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mercredi 29 juillet 2026

LA PROTOHISTOIRE AU PAYS BASQUE (première partie)

LA PROTOHISTOIRE AU PAYS BASQUE.


La protohistoire est une période de temps intermédiaire entre la Préhistoire et l'Histoire sensu stricto, caractérisée par l'absence d'écriture propre au sein des sociétés étudiées.



pays basque protohistoire blot barandiaran
GRATTOIRS EN SILEX NEOLITHIQUE
72 SARTHE




Voici ce que rapporta à ce sujet le Docteur J. Blot, dans le Bulletin de la Société des sciences, 

lettres & arts de Bayonne, en janvier 1973 :



"Contribution à la Protohistoire en Pays Basque.


Introduction.



Il n’est pas de promeneur tant soit peu observateur qui ne remarque au cours d’une randonnée dans les montagnes du Pays Basque, quelques dalles plantées dans le sol, limitant un coffre de pierre, quelques blocs rocheux fichés dans le sol et disposés en cercles, ou même quelques tertres insolites de terre ou de pierre... Sans doute ces humbles monuments lui parleront peu ; et cependant... ils sont les rares témoins d’une très lointaine époque où se formait l’Euskual-Herri, cette époque que les spécialistes appellent la Protohistoire. Or, nos connaissances sur cette période de ce côté des Pyrénées sont très minces comparées aux résultats obtenus tant en Pays Basque Sud qu’en France même, dans les régions limitrophes (Landes, Béarn, etc.). 



Pour l’archéologue comme pour l’historien, la protohistoire représente un stade de l’évolution humaine située entre la préhistoire (absence d’écriture) et l’histoire (commencement des textes écrits), c’est-à-dire, pour ici, d’environ — 1 800 années jusqu’à — 50 années avant Jésus-Christ, date de l’invasion romaine. Cette période est aussi appelée "Age des Métaux" du fait de l’apparition progressive du cuivre d’abord, puis du bronze, et enfin du fer, en remplacement de la pierre en tant que matériau pour armes et outils. 



grottes basse navarre pays basque préhistoire
TÊTES DE RENNES ET DE BISONS BRISEES
GROTTES D'ISTURITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN


L’intérêt majeur de la recherche, de l’étude, et de la protection des monuments dont il sera question ici (dolmens, cromlechs, monolithes, tumulus, fonds de cabanes) tient au fait qu’ils représentent pratiquement les seuls vestiges matériels qui nous soient parvenus de la protohistoire de l'Euskal-Herri, période essentielle où s’est forgée son individualité ethnique, linguistique, et où plongent les racines de la plupart des comportements spirituels de l’Euskualdun, devant le Destin, la Mort, la Divinité. 



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CROMLECHS D'OCCABE
64 MENDIVE


Le remarquable travail de prospection effectué par J.M. de Barandiaran, et consigné dans son ouvrage : El Hombre Préhistorico en el Pais Vasco avait toutefois jeté les grands jalons de la recherche ainsi que des travaux ultérieurs comme ceux de MM. P. Boucher, Chauchat, J.L. Tobie. Tout ceci laissait présager qu'une recherche systématique pourrait s’avérer fructueuse. Aussi, depuis 1968 avons-nous entrepris une prospection régulière des trois provinces : Labourd, Basse-Navarre, Soule. Au cours de plus de sept mille kilomètres à pied, parcourant systématiquement toutes les montagnes du Pays Basque Nord, et leur piémont, nous avons ainsi identifié de nombreux vestiges, dont certains ont déjà fait l’objet de publications. Nous avons eu la très grande chance de pouvoir effectuer ce travail avant la création du réseau routier pastoral de montagne. Les bulldozers ont en effet endommagé de nombreux sites et souvent détruit les monuments qui s’y trouvaient. Il ne nous en reste plus que les renseignements et photos pris au cours de ces prospections.

 

pays basque protohistoire blot barandiaran
LIVRE EL HOMBRE PREHISTORICO EN EL PAIS VASCO
DE J.M. DE BARANDIARAN



Dans les lignes qui suivent, nous tenterons d’évoquer la signification de ces monuments après avoir brossé un tableau succinct du contexte historique et surtout humain. A ce propos nous voudrions dès maintenant insister sur le fait qu’en protohistoire comme en préhistoire, personne ne peut jamais être sûr qu’une hypothèse est entièrement fondée ou exacte ; de plus en Pays Basque français, n’ayant de ces vestiges que la situation et les caractéristiques morphologiques (dans l’ensemble aucune fouille d’envergure n’a encore été effectuée), nous serons obligés de faire souvent référence à des monuments similaires des régions limitrophes. 



Enfin et surtout, ces lignes s’adressent au lecteur non familiarisé avec ces notions, mais curieux de son passé, et nous demanderons aux autres toute leur indulgence pour les erreurs et les omissions qu’il pourront relever. 



Avant d’aborder l’étude des conditions et modes de vie propres à la protohistoire, il paraît utile d’évoquer en quelques mots la longue période de préhistoire qui précède — et explique — la protohistoire. 



La Préhistoire — Ses grandes étapes.



Elle est schématiquement divisée en trois stades de très inégales durées : 


a) Le Paléolithique (âge de la pierre taillée). Période la plus longue. On y distingue trois époques qui tiennent compte des conditions climatiques, des types humains et des outillages rencontrés. 


Certes, les premiers vestiges attribuables à une présence humaine sur la Terre ont été trouvés en Afrique et remontent à trois ou même à quatre millions d’années. En Pays Basque nous n’en sommes pas encore là... mais, du paléolithique intérieur, qui s’achèvera aux environs de —100 000 ans avant Jésus-Christ, on connaît quelques instruments de pierre attestant déjà de manière certaine la présence de l’Homme. (C’est l’époque du "Pithécanthrope".) 



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PITHECANTHROPE
DECOUVERT PAR E. DUBOIS


Le Paléolithique moyen voit maintenant l’Homme de Néanderthal occuper la région. Nous avons une assez bonne connaissance de ses conditions de vie, de ses armes et outils en Euskual-Herri. Toutefois, vers —35 000 ans avant Jésus-Christ, il disparaît totalement pour être remplacé par "l’Homme de Cro-Magnon", le premier véritable "Homo-Sapiens". Celui-ci va recouvrir une grande partie de l’Europe et inaugure donc la période suivante dite Paléolithique supérieur. 



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CRÂNE DE TYPE CRO-MAGNON
MUSEE 24 LES EYZIES



Dès ce moment, les travaux les plus récents concordent sur ce point, l’Homme Basque est, et va rester, chez lui. Les études effectuées sur les crânes trouvés dans les grottes, en particulier à Urtiaga (Aranzadi, J.M. Barandiaran) montrent la transition progressive de l’Homme de Cro-Magnon, vers le "Proto-Basque" et ainsi de suite au cours des millénaires vers le Basque actuel qui semble donc bien résulter de l’évolution, sur place, de la descendance de l’Homme de Cro-Magnon. 



Des grandes étapes du Paléolithique Supérieur : Aurignacien, Périgordien, Solutréen, et Magdalénien, c’est surtout la dernière qui marquera l’ébauche de l’Euskual-Herri. 



Les chasseurs-nomades de bisons, de rennes, de chevaux, habillés de peaux de bêtes, évoluant dans un décor de steppes froides, habitant les grottes, pratiquent des procédés technico-magiques de chasse et nous laisseront des chefs-d’œuvre de Lascaux, Niaux, Gargas, Isturitz, Santimamine, Altamira... Leur territoire s’étend à toute l’aire dite "Franco-Cantabrique" de la Dordogne aux Asturies, et l’ensemble des tribus devait présenter déjà une certaine unité culturelle et spirituelle et même fort probablement linguistique. En effet, aux images tracées sur le roc devaient correspondre des croyances, des légendes, transmises par voie orale de générations en générations. 



b) Le Mésolithique. Vers —8 000 ans avant Jésus-Christ survient un phénomène planétaire considérable : la terre se réchauffe. C’est la fin de la dernière grande glaciation, nous entrons dans une période de transition : le Mésolithique. Le paysage se transforme, les glaces fondent progressivement et grâce à des pluies abondantes l’Europe des Steppes se couvre de forêts. Les grands herbivores : rennes, bisons, remontent vers le Nord. Certaines tribus de chasseurs ont pu les suivre, d’autres ont préféré rester sur place ; mais ils ont dû s’adapter. En effet, le mode de vie change : aux grandes chasses d’antan fait place la recherche de coquillages, d’escargots ; la mentalité change aussi : l’Homme a dû ressentir une grande sensation d’abandon de la part des anciennes divinités protectrices de la chasse qui n’agissent plus, et une mutation psychique en profondeur commence à s’opérer, favorable à un changement de croyances et de rites. 



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EPOQUE MESOLITHIQUE
PERIODE CAMPIGNYENNE



c) Le Néolithique (âge de la pierre polie). Peu à peu le climat s’améliore, le décor végétal qui va être le nôtre se met progressivement en place. Le Pays Basque entre insensiblement dans la période suivante : le Néolithique (environ —4 000 ans avant Jésus-Christ). 



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NEOLITHIQUE GRATTOIRS EN SILEX
72 SARTHE



Si, sur le plan de l’anthropologie, on ne trouve pas de bouleversements mais une filiation régulière, quelle révolution dans le mode de vie : l’homme, de "chasseur-prédateur" devient "producteur". Le nomade va se sédentariser, et de ce fait, non seulement il pourra s’adonner au polissage de la pierre, à la fabrication des premières poteries, mais surtout, avec l’élevage et l’agriculture, de nouvelles relations s’établissent entre l’homme et le milieu naturel. Ces meilleures conditions auront pour conséquence un accroissement toujours plus important de la population... 



De cette époque datent les premières tentatives de domestication des animaux, l’élevage des premiers troupeaux bien plus rentable qu’une chasse au jour le jour. Les pasteurs commencent à sillonner la montagne, la transhumance fait son apparition tandis que d’autres, dans les plaines, s’installeront et deviendront agriculteurs. Les premières semailles nécessitant l’intervention sélective de l’homme modifient aussi l’ancestral jeu de la "sélection naturelle". Ces nouveaux rapports de force établis entre l’homme et la nature ne vont pas manquer d’influer sur les rites religieux : la notion de fécondité de la déesse "Terre-Mère" s’imposera vite. 



Ainsi, à la fin de la Préhistoire, au début de l’Age des Métaux, c’est-à-dire pour ici vers — 1 800 avant Jésus-Christ, nous trouvons une population homogène dans son noyau humain, le long de la Cordillère pyrénéenne et du Bassin de la Garonne à celui de l’Ebre. Elle parle une langue aux racines multimillénaires que certains n’hésitent pas à considérer comme le vestige de la langue parlée en Europe par les tribus préhistoriques magdaléniennes. Cette langue qui s’est transmise jusqu’à nos jours avec de nouvelles acquisitions, des évolutions, reste, avec l’Homme Basque, le seul témoin vivant de ces lointaines époques. Ce véhicule de traditions orales, de croyances, de légendes, porte avec lui un capital de connaissances qui laisse confondu. 



Nous en verrons plus loin quelques exemples à propos des récits attachés aux dolmens et aux cromlechs. Rappelons simplement ici que la racine "aiz" ou "haiz" (rocher, silex) qui se retrouve dans les noms basques d’instruments tranchants, tels que aiztto (couteau), haichtur (ciseaux), haizkor (hache), aiztur (pioche) évoque bien la très lointaine origine de l’Euskuara."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



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mardi 28 juillet 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 28 JUILLET 2026 SAINT SAMSON ET SAINT NAZAIRE ET SAINT PROCHORE - PERU

 


PROVERBE DU 28 JUILLET 2026 (SAINT SAMSON) (SAINT NAZAIRE) (SAINT PROCHORE) (PERU).


SAMSON : Samson naît vers 495 à Glamorgan (Galles).



religion catholique saint sainte samson
28 JUILLET SAINT SAMSON DE DOL

Le nom de Samson vient d'un personnage biblique amoureux de la traîtresse Dalila.

Samson était un honorable abbé du Pays de Galles qui contribua à évangéliser l'Irlande au 6ème siècle avant de s'établir en Bretagne.

Samson fonda un monastère autour duquel se développa la ville de Dol-de-Bretagne.

Samson est l'un des sept saints fondateurs de Bretagne, avec saint Malo, saint Brieuc, saint Tugdual, saint Paul Aurélien, saint Corentin et saint Patern.

Il existe deux Vies très anciennes de saint Samson : la Vita prima sancti Samsonis, monument le plus ancien de l'hagiographie bretonne et la Vita secunda d'époque carolingienne.

Samson est mort en 565 à Dol, en Bretagne.

Samson est canonisé pour avoir délivré une femme possédée du démon.

Les reliques de Samson sont conservées dans la cathédrale de Dol. 



NAZAIRE : Nazaire de Milan ou saint Nazaire naît à Rome au premier siècle de l'ère chrétienne.


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FRESQUE DE 1480
ABBAYE DE SAINT-NAZAIRE ET CELSE


Son père est un haut fonctionnaire de l'administration de l'armée romaine d'origine africaine, et sa mère, appelée "Sainte Perpétue" est une romaine disciple de saint Pierre.

Le nom Nazaire a une étymologie hébraïque, nazîr signifiant "consacré".

Exécuté sous le règne de Néron vers 56 ou en 64 durant la persécution, il est reconnu comme un saint chrétien, fêté le 28 juillet par l'Eglise catholique avec Celse.



PROCHORE : Prochore ou Procore a été l'un des Sept, les premiers diacres de l'Eglise chrétienne, avec Etienne, Philippe, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas.



religion catholique saint sainte prochore
28 JUILLET SAINT PROCHORE


Prochore fait partie des Septante disciples choisis par Jésus-Christ.

La tradition fait de lui un neveu d'Etienne,

Compagnon de Jean, l'évangéliste, celui-ci l'aurait fait évêque de Nicomédie, en Bithynie (Asie mineure).

Il aurait été martyrisé à Antioche au 1er siècle.

C'est un saint chrétien fêté le 28 juillet avec 4 autres des 7 premiers diacres (Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas).



PERU : Lapurdiko Pelloren kide Bizkaian, Ikus Mogel-en "Peru Abarka" auzoa. Perune, zahar, JM. Barandiaranen jaio etxea. Peruri Leioakoa, abuztuaren 24an ospatzen da.

Euskal izen zahar eta jatorra, latineko Petrus-etik sortua. Antzina Muxika (Bizkaia) herriko Okanabasoko Peru eta Mari izeneko haritzetara joaten zen jendea ezkontzera. Izen hau maiz dokumentatzen da, baina aipurik ezagunena XV. mendeko erromantzekoa da : "Izarragatik gora eltzian josala / Jaun Peru Abendañoko zexola. (...)". 1596ko Refranes y Sentencias liburuan ere agertzen da. Perutxo hipokoristikoa usaiakoa da Erdi Aroan, eta, esaterako, 1448ko Arrasateren erreketan azaltzen da, behin baino gehiagotan. Ikus Petri

PETRI : Pedro (es), Pierre (fr), Peter (en), Petrus (la).

Latinetik heldu zaigun izena, dudarik gabe kristau munduan hedadurarik handiena izan dutenetako bat. Kristok berak eman zion izena lehendabiziko aita sandua izango zenari : "Simon zara zu, Joanen semea, baina aurrerantzean Kefas deituko zara". Arameoko, Jesusen hizkuntzako Kephas "haitza" Petros itzuli zuten lehenik grekoz eta Petrus geroago latinez. Erabileraren ondorioz aldaera asko daude Euskal Herrian : Peru, Petri bezain arrunt eta egokia dena, Betiri, Petri, Pello eta, azkenik, Kepa. Hau Deun-ixendegi euzkotarra lanean proposatu zen, arameoko jatorrizko Kephas-etik abiaturik. Santuaren eguna ekainaren 29an da. Hipokoristikoak : Per, Peruski, Peritxo...



Un décès du 28 juillet : Maximilien de Robespierre ou Maximilien Robespierre.



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MAXIMILIEN ROBESPIERRE



Né le 6 mai 1758 à Arras (Artois) - Mort le 28 juillet 1794 (10 thermidor an II) à Paris.

Maximilien est un avocat et homme politique français.

C'est l'une des principales figures de la Révolution française et il demeure aussi l'un des personnages les plus controversés de cette période.

Il est l'aîné d'une fratrie de 5 enfants.

Il perd sa mère à l'âge de 6 ans et son père abandonne alors le foyer.

Dès lors, Maximilien est pris en charge par son grand-père maternel.

Après d'excellentes études au collège d'Arras et au collège Louis-le-Grand, licencié en droit, il devient avocat et s'inscrit en 1781 au Conseil provincial d'Artois, occupant même un temps la charge de juge au tribunal épiscopal.

Elu député du Tiers état aux Etats Généraux de 1789, il devient bientôt l'une des principales figures des "démocrates" à l'Assemblée constituante, défendant l'abolition de la peine de mort et de l'esclavage, le droit de vote des gens de couleur, des juifs ou des comédiens, ainsi que le suffrage universel et l'égalité des droits contre le suffrage censitaire.

Son intransigeance lui vaut bientôt d'être surnommé "l'Incorruptible".

Membre du club des Jacobins dès ses origines, Maximilien en devient progressivement l'une des figures de proue.

Opposé à la guerre contre l'Autriche en 1792, il s'oppose à La Fayette et soutient la chute de la royauté.

Membre de la Commune insurrectionnelle de Paris, il est élu à la Convention nationale, où il siège sur les bancs de la Montagne et s'oppose à la Gironde.

Après les journées du 31 mai et du 2 juin 1793, il entre le 27 juillet 1793 au Comité de salut public, où il participe à l'instauration d'un gouvernement révolutionnaire et de la Terreur, dans un contexte de guerre extérieure contre les monarchies coalisées et de guerre civile.

Au printemps 1794, Maximilien et ses collègues du Comité de salut public font arrêter successivement les Hébertistes, meneurs du club des Cordeliers, puis Danton et les indulgents, mesures suivies de la condamnation et de l'exécution des dirigeants des deux "factions".

Il contribue ensuite à faire cesser la politique de déchristianisation et fait voter, en qualité de rapporteur, le décret du 18 floréal an II, par lequel "le peuple français reconnaît l'existence de l'être suprême et l'immortalité de l'âme", ainsi que la loi de Prairial, dite de "Grande Terreur".

Le 8 thermidor an II (26 juillet 1794), il est attaqué et isolé au sein de la Convention par une coalition hétéroclite de Montagnards et, au sein du gouvernement révolutionnaire, par le Comité de sûreté générale et certains collègues du Comité de salut public.

Le lendemain (9 thermidor an II), il est arrêté avec son frère Augustin et ses amis Couthon, Saint-Just et Le Bas.

La Commune entre alors en insurrection et fait libérer Maximilien, pendant que la Convention le déclare hors-la-loi.

Dans la nuit, une colonne armée s'empare de l'hôtel de ville, où il se trouve avec ses partisans.

Il est blessé à la mâchoire dans des circonstances incertaines.

Après vérification de son identité devant le Tribunal révolutionnaire, il est guillotiné dans l'après-midi du 10 thermidor avec 21 de ses partisans.

Maximilien meurt donc le 28 juillet 1794, à 36 ans.

Sa mort va entraîner, dans les mois qui suivent, une "réaction thermidorienne", qui voit le démantèlement du gouvernement révolutionnaire et de la Terreur. 



homme arras avocat politique révolution française terreur jacobins
EXECUTION DE MAXIMILIEN ROBESPIERRE
LE 28 JUILLET 1794



Voici le  proverbe du mardi 28 juillet 2026 :


AIZ'HEGOA GAU EPELA, ILARGIAREN ARGI, MUTXURDINAK LEIHOETAN, TEILATUAN GATU BI.

Vent du Sud, nuit tiède, lumière de lune, les vieilles aux fenêtres, sur le toit deux chats.



chat toit
DEUX CHATS SUR TOIT BONNE ANNEE


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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L'ÉMIGRATION À PARTIR DU PAYS BASQUE INTÉRIEUR EN 1900 (première partie)

L'ÉMIGRATION DU PAYS BASQUE INTÉRIEUR EN 1900.


Pendant plus d'un siècle, des centaines de milliers de Basques ont quitté leur terre natale en espérant trouver une vie meilleure, souvent de l'autre côté de l'Océan Atlantique.



emigracion vasca barco pais vasco
BATEAU DE L'EMIGRATION
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet Michel Papy, dans le Bulletin de la Société des sciences, arts & 

lettres de Bayonne, en février 1973 :



"L'émigration à partir du Pays Basque Intérieur en 1900 d'après une enquête administrative.



La note qui suit s’appuie sur le dépouillement d’une enquête administrative sur l’émigration à l’étranger en 1900 ; elle concerne l’arrondissement de Mauléon disparu en 1926, c’est-à-dire la Soule et la Basse-Navarre. Elle fut sans doute limitée à cet arrondissement, alors principal fournisseur d’émigrants du département et, peut-être, de la France entière ; elle n’a pas, à ma connaissance, fait l’objet de débats importants. Il faut dire que la question n’était pas neuve : d’après A. Charles, "ce fut pour la première fois en 1842 que les autorités signalèrent de façon officielle les inquiétudes que commençait à provoquer l’émigration des Béarnais et surtout des Basques vers l’Amérique latine". Depuis les débuts, vers 1830, d’un courant régulier d’émigration vers les pays de La Plata, surtout depuis les années 1865-1870 qui voient le phénomène s’amplifier sérieusement, les commentaires se multiplient. Ils se teintent de plus en plus d’inquiétude quant à ses conséquences économiques, sociales et surtout morales. Notables et prêtres, préoccupés, qui de la rareté croissante de la main-d’œuvre, qui du scepticisme religieux de ceux qui reviennent, s’interrogent sur les causes multiples d’un tel exode et en soupèsent les effets, ce qui ne les empêche pas de porter sur lui des jugements nuancés. 



La dernière décennie du XIXe siècle connut une diminution assez nette des départs, qu’expliquent sans doute, et la crise économique et politique de l’Argentine en 1890, et le redressement des prix agricoles et de l’activité économique en France. Pourtant, les mêmes interrogations qu’auparavant se font jour, les mêmes thèmes rebondissent sans cesse d’un commentaire à l’autre. En 1909, quelques années après l’enquête administrative objet de ce travail-ci, Mgr Gieure, dans le long questionnaire sur les œuvres qu’il adresse aux curés de son diocèse ne consacre pas moins de vingt-deux questions à l’émigration vers l’étranger, ses causes, ses modalités, ses conséquences. C’est au même moment que le père Lhande rédige ses réflexions sur cette émigration, où il voit l’effet d’un tourment ancestral propre à l’"âme basque". 



Si cette littérature rejoint assez souvent les thèmes des publications sur l’exode rural, sur "la terre qui meurt", une autre préoccupation majeure apparaît : ce qui inquiète, tout autant que la dépopulation des campagnes, est qu’elle se fasse au profit de pays étrangers. Dans la réalité, les Basques quittant leurs terres émigraient-ils tous, les hommes du moins, hors des frontières ? Le fait serait à vérifier ; assez vraisemblable pour la période des années 1880, il l’est moins pour celle qui nous préoccupe ici. Quoi qu’il en soit, le caractère lointain des migrations et la dispersion qui en résulte avivent la crainte que le peuple basque en vienne à perdre son énergie vitale. Sans doute l’éloge si souvent répété de l’etche-ondo, la famille-souche basque, solidement ancrée dans le sol, est-il un moyen de se rassurer, d’atténuer quelque peu cette crainte. On voit combien ce souci rejoint celui des nationalistes français vivement préoccupés de la faiblesse démographique, face à un Empire allemand triomphant, d’un pays qui "perd son sang". Les notables basques affichaient pratiquement tous, alors, une fidélité sans faille à la patrie française, en ces temps de tension internationale croissante où chaque Etat comptait ses forces. 



C’est bien là la raison de cette enquête administrative sur l’émigration basque en 1900, époque où pourtant le nombre de départs a nettement décru par rapport aux décennies précédentes. Ce n’est certes pas la première fois que les autorités officielles réagissent : le décret impérial du 15 janvier 1855, complété par la loi sur l’émigration du 18 juillet 1860, permet la surveillance discrète d’une émigration qui entraîne pour l’Etat "déperdition de forces vives, de matière imposable, de ressources militaires" selon les propres termes ministériels. Depuis cette époque, les agences d’émigration doivent demander une autorisation, verser une caution, remettre leurs listes d’émigrants, faire viser les contrats d’émigration et signer des procurations en règle à leurs sous-agents. Mais en réalité, cette réglementation n’empêche pas la tolérance de l’emporter largement, et ce jusqu’en 1912. L’enquête illustre cependant, en ce tournant du siècle, le désir de connaître l’ampleur exacte du mal, de mesurer le nombre de jeunes gens qui, en s’expatriant, échappent au service militaire sous toutes ses formes : armée active, réserve, territoriale. Le 7 janvier 1902, un an après cette enquête, le préfet des Basses-Pyrénées écrit au sous-préfet de Mauléon : "Il résulte d’informations qui m’ont été transmises que des agents d’émigration font trop souvent un usage abusif de leur autorisation administrative. Ces agissements sont au plus haut degré préjudiciables aux intérêts du Recrutement et il convient d’y mettre un terme." 



pais vasco antes emigracion vasca
EMIGRATION BASQUE
PAYS BASQUE D'ANTAN



L’enquête eut d’ailleurs pour effet immédiat, et sans doute unique, un renforcement du contrôle sur l’activité des sous-agents d’émigration, comme nous aurons l’occasion de le voir. Mais si la sévérité est, en principe, de règle vis-à-vis des intermédiaires, il ne peut en être de même à l’égard des émigrants, puisqu’il n’est pas question de porter atteinte à la liberté de déplacement. Dans ce domaine, l’indulgence est jugée le meilleur des remèdes, quelque doute que l’on ait sur son efficacité. Au moment même où est lancée cette enquête, le Parlement vote la loi d’amnistie du 27 décembre 1900 : dans l’espoir de voir diminuer le nombre de cas d’insoumission, "les insoumis âgés de plus de trente ans seront tenus d’accomplir une année de service seulement, sous la réserve qu’il sera attesté par leurs consuls qu’ils étaient établis dans les colonies ou à l’étranger avant l’âge de dix-neuf ans."



L’enquête se présente sous la forme d’un questionnaire adressé par le sous-préfet de Mauléon aux maires de son arrondissement, avec prière de répondre avant le 15 janvier 1901. Les questions sont les suivantes :

1° Combien y a-t-il eu, en 1900, d’émigrants qui sont partis dans votre commune ? Indiquer leur âge, leur sexe. 

2° Ce nombre est-il supérieur ou inférieur au nombre des émigrants partis l’année dernière ? Indiquer le chiffre en plus ou en moins. 

3° A quelle cause attribuez-vous cette augmentation s’il y en a une, ou cette diminution ?

4° Dans quel pays s’est rendu chaque émigrant de votre commune ? 

5° Y a-t-il dans votre commune un agent d’émigration? Qui ? 



pays basque autrefois émigration
EMIGRATION BASQUE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Le questionnaire est bref, et les maires ont peu de place pour répondre. Ils se sont d’ailleurs bien gardés de rédiger de longs commentaires ; la seule question qui aurait pu éventuellement en susciter, c’est-à-dire la troisième, a un sens précis, assez étroit, à savoir : quelle explication peut-on donner de l’augmentation ou de la diminution du nombre d’émigrants en 1900 par rapport au nombre de 1899 ? Le caractère restreint de la question a très visiblement gêné les maires et pratiquement interdit les développements ; j’y reviendrai. 



Cependant, par sa brièveté même et son absence de prétention, ce questionnaire présente un grand intérêt. Les questions, la troisième mise à part, sont de celles auxquelles il est facile au maire d’une commune rurale de répondre avec exactitude. Et, de fait, toutes les réponses sont précises. Il n’est aucune commune dont le maire ait apparemment eu des doutes sur le nombre d’émigrants, leur sexe, leur âge. Certains vont jusqu’à en fournir la liste. Il est permis de faire des réserves sur les chiffres avancés par le maire de Mauléon dont la ville, passant entre 1896 et 1901, de 2 651 à 3 368 habitants, amorce une remarquable croissance due à l’essor des industries de la sandale ; de même pour Saint-Etienne-de-Baïgorry qui a environ 2 300 habitants, ou encore Saint-Palais, ou Saint-Jean-Pied-de-Port. Mais il est légitime d’accepter les données portant sur les autres communes. Enfin, si les renseignements concernant l’âge sont fournis de manière approximative dans quelques communes, c’est toujours pour simplifier l’énoncé de la réponse, faute de place. Ainsi, les Aldudes ont vu émigrer "13 garçons de 13 à 19 ans, 5 filles de 16 à 19 ans, 1 garçon de 21 ans, 1 fille de 21 ans, 8 garçons de 22 à 26 ans et 1 fille de 25 ans" ; le degré de précision est, on le voit, très suffisant. 


pays basque autrefois émigration
EMIGRATION BASQUE
PAYS BASQUE D'ANTAN


On comprend mieux l’intérêt de cette enquête en comparant avec celle menée en 1909 par l’évêché de Bayonne et évoqué plus haut ; dans cette dernière enquête, le questionnaire sur l’émigration embrasse un domaine plus étendu et plus varié, mais ne brille pas toujours par la précision et se prête fort mal à une exploitation statistique. Les questions ayant le même objet que l’enquête de 1900 sont ainsi libellées : 

3° Quelle est la moyenne des départs l’année dernière (sic), depuis 5, 10, 20 ans ? 

4° Dans quelles régions vont ces émigrants ? 

5° Y a-t-il des femmes qui émigrent vers l’étranger ? 

6° Vers quel âge les émigrants quittent-ils leur pays ? 



basque emigration pays
EMIGRATION BASQUE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Les autorités religieuses n’ont évidemment pas les mêmes centres d’intérêt que les autorités administratives, ni la même façon d’appréhender les faits. Les réponses des curés sont à l’image des questions posées, ce qui d’ailleurs interdit de confronter les résultats numériques de ces deux enquêtes, si proches dans le temps. 



L’enquête administrative présente deux lacunes : la profession des émigrés n’est pas signalée, non plus que leur situation matrimoniale. Cependant, dans l’étude des mouvements migratoires, les sources permettant de saisir le phénomène à son point de départ sont si rares qu’aucun document ne doit être négligé, s’il contribue à combler ce vide. Telle qu’elle se présente, cette enquête constitue un excellent coup de sonde ; elle précise notre connaissance d’un phénomène déjà bien connu, en apportant quelques confirmations chiffrées, là où l’historien n’avait que des demi-certitudes."


(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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