Libellés

mercredi 3 janvier 2024

L'AFFAIRE PORTAGO AU PAYS BASQUE EN FÉVRIER ET MARS 1938 (cinquième et dernière partie)

 


L'AFFAIRE PORTAGO EN FÉVRIER ET MARS 1938.


En février 1938, en pleine guerre civile espagnole, éclate au Pays Basque Nord "l'affaire Portago".



pays basque autrefois guerre civile espagnole franquistes espions marquis
MARQUIS DE PORTAGO 1938


Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le Populaire, dans plusieurs éditions :


  • le 15 février 1938sous la plume de Jean-Maurice Herrmann :



"Le marquis de Portago continue à nier, cependant qu'Arana et Escorriaza maintiennent leurs accusations.


Bayonne, 14 février. 


Le juge Bannel a interrogé cet après-midi Arana et Escorriaza. Les deux hommes sont restés sur leurs positions, ne variant que sur certains points de détail et persistant à accuser le marquis de Portago.



Confrontés avec eux, cet après-midi, le marquis de Portago a continué à nier, affirmant être la victime d'une machination montée par des agents provocateurs. 



Interrogatoires et confrontation n'ont donc rien apporté de nouveau.



Le juge entendra demain, toute la journée, Neila.



M. Bannel a reçu le résultat de l'analyse de la première ampoule, qu'Escorriaza affirme avoir reçu du marquis de Portago. Elle ne contient ni toxines, ni bacilles. Le juge attend toujours le résultat de l'analyse de la deuxième ampoule. Le flacon également saisi contenait du chloroforme et un tampon-masque y était joint. Si l'analyse de la seconde ampoule est négative, l'affaire se réduirait donc à une affaire de faux passeports et n'aurait pas l'importance qu'on lui a attachée.



Le docteur Corrèges a visité, à la prison, le marquis de Portago qui souffre d'une sciatique et d'un reste de pleurésie.



Le médecin a conclu au transfert à l'hôpital, mais le marquis a refusé de bénéficier de ce régime de faveur, ne voulant pas laisser supposer, dit-il, qu'il veut se soustraire à l'instruction dont il n'a rien à craindre.



On découvre des cartouches cachées dans la montagne.



Un inspecteur du commissariat spécial d'Hendaye a découvert et saisi ce matin dans la montagne basque, entre Sare et Olhette, un sac contenant de 1 500 à 2 000 cartouches, dissimulé dans un buisson.



Après enquête, les policiers sont parvenus à établir qu'il s'agit d'un des ballots de munitions abandonnés par des contrebandiers. 



Le gouvernement Basque n'a rien à voir avec Neila.


franquistes espions marquis pays basque autrefois
ARRESTATION DE NEILA FEVRIER 1938
PHOTO POLICE MAGAZINE


La délégation du gouvernement Basque à Paris nous prie d'insérer la note suivante :


Quelques journaux de Paris ont dit, par erreur, que Neila était commissaire du gouvernement basque.


Santander est une province castillane qui n'a rien à voir avec le territoire d'Euzkadi. Le gouvernement basque, par conséquent, n'a jamais exercé de juridiction sur la province de Santander. Le commissaire Neila appartenait à la police de Santander, et ses fonctions étaient donc complètement étrangères au gouvernement basque qui régissait le territoire."



guerre civile espagnole pays basque autrefois marquis espion franquistes
MARQUIS DE PORTAGO
PAYS BASQUE D'ANTAN


  • le 9 mars 1938 :

"A Bayonne, on "amuse le tapis".


Le marquis de Portago est inculpé de détention et de distribution d'armes de guerre.


Bayonne, 8 mars. 


M. Bannel, juge d'instruction, a procédé, cet après-midi, à là confrontation du marquis de Portago avec son frère, le marquis de Moratalla ; avec Escoriaza, inculpé, lui aussi, et avec Abad, l'ancien policier du gouvernement basque, actuellement au service de la délégation de ce gouvernement à Bayonne.



L'interrogatoire a porté sur les trois pistolets qui furent remis à Escoriaza, pour faciliter l'enlèvement de Neila et le transfert de celui-ci en. Espagne nationaliste où il devait être mis en jugement.



Ces armes étaient contenues dans une boîte que le marquis de Portago confia à son frère. Celui-ci l'avait remise à Escoriaza et Abad, venus la chercher. à la villa "Le Rêve". Ces derniers s'empressèrent de la porter au Consulat d'Espagne, à Bayonne.



A la suite de cette confrontation, M. Bannel a Inculpé le marquis de Portago de détention et distribution d'armes de guerre, et de détention d'armes sans déclaration préalable.



Mais sur la contrebande d'armes et sur les puissants personnages qui la patronnaient et payaient les "passages", toujours pas un mot. Pourtant on affirme que le dossier en dit long..."



  • le 24 mars 1938 :

"Le marquis de Portago et son complice sont condamnés par le tribunal de Bayonne.


Un arrêté d'expulsion leur a été signifié ainsi qu'à un comparse.


Bayonne, 23 mars.


Le tribunal correctionnel de Bayonne a rendu son jugement dans l'affaire du marquis de Portago, arrêté le 9 février dernier, à Biarritz, sous la double inculpation de falsification de passeports et de détention d'armés de guerre sans déclaration préalable.



Le marquis de Portago a été condamné, pour falsification de passeports, à trois mois et un jour de prison, et pour détention d'armes de guerre, à deux mois de la même peine.



Son complice Escoriaza a été condamné à deux mois de prison.



Le tribunal a ordonné la confusion des deux peines prononcées contre M. de Portago. 



Les deux complices sont expulsés.



On apprend que les deux condamnés viennent de se voir signifier un arrêté d'expulsion. Ils auront à quitter le territoire français dès qu'ils auront purgé leur peine.



D'autre part, un arrêté d'expulsion a, été pris contre l'Espagnol Arana, impliqué dans la même affaire.



Un délai de 24 heures a été accordé à l'intéressé pour repasser la frontière."




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 5 400 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

mardi 2 janvier 2024

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 2 JANVIER 2024 SAINT BASILE ET SAINT GRÉGOIRE - ALAITZ

 

PROVERBE DU 2 JANVIER 2024 (SAINT BASILE) (SAINT GRÉGOIRE) (ALAITZ).


Basile et Grégoire de Nazianze, Docteurs de l'Eglise, vécurent tous les deux au 4ème siècle.


BASILE : Basile naît vers 329.


religion catholique saint sainte basile
2 JANVIER SAINT BASILE LE GRAND


Basile fonde un monastère dans la région du Pont, sur la mer Noire.

Basile est l'auteur d'une règle connue comme la règle de saint Basile, qui est devenue la principale règle monastique de l'Eglise d'Orient et qui a partiellement inspiré la règle de Saint Benoit dans l'Occident chrétien.

Basile devient évêque de Césarée en Cappadoce, en 370.

Basile est appelé également Basile le Grand.

Basile meurt, selon la tradition, le 1er janvier 379, à Césarée de Cappadoce.

C'est l'un des principaux Pères Cappadociens, avec Grégoire de Nysse et Grégoire de Nazianze.

Il est vénéré en tant que saint par les orthodoxes comme par les catholiques.

Basile est reconnu comme Docteur de l'Eglise en 1568 par le pape Pie V.




GRÉGOIRE : Né en 329 en Cappadoce, il est issu d'une famille chrétienne.


religion catholique saint sainte grégoire
2  JANVIER SAINT GREGOIRE


Il fait ses études à Alexandrie puis à Athènes, où il rencontre Basile de Césarée, qui devient son ami.

Grégoire est ordonné prêtre par son père, puis, contre son gré, évêque de Sasimes, il ne peut s'établir dans cette cité et reste chez son père, devenant ainsi le premier évêque auxiliaire de l'Eglise.

L'empereur Théodose 1er impose Grégoire de Nazianze comme évêque de Constantinople.

Il est appelé "le jeune", ou Grégoire le Théologien.

C'est un théologien dont la richesse des écrits conduit très vite à la reconnaissance dans toute la chrétienté.

Il fait partie avec Basile de Césarée et Grégoire de Nysse des "Pères cappadociens".

Il meurt en 390.

Il est vénéré tant par les catholiques que par les orthodoxes.

Grégoire devient un Docteur de l'Eglise grâce au pape Pie V en 1578.



Basile et Grégoire défendirent l'unité de la chrétienté face à l'hérésie arienne que prônait l'empereur.



ALAITZ : Urtaskari denok  "Alaitasuna" elkarri. Mendia 1155 m. Zangotzako merinaldean.


Elortzibar eta Orbaibarren arteko mendia (N) eta Erdi Aroko euskal izena. Iruñean XIII. mendean Alaaitz femina ertzen da.



Une naissance du 2 janvier : Didier Daurat.



france pilote aviation aéropostale latécoère toulouse
DIDIER DAURAT PIONNIER DE L'AVIATION FRANCAISE



Né le 2 janvier 1891 à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) - Mort le 2 décembre 1969 à Toulouse (Haute-Garonne).

C'est un pionnier de l'aviation française, figure marquante de la grande aventure de l'Aéropostale.

Ancien élève de l'Ecole d'horlogerie de Paris et de l'Ecole supérieure des travaux publics, Didier est intégré à l'arrière, à Gray, puis, à sa demande, comme chasseur au 163e Régiment d'Infanterie en 1914 et participe ensuite à la bataille de Verdun où il est blessé.

Il est nommé sergent, devient sous-lieutenant, soigné à Vichy puis rejoint l'aviation en juin 1916.

Breveté pilote le 16 décembre 1916, pilote de reconnaissance au sein de l'escadrille C 227 où il côtoie Beppo di Massimi, puis pilote de chasse après un passage au centre de formation de Chartres.

Il termine la guerre avec le grade de commandant, la Croix de Guerre, la Légion d'honneur et 8 citations.

Didier est en congé de l'armée le 16 juillet 1919.

Après la guerre, il entre aux Lignes Aériennes Latécoère (qui deviendront l'Aéropostale, puis Air France) où il est d'abord pilote puis directeur d'exploitation le 1er octobre 1920.

Dès lors, va commencer la légende de l'homme à la volonté de fer, un chef admiré par beaucoup, craint par tous et haï par certains.

Il fera débuter de nombreux pilotes par la maintenance des avions, pour pouvoir, le cas échéant démonter et réparer un moteur.

En 1925, Didier va engager Jean Mermoz, puis Henri Guillaumet en 1926.

En 1927, il envoie Antoine de Saint-Exupéry, comme chef d'aéroplace sur la côte saharienne, à Cap Juby, au Maroc.

Grâce à ces méthodes, les lignes Latécoère puis l'Aéropostale atteindront une ponctualité et un taux de fiabilité inédits pour l'époque pour la ligne Toulouse - Saint-Louis-du-Sénégal, puis pour la ligne Toulouse- Santiago du Chili.

En 1933, quand l'Aéropostale est intégrée à Air France, il est licencié.

En 1935, Didier fonde la compagnie Air Bleu, qui transporte di courrier dans toute la France, de jour comme de nuit.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il oeuvre au sein du Service Civil de Liaisons Aériennes Métropolitaines, qui fonctionnera en zone libre, jusqu'en novembre 1942, date de l'invasion de cette zone par les Allemands.

A la Libération, il relance la Postale de nuit puis devient chef du centre d'exploitation d'Air France à Orly jusqu'à sa retraite en 1953.

Il meurt le 2 décembre 1969, à 78 ans.



france pilote aviation aéropostale latécoère toulouse
DIDIER DAURAT EN JUIN 1961



Voici le proverbe du mardi 2 janvier 2024 :


JAIETAN JAI, ASTEAN ERE ALA NAI.

Les jours de fête en fête et en semaine aussi, envie de fête.



pays basque autrefois fête labourd
UN JOUR DE FÊTE BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

MME EDMOND ROSTAND NÉE ROSEMONDE GÉRARD EN JANVIER 1910

MADAME EDMOND ROSTAND EN 1910.


Rosemonde Gérard, née Louise-Rose-Etiennette Gérard, le 5 avril 1866 et morte le 8 juillet 1953, est une poétesse et comédienne française.

Elle a épousé Edmond Rostand le 8 avril 1890 et a eu deux enfants avec lui, Maurice et Jean.




pays basque autrefois écrivain cambo chantecler aiglon arnaga
POETESSE MME ROSTAND ROSEMONDE NEE GERARD



Voici ce que rapporta à son sujet l'hebdomadaire Les Annales Politiques et Littéraires, le 23 

janvier 1910, sous la plume de Gaston Deschamps :



"Rosemonde Gérard (Mme Edmond Rostand).



Les succès de M. Edmond Rostand me rappellent un des plus charmants souvenirs de mes années d'apprentissage.



C'était en 1889, au temps de l'Exposition. Je tenais — passez-moi cette expression — l'emploi de "caïman" à l'Ecole normale. C'est-à-dire que j'employais les trois quarts de mon temps à ne rien faire, sous prétexte de surveiller une centaine de bons garçons, qui obéissaient peu à mes remontrances. Je partageais ces responsabilités avec Joseph Bédier, qui, depuis, s'est fait une belle renommée par ses travaux sur la littérature française du moyen âge. Le samedi soir, Joseph Bédier étant "de service", je pouvais m'échapper. Je profitais ordinairement de ma liberté pour aller chez Leconte de Lisle, qui, en sa qualité de sous-bibliothécaire du Sénat, habitait un petit appartement, dans les annexes du Luxembourg, au numéro 68 du boulevard Saint-Michel. On rencontrait, dans ces soirées très cordiales et familières, le poète Haraucourt, Jean Psichari, le peintre Lecomte du Nouy, Robert de Bonnières, le vicomte de Guerne, le musicien Benedictus, José-Maria de Heredia, Fernand Hérold, Henry Houssaye, parfois Judith Gautier, très belle et très bonne, hiératique en son fauteuil comme une reine d'Orient...



Leconte de Lisle, vu de loin, ressemblait à un dieu et inspirait aux profanes une sorte de terreur. De près, dans l'intimité de ces réunions où circulait un plateau de boissons légères et fraîches, il laissait voir le fond de bonhomie et de simplicité qui se cachait sous son rude sourcil. Il avait des rires d'enfant, des accès d'hilarité bruyante, secouante, interminable, dont Psichari était volontiers le complice. Ils riaient tous deux pendant de longs espaces de temps. Quand ils semblaient avoir fini, ils se regardaient en dessous, et cela recommençait de plus belle. Je n'ai jamais vu rire d'aussi bon coeur. Ce rire inextinguible de Leconte de Lisle me faisait songer à la gaieté ingénue de ces dieux antiques, dont le rire, dit-on, ressemblait à un joyeux tonnerre dans lin ciel serein.



Leconte de Lisle était incomparable lorsqu'il imitait l'accent des créoles, entendu là-bas, dans les nuits chaudes de Bourbon. Il évoquait des scènes locales, de petits tableaux des îles. Par exemple, l'arrivée, de la négresse dans la case, le soir, sur les rampes de la colline, la cordiale bienvenue des voisines, l'accueil hargneux des. chiens et ces voix dans la nuit :


Commeïnt cha va ?

Cha va bieïn.

Empèce un peu les tiens ! (Empêche un peu les chiens !)



Et, de nouveau, les rires repartaient en fusées sonores... Oh ! le bon temps !



Je conterai plus tard, quand je serai vieux, ces propos et ces amusements. Je reviens à Rostand par un détour.



Un soir, le bon maître nous dit :


— Vous verrez et vous entendrez, tout à l'heure, une personne que vous n'oublierez plus. C'est une jeune fille, qui écrit de beaux vers, et qui les récite en perfection. Elle signe ses poèmes d'un pseudonyme : Rosemonde Gérard.



Leconte de Lisle n'aimait pas, en général, les jeunes filles qui font des vers. Il se méfiait du cahier bleu des pensionnaires. Il décourageait, fort honnêtement, la plupart des vocations indécises qui venaient implorer sa bénédiction paternelle. Pour qu'il eût consenti à cette exception, il devait avoir des raisons bien fortes. Son sentiment devint le nôtre, dès que nous eûmes la joie de voir et d'entendre Rosemonde Gérard. C'était une toute jeune fille, très mince, très blonde, délicate et gracieuse. Je vois encore son entrée, qui mit de la lumière dans le salon un peu sombre. Et, longtemps, nous avons gardé dans les yeux le reflet de sa robe rouge, très simple, toute unie, mais chatoyante de cassures satinées, où la couleur s'avivait d'allègres clartés. Rosemonde Gérard récita, sans se faire prier, quelques stances. Sa bonne grâce était très aimable, sans affectation de naïveté et sans excès de coquetterie. Elle disait ses vers d'une voix claire et musicale, avec un art spontané et déjà savant où la marque d'une excellente méthode ne nuisait pas à la grâce de l'instinct. Sa poésie était ingénue et subtile, avec quelque chose d'aérien et de ténu, un charme discret, semblable à ces rayons du matin qu'un nuage peut éteindre, ou à ce fil de la Vierge que le moindre souffle peut briser. C'étaient, par la pureté, par la fragilité, par je ne sais quelle beauté grêle et imprécise, des rêves de jeune fille. C'étaient, par le choix des mots, par la sûreté du rythme, des vers de poète. Cette vision, trop rapide, laissa dans notre mémoire une trace brillante et durable, une impression de jeunesse et de fraîcheur.



pays basque autrefois écrivain cambo chantecler aiglon arnaga épouse
POESIE DE MME ROSTAND ROSEMONDE NEE GERARD



Quelque temps après, nous demandâmes à Leconte de Lisle :


— Eh bien ! Et Rosemonde Gérard ?

— Oh ! elle n'a pas perdu son temps. Elle a publié un recueil de vers, les Pipeaux. Ensuite, elle a épousé un poète, le jeune Edmond Rostand.



pays basque autrefois écrivain cambo chantecler aiglon arnaga
MR ET MME EDMOND ROSTAND


— Qui ça, Rostand ?

— Un très gentil garçon. Son père est un économiste qui a traduit Catulle. Quant à lui, je connais des vers de sa façon, les Musardises. Il promet."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

lundi 1 janvier 2024

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 1ER JANVIER 2024 SAINTE MARIE ET SAINT ODILON ET SAINT CLAIR - URTATS

 

PROVERBE DU 1er JANVIER 2024 (SAINTE MARIE, MÈRE DE DIEU) (SAINT ODILON) (SAINT CLAIR) (URTATS).



MARIE : Le Concile d'Ephèse, en 431, a défini Marie comme étant la "Mère de Dieu".



religion catholique saint sainte marie
1ER JANVIER SAINTE MARIE MERE DE DIEU


Dès lors, son culte n'a cessé de croître en popularité.

Les lieux qui lui sont consacrés (Lourdes, Fatima...) figurent parmi les pèlerinages les plus fréquentés du monde.

Les églises catholique et orthodoxe accordent une place essentielle à Marie, qu'elles appellent Marie de Nazareth, Sainte Vierge, Vierge Marie, Notre Dame ou Mère de Dieu.

Dans les Eglises catholique et orthodoxe, Marie est l'objet d'un culte particulier, le culte d'hyperdulie. C'est un des points de divergence important avec le protestantisme et les Eglises réformées.

Le jour du premier janvier est une célébration civile et non religieuse.

C'est le premier jour de l'année du calendrier grégorien, calendrier instauré en 1582 par le pape Grégoire XIII.

C'est un jour férié en France, mais aussi dans plusieurs autres pays, tels que : Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, Grèce, Italie, Russie et Suède, etc...

En 532, l'Eglise décide de faire commencer l'année, à la fête du premier janvier, mois qui suit immédiatement la naissance du Christ.

En 1564, le Roi Charles IX impose la fête du premier janvier comme début obligatoire de chaque année.





ODILON : Odilon fut le cinquième abbé de Cluny, entre 994 et 1048.



religion catholique saint sainte odilon
1ER JANVIER SAINT ODILON

Il est né vers 962 au château de Mercoeur près de Saint-Cirgues dans la Haute-Loire et il décède le 31 décembre 1048 au prieuré de Souvigny, dans l'Allier.

Il est parfois connu sous le nom d'Odilon de Mercoeur.

Ses dons d'organisateur firent de l'abbaye bourguignonne le centre de la chrétienté occidentale.

On lui doit l'institution de la fête de la Commémoration des morts, le 2 novembre.




CLAIR : Saint Clair du Dauphiné (ou saint Clair de Vienne) naît au sud de Vienne (Isère) au 7ème siècle.



religion catholique saint sainte clair
1ER JANVIER SAINT CLAIR DU DAUPHINE

C'est un abbé catholique.

Il se retire dans le monastère de Saint-Ferréol-Trente-Pas (Drôme) et il est nommé abbé de Saint-Marcel (Isère) et de sainte-Blandine.

Il a le don des prophéties et celui d'accomplir des guérisons miraculeuses.

Il meurt, vers 660, en odeur de sainteté.

Saint Clair est le patron des boisseliers.






URTATS : urte hastapena.

Euskal Mitologian urtearen lehenengo eguna da, Urteberri alegia. Egun sakratua da, eta orduan bildutako urak ahalmen bereziak ditu.


URTE BERRI ON ! BONNE ANNÉE !


Un décès du 1er janvier : Blanche-Rose-Marie-Hélène Barretta.



actrice comédie-française worms
ACTRICE BLANCHE BARRETTA


Née le 22 avril 1855 à Avignon (Vaucluse) - Morte le 1er janvier 1939 à Paris 1er arrondissement.

C'est une actrice française.

Lorsque son père, qui tenait un hôtel à Avignon, vient s'établir à Paris avec sa famille, elle fait connaissance de Sarah Bernhardt.

Remarquant en elle de précoces dispositions, cette dernière lui conseille de suivre la carrière théâtrale.

Après avoir joué, dès l'âge de 9 ans, le rôle de la petite fille dans le Supplice d'une femme (1865), elle est admise, à 12 ans, au Conservatoire en 1868.

A sa sortie, en 1872, avec un second prix, elle débute à l'Odéon et est très remarquée, l'année suivante, dans le rôle d'Agnès de l'Ecole des femmes.

En 1873, elle passe au vaudeville.

En 1875, Emile Perrin n'hésite pas à lui proposer une engagement à la Comédie-Française, où elle obtient un vif succès dans le personnage de Victorine du Philosophe sans le savoir et dans le Mariage de Victorine, de George Sand.

Le 1er juillet 1876, elle est élue sociétaire (elle en est la 301ème).

Cette actrice au talent souple et fin, au charme pénétrant, s'est particulièrement fait applaudir dans Daniel Rochat (dans le rôle d'Esther), Le Fils naturel (dans le rôle d'Hermine), Les Corbeaux, Antigone, Le Gendre de Monsieur Poirier, Le Flibustier, L'Ami Fritz, le Mariage de Figaro (dans le rôle de Suzanne).

Au commencement de l'année 1885, elle épouse Gustave Worms, sociétaire, sociétaire de la Comédie-Française, avec lequel elle aura un fils.

Elle prend sa retraite le 25 janvier 1902.

Elle meurt le 1er janvier 1939, à 83 ans.



actrice comédie-française worms
ACTRICE BLANCHE BARRETTA



Voici le proverbe du lundi 1er janvier 2024 :


BURLA MINENA, EGIA DIOENA.

La moquerie qui fait le plus mal est celle qui dit la vérité.


humour moquerie fille écoles
HUMOUR. MOQUERIE : DES ECOLES N'EN FAUT PLUS !





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

LA CHASSE AUX SORCIÈRES AU PAYS BASQUE EN 1609 (quatrième et dernière partie)

LES SORCIÈRES AU PAYS BASQUE EN 1609.


En 1609, des centaines de personnes, en grande partie des femmes, sont accusées de sorcellerie au Pays Basque.



pays basque autrefois sorcières sorciers sabbat de lancre
SORCIERES AU SABBAT
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le Mémorial Bordelais, le 8 septembre 1852, sous la 

plume d'E. Ducom :


"Sorciers et magiciens.

La chasse aux sorciers.

1609.

§ V. Pourquoi il y a tant de prêtres sorciers dans le pays de Labour, et ce que fit le diable pour sauver ceux qui étaient tombés entre les mains de de Lancre. 



De tout temps on a remarqué que lorsqu’un prêtre était sorcier, il ne gardait aucune mesure et commettait des abominations qu’un sorcier laïque n’eût pas osé commettre. Le Pic de la Mirandole déclare avoir vu brûler un prêtre sorcier, âgé de 80 ans, qui avait entretenu toute sa vie des relations avec un démon déguisé en femme, nommée Hermione, et qui avait en outre humé le sang de plusieurs enfants.



philosophe theologien italie
JEAN PIC DE LA MIRANDOLE


Ce fait était d’une évidence complète pour de Lancre qui, aussitôt qu’il fut arrivé dans le pays de Labour, chercha à découvrir si ce pays ne renfermerait pas de prêtre ayant abandonné la cause de Dieu pour embrasser celle du diable. Ses recherches ne furent pas longues, et il découvrit bientôt que presque tous les prêtres du pays de Labour étaient sorciers.



Cet état de choses était dû à une propagande active faite au profit de Satan par une classe de femmes appelées Bénédictes. On leur donnait aussi le nom de Marguillières, parce que leurs fonctions consistaient à garnir l'autel, à le couvrir de fleurs, à blanchir et accommoder les nappes, et à mettre des fraises neuves aux petits saints. Dès l’aube du jour, elles étaient à l'église où elles rencontraient le prêtre et pouvaient s'enfermer avec lui en toute liberté, le matin à l'obscur et sur le midi, qui est l'heure du silence des églises, et sur le soir, lorsque l'esprit ténébreux commençait à tirer les rideaux pour faire évanouir la clarté ; c'est alors qu'elles accomplissaient la mission que Satan leur avait donnée, et elles l’accomplissaient d’autant plus sûrement, qu’elles se recrutaient parmi les jeunes veuves et les filles attardées dans le célibat, mais encore dans fleur de l’âge. Plus que toutes autres, elles étaient exposées à succomber et elles entraînaient dans leur chute le ministre du Seigneur.



Aussi, lorsque de Lancre arriva, il trouva le clergé de ce pays plongé dans les plus honteux dérèglements. Les prêtres affichaient leurs relations avec les Marguillères, et la nuit ils allaient au sabbat, y disaient la messe, et profanaient tous les sacrements de l'Eglise. 



pays basque autrefois sorcières sabbat
LIVRE PIERRE DE LANCRE


En conséquence, il fit presque immédiatement arrêter sept prêtres, et se mit en devoir de faire leur procès. L’évêque de Bayonne laissa d’abord agir la commission, et ne réclama pas, pour la juridiction ecclésiastique, la connaissance des crimes imputés à ces prêtres.



Le premier qui fut jugé fut un vieux prêtre d'Ascain, dont de Lancre ne donne pas le nom. Il avait quatre-vingts ans et appartenait à une bonne famille. Il avouait qu'il avait été au sabbat. Ses parents prétendaient qu’il était fou. Mais ce n'était pas là une raison de nature à toucher le conseiller, et il répondait avec Modestinus : Neque insanis parcendum est. Il répondait aussi à ceux qui essayaient de l’apitoyer en invoquant la vieillesse de l'accusé : In atrocibus senectus neminem excusat. Il avait réponse à tout, et il condamna le vieillard à périr par le feu. Avant l’exécution, le condamné fut dégradé par l'évêque de Dax. Il obtint de l'évêque de Bayonne la permission de communier, et fut brûlé à Ascain.



pays basque autrefois sorciere sabbat
SABBAT
PAYS BASQUE D'ANTAN


Le second qui subit ce supplice fut un prêtre de Siboro, nommé Bacal. Celui-là était âgé de vingt-sept ans. Il soutenait qu’il n’avait jamais été au sabbat ; mais plusieurs jeunes filles âgées de onze à seize ans déclarèrent l'y avoir vu. Il servait de diacre et de sous-diacre au diable, et il avait appris à dire la messe au sabbat avant d'avoir jamais officié à Siboro ; il appartenait d'ailleurs à une famille de sorciers ; il fut condamné à mort. Au moment où il allait être brûlé, on remarqua qu’il essayait vainement de dire son Confiteor, preuve bien certaine qu'il était devenu depuis longtemps la proie de Satan.



Un troisième, nommé Magalena, eut le même sort que les deux premiers.



Cependant les pouvoirs de la commission allaient expirer ; l'époque de la rentrée du Parlement de Bordeaux approchait ; il fallait que d’Espagnet, de Lancre et Gestas se hâtassent, s’ils voulaient condamner les cinq autres avant de partir. Satan, qui veillait toujours, résolut de mettre à profit cette circonstance et de faire une dernière tentative pour sauver les prêtres sorciers.



pays basque autrefois sorcières sabbat
LIVRE DE PIERRE DE LANCRE


Laissons de Lancre lui-même raconter cet épisode du procès : 


"Ils présentèrent, dit-il, des causes de récusation contre tous les juges le propre jour que nous voulions procéder à leur jugement.


Nous députâmes M. Gestas, un de nos collègues, le substitut du procureur-général et le syndicat du pays, lesquels furent en diligence au siège de Dax, comme le plus prochain, pour faire juger leurs récusations. Elles étaient toutes impertinentes, et la plupart jugées au premier voyage que j’avais fait. Mais d’autant que, comme dit l'Italien, qui a tempo a vita , ils ajoutèrent quelque petite chose et les amplifièrent, pensant, par cet amusement, nous porter au terme de notre commission.


Le diable, qui a des chevaux qui courent la poste quand les autres vont en relais, fit en sorte que Gestas ne fut sitôt à Dax, qu’il ne trouvât l’avocat des prêtres, lequel faisait plus de bruit que lui.


C’est merveille que le diable et les sorciers puissent ainsi trouver des gens qui courent pour eux, les secourent, les appuient, leur apprennent des cautèles et revirades cent fois plus déliées que celles de Cépola.



pays basque autrefois sorciere sabbat
SABBAT
PAYS BASQUE D'ANTAN


Leur avocat récusa tout le siège. Gestas s'en va au siège prochain qui est celui de Saint-Sever ; leur avocat le suit, et comme le diable est tenace, sa charge portait de suivre tous les sièges de proche en proche, avec procuration expresse de proposer mêmes causes de récusation contre tout Parlement.


Notre Seigneur, qui va plus vite que Satan quand il lui plaît, porta celui qui défendait sa cause à Saint-Sever avec plus de célérité que son ennemi ne porta l’avocat des sorciers.


Celui-ci arrivé à Saint-Sever, il trouve les portes fermées, il tempête si fort, qu’il met la ville en alarmes ; on lui demande s’il est quelque courrier envoyé par le roi aux magistrats.


Il dit que non et qu'il vient au contraire de Bayonne. On s’enquiert de nouveau qui il est et ce qu’il veut à cette heure, troublant le repos de la ville. Il dit qu’il est avocat de quelques prêtres sorciers et qu’il a récusé tous les juges de Bayonne à Dax, qu'il veut défendre leur cause et soutenir leur récusation à Saint-Sever.


On le laisse enfin entrer, mais alors Dieu avait permis que les récusations proposées par eux contre les présidiaux de Dax avaient été jugées, ayant été mises au néant et déclarées impertinentes.


A la vérité, l’avocat se plaignait de ce que Gestas, plus diligent que lui en la cause de Dieu, lui eût fait fermer les portes de la ville. Mais ce sont excuses, Dieu le voulait ainsi."



pays basque autrefois sorciere sabbat
SABBAT
PAYS BASQUE D'ANTAN


Rien ne paraissait plus pouvoir sauver les malheureux prêtres, lorsque l’évêque de Bayonne intervint. Il avait permis la mort des trois premiers ; mais son cœur saignait lorsqu’il voyait les prêtres qu’il avait ordonnés lui-même, dépouillés de leurs vêtements sacerdotaux, couverts de haillons, traînés sur un échafaud, escortés du bourreau et exposés aux huées de la populace. En conséquence, il résolut de faire tous ses efforts pour sauver ceux qui restaient. Son official intervint et défendit à la commission de passer outre en ce qui concernait les autres prêtres. 



L’évêque prétendait qu’à raison de leur qualité, ils n’étaient justiciables que des tribunaux ecclésiastiques. Il produisait en outre un arrêt du Parlement de Bordeaux, rendu pendant vacation et sur requête, lequel arrêt portait inhibition à tous juges de prendre connaissance de tous les faits de sorcelleries reprochés aux prêtres.



De Lancre n'était pas d’avis d’obtempérer à cet arrêt. L'arrêt, disait-il, fait défense à tous juges de prendre connaissance des faits de sorcellerie. Nous ne sommes pas des juges : nous sommes des commissaires, et le Parlement n’a pas le droit de limiter nos pouvoirs. Nous ne les tenons pas de lui, mais bien du roi. Apres avoir vérifié notre commission, la cour à laquelle nous appartenons ne peut plus ensuite la restreindre. Nous sommes d’ailleurs parfaitement compétents.


pays basque autrefois sorciere sabbat
SABBAT
PAYS BASQUE D'ANTAN

Les juges d’église n’ont droit de demander qu’on renvoie les prêtres par devant eux que lorsque ceux ci ont commis des délits communs. Or, dans l’espèce, il s’agit d’un délit privilégié dont la connaissance a appartenu de tout temps aux Parlements. Il y a cent arrêts de Paris de Bordeaux, de Toulouse, qui décident que les prêtres accusés de crimes privilégiés, d’adultère, de blasphème, de faux, de fausse monnaie, de bigamie (lorsqu’ils ont commis ce crime avant d'avoir reçu les ordres sacrés), ceux-là même qui sont accusés d'apostasie doivent être soumis à la juridiction des juges laïque. Or, il est généralement admis que le sortilège à sacerdote est un crime privilégié. En conséquence, de Lancre s'obstinait à vouloir juger les prêtres qui étaient détenus dans les prisons de Bayonne



Cependant on était arrivé à la fin du mois d’octobre ; la commission était lasse de toutes ces histoires diaboliques d’orgies nocturnes, de messes sacrilèges, d’enfants mangés et de boucs adorés. D'Espagnet était obligé de se trouver à Nérac, pour présider la chambre de l'édit : et la commission, après avoir ordonné que les parties se pourvoiraient en règlement de juges, quitta le pays de Labour. Toutefois, elle ne lâcha pas sa proie ; tous les sorciers et les sorcières qui avaient été arrêtés furent transportés à Bordeaux, et il y en avait une si grande quantité que les prisons ordinaires de la ville furent trop petites pour les contenir, et qu’on fut contraint de mettre beaucoup de ces malheureux au fort du Hâ.



Lorsque de Lancre fut de retour à Bordeaux, il se hâta de faire juger la difficulté de droit soulevée par l'official de Bayonne. En effet, le 5 août 1610, le Parlement rendit un arrêt par lequel il déclare tous lesdits prêtres sorciers, ainsi que l’official, déboutés de leur renvoi et fut ordonné que les témoins viendraient pour être recollés et confrontés.



Le procès dura plus de trois ans. Nous croyons que plusieurs des sorciers conduits à Bordeaux furent condamnés à mort ; cependant notre opinion sur ce point n’est basée que sur une indication tirée de quelques passages des livres de de Lancre.



Quant a ce dernier, il embellit plus que jamais sa retraite de Preignac, qui fut visitée en 1620 par le roi Louis XIII. Malheureusement, pendant cette glorieuse visite, de Lancre était retenu à Bordeaux par une cruelle atteinte de goutte, ce qui le chagrina vivement, car il aimait à courtiser les grands de la terre, et nous avons de lui des dédicaces adressées au roi, écrites dans un style dont l'exaltation va jusqu’au grotesque : quand il voulait encenser quelqu’un, il l’asphyxiait.



Mais c'était là son moindre travers. Cette manie pouvait prêter à rire, mais ne faisait de mal à personne. Celle qui le poussait à faire une guerre à outrance contre les sorciers étant plus dangereuse, son expédition dans la Labour l'avait achevé ; il composait ouvrage sur ouvrage pour prouver la mécréance des sorciers, et de temps en temps, il en faisait brûler quelques-uns pour démontrer leur existence, ce qui était un argument décisif. Nous le répétons, il y a entre lui et le héros de Cervantes un point de ressemblance frappant, l’un et l’autre ont le cerveau attaqué par suite d’une lecture trop assidue et trop exclusive ; mais le pauvre chevalier, qui n’avait jamais fait répandre aucune larme, mourut pauvre, bafoué et roué de coups, tandis que de Lancre, qui fit verser tant de sang, mourut riche, honoré et conseiller d’Etat.

 (Droit, journal des tribunaux.)"


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

NOUVEL ARRIÈRE-PLAN DE MON BLOG EUSKAL HERRIA LEHEN - PAYS BASQUE D'ANTAN

  

CHANGEMENT DE MOIS = CHANGEMENT D'ARRIÈRE-PLAN DE MON BLOG.


Comme je m'y suis engagé il y a quelques années, nous sommes le premier du mois et je change donc l'arrière-plan de mon blog.