CARTES POSTALES , PHOTOS ET VIDEOS ANCIENNES DU PAYS BASQUE. Entre 1800 et 1980 environ.
mardi 29 octobre 2024
UNE INAUGURATION PAR LA FÉDÉRATION DE LA PELOTE BASQUE À ASCAIN EN LABOURD EN SEPTEMBRE 1934
Libellés :
1934,
ASCAIN,
AZKAINE,
COMMUNES,
CULTURE,
FEDERATION FRANCAISE DE PELOTE BASQUE,
INAUGURATION,
LABOURD,
LAPURDI,
LE JOURNAL,
OTHARRE,
PELOTE,
SPORTS
lundi 28 octobre 2024
PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 28 OCTOBRE 2024 SAINT SIMON ET SAINT JUDE - XIMUN
PROVERBE DU 28 OCTOBRE 2024 (SAINT SIMON et SAINT JUDE) (XIMUN).
SIMON ET JUDE : les deux frères Simon et Jude sont cités parmi les Douze Apôtres qui accompagnaient Jésus.
| 28 OCTOBRE SAINT SIMON LE ZELOTE |
Surnommé le Zélote ou le Cananéen, Simon devait venir de la secte du même nom.
Elle était formée de nationalistes juifs partisans de chasser les Romains sans plus attendre.
Avec son frère, Simon alla prêcher l'Evangile en Perse et c'est là qu'ils furent tous les deux martyrisés.
JUDE (ou Judas) : Jude est un des douze apôtres choisis par Jésus.
Les différentes traditions divergent sur son identité exacte.
Après avoir effectué une prédiction dans la région Palestine, Jude se serait rendu dans le pays Arabe, en Syrie, en Mésopotamie et en Arménie.
Les traditions divergent aussi sur son lieu de martyre, soit dans la région de Beyrouth, soit au nord de la Mésopotamie, soit en Arménie, à Makou.
XIMUN : "San Simon eta San Juda"-ren abestia gogoratuz.
Simon (es), Simon (fr), Simon (en).
Hebreerako Shime'ôn-etik dator ; jatorriz Simon eta Simeon gauza bera dira. Simon izeneko bi santu nagusi egon dira : Simon apostolua eta Simon "estilita". Bigarren hau Sirian bizi eta Sirian hil zen aszeta dugu. Goitizena zutabe - stylos grekoz - baten gainean 30 urte eman zituelako jarri zioten. Harriaren inguruan kristau munduko elizarik garrantzitsuenetakoa egon zen, XII. mendean musulmanen esku erori eta hustu zuten arte. Gaur egun eliza haren hondakinak gizadiaren ondare izendatuak izan dira. Santuaren egunak urtarrilaren 5ean ("estilita") eta urriaren 28an (apostolua) ospatzen dira.
Juda (es), Judas (es), Jude (fr), Jude (en), Judah (en), Judas (en).
Hebreerako Yehudah "lehoia" izenetik. San Juda Jakue Txikiaren anaia izan zen eta hau bezal apostolua. Jesusek Suediako Brijiti santari Judaren laguntza eskatzeko esan omen zion, eta horregatik da azkeneko hau auzi zailen aldezle edo defendatzailea. Santuaren eguna urriaren 28an da.
Une naissance du 28 octobre : Maurice de Saxe, comte de la Raute (1696-1710) puis comte de Saxe (1710-1750).
Né le 26 octobre 1696 à Goslar (ville libre d'Empire) - Mort le 30 novembre 1750 au château de Chambord (Lor-et-Cher).
C'est un militaire français, titré comte de la Raute, puis comte de Saxe, qui a été maréchal général des camps et armées de Louis XV.
Il passe à Hambourg sa première année, avant d'être présenté en 1698 à son père, devenue Auguste II de Pologne.
Maurice est ensuite élevé à Berlin puis à Utrecht et à La Haye.
Il y reçoit une éducation très mince, très tôt tournée vers la chose militaire : en 1709, il est confié au comte de Schulenburg, chargé de lui apprendre le métier des armes.
La même année, il assiste à la campagne de Flandre comme enseigne dans le régiment de la Reine, sous les ordres de Frédéric de Württemberg, mais sans participer aux combats.
En 1711, il est reconnu par son père.
Maurice reçoit officiellement le titre de comte de Saxe, et son premier régiment, les Cuirassiers de Beust.
En décembre 1712, il participe à sa première bataille, à Gadebusch, contre les Suédois et il connaît la défaite.
Par ailleurs, il témoigne déjà d'un penchant marqué pour les plaisirs et la dissipation.
Dans l'espoir de l'assagir, son père le marie à Johanna-Victoria de Löben, riche héritière de petite noblesse saxonne, âgée de 15 ans.
En 1716, suite à la paix avec la Suède, le régiment de Maurice est dissous, et il doit alors se retirer sur ses terres.
En 1721, il demande et obtient la séparation d'avec sa femme.
La même année, son père l'envoie chercher du service en France.
A son arrivée en mai 1721, il reçoit le brevet de maréchal de camp.
Maurice achète le régiment de Sparre-Infanterie, qui manque de le ruiner, et qu'il rebaptise régiment de Saxe-Infanterie.
Très vite, il s'en lasse, et en 1725, aidé financièrement par Adrienne Lecouvreur, il part pour Varsovie, avec comme objectif la couronne ducale de Courlande, qu'il obtient en juin 1726, grâce à l'appui d'Anna Ivanovna (future Anne 1re de Russie).
Suite au rattachement de la Courlande à la Pologne, chassé par les troupes russe, il rentre à Paris en 1727.
Il traverse ensuite une période difficile, perdant sa mère en 1728, sa maîtresse, la comédienne Lecouvreur en 1730, puis son père en 1733.
Maurice se consacre alors à la rédaction d'un ouvrage sur la guerre et la tactique, intitulé Mes Rêveries, qui sera publié à titre posthume en 1757.
Pendant la Guerre de Succession de Pologne (1733-1738), il choisit de maintenir son allégeance au roi de France, intégrant l'armée du Nord-Est, menée par Berwick.
En août 1734, il est promu lieutenant général.
Pendant la Guerre de Succession d'Autriche, il participe, en août 1741, à la campagne de Bohême, puis il dirige l'armée française qui envahit les Pays-Bas autrichiens et la Hollande et c'est une succession ininterrompue de victoires.
Le roi Louis XV nomme alors Maurice maréchal général des camps et armées, plus haute distinction militaire.
Grand amateur d'art dramatique, le maréchal de Saxe se faisait suivre aux armées par une troupe de théâtre "de campagne" pour soutenir le moral des troupes mais aussi pour le fortifier par la représentation de sentiments sublimes.
En 1748, Louis XV le récompense en lui faisant don en pleine propriété du château de Chambord.
Il fait restaurer par l'architecte des Bâtiments du roi Jean-Baptiste Collet le théâtre du château où Molière avait joué.
Il meurt à Chambord, le 30 novembre 1750, à 54 ans, victime selon la légende d'une blessure mortelle dans un duel avec le prince de Conti, mais plus vraisemblablement emporté par les suites d'un rhume mal soignés.
Ce sont ses neveux qui héritent de sa succession.
Une cérémonie funèbre est célébrée à Paris pour le maréchal de Saxe, mais le grand militaire, protestant, ne pouvant être inhumé dans la capitale, son corps fut envoyé à Strasbourg pour y être inhumé.
![]() |
| PORTRAIT DE MAURICE DE SAXE MARECHAL DE FRANCE PAR QUENTIN DE LA TOUR VERS 1748 |
Voici le proverbe du lundi 28 octobre 2024 :
SAN-SIMUN ETA JUDA, UDA GAN ETA NEGUA HELDU DA.
Saints Simon et Judas, l'été est passé et l'hiver arrive.
![]() |
| 28 OCTOBRE SAINT JUDE |
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
Plus de 7 200 autres articles vous attendent dans mon blog :
https://paysbasqueavant.blogspot.com/
N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!
LE GROUPE BASQUE ERESOINKA À LA SALLE PLEYEL À PARIS EN DÉCEMBRE 1937
LE GROUPE ERESOINKA EN DÉCEMBRE 1937.
Eresoinka est un ensemble instrumental, vocal et chorégraphique mixte, formé lors de la Guerre civile espagnole à l'initiative du gouvernement basque de Bilbao en 1937.
Entre 1937 et 1939, cet ensemble composé de 101 Basques fait découvrir la culture musicale traditionnelle basque lors de tournées internationales qui les mènent jusqu'à Paris, Bruxelles, Amsterdam et Londres.
Parmi les 63 choristes composant le groupe, un d'entre eux sera par la suite mondialement connu : le ténor Mariano Gonzalez d'Irun, le futur Luis Mariano.
Une alti, Pepita Embil de Guetaria sera la mère du futur Placido Domingo.
![]() |
| PEPITA EMBIL ERESOINKA |
Voici ce que rapporta au sujet d'Eresoinka la presse nationale, dans différentes éditions :
- Ce Soir, le 19 décembre 1937, sous la plume de L.-R. Dauven :
"Les spectacles d'art basque du groupement "Eresoinka".
Que nous apporte "Eresoïnka" ?
Tout simplement la révélation de l'art basque.
Car, s'il est un peuple qui a conservé pour nous tout son mystère, et non pas seulement sur le plan artistique, c'est bien ce magnifique peuple basque — actuellement engagé dans une lutte tragique pour son indépendance — ce peuple que nous ne connaissons guère que par quelques livres et dont nous savons seulement qu'il est resté lui-même à travers les siècles, "resserré entre ses montagnes et la mer, comme en un territoire de refuge, autour de ses foyers, de ses autels et de ses tombes", gardant jalousement, "avec l'énigme de sa provenance", sa langue, l'"euskara", les traditions ancestrales, ses jeux, ses danses et ses chants.
C'est l'art basque, dans ses manifestations les plus typiques, qui vient à Paris avec "Eresoinka".
Le groupement est né, il y a quelques mois, dans un petit village des Basses-Pyrénées, Sare.
![]() |
| GROUPE ERESOINKA PHOTO DE JESUS ELOSEGUI 24 JUILLET 1937 |
C'est là que se rencontrèrent, venus de tous les coins du pays basque, quelques jeunes hommes et quelques jeunes femmes qui avaient résolu de promener de par le monde des spectacles d'art basque. Ils n'étaient, au début, que quelques-uns. Ils furent bientôt une centaine. Il y avait parmi eux des architectes, des avocats, des industriels, des laboureurs, des ouvriers. Tous communiaient dans un même amour de leur patrie, l'Euzkadi, et dans un même culte des chants et des danses de leur pays.
Pendant six mois, on travailla.
Des compositeurs, comme M. Jorda de Gallastegui, réunissaient les merveilleuses mélodies basques harmonisées par Guridi, Urunuela, Almandoz, Goicoechea, ainsi que les oeuvres des auteurs anciens : Joaquin des Près, Jannequin, Palestrina, Guerrero, Morales. M. Olaizola faisait répéter les choeurs cependant que M. J. Luisa Esnaola, sur la place même du village, réglait, au son de la flûte basque et du tambourin, les évolutions d'une harmonieuse troupe de danseurs et de danseuses.
Dans le même temps, des décorateurs préparaient les maquettes, des peintres établissaient les costumes nécessaires à la réalisation de tableaux scéniques, chantés et dansés, évoquant, stylisées des scènes réelles de la vie basque.
C'est ce spectacle qui sera présenté ce soir aux Parisiens.
— Il m'est impossible, nous disait hier un des principaux animateurs du groupement, de vous dire ce que sera notre spectacle. Notre ambition est de donner une image exacte, une image sincère de notre pays. Nous avons mis en commun tout ce que nous possédions, nous avons travaillé avec tout notre coeur, avec toute notre âme. Nous apportons à Paris toutes les oeuvres de nos compositeurs, ceux d'hier comme ceux d'aujourd'hui, toutes les danses populaires du pays basque, toutes les richesses de notre folklore. Nous avons fait de notre mieux et nous croyons bien servir notre patrie, l'Euzkadi. Le public jugera.
Sans doute...
Mais peut-être nous sera-t-il permis de dire, avant même que le rideau ne se lève sur le premier spectacle du groupe "Eresoïnka" que peu d'efforts apparurent jamais plus sympathiques que le sien et que c'est de tout coeur que nous lui souhaitons cette réussite qu'il a si largement méritée ?"
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
Plus de 7 200 autres articles vous attendent dans mon blog :
https://paysbasqueavant.blogspot.com/
N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!
dimanche 27 octobre 2024
PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 27 OCTOBRE 2024 SAINTE ÉMELINE ET SAINT NESTOR ET BIENHEUREUSE ANTOINETTE DE BRESCIA - OZKAR
PROVERBE DU 27 OCTOBRE 2024 (SAINTE ÉMELINE) (SAINT NESTOR) (SAINTE ANTOINETTE) (CHRISTELLE) (OZKAR).
ÉMELINE : Vénérée en Champagne, Émeline vécut au 12ème siècle.
Emeline entraîna un groupe de femmes à vivre selon la règle austère de Saint Bernard, près de l'abbaye cistercienne de Boulancourt, à Longeville-sur-la-Laines (Haute-Marne).
Emeline s'infligeait de nombreuses souffrances afin d'évoluer spirituellement.
Emeline était réputée pour prédire l'avenir à plus ou moins long terme.
Emeline mourut vers 1178 et fut déclarée bienheureuse.
NESTOR : Nestor de Thessalonique est un compagnon de saint Démétrius de Thessalonique.
Il rencontre saint Démétrius emprisonné et il lui demande sa bénédiction pour combattre et vaincre Lyeios, un gladiateur redouté tourmentant les chrétiens dans l'arène.
L'empereur Maximian ordonne que Nestor soit tué avec sa propre épée, vers l'an 300.
ANTOINETTE : Antoinette naît à Brescia, en Lombardie (Italie) en 1407 et meurt en 1507.
Elle entre très jeune au monastère des dominicaines de Brescia, où elle passe 30 ans, comme religieuse puis comme prieure.
Elle est nommée à Ferrare (Emilie-Romagne) pour réformer avec rigueur le monastère dominicain de cette ville.
Bienheureuse Antoinette est fêtée le 27 octobre.
OZKAR : J.M. Barandiaranen hiztegi mitologikoa.
Ekaitza eta harria dakartzan izaki mitologikoa, Hodei eta Ortziren kidea. Euskal Herrian, Europako mitologia zaharrean bezala, tximistek lurrean "ozkar" izeneko harriak sartzen zituztelako sinestea zegoen. Gero harri horiek pixkanaka-pixkanaka ateratzen omen ziren azalera.
Un décès du 27 octobre : Ludovic-Napoléon Lepic.
Né le 17 décembre 1839 à Paris- Mort le 27 octobre 1889 à Paris.
3e comte Lepic (ou vicomte Lepic), c'est un peintre et graveur français qui s'est intéressé à l'archéologie.
Ludovic-Napoléon est l'unique descendant de Louis, comte Lepic, nommé général, baron et commandeur de la Légion d'honneur par Napoléon 1er.
Son père le destine à la carrière militaire mais lui est attiré par l'art et il reçoit des leçons particulières des peintres Gustave Wappers et Charles Verlat.
En 1861, il ouvre un atelier au Louvre et accède à une première reconnaissance pour ses gravures animalières.
Désireux de se perfectionner en peinture, il entre à l'atelier de Charles Gleyre en 1863, puis rejoint celui d'Alexandre Cabanel, en 1864.
En 1865, Ludovic-Napoléon épouse Joséphine Scévole de Barral, avec laquelle il aura 3 filles.
Il s'intéresse alors à l'archéologie et devient membre de la Société d'Anthropologie de Paris en 1869.
En 1872, il fonde le premier musée d'Aix-les-Bains et publie un ouvrage illustré de ses gravures sur Les armes et les outils préhistoriques reconstitués.
Parallèlement, il approfondit sa pratique de graveur et de peintre.
Ami intime d'Edgar Degas depuis la fin des années 1850, Ludovic-Napoléon participe à la fondation, en 1860, du Cercle de l'union artistique.
En 1874, il monte la Première exposition des peintres impressionnistes avec Edgar Degas, Berthe Morisot, Claude Monet, Auguste Renoir, Paul Cézanne et Camille Pissarro.
Néanmoins, ses oeuvres restent assez classiques et les impressionnistes, qui ne l'apprécient guère, finissent par le rejeter.
En 1869-1870, il participe à un chantier d'archéologie expérimentale où il est un des premiers à reconstituer et à expérimenter des armes et des outils préhistoriques.
Ludovic-Napoléon participe aux fouilles du site moustérien de Soyons, en Ardèche.
Il est l'un des tout premiers à dessiner des animaux préhistoriques et à illustrer le thème des cités lacustres découvertes en Suisse (1854) et en Savoie (1856).
En janvier 1873, il est élu correspondant à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie.
En 1876, il découvre la Côte picarde où il rencontre notamment Francis Tattegrain qu'il initie à la peinture.
Ludovic-Napoléon se consacre alors essentiellement à la réalisation de marines et s'installe à Berck pour de longs séjours à partir de 1877.
A partir de 1879, il accède à une certaine renommée avec la présentation de 35 oeuvres à la galerie la Vie moderne.
En 1883, le musée des arts décoratifs lui consacre une exposition au Palais de l'industrie où il présente 150 pièces.
En septembre 1882, il est nommé peintre de la Marine.
Grand amateur de musique et de danse, Ludovic-Napoléon, au milieu des années 1880, crée des costumes pour plusieurs opéras où se produit notamment sa maîtresse, Marie Sanlaville.
Il meurt brusquement dans ses bras, le 27 octobre 1889, à 49 ans.
![]() |
| PHOTO DE LUDOVIC-NAPOLEON LEPIC MUSEE D'ARCHEOLOGIE NATIONALE |
Voici le proverbe du dimanche 27 octobre 2024 :
IZARRAK HEGO ALDERA, HAIZEA HEGOTIK, IZARRAK IFARRERA, IFARRETIK HAIZEA.
Si les étoiles filantes se dirigent vers le sud, le vent sera du sud ; si elles se dirigent vers le nord, il sera du nord.
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
Plus de 6 700 autres articles vous attendent dans mon blog :
https://paysbasqueavant.blogspot.com/
N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!
UNE BALADE À LA GUADELOUPE À FONTARRABIE EN GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE EN 1899 (deuxième et dernière partie)
BALADE À LA GUADELOUPE À FONTARRABIE EN 1899.
Le hameau de Guadalupe, et son sanctuaire domine la ville de Fontarrabie, en Guipuscoa.
Voici ce que rapporta à ce sujet le mensuel La Grande Revue, le 1er mai 1899, sous la plume de
Louis de Robert :
"Flânerie au Pays Basque.
II. Guadeloupe.
"... Ils vont, ces chiens, la langue pendante et la queue en trompette. Plus prudents et moins lestes, nous allons d'une pierre à l'autre, en calculant nos enjambées. Et de tous nos sautillements réunis, naît, sur les chemins, une sarabande de petites ombres folâtres et diaboliques.
Il est près de cinq heures quand nous atteignons la Guadeloupe. Une courte place carrée, vêtue d'herbe et plantée de chênes, s'avance en terrasse sur le versant de la montagne. A l'ombre de ces chênes une vingtaine de moines se reposent des fatigues de la journée. Apparition imprévue qui appelle dans ce décor de feuilles l'idée soudaine d'un troisième acte d'opéra comique. En effet, devant ces robes de bure, cette corde semée de noeuds et trop neuve qui ceint leurs reins, cette tonsure trop nette et comme factice, j'ai, oh ! très fugitive ! l'impression de figurants s'avançant sur une scène pour entonner un choeur. C'est que, habitué à voir la réalité différer toujours des formes artificielles qui veulent la représenter, l'esprit ne conçoit pas immédiatement que ces moines, ces vrais moines puissent avoir avec le classique père capucin des grands et des petits guignols une aussi parfaite identité. Toute fugitive, je l'ai dit, mon impression ne mérite pas ces phrases. Déjà elle est loin, et j'éprouve peu à peu la gravité dont ces hommes austères imprègnent ce lieu. Barbus ou rasés, la plupart vigoureux, dans la force de l'âge, ils goûtent, par cette journée d'été, l'apaisement qui tombe des grands chênes. Ils parlent peu entre eux, adossés aux troncs ou assis sur la pierre, gardant là, dans cette trêve du travail, leurs habitudes de recueillement et d'humilité. Et, à étudier leurs visages qui respirent la force et la paix, à pénétrer la sérénité puissante de ces âmes qui ont renoncé à tout, on sent déconcertée en soi l'étroite, l'égoïste, la fragile conception que nous avons du bonheur.
![]() |
| SANCTUAIRE DE N.S. DE GUADALUPE FONTARRABIE GUIPUSCOA PAYS BASQUE D'ANTAN |
L'un d'eux, assez grand, avec un visage fin, une barbe presque gracieuse et un air d'élégance dans sa robe de bure, se promène à quelques pas des autres. Il est manifeste que c'en est le supérieur. Certains s'approchent pour lui parler, puis s'en reviennent. Oui, il y a quelque distinction dans la personne de ce moine. Marius, au courant de toutes les légendes qui circulent, me conte qu'il est appareillé aux plus grandes familles d'Espagne. Quel chagrin secret l'a jeté dans ce cloître ? Voici qu'il m'inspire aussitôt un intérêt tout neuf et qu'il se trouve, par ce détail, rehaussé d'un prestige. C'est qu'il a subitement cessé d'être un personnage de la vie courante pour prendre, à mes yeux, le relief d'un personnage de roman.
Et je songe de nouveau confusément à toutes nos joies périssables, tout en suivant dans une sorte d'auberge ouverte sur la place, mes compagnons que tourmente la soif. C'est, au premier, une salle commune où deux artilleurs espagnols jouent aux cartes. Ils viennent d'un fort établi sur le plateau et qu'on découvre d'ici. Dans cette salle, nous voyons bientôt apparaître le supérieur suivi d'un gros moine à la ceinture duquel pendent des clés. Ils nous saluent, vont au fond, dans une salle plus petite, où ils se font servir du cidre, du pain et du jambon. Pendant ce temps les autres moines, les simples moines demeurent devant la porte. Ce qui prouve que, partout chez les hommes, égalité, fraternité, ne sont que de vains mots.
| ARTILLEURS FORT DE GUADALUPE A FONTARRABIE PAYS BASQUE D'ANTAN |
Quand nous redescendons, un peu plus tard, la place est vide. Le troupeau des robes de bure est rentré silencieusement dans le monastère dont le clocher domine le hameau. Alors, malgré le soleil qui le dore, cet asile du bonheur m'apparaît glacial maintenant, à la façon d'une caserne redoutable et mystérieuse, d'une caserne où des gens ordonnent et des gens peinent, sans garantie, ici plus qu'ailleurs, de justice, de bonté, de solidarité et d'amour.
Cependant, il nous reste à gravir une dernière bosse de la montagne. Il n'y a plus de chemins, ou plutôt nous n'en distinguons pas, et c'est une montée à l'aventure, sur de la terre durcie en s'accrochant des pieds et des mains aux mousses desséchées, aux herbes cassantes. Ici, vers la cime, plus de reposantes verdures, un sol aride, sous l'âpre vent qui le rase sans cesse. A mesure que nous montons, l'horizon se recule, s'ouvre, s'élargit. Voici l'Océan bleu. Voici la côte brune, la côte de France jusqu'à Biarritz, la côte d'Espagne jusqu'à Saint-Sébastien. C'est une figure d'atlas avec ses sinuosités, ses villages, ses cours d'eau, ses montagnes. Celles-ci, par leurs formes, prennent des apparences de vie. Il semble que nous marchions sur le dos d'une énorme bête accroupie là les pattes repliées, auprès d'autres bêtes, ses soeurs, et, vraiment, une fois au faîte, étendu sur son poil rude, je crois l'entendre vivre et respirer, cette bête géante qui me porte.
![]() |
| HENDAYE VUE PRISE DE GUADALUPE FONTARRABIE PAYS BASQUE D'ANTAN |
La vertu de ces courses en plein air est de vous composer une âme enfantine. Nous nous laissons aller, pour redescendre, à une course vertigineuse. C'est fou ! il y a de quoi se rompre vingt fois les jambes à dégringoler ainsi sur des pentes raides. Mais bah ! le vent et la vitesse nous grisent ; la terre durcie paraît molle et élastique ; l'herbe piquante prend le moelleux d'un tapis. On court, on glisse, et on se retrouve à la Guadeloupe étourdis, essoufflés et riants.
![]() |
| VUE PRISE DE GUADALUPE FONTARRABIE PAYS BASQUE D'ANTAN |
Le soleil a disparu quand nous sommes de retour à Fontarabie. Une courte brise passe sur la Bidassoa qui, maintenant, coulant à pleins bords, fait danser devant le quai une flottille de barques légères. Dans l'une d'elles, où nous avons pris place, un jeune passeur déployant sa voile nous ramène à Hendaye. Il fait presque nuit, et cette traversée, dans le silence et l'obscurité, a je ne sais quel air d'aventure qui m'impressionne. Notre barque glisse, comme une ombre, avec les seuls bruits négligeables de la brise enflant la voile et de l'onde qui ruisselle. Et, sur cette rivière agitée de vagues, par ces ténèbres qui semblent hostiles, nous avons l'air de fuir la vieille et mystérieuse Espagne, pareils, en cette fuite sourde et précipitée à des conspirateurs d'autrefois."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :
https://paysbasqueavant.blogspot.com/
N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!
samedi 26 octobre 2024
PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 26 OCTOBRE 2024 SAINT DIMITRI ET SAINT ÉVARISTE - HEREN
PROVERBE DU 26 OCTOBRE 2024 (SAINT DIMITRI) (SAINT ÉVARISTE) (CÉDRIC) (HEREN).
DIMITRI : Démétrios de Thessalonique (ou Démétrius ou Dimitrios ou Dimitri ou Démètre) naît entre 270 et 281.
| 26 OCTOBRE SAINT DEMETRIOS DE THESSALONIQUE |
Démétrios est issu d'une famille aristocrate chrétienne.
Après s'être engagé dans l'armée romaine, Démétrios propage le christianisme dans la région de Thessalonique.
En 303, Démétrios est dénoncé par des soldats romains et livré à l'empereur Maximien Galère. Avec Nestor, son disciple, il meurt sous les coups vers 306 à Thessalonique.
Dimitri est l'un des saints les plus populaires de l'Eglise Orthodoxe.
Dimitri est le patron de la ville de Bucarest.
EVARISTE : dans les catalogues pontificaux du 2ème siècle, Evariste apparaît comme le 5ème évêque de Rome, successeur de Clément 1er.
Evariste aurait été pape entre 97/99 et jusqu'en 108.
On ne sait pas grand-chose de sa vie mais selon la tradition catholique, il serait originaire de la Grèce et aurait eu un père juif.
On lui attribue la division du diocèse de Rome en paroisses, mais cette réorganisation de l'Eglise de Rome lui est en réalité postérieure de 150 ans.
Il aurait été enterré au Vatican, près du tombeau de saint Pierre.
Considéré comme saint, il a vu sa fête fixée au 26 octobre par l'Eglise catholique.
HEREN : Mitologiatik Heren sugea.
Mitologiako izakia, naturaren indarra irudikatzen duena. Heren, edo beste leku batzuetan Herensuge, Lurrarren irudikapena den Mari ernaltzera zerutik datorren indarra da, hura neguko loalditik iratzarriz eta udaberria sortuz.
Une naissance du 26 octobre : Jean Claude Georges Leygues.
Né le 26 octobre 1857 à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) - Mort le 2 septembre 1933 à Saint-Cloud (Seine-et-Oise).
C'est un homme politique français.
Georges naît dans un famille bourgeoise de tradition républicaine.
Attiré par la littérature, et en particulier la poésie, il envisage une carrière d'officier de marine puis, sur le refus de sa mère, fait son Droit et devient avocat.
Il se lance rapidement dans la carrière politique, devenant adjoint au maire de Villeneuve-sur-Lot, à 26 ans.
Il est député du Lot-et-Garonne depuis le 18 octobre 1885 jusqu'à sa mot, en 1932, soit pendant 47 ans 9 mois et 23 jours.
Très attaché à sa région natale, Georges préside l'Association des Cadets de Gascogne, groupe d'amis qui s'épauleront toute leur vie.
Y figureront Gustave Larroumet, Jean-Paul Laurens, Pedro Gailhard, Henri Martin, Benjamin-Constant, Alexandre Falguière, Antonin Mecié, Laurent Marqueste, Gabriel Fauré, Mounet-Sully, Armand Silvestre, Jean Cruppi, Adrien Hébrard, etc...
A Paris, il fréquent les milieux littéraires où l'introduisent Sully Prudhomme et José-Maria de Heredia, à qui il avait envoyé ses premiers essais poétiques.
Elu en 1893 parmi les républicains modérés, il accède aux responsabilités ministérielles à 38 ans.
A partir de mai 1894, Georges sera ministre à plusieurs reprises, sous différents gouvernements, jusqu'en octobre 1906.
Sa carrière ministérielle va s'interrompre pendant 11 ans ; en 1909, Alfred Chauchard, richissime fondateur des Grands Magasins du Louvre, mort sans descendance légitimée, lui lègue l'énorme somme de 12 millions de francs-or, plus un million à son épouse et à chacune de leurs deux filles.
En 1900, il crée le précédent d'intégrer des femmes de lettres dans l'ordre de la Légion d'honneur.
En 1913, il est l'un des membres d'honneur de la Société nationale des beaux-arts.
En 1914, à 58 ans, Georges s'engage comme capitaine dans les chasseurs alpins, mais il est rapidement rappelé à Paris comme président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des députés.
En 1917, Clemenceau lui confie le ministère de la Marine qu'il détiendra ensuite à plusieurs reprises jusqu'à sa mort brutale en 1933, excepté un bref intermède comme ministre des Affaires étrangères et président du Conseil des ministres, de septembre 1920 à janvier 1921.
C'est avant tout comme ministre de la Marine qu'il s'illustre, permettant la renaissance de la flotte française.
Il meurt le 2 septembre 1933, à 75 ans.
Voici le proverbe du samedi 26 octobre 2024 :
AZERIA NEHORK MADARIKATUAGO ETA HURA OILLO JALEAGO.
Plus le renard est réprouvé plus il mange de poules.
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
Plus de 6 900 autres articles vous attendent dans mon blog :
https://paysbasqueavant.blogspot.com/
N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!
Inscription à :
Articles (Atom)


.png)









.jpg)










