Libellés

vendredi 2 juin 2023

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 2 JUIN 2023 SAINTE BLANDINE ET SAINT POTHIN - GOGOR


PROVERBE DU 2 JUIN 2023 (SAINTE BLANDINE) (SAINT POTHIN) (GOGOR).


BLANDINE : Blandine est fêtée le 2 juin.



religion catholique saint sainte blandine
2 JUIN SAINTE BLANDINE DE LYON

Blandine de Lyon était une jeune esclave qui faisait partie d'un groupe de 48 chrétiens arrêtés, en juillet 177, sous le règne de Marc Aurèle, en raison de leur refus de participer au culte impérial.

Blandine est la patronne de la ville de Lyon.

Blandine est aussi, avec Sainte Marthe, patronne des servantes.

Dans l'iconographie de sainte Blandine, on trouve le filet, le taureau, le gril, le lion et l'ours. Elle est souvent représentée attachée à un pilier avec un lion et un ours à ses pieds.



religion catholique saint sainte blandine
2 JUIN SAINTE BLANDINE DE LYON



POTHIN : Pothin (en grec "Désiré") naît vers 85.


religion catholique saint sainte pothin
2 JUIN SAINT POTHIN DE LYON


C'est le premier évêque de Lyon et le premier évêque de Gaule.

Il est arrêté en 177, à plus de 90 ans et informe, sous le règne de l'empereur Marc Aurèle, en même temps que Blandine de Lyon.

Il meurt le 2 juin 177, à la suite des mauvais traitements infligés par ses bourreaux.

Pothin est un des patrons du diocèse de Lyon.



GOGOR : "Gogor" taldeko bost apez 1969ean Bilbon 

preso hartuak izan dira.


religion catholique pays basque franquisme prêtres disque 1968
GOGOR DISQUE AGORILA 1969


(...) Gogor - Erdi Aroko euskal izena. Honela deitzen zen XVI. mendean Elgea (A) Herritik Ameriketara joandako gizon bat. Loiun (B) bada Gogorrena izeneko etxea. Besta izen asko bezala jatorriz adjektiboa zen. - - (...)




Une naissance du 2 juin : Donatien Alphonse François de Sade.



marquis france écrivain cruauté pornographie
MARQUIS DE SADE


Né le 2 juin 1740 à Paris - Mort le 2 décembre 1814 à Charenton-Saint-Maurice (Seine).

C'est un homme de lettres, romancier, philosophe, longtemps voué à l'anathème en raison de la part accordée dans son oeuvre à l'érotisme et à la pornographie, associés à des actes de cruauté.

Donatien est issu d'une des plus anciennes maisons de Provence.

Il passe ses 3 premières années de vie à l'hôtel de Condé, éloigné de ses parents.

De 4 à 10 ans, son éducation est confiée à son oncle, l'abbé Jacques-François de Sade, à Saumane-de-Vaucluse (Vaucluse).

A 10 ans, il entre au collège Louis-le-Grand, à Paris, collège dirigé par les pères jésuites.

A 14 ans, Donatien entre à l'Ecole des chevau-légers de la garde du roi, à Versailles.

A 16 ans, il prend part à la guerre de Sept Ans.

A 17 ans, il obtient une commission de cornette au régiment des carabiniers du comte de Provence.

Ses états de service, en 1673, indiquent qu'il est "fort dérangé, mais fort brave".

Donatien a une mauvaise réputation : joueur, prodigue et débauché.

En mai 1763, il épouse Renée-Pélagie de Montreuil, fille aînée du président honoraire à la cour des Aides de Paris, dont la fortune dépasse celle des Sade. Il aura 3 enfants avec elle.

A partir d'octobre 1763, débutent les scandales de sa conduite débauchée et le début de ses incarcérations, pour des raisons et dans des conditions fort diverses. 

Donatien est impliqué dans différentes affaires scandaleuses : principalement à Arcueil en avril 1768 et à Marseille en juin 1772.

En 1778, il est enfermé, d'abord au donjon de Vincennes puis à la Bastille. Sa détention durera 11 ans.

Condamné pour débauches outrées, il se lance dans une oeuvre littéraire qui s'en prend à la religion et à la morale. Ce sera Cent Vingt Journées de Sodome.

Donatien est libéré en avril 1790 par l'abolition des lettres de cachet et il s'installe à Paris.

Son épouse, réfugiée dans un couvent, demande la séparation de corps et l'obtient.

Il fait la connaissance de Marie-Constance Quesnet, comédienne de 33 ans, qui ne le quittera plus jusqu'à sa mort.

En 1792, il est nommé secrétaire, puis en juillet 1793, président de la section des Piques.

En juillet 1794, Donatien est condamné à mort pour intelligences et correspondances avec les ennemis de la République, avec 27 autres accusés.

Il est sauvé par la chute de Robespierre.

Libéré, il cherche des moyens de subsistance et publie plusieurs ouvrages clandestins pornographiques.

Le roman Justine, publié en 1791 est une de ses oeuvres emblématiques, avec un texte d'une très grande violence et franchement pornographique.



écrivain france cruauté marquis pornographie
LIVRE JUSTINE ET LES MALHEURS DE LA VERTU
MARQUIS DE SADE 1791


En mars 1801, Donatien est arrêté, interné sans jugement, à Sainte-Pélagie.

En avril 1803, il est transféré à l'asile de Charenton comme fou.

Il va y mourir le 2 décembre 1814, à 74 ans.


marquis france écrivaon cruauté pornographie
MARQUIS DE SADE EN PRISON


Voici le proverbe du vendredi 2 juin 2023 :


BAGIL ARGIA, URTE GUZIKO ARGIA.

Juin lumineux, lumière pour toute l'année.



mois calendrier juin
MOIS DE JUIN
PUBLICITE CHOCOLAT D'AIGUEBIELLE





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 400 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

UN PORTRAIT DE M LÉON BÉRARD SÉNATEUR DES BASSES-PYRÉNÉES EN JUILLET 1931

LEON BÉRARD EN 1931.


Léon Félix Joseph Louis Bérard, né le 6 janvier 1876 à Sauveterre-de-Béarn (Basses-Pyrénées) et mort le 24 février 1960 à Paris, est un avocat et homme politique français.



homme politique béarn ministre sénateur
LEON BERARD
SENATEUR BASSES-PYRENEES 1927 ET 1936



Voici ce que rapporta à son sujet la revue hebdomadaire La Côte basque : revue illustrée de 

l'Euzkalerria, le 12 juillet 1931, sous la plume de Maurice Reclus :


"Nous lisons dans "Gringoire" un portrait si fidèle et si attachant de M. Léon Bérard "nouste Léon", que nous ne résistons pas à la tentation de le reproduire pour nos lecteurs qui apprécieront comme nous l’art du peintre : Maurice Reclus.



On se tromperait fort en rangeant M. Léon Bérard au nombre des représentants de ce qu’il était convenu d’appeler avant guerre (l’expression a un peu vieilli) la "République athénienne". M. Léon Bérard a, en effet, d’autres titres à l’intérêt et à l’estime de ses contemporains que ce contraste piquant, qu’on se plaît à signaler chez certains hommes politiques, entre l’austérité démocratique et le goût de la littérature et de l’art. C’est que, démocrate autant que quiconque, il l’est avec une distinction rare et qu’ainsi apparaît comme toute naturelle son inclination pour les choses de l’esprit.



homme politique béarn basses-pyrénées sénateur ministre
PHOTO DE LEON BERARD
AGENCE ROL



Tout, chez lui, est à base de culture, et les idées qu’il professe en politique sont d’origine aussi haute que celles qu’il sait si bien exprimer sur les créations du génie, sur les destinées de l'intelligence ou sur l’éducation nationale. Il n’a jamais besoin de changer de registre selon qu’il lui faut s’adresser à la foule ou à l’élite, tout simplement par ce que, dans son cas, le civique et l’intellectuel ne font qu’un.



M. Léon Bérard est un classique. Il ne l’est pas seulement par son respect et son amour pour les maîtres, par son éloquence où l’harmonie le dispute à l’élégance et à la mesure ; il l’est plus profondément, plus essentiellement par sa référence constante aux idées générales et par son propos délibéré de les plier à la discipline et au contrôle de la raison. On n’a pas assez remarqué, à mon sens, que l’esprit classique est le point culminant de l’esprit critique : M. Léon Bérard a cet esprit-là au plus haut degré. Mais il sait à merveille en éviter les écueils qui sont, d’une part, la sécheresse et d’autre part le scepticisme.



M. Léon Bérard a la foi. Il croit vraiment à la raison. La raison n’est pas à ses yeux cette déesse farouche qui promène le glaive avec le niveau, telle que se la représentent certains esprits simples. Elle est pénétrée d’humanité, la tolérance est sa loi.



Bon ! me direz-vous : pourquoi employer de si grands mots alors qu’il suffirait de dire que M. Léon Bérard est tout simplement un libéral ! Eh oui ! voilà, en effet, le mot qui convient lorsque sans doute il ne songerait guère. Que l’on veut sainement parler de l’actuel garde des Sceaux. Libéral, M. Léon Bérard l’est avec résolution et, si je puis écrire ainsi, avec enthousiasme. C’est le type même du républicain à l’image des fondateurs du régime ; c’est, en politique, l’homme de la maison ouverte et de la main tendue. Je dirai — comme on a pu le dire de Jules Favre, de Waldeck-Rousseau, d’autres encore — qu’il est girondin plus que jacobin, ce qui n’exclut nullement chez lui ce goût de l'autorité et ce sens de l’Etat aux quels on reconnaît les hommes de gouvernement.


homme politique béarn basses-pyrénées sénateur ministre
LEON BERARD
INAUGURATION MONUMENT BOSSUET A DIJON



Si le libéralisme souriant de M. Léon Bérard ne l’a jamais incliné à une poli tique de facilité ou de faiblesses, ses dons heureux d’intellectuel et d’orateur ne l’ont jamais détourné d’agir. Libéral, il est et reste militant. Le long séjour qu’il a fait au ministère de l’Instruction publique lui a permis de se montrer grand réalisateur. On n’a pas oublié avec quelle ténacité, avec quel courage il sut mener sa grande réforme de l’enseignement secondaire fondée sur le primat des humanités.



M. Léon Bérard, après une retraite marquée, à de trop rares intervalles, par de retentissantes interventions à la tribune de la Chambre, puis au Sénat, sur les sujets qui lui tiennent à cœur, est aujourd’hui vice-président du Conseil et détenteur des Sceaux de la République en des circonstances qui, on en conviendra, rendent particulièrement difficile un poste où les initiés voient avec raison la plus malaisée et la plus périlleuse des hautes charges gouvernementales. Sa compétence de juriste éprouvé y fait merveille autant que sa finesse béarnaise. Le monde politique et le monde tout court, où l'affabilité du ministre de la Justice lui a valu tant d’amitiés, ont accueilli avec une faveur marquée ce retour au pouvoir qu’il n’a rien fait pour hâter et auquel sans doute il ne songeait guère. Quel Parisien n’a entrevu, au moins une fois, dans les milieux où l’on se soucie encore de culture et d’esprit, sa silhouette si personnelle dont on dit, et dont il laisse dire, qu'elle évoque celle du grand Condé ? Plus près de la cinquantaine que de la soixantaine, M. Léon Bérard a gardé une jeunesse d’allure qui correspond bien à celle de son esprit toujours en éveil, jamais en apprêt. Sa voix chaude et profonde est celle de l’orateur-né. Il n’y a dans son cas — il s’en faut de tout — nulle solennité, mais cette dignité d’attitude qui correspond à la droiture de la pensée et qui confinerait à la gravité si, entre intimes, M. Léon Bérard ne préférait (et il a bien raison) donner carrière à la plus délicate des fantaisies. Son érudition, sans être voyante, est du meilleur aloi ; il n’ignore rien de l’histoire, et rien des lettres ou de la philosophie ne lui est étranger. Il s’est, une fois pour toutes, installé dans le bon sens ; sa politique est celle des idées claires ; sa République est celle de la sagesse ; sa cité est celle d’un Renan qui, plus confiant dans la vertu propre de la démocratie que l’auteur de La Réforme intellectuelle et morale, tiendrait qu’il n’y a pas de bonne tyrannie et s’élèverait d’instinct contre tout ce qui n’est point de la liberté.



Juriste libéral, mais profondément conscient de la nécessaire prérogative de l’autorité publique, M. Léon Bérard est essentiellement homme de gouvernement, et son étonnant sens politique en fait un gouvernant de premier plan. Rompu aux grandes affaires comme aux grandes idées, apte à la négociation, républicain de doctrine et de vocation, national jusqu’au bout des ongles, en communion étroite de sentiments avec la France rurale dont il tire ses origines comme avec la France pensante qui le tient pour l’un des siens, il ne doit rien aux factions, il n’a rien du partisan."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

jeudi 1 juin 2023

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 1ER JUIN 2023 SAINT JUSTIN ET SAINT CLAIR - ENEKO ET IÑIGO


PROVERBE DU 1ER JUIN 2023 (SAINT JUSTIN) (SAINT CLAIR) (ENEKO) (IÑIGO).


JUSTIN : Jeune grec né à Flavia Neapolis (Naplouse en Cisjordanie aujourd'hui), en Palestine, vers l'an 100, Justin se passionne pour la philosophie. 



religion catholique saint sainte justin
1ER JUIN SAINT JUSTIN DE NAPLOUSE

Justin fait le tour des écoles de philosophie du monde hellénistique à la recherche de la Vérité. 

Justin découvre finalement celle-ci en entendant un vieillard sur une plage lui parler du Christ.

Après son baptême, Justin se demande si la Vérité a commencé avec le Christ. Il préfère croire qu'elle était déjà en germe dans la philosophie antérieure et va, toute sa vie, s'efforcer de concilier celle-ci avec l'enseignement du Christianisme. 

Justin est condamné pour avoir refusé de participer au culte des idoles et il est décapité, vers 165, avec 6 compagnons sous le règne de l'empereur Marc-Aurèle que l'on dit précisément philosophe.

L'Eglise fera de Justin le patron des philosophes.



CLAIR : Clair d'Aquitaine, ou Clair d'Albi, est le premier évêque d'Albi.



religion catholique saint sainte clair
1ER JUIN SAINT CLAIR D'AQUITAINE

Clar en occitan, Clarus en latin, est un saint catholique et orthodoxe du 1er ou du 4ème siècle, martyr, dont la fête est célébrée le 1er juin.





ENEKO, IÑIGO : Oñako abade, XI. mendean. Nafarroako erregeen hilobia. IÑIGA : Doña Toda Larraungo erregina erregentearen ama.

(...) Eneko - Ohiko euskal izena Erdi Aroan. 842. urtetan Iruñeko lehen errege izan zen Eneco-k Esa herria eman zion Leireko monasterioari ("Ego rex Eneco concedo..."). Jakitunen artean adostasun zabala dago euskal izentzat jotzean (...)

(...) ; osagaiak ene "nirea" eta -ko atzizki hipokoristikoa dirateke, eta jatorrizko adiera "enetxoa" edo Loiolako Eneko latinez Enecus zen eta gaztelaniaz Iñigo (ikus sarrera hau), lehenago Iruñeko erregeak edo Bizkaiko jaunak bezala.

IÑIGO Eneko izenaren erdarazko aldaera. Euskal Herrian hagitz erabilia. Zenbaitetan gaztelaniaz Iñigo erara ezagutzen ditugun pertsonaoien benetako izena ez zen hori, Eneko baizik. Esaterako, 842. urtean Nafarroako erregeak Leireko monasterioari lur sail batzuk ematean ego Enneco izenpetzen du. 850. urtean bere semeak ere aldaera hori darabil (Garsea Ennecones, Garcia Iñiguez erromantzez). Bizkaian ere XI. mendean Eneco Lopiz dugu ("Senior Eneco Lopiz de Bizcaia", Leire 1043), erdaraz Iñigo Lopez emana. Dena dela, izena itzuli zuen pertsonaiarik ezagunena Eneko Loiolako izan zen.



Un décès du 1er juin Louis-Alexandre Berthier.




marechal empire napoleon
MARECHAL LOUIS-ALEXANDRE BERTHIER


Né le 20 novembre 1753 à Versailles (Yvelines) - Mort le 1er juin 1815 à Bamberg (Allemagne).

Louis-Alexandre Berthier, prince de Neuchâtel et prince de Wagram, n'est pas le plus célèbre des maréchaux d'Empire. Homme de l'ombre, sans le panache d'un Lannes ou d'un Murat, cet officier d'état-major fut pourtant de presque toutes les batailles napoléoniennes où ses talents d'organisateur furent décisifs et contribuèrent aux succès des armées de Napoléon...

Né de parents tous deux au service du roi, il devient ingénieur-géographe comme son père et participe à la guerre d'indépendance américaine.


marechal empire napoleon
MARECHAL LOUIS-ALEXANDRE BERTHIER


Colonel en 1778, il passe dans la Garde nationale puis remplit les fonctions de chef d'état-major sous divers généraux, dont Napoléon Bonaparte.

Berthier participe sous ses ordres aux campagnes d'Italie et d'Egypte et soutient le coup d'Etat du 18 Brumaire.

Sous le Consulat, il reçoit le portefeuille du ministère de la Guerre qu'il conservera jusqu'en 1807.



marechal empire napoleon
LOUIS-ALEXANDRE BERTHIER 1805


En 1804, Napoléon le fait maréchal d'Empire.

Prince de Wagram et colonel général des Suisses en 1809, il restera aux côtés de l'Empereur jusqu'à son abdication en 1814.

Il se rallie alors à Louis XVIII qui le fait pair de France et capitaine de la Garde royale.

Rentré chez sa famille à Bamberg (Allemagne), il y meurt, à 61 ans, défenestré le 1er juin 1815.



marechal empire napoleon
LOUIS-ALEXANDRE BERTHIER

Voici le proverbe du jeudi 1er juin 2023 :


EKAINA LUR BUSTI, GURE AITA NEGARTI.

Terre mouillée en juin, notre père en pleurs.


mois calendrier juin
JUIN 1902
SERIE B K W



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 400 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

HENDAYE EN LABOURD AU PAYS BASQUE DANS LA GUERRE CIVILE ESPAGNOLE EN SEPTEMBRE 1937 (troisième partie)

 

HENDAYE EN SEPTEMBRE 1937.


Pendant la Guerre civile espagnole, Hendaye, ville-frontière, est aux premières loges du conflit.




pays basque autrefois pont frontière labourd
PONT INTERNATIONAL HENDAYE 1937
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien La Dépêche, le 23 septembre 1937 :



"La fureur de Franco.

Dans sa colère, il consigne chez lui notre consul à Malaga.

Mais Troncoso est un bandit et M. Desmartis n'en est pas un.

La bande de Bordeaux part pour Brest.

Ce qu'il advient de Tamborini et de Pasotti.



Il fallait s'attendre, et nous l'avions prévue, à une réaction de Franco, à la suite de l'arrestation de son âme damnée, le commandant Troncoso, qui médite, à l'heure actuelle, dans la prison de Bayonne sur la justice immanente...



Souhaitons pour ce dernier que ses rêves ne soient pas troublés par le spectre des milliers de pauvres paysans. d'ouvriers, de femmes et d'enfants basques que sur ses ordres les phalangistes, dès la conquête d'lrun, de Saint-Sébastien, de Bilbao ont sauvagement abattus sur les terres jadis heureuses du Guipuzcoa.



Donc, le général Franco a mis une garde de police autour du consul de France à Malaga. Qu'a fait M. Desmartis ? Exactement rien. L'arrestation dont il est menacé n'est pas consécutive à un acte quelconque qui lui soit reprochable. On le met sous clé parce que consul et parce que Français. La pensée évidente de Franco est de l'utiliser comme otage. Le ministre des affaires étrangères confirme que le consul de France est gardé à vue.



Et c'est là que gît l'odieux de l'acte de Franco. Si la justice française a mis la main sur son agent Troncoso, c'est parce que celui-ci s'est conduit en bandit et s'en est vanté.



C'est lui, et non un autre, qui est allé dire au commissaire spécial d'Hendaye : "Vous arrêtez mon chauffeur. Vous arrêtez les agresseurs du sous-marin de Brest. C'est moi qui suis responsable ; c'est moi qui ai monté l'affaire ; c'est à moi qu'il faut s'adresser."



La justice française, devant ces déclarations, ne pouvait que se saisir de l'homme ; bonne prise, car on apprend successivement que cet homme, qui avait ses grandes et petites entrées sur notre sol, n'avait cessé depuis huit mois d'y machiner des attentats ; de payer jusqu'à cinquante mille  pesetas à une crapule du nom d'Orendain pour placer ici et là des bombes qui faisaient des victimes ; pour faire sauter des trains et tuer par ses séides des réfugiés espagnols ou de simples français.



En regard de ce lourd passé, dont il faudra qu'il rende compte, qu'a fait M. Desmartis ; rien, exactement rien. Il n'a cessé d'agir en honnête homme et en représentant scrupuleux de son pays, donnant ainsi à Giardini et autres consuls du même acabit une leçon de moralité qu'ils seront, du reste, bien incapables de comprendre.



Si le général Franco s'imagine qu'en menaçant le consul français d'arrestation son acte d'odieux arbitraire fera reculer notre pays, il se trompe. Ce militaire félon avait encore quelques degrés à descendre dans le déshonneur...


Il les dégringole.

Libre à lui.



La justice française, impassible, poursuivra son devoir qui est, ayant saisi une bande de malfaiteurs et d'assassins à la gorge, de leur faire avouer, devant tous, l'étendue de leurs méfaits — et de les punir en conséquence.


histoire sabotage sous-marin républicain franquistes
OCCUPANTS DE L'AUTO DE BELIN SEPTEMBRE 1937
ORANDIN CHAIX SABRUSTEGUY
JOURNAL L'OUEST ECLAIR 23 SEPTEMBRE 1937

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Gibraltar, 22 septembre. — On apprend, de source officielle, que le consul de France à Malaga, M. Pierre Bertrand-Desmartis, a été mis hier en état de détention au consulat français, par les autorités nationalistes, qui lui ont interdit de quitter le consulat.



Les pirates de Franco. Le Commandant Troncoso à la Villa Chagrin.



Nos correspondants d'Hendaye et de Bayonne ont signalé l'incarcération à la "Villa Chagrin" du commandant Troncoso et le luxe de forces déployées à cette occasion.




irun franquiste sous-marin brest commandant pays basque
JULIAN TONCROSO SAGREDO


C'est que le bruit d'une tentative d'enlèvement préparée par des nationalistes espagnols avait couru. Par conséquent, ces mesures s'expliquent.


Le chef militaire fait toujours preuve d'arrogance. Il prétend, avec de grands airs offensés, avoir été attiré dans un véritable guet-apens. Hier, à Hendaye, il était dans un état de surexcitation tel qu'il parlait de passer par la fenêtre si on continuait à ne pas vouloir lui ouvrir la porte du commissariat. Cette porte s'est d'ailleurs ouverte, mais le commandant Troncoso ne l'a pas franchie libre. On a, en effet, des explications supplémentaires à lui demander et son rôle d'instigateur du coup de main de Brest justifie amplement le mandat d'amener, transformé en mandat d'arrêt, que délivrait lundi soir le parquet de Bayonne.


Dans sa prison, le commandant est bien gardé. Un peloton de gardes mobiles est réparti à l'intérieur et à l'extérieur. On a dû se souvenir en haut lieu de la sensationnelle évasion de Spilers.


Ce matin encore. le procureur de la République n'avait rien reçu de son collègue de Brest. ville où le commandant Troncoso doit être transféré.



Par mesure de représailles, M. Desmartis, Consul de France à Malaga, est consigné par les franquistes.


Et voici que nous parvient la stupéfiante nouvelle, celle que le consul de France à Malaga a été consigné hier soir chez lui, sur l'ordre du général Queipo de Llano, par mesure de représailles à la suite de l'incarcération du commandant Troncoso.



général franquiste assassin
GENERAL QUEIPO DE LLANO 1939



Il est à peine besoin d'ajouter que notre consul n'a jamais préparé aucun coup de main et que cet homme "au rasoir entre les dents" qu'est le grotesque speaker de Séville a agi avec beaucoup de légèreté. Mais ce n'est pas la première fois, certes, qu'il mêle l'odieux au ridicule.


C'est par mesure de représailles que les autorités insurgées ont "mis aux arrêts" M. Desmartis. 

Paris, 22 septembre. 


— On annonce ce soir dans les milieux autorisés que confirmation a été reçue à Paris du fait que M. Desmartis consul de France à Malaga, était consigné dans son consulat par les autorités nationalistes. Il apparaît que la mesure dont M. Desmartis fait l'objet a été prise en guise de représailles à la suite de l'arrestation en France du commandant Troncoso.


Aussi, bien qu'il soit impossible d'établir la moindre comparaison entre les faits auxquels le gouverneur militaire d'Irun paraît être mêlé et l'exercice à Malaga, par M. Desmartis de ses fonctions consulaires, le gouvernement français tiendra-t-il, avant de prendre position sur cette affaire, à connaître la décision que prendra le juge d'instruction de Brest à l'égard du chef franquiste.


On sait, en effet, que pour l'instant seul un mandat d'amener est délivré contre celui-ci et que le parquet de Bayonne n'avait pas qualité pour l'interroger. On considère que si, après son audition, qui ne saurait tarder, par le magistrat compétent, le commandant Troncoso était libéré, la question se résoudrait d'elle-même puisque les autorités nationalistes de Malaga n'auraient plus de raison pour maintenir leur décision à rencontre de M. Desmartis.


Par contre, il faut s'attendre, si l'officier franquiste devait être inculpé dans l'affaire du sous-marin "C-2", à ce que la mesure que frappe le consul de France de Malaga suscite sur le plan diplomatique des difficultés avec les autorités de Salamanque.



A propos du refoulement d'individus suspects.



Par mesure de sécurité le gouvernement, ne pouvant supporter plus longtemps les agissements sur le sol français de franquistes notoires, se prépare à les refouler en Espagne. Ayant appris ce projet, les rebelles espagnols ont fait savoir que si celui-ci était mis à exécution, ils chasseraient de Saint-Sébastien un nombre égal, et peut-être double, de Français.


Les choses en sont là. La frontière, du côté espagnol, reste fermée et, du côté français, Il en est pratiquement de même. M Maurice Mathieu, préfet des Basses-Pyrénées, s'est rendu ce matin à Hendaye.



... A la frontière.

Troncoso est transféré à la prison de Bayonne.


Hendaye, 22 septembre. 

— Troncoso est parti hier soir par le train de 20 h. 10. Il est sorti, à 20 h. 09, du commissariat par une porte dérobée, encadré par six inspecteurs. La garde mobile encadrait le train qu'il devait prendre.


Arrivé dans l'ombre près du train, Troncoso a eu un moment d'hésitation et de révolte. A ce moment-là. les inspecteurs l'ont serré de près et le commissaire spécial l'a pris par le bras et l'a fait monter dans le wagon.


On a fait descendre le commandant Troncoso à la gare de La Négresse pour dépister la foule à l'arrivée à Bayonne.


Le commandant Troncoso, avec quatre inspecteurs, est monté dans une Delage, qui l'a transporté à la prison de Bayonne.


Toute la journée, devant le commissariat, gardé par six gardes mobiles, il y a eu une grande effervescence.


Les postes frontières ont été doublés. Les Espagnols ont fermé la frontière à tous les Français, c'est-à-dire que les Français peuvent entrer en Espagne, mais ne peuvent plus en ressortir.



Bayonne, 22 septembre. 

— Mardi soir, sur instructions venues de Paris. le parquet de Bayonne délivrait un mandat d'amener et le commandant Troncoso était transféré à Bayonne.


En raison de l'heure tardive, l'arrivée de Troncoso au palais de justice, à 21 heures, passa inaperçue.


Les magistrats du parquet, réunis dans le cabinet de M. Déjean de la Batie, procureur de la République, firent subir au commandant Troncoso un premier interrogatoire d'une heure, à la suite duquel le mandat d'amener fut transformé en mandat d'arrêt.


A 22 heures, avec la même escorte importante de gardes mobiles, mousquetons au poing, et de policiers, mais toujours sans attirer l'attention des rares promeneurs, Troncoso, qui ne semblait nullement inquiet et affectait au contraire de sourire d'un air narquois, fut conduit à la villa Chagrin.


Au palais, on parle de l'envoi de commissions rogatoires possibles pour éviter un transfert à Brest ; mais, peut-être, ces bruits sont-ils mis simplement en circulation pour dépister la curiosité du public et éviter des manifestations jusqu'au moment où l'inculpé sera dirigé sur la gare. 


Il n'a été procédé mercredi matin à aucun interrogatoire. Vraisemblablement, le juge d'instruction se transporta à la prison pour éviter au prisonnier la traversée de la ville.


Une garde sévère est faite autour de la prison et toutes les mesures ont été prises afin qu'aucun incident ne puisse se produire. 

—M. Lacouture.


pays basque avant espion franquiste sabotage guerre espagne
COMMANDANT TRONCOSO 1937


Le commandant Troncoso est transféré à Brest.

Bayonne, 23 septembre. 


— Cette nuit, à 0 h. 33. le commandant Troncoso à été transféré à Brest. Le commandant a pris place dans un wagon de première classe, et était escorté de quatre inspecteurs de la sûreté.


L'heure du départ ayant été tenue secrète, aucun curieux ne se trouvait à la gare au moment du départ du train."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

NOUVEL ARRIÈRE-PLAN DE MON BLOG EUSKAL HERRIA LEHEN - PAYS BASQUE D'ANTAN

  

CHANGEMENT DE MOIS = CHANGEMENT D'ARRIÈRE-PLAN DE MON BLOG.


Comme je m'y suis engagé il y a quelques années, nous sommes le premier du mois et je change donc l'arrière-plan de mon blog.