Libellés

mercredi 29 mars 2023

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 29 MARS 2023 SAINTE GLADYS ET SAINT JONAS ET SAINT BARACHISE - HODEI

 

PROVERBE DU 29 MARS 2023 (SAINTE GLADYS) (SAINT JONAS) (SAINT BARACHISE) (HODEI).


GLADYS : Gladys (ou Gouladys ou Gladuse ou Gwladys) est une reine du 5ème siècle, originaire du Pays de Galles.



religion catholique saint sainte gladys
29 MARS SAINTE GLADYS

Fille d'un roi chrétien et gallois, Gladys est amoureuse d'un petit seigneur local, nommé Woolos (ou Gwynllyw ap Glwys) mais son père ne veut pas lui accorder la main de sa fille.

Woolos enlève alors Gladys et le couple mène une vie de violence, rapines et brigandages.

A la naissance de leur premier fils, qui deviendra saint Cadoc, Woolos se retire en ermite dans la région de Newport.

Gladys se retire également du monde, vivant la fin de sa vie dans la prière et l'austérité.




JONAS : Jonas et Barachise furent martyrisés en Perse en 327 pour avoir tenté de défendre les chrétiens face aux persécutions d'un roi adepte du mazdéisme.



religion catholique saint sainte jonas
29 MARS SAINT JONAS

Jonas et Barachise furent jugés de nuit alors que les gens dormaient et condamnés à être écrasés sous une pierre.




HODEI : Tonnerre, Trueno, Tonante. Izen horren bitartez deitua da askotan ortzantza, trumoia. Beste batzuetan, ekaitzaldiaren hodeitzarra aztikizun bidez entseiatzen da Hodei-ren garaitzera.

(...) hodei iz. Ur tanta guztiz txikiz osatutako multzoa, eguratsean dilindan mantentzen dena Hodei zuriak, beltzak, ilunak. Hodei baldarrak. Hodei (...)

(...) ñabarrak zeruan barrena lasterka. Euri emankorrak hodeietatik jausten. Hodei mataza lodiak. Kazkabarra dakarten hodeiak. Zerua hodeiz estalirik zegoen Hodeizko zutabe argidunak (...)




Un décès du 29 mars : Georges Seurat.



peintre france post impressionnisme
GEORGES SEURAT 1888

Né le 2 décembre 1859 à Paris - Mort le 29 mars 1891 à Paris.

C'est un peintre et dessinateur français, inventeur de la technique dite divisionniste, de division du ton, appelée également peinture optique ou chromo-luminarisme, et plus couramment pointillisme.

Considéré avec CézanneGauguin et Van Gogh, comme un des 4 grands peintres du post-impressionnisme, auteur d'oeuvres devenues iconiques de la peinture du 19ème siècle, Seurat est l'auteur d'une oeuvre variée : 6 grandes compositions, une trentaine de marines et scènes de port, environ 160 petites peintures sur panneaux dites croquetons et environ 800 dessins.

Il a, également, fortement influencé les avant-gardes du 20ème siècle, fauvisme, cubisme et futurisme, mouvements qui se sont revendiqués de lui.

Seurat meurt subitement le 29 mars 1891, à l'âge de 31 ans, pendant le 8ème Salon des indépendants, probablement des suites d'une angine infectieuse.




peintre france post impressionnisme
PORTRAIT DE GEORGES SEURAT 
PAR CHARLES MAURIN


Voici le proverbe du mercredi 29 mars 2023 :


BALIZKO ERROTAK IRINIK EZ.

Le moulin hypothétique ne donne pas de farine.



pays basque autrefois basse-navarre moulin
CONFLUENT DES 2 RIVIERES ET MOULIN ESTERENCUBY
BASSE-NAVARRE D'ANTAN


(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

WENTWORTH WEBSTER UN ANGLAIS AMOUREUX DU PAYS BASQUE AU DÉBUT DU VINGTIÈME SIÈCLE (troisième partie)

WENTWORTH WEBSTER AU PAYS BASQUE.


Wentworth Webster, né le 16 juin 1828 à Uxbridge, en Angleterre et mort le 2 avril 1907 à Sare, en Labourd, est un prêtre anglican, collecteur des contes traditionnels du Pays Basque, érudit de langue anglaise, française et basque.




pays basque autrefois littérature sare anglais
WENTWORTH WEBSTER
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet l'hebdomadaire La Côte basque : revue illustrée de 

l'Euzkalerrria, le 1er février 1925 :



"Basques. Extraits de l’ouvrage du Révérend Wentworth Webster.


Les Loisirs d’un Etranger au Pays Basque.



Le Révérend Wentworth Webster, un des plus anciens résidents anglais dans notre région, fut l’un des érudits les plus renommés de la langue basque. Il fut précepteur à Biarritz, il y a une cinquantaine d’années, puis aumônier à St-Jean-de-Luz. Ses goûts entraînèrent ensuite vers Sare où il passa le restant de sa vie, et il y mourut le 2 avril 1907.


Modeste et savant, il collabora à plusieurs revues et prit une part active au mouvement littéraire en France et en Espagne. Plusieurs livres rares furent apportés par lui à la Bibliothèque de Bayonne et il magnifia l’art, le pittoresque et les traditions euskariens avec autant d’érudition que d’amour et de conviction, par la plume et par la parole, propagandiste fervent.


Parmi ses ouvrages les plus réputés, Les Loisirs d’un Etranger au Pays Basque, dont nous publions une importante partie, fut accepté pour la bibliothèque du château de Windsor par S. M. le Roi Edouard VII.



pays basque autrefois littérature anglais
LIVRE LES LOISIRS D'UN ETRANGER DE WENTWORTH WEBSTER
PAYS BASQUE D'ANTAN

"... Non moins intéressant à étudier est le développement de leurs "fueros" ou droits particuliers ; le régime civil et municipal qu’ils ont su conserver jusqu’à nos jours à travers tout le moyen âge et les temps les plus modernes. Disons en premier lieu que la supériorité des Basques est bien moins dans l’excellence de leurs lois que dans leur façon de les administrer.



Le caractère des "fueros", les "fors", comme on les appelait en deçà des montagnes, n’est pas du tout particulier aux Escualduns. Dans les détails secondaires seulement, les fueros basques diffèrent de ceux du Béarn, des "libertés et privilèges" de la vallée d’Aspe de "las comunidades de Aragon",  de "los concelleres y consejos" de Catalogne et quelques-uns des fueros de Castille.



De l’un ou l’autre côté des Pyrénées, ces libertés procèdent de deux sources bien différentes. L’une, celle des "fueros générales ” et de "fuero de albedrio", a pris naissance chez les montagnards dans les nécessités de l’existence pastorale et des droits de pâture ; tandis que les libertés municipales, les fueros particuliers, sont certainement imités des anciens privilèges des principes latins. C’est là qu’on a pris les méthodes et les traditions que les Basques et les Navarrais ont si heureusement développées pendant des siècles. Un de nos amis, mort l’année dernière, le savant M. Châteauneuf, s’est même cru autorisé à conclure que la municipalité de Bayonne, le nombre de ses officiers, le mode de leur nomination reproduisent exactement le "municipium" récemment découvert des villes romaines du midi de l’Espagne.



pais vasco antes carlismo guipuzcoa
CARLISTE MUÑAGORRI A BERASTEGI GUIPUSCOA
PAYS BASQUE D'ANTAN



Je ne prétends point que les Basques et les autres peuples des deux versants de la chaîne aient eu conscience de cette généalogie de leurs droits, en remontant aussi loin que possible toutes les sources connues, nous sommes constamment arrêtés par l’appel aux "us et coutumes" sur lesquels ont base les lois écrites et auxquels celles-ci se conforment au moins en principe. Ces us et coutumes ainsi que le "common lawn" d’Angleterre, sont fort antérieurs au droit écrit et codifié.



Les fueros basques affirment toujours la liberté du pâturage, du passage, de commerce, dans tout le territoire appartenant à là grande communauté. Ils insistent avec force sur l’indépendance personnelle, le droit de se défendre contre tout homme, serf ou seigneur, laïque ou ecclésiastique, pape ou empereur, qui voudrait empiéter sur ces droits ou libertés. Privilège fondamental commun dans l’origine à presque tous les fueros de ces contrées, mais que les Basques ont su conserver jusqu’au milieu du XIXe siècle.



Pour résister victorieusement aux attaques réitérées de la monarchie espagnole et de l’absolutisme sous toutes ces formes, ils ont surtout maintenu qu’ils ne devaient aucun service militaire en temps de paix, en temps de guerre seulement, ils l’accorderaient dans leur propre province. Au-delà de certains endroits désignés sur la frontière, par exemple, El Arbol Malato plantado en Luyando, en Vizcaya, ils ne pouvaient être conduits en armes sans le consentement de la junte et sans toucher par avance leur solde pour tout le temps du service requis. Nulles troupes royales n’avaient la permission d’entrer dans le pays ; les recrues basques devaient être commandées par un Basque. Ces sauvegardes, se retrouvent, bien que sur une échelle plus restreinte, dans les privilèges de la vallée d’Aspe.



pais vasco antes frontera vizcaya alava
MONUMENT ARBOL MALATO LUYANDO BISCAYE 1910
PAYS BASQUE D'ANTAN



Les Basques n’ont jamais reconnu au gouvernement central de l’Espagne le droit de lever taxe et impôt sur eux. Les "Provincias Vascongadas" furent des Etats indépendants avec qui le ou les royaumes environnants faisaient union par concordat ou "convenio", mais nullement une contrée vaincue et soumise ; l’argent voté dans les juntes pour le roi d’Espagne lui était présenté en don libre et gracieux, jamais comme tribut obligatoire. Pour mieux garantir ce caractère de donation, le vote qui en fixait le montant était toujours le dernier pris en considération dans les sessions de la junte suprême, griefs ouis et discutés, toutes affaires particulières aux provinces terminées, délibérations prises sur ce qui concernait l’administration générale et municipale, on procédait aux débats sur le cadeau à offrir au roi d’Espagne. Il suffit d’avoir étudié quelque peu l’histoire des libertés parlementaires pour reconnaître la sagesse d’une disposition semblable et les garanties qu’elle présentait contre les entreprises du pouvoir.


pais vasco antes provincias vascongadas
PROVINCES VASCONGADES ILLUSTREES
PAYS BASQUE D'ANTAN


Ce ne fut pas seulement par les juntes et leurs délibérations, par leurs coutumes écrites, que les Basques surent maintenir leur indépendance. Une des lois fondamentales assure le droit de tout individu à résister à tout officier du roi ou autre qui attenterait aux fueros, et même à le tuer au besoin. Les trois provinces étaient tenues de faire cause commune avec le défenseur ou le meurtrier, et la junte suprême nommait une délégation spéciale pour veiller spécialement à cette clause. Dans le même but, ils écartaient du parlement les deux classes d'individus que l’expérience leur désignait comme les plus dangereux ennemis des libertés nationales : les prêtres et les légistes. Nul ecclésiastique ne pouvait être élu député ; et, quant aux avocats on leur interdisait, même pendant la session, l’accès de la ville ou du village où se réunissait la junte. Pour la discussion des questions légales seulement un "letrado" était appelé chaque fois en qualité d’"asesor", mais sans droit de vote. L'inviolabilité parlementaire couvrait tout député depuis son départ de chez lui jusqu'à son retour ; mais une amende de dix mille ducats était édictée contre les représentants qui proposeraient quelque mesure contraire aux dispositions fondamentales des fueros. Les séances avaient toujours lieu à huis-clos et on n’en publiait pas les rapports. Les votes se comptaient non par tête de député, mais d’après le nombre de maisons ou de feux compris dans chaque circonscription. Les décisions d’une assemblée ne pouvaient être annulées par les juntes subséquentes ; par respect pour la minorité, et lorsqu’il n’y avait pas entente virtuelle, on votait trois fois et à trois jours différents la même proposition ; elle n’avait force de loi que si, dans ces trois occasions elle réunissait la majorité.



Les provinces Vascongades avaient de bien autres privilèges. Toujours le commerce y fut absolument libre. De longs siècles avant l'ère de Gobden et l'"Anti-Corn-Law-league", avant la prédication par les économistes de notre époque de l’évangile du libre échange, les Basques le pratiquaient dans sa plus large acception. Point de douanes échelonnées sur le littoral ou embusquées aux cols des Pyrénées ; le cours de l’Ebre était la seule ligne où l’Espagne avait le droit de rechercher la contrebande ; encore ces ordonnances furent-elles toujours le sujet de "convenios" spéciaux avec les provinces.



Le trafic intérieur, et pendant plusieurs siècles, avec le Labourd en France, avait lieu sans restriction aucune. De temps à autre, tel ou tel monarque espagnol essayait de porter la main sur ces privilèges ; les basques se montrèrent intraitables et la corruption n’avait aucune prise sur eux. Lettres et édits royaux restaient sans effet tant qu’ils n’étaient pas visés par la junte suprême. Lors Ferdinand VII, aidé par les Bourbons de France, violait impunément la Constitution et courbait sous le joug de l’absolutisme tout le reste de la Péninsule, il n’osa toucher aux privilèges des Basques. Certes, dans le cours des siècles, ces droits avaient subi quelques modifications."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

mardi 28 mars 2023

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 28 MARS 2023 SAINT GONTRAN - LIHER

 


PROVERBE DU 28 MARS 2023 (SAINT GONTRAN) (LIHER).


GONTRAN : Petit-fils de Clovis, ce roi de Bourgogne est né entre 532 et 534, et mort un 28 mars 592 ou 593 ou 594, à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).




religion catholique saint sainte gontran
28 MARS SAINT GONTRAN

Gontran a une vie agitée, au milieu de ses épouses et de ses concubines, à l'égal des autres princes Mérovingiens.

Gontran signifierait "Corbeau de bataille".

Gontran est roi des Orléanais entre 561 et 592 et roi de Paris entre 584 et 592.

Gontran ou Gontran 1er n'en est pas moins apprécié par l'Eglise de son temps en raison du soutien qu'il apporte au clergé.

Il est le saint patron des personnes divorcées et il est invoqué pour apaiser les querelles familiales et pour favoriser le rapprochement de deux branches d'une famille en conflit.



religion catholique saint sainte gontran
28 MARS SAINT GONTRAN


LIHER : Nafarroako izendegitik.

 

Un décès du 28 mars : Virginia Woolf, née Adeline Virginia Alexandra Stephen.



poete femme anglaise
VIRGINIA WOOLF 1927


Née le 25 janvier 1882 à Londres (Angleterre) - Morte le 28 mars 1941 à Rodmell (Sussex, Angleterre).

C'est une femme de lettres anglaise qui est l'un des principaux écrivains modernistes du 20ème siècle.

Virginia naît dans une famille de la haute société et elle est éduquée à domicile par ses parents.

Sa famille passe tous les étés à St Ives, en Cornouailles, jusqu'en 1895, à la mort de sa mère.

Elle sombre alors dans sa première dépression nerveuse, aggravée par la mort de son père, en 1904.

Elle commence, en 1905, une activité professionnelle d'écriture au Times.

Son premier roman, The Voyage Out, est publié en 1915 et elle écrira jusqu'en 1941.

En 1912, Virginia épouse l'écrivain Léonard Woolf, mais leur relation est platonique.

Son premier recueil de nouvelles, Kew Gardens, est publié en 1919.

En 1922, elle rencontre Vita Sackville-West, aristocrate, auteur et poète, avec laquelle elle entame une relation amoureuse.

Dans l'entre deux-guerres, elle est une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre central du Bloomsbury Group, qui réunit des écrivains , artistes et philosophes anglais.

Ses romans Mrs Dalloway (1925), La Promenade au phare (1927), Orlando (1928) et Les Vagues (1931), ainsi que l'essai féministe Une chambre à soi (1929), demeurent parmi ses écrits les plus célèbres.

Elle se suicide, le 28 mars 1941, à 59 ans, par noyade dans l'Ouse, fleuve du Sussex.




poete femme anglaise
PORTRAIT DE VIRGINIA WOOLF EN 1902
PAR GEORGE CHARLES BERESFORD



Voici le proverbe du mardi 28 mars 2023 :


ZU EZ ZARA ZOROA ; SARDIÑE BURU BAÑO OBE DA OLLOA.

Tu n'es pas idiot(e) ; la poule est meilleure qu'une tête de sardine.



pays basque autrefois cuisine poule
LA POULE AU POT




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

L'ENFANT AU PAYS BASQUE EN 1897 (quatrième partie)

 


L'ENFANT AU PAYS BASQUE EN 1897.


A partir de 1895, Mme Virginie d'Abbadie d'Arrast (femme d'Antoine) écrit plusieurs articles sur le Pays Basque dans le journal bimensuel La Femme.




pays basque autrefois enfants labourd
SOCOA 
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet le journal bimensuel La Femme, le 1er avril 1897, sous la plume 

de Mme d'Abbadie d'Arrast :



"L'enfant dans le Pays Basque.



... Le Révérend M. Webster a l'extrême obligeance, pour appuyer son hypothèse, d'ajouter encore quelques éclaircissements qu'il me permet de transcrire ici : Maymoun, soi-disant dieu des Juifs, se trouvait dans le serment par lequel on faisait jurer les Juifs au rapport du Fuero général de la Navarre (Pampelune, 1869). Mahom ou Mahoum d'après l'opinion généralement répandue au moyen âge, au moins parmi le vulgaire, était une des idoles qu'adoraient les Sarrasins (Gaston Paris, la Littérature française au moyen âge). Dans les pastorales du pays basque, les Satans et les Turcs font obéissance à un mannequin de bois placé au-dessus de leur porte d'entrée. On appelle cette idole Mahomet ou Mahoum. La troisième hypothèse de M. Webster est extrêmement curieuse ; il l'a développée tout au long dans ses Basques Legends, où le récit qu'il a publié prouve que Malbrouk était un être surnaturel quelconque dont le nom a été confondu après coup avec celui du général anglais. Dans le nord de la France, bien longtemps avant le siècle de Louis XIV et de Marlborough, il est arrivé que les nourrices terrifiaient les enfants par "Malbrouk", analogie, frappante avec Mamou de la nourrice basquaise.




pays basque autrefois littérature
LA LITTERATURE FRANCAISE AU MOYEN ÂGE
DE GASTON PARIS



Mais reprenons nos quenouilles. L'étoupe que l'on filait dans la ferme servait à tisser l'étoffe dont on confectionnait les culottes et les vestes des petits garçons et les robes des petites filles, on ne portait de la laine qu'aux fêtes carillonnées. Les vêtements d'étoupe n'étaient, comme on l'imagine, ni chauds, ni souples, ni flatteurs ; on ne portait ni bas, ni souliers, on était légèrement vêtu, on marchait nu-pieds, et on ne s'en portait pas plus mal.



Moyennant 1 fr. 50 cent, par mois, l'instituteur du village donnait des leçons aux enfants des familles aisées ; il leur apprenait à lire et à écrire jusqu'à l'âge de 13 ans. A 13 ans les enfants cessaient toute étude, ils rentraient à la maison et à partir de cet âge, le travail des champs prenait toute leur existence. Jeux et jouets, excepté le jeu de balle, étaient choses à peu près inconnues. Les petites filles basques ne possédaient même pas l'universelle et classique poupée. Mais la balle, dès le berceau, était une compagne inséparable, elle a résisté à toutes les transformations du siècle, à toutes les innovations modernes, et elle est restée la fidèle amie des Basques. Jamais on ne voit un enfant sans qu'il ait dans ses poches ou à la main la jolie balle recouverte d'une peau bistre, bien ronde et bien dure, qui fait gonfler la main et endolorit le bras après quelques bonnes ripostes de sa part à son joueur. Les moindres recoins de murailles servent pour des parties que l'on reprend à chaque minute. Lorsque de grandes parties de paume ont lieu sur les places du village, aussitôt que les joueurs se reposent, soit qu'il y ait un coup difficile à juger, soit qu'il faille chercher la balle, on voit les enfants qui assistent en spectateurs passionnés à la partie, accourir, se grouper auprès du mur et organiser une partie dérobée pendant la halte de la grande partie. Rien n'est plus gentil et plus animé que cette troupe si vivante et si gaie des jeunes garçons, tous vigoureux, beaux, alertes et bien découplés, leurs petits bérets coquettement placés sur la tête et la ceinture rouge sur la chemise très blanche.



La pelote ou balle est une personne si vivante, si active, si imprévue dans ses fugues, ses caprices et dans ses retours que sa compagnie ne laisse ni place, ni goût pour aucun autre jeu. Les personnes âgées se rappellent cependant qu'autrefois les enfants d'un même village se divisaient en deux troupes d'après les quartiers qu'ils habitaient, ils s'armaient d'un bâton recourbé vers le bout qu'ils appelaient Kalika. Avec ces kalika ils lançaient des boules de bois à l'instar du jeu de polo. Les deux camps, le samedi soir, passaient par la rue et se provoquaient, se jetaient des défis ; le dimanche après la messe, un des camps prenait place sur une hauteur, l'autre s'installait en bas et une bataille en règle commençait. Les cailloux servaient de projectiles et volaient dans toutes les directions. On y allait de tout son coeur. On recevait de véritables blessures, c'était de bon jeu quand le sang coulait. Lorsqu'un des camps pénétrait dans le retranchement de l'ennemi, il était proclamé victorieux. Ces coutumes batailleuses ne faisaient que se développer avec l'âge. On gardait l'habitude de lancer des défis. C'était entré dans les moeurs nationales à ce point que des luttes à coups de bâtons s'engageaient parfois jusqu'à mort d'homme. Le Basque appelle le bâton sur lequel il s'appuie et qui ne le quitte jamais, son makhila. C'est un bois de néflier armé d'un bout de cuivre que l'on a renforcé à l'aide d'un gros clou d'acier. L'arme est redoutable. Dans les environs de Saint-Palais, à Saint-Jean-Pied-de-Port, dans les villages voisins, les soirs de marché, portes et fenêtres se fermaient, les gens paisibles ne se hasardaient plus dehors et sur les routes comme dans les rues on entendait crier "Aschut", mot de défi et de provocation. Bon gré, mal gré, le passant était obligé de s'arrêter et de se battre s'il voulait repousser l'agresseur et défendre sa vie.


pays basque autrefois makila
FRONTALIER AVEC MAKILA
PEINTURE D'ELISABETH DUCOT



D'autres jeux en usage parmi les jeunes garçons consistaient dans des paris à qui lancerait le plus loin de lourdes pierres et des barres de fer. En Soule, au commencement du siècle, on pratiquait encore les antiques jeux de la hache et du javelot, divertissements des Cantabres au temps d'Annibal. Il s'agissait de planter la hache ou le javelot dans un point donné. Malheur aux partenaires, si le joueur maladroit en blessait ou en tuait quelqu'un.



pais vasco fuerza vasca antes palanka
PALANKARI EN 1895
PAYS BASQUE D'ANTAN


Parmi les filles, c'est le jeu de quilles qui est la distraction favorite ; elles y jouent sur les places des villages le dimanche, lançant d'une main sûre une boule de bois plus grosse que la tête. 



pays basque autrefois basse-navarre quilles
PARTIE DE QUILLES BEGUIOS BASSE-NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Autrefois, les familles étaient nombreuses, les enfants, peu surveillés, faisaient l'école buissonnière. Au lieu de se rendre en classe, ils préféraient rester avec les vaches et les brebis plutôt que d'apprendre des leçons ; ainsi, en même temps que l'humeur batailleuse croissait en eux avec l'âge, le goût des aventures allait de pair. Ils entendaient parler de l'Amérique ; ils avaient vu revenir des émigrants enrichis ; à partir de 15 ou 16 ans l'existence mouvementée des Ranchos de la Plata hantait leur imagination, et ils soupiraient après le moment où ils seraient libres d'émigrer à leur tour et de tenter la fortune dans le nouveau Monde.



Le signal du départ, c'était le moment où il leur fallait tirer au sort ; pour éviter la conscription ils s'échappaient en Espagne : la France leur était dorénavant fermée, ils allaient s'embarquer pour Buenos-Ayres ou Montévideo, dans un des petits ports espagnols de la côte. Les jeunes gens partis, les jeunes filles ne tardaient pas à aller les rejoindre : les agents des sociétés d'émigration parcouraient le pays, accentuaient le mouvement et opéraient parmi la jeunesse de véritables razzias. De l'autre côté de l'Océan un nouveau pays basque se reformait qui, actuellement, ne compte pas moins de 40 000 colons.



pays basque autrefois émigration messageries
NAVIRE POUR L'EMIGRATION
PAYS BASQUE D'ANTAN


Qu'on nous permette une réflexion. Nous avons acquis de belles possessions sous tous les cieux : le moment serait venu de les peupler de familles françaises afin de centupler par leur travail les richesses et la puissance de la mère-patrie. On cherche à développer les instincts colonisateurs de nos compatriotes ; à tous les points de vue on a raison. Qu'on regarde le petit peuple basque. Son genre d'éducation forme des colons actifs et industrieux, tandis que les bancs de l'école et les classes des lycées n'y parviendront pas. Ce qui trempe le caractère, ce qui donne l'énergie, ce sont les fortes leçons de la nature dont le contact bronze les âmes. Il faut être préparé à la vie aventureuse, aux privations, pour affronter le rude labeur d'un premier établissement dans une contrée lointaine où il faudra défricher, qu'il faudra assainir, rendre habitable.



On envoie le jeune berger basque, à l'âge de 12 ans, dans la montagne pour garder les brebis de son père ou de son maître. De mai à septembre, il vit dans le site le plus sauvage, dans une solitude complète. Il habite une cabane, au centre de laquelle est aménagé un foyer primitif ; roulé dans sa couverture, il dort tout habillé sur une planche ; une fois la semaine on lui porte du pain, du jambon, de la farine de maïs, ce sont ses vivres auxquels il ajoute le lait des brebis et le petit lait des fromages qu'il fabrique. C'est alors seulement qu'il reçoit des nouvelles de sa famille quand passe le messager chargé de ravitailler les bergers d'une même région. De temps à autre, il croise un autre troupeau et retrouve un compagnon ; mais ces rencontres sont rares et de courte durée. Dans la haute montagne c'est le loup, et du côté de Mauléon l'ours qu'il faut se préparer à recevoir galamment. Le jeune berger et ses chiens y font leur possible, braves comme dés héros pour défendre leurs bêtes de la dent cruelle ; ce sont les vents d'orage, les tempêtes, la foudre, les pluies torrentielles qu'il faut affronter, et les nuits froides après les feux du jour. Aux neiges, berger, chiens et brebis redescendent dans les vallées.



pays basque autrefois  berger  jeunesse
JEUNE BERGER 1907
PAYS BASQUE D'ANTAN



La montagne, cela pourrait être le Borda de nos futurs colons, une vraie Ecole coloniale dont les élèves se recruteraient aisément parmi les milliers et les milliers d'enfants de l'assistance publique. Ils y apprendraient la sobriété, l'endurance, l'oubli d'eux-mêmes, le courage indomptable. C'était un simple berger des montagnes de la Lusitanie, ce Viriathe qui, pour reconquérir l'indépendance de sa patrie, tint en échec les armées romaines et ne put être vaincu que par la trahison. Mais la vie de la montagne semble maintenant trop pénible à la jeunesse basque. On trouve difficilement des bergers et le nombre des troupeaux a considérablement diminué.



Les enfants que l'on engage dans les fermes après leur première communion reçoivent comme salaire 5 francs par mois jusqu'à 15 ans : les gages augmentent progressivement jusqu'au moment où l'adolescent, en possession d'un petit pécule, prend le chemin qu'ont suivi ses camarades, ses frères, ses oncles, le chemin de l'Amérique aux rêves d'or. 5 % seulement des émigrants reviennent au pays, les autres se fixent dans leur résidence d'outre-mer, ils y fondent des familles, heureux d'avoir su acquérir par leur ténacité une honorable aisance."



A suivre...



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

lundi 27 mars 2023

PROVERBE BASQUE DU JOUR ET FÊTE DU 27 MARS 2023 SAINT HABIB ET SAINT MATTHIEU - XUBAN

 


PROVERBE DU 27 MARS 2023 (SAINT HABIB) (SAINT MATTHIEU) (ALBERT) (XUBAN).


HABIB : D'un mot arabe qui signifie "aimé", ce chrétien naquit à Tel-Sheba, près d'Edesse (Turquie actuelle), sous le Bas-Empire romain.



religion catholique saint sainte habib
27 MARS SAINT HABIB


Diacre en 321, Habib prêche dans les campagnes, quand il est arrêté pour son prosélytisme, sous l'empereur Licinius.

Saint Habib est condamné à être brûlé vif par le préfet de la province Lysanias, en 322, en compagnie des saints martyrs Samonas et Gurias.

Saint Habib a longtemps été fêté le 27 mars, avant de l'être le 2 septembre.



religion catholique saint sainte habib samonas gurias
SAINTS HABIB SAMONAS ET GURIAS

MATTHIEU : Matthieu naît à Beauvais (Oise).



religion catholique saint sainte matthieu
27 MARS SAINT MATTHIEU DE BEAUVAIS



Matthieu part en Terre Sainte, lors de la première Croisade avec son évêque.

Matthieu y est fait prisonnier par les Sarrazins.

Menacé de mort, il refuse de renier sa foi et demande un répit jusqu'au Vendredi Saint, date à laquelle il est décapité.

Il meurt vers 1100.




XUBAN : Akitaniar izendegitik.

(...) Xuban - Erromatarren garaiko (I-III m.) teonimoa (Xuban deo), Akitaniako idazkunetan azaitzen dena. Arbas (F) herriko harlandu batean kausituzuten, XIX. mendean. - - (...)




Un décès du 27 mars Louis-Edouard Cestac.



religion catholique refuge labourd saint anglet pays basque autrefois
ABBE CESTAC VERS 1867


Né le 6 janvier 1801 à Bayonne (Basses-Pyrénées) - Mort le 27 mars 1868 à Anglet (Basses-Pyrénées).

C'est un prêtre fondateur des Servantes de Marie d'Anglet et reconnu et reconnu bienheureux par l'Eglise catholique.

Louis-Edouard commence ses études à l'école Saint-Léon de Bayonne, où il côtoie Michel Garicoïts, puis au petit séminaire d'Aire-sur-Adour, devient séminariste à Bayonne et, enfin, au grand séminaire de Saint-Sulpice à Partis, avant d'être renvoyé dans le Sud-Ouest pour raisons de santé.

Il est nommé au Petit Séminaire de Larressore.

Tout en poursuivant sa formation ecclésiastique, il devient professeur.

Louis-Edouard est ordonné diacre en juin 1825 et prêtre en décembre 1825, à l'âge de 24 ans.

En août 1831, il est nommé vicaire à la cathédrale de Bayonne.

Dès 1836, il fonde pour les orphelines un foyer d'accueil, dans une maison prêtée par la ville de Bayonne et dénommée Le Grand Paradis.

Dès 1837, il se trouve engagé au service des jeunes femmes qui souhaitent quitter la prostitution.

Pour elles, Louis-Edouard achète, en novembre 1838, et à crédit, un domaine agricole situé à Anglet : le domaine Châteauneuf qu'il appellera Notre-Dame du Refuge.



religion catholique labourd congrégation pays basque autrefois
NOTRE-DAME DU REFUGE ANGLET
PAYS BASQUE D'ANTAN


Avec quelques éducatrices bénévoles, il organise pour ces jeunes femmes, appelées à l'époque "pénitentes", un projet d'éducation fondé sur l'amour de Marie, la liberté et le travail.

En 1842, les 14 premières collaboratrices se consacrent à Dieu par des voeux religieux.

Louis-Edouard leur donne une règle de vie et La Congrégation des Servantes de Marie est ainsi fondée en janvier 1842.

A partir de 1852, après la reconnaissance officielle de la congrégation par un décret du 14 décembre 1852, il envoie ses religieuses dans de nombreux villages ruraux pour ouvrir une école et il invente une méthode de lecture pour ses jeunes institutrices.

Pressé par le besoin de nourrir les jeunes filles accueillies à Notre-Dame du Refuge et au Grand Paradis, il cherche d'abord à exploiter au mieux les terres dont il dispose, puis il en fait un lieu d'expérimentation et d'innovation pour une agriculture plus prometteuse.

Louis-Edouard est élu président du comice agricole de Bayonne en 1857.

Il est décoré, en 1865, de la Légion d'honneur par Napoléon III, pour son action sociale est agricole.

Il meurt le 27 mars 1868, à 67 ans.

Le 7 avril 1908, le Pape Pie X signe le décret d'introduction de la cause de l'abbé Cestac et il est "serviteur de Dieu".

Le 13 novembre 1976, le Pape Paul VI promulgue le décret d'héroïcité qui lui donne le titre de vénérable.

Le 13 juin 2014, le Pape François promulgue un décret lui attribuant un miracle, permettant la béatification qu'il obtient le 31 mai 2015, à la cathédrale de Bayonne.

Sa fête est fixée au 27 mars selon le Martyrologe romain.




religion anglet refuge abbé pays basque autrefois
PORTRAIT DE LOUIS-EDOUARD CESTAC
PAR HELENE FEILLET 1868


Voici le proverbe du lundi 27 mars 2023 :


BAKOITZARI EMANEZ BEREA, ETORRIKO DA BAKEA.

Donnant à chacun son dû, la paix régnera.



1935 religion paix jeunesse ouvrière chrétienne
1935 JEUNESSE OUVRIERE CHRETIENNE
ANNEE JUBILAIRE : NOUS VOULONS LA PAIX !




(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 000 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!