PROVERBE DU 2 MARS 2025 (SAINT CHARLES LE BON) (ZURIKO).
CHARLES LE BON : Fils du roi de Danemark Knut le Grand, Charles naît vers 1083 à Odense (Danemark).
2 MARS SAINT CHARLES LE BON
Il devient comte de Flandre au retour de la première croisade, et le reste de 1119 à 1127.
Charles est considéré comme "martyr et saint" par le peuple, dès après sa mort.
Il se signale alors par son souci de paix, de justice et de charité, et par des mesures en faveur des pauvres.
Mal récompensé, il est assassiné à Bruges (Belgique) le 2 mars 1127.
Il est formellement béatifié en 1883 par le Pape Léon XIII, avec le titre de Charles le Bon.
Patron des comtes et des croisés, intercesseur des miséreux, il était invoqué par les fiévreux qui devaient boire l'eau versée dans son crane.
2 MARS SAINT CHARLES LE BON
ZURIKO : "Aubin" "Albino".
(...) zuriko iz. Antzinako zenbait txanponen izena ; bereziki, marabedi erdi balio zuen txanpona Zortzi arbi buruk hamabi zuriko edo hiru lauko balio (...)
(...) dute iz. Balio hutsaleko txapona Nahikotxo irabazi arren, zuriko bat aurreratzen ez dakien langilea (...)
Latinko Albinus (albus "zuria"-tik) goitizena denboraren poderioz pertsona-izena izatera iritsi zen, beste hizkuntza batzuetan bezala. Santuaren egun irailaren 15ean da.
Une naissance du 2 mars : Bedrich Smetana.
COMPOSITEUR BEDRICH SMETANA
Né le 2 mars 1824 à Litomysl (Pardubice, Tchéquie) - Mort le 12 mai 1884 à Prague (Bohême, Tchéquie).
C'est un compositeur tchèque.
Bedrich est célèbre pour son poème symphonique Vitava (en allemand La Moldau), le deuxième d'un cycle de six intitulé MaVlast (Ma Patrie), ainsi que pour son opéra La Fiancée vendue.
Il est le seul parmi 11 enfants à atteindre l'âge adulte et il apprend le piano et le violon dans son enfance.
Il compose dès l'âge de 8 ans, mais son père voit sa carrière musicale d'un mauvais oeil et veut en faire un économiste.
Pourtant, après ses études au lycée de Pilsen, Bedrich étudie la musique à Prague, où il devient maître de musique chez le comte Léopold Thun.
En 1846, il fait la rencontre d'Hector Berlioz, l'un de ses modèles.
Franz Liszt le soutient financièrement lors de l'édition de ses premières oeuvres et de la fondation d'une école de musique en 1848.
Il s'engage dans le mouvement nationaliste tchèque.
Bedrich se marie, en août 1849, avec Katerina Kolarova, avec laquelle il aura 4 filles dont 3 décèderont.
En 1856, il s'installe à Göteborg, en Suède, où il mène une activité d'enseignant, de chef d'orchestre et de musicien de musique de chambre.
Son épouse, atteinte de tuberculose, meurt en 1859.
Il se remarie, en 1861, avec Bettina Fernandinova.
De retour à Prague en 1863, Bedrich fonde une autre école de musique, dans le but de promouvoir la musique tchèque.
Il est nommé chef d'orchestre de l'Opéra de Prague en 1866, où Antonin Dvorak joue de l'alto et compose également.
Les deux hommes se lient rapidement d'amitié.
En 1874, atteint d'une surdité probablement à la syphilis, il doit mettre fin à ses fonctions de direction d'orchestre.
Bedrich se consacre alors exclusivement à la composition, étant complètement sourd.
En 1875, sa santé déclinant, il se réfugie à Jabkenice, un village de Bohême centrale.
Il est interné en hôpital psychiatrique en 1883, à Prague.
Bedrich meurt le 12 mai 1884, à 60 ans.
Il laisse derrière lui environ 149 oeuvres musicales : opéras, orchestre, musique de chambre et piano.
COMPOSITEUR BEDRICH SMETANA
Voici le proverbe du dimanche 2 mars 2025:
MARTXOAK POZOINA LEHEN NUN EZ DERAUKAN AZKEN.
Mars est poison dans ses premiers jours, à moins que ce ne soit dans les derniers.
MOIS DE MARS PAR ALFONS MUCHA
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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Un congrès eucharistique est un rassemblement de clercs et de laïcs en vue de l'évangélisation par l'adoration de la Sainte Eucharistie.
7EME CONGRES EUCHARISTIQUE BAYONNE JUILLET 1929
Il y a des congrès eucharistiques internationaux, dont le premier a eu lieu, à Lille (Nord), en 1881
et des congrès eucharistiques nationaux français, généralement au début du mois de juillet et dont
le premier a eu lieu, à Faverney (Haute-Saône), en 1908.
Voici ce rapporta la presse locale, la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, le 4 juillet
1929, au sujet du 7ème congrès eucharistique national, à Bayonne (Basses-Pyrénées), du 3 au 7
juillet 1929.
"De grandes solennités religieuses ont commencé hier à Bayonne.
Le Congrès Eucharistique.
La cérémonie d'ouverture.
Dans la ville décorée merveilleusement, l'animation est intense. A 4 heures, aux sonneries des cloches, à l'éclatement des bombes, se mêlent tous les bruits multipliés. L'intérieur de la cathédrale est noblement décoré de guirlandes de lierre et de draperies rouges. Le choeur et le maître autel dont dessinés par des cordons électriques.
Les nefs sont pleines d'une foule recueillie et tandis que les grandes orgues jouent la Marche de Busser, le cortège défile et prend place.
Le cardinal Binet, archevêque de Besançon, clôture le long défilé.
CARDINAL BINET ARCHEVÊQUE DE BESANCON
Les 2 orgues s'unissent pour le Choeur triomphal de Bach et le Veni Creator est chanté par les maîtrises.
Allocution de Mgr Gieure.
MGR GIEURE EVÊQUE DE BAYONNE
C'est Mgr Gieure, évêque de Bayonne, qui prend le premier la parole. Il remercie les membres de l'Episcopat dont la présence donne à ce Congrès un caractère vraiment national et il leur présente l'hommage de Bayonne et du diocèse. Il souligne la décoration de la ville transformée en jardin enchanteur ; il salue aussi les gloires locales, Mgr Chesnelong, le R.P. Lhande, et termine en mettant le Congrès sous la protection des madones révérées du diocèse.
Allocution de Mgr Audollent.
MGR GEORGES AUDOLLENT EVÊQUE DE BLOIS
Le président du Comité national rappelle les précédents congrès, et fait l'éloge de Mgr Gieure et de son diocèse.
Il insiste sur le but principal du Congrès : "Prier en commun pour la France".
L'orateur rapproche tout d'abord le congrès des Autos Sacramentales dont il fait une vivante description, puis il rend un délicat hommage à Mgr Gieure qui a assumé la charge de ce congrès.
Il annonce qu'il va parler de la Vie Eucharistique dans le Pays Basque, digne d'être appelé la terre du Saint-Sacrement.
Son discours est divisé en 3 points.
1. La défense du dogme eucharistique que dans le Pays Basque ;
2. Nos pionniers eucharistiques de par le monde ;
3. La vie eucharistique dans nos foyers et dans nos âmes.
Le père Lhande développe ces 3 points avec toute l'éloquence et toute l'autorité que l'on devine. Ses tableaux d'histoire sont évocateurs comme des fresques et les grandes luttes du catholicisme sont merveilleusement exposées. L'orateur nous mène ainsi du XIe au XIXe siècle et il passe ensuite en revue les grands pionniers eucharistiques de notre race : François-Xavier, les Bienheureux Cestac etGaricoïts, le cardinal Lavigerie et les missionnaires.
Enfin, le prédicateur en traitant de la dévotion au Très Saint-Sacrement rappelle la lignée des poètes eucharistiques de chez nous et décrit magistralement nos belles processions.
Il évoque le souvenir du Miracle du Lys de Bayonne, nouveau labarum, prometteur de victoire.
Dans sa péroraison, l'orateur atteignant à la suprême éloquence dit comment l'Eucharistie, s'adressant à tous, donne à chacun un gage de victoire.
Le salut solennel.
Après que toute l'assistance eut chanté le beau cantique du Congrès, dont les paroles émouvantes sont dues à l'abbé J. Lamarque, et dont l'air emprunté au vieux cantique basque Adora dezagun, le salut solennel est donné par Mgr Chesnelong.
MGR CHESNELONG ARCHEVÊQUE DE SENS
Pendant le salut, le très beau programme musical suivant a été exécuté :
Oremus pro Pontifice (maîtrise), mélodie de Solesmes ;
Tantum ergo (4 voix mixtes), Vittoria ;
Choeur triomphal (4 voix mixtes) et orgue, Haendel ;
Sortie : Orgue. Finale de la sonate en ré mineur, Guilmant.
Les choeurs étaient sous la direction de M. l'abbé Lalanne ; le grand orgue de la cathédrale était tenu par M. l'abbé Bordenave.
On peut dire que cette première journée a été triomphale.
Ce matin...
Les rues de Bayonne, en ce matin ensoleillé, sont féériques. Des jardins ont fleuri aux fenêtres, des pergolas, des arcades, des portiques s'accrochent aux façades et forment des voûtes de verdure et de fleurs.
Floraisons multicolores, toutes les fleurs de toutes les saisons sont ensemble épanouies.
La rue Port-neuf s'éclaire de grappes jaunes et oranges, ébéniers et capucines, et la rue Gambetta est toute jaune paille. La rue Bourgneuf chante une mélodie jaune et mauve et la large rue Thiers où se dresse un magnifique portique allie le vert et le rouge. Les places, les rues ont rivalisé de zèle et d'ingéniosité dans leur décoration.
Partout l'animation est grande, mais c'est surtout aux abords de la cathédrale que la foule est dense ; le service d'ordre menace plusieurs fois d'être débordé, les voitures amenant les prélats et les dignitaires ont peine à se frayer passage.
Les enfants dont c'est la journée arrivent innombrables.
Nous donnerons demain le compte rendu détaillé des cérémonies de ce jour.
Les personnalités.
Parmi les hautes personnalités ecclésiastiques qui assistent aux travaux du Congrès citons :
Mgr Maglione, nonce apostolique ; les cardinaux : Maurin, archevêque de Lyon ; Charost, archevêque de Rennes ; Binet, archevêque de Besançon ; Mgr Gieure, évêque de Bayonne ; MMgrs Lemaître, archevêque de Carthage ; Chesnelong, archevêque de Sens ; Cézerac, archevêque d'Albi ; Brulay des Varannes, archevêque de Claudiopolis ; Saliègue, archevêque de Toulouse ; Rumeau, évêque d'Alger ; de Cormond, évêque de Dax ; Sagot, évêque d'Angoulême ; de Durfaur, évêque de Poitiers ; Ruch, évêque de Strasbourg ; Irastorza, évêque de Orihuela ; Lequien, évêque de St-Pierre-Martinique ; Légasse, évêque de Périgueux ; Marceilhac, évêque de Pamiers ; Crante, évêque du Mans ; Mugica, évêque de Vitoria ; Durand, évêque d'Oran ; Migneu, évêque de Montpellier ; Curieu, évêque de La Rochelle ; Grumel, évêque de Saint-Jean-de-Maurienne ; Tienard, évêque de Constantine ; Patau, évêque auxiliaire de Perpignan ; Audollent, évêque de Blois ; Challioles, évêque de Rodez ; Coste, évêque coadjuteur de Carcassonne ; Courcoux, évêque d'Orléans ; Villar, évêque de Jaca ; Delay, évêque auxiliaire de Saint-Etienne.
Les programmes.
A 10 heures, à la cathédrale, Fête des Vocations, présidée par Sagot du Vauroux, évêque d'Agen.
MGR SAGOT DU VAUROUX EVÊQUE D'AGEN 1914
A cette réunion sont invités :
1. Les enfants de choeur, en costume : soutane bleue, rouge ou violette et en rochet de dentelle. Des places spéciales leur seront réservées.
2. Les croisés, garçons et filles, avec leur insigne et l'insigne du congrès.
LES CROISES DE LA MAÎTRISE EPISCOPALE BAYONNE JUILLET 1929
3. Les autres enfants.
Les enfants de choeur entreront par la porte des cloîtres, rue de Luc et s'habilleront dans les cloîtres de la cathédrale à 9 h 1/2. Dès qu'un groupe sera habillé, il viendra prendre sa place ans retard à la cathédrale.
Les autres garçons entreront par la porte nord, rue de l'Evêché.
Les filles entreront par la porte de la place Notre-Dame.
La cérémonie commencera à 10 heures précises. Elle comprendra :
1. Une allocution du R. P. Derély sur la vocation.
2. La cérémonie de l'offrande. Un groupe de jeunes croisés offrira successivement des hosties, figurant les centaines de milliers de communions offertes pour le succès du congrès, des grains d'encens représentant les millions de prières ; enfin des lampes allumées figurant les sacrifices offerts et le rôle du prêtre, lumière des âmes.
Cette offrande sera accompagné de chants alternés des figurants et de la foule et d'un dialogue entre le prêtre et les assistants.
Il est nécessaire de prévoir directeur et directrice pour chaque groupe d'enfants.
Pour les repas, ils trouveront des endroits ombragés : Allées Marines, Chérubins, Remparts Lachepaillet et Porte d'Espagne, etc.
Les écoles libres seront mises à la disposition des groupes pour la garde des provisions.
CARTE DE CONGRESSISTE CONGRES EUCHARISTIQUE DE BAYONNE DU 3 AU 7 JUILLET 1929
b) Après-midi.
Procession des Enfants et Fête des Lis.
Cette procession sera présidée par S.E. le cardinal Binet.
A cette procession sont invités les enfants, garçons et filles, de 6 à 15 ans.
Lieux de rassemblement. — Le rassemblement se fera à 1 h 1/2.
Les enfants de choeur se réuniront aux cloîtres de la cathédrale et s'y présenteront par la porte de la rue de Luc.
Les autres garçons se réuniront par archiprêtré, aux remparts Lachepaillet. A la même heure, les filles se présenteront à la cathédrale par la porte de la place Notre-Dame.
Tenue. — Les petites filles porteront si possible robe blanche et couronne ; les communiantes, renouvelantes seront en voile et en robe blanche. Les plus grandes sont invitée à s'habiller de même, mais il n'y a pas d'obligation.
Les petits garçons, de préférence, seront en culotte blanche.
Les enfants seront porteurs de lis.
Le comité du congrès met à leur disposition des lis à 3 francs. Mais le nombre en est limité. Les directeurs de groupes voudront bien indiquer au secrétariat de l'évêché le nombre de lis nécessaire à leur groupe ; s'ils s'y prennent à temps, ce nombre leur sera réservé pour le jour de la procession.
PROCESSION DES LIS RUE VICTOR HUGO BAYONNE JUILLET 1929
Ordre de la procession :
1. Les petites filles étrangères au diocèse.
2. Les petites filles du diocèse par archiprêtré.
3. Les garçons étrangers au diocèse.
4. Les garçons du diocèse par archiprêtré.
5. Les enfants de choeur.
6. Les figurants en costume de croisés.
Les enfants marcheront par rang de six.
Ne seront admis avec les enfants que les prêtres, les religieuses, les directeurs et directrices de groupe.
La procession passera par les rues Argenterie, Victor-Hugo, Bourg-Neuf, Lisses, Pannecau, Poissonnerie, Espagne, et se terminera au reposoir du Vélodrome.
Quand tous les groupes seront massés devant le reposoir, le R. P. Parra fera une allocution sur la fête des lis.
Après l'allocution, cantate des lis, dont le refrain sera repris par la foule entière des enfants.
Après la cantate, bénédiction du Saint-Sacrement, acclamation, dislocation."
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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Grezierako angelos "mezularia" hitzetik latineko angelus sortu zen, eta hemendik euskarazko aingeru. Ezagutzen dugun aipurik zaharrena Basaburu Nagusiko (Nafarroa) 1552ko Aingeru de Igoa da. Duen zabalkundeak umeak zaintzen dituen aingeru guardakoarekiko begiruneari zor zaio, izen hau ematearekin haurra babestuago egongo dela uste izaten baita.
Aldaera : Gotzon (Deun-ixendegi euzkotarra-DIE).
Une naissance du 1er mars : Horace de Carbuccia.
HORACE DE CARBUCCIA
Né le 1er mars 1891 à Paris 10ème arrondissement - Mort le 20 février 1975 à Paris 16ème arrondissement.
C'est un homme politique, journaliste, écrivain et éditeur français.
Horace est issu d'une ancienne famille de la noblesse originaire de Corse.
Titulaire d'un doctorat en droit de la Faculté de Paris, il est mobilisé dans l'infanterie durant la Première Guerre mondiale, blessé et décoré de la médaille militaire.
En 1921, il fonde avec son cousin Marcel Prévost, Joseph Bédier et Raymond Recouly la Revue de France chez La Renaissance du livre.
En 1923, il lance "Les Editions de France" avec Marcel Prévost.
En décembre 1927, Horace épouse Adry Turpin-Rotival, avec laquelle il aura un fils.
En 1928, il fonde Gringoire, un hebdomadaire dans un premier temps littéraire, qui atteint le plus fort tirage, jusqu'à 650 000 exemplaires, et la plus forte vente de son époque.
Il est élu député de Corse, du 1er mai 1932 au 31 mai 1936, et siège au centre droit, dans les rangs d la Gauche radicale.
Durant les années 1930, son hebdomadaire Gringoire dénonce la menace nazie et appelle au réarmement de la France.
Mais, en 1938, Gringoire prend nettement un virage xénophobe et antisémite.
En 1940, Gringoire et Horace se replient en zone libre.
Il s'oppose à l'annexion de la Corse par l'Italie et cela lui vaut un mandat d'arrêt de l'occupant italien.
Au moment de la Libération, et durant la période d'épuration, le Gouvernement provisoire engage contre lui des poursuites pour faits de collaboration et il décide alors de prendre la fuite.
En février 1949, la Commission nationale interprofessionnelle d'épuration condamne par défaut Horace et Camille Ferri-Pisani, qui ont dirigé les Editions de France, pendant l'Occupation, à l'interdiction de conserver des postes de responsabilité dans l'édition.
En janvier 1950, il est condamné par contumace à 5 ans de travaux forcés, 5 ans de dégradation nationale et à la confiscation totale de ses biens.
En septembre 1955, il se constitue prisonnier et en octobre 1955, le tribunal militaire de la Seine l'acquitte en vertu des lois d'amnistie.
Il meurt le 20 février 1975, à 83 ans.
HORACE DE CARBUCCIA
Voici le proverbe du samedi 1er mars 2025:
SAN-LEON, AMA HAURREN BEHARREN PATROINA.
Saint-Léon, patron des mères attendant un enfant.
MERE ET ENFANT D'ALFONS MUCHA
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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"Ramuntcho" est une pièce en 5 actes et 12 tableaux, écrite par Pierre Loti et représentée pour la première fois au Théâtre de l'Odéon, le 28 février 1908.
PIECE DE THEÂTRE "RAMUNTCHO" DE PIERRE LOTI
Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Comoedia, le 1er mars 1908, sous la plume d'Henry
Pièce en 5 actes et 10 tableaux de M. P. Loti, de l'Académie française, musique de M. Gabriel Pierné.
... La partition.
Les 41 numéros de musique dont Gabriel Pierné a émaillé les 5 actes de Ramuntcho remettent en discussion la vieille question de futilité ou du danger des partitions de scène. Un petit volume serait nécessaire pour discuter ce grave problème, d'une part examiner les arguments des spectateurs assez bien doués pour prendre un plaisir simultané au jeu des acteurs, au texte de l'auteur, à la mise en scène et aux combinaisons mélodiques, harmoniques et orchestrales du compositeur qui les commente ; d'autre part, contrôler les objections de ceux à qui la partition gâte le drame, ou le drame la partition.
RAMUNTCHO DE PIERRE LOTI MUSIQUE DE GABRIEL PIERNE
Cette forme d'art exige une certaine indépendance d'oreille et à une première audition les spectateurs accoutumés à l'"attention active" se trouvent cruellement écartelés entre l'orchestre et le "plateau". En principe, l'opportunité d'une musique de scène est en raison directe de sa banalité et de son insignifiance : dès qu'elle offre une trouvaille, qu'elle exprime une pensée attachante, qu'elle se permet, non pas même du génie, mais de l'ingéniosité, elle trahit la pièce ! Les exemples abondent : la partition de L'Arlésienne gonflé de musique, méprisée par les spectateurs de 1872, n'arrive à faire corps avec la pièce de Daudet qu'à la faveur de son succès de "Suite d'orchestre" ; c'est parce que le public a lentement appris par coeur ces numéros, en dehors de l'Odéon ; c'est parce que, détournées de leur destination, ces pages ont résonné dans toutes les salles de concert et dans tous les kiosques de nos squares, que, les auditeurs peuvent superposer le plaisir musical, déjà classé et assimilé, au plaisir littéraire qui leur est offert. Plus près de nous, la partition trop écrite, trop consciencieuse deLa Faute de l'Abbé Mouretne servit qu'à alourdir les tableaux de Zola et ne fut comprise... qu'aux Concerts Colonne, bien loin d'Albine, de Serge et du frère Archangias ! Pour permettre le nécessaire dédoublement d'oreille, l'un des deux éléments ne doit exiger que l'"attention passive" et l'on ne peut y parvenir que par une assimilation préalable de la musique ou par le choix de lieux communs orchestraux immédiatement "en place" pour le public le moins porté à l'analyse.
La partition de Ramuntcho vient d'obtenir un vif succès de première et vous m'en verriez fort inquiet pour son auteur s'il ne s'agissait là d'un cas très particulier. Il est certain que, seules les banalités ont porté ; or elles ne sont pas de l'ami Pierné. Dans un louable désir de couleur locale et s'effaçant modestement derrière le sujet, le délicieux compositeur a accumulé les citations de chansons et de cantiques basques, les "Aurresku", les "Azeri dantza", les "Ezpata dantza", les "Nere Andréa", les "Artzano" et les "Celebre querriac", tous thèmes miraculeusement dépourvus d'originalité et d'intérêt musicaux. (Puisse Charles Bordes me pardonner ce blasphème !). C'est en vain que l'adroit adaptateur a épuisé les artifices de sertissage usités en pareil cas, harmonisations subtiles, caresses de sixtes conjointes, basses descendant chromatiquement, fragmentations, renversements, imitations, canons ou déformations de rythmes et de mesure, ces vilains cailloux de la Bidassoa ne sont pas devenus des diamants. C'est en vain que les plus amusantes dispositions de timbres ont tenté de sauver la platitude du national "Guernicaco arbola", déjà entendu dans l'attachante Guernica, de Paul Vidal, et les innombrables "Zortzico" dont les 5 temps sont devenus dans la bouche des choristes parisiens de confortables six-huit, tout ce folk-lore reste d'une déplorable grisaille, d'une apitoyante insignifiance mélodique et rythmique, et les 2 fandangos que danse se médiocrement la charmante Sylvie n'ont pas le puissant "dynamisme" de la Habanera qui résonne encore à nos oreilles.
GUERNICA DE PAUL VIDAL
Les quelques lignes vraiment tombées de la plume de Pierné sont exquises : le jardin de Gracieuse et l'agonie de Franchita ont permis, l'un au flûtiste et l'autre au violoncelliste, de nous montrer ce que sait dire ce charmant auteur lorsqu'on le laisse parler tout seul.
PIECE DE THEÂTRE RAMUNTCHO ACTE IV CHAMBRE DE FRANCHITA 1908
Inutile d'insister sur la jolie instrumentation discrète et précise de toute la partition. A noter l'heureux emploi asymétrique des cloches sur scène. L'observation la plus élémentaire permet de se convaincre que les "volées" simultanées de deux sonneries ne donnent pas ces blanches et ces rondes régulières que nous trouvons dans toutes les symphonies où intervient la voix d'un clocher : Pierné a su, à la sortie de l'église du premier tableau, faire entendre, au-dessus de la marche jouée par l'organiste, les rythmes variés et fantaisistes que peuvent réaliser les efforts combinés de 2 carillonneurs villageois en pleine action. Une seule petite querelle : cet office se termine par la mise en branle de 2 cloches en do et en ré ; un peu plus tard, la sortie des vêpres se fera sur 3 cloches donnant un sol dièze, un mi et un fa dièze... N'est-ce pas beaucoup pour le même clocher et la petite église d'Etchezar possède-t-elle donc un carillon flamand ?
L'auteur a remporté un vif succès personnel de chef d'orchestre en conduisant l'importante phalange que l'Odéon accorde à ses heureux compositeurs. Et il faut se demander si un chassé-croisé ne va pas se produire entre les directeurs de l'Opéra-Comique et du second Théâtre-Français, puisque, le même semaine, nous avons pu voir avec quelle merveilleuse habileté M. Antoine sait monter les pièces qui ont beaucoup de musique, et M. Carré, celles qui n'en ont pas !
ALBERT CARRE ADMINISTRATEUR GENERAL COMEDIE-FRANCAISE DE JANVIER 1914 A NOVEMBRE 1915
Comment ils ont joué.
L'interprétation de Ramuntchoprésente comme toutes les interprétations de l'Odéon une étonnante homogénéité. Cette homogénéité va même jusqu'à l'effacement ; car les artistes, à part 2 ou 3, n'ont guère de rôles dans cette succession de tableaux. Par le fait même de la pièce et non à cause de la troupe, l'interprétation laisse une impression de grisaille.
Il faut mettre hors de pair le jeune Alexandre, chargé du rôle de Ramuntcho. Ce second prix du Conservatoire possède une voix chaude et sympathique, qui sonne généreusement dans le grave. M. Alexandre ne laisse pas tomber les finales, pêché mignon de nombreux interprètes. Il sait se servir de ses moyens, il a composé son rôle avec une rare intelligence, il a bien marqué que Ramuntcho est un Basque d'adoption et de coeur, mais qu'il a du sang aristocratique dans les veines, qu'il a quelque chose de moins fruste que les vrais Basques. Il nous a donné un Ramuntcho sobre, nullement mélodramatique, avec des effets d'émotion simples et distingués. Cette création nous promet un vrai jeune premier, un artiste de sincérité."
PORTRAIT DE RENE ALEXANDRE PAR LOUIS-EDOUARD FOURNIER VERS 1911
A suivre...
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