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vendredi 5 juin 2026

L'AVIRON BAYONNAIS EST CHAMPION DE FRANCE DE RUGBY EN MARS 1943 (deuxième et dernière partie)

 

L'AVIRON BAYONNAIS EST CHAMPION DE FRANCE DE RUGBY LE 21 MARS 1943.


Le championnat de France de rugby à XV de division unique de la FFR 1942-1943, 44e édition de la compétition et première édition sous ce format, est remporté par l'Aviron Bayonnais qui bat le SU Agen en finale : 3 à zéro.



pays basque rugby aviron bayonnais
EQUIPE DE RUGBY AVIRON BAYONNAIS 1942-1943



Après trois saisons de compétitions non officielles, la FFR décide de rétablir le championnat de France sous forme de "division unique".



Divisée en deux par l'armistice de 1940, la FFR réussit à organiser un championnat par zone et la finale interzones est disputée, au stade de Colombes, le 21 mars 1943, entre l'Aviron Bayonnais et le SU Agen respectivement vainqueurs de leur zone.



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le journal, dans son édition du lundi 22 mars 1943, 

sous la plume de Pierre Lorme :



"Au stade de Colombes, devant 25 000 spectateurs.



pays basque rugby aviron bayonnais
STADE DE COLOMBES

Après un match très coloré et indécis jusqu'à la fin l'Aviron Bayonnais a battu Agen et enlevé le titre de champion de France de rugby.

(De notre envoyé spécial Pierre Lorme, par téléphone.)



... Considérations.



Ce ne fut pas tout à fait la grande partie que l'on attendait ; et certains spectateurs quittèrent le stade olympique un peu déçus Ceux-là n'avaient certes pas réalisé l'importance de l'enjeu. Les deux équipes étaient farouchement décidées à vaincre ; elles pensaient peut-être davantage à la défense qu'à l'attaque ; et il était évident que le score ne pourrait qu'être étroit. On le vit bien dès le début quand des placages sévères étouffèrent dans l'oeuf la plupart des offensives, et ceci de part et d'autre. Plus question de jeu élégant, spontané, voire chevaleresque mais une rude empoignade entre deux quinze de valeur sensiblement égale.



La ligne d'avants d'Agen, plus athlétique, plus lourde et tout aussi mobile que celle d'en face s'assura un net avantage à la mêlée et à la touche. Les Basques, en dépit de tout leur courage, se trouvèrent souvent malmenés par ce pack accrocheur en diable où Bruneteau, Basquet et Matheu se signalèrent entre tous.



pays basque rugby aviron bayonnais
EQUIPE RUGBY SU AGEN 1943


Maîtres du ballon en mêlée fermée, beaucoup plus efficaces à la touche, les Agenais rivalisaient aussi d'activité dans le jeu ouvert avec leurs adversaires. Ils donnèrent de ce fait de multiples occasions à leurs lignes arrières. Malheureusement, les trois-quarts de la cité des pruneaux se plaçaient mal, et ils n étaient pas assez rapides, tant à l'ouverture qu'au centre, pour déborder leurs vis-à-vis.



Par dessus le marché, la blessure de Calbet désorganisa grandement le quatuor d'attaque ; et bien que le capitaine agenais soit revenu sur le terrain comme deuxième arrière, il n'en était pas moins réduit à un rôle uniquement passif.



Le meilleur homme du quinze agenais fut sans conteste Bruneteau. Le fameux "Roux-Poil" sema maintes fois le désordre dans les rangs basques. Tant comme avant troisième ligne que comme demi d'ouverture, Winger aux trois-quarts. Bruneteau servit son équipe de façon splendide.



Il est regrettable que le magnifique travail des avants ait été gâché par les hésitations, les courses en biais et la tactique monocorde des attaquants agenais. Il est vrai qu'ils avaient affaire à forte partie.



Chez les Bayonnais, les avants, surclassés, durent jouer "le match de leur vie". Ils firent preuve d'un courage magnifique de bout en bout ; mais derrière ce pack archibattu, la tâche des attaquants n'était guère aisée. Les Agenais interdirent absolument aux Basques de pratiquer leur jeu habituel, ils le désorganisèrent constamment par leurs incursions rapides et leur façon de suivre constamment la balle.



Cependant il y eut de beaux départs à la main des avants basques. Derrière eux, c'est Dauger qui se signala le plus dans les rangs bayonnais, ainsi d'ailleurs que le quasi-vétéran Celhay, qui reste en dépit des ans un attaquant toujours redoutable.



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PHOTO DE JEAN DAUGER FINALE RUGBY 1943
AVIRON BAYONNAIS OMNISPORTS


La paire de demis des Basques fut assez nettement supérieure à celle d'en face (qui n'avait déjà pas brillé beaucoup face à Montferrand) ; et Arotça, aussi bon qu'il l'était il y a dix ans, s'avéra le meilleur des troisième ligne chez les bleu et blanc.



L'absence du puissant Boudon se fit largement sentir chez les vainqueurs, dont le succès fut accueilli par la foule parisienne avec un enthousiasme, digne des rencontres internationales de jadis.



Ce qu'est L'Aviron Bayonnais.



A Bayonne, tout le monde naît pelotari et rugbyman. Les enfants, dès qu'ils sont en âge de courir, font des passes avec une balle de chiffons. Ceci explique qu'une ville aussi petite, à laquelle Le Boucau et Biarritz empruntent encore de jeunes sportifs, puisse se permettre d'être champion de France...



Avant-guerre (nous parlons de l'autre guerre), l'Aviron Bayonnais fit une entrée éclatante dans le monde du sport en écrasant, en finale, le S. C. U. F., que commandait Cadenat. Le Gallois Roë, Iguinitz, Fernand Forgues, le junior Lasserre, Hédembaight, étaient alors les vedettes des bleu et banc. Beaucoup de ces magnifiques athlètes devaient d'ailleurs donner leur vie pour la France...



Après 1918, l'Aviron Bayonnais se retrouve. Il a alors pour demi d'ouverture l'excellent Billac, pour trois-quart aile Laurent Pardo. Puis apparaissent les fameux frères Béhoteguy, deux centres éblouissants. Lasserre s'épanouit et d'arrière passe trois-quart, puis avant troisième ligne. Etchepare se signale par ses trouées rapides. Les Zabaletta, Lauga, Arotça, Celhay, Elissalde, à leur tour, prennent place dans l'équipe première, où ils sont rejoints par Dauger, par Boudon, par Larré.


rugby aviron bayonnais équipe france
LES FRERES ANDRE ET HENRI BEHOTEGUY
EQUIPE DE FRANCE DE RUGBY 1928


Le jeu bayonnais est surtout caractérisé par la grande adresse de tous les joueurs et leur aptitude particulière à bien se placer. Quiconque s'échappe n'est pas livré à lui-même ; il trouve toujours deux ou trois coéquipiers prêts à l'assister. Ce n'est pas un jeu très rapide, la race n'étant pas une race de sprinters, mais l'activité générale est énorme, comme énormes les qualités de coeur et d'énergie. Ces jeunes gens de taille moyenne mais larges d'épaules et solides, présentent tous des vertus morales  camaraderie, cran, enthousiasme, amour de leurs couleurs — qui leur permettent des exploits imprévus. On n'est jamais sûr, avant le coup de sifflet final, de les avoir vaincus.



Avec cela des adversaires sympathiques et courtois, dont on ne peut redouter aucune traîtrise.



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MAURICE CELHAY ET L'EQUIPE DE RUGBY DE L'AVIRON BAYONNAIS
DEVANT VESTIAIRE PARC DES PRINCES 
21 MARS 1943


Le titre est bien placé, aux mains de l'Aviron Bayonnais. Ce n'est pas faire injure aux Agenais, valeureux jusque dans la défaite, que de le constater."




(Source : Wikipédia et gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)











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jeudi 26 octobre 2023

UNE COURSE DE TRAÎNIÈRES À SAINT-JEAN-DE-LUZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1900

UNE COURSE DE TRAÎNIÈRES À SAINT-JEAN-DE-LUZ EN 1900.


En 1900, a lieu à Saint-Jean-de-Luz une course de traînières qui va rester dans les annales de ce sport.



pais vasco antes rama
TRAINIERE DE ST SEBASTIEN 1890
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien L'Auto-Vélo, le 13 novembre 1900, sous la plume de 

L. Manaud :



"Aviron. Un match sensationnel.


A 800 kilomètres de Paris. — Deux fameuses équipes de marins. — Guipuzcoa contre Biscaye. — Deux fameuses traînières de pêche. — 5 000 francs d'enjeu. — 500 000 francs de paris.



Un match peu ordinaire, c'est celui qui se disputera jeudi prochain, 15 novembre, à Saint-Jean-de-Luz, entre deux traînières de pêche, montées chacune par quatorze marins de Pasages (Guipuzcoa) et de Guetaria (Biscaye).



Un peu d'historique sur cette rencontre, qui passionne la population du littoral de Bayonne à Bilbao.



Un peu d'historique.



De temps immémorial, une rivalité a existé entre les marins de Pasages et de Guetaria ; la pêche et la contrebande motivaient des rencontres, des luttes de vitesse qui, pour, n'être pas réglementées, n'en étaient pas moins intéressantes et... intéressées.



Depuis nombre d'années, la municipalité de Saint-Sébastien organisait des régates durant la saison d'été, où les équipes rivales se rencontraient.



Lors de la création du Real Club Nautico de San-Sebastian, ce soin lui fut confié.



REAL CLUB NAUTICO SAINT-SEBASTIEN GUIPUSCOA
PAYS BASQUE D'ANTAN



Pasages et Guetaria furent souvent vainqueurs ; quelquefois, rarement, un troisième larron venant d'Ondarroa ou de Lequeitio leur enlevait la palme et c'étaient d'interminables discussions qui se terminaient fréquemment par des voies de fait.



Les vaincus prétextaient toujours que l'embarcation qu'ils montaient était inférieure.



Or, si les Bretons ont la réputation d'avoir la manie de l'entêtement, ils n'en ont point le monopole.



L'histoire des Basques, leurs luttes pour la défense de leurs Fueros, leur horreur pour tout ce qui est soumission, leur esprit d'indépendance sont là pour le prouver.



Un fait tout récent en est une nouvelle démonstration :


Lors des dernières régates de Saint-Sébastien, la course qui leur était réservée ne put avoir lieu, les concurrents ayant refusé, au moment de la mise en ligne, de se conformer à une des conditions imposées par le jury.


Celui-ci ayant maintenu sa décision, de la voix et du geste, ils le couvrirent d'amabilités, ce qui valut à quelques-uns d'entre eux — on ne badine pas en Espagne — quelques heures de repos, à l'ombre, et l'allégement de quelques pièces blanches.


Mais, comme de grands enfants qu'ils sont, dès le lendemain, ils regrettaient leur rencontre annuelle manquée.



pays basque autrefois trainieres sport rame aviron
TRAINIERE PAYS BASQUE 1900


Les autorités espagnoles ne marchent pas !



Des pourparlers furent engagés et un match à armes égales, d'où devait résulter la suprématie de Guetaria ou de Pasages fut conclu.



Deux traînières absolument semblables commandées à un constructeur d'Ondarroa furent acceptées par les représentants des équipes : les conditions et le lieu de la rencontre fixés et la date arrêtée.



Mais le Comandante de Marina de San Sébastian veillait, craignant des troubles, et n'avait-il peut être pas tort, il opposa son veto.



Qu'allaient faire les braves entêtés ? Renoncer à la lutte ?



Heureusement non ! Les intéressés firent, comme de simples duellistes... d'autrefois ; ils se décidèrent à passer la frontière.



Les conditions de la rencontre.



La magnifique rade de Saint-Jean-de-Luz était là, pas bien loin, fort hospitalière.



Les autorités françaises consultées donnèrent toutes les autorisations, et nous voilà à la veille de cette lutte homérique, qui a été définitivement fixée au jeudi 15 novembre, à 10 heures du matin.



Les conditions en seront remises, ce soir, à M. le maire de Saint-Jean-de-Luz ; elles ont été arrêtées par les parties, en bonne et due forme, devant un notaire de Saint-Sébastien. Les deux traînières concurrentes, dont l'une a été baptisée Angel de la Guardia et dont l'autre est Patriarca San José, sont arrivées aujourd'hui à Saint-Jean-de-Luz mises immédiatement sous scellés, dans un hangar, pour n'en sortir que deux heures avant la course.



Ajoutons que la revanche de cette épreuve peu banale pourra être, si le perdant le désire, courue le même jour, à trois heures de l'après-midi."



Derniers tuyaux.


"Bayonne (par dépêche). 

— Tout le littoral espagnol est en ébullition : des vapeurs de pêche, au nombre d'une dizaine, chargés de curieux, doivent venir dans cette partie du golfe jeudi, pour y assister au grand match. 


Il a été convenu que le camp battu pourrait, dans la demi-heure qui suivra la fin de la lutte, demander la revanche au vainqueur, en échangeant les barques.


Il semble à peu près résolu que le parcours de trois lieues marine, distance acceptée pour la course, demandera une heure vingt environ, mais l'état de la mer peut modifier la durée du trajet. Ces trois lieues marines représentent 9 milles marins, soit 16 kil. 666.


Le trajet se fera en ligne droite sans virage. Le jury s'occupe maintenant de déterminer le point de départ, et d'arrivée.


Luis Oyarzun."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)


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dimanche 17 septembre 2023

UNE COURSE DE TRAÎNIÈRES À LA CONCHA DE SAINT-SÉBASTIEN EN GUIPUSCOA AU PAYS BASQUE EN 1929

UNE COURSE DE TRAÎNIÈRES À SAINT-SÉBASTIEN EN 1929.


Cette régate de traînières a eu lieu, à Saint-Sébastien, en Gipuzkoa, pour la première fois en 1879, et a lieu, tous les ans, les deux premiers dimanches du mois de septembre.

Elle n'a pas eu lieu en 1936, 1937 et 1938, pendant la Guerre Civile espagnole.




pais vasco antes guipuzcoa traineras san pedro juan pasajes concha
TRAÎNIERE DE PASAI DONIBANE
LA CONCHA SAINT-SEBASTIEN DONOSTIA 1927
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, le 14 

septembre 1929 :



"Les sports.

L’Oxford-Cambridge espagnol.

La grande course de traînière entre l’émeraude et l’azur, pour la bannière.



Du haut de cette terrasse naturelle qu’est le Monte Igueldo qui s’avance en pointe au-dessus de l'azur de l’Océan, au-dessus aussi des toits rouges de Saint-Sébastien, la "Concha" célèbre dessine sa circonférence piquée de mille mouches... à deux pattes, étendues sur le sable, perchées sur les crêtes avoisinantes ou sur les collines entourant la capitale du Guipuzcoa. Et là fourmille une humanité passionnée. Des milliers d’embarcations vont, viennent dans l’admirable rade espagnole, cuvette de bleu, sous une voûte de feu, entourée de parois ocre et vert. Spectacle inoubliable par cet éclatant matin de septembre... 



La grande course de "traînière", ces lourds bateaux de pêcheurs à douze rameurs et à un barreur, est certainement l’épreuve qui suscite dans tout le Nord de l’Espagne le plus gros intérêt. Des mois durant des équipes de pêcheurs de villages s'entraînent en vue de cet event unique doté d’un drapeau brodé et d’un prix de 15 000 pesetas aux premiers. Des centaines de mille pesetas se jouent ce jour-là entre paysans venus de tous les points du Guipuzcoa et de la Viscaye. L'an dernier, une des deux équipes rivales de Pasajes, ce port minuscule auquel on accède par un étroit goulet entre deux pans de montagne à pic, véritable couloir naturel et escarpé, triompha. Mais San Pedro de Pasajes, quartier à l'ouest de la rade, a un rival acharné, son voisin, San Juan de Pasajes, le quartier opposé. Et San Juan a juré de battre San Pedro... 



Placés dans deux séries différentes, San Juan et San Pedro firent merveille, mais comme le classement s'effectue par temps, les deux équipes de Pasajes arrivèrent en tète, San Pedro avec 19 secondes d’avance. Mais quelle lutte dans la première série ! San Juan et Guétharia, l'équipe blanche et l'équipe verte luttèrent bord à bord pendant les trois mille mètres du parcours, des bords de la plage au virage en pleine mer, autour d’une bouée. Derrière eux, autour d’eux, de véritables escadres de bateaux, cinq cents au moins formèrent une escorte impressionnante qui sifflait, qui mugissait sans arrêt. Loin, derrière, Bilbao était distancé comme devait l’être ensuite Saint-Sébastien et une autre équipe de Viscaye... 



pais vasco antes guipuzcoa traineras san pedro juan pasajes concha
TRAINIERE DE PASAI SAN JUAN
LA CONCHA SAINT-SEBASTIEN DONOSTIA 1932
By Paco Marí Blanco - This image belongs to the Marín Collection and was provided to GureGipuzkoa by Hauxe Jatorria: Kutxa Fototeka (Kutxa Photograph Library). The image has been delivered under a CC-BY-SA 3.0 license and can be found here. Its description is available here (click on the image for details)., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=56201294



— Les blancs gagnent, non, ce sont les verts. 



Seuls les juges placés sur la ligne purent désigner le vainqueur. Mais Guétharia proclamé second avait accompli une performance unique, paraît-il ; car généralement les équipes gagnent par plusieurs longueurs comme devait gagner San Pedro...



Et quelques instants plus tard, dans le quartier des Pêcheurs du vieux Saint-Sébastien, tandis que sc réglaient les paris, les femmes des rameurs de Viscaye invectivèrent leurs époux : 


— Vous n’êtes donc bons à rien, vous n’êtes pas du même sang que ceux de Pasajes



Et tandis que les deux équipes rivales des quartiers ennemis de Pasajes qui se font face, s’apprêtent à courir la finale dimanche, les paris s’éteignent, car San Pedro est trop nettement favori."


Finalement, c'est bien la traînière de Pasai Donibane qui remporta, en 1929, cette Bandera de la 

Concha.



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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jeudi 1 octobre 2020

LE CINQUANTENAIRE DE LA NAUTIQUE À BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN JUIN 1925

LE CINQUANTENAIRE DE LA NAUTIQUE EN 1925.


La création de la Société Nautique de Bayonne date de 1875.




pays basque autrefois aviron
SOCIETE NAUTIQUE DE BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, le 29 juin 1925 



Le cinquantenaire de la Nautique de Bayonne.



Au fil de la Nive sur les Eaux de l'Adour.



Le concours de natation et les bateaux fleuris. 



Un ciel très bleu au zénith, s'adoucissant jusqu'au gris perle à l'horizon, un air léger et vif, partout la nappe d'or du soleil. 



La Nive commence à descendre, verte de tout le reflet des feuillages qui s'y sont mirés. Mais l’Adour monte encore insensiblement et, longtemps encore, sera étale. 



Tout le long des quais qui bordent la Nive, les gens tôt levés, "en toilette" se pressent. Les premiers arrivés sont accoudés aux parapets des ponts. On attend le camion qui transporte les nageurs de Mousserolles au pont du Génie. 



Les voici, entassés, juchés, triomphants, dans leurs maillots ; quelques-uns, frileux ou pudiques, se drapent dans des peignoirs. 



Bientôt un : "Ah !..." général annonce le plongeon collectif du premier contingent. 



Des barques apparaissent, sortant de l'arche du pont Marengo. Voici une ferme allongée qui passe rapidement sous ma fenêtre ; un mouchoir rouge coiffe la tête, coquettement. C’est une jeune fille. 



Un peu plus en arrière, un groupe de tout jeunes gens, des garçonnets qui promettent de devenir des "as". Et tout dernier, suivi de près par un couralin où doit se tenir un papa attentif, un vaillant petit gamin. 



Mais une agitation tumultueuse bouleverse la rivière. Les eaux sont tendues vigoureusement par un groupe de beaux athlètes qui se suivent de près, se servant de toutes les "nages", excepté peut-être de la brasse classique, si élégante, mais certainement moins rapide. 



Et voici les Tritons passés à leur tour et qui déjà sont entrés dans l'Adour. Nous saurons tout à l'heure le nom du vainqueur. 



Maintenant, la foule quitte les bords de la Nive. Suivons-là sur les rives de l’Adour


pays basque autrefois aviron natation
BAYONNE MOUSSEROLLES
PAYS BASQUE D'ANTAN



Au Réduit, tout un monde se presse pour regarder en aval les embarcations fleuries qui vont prendre le départ, petites choses délicieusement frêles, joujoux aux vives couleurs qui frôlent les flancs du grand aviso. 



Tout le long du fleuve les spectateurs se pressent, et du côté de Saint-Esprit, d'autres curieux font le vis-à-vis. 



Aux abords du pavillon de la Société Nautique, le rassemblement est plus dense et l'on attend avec curiosité la flottille fleurie. Elle arrive bientôt, précédée du bateau des commissaires, décoré de drapeaux, de flammes et de verdures. 



Parmi les jolies trouvailles, signalons un sabot de Noël, armé d’un superbe coq gaulois ; un croissant de lune dirigé par un Pierrot noir et une Pierrette blanche ; un moulin rouge, une libellule, plusieurs pergolas, une gondole vénitienne avec son felze de verdure et de roses. 



A mon avis, la plus belle barque était celle des Tihollets, parterre de fleurs où siégeaient des Basques en pantalons blancs ceinturés de rouge, parterre de fleurs, odorantes toutes éclatantes de fraîcheur vivante. 



Ont-ils été les gagnants du Concours ? Je n’en sais rien encore, mais ils ont bien réalisé les conditions d'un concours fleuri en utilisant de "vraies fleurs". 


pays basque autrefois aviron natation
BAYONNE MOUSSEROLLES
PAYS BASQUE D'ANTAN


Pendant la durée de l’épreuve, les embarcations de la Nautique et de l’Aviron sillonnaient le fleuve à la cadence rythmée des rames. 



Avec quel soin affectueux leurs occupants ont-ils rentré au nid les embarcations élégantes faites de bois précieux ! Avec quelle précision et quelle force les ont-ils retournées, levées au-dessus de leurs bras tendus pour les transporter au garage. 



...Et devant que midi sonne, Bayonnais et Bayonnaises s’en revinrent à petits pas, qui le long des grilles du génie : qui traversant le vieux jardin où règne "Le Penseur ", commentant la fête ensoleillée et rappelant le souvenir des fêtes d’autrefois. 



Le Palmarès.



Hier, devant un nombreux public, s'est déroulée, ainsi que nous le disons d’autre part, la première journée des fêtes organisées par la Société Nautique de Bayonne, à l'occasion du cinquantième anniversaire de la sa fondation. 


pays basque autrefois natation aviron
BAYONNE MOUSSEROLLES
PAYS BASQUE D'ANTAN



A 9 heures, au Pont Pannecau, M. le capitaine Dubois, de l'I. P., donnait le départ à quarante-quatre nageurs pour l'épreuve de la traversée de Bayonne à la nage. La victoire au classement individuel est revenue, comme l'an denier, à Eizaguirre, de l'Amicale Donibandarrak de Saint-Jean-de-Luz ; dans la catégorie juniors et ondines, Mle Charbonnel, du Sporting-Club Libournais, s'est classée première, après une magnifique course. 



Le Challenge Mialet est revenu à l'Amicale Donibandarrak. 



Immédiatement après le départ de la traversée de Bayonne à la nage, a eu lieu le concours d'embarcations fleuries, lequel, bien ordonnancé par M. V. Getten, secondé de M. A. Bernard, a obtenu le succès mérité. 



Neuf bateaux fleuris ont pris part à ce concours. 



Le jury, composé de M. G. Berges, président, G. Périé, Mlle Marie Garay, MM. P. et J. Soupre, Paul Anatole, a décerné les récompenses suivantes : 


1er prix : 500 francs, à la Libellule. 

2e prix, 400 francs, Les Tilholés. 

3e prix (ex-aequo), 200 francs chacun, Le Sabot-Pierrot et la Lune, le Moulin Rose et la Gondole.

4e prix, Le Glisseur. 

5e prix, 1 bateau à moteur. 

6e prix, L'Echauguette. 



La distribution dès prix des deux épreuves a été faite au garage de la Société Nautique, sous la présidence de M. L. Oyarzun, président d'honneur de la Société et fondateur, M. P. Simonet, président actuel, MM. Morel, Mialet, Lamothe, F. Forgues, président de l'A. B., J. Iribarne, Hitce, Jouannin, Getten, docteur Ribeton, R. Saint-Laurent."


MM. les membres de la Société Nautique de Bayonne désirant assister au banquet du Cinquantenaire qui aura lieu le dimanche 5 juillet, à 20 heures 30, au foyer du Théâtre, sont priés de se faire inscrire chez M. Léon Jourdan, notaire, rue Victor-Hugo, 7, avant le 2 juillet au soir, le nombre des couverts étant limité.



La traversée de Bayonne à la nage : 1. Eizaguirre (A. D.) ; 2. .Thurin ( A. D.) ; 3- Celerie (S. C. L.) ; 4. Lanusse (A. S. C. L.) ; 5. Josié (A. D.) ; 6. Mugico (A. D.) ; 7. Lacoste (B.-O.) ; 8. Grand (B.-O.) ; 9. Binçonneau (A. S. C. L.) ; 10. Josié (A. S. C. L.) ; M. Goyeneix (A.) et Janny ( S. C. L.) (ex-aequo) ; 13. Duprat (B.-O.) ; 14. Duplantier (B.-O) ; 15. Harriague ( A ring) ; 16. Petit (B.-O.) ; 17. Nathias (A. D.) ; 18. Salha (Arin) ; 19. Mandon (A. S. C. L.) ; 20. Sens (B.-O.) ; 21. Argentin (B.-O.) ; 22. Virts (A. D.) ; 23. Rhodes. 


Juniors. — 1. Mlle Charhonnel ( A. S. C. L.) ; 2. Castelbert (B.-O.) et Daubas (Arin) (ex-aequo) ; 4. Bolbé (B.-O.) ; 5. Inchausset ; 6. Royo (B.-O.) ; 7. Hiriart ; 8. Bourtayre ; 9. Pedro ; 10. Dufau ; 11. Bainçonneau."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








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lundi 22 octobre 2018

RÉGATES INTERNATIONALES D'AVIRON À SAINT-JEAN-DE-LUZ (DONIBANE LOHIZUNE) EN LABOURD AU PAYS BASQUE LE 2 SEPTEMBRE 1923


DES RÉGATES INTERNATIONALES D'AVIRON EN 1923.


Ur Joko, le club d'aviron de Saint-Jean-de-Luz est né en 1911.