Espagne, fut de ne pas garantir les fueros basques immédiatement après la mort de Ferdinand VII. A cette époque, comme dans la première période la Révolution française, la plupart des villes industrielles des provinces basques, ainsi que la majorité des hautes classes, auraient facilement accepté les idées nouvelles ; mais les libéraux hésitèrent et Charles V, peut-être pour la seule fois dans sa vie, sut montrer de l’énergie et de la prévoyance ; il se prononça hautement pour la conservation des fueros. Le clergé, inutile de le dire, prenait parti pour la monarchie absolue ; c’en fut assez pour déterminer un soulèvement des Basques contre un gouvernement qui semblait vouloir saper des institutions si chères. Et pourtant les grandes villes, des provinces, Bilbao, Vittoria, San Sébastian, Pampelune, ne se sont jamais entièrement dévouées aux souteneurs du droit divin ; "Fueristes", elles le sont toutes, carlistes non. Leurs habitants sont aussi attachés que les autres Basques à leurs anciens privilèges, mais ils ne veulent pas se déclarer les alliés des adversaires du droit commun en Espagne ; ils ne veulent pas imposer le despotisme qu’ils rejettent eux-mêmes.


pais vasco antes carlistas guerras don carlos
GUERRES CARLISTES
PAYS BASQUE D'ANTAN


Les "Fueros" s’en vont. Si, au point de vue théorique, la chose ne peut être fort regrettée, elle nous paraît en tout point déplorable et dans la pratique, et dans l’état actuel de la vie civile espagnole. L’administration provinciale et municipale des Basques a été excellente ; même au temps où l’Espagne accélérait le plus sa propre décadence, les provinces vascongades faisaient exception au reste de la Péninsule. Il n’y avait pas de brigands, le pays était sûr, le peuple satisfait. L’administration espagnole, une des plus négligentes et des plus dispendieuses de l’Europe, va tout recouvrir de sa boue, et personne ne peut voir sans douleur s’y engloutir la probité, la sagesse pratique des Euskariens. Quelle réglementation, si bien rédigée qu’elle soit, suppléerait à l’éducation administrative, fruit de tant de siècles de prudence et d’honnêteté !



pais vasco antes fueros provincias vascongadas
PROVINCES VASCONGADES ILLUSTREES
PAYS BASQUE D'ANTAN


Il y a toute la différence du monde entre les plumitifs mal payés qui ne songent qu’au moyen d’augmenter leur maigre salaire et d’intriguer pour leur avancement, et des municipalités librement élues, qui rendent compte aux hommes libres leurs frères, de ce qu’elles ont fait pour le bien commun, suivant la tradition des ancêtres ! Le gouvernement actuel désire la prospérité des provinces, il a même nommé une commission pour étudier les institutions basques et voir ce qui pourrait en passer dans celles du reste de l’Espagne.



Notre souhait serait qu’on allât de l’avant dans cette voie, et qu’au lieu d’introduire chez les Basques les errements de la bureaucratie castillane, l’administration de la Péninsule s’inspirât désormais de la sagesse, de la probité, de l’économie pratiquées si longtemps par un des plus petits peuples du beau pays des Espagnes."


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



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