Je vous supplie Monsieur, de ne voir dans mon long silence, ni un de ces acquiescements que vous appelez "complicité", ni, encore moins une outrecuidante indifférence à l’égard de vos arguments. Au cours de mes divers déplacements durant les grandes vacances, les deux numéros où vous avez bien voulu me répondre ne m’étaient pas parvenus, et je n’ai connu qu’il y a peu de jours l’existence de cette réponse dont je n’ai pu prendre lecture que vendredi dernier. Je mets à profit les présentes vacances pour vous présenter encore quelques observations. A votre exemple, et pour les mêmes motifs, je répondrai aussi brièvement que me le permettront les nécessités de la clarté : peu de mots me suffiront pour être entendu de vous et des lecteurs que la question intéresse.
Certes, vous jonchez le sol des éclats de mon édifice, mais je prétends précisément que vous ne portez atteinte qu’à son éclat, si tant est, qu’il en ait, et non à sa solidité. J’irai jusqu’à admettre, qu’à n’en juger que par les débris une fois à terre, ils fassent triste figure, mais c’est à l'édifice lui-même, tel qu’il se présentait lorsqu’il était debout, que j’attache de l’importance et non à ses pierres séparées les unes des autres, car je l’avoue, elles ne valent que par leur ensemble et par l’appui mutuel qu’elles se donnent. Je me fonde sur la concordance d’une série de raisons, dont chacune, prise isolément, serait peut-être insuffisante, mais qui, à mon sens, se confirment réciproquement. C’est dans cet esprit que je vous demande la permission de répondre à vos principales objections et que j’examinerai les principales pierres que de mon édifice vous avez lancées dans mon jardin.
1° Ce que vous appelez le "couronnement" n’est en effet rien de plus dans mon esprit : c’est un ornement destiné à faire valoir la construction, ce n’en est pas la base, ni même une pièce indispensable ; il ne vaut que par la bâtisse qu’il surmonte : en termes moins métaphoriques, c’est un argument surérogatoire. J’admets, comme vous, qu’un manuscrit de beaucoup postérieur peut avoir été écrit sur un papier dont le filigrane porte 1723, j’avais moi-même fait cette réserve à M. Hérelle ; je n’affirme pas non plus que la date 1634 du manuscrit de la Bibliothèque Nationale soit la preuve irrécusable que nous ayons là une copie authentique d’un manuscrit exécuté, ou d’une Pastorale représentée à cette date ; je prétends seulement que ces deux faits, le second surtout, sont de nature à faire hésiter avant d’affirmer, qu’il n’y a pas eu de représentation théâtrale tragique en Soule avant l’année 1759, surtout si par ailleurs des raisons plus décisives s’ajoutent à ces simples motifs de douter.
2° J’apporte les mêmes restrictions en ce qui concerne le "Clovis" acheté par Buchon : j’ai toujours pensé que pour décider ce dernier point, il était besoin d’un supplément d’information et je me suis à cet égard expliqué assez clairement dans mon "Hélène de Constantinople" et dans mon précédent article de Pyrenoea.
LIVRE HELENE DE CONSTANTINOPLE 1908 D'ALBERT LEON
3° Vous semblez admettre que s’il y avait eu des "cayers" de Pastorales, rédigés avant 1752, ils n'auraient pu tous se perdre ; or la supposition de telles pertes n’a rien d’invraisemblable puisque plusieurs pièces, dont nous connaissons les titres, demeurent aujourd’hui introuvables ou ont notoirement disparu : il y a donc des manuscrits détruits ou qui se dérobent encore à nos regards : voilà qui est certain. La supposition de rédactions antérieures à 1759 perd donc de ce fait toute invraisemblance.
Mais passons à ce que je considère comme le réduit de ma forteresse : le répertoire et la technique.
4° Si les "Trageries" ne sont qu’une grossière imitation de la tragédie française, comment expliquez-vous que le Théâtre souletin s’alimente peu ou point à la source dont il dérive ? Comment, de de tous les sujets qu’il traite, un seul, Oedipe, lui est-il commun avec la scène classique ? Encore était-il populaire bien avant que Voltaire en eût tiré une tragédie. Comment aucun des autres sujets classiques des XVIIe et XVIIIe siècles, n’a-t-il pas fait l’objet d’une Pastorale, pas même ceux qui semblaient devoir intéresser le public souletin et entrer dans le cadre habituel de leur théâtre, tel qu'Esther, Athalie, Polyeucte, ou, dans un autre genre d’idées, le Cid, Bajazet ou Bérénice ?
5° Sans doute, la composition générale, comme vous le remarquez fort justement, peut s’expliquer par l’inexpérience des auteurs et l’influence de la technique du roman. Mais j’avoue comprendre difficilement, autrement que par l’influence des Mystères, des traits aussi particuliers et aussi précis, et en même temps aussi concordants, que l’existence obligatoire d’un prologue et d’un épilogue, la présence d’un ou de plusieurs diables, la lutte des Chrétiens et des Turcs. Ces particularités me paraissent d'autant plus concluantes que je les trouve toutes dans les Mystères Bretons : Or ici, il ne s’agit plus de conjectures ou de raisonnements, ce sont les textes eux-mêmes de ces pièces, c’est l’histoire directement connue des plus anciennes qui nous montre leur origine dans les Mystères Français. La ressemblance entre ce théâtre et celui des Souletins se poursuit jusque dans l’attitude de l’acteur qui récite le prologue et dans la mélopée sur laquelle il le débite. Or, je le répète, les plus anciennes pièces bretonnes connues sont antérieures à l’éclosion de la tragédie française classique. Est-il donc raisonnable de voir une simple coïncidence dans le fait que plusieurs sujets sont communs au répertoire breton et à celui des Pastorales souletines ? On ne saurait trop insister sur ces multiples ressemblances entre les deux théâtres : grâce à elles, l’histoire du premier qui nous est entièrement connue, éclaire par analogie les points, en eux-mêmes obscurs, de celle du second.
THEÂTRE BRETON
6° A cette lumière, l’appellation de "Tragerie" employée par les Souletins devient parfaitement intelligible. Les Bretons, sans changer en rien la nature de leur art théâtral, ont remplacé l’appellation de "Mystères", "Vies" ou "Histoires" qu’ils donnaient primitivement à leurs "drames" par celle de "tragédies", à l’époque où la Tragédie supplanta le Mystère sur la grande scène française, uniquement, semble-t-il, pour employer un terme en quelque sorte plus à la mode. Pourquoi supposer une autre origine au même changement d’appellation chez les Basques. Ces derniers, faute d’un terme indigène pour désigner un genre que vous et moi nous nous accordons à considérer comme emprunté, ont, comme les Bretons, employé tour à tour les appellations qui caractérisaient le genre le plus voisin dans la littérature française, ils ont été aussi amenés à dénommer "tragédie", ce que précédemment ils appelaient "Mystère" ou "Vie" (ces deux appellations se lisent en effet encore dans quelques prologues et dans quelques titres de Pastorales).
PASTORALE NAPOLEON PAYS BASQUE D'ANTAN
Au contraire, si le Théâtre souletin est une contrefaçon de la tragédie classique, il est difficile de comprendre l’origine du mot "Pastorale", de prime abord assez étrange, mais qui, dans mon hypothèse, s’explique de la même manière que les autres désignations ; au XVIe siècle, à l’imitation de l’Italie, on prit l’habitude de jouer en France des pièces intitulées "Pastorales", et même d’étendre cette appellation à des drames assez différents du genre de la Pastorale italienne. Toujours est-il que la reine de Navarre, Marguerite, soeur de François Ier, donnait ce nom aux pièces de sa composition qu’elle faisait jouer, nous dit Brantôme, "par les filles de sa cour". Ainsi s’expliquerait que les Béarnais d’abord, les Souletins ensuite, à leur exemple, aient nommé de même les pièces de leur Théâtre ; mais je ne vois pas comment ils seraient allés déterrer, en quelque sorte, ce nom oublié, si la source de leur inspiration dramatique avait été la tragédie classique.
Grâce à votre lumineuse réponse, le débat entre nous se précise et peut se résumer ainsi : nous sommes absolument d’accord sur l’origine étrangère du Théâtre souletin ; nous y voyons tous les deux une imitation assez gauche, vous, de la tragédie classique, moi, des Mystères du Moyen-Age. Comme vous, c’est dans le Théâtre béarnais que je place l’intermédiaire entre la scène française et celle de la Soule : seulement, sans oser me prononcer sur la date d’apparition des Pastorales dans ce dernier pays, je crois qu’elles sont une copie d’un genre introduit en Béarn au plus tard vers le XVIe siècle, avant que le Théâtre des Mystères eût cessé en France, sinon de se survivre, du moins de vivre véritablement.
Puisse la Revue Internationale des Etudes Basques, comme je me suis permis de l’en solliciter, publier bientôt quelques passages du manuscrit de Jeanne d’Arc et de celui de la Bibliothèque Nationale que j’ai mentionnées au début de cette réponse, et jeter peut-être ainsi quelque lumière sur la date réelle de ces deux Pastorales, car tout ce que j’affirme sur cette question, c’est qu’elle ne saurait, quant à maintenant, être tranchée dans un sens ni dans l’autre.
Comme vous voyez, Monsieur, si vous ne m’avez pas convaincu, vous m’avez rendu le service de me forcer à préciser ma pensée sur quelques points et, j’espère, de me faire mieux entendre.
C’est avec reconnaissance que je recevrai les remarques que vous voudrez bien m’adresser. Je ne prétends pas épuiser le sujet ni répondre à toutes vos critiques ; j’ai voulu seulement vous demander quelques éclaircissements de votre thèse sur les points où cela m’a paru nécessaire pour la bien connaître.
Albert Léon."
A suivre...
(Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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PROVERBE DU 20 OCTOBRE 2026 (SAINTE IRÈNE) (SAINTE ADELINE) (LEIZE).
IRÈNE : Irène du Portugal, vierge et martyre, naît en 635 et meurt en 653.
20 OCTOBRE SAINTE IRENE DU PORTUGAL
Irène naît dans une famille riche à Nabancia (Portugal) et ses parents l'envoient au monastère de la localité où elle est mise sous la tutelle d'un précepteur, le moine Remigius.
Irène meurt martyrisée de l'épée d'un tueur à gages engagé par Britald, un prétendant jaloux.
Le corps d'Irène est jeté dans la rivière Nabao et est transporté jusqu'à Scalabis.
Une église est construite sur le monticule sablonneux où le corps d'Irène est retrouvé.
Le corps de sainte Irène se conserve miraculeusement en état d'incorruptibilité pendant plusieurs siècles.
ADELINE : Adeline fut la première abbesse des Dames Blanches, une abbaye fondée au début du 12ème siècle à Mortain, dans la Manche, en Normandie.
20 OCTOBRE SAINTE ADELINE
Dans cette abbaye, on adopta la règle et l'habit de Citeaux.
Adeline (ou Aline) est la soeur de saint Vital, abbé de Savigny.
Un décès du 20 octobre : Charles de Habsbourg, dit Charles VI.
PORTRAIT DE CHARLES VI PAR JOHANN GOTTFRIED AUEBACH VERS 1730
Né le 1er octobre 1685 à Vienne (archiduché d'Autriche, Saint-Empire) - Mort le 20 octobre 1740 à Vienne (archiduché d'Autriche, Saint-Empire).
Charles est roi de Bohême (1711), roi de Hongrie (1711), archiduc d'Autriche (1711), puis empereur élu du Saint-Empire romain germanique (1711).
Il est également prétendant au trône d'Espagne (1703-1714) sous le nom de Charles III ; roi de Sardaigne (1708-1720) sous le nom de Charles III ; roi de Naples (1713-1734) sous le nom de Charles VI ; roi de Sicile (1720-1735) sous le nom de Charles IV ; duc de Parme et Plaisance (1735-1740) sous le nom de Charles II.
Comme son père, Charles est un grand mélomane et aussi passionné par la chasse.
Son règne est marqué par des querelles de successions en Europe.
En août 1708, il épouse Elisabeth-Christine de Brunswick-Wolfenbüttel, avec laquelle il aura 4 enfants.
En avril 1713, Charles édicte la Pragmatique Sanction qui modifie les disposition successorales prises par son père, 10 ans plus tôt.
Il passe près de 20 ans à obtenir, tant bien que mal, la reconnaissance de son édit auprès des Cours européennes.
Pendant son règne, il participe à de nombreuses guerres : la guerre vénéto-austro-ottomane (1716-1718), la Quadruple Alliance (1717-1720), la guerre anglo-espagnole (1727-1729), la succession de Pologne (1733-1738) et la guerre austro-russo-turque (1735-1739).
Le 10 octobre 1740, Charles VI souffre d'une indigestion après avoir mangé un plat de champignons sautés (syndrome phalloïdien), qui mue en infection et qui, 10 jours, provoque sa mort, le 20 octobre 1740, à 55 ans.
Sa disparition entraîne une nouvelle crise européenne : la guerre de Succession d'Autriche.
PORTRAIT DE CHARLES VI ET DE SA FAMILLE PAR MARTIN VAN MEYTENS
Voici le proverbe du mardi 20 octobre 2026 :
URAK DAKARRENA, URAK DARAMA.
Ce que l'eau amène, l'eau emporte.
INONDATIONS DE BAIGORRY JUIN 1913
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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Cambo est situé à 18 kilomètres de Bayonne, sur la frontière du pays basque, dans une riante vallée que traverse la Nive et qu'entourent plusieurs montagnes abondamment boisées et pourvues de richesses minérales et d'accidents de terrain qui en rendent l'abord aussi abrupte que pittoresque.
Quoique notre but soit de parler ici de la composition chimique des eaux de Cambo, de leur emploi au point de vue thérapeutique et médical, nous croyons qu'il ne sera pas hors de propos de faire précéder notre travail de documents relatifs à l'histoire naturelle de cette contrée, surtout pour ce qui a trait à la botanique, à la minéralogie et à la géologie.
Ces notions intéressantes seront précédées d'un historique de la localité depuis les temps les plus reculés, car, à notre sens, on ne saurait trop insister sur les origines d'un lieu, surtout quand ce lieu se recommande par des ressources aussi précieuses que les eaux minérales et autres produits que l'industrie est susceptible d'utiliser.
On a fait peu de recherches sur les origines de Cambo. Cependant il est incontestable que ses bains et ses eaux thermales ont été connus dès la plus haute antiquité.
ETABLISSEMENT THERMAL DE CAMBO 1852 ALBUM DES 2 FRONTIERES HENNEBUTTE BLANCHE ET FEILLET HELENE
Les Vascons, d'après Suétone, allaient aux bains de Cambo, allaient y boire même les eaux minérales, comme remèdes à une foule de maladies.
L'empereur Commode les prit à l'intérieur pour combattre une faiblesse d'estomac.
EMPEREUR COMMODE
Les médecins arabes Avicenne, Averrhoès, lors de la domination des Maures en Espagne, recommandent les eaux de Cambo dans plusieurs de leurs ouvrages, malheureusement perdus aujourd'hui.
Charlemagne, atteint de la pleurésie, prit, dit-on, intempestivement ces eaux minérales, ce qui accéléra la terminaison funeste de la maladie.
CHARLEMAGNE
En 1635, plusieurs souverains étrangers, entre autres des princes espagnols, allèrent prendre ces eaux.
Nous allons maintenant aborder ce qui se rapporte à l'histoire naturelle du pays.
EGLISE DE CAMBO 1852 ALBUM DES 2 FRONTIERES HENNEBUTTE BLANCHE ET FEILLET HELENE
A part l'entomologie, la faune y est peu riche ; mais il n'en est pas de même pour les richesses botaniques et géologiques.
C'est ainsi qu'entre Cambo et Itsatsou nous avons rencontré plusieurs plantes remarquables. Nous citerons l'Allium suaveolens, le Saxifraga gemu, le Crocus multifidus, le Cynanchum scandens ; sur les bords de la Nive : le Cardamine latifolia, Pinguicula grandiflora. — Au pas de Roland, au haut d'une éminence en quartz laiteux, nous avons cueilli le Menziezia dabeoci, plante du genre des bruyères.
Quant au terrain de Cambo, nous pensons, à rencontre de plusieurs géologues, que le terrain primitif domine à Cambo. Au pas de Roland, un peu avant de Itsatsou, on trouve une montagne entièrement en quartz, très dangereuse pour le touriste, car au bas se trouve un précipice sans fond. C'est là que, comme nous l'avons dit, nous avons cueilli la Menziezia dabeoci. Plus loin se trouvent les talcs schistes, les micas blancs, les kaolins, les feldspaths. Le kaolin provient, comme on le sait, de la désagrégation du feldspath par les eaux, car ce minéral, qui est un silicate double de potasse et d'alumine, laisse dissoudre par l'eau le silicate de potasse, tandis que le silicate d'alumine reste insoluble pour constituer le kaolin.
PAS DE ROLAND ITXASSOU - ITSASU PAYS BASQUE D'ANTAN
Ce dernier produit est le plus souvent, à Itsatsou, imprégné de beaucoup de silice ; ce qui rend indispensable et même nécessaire de le soumettre à un lavage avant de l'employer. La silice se dépose, et le kaolin ou argile blanche surnage.
En suivant la grande route qui mène à Itsatsou, on trouve, à gauche en allant, un gisement de schistes disposés en zigzag, que les géologues appellent schistes contournés, qui ne sont autre chose que les schistes ardoisiers d'Angers. Ces schistes contournés sont parvenus à fleur de terre par suite de soulèvements, et, d'après M. Delbos, ceux-ci seraient contemporains de l'époque où apparurent les ophytes de Dax.
Nous ne ferons pas ressortir ici l'utilité de tous ces minéraux en industrie et en agriculture. Chacun, à coup sûr, appréciera, sans être un savant, les avantages à retirer de l'exploitation convenablement dirigée de la terre à porcelaine.
VUE DE CAMBO 1852 ALBUM DES 2 FRONTIERES HENNEBUTTE BLANCHE ET FEILLET HELENE
Pendant longtemps, le mica blanc servit à faire des boîtes où l'on mettait le vaccin pour l'expédier dans les contrées lointaines.
Il est incontestable que la majeure partie des galets ou cailloux roulés proviennent des quartz laiteux et des talcs schistes gris et noirs entraînés par la Nive, l'Adour, le Gave et la Bidouze ; les débris de ces minéraux, en se frottant les uns contre les autres par l'action des courants, s'usent par leurs aspérités et par le tranchant des arêtes, pour former ces cailloux roulés employés par l'administration des ponts et chaussées à l'empierrement des grandes routes.
Les alluvions pierreuses du Gave, de Peyrehorade et de l'Adour n'ont pas d'autre origine.
Naturellement, les terrains de Cambo étant primitifs, et ceux de transition s'y trouvant d'une façon très restreinte et très problématique, il s'y rencontre peu de fossiles ; mais le paléontologiste pourra se dédommager un peu plus loin. C'est ainsi que les carrières de Bidache, faisant partie du terrain crétacé inférieur, offriront au touriste et au savant curieux une ample moisson de pierres calcaires embellies et badigeonnées d'empreintes de fougères, de cycadées, de conifères, de palmiers antédiluviens.
VUE GENERALE DES CARRIERES DE PIERRES DE BIDACHE PAYS BASQUE D'ANTAN
Il n'est pas même nécessaire d'aller si loin, car bien souvent les Allées Marines de Bayonne sont empierrées avec ces débris paléontologiques, susceptibles d'attirer l'attention de l'observateur jaloux de voir de près les merveilles de la nature.
Puisque la géologie nous convie à ses agapes, nous voudrions faire passer sous les yeux de nos lecteurs le tableau de tous les fossiles de Dax et de Peyrehorade ; mais la sévère muse de la médecine nous rappelle aux eaux de Cambo en nous tirant par l'oreille, comme le dit Virgile et son interprète l'abbé de Marolles."
A suivre...
(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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PROVERBE DU 19 OCTOBRE 2026 (SAINTE LAURE) (SAINT RENÉ) (SENGRAT).
LAURE: Sainte Laure de Cordoue, morte en 864, est une des 48 Martyrs de Cordoue.
19 OCTOBRE SAINTE LAURE DE CORDOUE
Laure, jeune chrétienne catholique fut torturée et mise à mort pour avoir refusé de se convertir à l'Islam.
Veuve après 6 ans de mariage, Laure choisit de devenir nonne et serait rentrée au monastère de Cuteclara, dont elle devint abbesse et qu'elle gouverna pendant 9 ans.
A l'arrivée des Maures en Espagne, Laure fut dénoncée comme chrétienne, arrêtée et torturée.
RENÉ: René Goupil, naît le 15 mai 1608 à Saint-Martin-du-Bois, en Anjou.
19 OCTOBRE SAINT RENE GOUPIL
René Goupil, chirurgien et Jésuite, est parti au Québec, afin d'évangéliser les Hurons.
René Goupil est le premier martyr nord-américain de l'Eglise catholique.
Le missionnaire a été torturé et décapité le 29 septembre 1642, à Auriesville (New York), sous les yeux de son compagnon d'infortune, Isaac Jogues.
Canonisé en 1930 par le pape Pie XI, René Goupil est devenu le saint patron du Canada.
19 OCTOBRE SAINT RENE GOUPIL
SENGRAT : Olorueko lehen apezpikua. "Gratus" 506eko kontzilian aurkitu zen.
Un décès du 19 octobre : Marie-Thérèse Charlotte de France, surnommée "Madame Royale".
MARIE-THERESE DE FRANCE DUCHESSE D'ANGOULÊME
Née le 19 décembre 1778 à Versailles (royaume de France) - Morte le 19 octobre 1851 à Frohsdorf (empire d'Autriche).
Marie-Thérèse est nommée "Madame" (ou "Madame Royale" pour la distinguer de l'autre Madame : la comtesse de Provence, belle-soeur du roi).
Elle connaît une enfance de fille de France dans une cour de Versailles unique en son genre.
Elle a dix ans lors du déclenchement de la Révolution.
Dans la nuit du 20 au 21 juin 1791, ses parents l'emmènent, avec son frère et sa tante, pour fuir en exil mais ils sont arrêtés à Varennes-sur-Argonne et ramenés aux Tuileries.
"Thérèse Capet" a 14 ans, emprisonnée à la Prison du Temple, quand son père est condamné à mort et exécuté le 21 janvier 1793, et sa mère est également exécutée le 16 octobre 1793.
En juin 1795, le Comité de sûreté générale lui attribue, dans sa prison, une dame de compagnie, Mme de Chanterenne.
Celle-ci veille aussi à compléter son instruction.
Etant l'unique rescapée de la famille royale, Marie-Thérèse se voit attribuer le surnom de "l'Orpheline du Temple".
En décembre 1795, elle est libérée et échangée contre des prisonniers français en Autriche.
Arrivée en Autriche, elle rencontre sa famille maternelle.
De 1799 à 1814, elle va parcourir l'Europe et visiter de nombreux pays.
En juin 1799, Marie-Thérèse épouse, en Russie, son cousin germain Louis-Antoine d'Artois, duc d'Angoulême.
A la chute de Napoléon, en 1814, le couple rentre en France.
Lors des Cent-Jours et du retour de Napoléon, en mars 1815, elle est chargée de défendre Bordeaux et elle devient "l'Héroïne de Bordeaux".
Après les Cent-Jours, elle ne rentre en France qu'à fin juillet 1815.
Louis XVIII étant veuf depuis 1810, Marie-Thérèse occupe un rôle officiel, étant présente à toutes les célébrations dynastiques.
Lors de son anniversaire et lors de celui de la mort de son père, elle distribue de larges aumônes et fait libérer des prisonniers pour dettes.
Elle visite des institutions charitables, des manufactures, des institutions culturelles, comme la bibliothèque du roi ou le Louvre.
La charité, la piété de la princesse, lui valent une réputation de sainte royale.
En politique, Marie-Thérèse soutient durant la Restauration les ultraroyalistes.
En 1824, Louis XVIII meurt, laissant le trône à son frère Charles X.
A 46 ans, la duchesse d'Angoulême devient la dernière dauphine que la France ait connue.
Pendant la Restauration, duchesse, ensuite dauphine, elle parcourt le royaume, chaque année, pendant quelques semaines au moins.
Après la Révolution de 1830, le roi ayant résolu d'abdiquer, Madame Royale aurait pu devenir en août 1830, reine de France, si l'abdication n'avait pas été faite en faveur de son petit-fils, Henri d'Artois, duc de Bordeaux.
Avec l'arrivée au pouvoir de Louis-Philippe, la famille royale, y compris Marie-Thérèse doit s'exiler pour l'Angleterre, avant d'aller à Prague, puis à Goritz.
Elle porte le titre de courtoisie de comtesse de Mames.
A la mort de son oncle et beau-père Charles X, en novembre 1836, elle devient reine de France et de Navarre, aux yeux des légitimistes, partisans de la branche aînée.
Elle meurt de pneumonie, le 19 octobre 1851, hors de France, à 72 ans.
PORTRAIT DE LA DUCHESSE D'ANGOULÊME https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=140828080
Voici le proverbe du lundi 19 octobre 2026 :
BELEA IKUZ DAITE, XURIT EZTAITE.
Le corbeau peut être lavé, mais pas blanchi.
CONGRES DE PARIS SEPTEMBRE 1905
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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En 1889, les 22 septembre et 6 octobre, ont lieu, en France, des élections législatives, et au Pays Basque, la lutte est acharnée entre les Républicains et les Conservateurs.
LA RAGE DES ELECTIONS PAYS BASQUE D'ANTAN
Voici ce que rapporta à ce sujet le Journal Officiel, le 22 décembre 1889 :
LEOPOLD GOIRAND SENATEUR DE JANVIER 1906 A JANVIER 1920
Catéchisme électoral.
"Qu’est-ce que voter mal, voter contre la volonté de Dieu ?
— C'est voter pour les ennemis de Dieu et de l'Eglise, c’est-à-dire élire des députés ennemis de la religion, de l'Eglise. Il ne peut pas être permis de mettre au pouvoir des ennemis de la religion pour lui déclarer ensuite la guerre. Cela est contre la volonté de Dieu.
— Comment cela ?
— Ecoutez : quelqu’un veut tuer votre mère. Vous est-il permis de lui donner l'arme pour la tuer ? Non, certes. Et l’Eglise est notre bonne mère : voilà pourquoi un chrétien ne saurait mettre entre les mains des ennemis de l'Eglise une arme pour la frapper et la blesser.
— Oui, cela est clair, si j’avais voté pour un député afin qu’il fit la guerre à la religion, à l’Eglise ; mais je n’ai pas voté dans ce but-là, et s'il agit ainsi, tant pis pour lui.
— Tant pis pour vous aussi, mon ami. Ne croyez pas que vous n'êtes pas complice de ses fautes, de ses péchés. Vous y avez votre part et voici comment. Revenons à ce qui a été dit tout à l'heure. J'admets que vous n'ayez pas mis l'arme entre les mains de l'ennemi de votre mère pour la tuer. Mais vous saviez qu'il voulait la tuer ; vous saviez, que vous le vouliez ou non, qu’il s’en serait servi pour tuer votre mère, et malgré cela vous la lui donnez ? Et lorsque votre mère aura été tuée, vous direz que vous n’avez pas tort, que vous n’êtes pas complice ? Celui qui prétendrait cela n’est pas au nombre des sensés.
— Mais lorsqu’on me demande ma voix, si je ne connais pas qui est l’ennemi de l'Eglise, ou son ami, que dois-je faire ?
— Je le répète de nouveau : quelqu’un vous demande une arme ; elle peut être pour votre mère, pour la défendre ; elle peut être également pour la tuer. L’auriez-vous donnée à celui qui vous l'a demandée si vous aviez un brin de conscience, si vous aimiez votre mère ? Ce n'est pas possible. Avant de remettre l'arme vous voudrez, vous devrez savoir pour quel usage il vous la demande. De même, si vous ne savez pas si votre suffrage sera pour ou contre l'Eglise, votre devoir est de vous informer, de connaître si les candidats sont des partisans ou des adversaires de la religion et de vous abstenir de voter jusqu'alors.
— Oui, je vois qu'il faut agir ainsi ; mais il est plus facile de le dire que de le faire. Car, qui faut-il croire ? L'un prétend que tel est partisan de la religion, l'autre qu'il en est l'adversaire. Nous, qui ne les connaissons pas, comment pouvons-nous savoir qui dit la vérité ? Tenez, en ce qui me concerne, pour ne pas mal voter, je resterai chez moi.
— Croyez-vous qu’en restant chez vous vous ne blessez pas votre conscience ? Neuf fois sur dix vous aurez tort. Ecoutez : On frappe votre mère, on veut la tuer ; et vous qui pouvez la défendre facilement, vous laissez faire, vous restez chez vous. Est-ce le devoir d’un bon fils, et n’a-t-il pas tort ? Il n’y a pas de doute. Il ne suffit pas qu’un fils ne tue pas sa mère ou qu'il ne favorise pas ceux qui veulent l'assassiner : il doit encore, autant qu'il est en son pouvoir, la protéger, la défendre contre ses ennemis. «
— Oui, tout cela est vrai ; mais, pour ceux qui sont comme nous, il n’est pas facile de distinguer parmi les candidats à la députation ou au conseil général, les adversaires ou les partisans de l’Eglise.
— C’est plus facile que vous ne le croyez. Lorsque vous êtes malade, vous allez après le médecin ; s’il faut vous chausser, après le cordonnier ; s'il vous faut acérer la pioche, après le forgeron. Lorsqu'il est question de religion, si vous voulez être en faveur de l'Eglise, vers qui devez-vous recourir ? Vers ceux qui connaissent l'Eglise et qui l'aiment.
— Je comprends maintenant.
— Voyons donc de quel côté se mettent les hommes éclairés, les hommes de poids de la commune, pour mieux dire, les amis des prêtres, ou mieux encore les prêtres eux-mêmes.
Et lorsque nous saurons que les chrétiens de la commune, les amis des curés et les curés eux-mêmes trouvent que le candidat est un ennemi de l'Eglise, ne votons jamais pour lui.
Mais, dites-vous, il y a des républicains partisans de la religion. Vous le croyez ? pauvre de vous ! Oui, oui, voilà ce qu'ils disent et prédisent.
Vous rappelez-vous feu M. Renaud ? Cet homme d’après lui-même était partisan de la religion. Dans sa commune, il allait à la messe tous les dimanches et, dit-on, quelquefois les jours ordinaires. Devenu sénateur, il vota pour toutes les mauvaises lois. Lorsqu’il était à Paris (il l’aurait dit lui-même) il ne mettait pas le pied à l’église. Pourtant il ne manque pas d'églises à Paris. Que signifie cela ? Que M. Renaud était républicain.
MONUMENT RENAUD ST JEAN PIED DE PORT - DONIBANE GARAZI PAYS BASQUE D'ANTAN
On vous l’a dit, et beaucoup ont dû le croire : "Si nous sommes en République et si la République est forte, c’est sans doute parce Dieu le veut ainsi." Ce n'est pas mal ! Ah ! Dieu le veut ainsi ? Mais si vous n’avez pas oublié le catéchisme, vous savez que d’aucune manière Dieu ne veut le mal, bien que, néanmoins, il le laisse faire quelquefois. Il faut reconnaître que nus sommes en République parce que nous ne méritons pas mieux, et si ce gouvernement dure encore, les électeurs en sont cause. Mais cela ne veut pas dire que, parce que nous l’avons, il faut le faire durer toujours. Notre devoir est, attendu que c’est un mauvais gouvernement, de nous en débarrasser au plus tôt, ou du moins des hommes qui le soutiennent.
La Prusse, l'Autriche, l’Italie et tout récemment l'Angleterre ont conclu un traité d’alliance pour déclarer à la fois la guerre à la France dans le cas où notre République attaquerait l’une d'elles.
Comment donc résisterons-nous aux forces réunies de ces quatre puissances lorsqu’elles tomberont sur nous ? Pauvres soldats ! Pauvres pères et mères dont les enfants seront inutilement massacrés pendant la guerre que la République va causer.
En envoyant les blancs à la Chambre, nous aurons, avant longtemps, un chef choisi par nous-mêmes, roi ou empereur. Celui-là sera notre soutien, lorsque nous aurons besoin d’alliés parmi les autres nations. De cette manière, il n’y aura même plus de guerre. Rappelons-nous que nous n’obtiendrons ce résultat qu’avec le concours des blancs. Donnons donc tous nos suffrages à M. Louis Etcheverry."
LOUIS ETCHEVERRY DEPUTE BASSES-PYRENEES 1890
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
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