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mercredi 4 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 4 FÉVRIER 2026 SAINTE VÉRONIQUE ET BIENHEUREUX CHARLES SPINOLA - JONE

 


PROVERBE DU 4 FÉVRIER 2026 (SAINTE VÉRONIQUE) (BIENHEUREUX CHARLES SPINOLA) (VANESSA) (BÉRÉNICE) (JONE).


VÉRONIQUE : Sur le chemin de croix, selon une tradition médiévale, une femme pieuse de Jérusalem, prise de pitié, aurait essuyé le visage du Christ, portant sa croix au Golgotha, avec un voile et celui-ci aurait conservé les traits du supplicié.


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4 FEVRIER SAINTE VERONIQUE

De là, le nom de la femme : Véronique, déformation du latin "Vera iconica" (Vraie image).

Véronique (ou Bérénice), après avoir guéri l'empereur Tibère avec le fameux voile, aurait ensuite évangélisé l'Aquitaine avec son mari, Zachée (Le Juste).

Après sa mort, Véronique aurait été enterrée à Soulac, en Gironde, où lui est dédiée une église.


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4 FEVRIER SAINTE VERONIQUE

Voici ce que rapporta à son sujet, La Gazette de France, le 1er février 1897 :

"Sainte Véronique. 

"Le cortège entra dans une longue rue qui déviait un peu à gauche et où aboutissaient plusieurs rues transversales. Beaucoup de gens bien vêtus se rendaient au temple, et plusieurs s’éloignaient à la vue de Jésus par une crainte pharisaïque de se souiller, tandis que d’autres marquaient quelque pitié. On avait fait environ deux cents pas depuis que Siméon était venu porter la croix avec le Seigneur, lorsqu’une femme de grande taille et d’un aspect imposant, tenant une jeune fille par la main, sortit d’une belle maison située à gauche et se jeta au devant du cortège. C'était Séraphia... appelée Véronique... à cause de ce qu’elle fit en ce jour. 

Séraphia avait préparé chez elle d’excellent vin aromatisé avec le pieux désir de le faire boire au Sauveur dans son chemin de douleur. Elle s'avança voilée dans la rue ; un linge était suspendu à ses épaules ; une petite fille qu’elle avait adoptée se tenait près d’elle et cacha, à l’approche du cortège, le vase de vin... Elle se fraya un passage à travers la populace, les soldats, les archers, tomba à genoux devant Jésus, déploya le linge et lui dit : "Permettez moi d’essuyer la face de mon Sauveur". Jésus prit le linge, l’appuya contre son visage ensanglanté, et le rendit avec un remerciement. La jeune fille leva timidement le vase de vin vers Jésus, mais les soldats ne souffrirent pas qu’il s’y désaltérât.  

A peine Véronique était elle rentrée dans sa chambre qu’elle étala le linge sur la table placée devant elle et tomba sans connaissance. Un ami qui venait la voir la trouva ainsi près du linge déployé, où la face de Jésus s’était empreinte d’une façon merveilleuse, mais effrayante... Il la fit revenir à elle et lui montra le linge, devant lequel elle se mit à genoux en pleurant et s’écriant : "Maintenant, je veux tout quitter, car le Seigneur m’a donné un souvenir." 

Catherine Emmerich.

(La douloureuse Passion.) 



BIENHEUREUX CHARLES SPINOLA : le bienheureux Charles Spinola naît à Madrid en janvier 1565 et meurt à Nagasaki (Japon).


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10 SEPTEMBRE BIENHEUREUX CHARLES SPINOLA


Charles est un prêtre jésuite italien, homme de sciences, architecte et missionnaire au Japon.

Arrêté avec beaucoup d'autres chrétiens en 1621, il est brûlé vif le 10 septembre 1622.

205 martyrs japonais du début du 17ème siècle sont béatifiés ensemble par le pape Pie IX le 7 juillet 1867.

Parmi eux, Charles Spinola et 51 autres "Martyrs de Nagasaki" mis à mort le même jour, le 10 septembre 1622.

Ils sont liturgiquement commémorés le 4 février.



JONE :  "Jeanne", "Juana", "Joana".

(...) Jone - Sabino Aranak eta Koldo Elizaldek argitaratuko Santu Izendegia-n gaztelaniazko Juana izenarentzat ematen den euskal bliokidea da hau. Ikus Joana. - - / Jeanne Juana / (...)

Joan izenaren emakumeentzako aldaera. Honela deitu zen lehendabiziko santua Orleansko Neskatila izan zen, Joana Arc-Ekoa. Ezaguna denez, Frantziako erregeari lagundu ostean frantsesek ingelesen esku utzi zuten eta hauek bizirik erre.

1920an santutu zuten ; Santuaren eguna maiatzaren 14an. Aldaerak : Joane, Joanitz, Joanitza eta Jone (Deun-ixendegi euzkotarra). Baliokideak : Juana (es) eta Jeanne (fr). Ikus Joan eta Joanes gizon izenen zerrendan.




Une naissance du 4 février : Fernand Léger.




peintre france tubisme décorateur illustrateur
PEINTRE ILLUSTRATEUR FERNAND LEGER



Né le 4 février 1881 à Argentan (Orne) - Mort le 17 août 1955 à Gif-sur-Yvette (Essonne).

C'est un peintre français, aussi créateur de cartons de tapisseries et de vitraux, décorateur, céramiste, sculpteur, dessinateur et illustrateur.

Il a été l'un des premiers à exposer publiquement des travaux d'orientation cubiste.

A 19 ans, après une enfance à Argentan et des études d'architecture à Caen, Fernand découvre le Paris de 1900.

Dès 1903, il partage un atelier avec le peintre André Mare.

Après son échec aux beaux-Arts, il s'exerce dans diverses académies.

En 1907, il est marqué par la rétrospective consacrée à Cézanne et il découvre aussi le cubisme de Picasso et de Braque.

Fernand se fond bientôt dans l'effervescence de la vie artistique parisienne et, dès 1908, il travaille aux côtés de Modigliani, Laurens, et surtout Alexandre Archipenko.

Installé à la Ruche en 1908, il se lie avec Blaise Cendrars, Max Jacob et Guillaume Apollinaire et dialogue, entre autres, avec le peintre Robert Delaunay, et aussi avec Marc Chagall, Chaïm Soutine, Chaim Jacob Lipchitz, Pierre Reverdy et Maurice Raynal.

En 1913, il signe un contrat d'exclusivité avec Daniel-Henry Kahnweiler. 

Spectateur assidu du cirque Medrano, il peint les acrobates, les clowns et les jongleurs.

En 1918, Fernand illustre le livre de Blaise Cendrars La Fin du monde filmée par l'Ange N.D.

En 1919, il épouse Jeanne Lohy qui va décéder en 1950.

Il rencontre le cinéaste Jean Epstein, collabore au film d'Abel Gance, La Roue, et réalise les décors pour le film de Marcel L'Herbier, L'Inhumaine.

Engagé par les Ballets suédois, il crée successivement les costumes et les décors de Skating-Rink (1922) et de La Création du monde (1923).

En 1924, avec l'aide de Dudley Murphy, il tourne le film Ballet mécanique.

La même année, Fernand se rapproche des puristes et participe à la revue L'Esprit nouveau.

En 1924 également, il fonde avec Amédée Ozenfant l'Académie de l'art moderne.

Son art est surnommé "tubisme", avec des volumes géométriques déboîtés.

En octobre 1940, il part à Marseille, d'où il embarque pour les Etats-Unis, où il enseigne, à l'université de Yale, avec Henri Focillon, Darius Milhaud et André Maurois.

Fernand adhère au Parti communiste français en 1945, dont il reste membre jusqu'à la fin de sa vie.

Au début des années 1950, il participe avec Jean Bazaine et Jean Le Moal à la décoration de l'église du Sacré-Coeur à Audincourt (Doubs).

En 1952, il épouse, en secondes noces, l'artiste peintre Nadia Khodossievitch.

Il meurt le 17 août 1955, à 74 ans.




peintre france tubisme décorateur illustrateur
PEINTRE ILLUSTRATEUR FERNAND LEGER



Voici le proverbe du mercredi 4 février 2026 :


OTSAILEAN ALDIZ EGUZKITAN, ALDIZ SUTANTZEAN.

En février, tantôt au soleil, tantôt au coin du feu.




mois calendrier février cheminée
MOIS DE FEVRIER
ILLUST BARRE DAYEZ



(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)


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VICTOR HUGO AU PAYS BASQUE EN 1843 (première partie)

VICTOR HUGO AU PAYS BASQUE EN 1843.


Victor Hugo, durant l'été 1843, visite le Pays Basque, et s'arrête  en particulier à Pasajes, en Gipuzkoa.



pais vasco antes hugo pasajes tolosa roncesvalles pamplona
MAISON OU SEJOURNA VICTOR HUGO A PASAJES - PASAIA
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet Gilberte Guillaumie-Reicher dans le Bulletin de la Société des 

Sciences, Arts & Lettres de Bayonne, en juillet 1935 :



"La question du retour de Hugo en France.


A Monsieur le Chanoine Daranatz, respectueux hommage.



Avant d'entrer avec Hugo dans Pampelune, il  nous faut essayer de rétablir les dates de son voyage, afin de suivre son emploi du temps et surtout d'éclaircir, si possible, la question du retour en France. Le poète nous y aidera un peu, mais point trop. Si son récit nous guide parfois, nous sommes par ailleurs déroutés par les dates des lettres et des notes, les unes détruisant l'authenticité des autres.



D'après ses notes, Hugo, le 7 Août visite Leso, et rentre le soir à San Juan.




ecrivain romantique france 19ème siècle misérables
VICTOR HUGO VERS 1884
PHOTOGRAPHIE DE NADAR


Il ne peut donc quitter le vieux village guipuzcoan que le 8. Le 9 il est à Tolosa ; de là il écrit à Léopoldine une lettre datée du 9. Il couche à Tolosa puisque, nous l'avons vu, dans le chapitre des heures de diligence, il en répartit de son aveu même, à trois heures du matin (le matin du 10 par conséquent). Si, la veille il a eu le temps de visiter tranquillement Tolosa "j'ai vu toute la ville", et d'écrire une lettre, c'est qu'il y arriva dans la journée, et non le soir. De San Sébastian à Tolosa, il y a trois bonnes heures de voiture ; Hugo est donc parti de San Sébastian au début de la journée, le 9. Le 9 au soir, il couche à Tolosa, et le 10, il arrive à Pampelune ; il se trompe donc, lorsque, datant ses premières notes de Pampelune du 11, il écrit : "j'ai quitté hier Saint-Sébastien".



Ou alors c'est la lettre à Léopoldine qui est faussement datée. Je ne le crois pas ; c'est bien le 10 qu'il a dû arriver à Pampelune, sans cela il n'aurait jamais pu établir un tel emploi du temps !



pais vasco antes hugo pasajes tolosa roncesvalles pamplona
PORTRAIT DE LEOPOLDINE HUGO
PAR AUGUSTE DE CHÂTILLON 1836



La prochaine date de voyage que nous trouvons sur son manuscrit est celle-ci "de Bayonne à Pau ; 4 heures du matin 14 Août".



Pour repartir de Bayonne le 14 Août à 4 heures du matin, il faut qu'il y soit arrivé le 13 au soir. or, voyons ce qu'il fit entre le 10 à midi, arrivée à Pampelune et le 13 au soir, arrivée à Bayonne.



Ici, je dois me servir pour rétablir l'itinéraire et l'emploi du temps, des lots au crayon à moitié effacés que j'ai pu lire sur le manuscrit. La question la plus importante se pose au sujet de la phrase trouvée sur la page 38 de l'album 11.

"couché à Roncesvalles".



Entre le 10 au matin et le 14 au matin il y a quatre nuits ; la dernière de ces nuits se situe à Bayonne ; il en reste trois pour le séjour navarrais ; une d'elles s'écoule à Roncesvalles, la preuve en étant donnée de la main même de Hugo ; une autre — nous le savons par le récit intitulé la cabane dans la montagne — s'est passée dans les monts de Haute-Navarre, chez le contrebandier. Il reste pour Pampelune une nuit et peu de jours, car ce n'est pas en quelques heures que peuvent se faire les promenades dont il vient d'être question.



Hugo fut-il obligé de quitter Pampelune précipitamment ? Cette question peut paraître extraordinaire, mais je m'explique.



Sur ce même manuscrit, toujours au crayon, j'ai relevé ces phrases : l'alcalde, le gendarme, je m'aperçus que j'vais trouvé une occasion, le proverbe, fait de moi un larron.



Et, plus loin : changez les dames.



Hugo appelle cette obscure histoire l'aventure de Pampelune. Obscure, évidemment ; néanmoins, il ne faut pas un grand effort d'imagination pour reconstituer sans grave danger d'erreur ce petit incident amoureux et probablement comique. La personnalité de Hugo, sa physionomie, étaient inconnues du peuple de Pampelune, tout le laisse à penser. Nous savons qu'il voyageait incognito ; son nom, ni sa célébrité, ne pouvaient par conséquent servir de palliatif au cas où son entreprenant enthousiasme l'aurait fait remarquer des promeneurs, de l'alcade ou du gendarme...



En tout ca, que devient Madame Drouet dans ceci ? Le changez les dames de Hugo, répond-il à notre inquiète sollicitude ? Est-ce cette aventure qui a attiré Hugo sur les chemins de Roncevaux et à Roncevaux même ?



Ces phrases n'ont pas reparu dans les notes ni dans le texte du voyage ; pourquoi ce silence ?



Pourquoi surtout ce silence sur Roncevaux, qui nous stupéfie ? Hugo vient de nous parler histoire, de nous citer les grandes aventures basques ; il va à Roncevaux et ne nous dit rien ! Il se trouve dans le lieu qui correspond le plus et le mieux à ses préoccupations moyenâgeuses et ne nous en écrit que cette simple phrase : couché à Roncesvalles.



Le lecteur a le droit de s'étonner et de se demander la raison de ce silence ; malgré soi on est tenté de l'expliquer par "l'aventure de Pampelune". Lorsque, quelques jours plus tard Hugo écrira à sa femme : je vous raconterai toutes mes aventures, songe-t-il à celle-ci ?



Quoiqu'il en soit, voilà singulièrement raccourci le séjour dans la capitale navarraise, et pourtant nous verrons avec quelle minutie de détails, quelle sûreté de vision le poète décrira cette ville ; à l'heure actuelle, le voyageur qui voudrait visiter artistiquement Pampelune, ne trouverait pas de meilleur guide que le texte que Hugo a consacré à la vieille Iruña.



Mais avant de suivre ce guide génial, posons-nous une autre question : par où Hugo est-il rentré en France ?



La dernière phrase écrite en Espagne dans la rédaction officielle a trait à la promenade dans la montagne ; puis, nous trouvons la première phrase relatant le départ de Bayonne pour Pau. Entre ces lignes un vide absolu : rien dans l'édition publiée, rien de rédigé dans les manuscrits.



Nous quittons Hugo dans la montagne de Pampelune, nous le retrouverons à Bayonne. Aucune lettre, aucune explication, aucun rappel de souvenirs se rapportant à ce retour ne paraîtra dans la suite du voyage, pas plus que dans les lettres de Juliette Drouet, lorsqu'elle rassemblera les souvenirs communs.



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LITHOGRAPHIE DE JULIETTE DROUET
PAR ALPHONSE-LEON NOËL 1832



Nous n'avons pour nous renseigner que les phrases inédites du manuscrit que j'ai citées tout à l'heure.



Forte de la découverte de ces phrases, j'ai cherché par tous les moyens possibles à retrouver trace du retour de Hugo ; j'ai cherché en vain, je vais donc exposer les deux hypothèses, laissant au lecteur le soin de conclure ou de ne pas conclure.



Nous sommes en 1843 ; n'oublions pas la difficulté des chemins de Navarre ; la plupart sont des routes muletières, cependant on y passe depuis des siècles ; aux yeux des voyageurs, ils ne paraissent ni hostiles, ni inconnus.



Hugo est à Pampelune. Nous avons la preuve, écrite de sa main, qu'il atteint Roncevaux ; il a passé par la vallée de l'Arga, les descriptions de montagne qu'il donne en relatant sa promenade avec les contrebandiers, nous l'attestent. D'ailleurs pour aller à Roncevaux, c'était la route habituelle que parcouraient en sens inverse, venant de France, depuis le plus haut Moyen-Age, les pèlerins de Compostelle.



Ne croyons pas cependant que cette route fût aisée, mais fatigante au contraire. De Pampelune à Roncevaux l'étape était d'importance. Hugo la franchit-il seul ? ou avec Juliette Drouet ? ou avec les personnages de la mystérieuse aventure ?



Admettons que Juliette Drouet l'ait accompagné ; on peut se demander alors s'il osa imposer à sa compagne la fatigue d'un retour à Pampelune, alors que, ayant couché à Roncevaux, il se trouvait aux portes de la France qu'il pouvait atteindre par une route très fréquentée, la route naturelle, directe, par laquelle passaient tous les voyageur. Ayant atteint Roncevaux, Hugo devait rentrer en France et rejoindre Bayonne par le chemin que prenaient tous ceux qui, ayant atteint Roncevaux, devaient aller à Bayonne. Cette hypothèse me paraissait très acceptable, bien que le silence du poète au sujet de ce merveilleux trajet l'infirmât au premier abord. Mais nous avons vu qu'il se tait à Roncevaux, contre toute attente. Le silence au sujet du chemin du retour pouvait donc s'admettre, et il n'arrêta pas mes investigations.



Quant à la raison de ce silence, vient-elle chez Hugo, comme nous le supposions tout à l'heure, du désir de ne plus parler de l'aventure de Pampelune ? de la prudence qui lui conseillait de laisser ignorer son itinéraire ? de la perte de notes ? d'une soudaine lassitude qui aurait fait tomber le crayon de ses mains ?"



A suivre...




(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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mardi 3 février 2026

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 3 FÉVRIER 2026 SAINT BLAISE ET SAINT ANSCHAIRE - BLADI

 


PROVERBE DU 3 FÉVRIER 2026 (SAINT BLAISE) (SAINT ANSCHAIRE) (ANATOLE) (CLAUDINE) (BLADI).


BLAISE : Blaise de Sébaste est un médecin évêque arménien du 4ème siècle, patron des animaux sauvages qui venaient à lui pour être guéris.



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3 FEVRIER SAINT BLAISE

Blaise est martyrisé sous Licinius en Arménie, en 316, par l'ordre d'Agricola, gouverneur de Cappadoce.

On invoque Blaise pour les maux de dents et pour les maladies des animaux.

Blaise est le saint patron de la ville de Dubrovnik, en Croatie.

En Russie, saint Vlassiv est le saint patron des troupeaux.


religion catholique saint sainte blaise
3 FEVRIER SAINT BLAISE


ANSCHAIRE : Anschaire de Brême, appelé aussi Oscar ou Ansgar naît le 8 septembre 801 à Fouilloy, dans la Somme.



religion catholique saint sainte anschaire
3 FEVRIER SAINT ANSCHAIRE DE BRÊME


Anschaire est un homme d'Eglise, du haut Moyen Âge, archevêque de Hambourg, puis évêque de Brême.

Anschaire est le premier représentant de l'Eglise à tenter de christianiser la Scandinavie et plus particulièrement la Suède.

Anschaire meurt le 3 février 865 à Brême.

Anschaire est le saint patron du Danemark.



BLADI : Bladiren egunean Nafarroan elizara bedeinkatzera eramaten zuten : gatza, zahia, zaria, ogia eta txorizo. Etxera iriste abereei ematen zieten lehen gatza eta gero zahia. Etxekoentzat ogia txorizoarekin izaten zen.

Zuberoko Ospitale Pian eta Nafarroa Behereko Iholdin gaur ospatzen den "Blaise" edo "Blas" artzain martiriaren eguna.



pays basque autrefois église soule
EGLISE HÔPITAL-SAINT-BLAISE SOULE
PAYS BASQUE D'ANTAN



(...) Blas - Latineko Blasius-etik dator. Honek, irudi duenez, blaesus "hitz totela, debekua" izengoitian du oinarri. Gure artean goiz zabaldu zen, Armeniako done Bladi santuari esker. Jaieguna ostsailaren 3an da. Aldaerak : Bladi eta (...)

(...) Baladi. Baliokideak : Blas (gaz.) eta Blaise (fr.). Abadiñon (B) honela kantatzen da : "Abadiñon Sanblasetan / neska zaharrak bentanetan / multi zaharrak engainetan". --  / Blaise Blas / (...)


Un décès du 3 février : Thomas Woodrow Wilson.



28ème président amérique
PRESIDENT USA THOMAS WOODROW WILSON



Né le 28 décembre 1856 à Staunton (Virginie, Etats-Unis) - Mort le 3 février 1924 à Washington (D.C., Etats-Unis).

C'est un homme d'Etat américain, 28ème président des Etats-Unis du 4 mars 1913 au 4 mars 1921.

Son père est pasteur de l'Eglise presbytérienne des Etats-Unis, et avait soutenu les Etats confédérés pendant la guerre de Sécession.

Le jeune Thomas reçoit une éducation fortement imprégnée de ces croyances ; il est aussi marqué par ses souvenirs de la guerre et les désastres qu'elle a entraînés.

Il suit des études secondaires au collège Davidson de la Caroline du Nord.

Elève médiocre, il ne s'intéresse qu'aux matières ayant un lien avec le débat et la parole.

A 19 ans, il entre à l'université de Princeton puis commence des études de droit à l'université de Virginie.

Thomas s'installe en tant qu'avocat mais au bout d'un an il reprend ses études et se tourne ver l'histoire et les sciences politiques.

Il présente sa thèse de doctorat à 30 ans à l'université Johns Hopkins (Maryland).

En 1883, il tombe amoureux d'Ellen Louise Axson qu'il veut épouser en septembre1883, mais le mariage est repoussé jusqu'à la fin des études supérieures de Wilson.

De ce mariage, naîtront 3 enfants, mais Ellen va décéder en août 1914, et il en fera une dépression.

En 1902, il devient président de l'université de Princeton et se lance dans une vaste réforme du système d'enseignement.

Le Parti démocrate, dont Thomas est proche depuis les années 1890, le contact en 1910 et le présente en tant que candidat au poste de gouverneur de l'Etat du New Jersey.

Il est élu gouverneur et il reste du 17 janvier 1911 au 1er mars 1913.

Son parti le présente à l'élection présidentielle contre Théodore Roosevelt et William Howard Taft.

Il gagne et sera président du 4 mars 1913 au 4 mars 1921, après avoir été réélu en 1917.

En mars 1915, Thomas rencontre Edith Bolling Galt, qu'il épouse en décembre 1915.

En octobre 1919, il est victime d'un accident vasculaire cérébral débilitant et son épouse devient une intermédiaire entre le président et son cabinet, le président restant dans sa chambre.

Il abandonne le pouvoir en 1921 et se retire dans sa maison de Washington, handicapé par sa paralysie et un début de cécité.

Il continue malgré tout à soutenir son idée de "Ligue des nations" en publiant un livre et des articles.

Thomas meurt le 3 février 1924, à 67 ans.

Sa politique, sur le plan intérieur sera marquée par la mise en place de son programme progressiste de New Freedom ("Nouvelle liberté") et par l'instauration de l'impôt fédéral sur le revenu.

Lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, il prône la neutralité des Etats-Unis, avant de changer en 1917.

A la fin de la guerre mondiale, il lance l'idée d'une instance de coopération internationale, la Société des Nations.

Le prix Nobel de la paix lui est décerné mais les Etats-Unis n'intégreront jamais la SDN.


28ème président amérique
PORTRAIT DE THOMAS WOODROW WILSON
EN 1919
AUTEUR : HARRIS & EWING



Voici le proverbe du mardi 3 février 2026 :


SAN-BLAS, ITO ARTE ARNAS.

A la Saint-Blaise respire jusqu'à te noyer.


religion catholique saint sainte blaise
3 FEVRIER SAINT BLAISE





(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)




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LE BARRAGE D'HALSOU EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1946 (deuxième partie)

  

LE BARRAGE D'HALSOU EN 1946.


Quelques années après la Grande Guerre, un industriel édifie à Halsou une usine hydro-électrique, avec un barrage en ciment.



halsou autrefois pays basque nive pêcheurs
SAUMON AU BARRAGE D'HALSOU
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet J. Calame le mensuel Au Bord de l'Eau, le 1er septembre 1946 :


"Le scandale du barrage d'Halsou ou comment on assassine une rivière.



... J'avais pour ma part quitté le Pays basque en 1938. La guerre survint en 1939, et ici se place pour moi une période de complète obscurité. Tout ce que je puis dire, c'est qu'en 1943, les saumons continuaient à passer et étaient nombreux sur le cours de la rivière jusqu'à Saint-Jean-Pied-de-Port. En avril 1945, étant allé passer une quinzaine de jours à Cambo, je pus constater que presque aucun saumon n'avait franchi le barrage d'Halsou. Emu de ce fait, j'allai  visiter ce barrage et pus constater de visu que ce dernier était muni, sur toute la longueur de sa crête, d'un surélèvement en planches incliné vers l'aval, dispositif désastreux et absolument illégal, et que de plus l'échelle elle-même était barrée sur les deux tiers de sa hauteur par une planche encastrée dans des rainures ad hoc et ne débitait, de ce fait, même pas les 500 litres-seconde de la période réservée.



halsou autrefois pays basque nive pêcheurs
PÊCHE AU SAUMON CANADA



On assista en même temps à un magnifique massacre où la dynamite, la foëne, le filet et le fusil harpon s'en donnèrent à coeur joie.



J'écrivis alors une lettre à M. l'inspecteur Vibert, d'Oloron, dont la réponse fut perdue et ne me parvint pas.



Pendant l'hiver 1945-1946, j'alertai M. Burnand, qui transmit ma lettre à M. l'inspecteur Vibert. Ce dernier répondit à M. Burnand qu'il m'avait écrit, à l'époque, une lettre qui s'était égarée, mais dont l'essentiel consistait en ceci : ma réclamation, au moment où je l'avais faite, en avril, était mal fondée puisqu'en cette saison le débit de l'échelle, d'après le cahier des charges, ne devait pas dépasser 500 litres-seconde, fait que j'avais en effet oublié, n'ayant personnellement jamais vu appliquer cette mesure.



Je répondis à M. Burnand, lui demandant si, une aussi grossière erreur ayant été commise autrefois par l'administration des Eaux et Forêts, il n'était pas possible à cette dernière de la réparer. M. Burnand m'adressa alors au Casting-Club de France, avec lequel venait de fusionner l'Association des Pêcheurs pour la défense du saumon. J'eus une conversation avec M. Dotin, qui m'engagea à rédiger une lettre, avec plan à l'appui, où j'exposerais succinctement ces faits, lettre qui serait transmise directement à M. l'inspecteur Vibert et appuyée par le C. C. F., ce que je fis.



Voici l'essentiel de la réponse de M. l'inspecteur Vibert :


"Monsieur le Président et Cher Monsieur,


... J'ai pu dernièrement profiter d'un différend entre l'usine d'Halsou et l'usine d'amont pour proposer aux Ponts et Chaussées un avenant au règlement d'eau de l'échelle, en accord avec l'usinier. La décision ne dépend pas de moi. Mais, si la décision intervient et que l'usinier l'enfreigne, il sera passible théoriquement d'une contravention de 20 francs.


Je sais parfaitement que l'élévation actuelle du barrage de 20 centimètres est illégale. Le concessionnaire est d'ailleurs en procès à ce sujet avec l'usine d'amont. Il n'y a aucune illusion à se faire : du moment que le barrage est muni d'une échelle, on ne pourra rien obtenir, même pas une indemnité. N'oubliez pas qu'on a eu la prétention de me faire fermer toutes les échelles à saumons pour avoir davantage de kilowatts. Là, le problème était plus sérieux et nous avions des atouts en main, j'ai eu gain de cause.


La grosse question, le braconnage intense qui se fait dans le secteur, n'est malheureusement pas facile actuellement à mettre au point. Autrefois, au temps où la société de la Nive était présidée par le commandant Rocq, c'était l'association la plus active de France, elle avait toute une brigade volante sur la Nive. Aujourd'hui, l'association de la Nive est une association fantôme.


Ce n'est pas par ailleurs avec une brigade mobile de six gardes que je puis prétendre juguler le braconnage sur 18 départements. Le problème, pour le moment, est d'avoir un gardiennage suffisant... Il est encore loin de l'être...


Signé : Vibert."



halsou autrefois pays basque nive pêcheurs
PLAN DU BARRAGE 64 HALSOU
PAYS BASQUE D'ANTAN



Je n'ajouterai à cette lettre qu'un commentaire.



La "grosse question" n'est pas, comme le dit M. l'inspecteur Vibert, le braconnage intense qui se fait dans le secteur, car ce braconnage n'est dû qu'à l'accumulation des saumons retenus par le barrage d'Halsou. Au surplus, ces saumons étant perdus pour la reproduction, il importe assez peu qu'ils disparaissent de cette façon ou d'une autre.


Vers le 1er avril 1946, poussé par le démon de la pêche qui se réveille en chacun de nous vers cette époque, j'affrontai les rigueurs d'un long et coûteux voyage en Pays basque, sans grand espoir d'ailleurs.



Le résultat de mes démarches dépasse, je dois le dire, toutes mes espérances. Cette fois-ci, le désastre est complet.



Non seulement le surélèvement en planches du barrage subsiste intégralement, mais l'échelle Dunil est maintenant totalement fermée et pas une goutte d'eau n'y passe. J'affirme qu'à l'heure actuelle aucun saumon n'a franchi le barrage d'Halsou. De plus, la réserve aval du barrage n'est plus alimentée par un débit d'eau quelconque, les saumons s'y accumulent et s'accumulent aussi 900 mètres plus bas, à la sortie des turbines de l'usine d'Halsou, où, ce qui est un comble, le personnel de l'usine se réserve le droit de la braconner à loisir, considérant ces derniers comme leur propriété personnelle, pas pour longtemps d'ailleurs, car il est facile de prévoir, que dans un laps de temps très court, le saumon sera devenu légendaire ici, comme pour tant d'autres belles rivières de France où il abondait autrefois.



halsou autrefois pays basque nive pêcheurs
ECHELLE DENIL TYPE PIRO


Patiemment j'écrivis de nouveau à M. l'inspecteur Vibert pour signaler ces faits.



halsou autrefois pays basque nive pêcheurs
UN SOUVENIR DE 64 HALSOU
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici l'essentiel de sa réponse :


"Monsieur,


J'ai bien reçu votre lettre du 10 courant qui me précise que l'échelle du barrage d'Halsou est à nouveau fermée.


Cela ne m'étonne qu'à moitié ; je vous ai précisé, soit directement, soit à M. Tony Burnand, soit au Casting-Club, que l'usinier n'encourrait de ce fait que 20 francs de contravention, et les P. V. qui lui ont été déjà dressés par les gardes du commandant Rocq pour le même objet n'ont eu aucune suite.


La Société de Pêche de la Nive, sous la présidence active du commandant Rocq, n'est pas arrivée à grand'chose sur ce point ; les archives sont là pour le montrer. Cette société est actuellement complètement inerte.


Je n'ai ni le pouvoir d'en changer les dirigeants, ni la possibilité de me substituer à elle pour faire son travail.


Je ne m'étendrai pas davantage sur ce sujet, que j'ai déjà dû traiter trois fois par écrit à la suite de vos réclamations.


Je reconnais que vous avez parfaitement raison d'être outré de la situation, mais vous ne paraissez guère tenir compte ni des possibilités légales et juridiques, ni des possibilités en matériel, personnel ou trésorerie.


Signé : Vibert."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

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