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dimanche 30 novembre 2025

LA BATAILLE DE RONCEVAUX EN NAVARRE AU PAYS BASQUE EN JUILLET 1813

LA BATAILLE DE RONCEVAUX EN 1813.


Cette bataille se déroule le 25 juillet 1813 au col de Roncevaux, en Navarre et oppose une armée impériale française aux ordres des généraux Bertrand Clauzel et Honoré Charles Reille à une force anglo-portugaise dirigée par le général Galbraith Lowry Cole.



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BATAILLE DE RONCEVAUX 21 JUILLET 1813
NAVARRE D'ANTAN



L'affrontement va se solder par une victoire française contre les forces alliées anglo-portugaise.

Les Français vont avoir 200 tués ou blessés et les forces alliés 450 tués ou blessés.



Le 21 juin 1813, c'est une victoire décisive pour le marquis de Wellington et les troupes anglo-

alliées, lors de la bataille de Vitoria (Alava), sur l'armée française commandée par le roi Joseph 

Bonaparte et le maréchal Jourdan.



Les Alliés, au prix de 5 000 victimes dans leurs rangs, infligent une perte de 8 000 hommes aux 

Français et capturent toute leur artillerie à l'exception d'un obusier.




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BATAILLE DE VITORIA-GASTEIZ 21 JUIN 1813
PAYS BASQUE D'ANTAN


Cet affrontement consacre la fin de l'Espagne napoléonienne et encourage les ennemis de 

Napoléon à poursuivre leur lutte contre la France au sein de la Sixième Coalition.



Les Français n'occupent plus à cette période que deux forteresses d'importance, Saint-Sébastien 

et Pampelune. Wellington entreprend le siège de la première ville avec l'appui de ses équipements 

de siège. Simultanément, les forces espagnoles investissent Pampelune mais, dépourvues 

d'artillerie lourde, n'ont d'autre choix que d'affamer la garnison française pour la contraindre à 

la reddition.



Le maréchal Jean-de-Dieu Soult prend le commandement de l'armée française le 12 juillet 1813. 

Napoléon l'a chargé de "rétablir mes affaires en Espagne et de préserver Pampelune et Saint-

Sébastien". Rapidement, le duc de Dalmatie abolit la précédente organisation et rassemble ses 72 

000 fantassins et ses 7 000 cavaliers dans une configuration totalement différente.



La nouvelle armée d'Espagne se compose à présent d'une réserve et de trois "lieutenances" 

chacune équivalente à un corps d'armée. A Vitoria, les artilleurs français ont abandonné 151 

canons mais ont pu entraîner les chevaux dans leur fuite, et il suffit à l'administration militaire 

d'utiliser les pièces stockées dans l'arsenal de Bayonne pour réarmer les batteries françaises. Les 

neuf divisions d'infanterie reçoivent 72 canons, les deux divisions de cavalerie 12, la réserve de 

l'armée 32 et l'artillerie de réserve 24, pour un total de 140 pièces.



Le général Jean-Baptiste Drouet d'Erlon est nommé commandant de la lieutenance du Centre, 

forte de 20 957 hommes, comprenant les divisions Darmagnac, Abbé et Maransin. Le général 

Honoré Charles Reille dirige la lieutenance de Droite alignant 17 235 soldats et composée des 

divisions Foy, Maucune et Lamartinière. Enfin, le général Bertrand Clauzel est placé à la tête de 

la lieutenance de Gauche, rassemblant 17 218 hommes, avec sous ses ordres les divisions Conroux, 

Vandermaesen et Taupin.




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GENERAL DROUET COMTE D'ERLON



Les 17 254 hommes composant la réserve sont placés sous le commandement du général Eugène-

Casimir Villatte. La cavalerie, forte de 7 147 sabres, est répartie en deux divisions respectivement 

aux ordres des généraux Anne-François-Charles Trelliard et Pierre-Benoît Soult.



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GENERAL EUGENE-CASIMIR VILLATTE



Le 8 juillet, à l'aube, les Français évacuent le col de Maya, que le général anglais Rowland Hill 

s'empresse d'occuper avec deux brigades britanniques ; plus à l'est, les Portugais tiennent les cols 

d'Ispéguy et de Berderis. A la fin du mois de juillet, la 5e division anglo-portugaise assiège Saint-

Sébastien pendant que la 1ère division avec des unités espagnoles défend la ligne de la Bidassoa 

sur les côtes.



La Light Division est à Bera, la 7e à Etxalar et la 2e au col de Maya. La division portugaise se 

trouve plus au sud et la 6e division est retournée à Doneztebe, alors que la 4e occupe le col de 

Roncevaux. Quant à la 3e division, elle est en réserve à Olague. La 2e division britannique et la 

division portugaise sont rattachées au corps de Hill. Rendu inquiet par la perspective d'avoir à 

mener le siège de deux forteresses en même temps, Wellington écrit : "nous ne sommes pas aussi 

forts que nous devrions l'être".



Après la victoire décisive des forces alliées sous Arthur Wellesley, 1er duc de Wellington sur les 

forces françaises du roi Joseph Bonaparte à la bataille de Vitoria, Wellington s'empara de Saint-

Sébastien et de Pampelune, les derniers avant-postes français sur le sol espagnol.




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PRISE DE SAINT-SEBASTIEN PAR WELLINGTON
31 AOÛT 1813



Alors que Wellington concentrait ses efforts sur la capture du port stratégiquement important de 

Saint-Sébastien, il envoya 11 000 hommes sous le commandement du général irlando-espagnol 

O'Donnel pour bloquer Pampelune. Pour empêcher une contre-attaque française au-dessus des 

Pyrénées, Wellington positionna le corps du général Hill sur un front de 80 km, pour couvrir la 

route côtière et les principaux cols au-dessus des montagnes.



Le général Galbraith Lowry Cole occupe le col de Roncevaux avec sa 4e division, la division 

espagnole de Pablo Morillo et la brigade Byng de la 2e division britannique, soit 11 000 hommes 

au total. Entre 6 h et 9h du matin, la brigade Byng est attaquée en force par les troupes de Clauzel 

mais Cole lui envoie rapidement des renforts. Les défenseurs parviennent à contenir les assauts 

français jusqu'à 17 h lorsqu'un épais brouillard s'abat sur le champ de bataille. 



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PORTRAIT DU GENERAL GALBRAITH LOWRY COLE
PAR WILLIAM DYCE



Les troupes alliées perdent 350 hommes contre 530 tués ou blessés pour leurs adversaires. Troublé 

par une reconnaissance française sur son flanc droit et craignant d'être submergé par 36 000 

Français tapis dans la brume, Cole décide d'abandonner le col et se replie vers Pampelune malgré 

les ordres lui prescrivant de défendre sa position "jusqu'à la dernière extrémité". Wellington lui 

reproche par la suite de ne pas avoir rendu compte de ses agissements en temps opportun. La 3e 

division de Thomas Picton, forte de 6 000 hommes, rejoint Cole peu après mais doit à son tour 

battre en retraite sur les instances de Cole.



Après avoir rapidement reconstruit et réorganisé ses forces après leur défaite, les Français du 

maréchal Nicolas Jean de Dieu Soult lancent une attaque vers Pampelune par les cols de Maya et 

de Roncevaux.



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BATAILLE DE MAYA
25 JUILLET 1813



La force française à Roncevaux se composait de 40 000 hommes et de 8 canons de montagne sous 

les ordres des généraux Reille et Clausel. Le col est défendu par la 4e division britannique 

commandée par le major-général Galbraith Lowry Cole et est aidé par la brigade portugaise 

4/10e.



Les Français attaquèrent à partir de Saint-Jean-Pied-de-Port, avançant en deux colonnes de 

chaque côté du col. Clausel sur l'Altobiscar et Reille sur la Linduz. Vers 6h00, les deux armées se 

rencontrèrent. Les Britanniques étaient en infériorité numérique, la brigade de John Byng du 

côté Est tint la division de Bertrand Clausel à distance pendant trois heures avant d'être 

repoussée vers l'arrière.



A 14h00, Cole amena trois autres brigades en renfort. Cependant, ver 17h00, un épais brouillard 

descendit sur le champ de bataille, juste au moment où la brigade portugaise 4/10e repoussait les 

attaques françaises dans le Val de Baïgorry. Cole, malgré les ordres contraires, ordonna à ses 

troupes de se retirer vers Pampelune.




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BATAILLE DE RONCEVAUX
25 JUILLET 1813




En raison du brouillard, les Français ne découvrent la fuite des Britanniques que le lendemain 

matin. Clauzel lance immédiatement la poursuite mais ne rattrape l'arrière-garde de Cole qu'en 

fin d'après-midi. Pendant ce temps, le corps de Reille se perd en essayant de se frayer un chemin 

à travers les montagnes. D'après Esdaile, une partie des troupes françaises commandée 

directement par Soult effectue une percée depuis le col de Roncevaux le 27 juillet et débouche à 

moins de 16 km de Pampelune. Les unités anglo-portugaises de Picton réussissent toutefois à 

occuper à temps une excellente position défensive près du village de Sorauren, juste au nord de 

Pampelune.



Estimant à tort que la principale menace est celle du corps de Drouet d'Erlon, et toujours sans 

nouvelle de Cole, Wellington passe la journée du 26 juillet à organiser sa défense en direction du 

col de Maya. Après avoir confié à Hill le commandement de ce secteur, il se rend ensuite à 

Pampelune le 27 juillet pour évaluer la situation et ordonne à la 6e division de Pack de se joindre 

à celles de Cole et de Picton. Wellington a plus tard admis que diviser ses forces pour assiéger 

simultanément Saint-Sébastien et Pampelune a été "l'une des plus grandes fautes que j'ai jamais 

commises à la guerre".



(Source : Bataille des Pyrénées et Wikipédia)








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samedi 9 mars 2024

L'ARMÉE FRANÇAISE À LA FRONTIÈRE DES PYRÉNÉES AU PAYS BASQUE AU DÉBUT DU 19EME SIÈCLE (deuxième partie)

 

L'ARMÉE FRANÇAISE AU PAYS BASQUE À LA FIN DU 18ÈME SIÈCLE.


La frontière, au Pays Basque, a, souvent, été le théâtre de manoeuvres militaires.



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CHASSEURS A PIED BASQUES 1794-1815
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le Spectateur Militaire, dans plusieurs éditions, sous 

la plume du Lieutenant-Colonel J. B. Dumas :


  • le 1er mars 1909 :



"Couverture de la zone-frontière des Pyrénées. 


Manœuvres de couverture du maréchal Soult en 1813.




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MARECHAL JEAN-DE-DIEU SOULT


Battue à Vitoria le 21 juin 1813, l’armée française se trouvait en juillet sur la frontière des Pyrénées, de Saint-Jean-Pied-de-Port à l’embouchure de la Bidassoa. Elle y contenait l’ennemi. Le maréchal Soult arrivait à Bayonne le 12 juillet pour prendre le commandement. Il disposait de 69 000 hommes. En face de lui, l’armée de Wellington comptait 90 000 hommes.



Dès la fin de juillet, le maréchal Soult prenait l’offensive par Saint-Jean-Pied-de-Port et par le col de Maya, afin de secourir Pampelune. Il parvenait à percer jusqu’à 10 kilomètres de Pampelune ; mais, après une lutte de deux jours, (28 et 29 juillet), il était rejeté en France, ayant perdu 13 000 hommes. (Sorauren.)



Le 31 août, il effectuait une nouvelle tentative pour délivrer Saint-Sébastien ; il était repoussé avec une perte de 3 600 hommes.




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BATAILLE DE SAINT-SEBASTIEN GUIPUSCOA
DU 7 JUILLET AU 8 SEPTEMBRE 1813
TOILE DE DENIS DIGHTON
Par Denis Dighton — https://artuk.org/discover/artworks/the-storming-of-san-sebastian-197101, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=24853084



Wellington se trouvait alors à la tête de 131 000 hommes. Le 7 octobre, il prenait l’offensive, surprenait le passage de la Bidassoa et enlevait la Croix-des-Bouquets près de Saint-Jean-de-Luz, la Baïonnette en avant d’Ascain et la montagne de la Rhune.



Le 8 septembre, Saint-Sébastien, après une énergique défense et cinquante-neuf jours de tranchée ouverte, avait dû se rendre. Pampelune se rendait le 31 octobre après quatre mois de siège.



Le 10 novembre, Wellington reprenait l’offensive contre le maréchal Soult établi sur les deux rives de la Nivelle, de Saint-Jean-de-Luz à Urdax. Il forçait le centre français à Saint-Pé, après un combat acharné et repoussait le maréchal sous Bayonne.



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DUC DE WELLINGTON


Le 9 décembre, l’ennemi passait la Nive à Ustarits, à Larressor, à Cambo et à Itsatsou et parvenait avec sa droite jusqu’à Saint-Pierre-d’Irube, coupant la route de Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port, tandis que sa gauche ne pouvait dépasser Villefranque, mais atteignait Anglet. Rassemblant alors ses forces à Bayonne, le maréchal débouchait sur la rive gauche de la Nive et attaquait sans succès l’armée de Wellington, divisée par la Nive et campée à Bidart, Arcangues, Arraunts, Ustarits et Saint-Pierre-d’Irube. Dans la nuit du 12 au 13 décembre, il faisait une nouvelle tentative eu lançant 3 divisions par la rive droite. Un retour offensif de Wellington avec 30 000 hommes forçait le maréchal à se replier sous Bayonne même, avec 6 000 hommes de pertes et après avoir infligé à l’ennemi 8 000 hommes de pertes.



Manœuvres de couverture de 1814.


Au début de 1814, l’armée du maréchal Soult (60 000 hommes) s’était repliée sur la rive droite de l’Adour de Bayonne à Port-de-Lanne (7 kilomètres nord-ouest de Peyrehorade, au nord du confluent des gaves et de l’Adour).



Trois divisions gardaient Bayonne et les camps retranchés qui s’y appuyaient. Trois divisions occupaient Saint-Etienne, Saint-Martin-de Seignans et Saint-Laurent, au nord de l’Adour. Deux divisions tenaient la rive gauche de la Bidouze, vers Bardos, en avant de la rivière, poussant des postes de couverture jusqu’à la Joyeuse, à Labastide-Clairence, Bonloc, Hélette. La réserve d’artillerie et les parcs étaient à Dax. Un pont de bateaux, jeté sur l’Adour à Port-de-Lanne, assurait les communications transversales.



L’armée tenait défensivement Saint-Palais à 30 kilomètres en avant de sa gauche, et elle s’était ménagé des débouchés en organisant des têtes de pont sur la Bidouze à Saint-Jean, à Bidache et à Came en avant de Peyrehorade, quartier général du maréchal.



Enfin, en avant encore, la division Harispe gardait Saint-Jean-Pied-de-Port à 30 kilomètres de Saint-Palais, soutenue à 35 kilomètres en arrière par un échelon de recueil, la brigade Paris, établie sur le gave de Mauléon.



On organisait défensivement Dax et Peyrehorade. On améliorait Bayonne, Navarrenx, Lourdes et Pau. On tentait, sans aucun succès, d’entraîner les populations et de former des partisans.



De son côté, Wellington avait établi sa base de ravitaillement et son quartier général à Saint-Jean-de-Luz. Son armée y recevait par mer tous les approvisionnements qui lui étaient nécessaires, y compris les fourrages manquant entièrement alors dans ces pays.



La plus grande partie des forces avait été portée entre la Nive et l’Adour, de Villefranque à Urcuray. La cavalerie, à peu de distance du front, surveillait la Joyeuse, pendant qu’une division, étendue jusqu’à Urt sur la rive gauche de l’Adour, couvrait le flanc gauche en avant. Les réserves étaient à Saint-Pé et à Itsatsou.



Le 2 janvier, le maréchal Soult écrivait, de Bardos, au Ministre de la guerre :


"J’ai pris des dispositions pour défendre de vive force le passage de l’Adour si l’ennemi l’entreprend. Dans le cas où le passage serait forcé, je laisserai à Bayonne une garnison de 12 000 hommes et je porterai le théâtre de la guerre entre la Nive et l’Adour, appuyant ma droite à Dax, que j’ai fait mettre en état de défense, et ma gauche aux montagnes de Baygoura, afin de me préparer à passer la Nive pour attaquer les ennemis sur leurs derrières, aussitôt que j’en aurai le moyen."



A suivre...


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)






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jeudi 14 septembre 2023

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 14 SEPTEMBRE 2023 LA CROIX GLORIEUSE - GURUTZE

 

PROVERBE DU 14 SEPTEMBRE 2023 (LA CROIX GLORIEUSE) (GURUTZE).


LA CROIX GLORIEUSE : L'Eglise catholique consacre ce jour à la vénération de la Sainte Croix (ou Vraie Croix), en souvenir de la dédicace de la basilique de la Résurrection, érigée sur le tombeau du Christ, en 335, à Jérusalem.



religion catholique saint sainte croix glorieuse
14 SEPTEMBRE SAINTE CROIX


Selon la tradition chrétienne, c'est sainte Hélène, la mère de l'empereur Constantin 1er, qui aurait découvert la Croix de Jésus, lors d'un pèlerinage en Palestine, vers 326.

Pour le christianisme, la Croix du Christ est considérée comme l'instrument du salut de l'humanité. Deux fêtes marquent, dans le calendrier liturgique catholique, l'importance de cette relique : le Recouvrement de la Croix (3 mai) et l'Exaltation de la Sainte-Croix (14 septembre).





GURUTZE : Gurutzaren ospatzeko eguna Hazparne. Baiona eta beste herri batzuetan. La Sainte CroixExaltacion de la Cruz. Galdakaoko zaindari-jaiak.

Kristau erlijioarekin hertsiki lotua dagoen izena, Jesu Kristo hiltzeko gurutzea erabili baitzuten. Honekiko jaiera IV. mendean piztu zen, santa Helenak Golgota mendian hiru gurutzeak aurkitu zituenean. Santuaren eguna irailaren 14an da. Aldaera : Guruzne (Deun-ixendegi euzkotarra). Baliokidea : Cruz (es).




Un décès du 14 septembre : Arthur Wellesley, 1er comte, ensuite marquis, et duc de Wellington.



militaire britannique waterloo
DUC DE WELLINGTON

Né le 1er mai 1769 à Dangan (Meath, Irlande) - Mort le 14 septembre 1852 à Walmer (Kent, Angleterre).

C'est un aristocrate anglo-irlandais, une des principales figures politiques et militaires de la Grande-Bretagne du 19ème siècle, occupant deux fois le poste de Premier Ministre.

Il est principalement connu en tant que vainqueur de Napoléon à Waterloo, en 1815.

Wellington suit des études à Dangan et Dublin en Irlande, puis au College d'Eton de 1781 à 1784.

En mars 1787, il commence une carrière militaire comme enseigne et est lieutenant-colonel en 1793.



militaire britannique napoleon
ARTHUR WELLESLEY
PAR JOHN HOPPNER

Il fait de nombreuses campagnes, aux Pays-Bas en 1794, aux Indes en 1797 où il reste jusqu'en 1805.



militaire britannique napoleon
ARTHUR WELLESLEY
PAR ROBERT HOME


Le 10 avril 1806, il épouse Kitty Pakenham, avec laquelle il aura deux fils.

De retour en Europe, Wellington continue à guerroyer, au Danemark en 1807, de 1808 à 1813 dans la péninsule ibérique contre les troupes de Napoléon, en particulier à Vitoria.

Il est fait duc de Wellington en mai 1814.

A Waterloo, le 18 juin 1815 il bat Napoléon.

A partir de 1818, il entame une carrière politique chez les conservateurs.

Il est commandant en chef de l'Armée de terre britannique de 1827 à 1828 puis de 1842 jusqu'à sa mort en 1852.

Il est nommé Premier ministre de 1828 à 1830, et pendant un mois en 1834.

Durant ses mandats, Wellington facilite l'octroi de droits civils presque complets aux catholiques de Grande-Bretagne et d'Irlande.

Il se retire de la vie politique en 1846.

Wellington meurt le 14 septembre 1852, à 83 ans, au château de Walmer à Deal, dans le Kent.



homme politique angleterre napoleon
DUC DE WELLINGTON
PAR FRANCISCO GOYA

lundi 5 juillet 2021

LES CIMETIÈRES DES ANGLAIS À BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE (deuxième et dernière partie)

 LES CIMETIÈRES ANGLAIS À BAYONNE.


Lors du siège de Bayonne, du 27 février au 5 mai 1814, il y a eu de nombreux blessés et morts des deux côtés.



CIMETIERE DES ANGLAIS BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la revue La Côte basque : revue illustrée de l'Euzkalerria, le 19 

avril 1925, sous la plume de F. Morel :



"Le cimetière anglais.


Episode du blocus de 1814.



...Arrêté aussitôt et désarmé sans résistance, cet homme demanda à être conduit devant le général en chef ; sa prière était si insistante et les quelques mots qu'il adressa au commandant du poste si significatifs, qu'on n'hésita pas à le faire. Le général Hope avait établi son quartier général au Boucau, à portée du pont qui pouvait le ramener sur la Bidassoa et de la flotte nombreuse qui entretenait la sécurité et l'abondance de son armée. Le pauvre et chétif village de l'Adour était devenu une riche et populeuse résidence ; le luxe anglais avait déjà transporté sur ce terrain sableux et désert les pacotilles de fantaisie dans des magasins élégants et des tavernes confortables où pour le genièvre ou le champagne, soldats et officiers étaient les bienvenus.



Tout dormait, hommes, chevaux et navires, la flotte anglaise se pressait le long des jetées de pierre, le petit havre était encombré de chaloupes et d'embarcations et le fleuve noir et paisible réfléchissait seulement quelques feux éloignés. Le déserteur français fut conduit à travers les affûts, des canons, des voitures et des boutiques portatives, dans une maison d'assez belle apparence devant laquelle deux sentinelles se promenaient régulièrement.



Dans un salon du rez-de-chaussée, sur une table à jeu, une carte déployée laissait voir un plan de Bayonne, de la citadelle, des camps retranchés, etc...Des épingles noires et rouges, plantées dans la carte, déterminaient les positions occupées par l'armée assiégeante et les avant-postes de la garnison. Deux bougies consumées à moitié attestaient un travail récent, et, dans un coin obscur du salon, sur un canapé, dormait un officier d'ordonnance anglais tout armé et éperonné. C'est là que le déserteur français se trouva en présence du maréchal Hope que l'aide de camp avait fait prévenir et qui s'était levé à la hâte. C'est là que, moyennant un prix convenu, il révéla au général la sortie projetée de la garnison, le nombre d'hommes qui devaient composer les colonnes d'attaque et l'heure de la sortie ; le général donna aussitôt des ordres ; les officiers d'ordonnance coururent aux diverses positions occupées par les troupes anglaises, mais il n'était plus temps ; les tambours et le canon se faisaient entendre, et les troupes françaises se précipitaient au pas de charge.



En effet, on n'avait pas tardé à s'apercevoir à la citadelle de la disparition du déserteur, et la sortie, fixée à cinq heures, avait eu lieu immédiatement (trois heures du matin). Les postes avancés de l'ennemi étaient seuls sous les armes, et avant que les colonnes du Boucau et de Hayet eussent eu le temps de se rallier et de marcher sur le théâtre du combat, la garnison avait repris vaillamment, et au fil de la baïonnette, toutes les positions dont elle avait été maîtresse avant le 27 février. Sur le plateau de Montaigut avait eu lieu le combat le plus terrible et le plus longtemps disputé ; la maison Monet et les retranchements anglais, pris et repris quatre fois, se pavèrent de cadavres, enfin le terrain resta aux braves bataillons français des 32e, 26e et 76e de ligne. Les troupes anglaises culbutées dans les revers de Montaigut, se retirèrent alors dans le petit vallon dont nous avons parlé au commencement de cet épisode. Le déserteur qui venait de vendre lâchement la garnison servait de guide au général Hope, lorsque les balles des voltigeurs du 82e, abattirent le chef anglais et tuèrent le traître sur place.



Les batteries de la citadelle dirigeaient, en même temps, un feu terrible sur le petit vallon où les troupes des 1er, 2e et 3e régiments de la grade royale anglaise et du 66e de ligne se retiraient en désordre ; malgré les plis du terrain, les boulets creusaient les rangs et frappaient sans relâche les officiers, les soldats, les chevaux et les arbres qui se trouvaient sur le chemin de leurs terribles ricochets.



Un magnifique cerisier s'élevait à gauche du petit vallon, sur une pente couverte de hautes fougères foulées et déchirées. Le terrain fut rapidement couvert de cadavres et le tronc de l'arbre garda merveilleusement le boulet, comme pour y conserver la date d'un combat et d'une époque mémorables. Autour de cet arbre furent ensevelis les officiers tués à ses pieds dans la journée du 14 avril, et c'est là l'origine de ce modeste et historique cimetière, si paisiblement caché dans la commune de Saint-Etienne. Pendant seize années, quelques pierres grossièrement taillées signalèrent seules aux habitants et aux visiteurs la sépulture des officiers anglais. Les soldats avaient été enterrés pêle-mêle là où ils étaient tombés, et les paysans montrent encore sur toutes ces hauteurs, jusqu'au Boucau, de petits tertres protégés par une croix et abrités le plus souvent par des taillis ; c'est le dernier souvenir du blocus de 1814.



En 1830, une sorte de souscription fut ouverte dans le 2e régiment de la garde royale anglaise, appelée "Coldstream", et M. Harvey, consul à Bayonne et ancien capitaine dans ce même régiment, fut chargé d'acheter le terrain où reposaient ses compagnons d'armes et d'y faire construire un mur de clôture. Bientôt, en effet, le cimetière s'éleva ; quelques arbres y furent plantés, et une sorte de pierre tumulaire, placée debout à une des extrémités du monument, rappela le nom des morts et la date de la sortie de la garnison de Bayonne. On lit les noms suivants sur les tombes distribuées sans ordre dans le cimetière :

G. Callier et H. Sullivan, baronnet et membre du parlement, lieutenants-colonels du régiment de Coldstream, 2e de la garde.

W. G. Grofton et W. Burroughs, capitaines dans le même régiment.

F. Vachell et J.-B. Shiffner, capitaines, et F. Halbourne lieutenant dans le 3e régiment de la garde.

J. Hamilton, lieutenant dans le 60e de ligne.



Voilà ceux qui ont obtenu les honneurs de l'épitaphe et qui dorment paisibles, à 300 lieues de leur patrie, sur quelques pieds de terre qui leur appartiennent et qu'ils ont achetée à un assez haut prix, pour que notre susceptibilité française ne puisse pas s'en offenser. Le monument du "Coldstream Guards" est devenu, depuis 1830, le but de pèlerinages d'une foule d'Anglais que leurs affaires ou leurs goûts cosmopolites ont amenés dans nos contrées.



On assure même que quelques-uns d'entr'eux, sous l'influence d'une pensée exclusive de pitié nationale, ont fait le voyage de Londres pour contempler un instant la tombe de leurs compatriotes et pour en emporter des feuilles ou des fleurs mémoratives qu'ils plieront précieusement dans leur album, et qu'ils classeront plus tard dans leur musée domestique, entre un fragment de lave que l'action du feu a capricieusement tordu et quelque onyx de Bengale. Il y a quelque chose, en effet, d'aventureux et de bizarre dans la destinée de ces hommes du Nord, que la fatalité a retenus pour toujours au fon de notre France méridionale, et les fleurs qui croissent sur leurs tombes valent bien la peine qu'on en enrichisse l'album d'un artiste ou d'un oisif."




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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samedi 5 juin 2021

LES CIMETIÈRES DES ANGLAIS À BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE (première partie)

LES CIMETIÈRES ANGLAIS À BAYONNE.


Lors du siège de Bayonne, du 27 février au 5 mai 1814, il y a eu de nombreux blessés et morts des deux côtés.


pays basque autrefois cimetiere
CIMETIERE DES ANGLAIS BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN

Lors du siège de Bayonne, on déplore de nombreuses pertes de vies humaines, du côté des 

Français et aussi du côté des alliés, en particulier lors de la bataille du 14 avril 1814.

Des centaines de morts, parmi les forces alliées, sont enterrés sur place, autour de Bayonne.




Deux cimetières, dits "cimetière des anglais" seront créés par la suite.



Voici ce que rapporta à ce sujet la revue La Côte basque : revue illustrée de l'Euzkalerria, le 12 

avril 1925 :



"Le cimetière anglais.


Episode du blocus de 1814.



Sous le canon de la Citadelle, et au pied de ses hauteurs de Montaigu que le blocus de 1814 a rendues célèbres, connaissez-vous ce vallon resserré et couvert d'épaisses fougères, qu'il faut chercher péniblement à travers des sentiers glissants et pierreux ? Calme, solitaire et animé seulement par les cris bucoliques des troupeaux et des jeunes pâtres, le vallon s'ouvre, au nord-ouest, sur un admirable paysage : les maisons du Boucau, étagées au milieu des arbres et des taillis, l'Adour recourbant sa large et rapide nappe d'eau, les pignadas tachetant les dunes de sable de la rive gauche, les toits rouges du lazaret, la mer au loin comme une écharpe étincelante, et le phare de Biarritz, que les dentelures de la côte placent à l'oeil au milieu de la commune d'Anglet. L'ouverture du vallon est si étroite et si habilement ménagées, que le fleuve, le Boucau, les bois de pins et la mer s'alignent, se groupent et s'harmonisent : au premier plan, ce sont les bruyères épineuses qui déchirent vos pieds, des vaches qui paissent dans les ajoncs, et un enfant rose et brun, accroupi dans un champ ; puis les navires mouillés en rivière ou quelque voile que le soleil éclaire à l'horizon.



guerre napoleon bayonne 1814
BAYONNE EN 1814
PAYS BASQUE D'ANTAN



Ce vallon aujourd'hui si ignoré et qui semble raconter toute une vie bornée, saine et laborieuse, était rempli au mois d'Avril 1814, d'hommes, de chevaux et de bruit. Tous ces coteaux où croissent et s'étendent paisibles les fougères, les genêts épineux, et le thym des champs étaient occupés par une brigade anglaise, formée du 2e régiment de la garde royale, des détachements des 1er et 3e de cette même garde et du 60e régiment d'infanterie de ligne. Des postes avancés étaient placés sur toutes les hauteurs, dans tous les défilés, et, pendant ces nuits transparentes et fluides de notre Midi, on pouvait apercevoir du haut de la Citadelle, et à l'aide d'une bonne lunette, les baïonnettes des sentinelles anglaises brillant au milieu des arbres. De l'embouchure de l'Adour à la Haute-Nive, c'était un vaste camp au milieu duquel la ville et la citadelle, ceintes de murailles et de canons, semblaient défier les combinaisons stratégiques et patientes ou les attaques soudaines de l'ennemi.



Les guinées anglaises ont malheureusement une grande célébrité, même en France ; et en 1814, il faut le dire la rougeur au front, elles eurent la puissance de désarmer des bras vigoureux et des poitrines intrépides jusque-là. On cédait à cet attrait de l'or qui est un culte aujourd'hui ; les paysans vendaient et louaient chèrement leurs vivres et leurs fermes aux anglais ; on spéculait sur les approvisionnements et sur l'avenir de l'invasion ; on achetait quelques-uns de leurs chevaux pur sang pour en conserver le souvenir, et des écrivains vantaient leur modération, lorsqu'ils étaient les maîtres, sans doute, de nous rançonner plus durement. Ce n'étaient là pourtant que des détails du drame de 1814, et ces quelques pages ne suffiraient pas aux courages, aux sacrifices et aux dévouements que réveilla et provoqua le danger de la patrie.



pays basque autrefois adour
ADOUR 1814
PAYS BASQUE D'ANTAN



Bayonne, bloquée par une armée de quarante mille hommes, avait résolu de se défendre avec opiniâtreté, et sa garnison et ses habitants, inspirés par un courage et par un même enthousiasme, dévoués au service déjà fait, éprouver de cruelles pertes à l'ennemi. Chaque jour le canon de la citadelle détruisait les ouvrages des travailleurs anglais, et allait chercher jusque derrière leurs retranchements ces soldats insoucieux que leurs habits éclatants désignaient de si loin à l'habileté de nos pointeurs. La nuit seule interrompait cette canonnade impitoyable, et c'était alors un spectacle plus bizarre : les feux des bivouacs s'étendaient de toutes parts autour de la ville assiégée ; ils étincelaient au milieu des arbres, au pied de quelque ferme isolée, ou dans le pli protecteur d'un mamelon, et on voyait quelquefois sur le point éclairé se découper vivement la silhouette des soldats anglais, hanovriens et portugais. Rien n'est aussi imposant que ces longues nuits pleines de silence sur ces champs de bataille où des milliers d'hommes se reposent ou attendent ; on croit, à chaque instant, que mille cris vont éclater, que ces canons, qui semblent échanger un regard fixe et muet à travers les ténèbres, s'allument tout à coup dès que la bataille va recommencer avec fracas. Mais le repos et le silence continuent, les feux mêmes finissent par s'éteindre, et les sentinelles elles-mêmes, au pas d'abord impatient et pressé, s'arrêtent, écoutent et s'appuient sur leurs armes.




guerre napoleon 1814 bayonne
BATAILLE 1814
PAYS BASQUE D'ANTAN


Or, le 14 Avril 1814, à deux heures et demie du matin, un soldat de la garnison se glissa sans bruit sur les parapets de la citadelle, du côté où les murs offrent peu d'élévation. Le sabre entre les dents, il s'aida des pieds et des mains, et il parvint au talus rapide qui semble continuer le rempart ; il échappa par de merveilleuses précautions à la vigilance des postes avancés, et il arriva suivant le versant méridional des hauteurs de Montaigut, jusqu'auprès des sentinelles anglaises placées au pont du moulin sur le chemin du Boucau..."


A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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