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lundi 6 janvier 2025

L'ÉNIGME BASQUE EN 1936 PAR FRANÇOIS DUHOURCAU (troisième partie)

 

L'ÉNIGME BASQUE EN 1936 PAR FRANÇOIS DUHOURCAU.


François Duhourcau, né le 5 février 1883 à Angers (Maine) et mort le 3 mars 1951, à Bayonne (Basses-Pyrénées), est un romancier, essayiste et historien français, lauréat du Grand prix du roman de l'Académie française en 1925.




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FRANCOIS DUHOURCAU



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le Mercure de France, le 1er mai 1936 :



"Hors d'Espagne et de France, ces Ibères, on les trouve encore en Italie sous le nom d'Etruques, c'est-à-dire aïta euskar, pères euskariens, selon Beati Moglia. Ces Etrusques paraissent originaires, suivant l'opinion aujourd'hui dominante, de l'Asie Mineure septentrionale. C'est ce que dit, après Meillet et quelques autres, le Guide Bleu Hachette pour l'Italie : c'est donc une hypothèse déjà classée. Ces Etrusques passent pour être les premiers occupants de l'Italie où leur empire primitif s'étendait jusqu'à Naples. Ils furent peu à peu refoulés par l'invasion des races indo-iraniennes ; avec quelques-unes de ces tribus nouvelles, ils fondèrent Rome dont ils fournirent les premiers rois. L'opinion commune des savants, et surtout des linguistes tels que Meillet, se rallie aujourd'hui au vieux jugement de Denys d'Halicarnasse : "Beaucoup d'historiens ont considéré Rome comme une ville étrusque." Si bien que, lorsque pour définir l'étoffe basque on la dit romaine, il serait plus juste de dire que c'est l'antique étoffe romaine, si robuste et glorieuse, qui fut basque en sa trame première.



"Les Etrusques, écrit Meillet, ont été de grands bâtisseurs et organisateurs de villes." — Soit des Illiberistes. — "Ils sortent peut-être de la souche pélasgique, écrivait dès 1884 le grand helléniste Louis Menard, tant admiré de Renan et de Leconte de Lisle, d'Anatole France, de Barres et de Philippe Berthelot. La civilisation des Etrusques est une sorte d'annexe de la civilisation hellénique, mais elle s'en distingue par un caractère sacerdotal qui semble la rattacher à l'Orient, et par des tendances pratiques dont les Romains ont hérité" (Histoire des Grecs). A ce double caractère, on reconnaît assez bien le vieux génie basque. Ce qu'ils apprirent des Hellènes, les savants modernes s'accordent à dire que les Etrusques en bénéficièrent dans la migration qui les porta, à travers la mer Egée, des rives septentrionales de l'Asie Mineure jusqu'à la péninsule italique. L'Odyssée et l'Enéide peuvent encore aujourd'hui nous donner une ide du voyage.



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LIVRE APERCU D'UNE HISTOIRE DE LA LANGUE GRECQUE
D'ANTOINE MEILLET



Quelques savants, en pointe d'avant-garde, prétendent retrouver des Ibères au sud du Péloponèse, à l'origine de Sparte. Le faisceau des conjectures n'est point encore assez dense pour que je l'utilise. Mais ce que l'on sait du génie des Spartiates l'apparente assez bien, par sa vigueur, sa dureté même, et son sens pratique aux Etrusques, aux anciens Romains et aux Basques.



Enfin, les derniers travaux des savants, tant d'archéologie que de linguistique, nous amènent au Caucase comme lieu d'origine des Ibères.



Leurs conclusions découlent surtout de la parenté du basque avec le vieux langage géorgien, de la parenté aussi des moeurs et de l'esprit. Ils ont même identifié Tubal, fils de Japhet, avec Uplos, héros éponyme des Géorgiens. Un parallèle en règle serait fort intéressant et réserverait, aux Basques comme aux Géorgiens, bien des étonnements. Pour ma part, j'abandonne certaines parentés dans les goûts et les coutumes qui ne me semblent point péremptoires, quoique singulières ; j'abandonne même la mise en valeur de certains noms qui sonnent basque, en cette contrée, comme Urumia, Urartu, Chorokhi, Urdubad, pour aller à des arguments plus décisifs. Je n'insisterai point encore pour savoir si, par exemple, la ville de Gori, centre ethnique des Géorgiens, entre la capitale Tiflis et la Mer Noire, ne devrait pas ce vieux nom (qui est basque) à son terrain rougeâtre qui, dès l'antiquité, valait à l'airain d'Ibérie, d'un jaune plus brillant et plus clair que tous autres, une renommée universelle en Asie Mineure et Méditerranée. Je n'insisterai point pour savoir si Gori doit son nom, comme non loin d'elle Tiflis (en langue moderne) aux eaux chaudes qui jaillissent de son sol volcanique — double hypothèse qu'éveille le nom de Gori. Je n'abuserai pas du fait que cite M. Pierre Harispe dans son volume le Pays Basque et qui nous montre Tacite donnant pour chef aux Ibères du Caucase un certain Ariarate, beau-frère de Mithridate. "Ariarate, poursuit Harispe, est un nom basque que j'ai retrouvé plusieurs fois dans la vallée de Bastan." Toutefois, je ne cèlerai pas cette preuve (ou présomption) par le sentiment que je tiens de la ravissante et gentille (rare alliage) Mme Mary Coste, la femme du grand aviateur. Même dans les sciences, on le sait, il ne faut pas négliger le sentiment. "Toute connaissance vient du sentiment", affirmait Léonard de Vinci, ce que répète, à sa manière, Claude Bernard, lorsqu'il déclare qu'à l'origine de toute découverte scientifique, il y a d'abord "un sentiment de l'esprit". Donc, il y a deux ans, déjeunant à côté de Mme Costes, à Biarritz, je lui demandai si elle en était à son premier séjour en Euskal-Herria et comment elle trouvait le pays. "J'y suis venue pour la première fois, cette année, me répondit-elle, mais j'y reviendrai pour une raison très personnelles. Le pays est fort beau, mais la race basque m'a séduite davantage encore. Elle m'émeut, lorsque je la vois dans les campagnes où je me promène, car elle me rappelle par son allure, ses traits, son attitude, ses habitudes, tout à fait la race de mon pays." Je lui expliquai alors, sachant que Mme Costes est géorgienne, que les savants modernes ne s'étonneraient point de cette similitude profonde qui la touchait.



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LIVRE LE PAYS BASQUE
PAR PIERRE HARISPE



Mes remarques, à mon sens les plus décisives, faites au cours d'études prolongées dans le sillon nouveau tracé par les savants modernes, les voici.



Les cartes qui donnent la dissémination des fils de Japhet selon les données de la Bible, confirmées ou mises au point par les orientalistes contemporains, portent Tubal, cinquième fils de Japhet, comme ayant pris pour terre de peuplement la grande vallée caucasienne qui devait être l'Ibérie. — Or, les Basques, par tradition immémoriale, se transmettent qu'ils sont issus de Tubal, fils de Japhet.



L'Ibérie était arrosée par deux fleuves, l'Ebre (depuis, le Cyrus, puis le Kour, enfin la Koura) et l'Araxe, nom qui subsiste encore et désigne le fleuve que se partagent la Caucasie et l'Arménie. — Or, on sait que les migrateurs, et encore les émigrants d'aujourd'hui, se plaisent à donner à des villes, à des monts, à des fleuves du pays neuf où ils se fixent, au terme de leur aventure, les noms des villes, des monts ou des fleuves de leur pays originel. Les Ibères, parvenus en Espagne, n'y ont point manqué, semble-t-il. Les savants s'accordent à dire qu'ils donnèrent le nom d'Ebre au fleuve dont ils remontèrent le cours, après leur débarquement sur la rive levantine de l'Espagne. Quant à l'Araxe, nous le retrouvons lui aussi en Navarre où il prend sa source, avant de confluer dans l'Oria, aux portes de Tolosa, ancienne capitale du Guipuzcoa.



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FLEUVE ORIA TOLOSA GUIPUSCOA
PAYS BASQUE D'ANTAN



Enfin voici, à mon sens, une preuve qui pourrait bien être souveraine.



Dans sa remarquable Esquisse d'une histoire de la langue latine (1928), le grand linguiste Meillet signale deux faits curieux dans la linguistique helléno-latine. Un certain nombre de mots grecs ou latins ne proviennent pas du sanskrit, parce qu'évidemment le monde indo iranien, d'où sont issus Grecs et Latins, ne connaissait pas les choses que ces noms signifient. Par ailleurs, certains de ces noms grecs et latins sont bien apparentés, mais il semble que Grecs et Latins les aient pris séparément à une même langue méditerranéenne qu'on ignore. Meillet se demande si cet intermédiaire n'aurait pas été l'étrusque. Il cite un certain nombre d'exemples pour le langage du Latium "qui ne sont sans doute, précise-t-il, qu'une part de ce qui est entré dans le latin, en réalité". Ampère assurait, il y a déjà longtemps, que l'euskara avait été la langue originelle du Latium. On comprend aujourd'hui pourquoi.



Ces noms sont surtout ceux de plantes, d'arbres, de fleurs, de fruits, d'animaux et de métaux. Les voici, d'après Meillet : la vigne, la rose, le lis, la figue, la pomme, la poire, l'âne, l'airain, l'or, le plomb et l'argent. On peut y ajouter aussi la cerise et la châtaigne."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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dimanche 5 janvier 2025

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 5 JANVIER 2025 SAINT ÉDOUARD - EDORTA

 

PROVERBE DU 5 JANVIER 2025 (SAINT ÉDOUARD) (ÉMILIENNE) (EDORTA).


EDOUARD Edouard le Confesseur, prince de la maison de Wessex, naît vers 1004.



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5 JANVIER SAINT EDOUARD LE CONFESSEUR



Fils du Roi Aethelred le Malavisé, Edouard passe sa jeunesse en exil en Normandie.

Edouard règne sur le royaume d'Angleterre de juin 1042 jusqu'à sa mort, le 5 janvier 1066.

Edouard épouse, en 1045, Edith, la fille du comte Godwin de Wessex

La grande piété d'Edouard lui vaut son surnom et le fait d'avoir été canonisé en février 1161, par le pape Alexandre III.

Après la mort d'Edouard, le et suite à sa succession contestée, Guillaume le Bâtard (ou le Conquérant) imposera la domination normande sur le pays.

Edouard est considéré comme l'un des saints patrons de l'Angleterre jusqu'au 14ème siècle.

Edouard est vénéré comme le saint patron des rois, des mariages difficiles et des conjoints séparés.

Aujourd'hui encore, Edouard est le saint patron de la famille royale anglaise.





religion catholique saint sainte edouard
5 JANVIER SAINT EDOUARD



EDORTA : "Edward" ingeles errege izena. Edouard, Eduardo, Anglo-saxoinetik Eadweard : kustodia santua, "Santa Custodia".

Eadweard (ead "aberastasuna" eta ward "zaindaria") germaniar izenetik sortua da. Arras erabilia da Ingalaterran -errege askok izan dute Edward izena - eta Galizia - Portugaletan, azkeneko herrialde hauetan Duarte gisa.

Aldaera : Edorta (Deun-ixendegi euzkotarra). 

Baliokideak : Eduardo (es) eta Edouard (fr).




Une naissance du 5 janvier Arthur Marie Auguste Bernède.




écrivain france judex belphégor mandrin vidocq leroux navarre
ECRIVAIN ARTHUR BERNEDE



Né le 5 janvier 1871 à Redon (Ille-et-Vilaine) - Mort le 19 mars 1937 à Paris 10ème arrondissement.

C'est un romancier populaire français, très prolifique.

Arthur publie près de 200 romans d'aventures et d'histoire et crée plusieurs centaines de personnages romanesques dont certains, devenus très célèbres, tels que Belphégor, Judex et Mandrin, ont éclipsé leur créateur.

Il met également en scène Vidocq, chef de la Sûreté.

Pour écrire, il va utiliser des noms de plume tels que Roland d'Albret et Jean de La Périgne.

En 1889, il devient bachelier après de brillantes études à Redon, durant lesquelles il écrit des pièces en vers et des poèmes.

En 1890, attiré par une carrière lyrique, Arthur monte à Paris pour y faire ses classes au conservatoire, avec comme professeurs Gabriel Fauré et Benjamin Godard.

Victime d'un accident vocal, il se reconvertit en librettiste et participe à la création de plusieurs opéras, opéras-bouffes et pièces lyriques.

Il écrit aussi quelques pièces de théâtre et des monologues.

En 1894, il fait un premier mariage et a une fille.

Arthur divorce en 1900 et se remarie en 1910.

De 1897 à 1901, il travaille à l'Hôtel de Ville de Paris, mais il est renvoyé après un scandale diplomatique.

Dès 1906, il est convaincu de l'importance que va prendre le cinéma et il écrit le scénario de deux films tournés par Louis Aubert.

Jusqu'en 1930, il adapte pour le cinéma plus de 20 autres de ses livres, ainsi que des romans de Balzac, Paul d'Ivoi ou Emile Zola.

En 1919, Arthur fonde avec Gaston Leroux et René Navarre la Société des Cinéromans, une société de production cinématographique.

Il en est le directeur littéraire, travaillant à la mise en scène, effectuant les repérages des lieux et participant aux tournages.

Il écrit en outre plus d'une centaine de romans populaires qui paraissent d'abord en feuilleton dans les journaux populaires, dont Le Petit ParisienLe Matin et Paris-Soir, avant d'être repris en volume.

C'est un polémiste redouté qui fait des pétitions, qui multiplie les conférences et qui lutte aussi pour une plus juste reconnaissance du droit des auteurs et pour la rénovation de la Société des gens de lettres.

Arthur meurt le 19 mars 1937, à 66 ans, d'une crise cardiaque.




écrivain france judex belphégor mandrin vidocq leroux navarre
ECRIVAIN ARTHUR BERNEDE



Voici le proverbe du dimanche 5 janvier 2025 :


GOIZ NEGU, BI NEGU.

Hiver prématuré, deux hivers.



mois calendrier hiver janvier
MOIS DE JANVIER







(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus)






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L'AFFAIRE DU LOTISSEMENT D'EUSKARA À SAINT-JEAN-DE-LUZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1931 ET 1932 (troisième partie)

 

L'AFFAIRE DU LOTISSEMENT EUSKARA À SAINT-JEAN-DE-LUZ EN 1931 ET 1932.


En janvier 1931, éclate à Saint-Jean-de-Luz le scandale du lotissement Euskara, en bordure de la Route Nationale 10.



pays basque scandale immobilier labourd 1931 1932
SAINT-JEAN-DE-LUZ 1931
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la presse locale, dans plusieurs éditions :


  • la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays Basque, le 20 février 1932 :

"Tribunal Correctionnel.

Audience du vendredi 19 février.

Le Lotissement d'Euskara.

Les plaidoiries.



L'après-midi tout entière a été consacrée à la défense de M. Elissague par M. de Bèze et à celles de MM. Diharce et Arostéguy par Me Delmas.



Tout d'abord, Me de Sèze soulève un incident d'ordre juridique pour irrégularité de citation qui devait, dit-il, contenir un exposé clair, net et précis des torts reprochés aux inculpés et qui dans le cas actuel faisait état du délit d'abus de confiance alors qu'en fait la partie civile et le ministère public ont poursuivi pour le délit d'escroquerie.



Puis, avec sa grande autorité, son éloquence élégante et sobre, Me de Sèze reprend point par point les faits établis par l'accusation.



pays basque scandale immobilier labourd 1931
PLAGE VERS PERGOLA
SAINT-JEAN-DE-LUZ 1931
PAYS BASQUE D'ANTAN


Le fait de se faire remettre des fonds ne constitue pas un délit, c'est la manoeuvre qui le constitue, et la manoeuvre n'a pas été prouvée.



Il n'y a jamais eu de fraude, dit-il, pas même de fraude fiscale. Au moment de réaliser un acte juridique, la société civile avait le droit de rechercher la modalité de réalisation qui lui permettrait de payer le moins de droits au fisc, elle avait le droit de se transformer en société anonyme pour éviter le formidable impôt. Il n'y a eu là rien d'illégal, tout au contraire, cela a été régulier, légal, licite.



Le fait d'avoir établi des bons hypothécaires est lui aussi tout à fait légal ; tous les jours, chez les notaires, on établit des grosses hypothécaires quand le vendeur veut être payé comptant et quand l'acheteur veut payer à terme : c'est le moyen d'avoir un prêteur.



Puis Me de Sèze, affirmant la bonne foi de la société civile, rappelle qu'en 1928, quand elle a cédé la société anonyme constituée par le groupe Poliakoff, la situation financière et sociale de M. de Poliakoff était inattaquable.



pays basque scandale immobilier labourd 1931
PLAGE ET RHUNE SAINT-JEAN-DE-LUZ 1931
PAYS BASQUE D'ANTAN


Me de Sèze insiste ensuite sur la réalité du gage des bons hypothécaires, le terrain est toujours là et ses qualités n'ont pas changé ; seule, la crise l'a dévalorisé comme elle a dévalorisé toutes choses ; mais qui peut prétendre qu'un jour ils ne représenteront pas exactement la valeur qui leur fut attribuée naguère ?



Puis Me de Sèze parle de son client M. Elissague qui, pendant les débats et dans les exposés de la partie civile et du ministère public a été représenté comme un homme d'affaires avisé et rapace.



On a parlé d'idéaliste, mais celui-ci est un illusionniste, au dire de Me de Sèze, qui montre son client entreprenant de nombreuses affaires, toujours président des sociétés et des conseils d'administration qui le sollicitent, avançant de l'argent, avalisant des traites pour des sommes fabuleuses, enfin en arrivant à épuiser une très grosse fortune personnelle, et, résumant le tout, Me de Sèze conclut que l'affaire d'Euskara a été une opération malheureuse mais dans laquelle on ne peut trouver un seul délit.



Me Delmas présente la défense de M. François Diharce, qui est demeuré son ami, avec chaleur, émotion, conviction.



L'arrestation de François Diharce, dit-il, a secoué le Pays Basque comme un coup de tonnerre, et si quelques-uns ont pensé qu'il avait, M. Diharce, pu commettre des imprudences, des maladresses, des erreurs de jugement, tout le monde a été d'accord pour dire qu'il n'avait certainement pas commis d'action malhonnête, parce que cela ne pouvait pas être. Aussi est-ce avec tristesse, mais sérénité, que Me Delmas présente la défense de son client.



Comme Me de Sèze, il va reprendre les arguments de l'accusation pour les discuter tour à tour. Il va démontrer qu'il n'y a pas eu de manoeuvres frauduleuses pour amener des fonds et que tous les moyens employés ont été honnêtes et légaux. Le fameux programme d'action, cet acte qui constitue ce que le notaire appelle une vente à retardement, c'est tout simplement, dit-il, une vente sous condition suspensive comme on en fait tous les jours.



La société anonyme était si peu fictive, dit-il, qu'après le départ de M. de Poliakoff, qui en était l'administrateur délégué, on prononça sa faillite. Aurait-on pu prononcer la faillite d'une société que le Parquet estime fictive ?



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SAINT-JEAN-DE-LUZ 1931
PAYS BASQUE D'ANTAN


Point par point, Me Delmas reprend les accusations de la partie civile.



Puis il démontre la bonne foi de son client, qui a fait des efforts avec l'argent de sa famille pour dégager sa réputation et son honneur, qui a toujours eu, dans toutes les circonstances, un profond souci de l'honneur ; et l'avocat rappelle la conduite de son client pendant la guerre.



Enfin, conclut Me Delmas, le préjudice n'existe pas, les terrains sont toujours là avec leur valeur réelle. C'est un gage soumis comme les autres aux lois économiques et qui subit actuellement le préjudice de la crise.



Me Delmas présente ensuite la défense de M. Arostéguy, qui n'a jamais touché un seul centime, qui ne peut être accusé d'aucune complicité, qui n'est entré dans l'affaire qu'en raison de son amitié et de sa confiance en M. Diharce. Lui aussi s'est bien conduit pendant la guerre et a fait l'objet de 3 citations.



Aujourd'hui dans l'après-midi, Me Lamarque présentera la défense de M. Caudron.



Nous ne pourrons donner le compte rendu que lundi."



A suivre...



(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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samedi 4 janvier 2025

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 4 JANVIER 2025 SAINTE ANGÈLE - EUKEN

 


PROVERBE DU 4 JANVIER 2025 (SAINTE ANGÈLE) (EUKEN).



ANGÈLE : Sainte Angèle de Foligno naît en 1248 à Foligno (Ombrie, Italie).



religion catholique saint sainte angele
4 JANVIER SAINTE ANGELE DE FOLIGNO

Angèle est une religieuse franciscaine italienne du 13ème siècle.

Angèle est l'une des premières grandes mystiques reconnues par l'Eglise catholique.

Ayant des parents nobles et aisés, Angèle se marie jeune, à 20 ans, et elle a plusieurs fils.

Angèle décide de se confesser un jour, mais ayant caché des péchés, elle a une vision de François d'Assise et elle entre alors dans la voie de la pénitence, passant de longues heures en prières et se mortifiant.

En 1288, ayant perdu tous les membres de sa famille proche, elle se convertit totalement.

Angèle est admise, en 1291, dans le tiers ordre de saint François.

Angèle meurt en 1309, à Foligno (Italie), à l'âge de 61 ans.

Elle est déclarée bienheureuse par le pape Clément XI le 11 juillet 1701 et canonisée le 9 octobre 2013 par le pape François.



religion catholique saint sainte angèle
4 JANVIER SAINTE ANGELE DE FOLIGNO




EUKEN : "Eugénie", "Eugène", "Eugenio". Grekotik "Eugenios" : emankorra, zuzena, noblea.

Grekoko Eughenios "jaiotza onekoa" -Eughenius latinez - izenetik. Toledoko (E) San Eugenio hiri honetako lehen apzpikua izan bide zen. Deun-ixendegi euzkotarra lanean Eukeni proposatu zen eta handik Euken sortu. Santuaren eguna martxoaren 4an da. Baliokideak : Eugénio (es) eta Eugène (fr).




Un décès du 4 janvier Albert Camus.



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ECRIVAIN ALBERT CAMUS


Né le 7 novembre 1913 à Mondovi (Algérie française) - Mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne, France).

C'est un écrivain, philosophe, romancier, dramaturge, essayiste et nouvelliste français.

Il est aussi journaliste militant engagé dans la Résistance française et, proche des courants libertaires, dans les combats moraux de l'après-guerre.

Son père meurt au combat en octobre 1914, pendant la Première Guerre mondiale.

Albert fait ses études à Alger où son instituteur lui donne des leçons gratuites et l'inscrit, en 1924, sur la liste des candidats aux bourses.

Puis, il est reçu au lycée Bugeaud, où, après avoir eu la première partie de son baccalauréat, il entre en classe de philosophie, à l'automne 1930.

En décembre 1930, on lui diagnostique une tuberculose et il est hospitalisé.

Albert épouse, en juin 1934, une starlette algéroise, Simone Hié, dont il va divorcer en 1940 pour épouser Francine Faure, avec laquelle il aura deux enfants.

En 1935, il adhère au Parti communiste algérien mais il en sera exclu en 1937.

A partir de 1938, Albert fait ses débuts journalistiques et littéraires.

En 1940, il s'installe à Paris avec son épouse Francine Faure.

Il publie, en juin 1942, son roman L'Etranger.

En 1943, il prend la direction du journal Combat, quotidien clandestin.

En 1944, Albert rencontre André Gide, puis Jean-Paul Sartre.

Le 8 août 1945, il est le seul intellectuel occidental à dénoncer l'usage de la bombe atomique à Hiroshima, dans un éditorial paru dans Combat.

En 1947, il connaît un grand succès littéraire avec son roman La Peste, suivi en 1949 par la pièce de théâtre Les Justes.

Albert reçoit, en 1957, le prix Nobel de littérature.

En 1957 également, il prend position aussi bien sur la question de l'indépendance de l'Algérie.

Il meurt tragiquement dans un accident automobile, le 4 janvier 1960, à 46 ans.

Son oeuvre comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des films, des poèmes et des essais, dans lesquels il développe un humanisme fondé sur la prise de conscience de l'absurde de la condition humaine mais aussi sur la révolte comme réponse à l'absurde.



ecrivain algerie  peste nobel littérature
ECRIVAIN ALBERT CAMUS



Voici le proverbe du samedi 4 janvier 2025 :


URTARRILA IDORTE, LABORARIA DIRUTE.

Janvier sec rend paysan prospère.




mois calendrier janvier sécheresse
MOIS DE JANVIER
PAR ALFONS MUCHA





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)


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LA LAÏCISATION DES ÉCOLES AU PAYS BASQUE EN 1887 ET 1888

LA LAÏCISATION DES ÉCOLES AU PAYS BASQUE EN 1887 ET 1888.


Les lois Jules Ferry sont deux lois sur l'école primaire en France votées en France en 1881-1882 sous la 3ème République, qui rendent l'école gratuite (loi du 16 juin 1881), l'instruction primaire obligatoire et participent à laïciser l'enseignement public (loi du 28 mars 1882).


éducation enseignement primaire ferry laique
LOI SUR L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE OBLIGATOIRE
DU 28 MARS 1882

Cette loi du 28 mars 1882 comporte 18 articles, dont l'article 4 indique :

"L'instruction primaire est obligatoire pour les enfants des deux sexes âgés de 6 ans révolus à 13 ans révolus ; elle peut être donnée soit dans les établissements d'instruction primaire ou secondaire, soit dans les écoles publiques ou libres, soit dans les familles, par le père de famille lui-même ou par toute personne qu'il aura choisie.

Un règlement déterminera les moyens d'assurer l'instruction primaire aux enfants sourds-muets et aux aveugles."




Voici ce que rapporta à ce sujet la presse dans diverses éditions :



  • La Croix, le 15 octobre 1887 :

"La reconnaissance.



Le préfet des Basses-Pyrénées vient de laïciser les écoles de Souraïde, Mouguerre et Arbonne. Le maire de Souraïde a été prévenu de cette décision par la lettre suivante, le seul acte de remerciement que recevront les soeurs.


"Cabinet de M. le préfet.

Pau, le 7 octobre 1887.


Monsieur le Maire,


J'ai l'honneur de vous informer que la directrice de l'école publique congréganiste de Souraïde sera remplacée par une institutrice laïque à partir du 17 de ce mois. 


En conséquence, la rentrée scolaire, fixée primitivement au 10 octobre, sera retardée pour l'école des filles jusqu'au 17 de ce mois. Je vous prie d'informer les familles de la date de la rentrée, et de veiller à ce que les locaux scolaires soient disponibles à dater du 15, conformément à l'invitation qui a été faite directement à la congrégation.


Pour le préfet :

Le secrétaire de la préfecture, 

illisible (naturellement)"




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BOURG ET EGLISE DE SOURAÏDE
PAYS BASSQUE D'ANTAN



  • L'Univers, le 17 novembre 1887 :

"Nous lisons dans la Semaine de Bayonne :


Les populations basques continuent à affirmer, par leur attitude en face des écoles laïcisées, leurs sentiments d'affection et de confiance en ces soeurs et ces frères que le préfet expulse, leur sentiment d'horreur pour les écoles neutres, leur volonté opiniâtre d'assurer, quoi qu'il en coûte, à la jeune génération, une éducation profondément chrétienne.


A Saint-Palais, en attendant l'ouverture de l'école libre que dirigeront les Servantes de Marie, les familles n'envoient pas leurs enfants à l'école : l'école des Servantes de Marie comptait 140 élèves, l'école laïcisée en a 8 ou 10, pauvres enfants d'employés livrés en otage par leurs parents pour conserver un morceau de pain.


A Arbonne, l'école laïcisée n'a pas une élève ; les enfants attendent au logis que leur école libre soit prête.


A Souraïde, où l'on s'occupe de bâtir l'école chrétienne libre, l'institutrice est restée 20 jours sans élèves. On a obtenu enfin d'un Américain qu'il fit livrer ses deux nièces à l'école laïque ; ce ne sera pas pour longtemps.


Cela ne se passe pas différemment dans le Béarn : à Boeil Bezinq, l'école des filles de la Croix, laïcisée, va renaître libre et plus librement chrétienne ; les 50 ou 60 enfants de l'ancienne école attendent chez elles cette renaissance. Quant aux 2 institutrices laïques qui remplacent les soeurs de la Croix dans l'école communale, elles ont 5 élèves !



béarn autrefois écoles religion laique ferry
MAIRIE ET ECOLE BOEIL-BEZING
BEARN D'ANTAN



La Semaine signale particulièrement à l'admiration de ses lecteurs les courageux habitants de Souraïde, qui, simples paysans bien dénués du côté de la fortune, n'ont pas hésité à entreprendre de créer une école libre des soeurs quand la laïcisation est venue frapper cette paroisse.


Sans hésitation, sans entrer dans des calculs, ils se sont mis à la besogne : les uns ont fourni des matériaux, les autres donnent leurs bras et leurs bonnes volontés pour les charrois. Quelques-uns, ils sont rares, avaient une bourse à fouiller ; ils l'ont fait généreusement, dans la mesure de leurs moyens.


Voilà des exemples qu'il est bon de relever pour oublier un moment les tripoteurs du jour."



  • La Croix, le 15 janvier 1888 :

"Dans les Basses-Pyrénées, à Sare, les écoles laïcisées renferment 23 élèves, les écoles libres 155 ; à Itxassou, les chiffres sont de 23 contre 80. Enfin, à Souraïde, où l'école libre n'est pas prête encore, l'école laïcisée, qui fonctionne seule, compte, en tout et pour tout, deux élèves inscrites ; mais, comme elles sont de la même famille et que la présence de l'une d'elles est nécessaire à la maison, elles vont en classe alternativement ; l'institutrice n'a donc qu'une enfant à la fois, pendant que 40 autres attendent l'ouverture de l'école libre. Dans ces 3 communes, les 40 à 50 enfants qui fréquentent les écoles laïcisées coûtent plus de 4 500 fr. aux contribuables, tandis que 250 à 280 enfants doivent être instruits aux frais de leurs parents,  parce qu'il ne plaît pas au Gouvernement oppresseur de leur donner un enseignement à leur convenance.

Justice et liberté !"



  • La Croix, le 31 octobre 1888 :

"Les Ecoles libres.


A Bayonne, magnifique rentrée des écoles libres. Plus de 1 500 enfants ont assisté, vendredi, à la messe du Saint-Esprit.


A Souraïde, une seule élève, la fille d'un douanier, est inscrite à l'école laïque des filles.


L'école libre des Soeurs d'Espelette a recueilli toutes les petites filles de la commune, à l'exception de 15, pour la plupart filles de fonctionnaires.


Comme on le voit, le pays basque reste inébranlable dans sa foi religieuse. 

(Nouvelliste de Bordeaux)"



(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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vendredi 3 janvier 2025

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 3 JANVIER 2025 SAINTE GENEVIÈVE - INGE ET JENOFA


PROVERBE DU 3 JANVIER 2025 (SAINTE GENEVIÈVE) (INGE) (JENOFA).


GENEVIÈVE : Geneviève naît à Nanterre vers 420.





religion catholique saint sainte genevieve
3 JANVIER SAINTE GENEVIEVE


Issue de la haute noblesse gallo-romaine, Geneviève se voue à Dieu dès sa plus tendre enfance tout en exerçant de hautes responsabilités dans la cité.

En 451, Geneviève convainc les habitants de ne pas abandonner leur cité aux Huns et elle détourne la colère d'Attila par ses prières.

Geneviève reçoit les fidèles dans l'ermitage de la montagne qui porte aujourd'hui son nom, au coeur de l'actuel Quartier latin de Paris.

C'est là que Geneviève meurt en 502, à l'âge de 89 ans, et elle est inhumée au même endroit.

Sur son tombeau, le Roi Clovis, son plus célèbre disciple, fait bâtir la basilique des Saints Apôtres.

Geneviève est la sainte patronne de Paris, du diocèse de Nanterre et de la Gendarmerie.





religion catholique saint sainte genevieve
3 JANVIER SAINTE GENEVIEVE



INGE : Eskandinaviar izena 1150etan Ahetzen.



JENOFA : Parise zaindu zuen "Geneviève" neskatoa (V).


(...) Jenobeba - Jatorri zelta duen latineko Genovefa izenetik dator, frantsesezko Geneviève bitarteko dela, Jenobeba santua Parisen bizi izan baitzen, V. mendean. Jaieguna urtarrilaren 3an da. 

Aldaera : Jenofa. Baliokideak : Genoveva (es) eta Geneviève (fr).




Un décès du 3 janvier : Ferdinand Louis Félix Le Peletier de Saint-Fargeau.



révolution france babeuf noble
FERDINAND LOUIS FELIX LE PELETIER DE SAINT-FARGEAU



Né le 1er octobre 1767 à Paris - Mort le 3 janvier 1837 à Neuilly (Hauts-de-Seine).

C'est un révolutionnaire français, qui s'engage en politique après l'assassinat de son frère Louis-Michel, en janvier 1793 et qui deviendra une personnalité politique influente dans les milieux jacobins.

Félix est le descendant d'une famille de la noblesse de robe, et son père est président à mortier du Parlement de Paris.

Au début de la Révolution française, il commence une brillante carrière dans les armes et sert comme aide de camp auprès du prince de Lambesc, parent de Marie-Antoinette.

Après la prise de la Bastille et l'abolition des privilèges (4 août 1789), sa famille émigre mais lui reste à Paris.

Il joue un rôle important lors des obsèques de son frère Michel, héros national et premier "martyr de la liberté" assassiné par un ancien garde du corps du roi Louis XVI.

Grâce à l'aura de son frère défunt, Félix est admis au Club de Jacobins, en juillet 1793, et élu secrétaire de ce club, en août.

Sous la Terreur, il n'est guère inquiété.

Après le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794) et la chute de Robespierre, son attachement à l'idéal démocratique ne se dément pas sous la réaction thermidorienne, le Directoire, le Consulat, l'Empire et la Restauration.

Grâce à sa fortune, il finance diverses feuilles, tâtant lui-même du journalisme.

Entré en relation avec Gracchus Babeuf, Félix devient l'un de ses principaux bailleurs de fonds.

En germinal, il fonde le Directoire secret de salut public avec Babeuf, Antonelle et Sylvain Maréchal.

Après l'échec de la conspiration des Egaux, il est jugé par contumace à Vendôme, il est acquitté en mai 1796.

Obéissant alors au voeu de Babeuf, il subvient aux besoins de la famille du Tribun du Peuple et adopte son fils aîné, Emile, dont il paie l'éducation.

Après le coup d'Etat du 18 brumaire, qui conduit Bonaparte au pouvoir, la répression s'abat sur les milieux jacobins et Félix est condamné à la déportation à Cayenne.

Arrêté en janvier 1801, il est transféré à l'île de Ré.

De retour en 1803 à Paris, il est envoyé en résidence surveillée à Genève.

En décembre 1804, il bénéficie d'une amnistie lors du sacre de Napoléon, mais refuse la Légion d'honneur que Carnot lui a fait offrir.

De retour en France, après un an de proscription, en 1805, Félix est placé sous surveillance spéciale jusqu'en 1806 et ne dispose ni de liberté d'action ni de liberté de déplacement et tout séjour à Paris et dans ses environs lui est interdit.

Il se retire alors en Normandie et le régime lui offre, en 1811, une place de maire de Bacqueville.

Au retour des Bourbons, il refuse de prêter le serment de fidélité au roi et il démissionne de ses fonctions.

Lors des Cent-Jours, il est élu député à la chambre des députés par le collège électoral de Dieppe.

Après le retour des Bourbons, Félix est arrêté en juillet 1815 et mis en prison.

Libéré, il est de nouveau arrêté et il est décrété de bannissement.

Il quitte alors la France et rejoint la Belgique, puis l'Allemagne.

En avril 1819, il obtient de pouvoir rentrer en France.

Là, Félix continue à mener une action politique active, fréquentant les milieux libéraux.

Dès la fin de 1830, il s'engage dans l'opposition républicaine et démocrate à la monarchie de Juillet et il entre dans des sociétés républicaines.

La même année, il reprend et complète une Histoire de la Révolution et de la Restauration, commencé en 1816, poursuivi en 1826-1828 et achevé en 1834.

Il meurt le 3 janvier 1837, à 69 ans.



    Voici le proverbe du vendredi 3 janvier 2025 :


    IGUZKIAK ERRETZEN BADU URTARRILA, ZOAZI ESKE-ZAKUAREN BILHA.

    Si le soleil brûle en janvier, cherche ton sac pour mendier.



    pays basque autrefois mendiant
    MENDIANT
    PAYSS BASQUE D'ANTAN




    (Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)


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