26 AVRIL 1937 : LE BOMBARDEMENT DE GUERNICA.
Tous les ans, le 26 avril, je vous parle du bombardement de Guernica et du massacre de sa population civile.
Je vous en ai déjà parlé à 9 reprises le 26/04/2017, le 26/04/2018, le 26/04/2020, le 26/04/22, le
26/04/23, le 26/04/24, le 26/04/25, le 26/04/26 et le 27/04/26.
Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien d'extrême droite, Je suis Partout, le 23 juillet 1937 :
"... Le pays basque vu à travers des lunettes rouges.
Puisque les illustres écrivains qui signèrent le manifeste contre les prétendues cruautés commises en pays basque sont en train de déraisonner, les voici maintenant qui font bon marché de la géographie. Nous ne serons pas trop exigeant à leur égard ; nous leur demanderons seulement de connaître les provinces qui touchent leur propre frontière.
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| APPEL POUR LE PEUPLE BASQUE LA CROIX 8 MAI 1937 |
S'ils reprennent leur atlas, ils verront que la partie basque forme trois provinces, les plus petites de l'Espagne : Alava, avec Vitoria pour capitale ; Guipuzcoa, capitale Saint-Sébastien, et la Biscaye, capitale Bilbao. Or Vitoria s'est toujours trouvée du côté de Franco, dès le 18 juillet. Saint-Sébastien a été libéré en septembre. Reste seulement la province de Bilbao avec quelques villages des deux autres provinces. Notre offensive actuelle, qui trouble ce groupe d'écrivains, se déploya très rapidement au milieu de la province de Biscaye. Durango et Guernica appartiennent, en effet, à la Biscaye, messieurs, pour le cas où les communiqués d'Aguirre (qui ne cesse de parler du front de Guipuzcoa, lequel se trouve à 30 kilomètres en arrière) seraient venus troubler vos connaissances géographiques.
Ceci établi, ces messieurs nous accorderont bien — ils ont une si grande affection pour les Basques, précisément parce qu'ils sont catholiques — que les habitants de Vitoria et de Saint-Sébastien sont tout aussi Basques, tout aussi catholiques, encore qu'ils se battent — et avec quel courage — aux côtés de Franco. Dans tel endroit, comme Azpeitia, qui a déjà fourni bien des héros à la cause nationale, on a promis à Dieu et à la patrie de remplacer par deux volontaires chaque combattant tombé au champ d'honneur. D'autre part, beaucoup de soldats qui se battent devant Bilbao sont catholiques.
La ville de Bilbao, messieurs, est, sachez-le, la moins basque et la moins catholique de toutes les villes basques, et c'est pour cela qu'elle oppose tant de résistance, pour ne pas parler de l'aide étrangère qui lui est fournie. A cause de son caractère industriel elle a toujours été, et elle est encore de nos jours, un foyer de marxisme dans sa population cosmopolite, auprès de laquelle l'épicurien Prieto a plus d'autorité qu'Aguirre lui même. Ainsi s'expliquent les incendies d'Eibar, Durango, Guernica et les autres qui se succèdent continuellement. Ainsi s'expliquent les profanations et destructions d'églises, de statues de saints, les meurtres de tant de catholiques basques et l'emprisonnement de beaucoup d'autres, qui attendent à Bilbao l'heure de la délivrance — et de qui ne se préoccupent, ni vous, messieurs, ni le gouvernement Blum ni le gouvernement anglais.
De tout ceci concluons que les écrivains du groupe ont pris fait et cause pour les marxistes de Bilbao, où Aguirre — le petit Napoléon, comme on l'appelle à Saint-Sébastien — n'est depuis les premiers jours qu'un homme de paille et où il se cramponne pour que son catholico-marxisme puisse servir de propagande chez ceux qui croient facilement à qui peut leur servir.
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| UN MOULIN DE LA CEINTURE DE FER DE BILBAO BISCAYE D'ANTAN |





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