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mercredi 5 octobre 2022

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 5 OCTOBRE 2022 SAINTE FLEUR ET SAINT PLACIDE - LILI

 

PROVERBE DU 5 OCTOBRE 2022 (SAINTE FLEUR) (SAINT PLACIDE) (LILI).


FLEUR : Sainte Fleur d'Issendolus (ou Flore) naît à Maurs (Cantal) vers 1300 ou 1309.



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5 OCTOBRE SAINTE FLEUR D'ISSENDOLUS

Née au 14ème siècle dans une famille de 19 enfants, cette religieuse de l'ordre des Hospitaliers se voue au service des malades à l'hospice de Beaulieu, à Issendolus (Lot) dans le Quercy.

Fleur opère aussi des miracles pendant sa vie et après sa mort.

Fleur meurt vraisemblablement le 13 juin 1347.

Fleur est considérée comme sainte par l'Eglise catholique et est fêtée le 5 octobre.



PLACIDE : Placidus de Subiaco ou saint Placide, saint de l'Eglise catholique, est un moine bénédictin, disciple de saint Benoît, qui naît en 518.




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5 OCTOBRE SAINT PLACIDE DE SUBIACO

Il est confié tout jeune à saint Benoît, pour être élevé à Subiaco (Latium, Italie).

Il va dès lors partager la vie rigoureuse des moines.

Placide accompagne ensuite saint Benoît au Mont-Cassin (Cassino, Italie), où il meurt en 541 ou 542.




LILI : Flor, fleur en pare. Liliko jauregi zahar ezaguna Zeztoan, I, XV. mendeko eraikina.

Hitz arrunra da ("lorea") bai eta Ekain haitzulotik hurbil dagoen jauregi baten izena ere. Zestoan (Gipuzkoa). Loreak Europako kulturan emakumearekin lotu izan dira beti. Gogoratu beharra dago Erromako Flora loreen eta udaberriaren jainkosa zela, eta kristauen artean ere liliak eta udaberria Ama Birjinaren erlazionatu direla, eta, hedaduraz, emaztekiekin. Euskal kantu zaharrtean, Europa osoan bezala, lorea izan ohi da andrearen irudia. Ingelesez Lily lore baten izena ez ezik Elizabeth-en hipokoristikoa ere bada. Aldaerak : Lore eta Lorea.

LOREA : Hiru iturburu ditu izen honek : hitz arrunta da ("lilia"). Zallako (Bizkaia) Andre Mariaren ermita eta Navarro Villosladaren Amaya o los vascos en el siglo VIII eleberriko pertsonaia. Aldaerak : Lili eta Lore.




Un décès du 5 octobre : Jacques Offenbach.


compositeur violoncelle
JACQUES OFFENBACH

Né le 20 juin 1819 à Cologne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne) - Mort le 5 octobre 1880 à Paris.

C'est un compositeur et violoncelliste français d'origine allemande.

Offenbach est le septième enfant d'une fratrie de dix.

Dès l'âge de 6 ans, le petit Jacques apprend à jouer du violon, grâce à son père, chantre et violoniste.

A 9 ans, il commence l'étude du violoncelle.

A 12 ans, il joue en trio, avec son frère Julius et sa soeur Isabella, dans des dancings locaux, des auberges et des cafés.

Jacques passe une audition, en 1833, à 14 ans, au Conservatoire de Paris. Il est reçu mais quitte le Conservatoire au bout d'un an, car il s'ennuie.

Il obtient, en 1835, un poste permanent de violoncelliste à l'Opéra-Comique.

Il joue dans des salons à la mode, dont celui de la comtesse de Vaux.

Il entreprend des tournées en Allemagne et en Angleterre, où son talent éclate.

Juif de religion de naissance, il se convertit au catholicisme pour épouser le 14 août 1844 Herminie d'Alacain, fille d'un général carliste, avec laquelle il aura cinq enfants.

Il compose de plus en plus, publiant beaucoup de partitions qui se vendent bien.

Lors de la révolution de 1848, il quitte la France et rejoint sa famille à Cologne (Allemagne).

Offenbach revient à Paris en février 1849 et reprend son travail de violoncelliste et de chef occasionnel à l'Opéra-Comique.

Entre 1853 et 1855, il compose trois opérettes en un acte et les monte à Paris, dans la salle Lacaze, théâtre sur l'avenue des Champs-Elysées, à la capacité de 300 places maximum. Il nomme ce théâtre : le Théâtre des Bouffes-Parisiens.

A l'hiver 1855, il déménage pour la salle Choiseul où il va produire 16 opérettes en 3 ans.

Son théâtre est constamment au bord de la faillite car Offenbach dépense sans compter.

Les années 1860 sont sa décennie la plus réussie.

Il reçoit la nationalité française au début de 1860, par ordre personnel de Napoléon III, et, en 1861, il est nommé Chevalier de la Légion d'honneur.

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, va à Etretat (Seine-Maritime), puis à Saint-Sébastien (Guipuscoa).

Fin 1871, Offenbach revient à Paris.

En 1876, il fait une tournée réussie aux Etats-Unis.

Il meurt le 5 octobre 1880, à 61 ans.

Durant sa vie, il aura composé plus de 100 oeuvres lyriques, avec des opéras, des ballets, des mélodies et de nombreuses pièces pour violoncelle et piano.




compositeur violoncelle
JACQUES OFFENBACH




Voici le proverbe du mercredi 5 octobre 2022 :


URRIKO EGUNA, SEIETAN ARGIA, SEITAN ILUNA.

La journée d'octobre, à 6 heures le jour, à 6 heures la nuit.



mois calendrier klein calendrier
FLEURS D'OCTOBRE
PAR L'ILLUSTRATEUR KLEIN




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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LE BIENHEUREUX MICHEL GARICOÏTS D'IBARRE EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE

MICHEL GARICOÏTS D'IBARRE.


Michel Garicoïts, natif d'Ibarre, en Basse-Navarre en 1797, a été le fondateur des Prêtres du Sacré-Coeur de Jésus.



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SAINT MICHEL GARICOÏTS
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à son sujet le quotidien La Croix, le 27 décembre 1936, sous la plume de 

Charles Baussan : 



"Le bienheureux Garicoïts.



Vers 1810, dans les environs d'lbarre, au pays basque, un petit berger d’une douzaine d’années, qui gardait les moutons de son père, escaladait les pentes, de montagne en montagne, pour approcher de plus en plus de ce ciel dont lui parlait sa mère. Ce petit Basque s’appelle aujourd’hui le bienheureux Michel Garicoîts. M. Gaétan Bernoville, Basque lui-même, en fait le portrait et en raconte la vie, dans un livre ou l’âme se nourrit de l’air vivifiant des sommets. 



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LIVRE LE BIENHEUREUX MICHEL GARICOÏTS
PAR GAETAN BERNOVILLE


Avec quelle joie, tout d’abord, M. Bernoville va chercher les enfances du Bienheureux dans ses montagnes. Il regarde tantôt avec humour, tantôt et le plus souvent avec émotion, les gens et les choses ; il traverse le bourg de Saint-Palais, le village de Saint-Just, le village d'Ibarre ; il salue les églises, et tout particulièrement celle ou fut baptisé Michel Garicoîts : un clocher aux trois croix qui semble protéger un pigeonnier, une église au toit bas, "proche de la terre, de la ferme, de l'humble génie du lieu". 



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VIEILLE EGLISE DE ST JUST IBARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN




Et la voici, la maison natale du Bienheureux — Garaco-Etchéa ; — une ferme accrochée au flanc d’une pente escarpée, une maison toute pareille à ses plus humbles sœurs de la montagne ; un large toit dessinant un franc triangle et qui s’abaisse presque au ras de terre ; une large porte à deux battants ; quelques fenêtres qui s’ouvrent chichement dans la façade blanche. 



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MAISON NATALE DE MICHEL GARICOÏTS
ST JUST IBARRE BASSE-NAVARRE



Un intérieur rural où rien n’a changé depuis le temps du petit berger Michel. Une atmosphère de repos et de vérité, où, sans effort, M. Bernoville voit vivre la famille Garicoits, le soir : "Le père, sans mot dire, mâche sa courte pipe de suie au coin de la cheminée. La mère range la modeste vaisselle. Michel bricole, silencieux..."



C'est là qu’il naquit le 15 avril 1797, d’Arnaud Garicoïts et de Gratianne Etcheberry, de bons chrétiens qui, pour se marier, étaient allés, par des sentiers de chèvres, chercher en Espagne un prêtre qui ne fût pas assermenté. Très simplement se déroule une enfance rurale : la formation religieuse et morale donnée par la mère, en images saisissantes et prises dans la journée quotidienne, avec la crainte de Dieu, le respect du bien d’autrui, le sentiment du devoir ; — l’école et le catéchisme ; — le travail, la garde des moutons du père, puis des Anghelu, chez qui il est placé, à Oneix ; — le rayonnement d’âme que lui apporte la première Communion ; — la pensée, qui s'empare de lui, d’être prêtre ; — le Conseil de famille tenu dans les champs par le père, la mère et la grand’mère, pendant que jacassaient les geais autour d’eux. 



Les Garicoïts sont pauvres : "Dieu y pourvoira", a répondu Michel ; et du collège de Saint-Palais à l’école Saint-Léon, à Bayonne, du Petit Séminaire d’Aire au Grand Séminaire de Dax, les étapes se suivent, jusqu'au sacerdoce, jusqu’à Cambo, jusqu'à Bétharrarn. 



Bétharram ! Nom qui sonne, de Lourdes à Pau, répété par les échos des montagnes. M. Bernoville exalte comme il convient la douceur de ce paysage, la montagne qui descend au Gave, le vieux pont drapé de lierre, et surtout l’antique sanctuaire, âme du pays, la statue trouvée dans un buisson en flammes, les grâces obtenues, guérison des corps, salut des âmes, la légende du beau rameau : la jeune fille tombée dans le Gave et sauvée grâce au rameau que lui tend la Vierge.



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GRAND SEMINAIRE DE BETHARRAM
BEARN D'ANTAN


C’est là, dans cette atmosphère de piété fervente, c’est à Bétharram que Dieu attendait le jeune professeur de philosophie et de théologie, bientôt à 34 ans, supérieur du Grand Séminaire, ou plutôt c’est là que Dieu l’avait conduit ; c’est là que s’éveilla en Michel Garicoïts la grande pensée: la création d’un Institut religieux consacré à l’enseignement, l’éducation, la formation religieuse du peuple ouvrier et paysan, "véritable camp volant de soldats d’élite, prêts à courir, au premier signal des chefs, partout où ils seraient appelés, même et surtout dans les ministères les plus difficiles, ceux dont les autres ne voudraient pas". 



Michel Garicoïts a été l’homme de cette idée et de cette œuvre. Tout au long de ce livre, maintenant, M. Bernoville le montre attaché à cette tâche, et la poursuivant, établissant les règles des "Prêtres du Sacré-Cœur" et les imprégnant de son esprit, et demeurant également obéissant à l’ordre intime qui lui vient de Dieu qu’aux résistances de son évêque, Mgr Lacroix, dont le désir est de garder dans le cadre diocésain les forces apostoliques de ces prêtres. 



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SAINT MICHEL GARICOÏTS
PAYS BASQUE D'ANTAN



Que d’œuvres sortent déjà des mains de ce constructeur, de ce bâtisseur, qu’est le P. Garicoïts ! Dès 1837, persuadé qu’il faut rechristianiser l’école pour rechristianiser la France, il ouvre à Bétharram une école primaire. Et ce n’est qu’un commencement. Collège de Bétharram, école primaire et collège Mancade d’Orthez, collège de Mauléon, école d’Osso, collège Sainte-Marie d’Oloron, en collaboration avec les Pères de Sainte-Croix, qui entrent, le P. Etchecopar au milieu d’eux, dans l’Institut des Prêtres du Sacré-Cœur, toute cette œuvre d’apostolat scolaire s’ordonne dans l’atmosphère du sanctuaire et du monastère de Bétharram.



Le P. Garicoïts, travaille à la beauté de ce pèlerinage. Il fait élever les huit principales stations du chemin de croix. Il met en train des constructions nouvelles pour le couvent. Quand un incendie se déclarera dans la nuit du 22 au 23 avril 1839, il montera lui-même, une hache à la main, sur le toit de la chapelle, pour faire la part du feu et sauver le sanctuaire. 



Son zèle ne s’enferme pas dans le pays basque ; il s’étend aux Basques émigrés aux Amériques. En 1856, une équipe de prêtres du Sacré-Cœur, ayant à sa tête le P. Barbé, s'embarque sur les trois-mâts l’Etincelle et va assurer aux Basques d'Argentine les secours religieux. Grâce aux Pères de Bétharram s’élève bientôt, à Buenos-Ayres, le collège Saint-Joseph, et s’achève, à Montevideo, l’église de l’immaculée Conception. 



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COLLEGE SAN JOSE LA PLATA ARGENTINE



Ce ne sera pourtant qu’après sa mort et après l’intervention d’une Carmélite, objet de faveurs spirituelles particulières, Sœur Marie de Jésus-Crucifié, que le P. Garicoïts triomphera, que l’Institut des Prêtres du Sacré-Cœur, fondé par lui, obtiendra, le 30 juillet 1875, un Bref laudatif de Pie X, et, le 5 septembre 1877, le décret approbatif. Le 10 mai 1923, le P. Michel Garicoïts sera proclamé bienheureux. 



En même temps qu’il raconte la vie de ce grand serviteur de Dieu, M. Bernoville en fait le portrait ; il en prend les lignes et les couleurs, non seulement dans cette vie même du P. Garicoïts, mais aussi dans la race et jusque dans le pays. Le P. Garicoïts est un Basque ; il a la tête et le poing solides comme les rocs des Pyrénées ; en sa jeunesse, son poing pesait lourd dans les batailles entre camarades ; mais, vite, sa main s’est ouverte pour se joindre dans la prière ou se tendre dans la bénédiction. La grâce de Dieu, l’effort intérieur et la formation religieuse matèrent les remous de violence qui tourbillonnaient en lui. 



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LE BIENHEUREUX MICHEL GARICOÏTS
PAYS BASQUE D'ANTAN



Son intelligence était de l’ordre méditatif ; il avait plus de solidité que de brillant ; il possédait très fortement la philosophie et la théologie et il allait au fond des choses. Son éloquence était sans ornements : "des phrases courtes, familières, voisines de la conversation, mais pressées d’un mouvement intérieur et toutes brûlantes de l'accent de l'âme". 



Il exigeait beaucoup des âmes ; il les aimait et les voulait fortes. "Sa spiritualité, comme l’ignatienne, mettait dans l’âme la passion de grandir, vivifiée par la confiance en la miséricorde de Dieu."



Sa vie intérieure avait pour assise une foi limpide et solide, l’abandon à Dieu, la charité. Mais il ne disait rien de ce qui se passait en lui ; pas de confidences. Il avait cette vertu du Basque : le silence. Il en avait aussi l'austérité, et accrue : trois heures de sommeil seulement, un seul repas par jour, le soir, et quel pauvre repas ! "En avant ! Tirez la carriole !" disait-il de ce corps que l’âme doit traîner. Son âme lirait sa carriole toute la journée. 



pays basque autrefois religion bienheureux ibarre
LE BIENHEUREUC MICHEL GARICOÏTS
PAYS BASQUE D'ANTAN



Il avait pourtant ses "repos du cœur", le couvent des Filles de la Croix, d’Igon, dont il était l’aumônier et où il allait tous les matins, et sa maison natale d’Ibarre. M. Bernoville a longuement visite ce couvent où les Filles de la Croix ont l'art de donner, avec une éducation chrétienne, une éducation ménagère et professionnelle ; il y a retrouvé avec joie la petite maison de jadis et l’arc en fer où le P. Garicoïts attachait le licol de son cheval. Comment s’étonner que le fondateur des Prêtres du Sacré-Cœur aimât à se trouver dans cette atmosphère d’éducation religieuse et populaire et qu’il considérait comme un devoir d’y maintenir toutes les vertus utiles à cet apostolat ? 



Après l’avoir suivi à la ferme d’Ibarre, Garaco-Etchéa, où, quelquefois, le P. Garicoïts, quand son ministère l’appelait dans le voisinage, passait avec les siens une veillée, rien qu’une veillée, et retrouvait le rêve qui avait été à l’origine de sa vie, M. Bernoville revient encore — comment n’y pas revenir ? — à Bétharram. Il y entend parler le bienheureux Garicoïts dans le vieux monastère, dans sa cellule, dans le sanctuaire à la façade en marbre des Pyrénées, et aussi dans les bâtiments nouveaux, l’ancien collège agrandi et ce collège apostolique, réalisant si pleinement la grande idée du Père. Il l'entend re dire : "Faisons jusqu’au bout notre devoir quotidien" et "Nous sommes dans la main de Dieu"!’ 



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C’est un bel accord qui, dans ce livre, associe les vertus d’une race à la grâce divine, les beautés des paysages à la beauté d’une âme, le talent d’un écrivain à son amour pour sa petite patrie."




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mardi 4 octobre 2022

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 4 OCTOBRE 2022 SAINT FRANÇOIS - PATXI

 

PROVERBE DU 4 OCTOBRE 2022 (SAINT FRANÇOIS) (AURORE) (ROXANNE) (PATXI).


FRANÇOIS : François naît vers 1182, dans la famille d'un riche drapier d'Assise, en Italie, sous le nom de Giovanni Di Pietro Bernardone.



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4 OCTOBRE SAINT FRANCOIS D'ASSISE

François est surnommé Francesco (Français) par son père, coutumier des voyages en France.

François aspire à la noblesse et à la chevalerie, comme tout bourgeois de son époque.

A l'âge de 20 ans, François est fait prisonnier lors d'une bataille contre Pérouse, la cité voisine.

Libéré, François part en pèlerinage à Rome et voit en songe le Christ.

Contre la volonté de son père, il renonce à ses biens et se consacre à la construction d'une chapelle où très vite les disciples affluent.

Se dépouillant de ses vêtements, il meurt nu, à même le sol près de la petite chapelle de la Portioncule, dans la nuit du 3 au 4 octobre 1226.




religion catholique saint sainte françois assise
4 OCTOBRE SAINT FRANCOIS D'ASSISE

François d'Assise est le fondateur de l'ordre des frères mineurs, caractérisé par la prière, la joie, la pauvreté, l'évangélisation et l'amour de la Création divine.

Il est canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX.




religion catholique saint sainte françois assise
4 OCTOBRE SAINT FRANCOIS D'ASSISE


PATXI : Asisko Francesco (+1226). Guretzat Pako, Fraisku, Frantxix, Pantxo edo...

Frantziskoren hipokoristikoa izan da, eta oraindik ere horrela da hein batez, baina aitortu beharra dago maizkara gaztelaniazko Franciscoren euskarazko baliokidetzat hartzen dela. 1574an Espartza Zaraitzuko (Nafarroa) elizaren agirietan Don Pachi izeneko apaiza azaltzen da. Ikus Frantzisko.

Frantzisko : Francisco (es), François (fr), Francis (en).

Asisko Frantzisko zor zaio honen hedadura. Berez Frantzes izenaren txikigarria zen italieraz (ikus aurreko sarrera) ; sorburua santuaren amaren frantses hizkuntzaren alderako zaletasunean bilatu beharra da. Gure artean izenik erabiliena izan da luzaz. Xabierko doneari esker. Erabilera handikoa izan denez hipokoristiko asko eduki ditu : Patxi, Patxo, Praisku, Pantxiko, Patziku... Santuaren egunak : urriaren 4an (Asiskoa), eta abenduaren 3an (Xabierkoa).




Une naissance du 4 octobre : Jean-François Millet.




peintre realiste barbizon
PHOTO DE JEAN-FRANCOIS MILLET
PAR NADAR


Né le 4 octobre 1814 à Gréville-Hague (Manche) - Mort le 20 janvier 1875 à Barbizon (Seine-et-Marne).

C'est un artiste-peintre réaliste, pastelliste, graveur et dessinateur du 19ème siècle, l'un des fondateurs de l'école de Barbizon.

Millet est célèbre pour ses scènes champêtres et paysannes réalistes. 

Aîné d'une famille nombreuse de paysans, il est élevé dans un milieu cultivé, en particulier son oncle, curé lettré.

Doué pour le dessin, il est envoyé à Cherbourg, en 1834, pour apprendre le métier de peintre.

Millet obtient une pension pour continuer son apprentissage à Paris, où il s'installe en 1837.

En 1839, il revient à Cherbourg, où il vit de la vente de quelques portraits de proches et de bourgeois, ainsi que de peintures érotiques.

Il se marie, en 1841, avec Pauline Ono, fille de tailleur, qui meurt 3 ans plus tard de tuberculose.

A partir de 1847, il commence à avoir du succès avec ses peintures.

Millet s'installe à Barbizon, en 1849, et il peint des scènes rurales souvent poétiques.

Il se remarie, en 1853, avec Catherine Lemaire, avec laquelle il aura neuf enfants.

En 1870, il revient, avec sa famille, à Cherbourg et il y reste 18 mois, avant de revenir à Barbizon.

Il meurt le 20 janvier 1875, à 60 ans.

Ses oeuvres les plus connues sont Les Glaneuses (1857), L'Angélus (1859) et La Becquée (1860).




peintre realiste barbizon
AUTOPORTRAIT DE JEAN-FRANCOIS MILLET 1841



Voici le proverbe du mardi 4 octobre 2022 :


MOKANES MARTXANTEK URRIA MAITE DITEK.

Les marchands de mouchoirs affectionnent le mois d'octobre.




mois calendrier octobre
ART NOUVEAU
MOIS D'OCTOBRE



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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L'ÉMIGRATION BASQUE EN 1875 : CAUSES ET EFFETS

L'ÉMIGRATION BASQUE EN 1875 : CAUSES ET EFFETS.


Les Basques ont émigré de façon massive en Amérique, Nord et Sud, pendant plus d'un siècle.



pays basque avant émigration amérique
EMIGRATION BASQUE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet le journal hebdomadaire L'Economiste Français, le 30 octobre 

1875 :



"L’Émigration Basque

Ses causes et ses effets. 



Il y a quelques semaines, il a paru dans le journal le Temps une communication d’un habitant des Basses-Pyrénées sur l’émigration basque. Cette communication serait demeurée inaperçue, si elle ne tirait son importance du journal qui l’a accueillie dans ses colonnes. C’est donc à ce titre, qu’après avoir examiné la valeur des chiffres qui y sont avancés et des arguments dont on s’est servi, il était utile d’étudier de nouveau la question et de l’envisager au nom des grands principes d’économie qui régissent le monde, comme au point, de vue de la liberté commerciale, jointe à celle de la liberté individuelle.



Il est de fait que son dépeuplement doit préoccuper le pays, qui se sent privé de la partie la plus vigoureuse et la plus intelligente de sa population. Il n’y a donc rien que de juste dans les doléances qui se font entendre dans le département des Basses-Pyrénées, centre du pays Basque français. Mais tout en approuvant ces doléances, on ne peut les comprendre que tout autant qu’elles se produisent dans le but d’amener des moyens venant rattacher naturellement les habitants à leur sol, et non réclamer des mesures qui ne sont plus ni en harmonie avec nos lois, ni compatibles avec nos mœurs.


basses-pyrenees carte forestier
ATLAS FORESTIER
BASSES-PYRENEES 1880


Les chiffres que l’on invoque à l’appui de la cause que l’on défend, sont tirés de renseignements pris dans les bureaux d’une agence d’émigration qui n’a pu les formuler que sur des données incertaines. Leur valeur eût été plus grande s’ils émanaient des statistiques du ministère, ou des notes que les commissaires officiels d’émigration auraient pu réunir. Or une nouvelle investigation a été faite au point de vue des chiffres, et l’on ne peut encore présenter le résultat de cette investigation que comme imparfait, puisqu’il est certain qu’une grande partie de l’émigration entre dans la catégorie des voyages libres et, par suite de la liberté des passeports, échappe à tout contrôle. La conclusion que l’on a pu tirer des appréciations faites sur l'ensemble des départs qui, tant de vapeurs que de voiliers, se sont effectués par le port de Bordeaux, démontre que dans la période des dix dernières années qui se sont écoulées, l’émigration a pu être d’environ 75 000 émigrants, soit en moyenne 7 500 émigrants par an.



Or tous ces émigrants ne sont pas Français, ils appartiennent à diverses nationalités. Les principaux sont Italiens, Suisses et Espagnols. Parmi les Français il y aurait même une subdivision à faire, car depuis l’Auvergne jusqu’aux Pyrénées, bien des départements voient chaque année un grand nombre de leurs habitants quitter leur pays, pour aller dans les colonies chercher du travail ou tenter fortune.



Il est vrai que les années 1872 et 1873 ont été celles où l'émigration s'est fait le plus vivement sentir, et l’on pourrait attribuer aux Basques la plus grande partie du chiffre des émigrants qui sont partis ; mais là encore il y aurait une division à faire, car l’émigration est commune aux Basques français et aux Basques espagnols, et si l’on faisait la distinction de la nationalité des individus qui se sont expatriés dans ces deux années-là, on trouverait probablement que le plus grand nombre appartient à la nationalité espagnole.



pays basque 1900 emigration urtxoak
AGENTS EMIGRATION BASQUE


Il ne faut pas s’en étonner, si l’on considère que le pays Basque espagnol est le siège de la guerre civile depuis plus de trois ans, et que la désolation y a été portée partout, entravant tous les rouages de la vie de ce peuple qui, par nature, est actif et industrieux. Les chemins de fer qui, avec les grandes routes de communication, étaient venus vivifier ce pays, en avaient changé la physionomie, donnant un nouvel essor au progrès de la richesse, dont la base tenait à la fois à l'agriculture, à l’industrie et au commerce. Il en était ainsi résulté un mouvement qui, enrichissant les plus petits villages, avait régénéré ce pays, et l’on peut avancer sûrement que, malgré l’émigration lente qui se faisait toujours, la population n’y était pas en décroissance. Il est donc naturel que les causes de bien-être avant disparu, la guerre jetant la perturbation partout, et les gouvernements en lutte venant à décréter la levée des hommes mûrs comme celle des jeunes gens, il y ait eu une recrudescence d’émigration, et que l’on ait vu à un certain moment des familles entières allant chercher au-delà des mers une nouvelle patrie où les appelaient des compatriotes déjà établis.



En France les mêmes causes n’existent pas et cependant l'émigration se poursuit.



L'origine des Basques ou Euskariens remonte à la plus haute antiquité. Descendants des anciens Ibères, dont ils étaient la portion la plus saine et la plus pure, ils avaient formé dans les montagnes de la Cantabrie et de la Navarre, depuis les Asturies jusqu’à l’Ebre, une sorte de fédération, dépositaire de l’antique liberté, de la langue, des mœurs et des traditions échappées au fer des premiers Barbares et aux corruptions des peuples étrangers. Cette puissante fédération semble s’être perpétuée jusqu’à nos jours, conservait dans leur pureté native et dans leur couleur originelle les traits saillants des premiers habitants que les auteurs anciens représentent patients à la fatigue, hardis, sobres, à la taille haute et droite, au regard assuré.



Il n'est donc pas étonnant que l’on retrouve encore chez le peuple basque un esprit d’aventure, un amour d’indépendance et un besoin de bien-être qui, chez lui, sont innés et le poussent vers l’inconnu, l’entraînant dans les conceptions les plus hardies. C’est ainsi qu’en remontant dans l'histoire, on l’a vu aller courageusement au fond des mers faire la pêche de la baleine et de la morue, et découvrir des îles et des terres où aucun Européen n’avait jamais abordé, indiquer même à Christophe Colomb la route du nouveau monde. On l’a vu encore, dans les guerres maritimes d'autrefois, audacieux navigateur, courageux et habile marin se distinguer dans les courses et les combats, livrés au milieu de l’Océan, entre les flottes ennemies.



pays basque autrefois corsaires marins pêcheurs
HOMMAGE AUX CORSAIRES, MARINS ET PÊCHEURS BASQUES
PAYS BASQUE D'ANTAN


Les Basques ont donc conservé de nos jours cette tendance de leur imagination vers une vie de hasard et avec la crainte du service militaire que l’éducation et l'instruction fait disparaître cependant, avec le besoin de se créer une fortune foncière que les lois ne leur permettent pas d’acquérir de la succession privilégiée de leurs parents, ils vont dans celte nouvelle patrie, Montevideo et Buenos-Ayres, qu'ils ont fondée, où tant de frères se trouvent déjà depuis longtemps et où beaucoup ont fait fortune. L’appât des salaires qu'on leur offre, le mirage de quelques-uns qui, chaque année, reviennent au foyer paternel et agrandissent le champ natal ou bâtissent château, sont un attrait qui les séduit et les fait rêver.



Le pays Basque français est malheureusement aujourd’hui ce qu'il était il y a de nombreuses années. Ce qu’on appelle le progrès s’est fait sentir à peu près partout. Là il n'y a eu rien qui oblige à avancer. La nature y est belle, le sol y est bon ; on n’a trouvé aucun faiseur de roman pour venir y porter des millions qui, tout en ruinant le créateur ou en dupant l’actionnaire, impriment le mouvement du travail, laissant quelque chose d’acquis à l'ouvrier dont on a besoin et au pays que l’on a doté de nouvelles créations. 



Les chemins de fer eux-mêmes qui ont vivifié des landes incultes dans plusieurs parties de la France, ont été tracés loin de ce pays enchanteur et riche par lui-même, empêchant ainsi l'exploitation des produits naturels pour lesquels des facilités de transport sont indispensables. Il a donc été privé de ce bienfait du mouvement qui a fondé bien des villages et agrandi bien des villes. Les Basques n'ont pu donc jouir des avantages des communications rapides pour aller de chez- eux aux grands centres y porter eux-mêmes leurs produits et en rapporter des idées ou des capitaux qui auraient pu leur permettre de mettre en valeur leurs terres, d’exploiter leur sous-sol riche en mines de toutes sortes et de fonder des établissements industriels, instruments de travail et de fortune. Ils eussent trouvé par là un dérivatif à leur fièvre d’aventure et d’activité.



Habitants des montagnes ou riverains des côtes de Gascogne ou de Biscaye, les Basques sont originairement marins, agriculteurs ou pasteurs. La situation qu’ils occupent sur la frontière entre l’Espagne et la France les a rendus contrebandiers.



La marine s’est modifiée ; la grande pêche dans l’Océan ne se fait plus ; l’armement par suite des transformations imposées par la vapeur a disparu en partie et les marins basques, qui formaient une catégorie à part, tendent à se disperser de plus en plus. 



L’agriculture est restée ce qu'elle a toujours été, suffisant à peine à la population du rayon qu’elle devrait nourrir. L’élève des troupeaux, qui formait une des sources les plus importantes de la richesse à cause des nombreux pâturages dont les montagnes sont couvertes, n’a plus sa raison d’être depuis que la laine étrangère est venue envahir nos marchés et faire baisser la valeur de ce produit. Le pays n’offre donc plus à ses habitants assez de travail pour utiliser ses bras et les résultats qu'il retire encore ne peuvent servir qu’à le faire vivre, mais non à l’enrichir. Or, ce que tous les Basques ont dans l'esprit, c’est de faire fortune ; c’est comme un rêve qui poursuit leur imagination. On peut vivre à la maison, mais on fait fortune aux colonies, on fait fortune à la Plata. Ils y vont, ils y courent.



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PAYSAN ET SON ATTELAGE DEVANT SA FERME
PAYS BASQUE D'ANTAN


Ce ne sont pas des lois et des décrets qui empêcheront un mouvement né de l’esprit d’un peuple. On ne réforme d'ailleurs que lentement et patiemment, et l’on n’arrive à reformer que par la transformation successive. Ce courant de familles entières s’expatriant du pays Basque ne pourra donc être arrêté que lorsqu’on aura refait ce pays et qu’on aura donné une tendance nouvelle à ses aspirations. Pour cela, il faut y amener un courant contraire qui n’y existe pas, et pour y amener ce courant il faut des chemins de fer appelant avec l’industrie l’exploitation des mines, provoquant le besoin de bras qui occuperont toute la famille, depuis le vieillard jusqu’à l’enfant et qui, en l’enrichissant par des salaires bien payés, la retiendront dans le pays, car elle comprendra alors qu’on peut vivre partout, faire fortune partout, là où il y a du travail actif.



Et cependant, si l’on envisage la question au point de vue de la France, peut-on se plaindre avec raison de l’émigration basque ? Si l'on réfléchit à la balance des résultats favorables qu’elle a produits pour nos intérêts généraux, ne doit-on pas approuver ce mouvement, vers l'Amérique du Sud, d’un peuple qui a créé à la Plata Montevideo et Buenos-Ayres ? Que l’on compte les quelques habitants qui sont de moins dans le département des Basses-Pyrénées, que l’on signale ceux qui, en s’expatriant, ont fait de quelques villages relégués au cœur des montagnes des endroits aujourd'hui pour ainsi dire déserts et abandonnés, et que, d’un autre côté, on pèse les avantages des relations que cette population vigoureuse, laborieuse et active a créées par l’échange des produits entre la Plata et la France. On trouvera tous les produits industriels et agricoles de la France allant se consommer dans ces colonies, dont l’essor va chaque année croissant. On trouvera tous les riches produits des pâturages de ces fertiles contrées de l’Amérique venant alimenter les marchés de Bordeaux, du Havre et de Marseille. On verra 175 000 barriques de vin et 300 000 caisses de vins, eaux-de-vie el liqueurs s'exportant en une année par le seul port de Bordeaux pour ceux de Montevideo et Buenos-Ayres. On verra 120 000 balles de laine et de peaux de mouton, 850 000 cuirs et 40 000 barriques de suif, sans compter les autres produits, venant se vendre chaque année sur les trois grands marchés de la Fiance. En somme, plus de 125 millions arrivant pour s’échanger et entraînant, avec le va-et-vient de rechange, tous les rouages du commerce maritime et de l’industrie, sont les fruits de cette émigration. 



Ne sont-ce pas là des avantages que l'on peut très bien faire entrer en ligne de compte, en disant qu'ils valent la peine du sacrifice de quelques villages déjà, par leur situation, voués à l’isolement. Car, si ces villages sont dans une contrée qui ne le cède en rien, pour la bonté du sol et pour la beauté des sites, ils se trouvent trop enfoncés dans les vallons élevés des montagnes des Pyrénées pour qu’ils puissent prospérer el progresser, alors que tout tend, avec la vapeur et l’électricité, à favoriser le déplacement des masses, par la fureur du mouvement dominant tous les esprits el surexcitant toutes les intelligences.



On a, à un certain moment, crié bien haut contre le dépeuplement des campagnes se faisant au profit des villes et surtout au profit des grands centres. Le dépeuplement du pays Basque se fait donc, non seulement par l’émigration vers les pays étrangers au-delà des mers, mais encore par le déplacement vers les villes voisines et vers les points de concentration nécessitant des bras et occupant des intelligences.



Or, quelle loi empêchera l’homme de descendre de la montagne vers la plaine, de quitter le lieu de sa naissance, où il ne fait que vivre, pour aller là où son esprit le pousse et où ses tendances le dirigent ? On ne régit pas le mouvement de l’humanité, et vouloir empêcher les émigrations ou les réglementer quand elles ont leur raison d’être et que les résultats qu’elles produisent sont réels et évidents, autant vaudrait arrêter le torrent qui descend des hauteurs ou faire remonter les rivières vers leur source."



(Source : gallica.bnf.fr/Bibliothèque nationale de France)





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lundi 3 octobre 2022

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 3 OCTOBRE 2022 SAINT GÉRARD ET SAINT FRANÇOIS BORGIA - BORJA

 

PROVERBE DU 3 OCTOBRE 2022 (SAINT GÉRARD) (SAINT FRANÇOIS BORGIA) (CANDIDE) (BIANCA) (BORJA).


GÉRARD : Saint Gérard de Brogne naît à Stave (Belgique) à la fin du 9ème siècle.



religion catholique saint sainte gérard
3 OCTOBRE SAINT GERARD DE BROGNE

Gérard est admis très jeune en qualité de page à la cour de Béranger, comte de Namur.

Cet homme de guerre du 10ème siècle prend l'habit de bénédictin et crée en 919 une abbaye sur les terres de son père, à Brogne, aujourd'hui Saint-Gérard, dans l'actuelle Belgique.

Gérard a le titre d'abbé en 923.

Les princes de l'époque le font réformer 18 monastères.

Gérard meurt à Brogne le 3 octobre 959.

Gérard est canonisé par Innocent II, au Concile de Reims, en 1131.

Liturgiquement, Saint Gérard est commémoré le 3 octobre.



FRANÇOIS DE BORGIA : François de Borgia et de Trastamare, duc de Gandia, Grand d'Espagne, naît à Gandia (Valence, Espagne) le 28 octobre 1510 et meurt à Rome le 30 septembre 1572.


religion catholique saint sainte françois borgia
TABLEAU DE L'ILLUMINATION DE SAINT-FRANCOIS DE BORGIA
PAR DELLA VECCHIA VERS 1670


C'est un membre de la haute noblesse Espagnole, apparenté à la famille royale.

En 1529, il épouse Eléonore de Castro, avec laquelle il aura 7 enfants.

En juin 1539, il est nommé vice-roi de Catalogne par l'empereur et roi Charles 1er d'Espagne.

Il entre dans la Compagnie de Jésus, en juin 1546.

Il en est le 3ème Supérieur général de 1565 à sa mort, en septembre 1572.

Il est canonisé par le pape Clément X en 1671.

Il est liturgiquement commémoré le 3 octobre.



BORJA : San Francisco de Borja. San ignaziok Jainkoaganatu zuen handietarik "Borgia" odoleko frantses hau ere (+1572).



religion catholique saint sainte francisco de borgia
3 OCTOBRE SAINT FRANCISCO DE BORGIA
PAR ALONSO CANO 1624




Un décès du 3 octobre : José-Maria de Heredia.



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JOSE-MARIA DE HEREDIA

Né le 22 novembre 1842 à La Fortuna (Cuba) - Mort le 3 octobre 1905 à Bourdonné (Yvelines).

C'est un homme de lettres d'origine cubaine : né sujet espagnol, il a été naturalisé français en 1893.

Il est envoyé à l'âge de 9 ans, en France, à Senlis (Oise) et il y reste jusqu'à son baccalauréat, en 1859.

Il repart à Cuba en juin 1859 , approfondissant sa connaissance de la langue et de la littérature espagnole. Il y compose ses premiers poèmes.

De Heredia revient en France en 1861, avec sa mère, veuve.

Il s'inscrit alors à la Faculté de droit de Paris.

De 1862 à 1865, il suit également les cours de l'Ecole impériale des chartes.


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JOSE-MARIA DE HEREDIA

Il continue à composer des poèmes et il rencontre, en 1863, Leconte de Lisle et il collabore au Parnasse contemporain.

En 1867, de Heredia épouse Louise Despaigne, avec laquelle il aura 3 enfants.

Il entre à l'Académie française en février 1894.

Il est l'auteur d'un seul recueil, Les Trophées, publié en 1893 et comprenant 118 sonnets qui retracent l'histoire du monde, comme Les Conquérants, ou dépeignent des moments privilégiés, comme Le Récif de corail, ainsi que 4 poèmes plus longs.

Il meurt le 3 octobre 1905, à 62 ans, au château de Bourdonné (Yvelines), des suites d'une hémorragie digestive.




ecrivain cuba espagne
JOSE-MARIA DE HEREDIA




Voici le proverbe du lundi 3 octobre 2022 :


URRIAN IHIZTARIA, GOIZEAN GOIZ ATZARRIA.

Le chasseur, en octobre, se lève tôt.



CAPTURE D'UN VOL DE PALOMBES SARE
PAYS BASQUE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)





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