mercredi 10 octobre 2018

LES COURSES HIPPIQUES À ANGLET LA BARRE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN SEPTEMBRE 1893


LES COURSES HIPPIQUES À ANGLET EN 1893.


L'hippodrome de la Barre à Anglet fut créé en 1870 .


anglet autrefois
HIPPODROME DE LA BARRE ANGLET
PAYS BASQUE D'ANTAN


Il fut inauguré le 7 septembre 1873.



Voici ce que rapporta La Gazette de Bayonne-Biarritz et Saint-Jean-de-Luz, dans son édition 

du 17 septembre 1893 :


"Les courses de la Barre en 1893.



Les résultats, on les connaît : Dimanche les vainqueurs se nommaient : Vice-Reine, Lionel, Gitana, Cloris, Nadir et Cabaret ; Jeudi : Valençone, Cloris Le Tage, Monsieur Louis, Nadir et Fashionable. 




En somme, peu de chevaux, des courses manquant un peu de l’intérêt indispensable au succès, et quelques desiderata que nous allons exposer. 




Du monde, et du meilleur, il y en avait certainement ; le pesage avait pour plus bel attrait les jolis visages et les délicieuses toilettes de tout ce que nos villes ont d’élégantes. Mais il y avait des vides : on commentait fortement l’absence de tout conseiller municipal de Biarritz, de pas mal de conseillers Bayonnais, et peut-être bien aussi de plusieurs notabilités qui s’étaient fait un devoir de s’unir aux abstentionnistes. Et la cause de cela ? Une maladresse — nous ne disons pas une inconvenance. 



anglet autrefois
HIPPODROME DE LA BARRE ANGLET
PAYS BASQUE D'ANTAN

Voici les faits : la ville de Biarritz subventionne les courses, et la Société, comme de juste, envoie des cartes pour les réunions à MM. les conseillers municipaux. Or, cette année, au nombre des cartes adressées au Conseil, il en manquait une : celle de M. Campagne, propriétaire de l'Hôtel d’Angleterre : oubli ou perte fortuite, pensa le Maire et il écrivit en ce sens à M. Détroyat pour que ce léger accident présumé put être réparé, M. le Secrétaire répondit que l’omission avait été intentionnelle et avait pour cause ce fait que M. Campagne ayant souscrit une somme importante eu faveur d’une société rivale : le syndicat sportif Bayonne-Biarritz, aurait refusé de reporter cette libéralité sur la Société d’Encouragement. 



Or, nous ne croyons pas que quelqu’un soit tenu à libéralités.



— Nous ne croyons pas que ce qui est souscrit libéralement en faveur de X..., puisse être revendiqué par Y... 


— Et nous savons en outre, par M. Campagne lui-même, que son refus n’a été que présumé, et, jamais effectif. D’ailleurs on connait assez à Biarritz le sympathique vieillard qui est de toutes les bonnes œuvres et de toutes les initiatives généreuses. 


— Enfin l’on ne saurait admettre que le Secrétaire des Courses qui doit inviter le Conseil municipal en corps ou ne pas l’inviter, fasse un distinguo maladroit et oublie, ayant affaire à M. Campagne, que cette personne est un conseiller municipal ayant les mêmes devoirs et prérogatives que chacun de ses collègues. 


biarritz autrefois
HIPPODROME DES FLEURS BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN

C'est dans ce sens que la municipalité de Biarritz a envisagé l’incident ; elle s’est solidarisée avec celui de ses membres qu’on voulait atteindre et M. le Maire a pu retourner à M. le Secrétaire la totalité des cartes envoyées aux conseillers. 




Autre affaire : Les règlements des sociétés sportives, dont ressort la Société Bayonne-Biarritz, portent que lorsque deux chevaux d’une même écurie participent à une course, ces deux chevaux ne doivent être délivrés que couplés au mutuel ; par ce fait, quel que soit le gagnant, les parieurs sont censés avoir joué l’écurie et doivent toucher indistinctement les tickets pris sur l’un ou l’autre des concurrents couplés. 




Le règlement, a été observé, cela est vrai, mais dans des conditions en apparence suspectes. Dans la 4° course de Jeudi, les chevaux portant les numéros 4, 7 et 9 étaient inscrits pour prendre part à l'épreuve ; le 4 et le 7 appartenant au même propriétaire, M. D. Guestier. Or, à la délivrance pas plus qu’au règlement des tickets, aucun avertissement n’a mis le public au courant, ne l’a prévenu que le 4 et le 7 devaient être payés semblablement. 


anglet autrefois
HIPPODROME ANGLET LA BARRE 1951
PAYS BASQUE D'ANTAN



Beaucoup de personnes ont déchiré, perdu ou gardé impayés des tickets portant le n° 4. Beaucoup, apprenant après coup la réalité des circonstances, ont pu juger sévèrement la façon d’agir des bureaux. 




Le programme des courses lui-même n’est pas, dans ses conditions à l’abri des critiques. Il y a chaque année un prix de 5 000 francs dont l’insuccès est régulier. Jeudi encore deux chevaux seulement y prenaient part, et appartenant tous deux au même propriétaire. 




On est bien obligé d’attribuer cela à l’inertie coupable du Comité en fonctions, qui ne songe point à modifier les conditions d’une épreuve, si négligée malgré son importance. Pourquoi en exclure tous gagnants d’un prix relativement modeste à Paris ou en province ? Pourquoi ne pas établir plutôt un système de surcharges et décharges de poids, selon que les chevaux auraient gagné ou non des prix d’une valeur déterminée ?... Nous ne prétendons pas dicter un remaniement des conditions, mais prétendons indiquer qu'il y a une autre voie à suivre. Peut-être alors le prix de la Société d‘Encouragement aura-t-il plus de succès. 




En signalant les desiderata qui précèdent, nous croyons remplir notre devoir, et rendre plus de services à la cause des Courses de Bayonne-Biarritz qu’en leur prodiguant des éloges que le public ne ratifierait pas. Certes, il y a beaucoup à louer, mais en provoquant les améliorations, on doit préparer de plus grands succès pour l’avenir. 




Le signataire des lignes qui précèdent, malgré sa déférence pour l’honorable Secrétaire de la Société d’Encouragement Bayonne-Biarritz, se doit à lui-même de clore publiquement un incident soulevé en publie. 




En réponse aux allégations de Monsieur le Secrétaire, il affirme ce qui suit : 

1° La Gazette a usé de son droit strict en annexant un programme et les pronostics de notre correspondant de Paris, à la Gazette du Dimanche 10 Septembre. 


2° Le Directeur déplore que M. le Secrétaire — peut-être à cause d’une légère infirmité auditive, — n’ait rien compris à l’entrevue qui a précédé la publication du programme. 


3° Si quelqu’un a affirmé que le Directeur de la Gazette se soit fait délivrer par l’imprimeur de l’offciel un exemplaire quelconque du dit officiel, ce quelqu’un a menti effrontément. 


Le Directeur."





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