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mardi 11 juin 2024

LA MODE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1859

LA MODE À BIARRITZ EN 1859.


La ville de Biarritz, en 1858, compte un peu plus de 2 000 habitants et est administrée par un Maire Bonapartiste, Jean-Henri Adéma.




pays basque autrefois labourd napoléon III impératrice eugénie
VILLA EUGENIE BIARRITZ 1852
ALBUM DES 2 FRONTIERES





Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire Le Monde illustré, le 3 septembre 1859 :



"Causerie de la mode.



L'empereur et l'impératrice sont encore aux bains de Saint-Sauveur ; mais on les attend prochainement à Biarritz, et déjà cette plage sauvage et grandiose de la Gascogne est peuplée d'une foule élégante.



Biarritz est un vieux village qui date du onzième siècle. Des harponneurs basques poursuivirent des baleines dans le golfe de Gascogne.



Autour du port vieux de Biarritz étaient alors de vastes hangars où s'entassaient les tonnes d'huile, les fanons et tous les produits de la grande pêche. Biarritz était riche et payait une dime à l'évêché de Bayonne ; mais un jour les baleines incessamment pourchassées émigraient vers le Nord ; insensiblement la pêche cessa.



Un château du treizième siècle flanqué de tours, dominait le port et le défendait. Il n'en reste aujourd'hui que quelques vestiges. La mer détruisit le vieux port abandonné. Biarritz ne fut plus qu'un misérable hameau habité par quelques pauvres familles ; au lieu de nombreuses galères rouvertes de rameurs qui servaient à la pêche des baleines on ne vit plus sur le rivage que cinq ou six petites barques. Une baraque en bois où l'on vendait de la bière offrait l'hospitalité aux baigneurs.



pays basque autrefois labourd napoléon III impératrice eugénie
ATALAYE BIARRITZ 1852
ALBUM DES 2 FRONTIERES
PAYS BASQUE D'ANTAN



Mais tout à coup la mode des bains de mer ranima Biarritz. D'abord de jolies maisons se dressèrent sur le rivage, puis des villas, puis de vastes auberges, des bazars, des cafés, un splendide Casino, puis sur la plage la riante construction à minarets indous où les baigneuses font leur toilette, enfin à côté le petit pavillon de bain de l'impératrice et plus loin la calme villa Eugénie, cet Osborne français de la famille impériale.



Le soleil se couchait à l'horizon et rougissait les vagues de la mer lorsque je suis arrivée à Biarritz. C'est l'heure de la promenade du soir ; une foule d'équipages se croisent sur ce chemin sable qui domine la mer.



Dans une calèche découverte passent le comte et la comtesse de Morny, dans une autre, l'ambassadeur de Prusse et sa fille ; dans une troisième, le comte Walewski, sa femme et leurs enfants ; dans une quatrième, les princesses Vogoridès et Galitzine. Ces dames sont parées comme pour une promenade au bois de Boulogne, seulement elles portent toutes le charmant chapeau si seyant aux ailes retroussées du règne de Louis XIII ; sur ces chapeaux en paille d'Italie ou en paille anglaise, bordés de velours noir ou de couleur, flottent de longues plumes que la brise de la mer fait onduler en tous sens. On reconnaît dans ces coiffures si gracieuses la main de fée d'Alexandrine.



A mesure que j'avance, la petite cité m'apparaît toute illuminée, joyeuse et bruyante. Ma voiture s'arrête devant l'hôtel de France ; sur l'étroite place où il est situé se presse une foule compacte, riant, criant, gesticulant, chantant et gambadant ; ce sont des boutiques en plein vent de jouets d'enfants, de macarons, de chocolats et d'autres friandises ; des baraques où l'on tire des loteries, des danseurs basques et espagnols, des Africains d'Alger, brûlant des pastilles du sérail, des chanteurs, des joueurs d'orgue et de vielle, et le croisement des idiomes mêlés du Midi aux sons aigus et tantôt graves ; enfin, comme fond du tableau à tous ces bruits et à tout ce mouvement, le grand bruit et l'incommensurable agitation de la mer : on eût dit la belle scène vivante du premier acte de la Muette de Portici.




pays basque autrefois labourd napoléon III impératrice eugénie
CÔTE DES FOUS ET BAINS NAPOLEON BIARRITZ 1852
ALBUM DES 2 FRONTIERES
PAYS BASQUE D'ANTAN



Le Casino de Biarritz est immense, la terrasse qui flanque sa façade se déroule sur la mer. Ce vaste édifice du Casino renferme des salons de lecture et de conversation ; une salle de billard, une salle de concert et une très jolie salle de spectacle où la troupe du grand théâtre de Bordeaux vient souvent donner des représentations.




pays basque autrefois labourd napoléon III impératrice eugénie
CASINO BELLEVUE BIARRITZ
PAYS BASQUE D'ANTAN



Du Casino on descend dans la grande rue de Biarritz où le café de Madrid attire les promeneurs par ses délicieux sorbets et son exquis chocolat d'Espagne ; puis on s'arrête au bazar turc dont la porte, en forme de minaret, est illuminée par des guirlandes de lanternes chinoises. Ce bazar semble gardé par deux femmes, l'une turque et l'autre persane, revêtues de leurs splendides costumes orientaux. Ce sont deux mannequins grands comme nature, l'un venant de Constantinople et l'autre de Téhéran. Leur teint est bistré ; leur petite bouche peinte de carmin ; leurs longs yeux noirs aux cils frangés sont encore allongés par des couches de henné ; sur leur front bas ondulent des cheveux luisants, nattés sous le fer, ou flottants sous un voile brodé d'or que fixe à la tête une épingle en filigrane ; des pendeloques s'agitent à leurs jolies oreilles ; leurs mains effilées ont des ongles roses et des bagues chatoyantes. On dirait que ces deux mannequins vivent et pensent ; leur costume est superbe : chaque objet de ce ruineux ajustement est une tentation pour les femmes de l'Orient, surtout ces belles vestes flottantes en velours noir ou nacarat brodées d'or et de perles, et ces babouches éclatantes où se cache un pied paresseux. Autour de ces deux belles orientales qui fument le narguillé d'ambre s'étalent, pressées et resplendissantes, toutes les dépouilles des harems.



C'est à Alger, à Tunis, à Constantinople, à Damas et parfois jusqu'à Téhéran que M. Petit, propriétaire du bazar turc, va tour à tour recueillir ces objets charmants et somptueux qui composent le costume des femmes musulmanes. Quelle variété dans ces bijoux en sequins, en pierreries, en émail, en filigranes, en ambre et en pâtes odorantes ! Quelle splendeur dans ces tissus, chemises, pantalons turcs, vestes, mouchoirs, écharpes, voiles, burnous ! Quelle fantaisie dans ces fez, ces turbans, ces pantoufles, ces bourses, ces portefeuilles, ces sacs à tabac, ces boîtes à parfums, ces coffrets à fard tantôt en bois de santal, tantôt en ébène incrusté de nacre et d'argent ! 



Tout cela garde une odeur étrange et pénétrante, une senteur ambrée de femme esclave qui ne songe qu'à se parer, faire l'amour, fumer et dormir. Les vitrines du bazar turc, à Biarritz, recèlent les brillants vestiges de la mode turque, qui disparaît chaque jour envahie par la mode française. Tandis que les femmes orientales nous font des emprunts maladroits, nous leur enlevons, nous, leurs plus attrayantes fantaisies de toilette. Il n'est pas une élégante Parisienne qui n'ait adopté pour coin de feu une de ces vestes merveilleuses dont j'ai parlé ; pas une qui, en sortant du bal ou du théâtre, ne se drape comme une statue antique dans un de ces souples burnous aux plis ruisselants. Chaque soir le bazar turc, à Biarritz, est un but de promenade où se rencontrent les femmes du grand monde qui donnent le ton à la mode dans toutes les capitales de l'Europe, et qui viennent là chercher quelque combinaison ou quelques détails de parure qu'elles innoveront aux fêtes de l'hiver suivant.




pays basque autrefois labourd napoléon III impératrice eugénie
BIARRITZ VUE DU PIED DU PHARE 1852
ALBUM DES 2 FRONTIERES
PAYS BASQUE D'ANTAN


Il y a eu cette semaine bal et concert au Casino, et tout le luxe parisien a été déployé pour ces deux fêtes. Les jeunes femmes et les jeunes filles sont arrivées enveloppées dans les plus riches burnous choisis au bazar turc.



Mais on rejette le burnous, et les robes les plus fraîches et les plus nouvelles, expédiées à Biarritz par la maison Fauvet, se montrent aux regards charmés. Les gazes, les taffetas, les dentelles, les tulles et les rubans, s'harmonient dans les garnitures des jupes et les ornements des corsages. La maison Fauvet excelle dans ces agencements qui font une chose d'art d'une façon de robe.



Mme Tilman avait envoyé ses plus riantes parures de fleurs et ses coiffures inimitables pour ces deux fêtes du Casino. Ses nœuds princesse-Clotilde ont fait fureur. Nous en avons remarqué en plumes et en fleurs d'une élégance sans pareille. Une jeune Anglaise portait à la soirée du concert la couronne grande duchesse en nattes de velours et étoiles d'or qui est aussi une des créations de Mme Tilman. Puis c'était pour deux sœurs deux couronnes en roses thé et en petites cerises brunes ; deux autres, en ne m'oubliez pas et en roses pompons enlacés ; une, en lierre avec des raisins d'or ; une autre, en fleurs de grenades et jasmins d'Espagne. Mais c'est pour les fêtes qui seront prochainement données à la villa Eugénie, que Mme Tilman prépare des merveilles. Déjà elle a expédié à Biarritz, pour deux dames de l'impératrice, deux modèles de sa couronne Magenta et de sa couronne Solferino. Ne déflorons pas ces deux nouveautés, encore inédites, en les décrivant : nous y reviendrons plus tard.




pays basque autrefois labourd napoléon III impératrice eugénie
VUE GENERALE DE BIARRITZ 1852
ALBUM DES 2 FRONTIERES
PAYS BASQUE D'ANTAN



Les hommes luttent d'élégance avec les femmes à Biarritz ; aussi Humann a t-il peine à suffire aux commandes d'habits de promenades et d'habits de soirées qui lui sont adressées.



Fagner-Laboullée envoie ici ses parfumeries les plus exquises ; Chaperon, ses mouchoirs les plus nouveaux ; Lemonnier, ses bijoux en cheveux les plus aériens ; Mme Payan, ses objets de lingerie les plus coquets ; la maison Ransons et Yves, ses rubans, ses gants et ses résilles d'une distinction si parfaite.



Paris n'est plus dans Paris ; il est tout où est la cour et l'aristocratie, qui suit ou précède la cour.



On remeuble en ce moment la villa Eugénie, et la maison Requillart, Roussel et Choqueel, fournisseurs brevetés de l'empereur et de l'impératrice, ont expédié à cet effet leurs plus rares étoffes et leurs plus riches tentures. On se préoccupe déjà des fêtes qui auront lieu chaque jeudi à la villa Eugénie. Mais la vraie fête de Biarritz et son éternelle magnificence c'est le spectacle sublime de la mer, toujours émouvant, toujours nouveau et toujours divers."


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)









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lundi 6 décembre 2021

LA VENTE DE LA VILLA EUGÉNIE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1892

LA VENTE DE LA VILLA EUGÉNIE À BIARRITZ EN 1892.


Napoléon III fait construire, à Biarritz, en 1854-1855 une villa pour sa femme, la future Impératrice Eugénie.





pays basque autrefois villa imperatrice
VILLA EUGENIE BIARRITZ 1862
PAYS BASQUE D'ANTAN





Voici ce que rapporta à ce sujet le journal Le Gaulois, le 7 août 1892 :





"La Villa Eugénie à Biarritz.



On vient de vendre, encore une fois, l'ancienne villa de l'impératrice Eugénie, à Biarritz.



L'Impératrice l'avait vendue en 1881, pour la somme de trois millions, à la Banque parisienne. On en a fait un casino, un hôtel rien n'a réussi, et la villa impériale restait déserte, abandonnée depuis plusieurs années. La Banque parisienne avait successivement vendu des parcelles du parc où s'élèvent maintenant de nombreux chalets mais le lot principal, la villa n'a été vendue que ces jours-ci et sur une mise à prix de 400 000 francs, et n'y a eu qu'une seule surenchère de cent francs.



C'est peu pour une construction qui a coûté fort cher mais éloignée du centre de Biarritz, la villa Eugénie ne se prête guère à l'installation d'un hôtel.



Aussi l'intention des nouveaux acquéreurs est-elle, dit-on, d'abattre la villa, pour lotir le terrain.



Que de souvenirs pourtant, dans ce domaine ! L'Impératrice avait le désir bien naturel de se rapprocher de l'Espagne et, dès 1854, elle avait passé avec l'Empereur un mois entier au château du duc de Gramont, au pied des Pyrénées.


pays basque autrefois villa imperatrice
VILLA EUGENIE BIARRITZ 1860
PAYS BASQUE D'ANTAN



pays basque autrefois villa imperatrice
VILLA EUGENIE BIARRITZ 1873
PAYS BASQUE D'ANTAN




pays basque autrefois villa imperatrice
VILLA EUGENIE BIARRITZ 1860
PAYS BASQUE D'ANTAN

pays basque autrefois villa imperatrice
VILLA EUGENIE BIARRITZ 1862
PAYS BASQUE D'ANTAN



C'est pendant ce séjour que l'Empereur acheta un terrain à Biarritz, et fit commencer la construction de la villa, dont il voulait faire hommage à l'Impératrice.



On sait que la villa est située au bord de la mer, à l'extrémité de la plage des Fous, près de la falaise que dominent le phare et la villa de la marquise de Nadaillac.



Construite en briques et pierres, sur les rochers, sa terrasse domine le flot à une hauteur de quelques mètres, et sa façade s'étend sur une largeur de quarante mètres. En retour vers les terres, deux ailes s'avancent, formant la cour d'honneur.



Le parc n'a jamais été qu'un jardin anglais, avec de belles pelouses et de beaux massifs de fleurs mais les arbres étaient rares, le pin maritime résistant seul au terrain sablonneux et aux vents de mer.



On entrait par la cour d'honneur dans le vestibule central, où le grand escalier se développait à droite. A gauche, la salle des Cent-Gardes ; en face, l'entrée du petit salon qui formait le centre de ta façade sur la mer. 



A gauche de ce petit salon, un immense salon orné de tapisseries des Gobelins et, plus loin, la grande salle à manger, à l'angle gauche de la façade. A droite du petit salon, le cabinet de travail de l'Empereur, sa chambre, communiquant par un couloir avec son cabinet de toilette, sur la cour. Puis la salle de bains de l'Impératrice et sa chambre, formant l'angle droit de la façade.



En arrière, dans l'aile droite, le cabinet de toilette de l'Impératrice, le cabinet de travail du Prince impérial et des chambres de service. 



Dans l'aile gauche on a installé, depuis quelques années, faisant suite à la salle à manger, une chapelle orthodoxe, pour la colonie russe, souvent nombreuse à Biarritz. On sait que les grands-ducs y vont presque tous les ans. 



Au premier étage, le Prince Impérial avait sa chambre au-dessus de la chambre de l'Impératrice, et la chambre de la duchesse d'Albe, abandonnée depuis sa mort, était à l'autre angle, au-dessus de la salle à manger.



Les autres pièces, en tout soixante-dix chambres, étaient occupées par la suite de l'Empereur et de l'Impératrice : dames du palais, aides de camp, chambellans et écuyers. 



L'Empereur et l'Impératrice passaient le mois de septembre à Biarritz, le plus beau mois de l'année dans cet admirable pays. La vie y était des plus simples et des plus familiales. L'Impératrice y recevait volontiers ses anciens amis d'Espagne et ne manquait jamais d'aller faire une excursion sur le territoire espagnol, jusqu'à Passages ou Saint-Sébastien. L'Empereur raccompagnait presque toujours, et c'était l'Aigle qui servait à ces promenades par mer. 



Une fois l'Impératrice et le Prince impérial étaient seuls ils faillirent périr.



Voulant descendre à terre à Saint-Jean-de-Luz, alors qu'il faisait déjà nuit, et que la mer était forte, l'officier qui tenait la barre du canot ne reconnut pas l'entrée du port et dirigea l'embarcation sur les rochers de Ciboure. Un matelot du pays, voyant le danger, ne dit pas un mot, et simplement, sans hésitation, il se jeta à l'eau, à l'avant de la barque, pour amortir le choc sur les rochers.



Il eut la poitrine écrasée.



En souvenir de ce péril et de ce dévouement, l'Impératrice fit placer dans l'église de Saint-Jean-de-Luz un bateau minuscule en ex-voto, qui se balance encore dans la grande nef de bois peint, et elle fit élever à ses frais, jusqu'en 1870, le fils du matelot.



Sur les pelouses de ta villa Eugénie on voyait le prince impérial jouer avec ses jeunes amis, le fils Conneau, les Errazu et d'autres encore.




La reine Isabelle fut reçue, en 1867, à Biarritz, par l'Empereur et l'Impératrice, pendant une journée, et ce fut à peu près la seule fête officielle qu'ait connue la villa Eugénie. Mais un autre souvenir politique s'attache à Biarritz. C'est là que M. de Bismarck, alors ministre de Prusse à Paris, venait causer avec l'Empereur du remaniement de la carte d'Europe. Ces conversations n'avaient rien d'officiel ni de régulier.



C'était, de ci, de là, une appréciation, une pensée, une prévision, rien de plus, et M. de Bismarck qui n'habitait pas la villa, n'y venait qu'une ou deux fois par semaine. Son grand plaisir était la pêche, à l'extrémité des rochers du phare, et certain jour, sans l'avertissement charitable d'un Français qui était là en spectateur, M. de Bismarck eût été enlevé par une de ces lames de fond qui arrivent à l'improviste et arrachent parfois des rochers.



Le mobilier de la villa, à part les tapisseries, était des plus simples : lits de cuivre, cretonnes, meubles d'acajou. Seule, la salle de bains de l'Impératrice avait un certain cachet, avec l'alcôve, l'estrade, la balustrade et les peintures.



Peu de tableaux, et surtout de bons tableaux. C'était, le plus souvent, quelque souvenir, quelque hommage d'un artiste secondaire.



Tout le mobilier a disparu depuis longtemps, et maintenant la pioche des démolisseurs va faire disparaître jusqu'aux derniers vestiges de cette maison où tant de bonheur a passé, suivi de tant de larmes."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



 




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samedi 11 juillet 2020

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 11 JUILLET 2020 SAINTE OLGA ET SAINT BENOÎT - ZURIÑE


PROVERBE DU 11 JUILLET 2020 (SAINTE OLGA) (SAINT BENOÎT) (ZURIÑE).



OLGA : Olga de Kiev ou sainte Olga est l'épouse du grand-duc Igor 1er de Kiev, régente de la principauté de Kiev et mère de Sviatoslav 1er, dit "Sviatoslav le Conquérant".




religion catholique saint sainte olga
11 JUILLET SAINTE OLGA DE KIEV

Après l'assassinat de son mari en 945, elle est baptisée par saint Polyeucte de Constantinople, soit en 946 ou en 957.

Olga devient la première sainte de son pays.

Elle meurt en 969.

Elle est canonisée rapidement et son culte se répand chez les Bulgares et chez les Serbes, mais aussi, en Bohême, dès le 12ème siècle. 





BENOÎT : Vers la fin de l'empire romain, Benoît de Nursie naît vers 480 ou 490 à Nursie (Italie).



religion catholique saint sainte benoit
11 JUILLET SAINT BENOIT DE NURSIE

Benoît est le fondateur de l'ordre des Bénédictins.

Benoît fonde une abbaye prestigieuse sur le mont Cassin, en Italie, entre Naples et Rome.

Benoît édicte pour ses moines une règle qui combine la prière, le travail et la tempérance, une règle dicte "bénédictine".

Il est considéré par les catholiques et les orthodoxes comme le patriarche des moines d'Occident.

Saint Benoît de Nursie, qui est mort le 21 mars 547, a mérité d'être proclamé en 1958 Père de l'Europe et saint patron de la chrétienté d'Occident.




religion catholique saint sainte benoit
11 JUILLET SAINT BENOIT DE NURSIE

Voici ce que rapporta à son sujet La Gazette de France, le 15 mars 1897 :

"Saint Benoit (VIe siècle). 

Benoît, né à Norsia d’une race noble et élevé à Rome dans les études libérales, voulant se donner tout entier à Dieu, se retira en ce lieu qu’on appelle Subiaco, au fond d’une caverne. Il y demeura trois années, si caché qu’un seul moine qui lui portait du pain, connaissait le lieu de sa retraite. Là, il se livrait à des mortifications extrêmes. Un jour que le démon de la concupiscence le tourmentait, il se roula sur des épines jusqu’à ce que son corps fut en sang. La renommée de sa sainteté ne tarda pas à dépasser les limites de cette solitude, et quelques moines se vinrent ranger sous sa direction. Mais le relâchement de leur vie ne supportant pas ses reproches, ils résolurent de l’empoisonner dans un breuvage. Ayant reçu la vase de leurs mains, Benoît fit un signe de croix et le vase se brisa. Il quitta alors le monastère et se réfugia de nouveau dans son désert.

 

Mais comme des disciples accouraient près de lui en foule, il construisit enfin douze monastères, et leur donna de fortes et saintes règles. Puis il se rendit au mont Cassin, où il détruisit un sanctuaire d’Apollon. Il érigea à la place une chapelle de Saint-Martin et de Saint-Jean et convertit la population. Benoît croissait tellement dans la grâce divine qu’il reçut l’esprit de prophétie. Tolila, roi des Goths, l’ayant appris, envoya près de Benoît son spathaire (écuyer) revêtu des ornements et entouré du cortège de la royauté : mais quand Benoît le vit : — Dépose ce que tu portes, mon fils, lui dit-il ; car cela ne t’appartient point. Puis il prédit à Totila son entrée dans Rome, son passage sur mer et sa mort, neuf ans après. 


Quelques mois avant que lui-même sortît de cette vie, il avertit ses disciples du jour où il mourrait et fit ouvrir sept jours d’avance le tombeau où il voulait que son corps reposât. Le sixième jour, il se fit porter à l’église, où, ayant reçu l’Eucharistie, il leva les yeux au ciel, pria et rendit le dernier soupir dans les bras de ses disciples. Deux de ses moines virent son image s’élever au ciel, environnée d’une lumière éclatante. Près de lui, un homme de majestueuse apparence se tenait debout. Ils l’entendirent qui disait : Voilà la route par laquelle Benoît, cher au Seigneur, monte au ciel." (Bréviaire romain).




ZURIÑE : Euskal izen zaharra, erdarazko "Albin(e)" "Blanche" edo "Blanca"ren pareko.

Zuria : Blanca (es), Blanche (fr).

Erdi Aroan asko erabili zen izen hau, bai Nafarroan bai Euskal Herriko gainerako lurraldeetan ere. Altzuzan (Nafarroa) 1311n Maria Zuria bizi zen eta mende berean Barakaldon Zurixe. Oñatin eta Arrasaten (Gipuzkoa) Andre Mari Zuri izena duten bi ermita daude. Aldaerak : Zurixe historikoa eta Sabin Aranaren bidetik sortutako Zuriñe berria.




Un décès du 11 juillet : Maria Eugenia Ignacia Agustina de Palafox-Portocarrero de Guzman y Kirkpatrick, marquise d'Ardales, marquise de Moya, 20ème comtesse de Terba, dite Eugénie de Montijo.




histoire france empereur imperatrice
EUGENIE DE MONTIJO

Née le 5 mai 1826 à Grenade (Espagne) - Morte le 11 juillet 1920 à Madrid (Espagne).

C'est une personnalité politique française, d'origine espagnole.

Son père, comte de Teba, s'est rallié à la France, sous le Premier Empire.

Sa mère est une aristocrate mi-écossaise, mi-espagnole qui emmène dès 1834 ses 2 filles, dont Eugénie, en France et en particulier à Biarritz, pour fuir les guerres carlistes.


histoire france rois reines
EUGENIE DE MONTIJO

En 1849, Eugénie fait la connaissance de Louis-Napoléon Bonaparte, alors président de la République Française, qui devient empereur le 2 décembre 1852 et qu'elle épouse le 29 janvier 1853 et avec qui elle aura un fils Louis Napoléon.

Elle sera impératrice des Français du 29 janvier 1853 au 4 septembre 1870.


rois reines france
EUGENIE DE MONTIJO

Eugénie a une grande influence sur son mari sur le plan politique.

Elle est une grande protectrice des arts et des lettres, avec un principe de retour à l'ordre moral.

Elle fait avancer la cause des femmes, en soutenant par exemple Julie-Victoire Daubié pour son baccalauréat ou Rosa Bonheur pour sa Légion d'honneur.

Eugénie a aussi une des plus importantes collections de bijoux de son époque.



politique france rois reines
EUGENIE DE MONTIJO

Pendant la guerre de 1870, Eugénie va assurer la régence et elle est la dernière femme à avoir gouverné la France, avec les prérogatives d'un chef d'Etat.

A la chute de l'Empire, le 4 septembre 1870, et alors que son mari est prisonnier en Allemagne, elle est contrainte à l'exil en Angleterre.

Après la mort de Napoléon III le 9 janvier 1873, et de son fils Louis Napoléon Bonaparte, en Afrique du Sud, le 1er juin 1879, Eugénie continue à vivre en exil et meurt, à 94 ans, à Madrid, le 11 juillet 1920.




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EUGENIE DE MONTIJO

jeudi 16 avril 2020

LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE (huitième et dernière partie)


LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE.


Maria Eugenia Ignacia Agustina de Palafox y Kirkpatrick, 19ème comtesse de Teba  dite Eugénie de Montijo  va connaître Biarritz, dès 1834, fuyant avec sa mère les remous des guerres carlistes.

lundi 16 mars 2020

LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE (septième partie)


LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE.


Maria Eugenia Ignacia Agustina de Palafox y Kirkpatrick, 19ème comtesse de Teba - dite Eugénie de Montijo - va connaître Biarritz, dès 1834, fuyant avec sa mère les remous des guerres carlistes.

dimanche 16 février 2020

LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE (sixième partie)


LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE.


Maria Eugenia Ignacia Agustina de Palafox y Kirkpatrick, 19ème comtesse de Teba - dite Eugénie de Montijo - va connaître Biarritz, dès 1834, fuyant avec sa mère les remous des guerres carlistes.

jeudi 13 février 2020

SAUVETAGE DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE ET DU PRINCE IMPÉRIAL À CIBOURE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1867


SAUVETAGE À CIBOURE EN 1867.


Le 3 octobre 1867, l'Impératrice Eugénie et le prince impérial sont sauvés de la noyade par un pilote de Ciboure, Pierre Larretche.

jeudi 16 janvier 2020

LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE (cinquième partie)


LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE.


Maria Eugenia Ignacia Agustina de Palafox y Kirkpatrick, 19ème comtesse de Teba - dite Eugénie de Montijo - va connaître Biarritz, dès 1834, fuyant avec sa mère les remous des guerres carlistes.

lundi 16 décembre 2019

LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE (quatrième partie)


LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE.


Maria Eugenia Ignacia Agustina de Palafox y Kirkpatrick, 19ème comtesse de Teba - dite Eugénie de Montijo - va connaître Biarritz, dès 1834, fuyant avec sa mère les remous des guerres carlistes.

samedi 16 novembre 2019

LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE (troisième partie)


LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE.


Maria Eugenia Ignacia Agustina de Palafox y Kirkpatrick, 19ème comtesse de Teba - dite Eugénie de Montijo - va connaître Biarritz, dès 1834, fuyant avec sa mère les remous des guerres carlistes.

mercredi 16 octobre 2019

LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE (deuxième partie)


LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE.


Maria Eugenia Ignacia Agustina de Palafox y Kirkpatrick, 19ème comtesse de Teba - dite Eugénie de Montijo - va connaître Biarritz, dès 1834, fuyant avec sa mère les remous des guerres carlistes.

lundi 16 septembre 2019

LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE À BIARRITZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE (première partie)


LES SÉJOURS DE L'IMPÉRATRICE EUGÉNIE.


Maria Eugenia Ignacia Agustina de Palafox y Kirkpatrick, 19ème comtesse de Teba - dite Eugénie de Montijo - va connaître Biarritz, dès 1834, fuyant avec sa mère les remous des guerres carlistes.

dimanche 5 mai 2019

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 5 MAI 2019 SAINTE JUDITH ET SAINT HILAIRE - LOREA


PROVERBE DU 5 MAI 2019 (SAINTE JUDITH) (SAINT HILAIRE D'ARLES) (LOREA).


JUDITH : Judith naît vers 1200 à Sangerhausen (Saxe, Allemagne) dans une noble famille saxonne.



religion catholique saint sainte judith
5 MAI SAINTE JUDITH DE KULMSEE


Elle vit mariée dans cette commune.

Après la mort de son mari, Judith (ou Jutta en allemand) Von Sangerhausen quitte sa Thuringe natale et se rend en Prusse, à Kulmsee,  où son frère est grand-maître de l'Ordre des Chevaliers Teutoniques. 

Judith y prend l'habit monastique et se distingue par sa conduite vertueuse et multiplie les conversions spontanées. 

Elle est la sainte patronne de la Prusse.



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5 MAI SAINTE JUDITH DE KULMSEE



HILAIRE : Figure énergique et originale, Hilaire d'Arles naît vers 401, dans une riche famille d'origine grecque de Bourgogne, de Lorraine ou de Belgique.



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5 MAI SAINT HILAIRE D'ARLES


Hilaire est un de ces moines-évêques qui, après saint Martin, ont contribué activement à l'enracinement du christianisme en Gaule.

Il est archevêque, à 29 ans, de 430 à sa mort, le 5 mai 449.

Hilaire est un saint de l'Eglise catholique romaine, fêté localement le 5 mai.



LOREA : "Flor""Fleur", "Antimo"ren pareko.

Lore : Zallako andre mariaren baselisa.

(...) Lorea - Hiru iturburu ditu izen honek : hitz arrunta da ("lilia"). Zallako (B) Andre Mariaren baseliza eta Navarro Villosladaren Amaya o los vascos en el siglo VIII eleberriko pertsonaia.


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ERMITAGE SAN PEDRO ZALLA BISCAYE
PAYS BASQUE d'ANTAN


Hitz arrunta eta Deun-ixendegi euzkotarra lanean gaztelaniazko Floraren baliokidetako ematen den izena.



Une naissance du 5 mai : Maria Eugenia Ignacia Agustina de Palafox-Portocarrero de Guzman y Kirkpatrick, marquise d'Ardales, marquise de Moya, 20ème comtesse de Terba, dite Eugénie de Montijo.



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EUGENIE DE MONTIJO


Née le 5 mai 1826 à Grenade (Espagne) - Morte le 11 juillet 1920 à Madrid (Espagne).


C'est une personnalité politique française, d'origine espagnole.

Son père, comte de Teba, s'est rallié à la France, sous le Premier Empire.

Sa mère est une aristocrate mi-écossaise, mi-espagnole qui emmène dès 1834 ses 2 filles, dont Eugénie, en France et en particulier à Biarritz, pour fuir les guerres carlistes.


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EUGENIE DE MONTIJO

En 1849, Eugénie fait la connaissance de Louis-Napoléon Bonaparte, alors président de la République Française, qui devient empereur le 2 décembre 1852 et qu'elle épouse le 29 janvier 1853 et avec qui elle aura un fils Louis Napoléon.

Elle sera impératrice des Français du 29 janvier 1853 au 4 septembre 1870.


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EUGENIE DE MONTIJO

Elle a une grande influence sur son mari sur le plan politique.

Elle est une grande protectrice des arts et des lettres, avec un principe de retour à l'ordre moral.

Elle fait avancer la cause des femmes, en soutenant par exemple Julie-Victoire Daubié pour son baccalauréat ou Rosa Bonheur pour sa Légion d'honneur.

Elle a aussi une des plus importantes collections de bijoux de son époque.



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EUGENIE DE MONTIJO

Pendant la guerre de 1870, elle va assurer la régence et elle est la dernière femme à avoir gouverné la France, avec les prérogatives d'un chef d'Etat.

A la chute de l'Empire, le 4 septembre 1870, et alors que son mari est prisonnier en Allemagne, elle est contrainte à l'exil en Angleterre.

Après la mort de Napoléon III le 9 janvier 1873, et de son fils Louis Napoléon Bonaparte, en Afrique du Sud, le 1er juin 1879, elle continue à vivre en exil et meurt à 94 ans à Madrid, le 11 juillet 1920.



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EUGENIE DE MONTIJO