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lundi 11 juillet 2022

LES LAZARETS D'IRUN ET DE FONTARRABIE EN GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1884 (deuxième et dernière partie)


LES LAZARETS EN GUIPUSCOA EN 1884.


A la fin des années 1900, le choléra sévit en Espagne et des deux côtés de la frontière, pour éviter la propagation de cette maladie mortelle, sont mis en place des lazarets, c'est-à-dire des établissements où s'effectue un contrôle sanitaire.

samedi 26 mars 2022

LE TRAITEMENT DE LA FIÈVRE TYPHOÏDE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1914

LE TRAITEMENT DE LA FIÈVRE TYPHOÏDE EN 1914.


Pendant la Première Guerre mondiale, la fièvre typhoïde frappe les combattants dans les tranchées.




BIARRITZ MARS 1915



Voici ce que rapporta à ce sujet la Gazette hebdomadaire des sciences médicales de Bordeaux, le 

22 octobre 1922 :



"A propos du traitement de la fièvre typhoïde 

Par le Dr P.-E. Micheleau Professeur agrégé, 

Médecin des Hôpitaux.


Communication à la Société de médecine et de chirurgie de Bordeaux, séance du 28 juillet 1922 :



En vous présentant les résultats thérapeutiques qui font l’objet de ce travail, je n’ai point la prétention de vous signaler un traitement nouveau ou une méthode nouvelle de traitement de la fièvre typhoïde. C’est de traitements déjà connus, de combinaison de traitements déjà connus tout au moins que je me propose de vous entretenir. Au moment où la fièvre typhoïde semble prononcer son offensive estivale coutumière, il m’a semblé qu’il n’était pas inopportun de reparler un peu de sa thérapeutique.



Je n’ai pas davantage l’intention de passer en revue les divers traitements qui lui furent appliqués suivant les divers systèmes. De la longue étude que leur a consacrée Grisolle jadis il concluait qu’aucun n’avait le droit de revendiquer une action certaine et que la fièvre typhoïde demeurait "l’opprobre de l’art". En est-il encore de même aujourd’hui que les efforts de la thérapeutique tendent à la transformer de plus en plus en étymologique et pathogénique de purement symptomatique et empirique qu’elle demeure encore dans la grande majorité de ses actions ? Ce n’est point faire preuve d’une sévérité exagérée que de persévérer à le craindre. Sans doute la méthode spécifique des vaccinations a donné au point de vue prophylactique d’admirables et convaincants résultats ; mais au point de vue thérapeutique pur elle n’en est encore, comme la mésothérapie, qu’à son aurore et, si elle autorise les plus réconfortantes espérances, il semble qu’il y ait encore quelque chemin à parcourir avant de pouvoir compter sur de froides mais certaines réalités.



... A mesure que mon expérience s’augmente et que ma réflexion vieillit, je me sens de plus en plus disposé à partager cette opinion qui m’avait d’abord si fortement choqué. En 1907 ou 1908 je manquai voir mourir deux typiques, les seuls qui m’aient donné des inquiétudes depuis une vingtaine d’années environ de tous ceux que j’ai soignés, parce qu’un médecin étranger qui suivait ma visite hospitalière avait trouvé ma thérapeutique un peu simpliste et avait fini par me convaincre des bienfaits du pyramidon : après deux jours d’usage journalier de 0,40 centigrades de cet antithermique analgésique leur température avait bien baissé, mais ils étaient en état de collapsus avec pouls rapide, défaillant, presque indomptable, sueurs proses, sécrétion urinaire arrêtée, etc. Ils se disposaient à mourir guéris lorsque je supprimai le médicament, leur donnai un bain chaud après avoir tonifié leur cœur et eus la joie de voir leur température remonter au-dessus de 39° d’au-dessous de 37° où elle était tombée et leur maladie reprendre son cycle accoutumé pour les conduire quelques jours après à la effervescence, puis à la guérison selon les lois que la nature a fixées à l’évolution de la dothiénentérie. Je n’ai jamais plus recommencé.



Quelques années plus tard, j’eus l’occasion de suivre de très près le traitement très savant d’une fièvre typhoïde chez un malade qui m’est infiniment cher. Les deux maîtres qui le soignèrent sont parmi ceux qui honorent le plus la médecine française et pour lesquels j’ai conçu et je conserve l’admiration la plus sincère et la plus vive : ils sont demeurés des cliniciens, de vrais cliniciens malgré que leur œuvre expérimentale soit parmi les plus fécondes. Le malade, qui jouissait et qui jouit encore d’une constitution particulièrement robuste, a guéri : donc la thérapeutique eut raison. Mais au cours de sa maladie, qui me parut un peu longue, il ne connut que pendant quelques courtes et rares heures de la nuit la possibilité du repos ; pendant le jour, il ne s’écoulait guère de demi-heure qu’il n’y eût à lui faire quelque piqûre, quelque installation recale, à lui donner quelque lavement ou à lui faire prendre un bain. Sa guérison lui laissa une asthénie dont il mil plusieurs mois à se remettre. Je me suis toujours demandé si, avec un traitement moins minutieux et moins savant, il n aurait pas aussi bien guéri et sa convalescence n aurait pas été plus courte.



Je me le demandais encore lorsque, au mois d'octobre 1914, étant médecin chef de la circonscription sanitaire de Biarritz, je fus chargé d’organiser un service de contagieux. J’en conservai la direction, me proposant d’étudier si, eu série, les résultats seraient aussi favorables que ceux qu’il m’était donné d'observer depuis quelques quinze ans que mon diplôme m’avait conféré le droit de marcher seul. Je dois avouer que je commençai par scandaliser les deux infirmières qui avaient été attachées à ce service en souriant un peu des préparatifs auxquels elles se livraient fébrilement avant l’arrivée du premier malade. Je les scandalisai plus encore lorsque, celui-ci étant entré dans le service d’Aguilera, je répondis à leurs demandes sur l’opportunité de bains froids, installation de sérum glucose, injections hypodermiques de sérum adrénaline ou pas, etc., que j’avais coutume de regarder mes malades faire leur maladie avant de leur prescrire un traitement aussi compliqué, et que je me guidais ensuite sur les indications morbides pour leur opposer une thérapeutique appropriée, une thérapeutique pouvant varier, par suite, suivant celles-ci. Fidèles observatrices de la discipline et remarquablement intelligentes et dévoués railleurs, elles se conformèrent scrupuleusement à mes instructions comme le firent plus tard, après avoir éprouvé la même surprise, mes infirmières de Bagnères-de-Bigorre et les admirables sœurs de l’hospice de Mirecourt. Au bout d’un mois elles déclaraient qu'il était beaucoup plus commode pour elles d'appliquer mes prescriptions et beaucoup moins fatigant pour les malades de les subir ajoutant que, si elles tombaient malades, elles espéraient bien qu'elles ne seraient pas soignées autrement.



Ce traitement est en effet des plus simples. Il consiste à faire boire les malades aussi abondamment qu’ils le peuvent, à leur faire boire de l'eau sous forme d’infusions, de bouillon de légumes, de thé et de café légers additionnés quelquefois d’un peu d’alcool, de limonade vineuse citrique ou tantrique, pas de lait qui leur empâte la bouche, leur donne des flatulences et favorise, contrairement à ce que quelques-uns en ont écrit, les fermentations intestinales : j’ai été ravi, en 1913, de trouver, sur le régime lacté dans les maladies infectieuses en général et la fièvre typhoïde en particulier, une opinion analogue professée aux élèves de son service par mon éminent ami le Professeur Sergent. Il consiste à leur nettoyer la bouche, le nez, la figure, les mains, — ce que l’on appelle les petits soins dans la fièvre typhoïde, — à leur nettoyer le bout inférieur de l’intestin aussi par un lavement d’eau bouillie additionnée d'une à deux cuillerées à soupe de glycérine matin et soir. Cela, c'est le plus important et de beaucoup. J’y ajoutais trois à quatre cachets contenant chacun 0,30 centigrades de sulfate de cuisine et de benzonaphtol par jour et, de temps à autre, suivant les indications, une injection d’huile camphrée et quelques centigrades d'adrénaline, de caféine ou de spartéine : la spartéine passait encore pour un tonique du cœur et m’a paru l'être en effet. Chez quelques-uns, qui me parurent particulièrement infectés, je fis faire en plus quelques injections de Lantol qui fut très aimablement mis à ma disposition par le fabricant, M. Couturieux.



En dehors de toute considération théorique, un traitement ne vaut d’ailleurs que par ses résultats. Quels furent-ils ?



De 1900 à 1913 je n’ai vu mourir soit dans ma pratique privée soit dans ma pratique hospitalière aucun typhique ; je les ai tous vus guérir, au contraire, et guérir sans aucune complication. Leur convalescence se fit sans aucun incident, elle me parut relativement courte, la vie ordinaire ayant pu être reprise après deux mois, exceptionnellement trois.



Du 19 octobre 1914 à décembre 1918 à Bagnères-de-Bigorre, à Zuydcoote, à Mirecourt j'ai soigné environ 150 typhiques. Réduisons ce chiffre à 100 pour être bien sûr qu’il n’est point exagéré. J’ai compté 8 morts. Si je fais abstraction d’un typique que je trouvai à Bagnères-de-Bigorre dans un état de cachexie avancée, ce chiffre se réduit à 7. Encore est-il discutable, comme vous le verrez.



Obs I — Vers le 15 novembre 1914, je fus appelé à examiner un blessé, Charles G..., trente-deux ans, d’une formation chirurgicale très jalouse de son autonomie, dont la température évoluait entre 39° et 40* sans que rien dans l’état de sa blessure le justifiât. Je portai le diagnostic de fièvre typhoïde, qui ne fut pas accepté, et dis de m’envoyer le malade, ce qui ne fut pas accepté davantage. Je conseillai à tout le moins de surveiller son alimentation et de le mettre à la diète liquide rigoureuse. On continua à l’alimenter, on augmenta même son alimentation sous prétexte de faiblesse. Le 28 novembre, la situation n’ayant cessé d’aller en s’aggravant et la température dépassant 40°, on l’envoya dans mon service. Il y arriva dans un état très grave et succomba le 8 décembre, sa température s’étant constamment maintenue au-dessus de 40°.



Obs. II. — Dans les premiers jours de décembre je fus mandé à Hendaye pour voir le soldat Charles B..., vingt-cinq ans, évacué d’Amiens convalescent de fièvre typhoïde. Dès son arrivée, la fièvre avait repris et l’on craignait qu’il ne fît une rechute. Il était fatigué et amaigri, mais ne présentait aucune réaction fébrile, sans doute sous l’influence de l’aspirine que j'appris plus tard qu'on lui avait donnée. Je recommandai de le considérer comme un suspect, de le mettre au lit, de prendre sa température, de le tenir à la diète liquide et de ne lui donner à manger, et encore très peu, que lorsque le thermomètre aurait bien démontré qu’il était tout à fait guéri. Le 11 décembre, je fus rappelé auprès de lui par téléphone. Je le trouvai avec une température de 40,3 et j’appris que, les cinq jours précédents, bien que sa température fût remontée et se fût maintenue au-dessus de 40° il était demeuré levé et l'on n'avait cessé de forcer son alimentation sous prétexte qu'il était "si faible". Transporté à Aguilera dans un état des plus graves, il succomba le 23 décembre après avoir eu des hémorragies intestinales le 11 et le 16 et une perforation intestinale le 21.



Obs. III. — Le 2 janvier 1913, je suis appelé à voir le soldat Joseph G..., vingt-trois ans, en traitement depuis plusieurs jours et dont la température atteint 40,6. On a continué de le nourrir. Je porte le diagnostic de fièvre typhoïde à la période d’état et fais transporter cet homme à Aguilera. Sa fièvre évolue avec un état général d’infection très grave : diarrhée profuse infecte, vomissements, délire, langue de perroquet, prostration, température autour de 39°, pouls au-dessus de 100. Le 21, les battements du cœur s’affaiblissent et prennent le rythme embryocardique, les vomissements deviennent incoercibles à tel point que, le 26, je suis obligé de recourir à des installations de solution glucose auxquelles je fais ajouter, le 2 février, un lavement alimentaire avec du lait et un jaune d'œuf, la température étant tombée aux environs de 37°. La situation ne s'améliore pas, le pouls demeure rapide et petit malgré l'abaissement de la température. Le 7 au matin la température remonte brusquement au-dessus de 39° et le malade succombe.



Obs. IV. Le 3 janvier 1915, je suis appelé à voir le soldat Joseph G..., trente-deux ans, depuis plusieurs jours hospitalisé pour asthénie et fièvre. Sa température est de 39,3 le soir. Il se lève et mange malgré sa fièvre. Je le fais entrer à Aguilera avec le diagnostic de fièvre typhoïde de moyenne intensité. La température tombe à 38° le 9 janvier pour évoluer entre 37° et 38° jusqu’au 21, après quoi elle s’abaisse au-dessous de 37°. Le 26 janvier l’alimentation est progressivement reprise. G... se lève et se promène dans le parc de la formation le 1er février. Le 4, il demande à sortir pour aller se faire raser. Il en profite pour faire un excès de nourriture et de boisson. Le 3, la température remonte et une rechute se dessine. Le 11, la température retombe au-dessous de 37° et la guérison semble cette fois certaine. L’alimentation est reprise avec les mêmes précautions progressives. Mais la température, sans être élevée, demeure un peu instable, le malade ne se remet pas, il continue de maigrir. Il finit par succomber le 26 février dans un état de véritable cachexie.



Obs. V. Le 17 février 1913, entre à Aguilera, venant de Chalons ou il avait été soigné depuis le 3 janvier pour "fièvre typhoïde épidémique" d'allure assez irrégulière le soldat Léopold T..., vingt-sept ans. La température est tombée au-dessous de 37° le 10 février, il est parti de Chalons le 14. Malgré la fatigue et l’alimentation solide du voyage, la température s’est maintenue entre 36,8 et 37,2. Malgré cela cet homme est dans un état de prostration considérable. Le 23 février, sans aucune raison apparente, la température remonte brusquement à 40,3 puis à 40,5 avec vomissements, tremblement, accélération extrême du pouls qui passe à 130. Les accidents vont en s'accentuant, sauf la température qui s’abaisse progressivement à 38° le 27. Le 28 le malade succombe dans un état presque comateux.



Obs. VI. — Le 9 mars 1914 est évacué sur Aguilera, venant d’une formation de Biarritz, le soldat François T..., trente-trois ans, évacué du front le 27 janvier avec le diagnostic de "douleurs rhumatismales". Aux douleurs du début a succédé vers le 20 février un état d’infection gastro-intestinale avec fièvre élevée, diarrhée et hémorragies intestinales. Ce malade a continué à se lever bien qu'il tombât plusieurs fois par jour, "n’ayant pas la force de se tenir debout", et à être alimenté. Le 9 mars, la température est à 39° ; la prostration est extrême, le pouls petit et rapide, à 120, intermittent, il existe du délire presque sans arrêt. La température oscille entre 39° et 40 jusqu'au 12 mars, l'état général demeurant le même. Le matin du 12 mars, à la suite d’une hémorragie intestinale, la température tombe au-dessous de 37°, mais elle remonte le soir même au-dessus de 38° pour se maintenir entre 38° et 39°, atteignant quelquefois 39,4 jusqu’au 27 mars. Il semble, en même temps, se produire un peu d’amélioration. Après le 27 mars elle baisse progressivement jusqu’à tomber au-dessous de 37° le 31 ; mais l’état général redevient mauvais, les vomissements se répètent jusqu’à rendre l’alimentation impossible. Le pharynx semble se paralyser, le malade ne faisant plus aucun mouvement de déglutition et laissant la salive elle-même s'écouler incessamment le long de sa bouche ? La mort survient dans un état demi comateux le 6 avril 1915.



Obs. VII. — Le 3 mars 1913, entre à Aguilera, le soldat Louis G..., vingt-quatre ans. La température est à 40° ; elle se maintient aux environs de 40°, plus souvent au-dessus, jusqu’au 3 mai, soit pendant soixante jours ; fièvre typhoïde très grave avec vomissements, diarrhée, hémorragies intestinales, prostration, délire. Le 3 mai, la température commence à s’abaisser. On donne alors un peu de lait qui est très bien supporté et n’amène pas de reprise de la fièvre. Le 8 mai, l'amélioration étant très nette depuis le 6 où la température est tombée au-dessous de 37°, la femme d'un voisin de lit qui est venue voir son mari lui donne des bonbons. La température remonte immédiatement, les vomissements reprennent et il meurt le 9 mai dans la soirée.



L’analyse de ces observations permet de dire que, sur ces 7 morts, l’un peut être considéré, celui de l’Observation IV, comme s’étant littéralement suicidé par les abus prématurés de nourriture et de boisson qu’il fit ; un autre, celui de l'Observation VII, fut assassiné par les bonbons qu’on lui donna alors qu'il commençait sa guérison après une fièvre typhoïde particulièrement sévère ; pour les cinq autres, je me crois autorisé à dire, toute déontologie mise à part, que le traitement qui leur fut tout d’abord appliqué, et quelquefois malgré mon avis, ne leur fit pas précisément le plus grand bien. Je me crois également autorisé à penser que ma thérapeutique si simple, dont je vous ai exposé les principes, fit peut-être du bien à ceux qui guérirent, qu’elle ne leur fit surtout pas de mal.



Quant au pourcentage de guérisons que la statistique semblerait permettre de lui rapporter, je vous ai dit tout à l’heure que j’y croyais très peu. Je suis de plus en plus convaincu que dans les maladies infectieuses, qu’elles soient épidémiques, endémiques ou sporadiques, intervient toujours un facteur ou un ensemble de facteurs qui nous échappent et qui constituent soit le génie épidémique, soit la constitution médicale du moment. Ce sont ces facteurs qui font la gravité soit symptomatique soit évolutive de ces maladies. Comme la rougeole, dont nous sommes tous appelés à voir évoluer quelques cas chaque année et qui guérit le plus souvent toute seule, alors qu’elle constitue d'autres fois ces redoutables épidémies de catarrhe suffocant sur lesquelles les anciens épidémiologistes ont appelé si judicieusement notre attention, la fièvre typhoïde évolue parfois avec une terrible gravité ou avec une grande bénignité, au contraire. Je crois que celles que j'observe depuis vingt ans appartiennent à cette dernière catégorie et qu’ainsi s’expliquent pour leur majeure part les résultats particulièrement favorables que je viens d’avoir l’honneur de vous rapporter."




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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mercredi 9 mars 2022

LE DOCTEUR LAURENT MICÉ (DIT LÉOPOLD) ET CIBOURE EN LABOURD AU PAYS BASQUE

LE DOCTEUR MICÉ ET CIBOURE.


Dès août 1845, le choléra sévit dans le département des Basses-Pyrénées, et en particulier à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure.





pays basque autrefois neria ciboure quartier
RUE DOCTEUR MICE CIBOURE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Pendant de nombreuses années, j'ai habité dans la rue Docteur Micé à Ciboure, sans savoir quel 

était l'illustre personnage qui méritait d'avoir son nom sur la plaque de cette rue.



A ma connaissance, il n'existe en France que deux communes qui ont donné le nom de ce médecin 

à une des rues de leur ville : Ciboure et Langon (Gironde).



Le Docteur Micé s'est particulièrement illustré dans le combat contre le choléra, à Ciboure, en 

1855, en exerçant ses soins dans un hôpital temporaire qui se trouvait à l'emplacement actuel de 

l'Hôtel La Caravelle, au bas de la rue Docteur Micé.




J'avoue que je manque d'éléments sur le travail accompli à Ciboure par ce docteur, entre août et 

octobre 1855, en tant qu'élève-médecin, mais je ne désespère pas d'en trouver. 

Ce sera alors l'occasion de publier un autre article.




Voici ce que rapporta au sujet du Docteur Micé la Gazette hebdomadaire des sciences médicales

le 7 avril 1907 :



"Le Professeur Micé.



Mardi dernier, le bruit de la mort du docteur Micé se répandait dans Bordeaux. Cette triste nouvelle avait un douloureux retentissement, car le professeur honoraire Micé s'était acquis de profondes sympathies auprès de ses anciens élèves, des amitiés sincères parmi ses concitoyens.



Micé était né le 19 avril 1832 à Langon. Après avoir fait ses études au lycée de Bordeaux, il remplit les fonctions de préparateur de chimie à notre Faculté des sciences.



Professeur de chimie à l'Ecole de plein exercice de médecine et de pharmacie de Bordeaux, Micé se distingua dans son enseignement par sa clarté et sa précision. Elève et admirateur de Wurtz. Il adopta la méthode nouvelle de la chimie atomique qui succédait à l'ancienne méthode des équivalents.



Ceux qui assistèrent au cours de Micé vers les années 1876-1877 n’oublieront pas ces leçons où le maître joignant le geste à la parole fixait l’esprit de ses disciples en leur montrant la formation atomique des corps au moyen de boules bleues, jaunes, rouges, venant se brancher sur une tige centrale, représentant ainsi les atomes d’azote, d'hydrogène, d’oxygène dont étaient composés ces corps.



Après avoir contribué, par de nombreux rapports adressés au ministère de l'instruction publique, à la création de la Faculté de médecine et de pharmacie de Bordeaux. Il fut nommé à la chaire de chimie. En qualité d’assesseur et chargé des fonctions de doyen pendant la maladie d’Henri Gintrac, Micé inaugura la Faculté ; peu après il fut nommé recteur de l’Académie de Besançon et, en 1887, recteur de l’Académie de Clermont-Ferrand.



Micé a rempli de multiples fonctions, il adaptait sa vaste intelligence à un grand nombre de travaux, nous le retrouvons au Conseil d’hygiène, à l’Académie des sciences, belles lettres et arts de Bordeaux, à la Société d’agriculture de la Gironde, à la Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux dont il fut un des membres fondateurs, ainsi qu’à la Société scientifique d’Arcachon.



Très attaché aux idées mutualistes, Micé faisait partie de l'Association des médecins de la Gironde ; il avait été membre de son Conseil d'administration et, tant que sa santé le lui permit, il fut assidu à assister aux Assemblées générales où ses amis étaient heureux de le retrouver.



Micé laissera à ses élèves le souvenir d'un maître affable et bienveillant, au cœur généreux, au dévouement sans bornes ; à ses confrères, celui d’un homme excellent, animé de sentiments généreux el d’une exquise sensibilité de caractère.



Les obsèques de notre regretté confrère ont donné lieu jeudi matin à une imposante manifestation de sympathie.



Après la cérémonie religieuse à Notre-Dame, le cercueil a été placé sous le porche de l’église, le corps devant être inhumé à Langon.



M. le Dr Pitres, au nom de la Faculté de médecine et de l’Académie; M. Maxwell, au nom de la Société d’agriculture ; M. Denigès, au nom des anciens élèves de l'institution Micé ; M. Loiseau, au nom de la Société des sciences physiques et naturelles ; et enfin M. Thamin, recteur, ont pris la parole. En termes émus, ils ont retracé la carrière du travailleur, du savant, du fonctionnaire et l’existence toute d’honneur et de travail de l'homme privé."




Voici ce que rapporta également à son sujet Jean-François Condette, dans les Publications de 

l'Institut national de recherche pédagogique, en 2006 :



"Micé Laurent (dit Léopold).



Parcours scolaire et universitaire :

Baccalauréat ès lettres et baccalauréat ès sciences ; licence de sciences physiques (1854) ; doctorat en médecine (1857).



Parcours professionnel :

Chef des travaux de physique et de chimie à la faculté des sciences de Bordeaux (1er novembre 1855) ; en congé sans traitement (1er juin 1856) ; préparateur des travaux à la même faculté (1er mai 1857) ; en congé sans traitement (21 décembre 1863) ; professeur-adjoint d'histoire naturelle médicale à l'école préparatoire de médecine et de pharmacie de Bordeaux (1er juillet 1865) ; professeur d'histoire naturelle médicale à Bordeaux (13 mars 1868) ; professeur de chimie et toxicologie (24 septembre 1873) ; professeur de chimie à la faculté mixte de médecine et de pharmacie de Bordeaux (16 juin 1878) ; président du comité républicain du canton de Langon lors des élections législatives de 1881 ; recteur de l'académie de Besançon (19 juillet 1884) ; recteur de l'académie de Clermont (25 octobre 1887-1897) ; retraite le 1er octobre 1897.

Titulaire de la Légion d'honneur (dossier LH L1859033) (officier, 1897).



Principaux écrits :


De la rotation de la matière chez les êtres vivants (1857, sa thèse) ; Examen critique et comparatif des théories dualistiques et unitaires de la chimie (s.d.) ; Observations de physique et de météorologie faites à Bordeaux pendant l'éclipse de soleil du 18 juillet 1860 (1860) ; De l'application des sciences physiques et chimiques à la biologie (1862) ; Mélanges de chimie pratique (1865) ; Rapport sur les progrès de la chimie organique pure en 1868 (1869) ; Cryptogamie médicale (1872) ; Travaux divers sur le phylloxéra (1877-1880) ; De la fièvre charbonneuse et des moyens d'en préserver les animaux et par suite l'homme (1883) ; Rapport sur les progrès de la chimie biologique en 1882-1883 (1883).


Il a publié de très nombreux articles et mémoires qui "font plus de 2 500 pages" (notice de l'année 1896-1897). Beaucoup d'articles dans le Bulletin de l'académie des sciences de Bordeaux (articles sur les engrais, sur l'exploitation du sang des abattoirs de Bordeaux ; travaux sur un projet de canalisation de la ville et d'installation d'un système d'éclairage et de gaz).



Remarques complémentaires :


Membre de très nombreuses sociétés savantes ; membre du conseil d'hygiène et de salubrité publique du département de la Gironde ; membre de la commission d'inspection des pharmacies de la Gironde ; membre de l'académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux ; président de l'académie de Bordeaux en 1880 ; président de la société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux en 1879 ; président de la société d'agriculture de la Gironde de 1877 à 1880 ; membre de la commission supérieure du phylloxéra de septembre 1878 à janvier 1880. Il participe entre août et octobre 1855 à la lutte contre l'épidémie de choléra qui sévit dans les Pyrénées-Atlantiques, en tant qu'élève médecin.


Le rapport confidentiel de 1874 signale qu'il est aussi le propriétaire à Bordeaux d'une institution particulière d'enseignement : "M. Micé, docteur en médecine, non-pratiquant, chef d'institution à Bordeaux, professeur à l'école préparatoire de médecine, a des connaissances très étendues et très variées [...]. Il dit vouloir renoncer à son institution s'il était nommé professeur à la nouvelle faculté de médecine". Le préfet du Puy-de-Dôme écrit à son sujet le 1er décembre 1896 : "M. Micé est un fonctionnaire très justement estimé et très sympathique dans tous les milieux à Clermont. Il a su montrer, dans beaucoup de circonstances, du tact et du dévouement. Tout le monde apprécie sa haute équité, son impartialité et son esprit de justice. Républicain de la veille, il a constamment servi le gouvernement de la République qu'il s'efforce de faire aimer".



Sources principales :

AN, F17 21323 ; Le Moniteur du Puy-de-Dôme du 31 juillet 1897 ; Le Petit Comtois du 25 juillet 1884 ; Lettre de la société de généalogie du Sud-Ouest en date du 21 octobre 2003 (documents joints) ; Lettre de la mairie de Langon, datée du 19 janvier 2004."



(Source : 265) MICÉ Laurent [dit Léopold] - Persée (persee.fr) et (Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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dimanche 11 octobre 2020

ERNEST FOURNEAU UN SAVANT À ASCAIN EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1924

ERNEST FOURNEAU UN SAVANT DU PAYS BASQUE.


Ernest Fourneau, né le 4 octobre 1872 à Biarritz et mort le 5 août 1949 à Ascain, est un chimiste et pharmacologue français, fondateur de la chimie thérapeutique française.


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PORTRAIT D'ERNEST FOURNEAU
PAR JEAN-CLAUDE FOURNEAU


Voici ce que rapporta à son sujet le journal L'Echo d'Alger, le 27 mars 1924, sous la plume de 

François Peyrey :



"Une autre grande découverte.



Grâce au Professeur Fourneau chacun peut tuer désormais le terrible tréponème pâle.



"Je pense que tout publiciste soucieux de sa tâche doit faire connaître et faire comprendre cette découverte vraiment scientifique. C'est au public qu'il convient de parler, car c'est lui qui est appelé à faire sa prophylaxie.

Dr Maurice De Fleury (de l'Académie de Médecine)"



Le conseil du docteur Maurice de Fleury — l'épigraphe de cet article — me décide à vous parler d'une récente, d'une immense découverte du professeur Ernest Fourneau. Le sujet est fort délicat. Toutefois, si dans ce journal nous observons lé respect dû au lecteur, nous pensons que personne n'exige de notre part une pudibonderie ridicule de quaker (prononcez ! couacre). Au reste, la question intéresse l'humanité au premier chef. L'humanité avait jadis trois ennemis : la lèpre, la peste, le choléra. Elle les a chassés, mais trois autres ont repris l'assaut : la tuberculose, le cancer et le tréponème pâle, celui-ci provoquant la... J'hésite — je n'ai pourtant rien du couacre — à écrire un mot cependant charmant par son allitération, sa douceur si trompeuse. Ignorerait-on sa signification, on le pourrait prendre pour le nom d'une belle fille grecque, d'une amie de Nausicaa. Mais le mot vaut mieux que la chose.



On redoute beaucoup, depuis Christophe Colomb et François 1er, cette chose importée d'Amérique, et l'on s'expose pourtant à ce fléau avec une incroyable légèreté. Les médecins lui ont donné un euphémisme : Sigma. Poison de nos villes et même de nos campagnes depuis la grande guerre, Sigma est le principal responsable de la mortalité infantile, complique dangereusement les maladies chez les intoxiqués, détermine prématurément la mort par les accidents tertiaires, ou, perspective encore plus effrayante, l'ataxie locomotrice et la paralysie générale progressive.



Sigma provient du tréponème pâle ou spirochète. Voulez-vous que je vous présente l'infiniment petit qui a raison de l'être le plus robuste, l'abat, le rend lui-même redoutable?



Pour apercevoir le tréponème pâle, nous emploierons un ultramicroscope. Alors nous distinguerons l'affreux microbe rappelant par sa forme une vrille de vigne, de dix à douze tours de spire, mesurant, ai l'on peut dire, une dizaine de millièmes de millimètres de longueur pour un demi-millième de millimètre d'épaisseur. Il se meut en tournant autour de son axe, à la manière d'une vis. Très fragile, de vitalité médiocre, si fraichement déposé à la surface d'un organisme vivant, il acquiert une puissance monstrueuse aussitôt faufilé, dans les profondeurs du corps. L'ennemi dans la place, muqueuses, cerveau, moëlle épinière, bulbe rachidien sont perdus ! 


maladie homme stovarsol fourneau
SYPHILIS


Pour devenir la proie de cet ennemi aux aguets — il n'admet pas d'armistice ; ne fait point quartier — il n'a fallu à sa victime qu'une distraction de quelques minutes.



Depuis l'apparition de Sigma, les savants ont cherché la prophylaxie du mal tréponémique. Vous avez peut-être entendu parler des travaux de la science allemande : Schaudinn a découvert le spirille ; Wassermann, la réaction révélatrice ; Erlich, l'arsénobenzol. Or, le docteur Ernest Fourneau, professeur à l'Institut Pasteur, a fait beaucoup mieux. Nous lui devons l'acide acétyloxyaminophénylarsinique.



Ce néologisme créé par la langue des chimistes étant assez encombrant, le professeur Fourneau a rebaptisé sa découverte : Stovarsol ou, plus simplement encore, 190. En anglais, Stove signifie fourneau. Le professeur Fourneau a coutume de désigner ses découvertes d'après la traduction de son nom. On lui doit déjà la Stovaïne.



Le Stovarsol n'est point toxique. Il se prend en pilules ou en comprimés de 0 gr.25. Au lendemain d'une rencontre aventureuse ressent-on quelque remords ? On absorbe tout bonnement, à jeun, quatre comprimés, et l'on répète cette dose pendant quatre ou cinq jours de suite. (Après la première dose, consulter le médecin habituel, mais ne pas hésiter à prendre d'autorité les pilules initiales).



maladie stovarsol fourneau
STOVARSOL



Le tréponème pâle ne résistera pas à ce traitement.



N'avons-nous pas raison de vulgariser une telle découverte ?



Maintenant passons aux preuves du merveilleux médicament. Elles nous sont données par le docteur Maurice de Fleury qui m'a déjà fourni les éléments de cet article forcément incomplet. Je renvoie le lecteur soucieux d'un, développement plus scientifique à son étude de la Revue de France, fascicule du 1er mars dernier : Sigma vaincu.



Voici ces preuves !



Chez Fourneau, chez Levaditi, chez Fournier, des centaines d'animaux ont été inoculés, soit par contamination naturelle avec un autre animal malade, soit par inoculation directe. Tous les animaux infectés eurent la maladie dans son entier développement tandis que, sans une exception, tous les animaux ayant ingéré, peu après la contagion, du stovarsol, furent parfaitement préservés.



Ceci est encore plus intéressant !



Au laboratoire de M. Levaditi, deux jeunes médecins, enthousiasmés par de tels résultats, voulurent être inoculés par scarification. Le soir même et le lendemain, ils ont absorbé la dose moyenne de stovarsol, et, tandis que chez les singes inoculés le même jour avec le même virus, dans les mêmes conditions, on voyait évoluer l'affreuse maladie, les deux personnes humaines demeuraient entièrement, définitivement indemnes.



Le docteur Maurice de Fleury ajoute : 



A l'hôpital Cochin, dans le service de Fournier, le maître spécialiste, assisté de ses élèves MM. Guénot et Schwartz, a maintenant trente-cinq observations cliniques de femmes, jusqu'alors parfaitement indemnes de, toute spécificité, constamment exposées aux tréponèmes, dûment constatés, de leur conjoint ; toutes furent invariablement préservées en prenant quelques jours de suite trois ou quatre comprimés de l'acide acétvloxyaminophénylarsinique. Aucun échec, jamais, n'a été constaté.



A la réflexion, on ne voit pas ce que l'on pourrait objecter à la précision de ces recherches, à leur perfection expérimentale, qui jamais, dans aucun domaine, n'a été surpassée. C'est la méthode pastocienne dans sa merveilleuse rigueur ; elle prend tant de précautions, que l'on ne voit véritablement pas où pourrait se glisser une cause d'erreur. On se demande ce qu'une discussion de bonne foi pourrait trouvera objecter.



La question de fait est résolue. La prophylaxie du sigma est chose accomplie maintenant.



Quiconque est atteint de ce mal peut en guérir s'il le veut -bien.



Quiconque, aujourd'hui indemne et qui s'expose, ne voudra pas l'avoir, ne l'aura pas.



Le docteur Maurice de Fleury s'exprime avec une netteté vraiment réconfortante, ne trouvez-vous pas ?



Les expériences sont actuellement répétées à bord de deux navires de guerre accomplissant le tour du monde avec escales en maints endroits fameux par leurs tréponèmes de haute virulence. En outre, on distribuera des doses de Stovarsol aux hommes d'un corps d'armée à leur retour de permission de la nuit. Et puis, l'on comparera la statistique de ce corps d'armée avec les statistiques des autres régions. Mais le militaire consentira-t-il à absorber cette ration ? Il n'y répugnera toujours pas en Algérie et dans nos autres possessions africaines, car le Stovarsol, puissant spirillicide, combat, avec non moins de succès, la dysenterie amibienne.



Il convient décidément de marquer cette époque d'un caillou blanc. Le professeur Voronoff rend aux faibles, aux usés, l'énergie des jeunes hommes ; le professeur Fourneau nous préserve tous, indistinctement, de l'horrible et pâle tréponème. La Science n'a pas fait faillite comme l'a dit Brunetière, un jour où il parla trop vite.



La Science n'est pas un vain mot. Et qui sait ? Bientôt, peut-être, j'aurais la joie de vous annoncer que d'admirables travailleurs, pénétrant les secrets des deux autres fléaux ont trouvé l'antidote de la tuberculose et du cancer."



(Source : https://www.ospheres.com/fonctionnelle/syphilis-le-grand-retour et Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



 



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

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mercredi 24 juin 2020

LA GUERRE DES VIRUS EN 1950 (deuxième et dernière partie)


LA GUERRE DES VIRUS EN 1950.


Il y a 70 ans, on parlait déjà de guerre et de virus dans la presse...

mercredi 27 mai 2020

LA GUERRE DES VIRUS EN 1950 (première partie)


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dimanche 22 décembre 2019

LA GRIPPE ESPAGNOLE AU PAYS BASQUE EN 1918


LA GRIPPE ESPAGNOLE EN 1918.


La grippe de 1918, dite "grippe espagnole", virulente et contagieuse, s'est répandue en pandémie en 1918 et 1919, et a fait au moins 50 millions de morts dans le monde.

mardi 20 août 2019

UNE ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA À ARNÉGUY EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1834


LE CHOLÉRA À ARNÉGUY EN 1834.


En mars 1832, une épidémie de choléra frappe la France. La Basse-Navarre au Pays Basque est touchée par cette épidémie en 1834.

dimanche 20 mai 2018

LES LAZARETS D'IRUN ET DE FONTARRABIE EN GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1884 (première partie)


LES LAZARETS EN GUIPUSCOA EN 1884.


A la fin des années 1900, le choléra sévit en Espagne et des deux côtés de la frontière, pour éviter la propagation de cette maladie mortelle, sont mis en place des lazarets, c'est-à-dire des établissements où s'effectue un contrôle sanitaire.