AITOR : A. Chaho zuberotar idzleak (1811-1858) berak asmatutako euskaldun guztien arbasoa. Herritarren gogortasunari esker, Gen. Reg.ko zuzendaritzak onartu zuen izen hau, 1966.2.28-ko B.O.-ean 692.orri.-45 agertzen zuelarik.
J.A. Xaho idazle zuberotarrak La Légende d'Aitor lanean kaleratu zuen izena ; beranduago F. Navarro Villosladaren Amaia o los vascos en el siglo VII eleberriko pertsonaia ospetsua izan zen. Zuberoan aita onen semea esaten da "noblea" adierazteko. Hortik Xanok euskaldunok Aitor-en semeak garela atera zuen, okerreko etimologia eginez. Gaur egun Euskal Herrian gehien erabilitzen den izenetako bat da.
Une naissance du 28 février : Marcel Pagnol.
MARCEL PAGNOL
Né le 28 février 1895 à Aubagne (Bouches-du-Rhône) - Mort le 18 avril 1974 à Paris.
C'est un écrivain, dramaturge, cinéaste et producteur français.
Marcel est l'aîné d'une fratrie de cinq enfants.
En 1905, il entre au lycée Thiers à Marseille, où il poursuit de brillantes études.
Sa mère meurt en juin 1910, à 36 ans, des suites d'une congestion.
Son père se remarie en juillet 1912 avec Madeleine Julien, une veuve, qui n'a que 8 ans de plus que Marcel.
En 1913, Marcel obtient son baccalauréat de philosophie avec mention "assez bien" et il commence ses études de lettres à l'Université d'Aix-en-Provence.
En février 1914, il fonde, avec quelques camarades, la revue littéraire Fortunio, dans laquelle il publie quelques poèmes et son premier roman, Le Mariage de Peluque.
Lors de la Première Guerre mondiale, il est réformé "pour faiblesse de constitution".
Le 2 mars 1916, Marcel épouse Simonne Collin.
En novembre 1916, il obtient une licence de lettres et littératures vivantes (en anglais).
Nommé répétiteur d'anglais, il enseigne successivement dans les collèges de Digne, Tarascon, Pamiers sur Ariège e Aix-en-Provence, avant d'être promu professeur adjoint au lycée Saint-Charles à Marseille de 1920 à 1922.
En 1922, il écrit deux drames en vers.
Marcel est nommé à Paris, en 1922, surveillant d'externat puis professeur adjoint au lycée Condorcet, où il enseigne l'anglais jusqu'en 1927.
Cette année-là, il prend congé de l'Education nationale "pour cause de littérature".
Il devient célèbre avec Marius, pièce représentée au théâtre en mars 1929.
Marcel fonde, en 1934, à Marseille, sa propre société de production et ses studios de cinéma, réalisant de nombreux films avec les grands acteurs de la période, en particulier Raimu, Fernandel et Pierre Fresnay.
Il réalise les films Angèle (1934), Regain (1937) et La Femme du boulanger (1938).
En 1940, il épouse Jacqueline Bouvier.
En 1946, Marcel est élu à l'Académie française.
Après 1956, il s'éloigne du cinéma et du théâtre et entreprend la rédaction de ses Souvenirs d'enfance avec notamment : La Gloire de mon père et Le Château de ma mère.
Il publie, en 1962, L'Eau des collines, roman en deux tomes : Jean de Florette et Manon des Sources, inspiré de son film Manon des sources, réalisé en 1952 et interprété par Jacqueline Pagnol, son épouse.
Marcel Pagnol meurt le 18 avril 1974, à 79 ans, d'un cancer.
Notre région a été au point de vue du sucre une des plus mal ravitaillées de France, surtout pendant les mois de Juillet Août et Septembre 1918 ; elle continue à être servie avec de longs et pénibles retards.
PLACE STE EUGENIE KIOSQUE PLACE BIARRITZ 1918 PAYS BASQUE D'ANTAN
On a laissé entendre — et maintenant que la guerre sous-marine est terminée, ce serait le moment de s'en expliquer franchement — que des bateaux chargés de sucre à destination de la région du sud-ouest auraient été torpillés par des sous-marins ; mais cela n'a pas empêché les régions voisines d'être ravitaillées normalement et l'on aurait dû éviter que tout le préjudice des actes de vandalisme boche retombât sur une fraction limitée de la population.
La dernière distribution qui ait été faite à Biarritz, date du milieu d'Octobre.
A cette époque, Biarritz n'ayant rien reçu depuis Juillet 1918, avait à recevoir le sucre d'Août et de Septembre en retard ; Bayonne avait reçu son sucre d'Août ; les autres localités du sud-ouest n'avaient rien reçu depuis Juin.
PORT DES PÊCHEURS BIARRITZ 1918 PAYS BASQUE D'ANTAN
Ainsi donc, non seulement nous étions mal et insuffisamment ravitaillés, mais nous l'étions sans régularité ni justice puisque, au 10 Octobre, par exemple, Saint-Jean-de-Luz en était à n'avoir reçu que le sucre de Juin ; Biarritz celui de Juillet, et Bayonne celui d'Août.
Le sénateur-maire de Biarritz avait maintes fois réclamé, protesté, fait des démarches pressantes. Inutile. Un jour cependant, un délégué du ministre du Ravitaillement arriva à Biarritz. M. Forsans en profita pour le mettre au courant de ces anomalies et M. le Sous-Préfet de Bayonne, consulté, ne put en donner une explication, ce qui amena le maire de Biarritz à conclure devant le délégué en question : "Vous avez ici l'image de l'Administration de cette région ; pas de direction, pas d'ordre, pas de justice".
L'ATALAYE A VOL D'OISEAU BIARRITZ 1918 PAYS BASQUE D'ANTAN
Depuis lors, on a fait des distributions de sucre, insuffisantes, mais plus judicieuses ; les communes ont été traitées sur le pied d'égalité, de telle façon que toutes, actuellement, ont reçu le même contingent, que toutes sont "au pair" pour Septembre ; que toutes ont à recevoir le sucre d'Octobre et de Novembre.
Mais nous voici au 5 Décembre, et les nouveaux contingents sont impatiemment attendus.
ROCHER DE LA VILLA BELZA BIARRITZ 1918 PAYS BASQUE D'ANTAN
M. Forsans, sénateur-maire, s'en est inquiété à plusieurs reprises, il y a une dizaine de jours, il télégraphiait encore :
Sénateur-maire Biarritz à Ministre Ravitaillement, Paris.
En renouvelant remerciements pour décision prise afin que désormais attributions sucre soient faites simultanément à toutes communes des Basses-Pyrénées, me permets attirer votre bienveillante attention sur le fait que le département n'a pas encore reçu attributions en retard d'Octobre et Novembre.
Situation faite aux populations est d'autant plus pénible que l'état sanitaire laisse à désirer.
Vous supplie donner instructions pour que contingents en retard soient répartis le plus tôt possible.
Forsans.
Nous avons eu le plaisir de publier, il y a quelques jours, la réponse faite à ce télégramme. Des ordres ont été donnés pour l'envoi à Bayonne du sucre en retard. Il faut espérer qu'on pourra nous le distribuer dans quelques jours."
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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PROVERBE DU 27 FÉVRIER 2025 (SAINTE HONORINE) (SAINT JULIEN) (LANDER).
HONORINE : Honorine vit à l'époque romaine dans le pays de Caux (Normandie).
27 FEVRIER SAINTE HONORINE
Cette vierge qui fait partie du peuple gaulois des Calètes est martyrisée en raison de sa foi chrétienne et le corps d'Honorine est jeté à la Seine puis recueilli et inhumé à Graville.
En 876, les reliques d'Honorine sont transférées à Conflans, un port en aval de Paris.
Un pèlerinage régional, le jour de l'Ascension se développe sous l'impulsion des moines du prieuré de Conflans, dépendant de l'abbaye Notre-Dame-du-Bec.
JULIEN : Saint Julien d'Alexandrie (3ème siècle) meurt martyrisé vers 250, avec Eunus, son serviteur.
Voici ce que rapporta à son sujet le journal La Gazette de France, le 22 février 1897 :
"Samedi 27 Février Saint Julien d’Alexandrie (IIIe siècle).
Il était goutteux et deux de ses serviteurs le portèrent dans une chaise au tribunal où cet égrotant confessa courageusement sa foi chrétienne. On le mit sur le dos d’un chameau, et on le promena par la ville en le déchirant à coups de fouet. Il fut enfin brûlé. (C’était le supplice des magiciens ; on l’employait souvent contre les chrétiens, à cause des miracles que Dieu faisait en leur faveur). Ses reliques furent rapportées en France par les comtes d’Armagnac. On l’invoqua contre la goutte. Le pape Clément XI, souffrant de cette maladie fit demander un de ses ossements et donna en échange un morceau de la vraie Croix."
LANDER : "Lander" Sabindiarrentzat"Leandro" Sebiliako apezpikua da (+596), baina "Landerra" andere izena eta bada Erdi Aroan (R.I.E.V. 1924, 379-380).
(...) Lander - Bi termino batzen dira honetan : "behartsua, erromesa" adiera zuen Erdi Aroko lander (cf. Oihenarten atsotiz hau : "Gaztaro alferrak dakarke zahartze landerra") eta gaztelaniazko Leandro-ren baliokidetzat Sabino Aranak eta (...)
(...) Koldo Elizaldek argitaratuko Santu Izendegia-n proposatuko Lander. Leandro grezierako Leandro-etik dator, latineko Leandrus bitarteko dela. Greziako mitologian Leandro Afroditaren tenpluko Ero-z maitemindu zen (...)
Un décès du 27 février : Pierre Unik.
ECRIVAIN PIERRE UNIK
Né le 5 janvier 1909 à Paris - Mort le 27 février 1945 à Grenzbauden (Tchécoslovaquie).
C'est un écrivain, poète et journaliste français.
En 1921, Pierre commence ses études secondaires au Lycée Louis-le-Grand.
En 1923, il obtient le 1er prix de version grecque et le 1er prix de thème de latin alors qu'il est en 3e A et cette année-là, il rédige ses premiers textes.
Au début du mois de septembre 1925, il écrit à André Breton et lui adresse des textes qu'il espère voir publier dans la Révolution surréaliste.
A cette époque Pierre fait également la connaissance de Georges Sadoul de qui il restera l'ami toute sa vie.
En mars 1926, il publie son premier texte dans le 6ème numéro de La Révolution surréaliste.
En janvier 1927, il devient membre du Parti communiste, en même temps que plusieurs surréalistes.
Il prend la défense de Charlie Chaplin en signant avec le groupe de Breton la déclaration Hands off love.
En juin 1929, Pierre fait la connaissance de Luis Buñuel et de Salvador Dali, dont il devient également l'ami.
A la fin d'octobre 1929, il est appelé pour faire son service militaire et il écrit des textes anti-militaristes.
D'octobre 1930 à décembre 1931, il occupe plusieurs emplois, à Paris et à Reims.
En janvier 1932, Pierre et ses amis surréalistes défendent Aragon, inculpé de provocation au meurtre à la suite de la publication de son poème Front rouge.
S'écartant du surréalisme, il adhère à l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR), présidée par Paul Vaillant-Couturier.
En août 1932, il rejoint Buñuel à Saint-Sébastien (Gipuzkoa) pour travailler à l'adaptation d'Emily BrontëLes Hauts de Hurlevent.
En juin-juillet 1933, il rompt avec André Breton et Paul Eluard.
En mai 1934, Pierre devient rédacteur à L'Humanité où il apprend son métier de journaliste et qu'il quitte en décembre pour participer à l'élaboration du film La Vie est à nous, film commandé par le Parti communiste pour les élections de mai 1936.
En février 1936, il rencontre Marie Joséphine Le Flohic qui deviendra sa femme, en octobre 1938.
En avril 1936, il est appelé pour être rédacteur en chef de l'hebdomadaire Regards.
En juin 1937, il travaille avec Buñuel sur un documentaire consacré au Front populaire espagnol, Espagne 1937.
Pierre cosigne le scénario du film Le Temps des cerises, avec Jean-Paul Le Chanois, film qui sort en janvier 1938.
Il travaille sur des scénarios avec Georges Sadoul, Henri Cartier-Bresson et Jacques Becker.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé le 4 septembre 1939.
Il est fait prisonnier le 19 juin 1940 et transféré en Allemagne au Stalag VIII A à Görlitz, puis à Schmiedeberg près de la frontière de la Tchécoslovaque.
En février 1945, suite à l'offensive russe, Pierre décide de s'évader avec un camarade qui est repris par les Allemands mais on perd la trace de Pierre et on ne le retrouvera jamais.
Après 12 ans, le 15 octobre 1957, il est déclaré décédé, le 27 février 1945, à 36 ans, à l'Etat civil de la mairie du 10ème arrondissement de Paris.
ECRIVAIN PIERRE UNIK
Voici le proverbe du jeudi 27 février 2025 :
EZTA MUNDUAN GAUZA PREZIATUGORIK DENBORA BAINO.
Il n'y a rien de plus précieux au monde que le temps.
LE TEMPS PAR A DEL SENNO
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/ et Pierre Unik - Centre Pompidou)
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TROIS BASQUES PRISONNIERS DE GUERRE EN ALLEMAGNE S'ÉVADENT EN NOVEMBRE 1918.
Quelques jours avant l'Armistice du 11 novembre 1918, des Basques, prisonniers en Silésie prussienne, décident de s'évader du camp de Sprottau.
CAMP DE PRISONNIERS DE SPROTTAU SILESIE PRUSSIENNE 1914 1918
Le camp de Sprottau, en Silésie prussienne, situé au Sud-Est de Francfort-sur-l'Oder a accueilli
des milliers de prisonniers de nationalité française, anglaise, italienne et russe.
Il a été construit pour une capacité de 10 000 hommes.
BARAQUE DE CONVALESCENCE SPROTTAU SILESIE PRUSSIENNE 1914 1918
Au 16 avril 1916, suite à une visite du Comité International de la Croix-Rouge, il contient 1 100
Russes et Français et son Commandant est le Colonel von Wacholtz.
Le camp est établi sur un terrain sablonneux et sec, dans une contrée boisée.
Il y a deux sortes de baraques :
1° les Erdbaracken, en planches revêtues de carton bituminé, de 2m 50 de hauteur et 3m 50 de ligne médiane, avec un cube d'air suffisant pour 100 occupants. Le chauffage est assuré par de petits poëles en fonte et l'éclairage par des lampes électriques.
2° les nouvelles baraques, destinées au lazaret de tuberculeux, de dimensions intérieures (10 X 12 X 4), donnant un cube d'air de 18 m2 par lit.
BOULANGERIE CAMP DE SPROTTAU SILESIE PRUSSIENNE 1914 1918
Le camp de Sprottau a été désigné comme lazaret central pour les tuberculeux des autres camps. Les autres prisonniers sont peu à peu évacués, en dehors de ceux qui sont nécessaires au service du camp. La présence de ces nombreux malades a changé sans doute l'aspect et la vie du camp, avec la grande difficulté de pourvoir à l'alimentation renforcée indispensable pour le traitement de cette maladie.
Voici ce que rapporta au sujet de l'évasion de ce camp par trois Basques le quotidien local La
Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 5 décembre 1918 :
TRIESTE 3 NOVEMBRE 1918
"... Nous comptons être à Pola le soir et à Ancôme le lendemain. Mais tout le jour se passe sans que nous bougions. A 6 heures, on lève l'ancre, mais pour aller simplement à la jetée à l'autre bout du port. Notre déception est grande et nous commençons à comprendre que comme le petit navire, nous avons entrepris un long voyage. Nous nous rendons en délégation auprès du capitaine qui donne sa parole d'honneur de faire débarquer, le lendemain à 7 heures, les 37 Français qui sont à bord. La nuit s'écoule dans cet espoir. Le lendemain, à l'heure dite, malgré nos récriminations et la promesse du capitaine, celui-ci refuse d'appeler le remorqueur. Nous partons à 11 heures cahin-caha, filant du 6 ou 7 noeuds à l'heure le long de côtes plates de l'Istrie. Nous arrivons enfin à 8 heures du soir devant Pola. Dès que nous avons quitté Trieste, nos yeux, où ont pénétré les poussières du charbon sont devenus douloureux. Le soir venu, quand nous essayons de dormir, cette douleur devient intolérable. Nos paupières gonflent jusqu'à cacher entièrement nos yeux, ce qui augmente notre désir de quitter au plus vite ce malencontreux sabot. D'ailleurs, tandis que nous essayons vainement de calmer par des compresses d'eau fraiche cette brûlure, la sirène dans la nuit appelle le pilote qui bientôt vient dire l'impossibilité dans laquelle il se trouve d'entrer dans le port pendant la nuit, à cause des mines flottantes. Notre situation est peu tranquillisante ; on ne nous cache pas le danger auquel nous sommes exposés de nous jeter sur un des champs de mines qui pullulent encore dans l'Adriatique.
PULA CROATIE 1903
Enfin, le jour vient. De nouveau une délégation de Français va demander au capitaine notre débarquement à Pola. il refuse d'abord, mais sous la menace d'une révolte à bord, il consent à envoyer deux d'entre nous auprès du commandant du cuirassé "Condorcet" que nous savons en rade, pour lui demander de bien vouloir nous prendre à son bord. Celui-ci reçoit nos 2 camarades avec bonté, et détache immédiatement 2 canots auprès du "Maria-Thérésa". Qu'on juge de notre joie en apercevant au loin les 3 couleurs qui flottent à l'arrière des embarcations et les pompons rouges des petits marins français !... En un clin d'oeil, nous avons pris nos paquets et nous sommes logés dans les petites barque blanches, le premier coin de France que nous touchions. Nous voici bientôt contre le "Condorcet" ; l'équipage est en partie réuni sur le pont et le commandant, les mains tendues vers nous, dans un geste accueillant et paternel, nous crie du haut de la passerelle : "Venez vite, mes enfants !" Quelle douce émotion nous éprouvons !... Ce merveilleux bateau de guerre est donc français. Tous ces marins autour de nous parlent français. C'est comme une douce musique qui caresse nos oreilles ; il y a 4 ans que nous attendions ce moment. On nous prend par le bras et on nous conduit, les adjudants au poste des premiers maîtres, les sergents au poste des seconds maîtres et les soldats à celui des matelots. On nous fête, rien ne manque ; un délicieux repas, du vin, des cigarettes. La joie brille dans tous mes yeux, nos frères retrouvés ne se lassent pas d'écouter les récits de notre captivité. Le soir, nous couchons dans des hamacs.
CUIRASSE CONDORCET 1907
Dès le lendemain 9 heures, nous partons pour Venise sur le contre-torpilleur "Le Sénégalais", qui a à son bord l'amiral Falque. Comme sur le "Condorcet", l'accueil de nos frères marins est touchant. Jusqu'à l'amiral lui-même qui s'entretient avec nous et nous serre la main avec une simplicité charmante. Le torpilleur va à la jolie vitesse de 23 noeuds, et fait la traversée en moins de 3 heures. C'est un enchantement pour nous de le voir bondir sur les vagues.
CONTRE-TORPILLEUR LE SENEGALAIS
A Venise, le consul français se montre très accueillant et nous délivre des passeports qui nous permettront de prendre le train du soir. Juste le temps de parcourir Venise endormie et presque déserte. Ses habitants, chassés par les Gothas, ont été chercher un refuge vers le Sud ; et ses palais autrefois brillants de lumière, aujourd'hui enveloppée d'une ombre mystérieuse, qui se confond avec celle de l'eau profonde, nous font songer à une ville morte pleurant sur ses splendeurs passées.
VENISE ITALIE 1918
Quelques jours à peine nous séparent encore du but final. Nous voyons Milan. Gênes, rien n'y marque notre passage. le dimanche 17, nous arrivons à Vintimille. Une des choses qui nous frappe le plus, c'est l'abondance des victuailles qui se montrent aux étalages des magasins de comestibles. Songez donc, des poulets, du gibier, de la belle graisse fine et blanche, un assortiment de charcuterie. Il y a belle lune que nos yeux étaient déshabitués d'un tel spectacle.
VINTIMILLE ITALIE 1918
C'est le 17 au matin que nous revoyons la France ; nous exultons de joie. Nous sommes libres enfin !... Tout autour de nous respire un air de fête. La Méditerranée déroule à nos yeux émerveillés son long ruban d'azur ; et cela fait en nous un contraste étrange avec les neiges de Silésie que nous revoyons comme dans un mauvais rêve passé.
Au dépôt du 49e régiment d'infanterie, où nous nous présentons le lendemain, nous recevons de la part des officiers et des rares camarades rescapés de la grande guerre un accueil affectueux, et pour lequel nous leur exprimons ici notre reconnaissance."
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PORPHYRE : Porphyre de Gaza naît vers 347 à Thessalonique (Grèce).
26 FEVRIER SAINT PORPHYRE DE GAZA
Porphyre est un évêque de Gaza en Palestine de 395 à 420.
Porphyre est issu d'une famille chrétienne et aisée.
Ses premières années se passent à Thessalonique.
Vers 378, Porphyre se retire en ermite dans le désert de Scété, en Egypte, et il y reste 5 ans.
Le patriarche de Jérusalem Jean II l'ordonne prêtre vers 392.
A la mort d'Enée, évêque de Gaza, en 395, il lui succède.
Il cherche alors à débarrasser son diocèse hostile aux chrétiens du manichéisme, des cultes antiques et des superstitions qui s'y maintenaient.
Porphyre meurt paisiblement le 26 février 420.
Il est commémoré le 26 février selon le Martyrologe romain.
NESTOR : Nestor (es), Nestor (fr), Nestor (en).
Grezia eta Erromako pertsonaia mitologikoak.
Un décès du 26 février : Louis Feuillade.
REALISATEUR LOUIS FEUILLADE
Né le 19 février 1873 à Lunel (Hérault) - Mort le 26 février 1925 à Nice (Alpes-Maritimes).
C'est un réalisateur français de cinéma muet.
Après des études à Brignac, au Petit séminaire de Carcassonne et à Montpellier, Louis manifeste rapidement son goût pour la littérature.
Il écrit de nombreuses pièces, drames ou vaudevilles, et publie des poèmes dans la presse locale.
En octobre 1895, il épouse Léontine Jaujou, avec laquelle il aura une fille mais sa femme meurt en 1911, après plusieurs années de maladie.
En 1898, au décès de ses parents, il laisse l'affaire familiale de courtiers en vins du Languedoc aux mains de ses frères et il part à Paris où il débute comme journaliste au quotidien La Croix.
Amateur de tauromachie, Louis fonde avec Etienne Arnaud le "Toro-Club parisien" où il fait la connaissance d'André Heuze, auteur dramatique et scénariste, par lequel il entre en contact avec le cinéma.
En 1905, il fait la connaissance d'Alice Guy, la première femme réalisatrice, dont il devient le scénariste attitré.
En 1906, il coréalise, avec sa protectrice, quelques petits films aujourd'hui perdus.
Il devient ensuite entièrement responsable de ses films, dont il écrit la plupart des scénarios.
A partir de 1907, Louis réalise son premier film, c'est papa qui prend la purge.
En avril 1907, grâce à Alice Guy, il est responsable des choix artistiques de la maison Gaumont.
En 1908, il réalise à Carcassonne les premiers films muets à l'extérieur.
En 1910, il est l'un des inventeurs du feuilleton au cinéma avec sa série sur Bébé, joué par le jeune René Dary, âgé de 5 ans.
A partir de 1913, Louis commence à réaliser des séries : Fantômas, Les Vampires (avec Musidora), Judex, puis des ciné-romans, à partir de 1921.
Travailleur acharné, il réalise en 20 ans environ 800 courts et moyens métrages dont plus des 2/3 ont aujourd'hui disparu.
Il épouse, en 1921, en secondes noces, son interprète de Vendémiaire (1918), l'actrice Lugane (Georgette Lagneau).
Il consacre l'année 1924 tout entière à une jeune vedette de 6 ans, Bouboule, qu'il met en scène dans un feuilleton en 6 épisodes.
Epuisé par une vie de travail ininterrompu, contraint à un repos complet durant l'été 1924, Louis réalise ses 2 derniers films avec l'aide de son gendre, Maurice Champreux.
Il meurt le 26 février 1925, à 52 ans, des suites d'une péritonite, quelques jours après avoir achevé son film muet Le Stigmate.
REALISATEUR LOUIS FEUILLADE
Voici le proverbe du mercredi 26 février 2025 :
ELUR URTE, BASARAN URTE.
Année neigeuse, année de prunelles.
ART NOUVEAU : FEMME PRUNE STYLE MUCCHA
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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