CARTES POSTALES , PHOTOS ET VIDEOS ANCIENNES DU PAYS BASQUE. Entre 1800 et 1980 environ.
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samedi 20 septembre 2025
LA MORT À BIARRITZ EN LABOURD DE PABLO SARASATE VIOLONISTE ET COMPOSITEUR BASQUE LE 20 SEPTEMBRE 1908
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jeudi 7 août 2025
LES FÊTES DE SAN FIRMIN À PAMPELUNE - IRUNEA EN NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1929 (deuxième et dernière partie)
LES FÊTES DE SAN FIRMIN EN 1929.
Tous les 7 juillet, des dizaines de milliers de "festayres" se rendent à Pampelune (Iruña), en Navarre, pour les fêtes de la cité Navarraise.
Voici ce que rapporta à ce sujet Pierre Larquier dans le quotidien Le Petit Journal, le 5 août 1929 :
"Aux fêtes de Saint-Firmin à Pampelune.
II. — L'"encierro". Les danseurs aux arènes.
(De notre envoyé spécial).
Pampelune, ... Août. — Pampelune, pour autant de jours de fête, assiste à autant de corridas. Mais la capitale de la Navarre a autre chose encore pour attirer les visiteurs. Outre les courses, de rigueur dans cette ville espagnole, Pampelune a les fêtes de l'"encierro". Et Pampelune seule a conservé cette curieuse et émouvante tradition, qui retient chaque année dans ses murs une foule de touristes accourus de toutes les régions de l'Espagne.
Car, pour chaque "aficionado" à la page — entendez chaque amateur averti — la corrida à Pampelune ne passe plus qu'au second plan. L'"encierro" à lui seul vaut qu'on s'arrête, l'"encierro" à lui seul soulève plus d'enthousiasme, plus de frénésie, que le travail, le plus parfait soit-il, du meilleur matador de la péninsule.
Imaginez que l'on a planté dans les rues étroites de robustes palissades de bois, fermant toutes les voies latérales et traçant au milieu des places une longue toute sinueuse. Partant du quartier de la Gare, ce corridor de madriers conduit — vous l'avez deviné — aux arènes. Et chaque jour de course, sur les sept heures du matin, les "toros" qui doivent être combattus l'après-midi parcourent cette piste au galop, précédés par les "cabestros" boeufs qu'ils ont coutume de suivre avec assez de docilité.
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| ENCIERRO PAMPELUNE NAVARRE D'ANTAN |
A cette heure-là, les magasins n'ont pas encore ouvert leurs portes et cependant tout Pampelune est aux fenêtres ! Ou du moins une partie. Car, détalant devant les "toros", bondissant sur les côtés, jusqu'à les toucher, sautant sur les balustrades ou se glissant par dessous, vociférant, applaudissant, des centaines d'hommes et de jeunes gens courent eux aussi vers les arènes.
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| ENCIERRO PAMPELUNE NAVARRE D'ANTAN |
Voici au détour d'une rue la horde qui roule et bat comme le ressac les hautes murailles des maisons. Les "toros", excités, foncent, ramassent au passage d'un coup de corne quelques audacieux qui roulent à terre, et poursuivent leur marche dans un torrent d'acclamations, de cris, de sifflets, d'injures. De chaque côté de la piste, juchée sur les palissades, sur les becs de gaz, sur les soubassements des hautes demeures, bouche ouverte, cheveux en vent, une autre foule crie sa joie et ses encouragements. On ne sait plus, on ne voit plus dans ce désordre forcené, si ce sont les hommes qui poussent les fauves devant eux ou si un troupeau furieux et sauvage de bêtes à corne donne la chasse à une multitude affolée.
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| ENCIERRO PAMPELUNE NAVARRE D'ANTAN |
Devant les arènes, à l'entrée des portes, largement ouvertes cependant sur le "redondel", c'est une bousculade insensée. Des grappes d'hommes s'accrochent aux moindres aspérités, des centaines de fanatiques s'écrasent à droite et à gauche, se plaquent contre les murs, font corps avec la palissade et, dans un grand tumulte, au milieu d'un nuage de poussière blonde, les "toros" s'engouffrent sous la voûte, précédés encore dans la "plaza" par ceux qui veulent jusqu'au dernier moment savourer l'ivresse sanglante de la fuite devant les fauves.
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| ARENES PAMPELUNE 1929 NAVARRE D'ANTAN |
Et, miracle ! personne n'est blessé. A peine quelques contusions, quelques égratignures. Il y a un dieu vraiment pour les fanatiques de l'"encierro".
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| ENCIERRO PAMPELUNE NAVARRE D'ANTAN |
La capitale de la Navarre, seule en Espagne, s'enorgueillit de cet extraordinaire et inoubliable spectacle et les habitants se montrent fiers d'un tel prologue aux émouvantes péripéties de la corrida, prologue qu'ils considèrent d'ailleurs comme le plat de résistance des fêtes de Saint-Firmin. "Encierro", cérémonie brutale et sauvage, où le peuple navarrais hurle son admiration et son amour pour les nobles bêtes destinées au sacrifice sanglant des arènes.
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| CORRIDAS PAMPELUNE 1929 NAVARRE D'ANTAN |
Et, l'après-midi, malgré le soleil qui, incendiant la "plaza", transforme les gradins populaires en fournaise, les arènes de Pampelune sont combles.
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| ARENES DE PAMPELUNE NAVARRE D'ANTAN |
Des bandes de jeunes gens, porteurs de banderoles humoristiques, de paniers de victuailles et de dames-jeannes de gros vin, ont déjà gagné sur les trois heures leurs places, après avoir parcouru la ville en chantant et en dansant. Tout à l'heure, pendant la course même, au moment où le matador "travaillera" son taureau, ils danseront encore sur les gradins aux sons aigus de leurs fifres. Et tous les spectateurs, au bruit des cuivres de la musique municipale, scanderont de coups discrets du talon le rythme entraînant des "paseos dobles".
Le soir venu, quand la chaleur s'est apaisée, sur la place de la Constitution, bal encore, bal toujours, pendant que crépitent dans le ciel les fusées multicolores dit "toro de fuego". En vérité, l'âme frénétique de la danse souffle sur Pampelune son haleine embrasé. Dans les braches des arbres, au détour des ruelles, aux coins aigus des antiques maisons de pierre, elle anime d'une vie étrange et multiple la vieille cité navarraise."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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lundi 7 juillet 2025
LES FÊTES DE SAN FIRMIN À PAMPELUNE - IRUÑEA EN NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1929 (première partie)
LES FÊTES DE SAN FIRMIN EN 1929.
Tous les 7 juillet, des dizaines de milliers de "festayres" se rendent à Pampelune (Iruña), en Navarre.
Voici ce que rapporta à ce sujet Jean-Pierre Larquier dans le quotidien Le Petit Journal, le 3 août
1929 :
"Aux fêtes de San-Firmin à Pampelune.
I. Une ville qui danse.
Les amitiés françaises.
(De notre envoyé spécial).
Pampelune... Juil. — Corsetée de remparts, resserrant autour de sa merveilleuse cathédrale ses hautes maisons d'ocre aux innombrables balcons, Pampelune, l'antique capitale de la Navarre, s'endort, l'été, sous les baisers d'un soleil exterminateur. Mais, dès les premiers jours de juillet, l'approche des célèbres fêtes de Saint-Firmin, emplit la ville d'une animation inaccoutumée. Et, sitôt que les réjouissances publiques ont commencé, pendant plus d'une semaine alors, Pampelune est en liesse.
A la foule des citadins, auxquels le moindre coin de rue est familier, vient s'ajouter la population des campagnes environnantes, pour qui tout, dans la cité, est un sujet d'étonnement..., et de défiance. Au premier abord, il est difficile d'établir une différence entre le "Pamplonès" et le "campesino".
Tous deux portent le même pittoresque costume, celui-ci avec l'aisance que donne une longue habitude, celui-là avec la désinvolture du Navarrais ardent et souple, aussi élégant en corps de chemise et en béret qu'en veston et en chapeau mou. Car le premier costume est, pourrait-on dire, de rigueur pendant les fêtes de Saint-Firmin. A quelque classe de la société qu'il appartienne, le Navarrais ne sort, durant la première quinzaine de juillet, que coiffé du large béret, chaussé d'espadrilles de toile, le foulard rouge enroulé autour du cou et le veston crânement jeté sur l'épaule.
Et la ville tout entière danse. Du quartier Rochapea à la promenade de la Taconera retentissent les sons aigrelets, des fifres et des flageolets montagnards, que rythme l'accompagnement saccadé des tambours et des tambourins. Des cavalcades burlesques parcourent les étroits "callejons", attirant une foule amusée et enthousiaste et contraignant les rares automobiles engagées dans le dédale des rues, à faire demi-tour sous l'oeil bienveillant des agents de police.
Plusieurs cortèges animent ainsi dès les premières heures de la matinée, la vieille cité. Derrière les joueurs de fifre dont le souffle est inépuisable et les fracasseurs de tambour dont les bras ne paraissent ressentir nulle fatigue, s'avancent de gigantesques figurines de carton, revêtues de magnifiques robes de couleur : nègres enturbannés, rois barbus, nobles dames évoquent, dans l'ombre fraîche, un défilé de contes de fées.
Mais ne croyez pas que les porteurs de ces géants déambulent dans les rues d'une allure compassée. Tout au contraire. Pour la plus grande joie des gamins et des curieux, les porteurs infatigables gambadent, tournoient, virevoltent avec leurs fardeaux et les énormes simulacres s'inclinent, saluant alternativement, les balcons de droite et les balcons de gauche, secouant au nez des spectateurs qui les acclament, leurs hardes et leurs jupons bariolés.
D'autres masques encore, porteurs d'habits galonnés à longues basques et surmontés d'énormes têtes hilares de carton, poursuivent badauds et gamins, armés d'une singulière verge au bout de laquelle pend une vessie de porc gonflée d'air. Et les coups de pleuvoir, et de retentir avec un bruit mat, provoquant les rires et les plaisanteries. Mais quelle joie si, grâce à un savant croc-en-jambe, un "chiquito" plus hardi a réussi à faire trébucher un de ces croquemitaines !
Personne n'est épargné. Chacun a sa part de "Bofetones", s'il ne se dérobe par une fuite rapide à la violence simulée des masques mégalocéphales. Seuls, les étrangers que l'on sait reconnaître au premier coup d'oeil, sont respectés par ces burlesques pères fouettards.
Peu nombreux dans Pampelune pendant ces fêtes, les étrangers et particulièrement les Français sont d'ailleurs accueillis avec cette affable courtoisie, qui est l'apanage du Navarrais de race.
Et les Français, qui furent si mal vus pendant la guerre — on leur refusait presque partout dans Pampelune le vivre et le couvert — sont maintenant au contraire traités avec la plus grande urbanité et, pour tout dire, en amis. Et ceci, grâce à l'oeuvre de quelques "Pamploneses" de vieille souche, amis de toujours de notre pays, au premier rang desquels il convient de place M. Francisco de Arvizu, directeur du journal Pueblo Navarro. Le gouvernement français vient d'ailleurs de conférer tout récemment à M. de Arvizu le ruban d'officier d'Académie, en récompense des éminents services rendus à l'influence française en Espagne, M. de Arvizu, envers et contre tous les courants germanophiles pendant la guerre, batailla et souffrit pour servir notre cause. Animateur du petit groupe des "Amis de la France", si peu nombreux hélas, dans Pampelune au début des hostilités et maintenant, grâce à ses efforts, majorité imposante de la population, il pouvait à juste titre dans le Pueblo Navarro du 20 janvier dernier, écrire ces lignes :
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| FRANCISCO DE ARVIZU |
"Nous autres, amis sincères de la France, non pas dans les heures agréables du triomphe et de la vie facile, non pas lorsque les amitiés s'empressent de toutes parts, mais amis dans ces tristes et angoissantes journées de la guerre, lorsque autour de nous s'élevaient en nombre imposant les voix germanophiles et germanisantes..."
Ainsi donc, grâce à lui, grâce à la poignée d'amis loyaux et dévoués qui l'entouraient, le peuple navarrais a pu comprendre que les Pyrénées, loin de constituer une insurmontable barrière ne devaient se montrer plus difficile à franchir que pour rendre, une fois établis, les liens d'amitié entre la France et l'Espagne plus solides et plis fraternels."
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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vendredi 20 septembre 2024
LA MORT DE PABLO SARASATE VIOLONISTE ET COMPOSITEUR BASQUE LE 20 SEPTEMBRE 1908
LA MORT DE PABLO SARASATE EN 1908.
Martin Meliton Pablo de Sarasate y Navascués est un violoniste et compositeur, né à Pampelune le 10 mars 1844, mort à Biarritz le 20 septembre 1908.
J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de ce violoniste exceptionnel, dans différents articles : le
20/09/2019, le 20/10/2019, le 20/09/2020, le 20/10/2020, le 20/09/2021, le 20/09/2022 et le 20/09/2023.
Voici ce que rapporta à son sujet le journal Le Menestrel, le 3 Octobre 1908 :
"La cérémonie funèbre du regretté Sarasate a été célébrée l'autre mardi, à Biarritz, au milieu d'une foule très nombreuse massée dans l'avenue de la Ville-d'Hiver, où est la villa Navarra, devant laquelle deux compagnies d'infanterie rendaient les honneurs. La levée du corps a été faite à neuf heures par le curé de la paroisse Saint-Charles. Le cercueil disparaissait sous l'amoncellement des couronnes envoyées de Pampelune, Madrid, Paris, Berlin, etc. Lorsque le cercueil traversa le jardin pour être posé sur le corbillard, l'orchestre du Casino municipal joua la marche funèbre de la Jeanne d'Arc, de Lenepveu, De la maison mortuaire à la gare de la Négresse, toutes les rues, les maisons et les villas regorgeaient de monde. Les cordons du poêle étaient tenus par M. Gaspar, consul d'Espagne, le docteur Blazy, MM. Garcia de Ysla et M. Masson. Autour du char funèbre : MM. Otto Goldschmidt, Daniel Irujo, maire de Pampelune, Autero Irasaqui, ancien sénateur de la Navarre, le maire de Biarritz et le président de la société Sainte-Cécile, de Pampelune. Le deuil était conduit par les beaux-frères et les neveux du regretté défunt.
A la gare de la Négresse, le cercueil fut déposé dans un fourgon qui, transformé en chapelle ardente, fut attaché à l'express qui devait le transporter à Pampelune où devait avoir lieu la cérémonie religieuse et l'inhumation. Le corps est arrivé en effet jeudi soir à Pampelune, ville natale de l'illustre artiste. Toute la population se pressait sur le parcours et a suivi le cortège funèbre. Le deuil était conduit par la municipalité et les autorités. Le cercueil fut déposé dans la grande salle de la mairie transformée en chapelle ardente et où les habitants n'ont cessé de défiler.
— Si les renseignements publiés sont exacts, Sarasate a laissé une fortune de trois millions de francs environ. D'après son testament, à chacune de ses soeurs il lègue 1 250 000 francs. Au Conservatoire de Paris, 100 000 francs ; à celui de Madrid, 100 000 francs ; à chacun de ces deux Conservatoires, un de Stradivarius. Les revenus des 100 000 francs serviront à instituer un prix Sarasate. Les collections artistiques du maître, renfermées dans son appartement de la place Malesherbes, à Paris, et ses meubles, sont donnés à Pampelune, sa ville natale. Mme Goldschmidt hérite de la villa Navarra, que Sarasate possédait à Biarritz. Le testament contient divers legs, notamment un de 150 000 francs en faveur de son fidèle valet de chambre, et un de 10 000 francs à sa cuisinière.
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| VILLA NAVARRA BIARRITZ PAYS BASSQUE D'ANTAN |
— Le Figaro a publié la lettre suivante, adressée de Londres à M. Gaston Calmette, son directeur, par M. Edouard Colonne, pour lui faire connaître une manifestation touchante, dont la mémoire de Sarasate a été l'objet :
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| PHOTO D'EDOUARD COLONNE PAR NADAR |
"Londres, 23 septembre,
Mon cher Directeur et ami,
Le Figaro, par la plume de notre ami Emile Berr, ayant pris sa grande part de douleur à la mort de Sarasate, je tiens à vous faire savoir qu'une touchante manifestation a eu lieu de façon toute spontanée au cours de mon concert d'hier.
L'orchestre, le public étant tout entier debout, exécuta la Marche funèbre de Chopin, qui fut écoutée avec un silence religieux, lorsqu'à la fin du morceau, quelques personnes irréfléchies ont cru devoir se livrer à des applaudissements, la masse du public leur imposa silence pour conserver à la manifestation son caractère de religiosité.
C'est en ma qualité de condisciple et d'ami de Sarasate que je crois devoir vous communiquer cet événement qui prouve combien sont restées vives ici les sympathies que l'homme et l'artiste ont inspirée partout où il a passé, c'est-à-dire dans le monde entier.
Cordialement et affectueusement à vous, mon cher Directeur et ami, et toujours votre bien dévoué.
Ed. Colonne"
— Voici, enfin, une jolie anecdote sur Sarasate ; nous la traduisons d'après les Dernières nouvelles de Munich.
"La mère du célèbre violoniste qui vient de mourir se sommait Sigante ; son mari était chef de musique d'un régiment d'artillerie. Enragé républicain, Francisco Sarasate ne faisait pas un secret de ses opinions antigouvernementales. Ayant été mis en prison comme criminel politique, sa femme et son fils se trouvèrent livrés à un profond dénuement. Une dame de l'aristocratie s'intéressa au sort de l'enfant dont le talent de violoniste était déjà apprécié à Pampelune, sa ville natale. La légende rapport que cette bienfaitrice donna le conseil suivant à la malheureuse mère : "Allez à Madrid et obtenez une audience de la reine ; votre jeune virtuose lui jouera quelque chose et certainement vous obtiendrez assistance." Aussitôt dit, aussitôt fait. La mère et l'enfant partirent pour Madrid et se présentèrent au palais. La pauvre femme obtint, sans trop de démarches, une audience de la souveraine. Elle entra dans le salon tenant par la main l'enfant qui pressait sont violon serré sous son bras. "Ah ! tu joues du violon", dit la reine à l'enfant qui déjà lui plaisait extrêmement, "eh bien, que pourrais-tu me jouer" ? — "Tout ce que vous voudrez" répondit le jeune Sarasate. "Très bien", poursuivit la reine, "alors fais-moi entendre ce qu'il te plaira". Le petit artiste se mit aussitôt à jouer ce qui lui vint à l'esprit. Des chants populaires du nord de l'Espagne, des flamencos mélancoliques de l'Andalousie, des Jotas tournoyantes de l'Aragon, des pastorales de Galice, des chansons de muletiers de toutes les provinces. Ce mélange de motifs nationaux prenait sur le violon de l'enfant une sorte de pouvoir magique auquel ne put résister la reine Isabelle. Ses yeux se remplirent de larmes, et lorsque l'improvisation fut achevée, elle s'écria : "Petit, demande-moi ce que tu voudras, je te l'accorde d'avance.' — "Délivre mon père", dit en tremblant l'enfant. La reine confirma la promesse qu'elle venait de faire ; le vieux Francisco Sarasate sortit bientôt de prison et fut rendu aux siens. Toutefois, malgré la mesure gracieuse dont elle avait été l'objet, la famille de Sarasate finit tristement. On ne saurait dire au juste ce que devint le père après son élargissement ; la mère mourut à l'hôpital dans une profonde misère, et l'enfant, à peine âgé de dix ans, fut conduit à Paris, où il devint l'élève d'Alard, et obtint, après huit mois de classes, un premier prix au Conservatoire."
Nos lecteurs ont pu rectifier cette dernière assertion d'après l'article nécrologique publié dans notre dernier numéro. Sarasate entra au Conservatoire de Paris à l'âge de onze ans ; il remporta deux ans après, en 1837, un premier prix de solfège et un premier prix de violon. Il ne quitta point pour cela l'école et devint l'élève de Reber. On lui accorda un accessit d'harmonie en 1859."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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mercredi 7 août 2024
LES FÊTES DE PAMPELUNE EN NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1948 (deuxième et dernière partie)
LES FÊTES DE PAMPELUNE EN 1948.
Tous les 7 juillet, des dizaines de milliers de "festayres" se rendent à Pampelune (Iruña), en Navarre.
Après les fêtes de San Martial à Irun (Guipuscoa) du 30 juin, arrivent dans la saison les fêtes de la San Fermin (ou Firmin) qui sont les 3èmes fêtes les plus importantes au monde, en nombre de participants, après Rio et Munich.
Ces fêtes se déroulent du 6 au 14 juillet, mais commencent véritablement le 7 juillet, jour du
saint et premier jour de corrida.
Pendant 9 jours, environ 3 millions de personnes viennent faire la fête dans la capitale de la
Navarre.
Les premières célébrations en l'honneur de Saint Firmin, considéré comme le premier évêque
de Pampelune, remontent au Moyen-Âge (12ème siècle).
La cérémonie religieuse commémorait le martyre de Saint Firmin à Amiens, dont l'évêque
ramena une relique du saint en 1186.
A partir de cette date, la dévotion au saint augmente et se consolide même quand la ville de
Pampelune accueille une autre relique de Saint Firmin, deux siècles plus tard...
Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire V, le 5 septembre 1948, sous la plume de Jean
Bouquet :
"La ruée.
Pourtant, à 5 h. 30, les plus enragés seront déjà sur pied, ils se dirigent vers les arènes pour y occuper les meilleures places, ou vers les points stratégiques de l'"encierro" : place de l’Ayuntamiento, montée de l’Hôpital, rue de la Estafeta...
— Mais, au fait, ces "encierros" dont on parle tant, en quoi consistent-elles exactement ?
— Eh bien ! mais l’"encierro" ce sont les toros lâchés dans les rues de la ville... Ils suivent un parcours déterminé où toutes les rues adjacentes ont été barrées par des palissades et où portes et devantures sont soigneusement closes. Il y a seulement six toros et six bœufs dressés porteurs de sonnailles et que l’on nomme "cabestro" ou "mansos". Vous verrez !
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| ENCIERRO PAMPELUNE NAVARRE PAYS BASQUE D'ANTAN |
J’ai vu. J’ai vu que si balcons, fenêtres et barricades sont garnis d’une foule bruyante, si les arènes construites pour 16 000 personnes en accueillent généreusement 30 000, dans les rues mêmes où doit se courir l’"encierro", près de 3 000 jeunes gens se trouvent répartis sur tout le parcours, suivant leur courage ou la vitesse de leurs jambes. Certains sont à 50 mètres à peine du corral des toros. Ce sont les plus chevronnés, les plus vaillants, m’explique-t-on. Mais il y a aussi parmi eux quelques inconscients : ceux qu’un vin généreux a rendu téméraires et ceux qui veulent plastronner "pour l’œil noir qui les regarde et que l’amour attend".
Sept heures sonnent. Deux détonations déchirent l’air. Un frémissement parcourt la ville entière. Les portes du corral se sont ouvertes, l’"encierro" a commencé.
C’est aussitôt la ruée infernale et menaçante des 12 toros et "cabestros", la fuite éperdue des hommes jusqu’aux arènes où les toros doivent s’engouffrer pour être parqués dans un autre corral jusqu’à la corrida de l’après-midi.
Poursuite épique qui ne va pas sans risque ni émotion ! Les hommes sont gagnés de vitesse, mais le troupeau est demeuré compact, c’est bon signe, il leur est facile avec un peu de sang-froid de se laisser doubler par les bêtes. Et voici après la montée de l’Hôpital, dangereuse par son étranglement, la place de l’Ayontamiento. Là, on peut souffler un peu. Les animaux y marquent toujours un temps d’arrêt avant de rebondir en avant... C’est enfin après un nouveau tournant, la rue de la Estafeta, longue et rectiligne. L’allure s’accélère. Les jeunes gens se plaquent contre les façades. Une courte descente. Les arènes. En vagues serrées, se bousculant dans leur précipitation, les hommes passent sous le porche et se déploient en éventail dans la piste pour laisser passer les bêtes qui chargent à fond de train...
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| ENCIERRO PAMPELUNE NAVARRE PAYS BASQUE D'ANTAN |
Dans les tous derniers rangs des coureurs quelqu’un vient de trébucher. Une chute, deux, trois. Une cascade de chutes. Les hommes butait les uns sur les autres, formant en un clin d’œil une barrière de corps humains Que va-t-il se passer ? Un carnage ? Eh bien, non, les 12 toros franchissent aisément cette barricade d’un bond et s’engouffrent dans leur corral de l’autre côté de la piste. Don Pablo m’explique :
— C’est ce qu’on appelle un "monton".
— Et il y a toujours de ces... "montons" ?
— Pas toujours, et il est possible que vous n’en voyiez pas d’autres (en effet, les quatre jours suivants, l’"encierro" se déroulera sans incident). Mais il s’en produit tout de même de plus impressionnants encore. Tenez, en 1922, pour l’inauguration de ces mêmes arènes, il y eut un "monton" tel que les toros eurent beaucoup de mal à le franchir. Les jeunes gens qui le composaient eurent le temps de faire un brin de causette et d’échanger leurs impressions.
— "Ah ! si nous pouvions être "au-dessus", soupiraient les uns à moitié écrasés par leurs camarades.
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| ENCIERRO PAMPELUNE NAVARRE PAYS BASQUE D'ANTAN |
Et les autres voyant pointer des cornes pas très rassurantes, ripostaient :
"Nous donnerions cher pour changer de place avec vous".
— Et il y a souvent des blessés, des morts ?
— Cette fois-là, 70 personnes à l’hôpital, mais toutes pour des blessures assez légères.
— Un miracle !
— Sans doute. Le miracle de San Fermin ! Et un miracle toujours renouvelé. Les accidents graves sont rares. Mais ce n’est pas ça qui refroidit les coureurs d’"encierro"...
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| ENCIERRO PAMPELUNE NAVARRE PAYS BASQUE D'ANTAN |
Soit, c’est peut-être une coutume barbare et sauvage, à plusieurs reprises l’Eglise a essayé de la faire supprimer. Dieu merci, sans jamais y parvenir. Enlever l’"encierro" aux Navarrais, ce serait leur arracher le cœur.
Cette emphatique déclaration, prononcée avec une pointe de défi, clôt définitivement la discussion. Dans les rues, ce sont maintenant les enfants qui jouent à l’"encierro" rêvant déjà des prouesses qu’ils accompliront plus tard.
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| ENCIERRO PAMPELUNE NAVARRE PAYS BASQUE D'ANTAN |
Peu à peu, on finit par s’intégrer à l’allégresse débordante... On est envoûté par l’ambiance extraordinaire de cette Feria brutale et splendide, âpre et tragique comme l’Espagne elle-même."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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dimanche 7 juillet 2024
LES FÊTES DE PAMPELUNE EN NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1948 (première partie)
LES FÊTES DE PAMPELUNE EN 1948.
Tous les 7 juillet, des dizaines de milliers de "festayres" se rendent à Pampelune (Iruña), en Navarre.
Après les fêtes de San Martial à Irun (Guipuscoa) du 30 juin, arrivent dans la saison les fêtes de la San Fermin (ou Firmin) qui sont les 3èmes fêtes les plus importantes au monde, en nombre de participants, après Rio et Munich.
Ces fêtes se déroulent du 6 au 14 juillet, mais commencent véritablement le 7 juillet, jour du
saint et premier jour de corrida.
Pendant 9 jours, environ 3 millions de personnes viennent faire la fête dans la capitale de la
Navarre.
Les premières célébrations en l'honneur de Saint Firmin, considéré comme le premier évêque
de Pampelune, remontent au Moyen-Âge (12ème siècle).
La cérémonie religieuse commémorait le martyre de Saint Firmin à Amiens, dont l'évêque
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A partir de cette date, la dévotion au saint augmente et se consolide même quand la ville de
Pampelune accueille une autre relique de Saint Firmin, deux siècles plus tard...
Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire V, le 5 septembre 1948, sous la plume de Jean
Bouquet :
"Pendant 6 jours la ville entière devient une arène sanglante.
De notre envoyé spécial Jean Bouquet.
Elle est bien vraie l’expression française : "Aller à Pampelune"... ! Cinq heures de chemin de fer pour faire 150 kilomètres... Et quel train ! Archicomble au départ de Saint-Sébastien, bourré, submergé par une foule d'hommes à béret basque et à large blouse flottante, le mouchoir rouge vif autour du cou et l’inséparable "bota" (gourde en peau de bouc) en bandoulière. Il fait très chaud. J’ai comme voisin un gros type qui baragouine un français approximatif. Le train roule dans la campagne espagnole. Mon voisin doit deviner ma soif. Il me tend sa "bota" :
— Buvez un coup !... C’est comme ça que l’on noue connaissance. Quelques minutes après, je sais que ce bavard aimable s’appelle Don Pablo. Il m'a pris sous sa protection et n’arrête pas de parler :
— C’est la première fois que vous allez à la Feria de Pampelune ? Alors vous n’avez jamais vu d’encierro ? (ici un air de profonde commisération). Moi, señor, je vais à la Feria depuis trente-huit ans.
— La Feria de cette année sera-t-elle "bien" ?
— Je pense. Les toreros engagés pour les cinq corridas sont parmi les plus célèbres de l’heure : les frères Dominguin, Parrita, Antonio Caro, Paquito Munoz et d’autres... Les toros, eux, proviennent des meilleurs élevages.
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| TOREROS PARRITA MARTORILL ET DOMINGUIN ARENES DE BAYONNE PAYS BASQUE D'ANTAN |
Des heures durant, nous bavardons ainsi et voici le terminus : Pamplona, le Pampelune du bout du monde.
En temps normal, c’est une ville bien calme de la Navarre, un paisible marché agricole de 50 000 habitants. Cette semaine sa Feria traditionnelle qui, en majesté, vient après celle de Séville, la transfigure. Les visiteurs affluent de toute la région. Les seuls étrangers sont des touristes sud-américains dans des voitures grosses comme des locomotives et quelques Français du pays basque, attirés par l’amour du toro. Durant la "fiesta", la population fait plus que doubler.
Toutes les chambres des hôtels sont retenues un an à l’avance. Il faut se rabattre sur les "fondas" (auberges).
Quelle hérésie d’ailleurs de vouloir dormir à Pamplona pendant la Feria ? Pendant la Feria, on honore San Fermin, le premier évêque et le patron vénéré de la ville. On l’honore pendant six jours de fête. Ou plutôt pendant une seule fête, qui dure six fois vingt-quatre heures, sans désemparer.
Bienheureux San Fermin ! Ses fidèles (nombreux) se donnent bien du mal pour lui complaire. Les plus ardents sont ces jeunes Navarrais qui forment ce que l’on nomme les "cuadrilla". Ils parcourent les rues plusieurs fois par jour accompagnés d’un petit orchestre. Ils dansent, sautent, virevoltent, multiplient les entrechats et jetés-battus, claquent des doigts, jouent des castagnettes, chantent ou scandent au refrain avec un entrain jamais démenti. Le matin, ils sont plus d’un millier dans la "plaza de toros", pour la course des six vachettes emboulées qui les font voltiger généreusement et sans mal sur leurs cornes, pour la plus grande joie des spectateurs.
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| PLAZA DE TOROS PAMPELUNE NAVARRE |
A 17 heures, ils défilent avant la corrida sur la place del Castillo. Ce sont eux encore qui danseront sur les gradins dans une cacophonie assourdissante aussi bien pour mortifier le torero, dont le travail leur a déplu, que pour le glorifier après une belle "faena". Eux enfin qui, pendant la dernière nuit des fêtes, parcourront une dernière fois la ville, leurs grosses caisses à moitié éventrées, s’essuyant les yeux en chantant sur un air de complainte :
"Ay de mi, Ay de mi, se acabo San Fermin" (Pauvre de moi, pauvre de moi, les fêtes de Saint Firmin sont terminées).
— Ils sont en bronze, me dit Pablo, mon cicérone, en bronze et en caoutchouc.
— Mais tout de même, il leur arrive de se reposer.
— Oui, bien sûr, ils s’étendent parfois une heure ou deux sans se soucier de l’heure. Vous les verrez aussi s’assoupir à une table de café, ou assis au bord d’un trottoir, la tête entre les mains, ou encore allongés dans l’ombre fraîche d’un couloir. Ils dorment peu, mais mangent et boivent mieux encore. Leur fidèle gourde ne les quitte que pour s’emplir à nouveau d’un vin généreux. Du vin seulement. L’authentique absinthe d’avant-guerre (d’avant 14), que l’on peut déguster pour 10 pesetas (140 fr. le verre) en mangeant olives et langoustines ne les tente aucunement. Pas plus d’ailleurs que ce chocolat espagnol si épais et si parfumé. Ils lui préfèrent des plats plus relevés et plus populaires, le "bacalao" ou cet "ajoarriero" auprès duquel l’aïoli provençal paraît fade. Rien d’étonnant après de tels mets que les Navarrais se retrouvent une vigueur nouvelle.
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| FÊTES DE SAN FIRMIN 1949 PAPELUNE NAVARRE |
Ils vibrent si intensément au cours des cinq corridas consécutives de la Feria ! Lorsque, le deuxième jour Pepe et Luis Miguel Dominguin eurent combattu magnifiquement leurs quatre toros, l’enthousiasme ne connut plus de bornes. C’est en triomphe que les deux frères furent portés jusqu’à leur hôtel. Dans la rue, chacun se félicitait, sans même se connaître, d’avoir eu le bonheur d’assister à un tel événement.
— Je vous dis qu’on en reparlera encore dans vingt ans.
— "Que corrida barbara ! que torero !"
L’animation étourdissante de la ville ne se ralentit pas, au contraire, à la tombée de la nuit. Dans les délicieux jardins du Bosqueutto, la fête foraine bat son plein. Sur la place del Castillo, la musique municipale déverse, suivant la traditionnelle formule, des flots d’harmonie auxquels succédera le fracas des détonations du feu d’artifice. Dans la rue de la Estafeta, c’est le toro de fuego, avec ses pétards et ses fusées qui est réservé aux enfants. Enfin, sur le "paseo" de Serasate, tous les danseurs se sont donnés rendez-vous, au son perçant et nasillard des "gaitas" et du tambour, moins agréable que fifres et tambourins de Provence, tous les airs du folklore basque et navarrais défilent, tandis que jeunes gens et jeunes filles rivalisent de grâce et d’entrain dans des figures à deux ou à quatre d’une ravissante harmonie.
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| PLACE DU CHÂTEAU PAMPELUNE NAVARRE |
Quand la dernière bombe du feu d’artifice a éclaté, quand la dernière note des "gaitas" s’est égrenée dans la nuit, il n’est pas encore décent de songer à prendre du repos, il s’agit de réveillonner, de parcourir une fois de plus les rues où il y a encore foule à 4 heures du matin."
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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