... D’un point de vue méthodologique, les directeurs de la brigade, avec l’approbation de Caro et d’Ornano, ont conçu un plan de travail qui, à certains égards, est extrêmement ambitieux et original, et qui s’est reflété dans certains croquis et plans à usage interne. Au premier niveau, et comme nous l’avons déjà mentionné, cinq ingénieurs ont été chargés d’effectuer les calculs trigonométriques nécessaires (c’est-à-dire la préparation des canevas de travail géométriques), tandis que les autres étaient chargés des opérations de levé topographique. Dans un second temps, afin d’effectuer le relevé topographique lui-même (ou "détail du terrain"), les directeurs de la brigade, suivant les instructions générales déjà indiquées, organiseront les ingénieurs en binômes mixtes (chacun composé d’un ingénieur espagnol et d’un ingénieur français) et les répartiront selon une grille qui marque la surface de travail assignée à chacun d’eux.
GENERAL DON VENTURA CARO
COMTE D'ORNANO
... Les documents relatifs aux campagnes de 1786 et 1787 prouvent qu’il y avait des ingénieurs français travaillant du côté espagnol de la frontière, et vice versa, circonstance très inhabituelle à l’époque, compte tenu de la grande importance géostratégique d’une région comme celle-ci et des restrictions qui, pour des raisons de sécurité, accompagnaient généralement les opérations cartographiques effectuées à cette échelle de détail. Certaines tâches et plans, à la fois trigonométriques et topographiques, ont été exécutés par des binômes ou des groupes d’ingénieurs des deux nationalités.
Mais, comme nous le savons par une lettre de Don Antonio Zara, à partir de 1791, les ingénieurs espagnols et français travaillèrent séparément, étant donné les difficultés rencontrées par les uns et les autres pour pouvoir franchir les frontières dans le contexte politique dérivé du développement de la Révolution. La manière dont le travail était organisé annuellement à partir de cette campagne fut résumée par Zara dans un mémoire adressé à Floridablanca au début de 1792. Selon elle, les deux parties passaient généralement la fin du printemps et les mois d’été à travailler sur le terrain, opérant en bandes symétriques dans le but de couvrir le même tronçon de chaque côté de la ligne de démarcation.
CARTE GENERALE FRONTIERE PYRENEENNE
... Au cours des mois d’automne et d’hiver, chacune des parties a procédé séparément, dans son pays respectif, à l’élaboration dans ses bureaux de la carte de la zone travaillée cette année-là, les deux délégations se réunissant au début du printemps de l’année suivante pour comparer et partager les résultats obtenus, échanger des copies des cartes établies entre elles. Dresser la carte des rencontres des deux volets et préparer la conception de la nouvelle campagne annuelle. La cordialité semble avoir présidé aux relations entre les ingénieurs des deux pays, "se traitant mutuellement avec l’harmonie et l’amitié qui sont d’un grand intérêt pour la Commission, mais sans aucune préoccupation qui la perturbe".
D’un point de vue technique, la collaboration entre les deux royaumes a impliqué le défi de coordonner un groupe composé de deux délégations qui, au moins au début, ont commencé avec des formations, des méthodes de travail et des instruments différents. Dans une lettre adressée à la Cour après avoir appris la nomination des six premiers ingénieurs qui devaient former la délégation espagnole de la brigade, Caro lui-même exprimait ses doutes sur l’inexpérience de la plupart d’entre eux par rapport à ceux du côté français.
Cependant, au-delà de ces doutes initiaux et des opinions que certains historiens français ont pu exprimer par la suite, la documentation dont nous disposons auprès de la Commission ne permet pas d’en déduire que ces divergences auraient entravé l’avancement des travaux. Il est vrai cependant que la méthode de triangulation et de relevé finalement adoptée (basée sur l’utilisation du graphomètre pour la triangulation et de la petite planchette pour le détail du terrain) est celle proposée par la délégation française ; que ces opérations étaient basées sur le réseau géodésique fourni par la carte de Cassini ; et que les instruments disponibles du côté français, au début, étaient beaucoup plus avancés que ceux possédés par les Espagnols, ce qui a conduit Zara à demander à différentes occasions l’acquisition d’instruments similaires, qui devaient être achetés à Paris et en Angleterre. Ces demandes, ainsi que les factures correspondantes, permettent de reconstituer de manière très détaillée les moyens techniques utilisés pour établir la carte topographique des Pyrénées.
CARTE DE CASSINI DE BAYONNE A HENDAYE
De même, nous savons par les carnets de terrain de Junker que dans la triangulation géodésique préparatoire de Junker, le cercle répétitif de Borda, conçu en 1784 par Borda et Lenoir, et amené de Paris à Saint-Jean-de-Luz, le point de départ des opérations de la brigade, en avril 1786, a été utilisé comme pionnier. Les possibilités techniques offertes par cette invention en font l’instrument privilégié des campagnes et expéditions géodésiques françaises jusqu’au milieu du XIXe siècle, supplantant le quart de cercle mobile, qui joue un rôle de premier plan depuis le milieu du XVIIe siècle.
CERCLE REPETITEUR DE JEAN-CHARLES DE BORDA ET ETIENNE LENOIR
En ce qui concerne sa facture et son contenu, la Carte topographique des Pyrénées est un manuscrit à la plume à l’encre noire et enluminé à l’aquarelle en vert, gris, jaune, rouge, terre de Sienne et bleu, qui représente le relief par l’ombrage et qui, outre les principaux fleuves, routes et centres de population et leurs abondantes informations toponymiques, indique des aspects tels que : la ligne de démarcation entre les pays ; les jalons existants (à la fois les anciens et, dans certains secteurs, ceux placés directement par la Commission) ; les lignes de démarcation des vallées (entités administratives traditionnelles) dans lesquelles les Pyrénées navarraises étaient organisées ; les principaux usages du sol, distingués par des tonalités chromatiques en plusieurs catégories (dont au moins cinq sont systématiquement représentées : forêts ; terres labourées ; vignes ; prairies ; pâturages et terres non cultivées) ; la parcelle de base de ces utilisations ; les lignes astronomiques parallèles et méridiennes (cette dernière faisant référence au méridien de l’observatoire de Paris) ; et les altitudes des "montagnes les plus remarquables", calculées en toesas "au-dessus des grandes marées de Fuenterrabía". Comme nous l’avons déjà indiqué, la bande représentée par la carte couvre, approximativement, une bande de 4 lieues de terre françaises de largeur (environ 18 km), deux (environ 9 km) de chaque côté de la frontière.
Suite au traité d'Elizondo, signé le 27 août 1785, la commission de délimitation disparut officiellement fin 1792, un conflit armé ayant éclaté entre les deux parties. Les guerres de la République et du Premier Empire relancèrent les travaux cartographiques, notamment militaires, sur l'ensemble de la chaîne des Pyrénées, mais à chaque fois de façon unilatérale.
Au cours de l'histoire, plusieurs traités ont été signés entre l'Espagne et la France, pour délimiter la frontière entre les deux pays.
CARTE FRONTIERE LABOURD GUIPUSCOA 1785
Pendant des siècles, de très nombreux incidents de frontière ont eu lieu entre les habitants du Pays Basque Nord et du Pays Basque Sud.
Ce fut le cas, en particulier, en 1748, d'incidents entre les habitants des Aldudes (Aldude), en Basse-Navarre et ceux de Burguete (Auritz), en Navarre, où il y eut des morts et des maisons incendiées.
Les gouvernements espagnols et français décidèrent de nommer, en 1784, deux commissaires pour établir en priorité une ligne de délimitation entre les vallées du Pays de Quint et du Pays de Cize. Le général Don Ventura Caro fut nommé par l'Espagne et le vicomte François Marie d'Ornano par la France.
GENERAL DON VENTURA CARO
COMTE D'ORNANO
Cette commission bipartite travailla de 1784 à 1792 et le traité d'Elizondo fut signé en 1785 et ratifié en 1786 par les rois Louis XVI et Carlos III.
Cet abornement fut poursuivi sur la partie occidentale de la frontière franco-navarraise. Les bornes installées suite à cette commission Caro-Ornano portent gravées leur numéro, ainsi que la lettre R qui signifie Royal (en français) ou Real (en espagnol).
BORNE FRONTIERE N°1 PAYS BASQUE D'ANTAN
C'est le premier essai dans l'histoire de levé topographique pour l'ensemble de cette zone frontalière pyrénéenne.
Si la carte de Cassini présente bien une limite séparant les deux royaumes, celle-ci demeure en fait fort théorique, la recherche d'une entente entre les deux parties quant à la reconnaissance bilatérale d'un tracé frontalier n'ayant pas encore abouti plus d'un siècle après la signature du traité des Pyrénées (1659).
CARTE DE CASSINI DE BAYONNE A HENDAYE
Or, les incidents se multiplièrent tout au long du 18ème siècle dans la partie occidentale de la frontière, plus particulièrement dans les provinces Basques du versant nord de la Soule et du Labourd, avec le cas épineux des Aldudes.
Jusqu'en 1512, ces mêmes territoires relevaient de la même entité politique, à savoir le Royaume de Navarre, à cheval sur les deux versants pyrénéens. Suite à la séparation, les problèmes d'usage ne manquèrent pas de voir le jour et ce, malgré les nombreux accords, appelés faceries, signés à l'échelon local entre les communautés voisines et destinés à gérer l'usage de ces espaces agro-sylvo-pastoraux.
La brigade topographique associée à la Commission Caro-Ornano a produit principalement deux types de résultats cartographiques.
D'une part, il existe des cartes spécifiques, comme celles consacrées au secteur des Aldudes-Pays Quint ou au massif d'Iraty, toutes deux à l'échelle de trois lignes pour cent orteils (environ 1:30 000).
D'autre part, la carte générale de la frontière pyrénéenne, à l'échelle de six lignes par cent orteils (environ 1:14 400), dont les seules feuilles correspondant à la section entre Fontarrabie et la frontière de la Navarre avec l'Aragon ont été achevées, réparties en 5 parties ou secteurs, représentant une bande de deux lieues de large (environ 9 km) de chaque côté de la ligne de démarcation...
Francis Jammes, né le 2 décembre 1868 à Tournay (Hautes-Pyrénées) et mort le 1er novembre 1938 à Hasparren (Basses-Pyrénées), est un poète, romancier, dramaturge et critique français qui a passé la majeure partie de son existence dans le Béarn et le Pays Basque, principales sources de son inspiration.
LES ALDUDES SOUS LA NEIGE PAYS BASQUE D'ANTAN
Voici ce que rapporta à ce sujet La Revue Universelle, le 1er mai 1923, sous la plume de Francis
Jammes :
"... Parmi ceux qui furent le plus dévoués à ce grand et noble artiste, qu'est Charles Lacoste, je compte un ami auquel je garde beaucoup de reconnaissance : Fontaine. Celui-ci, de plus en plus lié avec moi, ne passait jamais longtemps sans venir dans notre région pyrénéenne, et nous nous promenions ensemble.
C’est ainsi qu’en août 1900, nous allâmes aux Aldudes, ce village dont le nom chante avec tant de mollesse que j’y avais situé Almaïde. Nous partîmes de Biarritz où mes deux compagnons de route avaient loué pour la saison une villa.
Je dis à Fontaine, la veille de notre départ : "Si, des Aldudes, nous passons en Espagne, comme c’est mon projet, par les montagnes d’Elissondo et d’Arizcun, il vous faudra faire mettre des clous à vos chaussures. Je ne connais point le passage, mais il est très dangereux où que ce soit, dès que la colline s’élève, de n’avoir pas des souliers ferrés." Aussitôt mon ami de se saisir d’une paire de bottines assez élégantes, dans sa garde-robe, et nous nous rendons chez un savetier.
POETE FRANCIS JAMMES PAYS BASQUE D'ANTAN
"Voici, lui dit Fontaine, d’un accent parisien un peu trop corsé, que nos provinces béarnaises et basques prennent pour l’intonation anglaise, des souliers. Veuillez mettre des pointes à leurs semelles."
L’humble artisan, dont la loge était en plein air et munie de roulettes, paraît étonné d’une pareille demande, sans doute parce que les bottines présentées ne semblaient pas du tout appelées à être transformées en chaussures de garde champêtre.
"Comprenez-moi, insiste Fontaine, je veux des pointes là." L’autre hoche la tête et répond : "C’est bien, monsieur. On vous les y mettra ce soir."
J’ai dit que nous devions partir le lendemain pour les Aldudes. Vers les onze heures, comme je me couchais, Fontaine entre dans ma chambre, porteur de ses souliers modifiés qu’il venait de retirer d’un journal froissé qu’il jeta à terre. Il me dit : "Je vous demande pardon, mais avant que vous ne vous endormiez, je tiens à vous faire toucher du doigt ce qu’est la réalisation de l’art pour l’art." Je pars d’un grand éclat de rire. Le gnaf n’ayant pas du tout compris dans quel but leur propriétaire voulait faire clouter des chaussures aussi mondaines, leur avait appliqué d’imperceptibles pointes, à têtes aussi plates et exiguës que possible, incapables de mordre même sur une feuille de papier de soie, et il les avait groupées au centre de la semelle. Et, de telle manière, qu'elles y représentaient un petit pavillon très Marie-Antoinette. Il était trop tard pour réagir. Le moment venu, Fontaine revêtit ses pieds de tels chefs-d’œuvre et ne s’en porta pas plus mal.
A Saint-Étienne de Baïgorry, nous prenons une voiture qui nous emmène aux Aldudes par une route très merdeuse, bordée de hauteurs, riches, dit-on, en minerais. C’était fort intéressant d’entendre mon ami causer géologie, où il est passé maître. Que ce soit Elskamp, Fontaine, Carrière, ou mon cousin l’abbé Breuil, j'ai toujours trouvé mon compte avec ceux qui me parlent de la nature. Ce n’est point que j'attache toujours une grande importance ni une grande foi à ce qu'ils racontent, car je crois que les chiens de chasse ont été fabriqués par Dieu tels qu’ils sont aujourd’hui, et qu’il ne leur manquait que le collier. Mais il m’amusait beaucoup, si je cheminais avec Fontaine, qu’il me dépeignît les océans suspendus, et prêts à fondre en pluie diluvienne, sur la lave refroidie, ou qu’Eugène Carrière m’assurât que l’univers tout entier n’est qu’une statue et une synthèse de l’homme.
Nous arrêtâmes nos chambres dans l’auberge douanière qui, aux Aldudes, est située en face de l’église, que nous allâmes visiter. Le curé se présente lui-même à nous. C’était un vénérable Basque, de ce clergé profondément simple et saint, que j’ai pu depuis apprécier. Ne sachant à qui il avait affaire, mais se sentant en confiance avec nous, il se mit à déblatérer contre le gouvernement, à exalter les contrebandiers, à déclarer que l'État est le plus grand voleur du monde. Fontaine avait l’air plutôt gêné, tellement que l’ecclésiastique ne fut pas sans le remarquer. Me prenant alors à part, il me demande : "Qui est ce monsieur ? Il me semble qu’il est décoré ?" A quoi je réponds : "C’est une espèce de ministre qui pense que la République a tous les droits sur le raisin et les allumettes, et qu’il faut pendre tous les passeurs de tabac."
LES ALDUDES SOUS LA NEIGE PAYS BASQUE D'ANTAN
"Monsieur, dit alors à Fontaine le curé des Aldudes, je crois que j’ai trop parlé, sachant à présent qui vous êtes. La contrebande que nous faisons n’est pas sur une grande échelle. Je ne gagne que deux centimes et demi par kilo de raisin espagnol, que j’emploie à faire de la boisson. J’espère bien que vous ne me dresserez pas procès-verbal pour une aussi mince peccadille." L’autre essaya de le rassurer, non pas en répondant directement à sa question fiscale, mais en lui faisant un sermon sur plus de justice et d’humanité. Ainsi en est-il presque toujours : celui qui tient le prône parle gabelle et vice versa.
Tout de même, le pauvre prêtre demeurait dans la plus grande angoisse. Et, le lendemain, sachant que nous allions partir pour Elissondo, il nous donna son neveu comme guide jusqu'à la frontière, et deux cigares dont je ne parierais point qu’ils fussent de la régie. Nous accomplîmes gaiement notre voyage, mais la montagne assez aride que nous traversions n’avait rien de la douceur bleue des ballons que l’on voit flotter au-dessus des Aldudes. Ce paysage doit ressembler au désert de la Manche. Nous n’y rencontrâmes ni don Quichotte ni Sancho, mais des troupeaux de cochons qu’on y laisse paître en liberté, ce qui causa un incident fort drôle. Ces bêtes nous prirent pour des porchers qui venaient les prendre pour les ramener à Elissondo. Quelques-unes s’étant détachées d’un groupe pour accourir vers nous et pour nous suivre, d’autres les imitèrent comme de simples moutons de Panurge. Et il en vint de partout, des sommets et des bas-fonds, ce qui fit que nous entrâmes dans Elissondo, escortés par ces pachydermes innombrables que nous n’avions pu éconduire.
ROUTE DE FRANCE ELISSONDO NAVARRE PAYS BASQUE D'ANTAN
L’hôtellerie de la petite ville était remarquable par cet inconfort inouï que l’on ne trouve que chez ce peuple de cigales, et qui rend tout extrêmement précieux. C’est ainsi que, mangeant d’un petit poisson vaseux, on nous dit qu’il répondait au nom de salmone et que la viande servie sous le nom de bœuf était de la vacca. Pour nous en retourner par le même chemin, nous songeâmes à nous approvisionner dans l’une de ces infimes épiceries qui arborent sur leur enseigne ce substantif pompeux : Ultra-marinos qui signifie, je suppose : produits coloniaux. Je n’y trouvai d’autre conserve qu’une boîte dont il me fut impossible de déchiffrer l’étiquette, et que j’acquis à tout hasard. Je la glissai dans ma musette avec du pain et un assez bon vin de Porto. Au cœur de la montagne, j’offre à mes amis le produit dont on cisaille le récipient plein d’une huile putride dans laquelle macéraient d’innombrables vers de la grosseur et de la couleur du vermicelle, longs de cinq à six centimètres, et munis de petits yeux noirs extrêmement vifs et méchants. Nous reculâmes instinctivement. Ni Fontaine ni moi n’osâmes y toucher, mais il paraît qu’ils étaient délicieux si j’en juge l’usage qu’en fit notre compagnon de route qui ne laissa pas un atome au fond du fer-blanc. J’ai recherché dans la suite ce que pouvaient bien être ces animalcules extravagants. Ce sont des anguilles lilliputiennes, nommées pibales, que l’on pêche surtout à Urt, près de Bayonne, et que l’on expédie par wagons en Espagne pour qu’on les y prépare.
PÊCHEURS DE SAUMONS ET D'ALOSE URT PAYS BASQUE D'ANTAN
Nous revînmes par une route pittoresque et montagneuse qui nous permit d’aboutir à Saint-Jean-Pied-de-Port, après avoir traversé la soi-disant contrée où Roland succomba. Je ne saurais émettre mon avis sur la situation exacte du lieu qui a donné naissance au plus beau poème épique de France. Quelques savants prétendent l’avoir récemment repérée. J’aime à croire qu’ils se trompent, car l’erreur qu’ils ont pu commettre ravira leurs confrères."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :