LA BATAILLE DE RONCEVAUX EN 1813.
Cette bataille se déroule le 25 juillet 1813 au col de Roncevaux, en Navarre et oppose une armée impériale française aux ordres des généraux Bertrand Clauzel et Honoré Charles Reille à une force anglo-portugaise dirigée par le général Galbraith Lowry Cole.
L'affrontement va se solder par une victoire française contre les forces alliées anglo-portugaise.
Les Français vont avoir 200 tués ou blessés et les forces alliés 450 tués ou blessés.
Le 21 juin 1813, c'est une victoire décisive pour le marquis de Wellington et les troupes anglo-
alliées, lors de la bataille de Vitoria (Alava), sur l'armée française commandée par le roi Joseph
Bonaparte et le maréchal Jourdan.
Les Alliés, au prix de 5 000 victimes dans leurs rangs, infligent une perte de 8 000 hommes aux
Français et capturent toute leur artillerie à l'exception d'un obusier.
Cet affrontement consacre la fin de l'Espagne napoléonienne et encourage les ennemis de
Napoléon à poursuivre leur lutte contre la France au sein de la Sixième Coalition.
Les Français n'occupent plus à cette période que deux forteresses d'importance, Saint-Sébastien
et Pampelune. Wellington entreprend le siège de la première ville avec l'appui de ses équipements
de siège. Simultanément, les forces espagnoles investissent Pampelune mais, dépourvues
d'artillerie lourde, n'ont d'autre choix que d'affamer la garnison française pour la contraindre à
la reddition.
Le maréchal Jean-de-Dieu Soult prend le commandement de l'armée française le 12 juillet 1813.
Napoléon l'a chargé de "rétablir mes affaires en Espagne et de préserver Pampelune et Saint-
Sébastien". Rapidement, le duc de Dalmatie abolit la précédente organisation et rassemble ses 72
000 fantassins et ses 7 000 cavaliers dans une configuration totalement différente.
La nouvelle armée d'Espagne se compose à présent d'une réserve et de trois "lieutenances"
chacune équivalente à un corps d'armée. A Vitoria, les artilleurs français ont abandonné 151
canons mais ont pu entraîner les chevaux dans leur fuite, et il suffit à l'administration militaire
d'utiliser les pièces stockées dans l'arsenal de Bayonne pour réarmer les batteries françaises. Les
neuf divisions d'infanterie reçoivent 72 canons, les deux divisions de cavalerie 12, la réserve de
l'armée 32 et l'artillerie de réserve 24, pour un total de 140 pièces.
Le général Jean-Baptiste Drouet d'Erlon est nommé commandant de la lieutenance du Centre,
forte de 20 957 hommes, comprenant les divisions Darmagnac, Abbé et Maransin. Le général
Honoré Charles Reille dirige la lieutenance de Droite alignant 17 235 soldats et composée des
divisions Foy, Maucune et Lamartinière. Enfin, le général Bertrand Clauzel est placé à la tête de
la lieutenance de Gauche, rassemblant 17 218 hommes, avec sous ses ordres les divisions Conroux,
Vandermaesen et Taupin.
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| GENERAL DROUET COMTE D'ERLON |
Les 17 254 hommes composant la réserve sont placés sous le commandement du général Eugène-
Casimir Villatte. La cavalerie, forte de 7 147 sabres, est répartie en deux divisions respectivement
aux ordres des généraux Anne-François-Charles Trelliard et Pierre-Benoît Soult.
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| GENERAL EUGENE-CASIMIR VILLATTE |
Le 8 juillet, à l'aube, les Français évacuent le col de Maya, que le général anglais Rowland Hill
s'empresse d'occuper avec deux brigades britanniques ; plus à l'est, les Portugais tiennent les cols
d'Ispéguy et de Berderis. A la fin du mois de juillet, la 5e division anglo-portugaise assiège Saint-
Sébastien pendant que la 1ère division avec des unités espagnoles défend la ligne de la Bidassoa
sur les côtes.
La Light Division est à Bera, la 7e à Etxalar et la 2e au col de Maya. La division portugaise se
trouve plus au sud et la 6e division est retournée à Doneztebe, alors que la 4e occupe le col de
Roncevaux. Quant à la 3e division, elle est en réserve à Olague. La 2e division britannique et la
division portugaise sont rattachées au corps de Hill. Rendu inquiet par la perspective d'avoir à
mener le siège de deux forteresses en même temps, Wellington écrit : "nous ne sommes pas aussi
forts que nous devrions l'être".
Après la victoire décisive des forces alliées sous Arthur Wellesley, 1er duc de Wellington sur les
forces françaises du roi Joseph Bonaparte à la bataille de Vitoria, Wellington s'empara de Saint-
Sébastien et de Pampelune, les derniers avant-postes français sur le sol espagnol.
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| PRISE DE SAINT-SEBASTIEN PAR WELLINGTON 31 AOÛT 1813 |
Alors que Wellington concentrait ses efforts sur la capture du port stratégiquement important de
Saint-Sébastien, il envoya 11 000 hommes sous le commandement du général irlando-espagnol
O'Donnel pour bloquer Pampelune. Pour empêcher une contre-attaque française au-dessus des
Pyrénées, Wellington positionna le corps du général Hill sur un front de 80 km, pour couvrir la
route côtière et les principaux cols au-dessus des montagnes.
Le général Galbraith Lowry Cole occupe le col de Roncevaux avec sa 4e division, la division
espagnole de Pablo Morillo et la brigade Byng de la 2e division britannique, soit 11 000 hommes
au total. Entre 6 h et 9h du matin, la brigade Byng est attaquée en force par les troupes de Clauzel
mais Cole lui envoie rapidement des renforts. Les défenseurs parviennent à contenir les assauts
français jusqu'à 17 h lorsqu'un épais brouillard s'abat sur le champ de bataille.
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| PORTRAIT DU GENERAL GALBRAITH LOWRY COLE PAR WILLIAM DYCE |
Les troupes alliées perdent 350 hommes contre 530 tués ou blessés pour leurs adversaires. Troublé
par une reconnaissance française sur son flanc droit et craignant d'être submergé par 36 000
Français tapis dans la brume, Cole décide d'abandonner le col et se replie vers Pampelune malgré
les ordres lui prescrivant de défendre sa position "jusqu'à la dernière extrémité". Wellington lui
reproche par la suite de ne pas avoir rendu compte de ses agissements en temps opportun. La 3e
division de Thomas Picton, forte de 6 000 hommes, rejoint Cole peu après mais doit à son tour
battre en retraite sur les instances de Cole.
Après avoir rapidement reconstruit et réorganisé ses forces après leur défaite, les Français du
maréchal Nicolas Jean de Dieu Soult lancent une attaque vers Pampelune par les cols de Maya et
de Roncevaux.
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| BATAILLE DE MAYA 25 JUILLET 1813 |
La force française à Roncevaux se composait de 40 000 hommes et de 8 canons de montagne sous
les ordres des généraux Reille et Clausel. Le col est défendu par la 4e division britannique
commandée par le major-général Galbraith Lowry Cole et est aidé par la brigade portugaise
4/10e.
Les Français attaquèrent à partir de Saint-Jean-Pied-de-Port, avançant en deux colonnes de
chaque côté du col. Clausel sur l'Altobiscar et Reille sur la Linduz. Vers 6h00, les deux armées se
rencontrèrent. Les Britanniques étaient en infériorité numérique, la brigade de John Byng du
côté Est tint la division de Bertrand Clausel à distance pendant trois heures avant d'être
repoussée vers l'arrière.
A 14h00, Cole amena trois autres brigades en renfort. Cependant, ver 17h00, un épais brouillard
descendit sur le champ de bataille, juste au moment où la brigade portugaise 4/10e repoussait les
attaques françaises dans le Val de Baïgorry. Cole, malgré les ordres contraires, ordonna à ses
troupes de se retirer vers Pampelune.
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| BATAILLE DE RONCEVAUX 25 JUILLET 1813 |








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