Libellés

Affichage des articles dont le libellé est BIDARRAY. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est BIDARRAY. Afficher tous les articles

jeudi 11 juillet 2024

À BIDARRAY EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN OCTOBRE 1838

À BIDARRAY EN 1838.


En 1838, Bidarray, en Basse-Navarre compte environ 1 300 habitants et est administrée par le Maire Jean Ibar.




pays basque autrefois carlisme basse-navarre frontière contrebande
EGLISE ET ARRIVEE A LA PLACE DE BIDARRAY
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien Le Constitutionnel, le 27 octobre 1838 :



"Nous empruntons au Phare de Bayonne les détails suivants sur l'entrée de la Princesse de Beira. 


Bidarray, 25 octobre.



Le 16, on remarqua ici un grand mouvement de contrebandiers, ainsi que la présence de leur chef G..., dont le domicile est à Macaye. Cet homme, qui est presque un personnage dans le pays, ne pouvait avoir pour but, en venant à Bidarray, qu'une affaire de laquelle il devait attendre un énorme bénéfice. Aussitôt la gendarmerie et la douane firent leurs dispositions de surveillance et préparèrent leurs embuscades.



La nuit se passa ainsi sur le qui vive, et le lendemain matin on acquit la certitude que le projet des contrebandiers était de faire passer en Espagne la Princesse de Beira et le fils aîné de don Carlos, et qu'à cet effet des provisions de bouche et sa suite avaient déjà franchi la frontière ; mais toutes les recherches n'ayant pu parvenir à obtenir des renseignement précis sur le point où ils avaient été dirigés, il fut dès lors reconnu comme fort difficile d'opérer les arrestations qu'on méditait. 



La Princesse, en effet, passa la frontière le 17 à midi, après avoir traversé Bidarray dans la matinée, déguisée en femme du pays qui semblait revenir de la messe. Sa marche était éclairée par des contrebandiers placés sur des hauteurs de distance en distance, depuis Bidarray jusqu'aux dernières limites du territoire français, et qui par des signes convenus se prévenaient avec la rapidité d'un signe télégraphique, dès qu'ils apercevaient un employé de la douane ou un gendarme. On faisait alors entrer la Princesse dans la première habitation qui se trouvait sur son trajet, et elle n'en sortait que lorsque le douanier ou le gendarme s'était éloigné. Une autre femme, vêtue comme elle, l'accompagnait ; c'était sa camériste ; et toutes deux avaient sur la tête un capulet que les femmes du pays mettent pour aller à l'église.




pays basque autrefois carlisme basse-navarre frontière contrebande
PORTRAIT DE MARIE-THERESE DE BRAGANCE
PRINCESSE DE BEIRA 1817
PAR NICOLAS-ANTOINE TAUNAY



C'est ainsi que le passage s'est effectué. Plus d'une fois, dans le trajet, m'a-t-on dit depuis, le hasard a failli amener les douaniers sur la piste, et mettre en défaut les avertissements des contrebandiers. Je ne vous rapporterai pas tous les contes qui se débitent dans la contrée à ce sujet, parce que je les crois exagérés et imaginés par les contrebandiers eux-mêmes, pour se faire valoir auprès des carlistes à l'effet de tirer d'eux une somme plus considérable. 



Le fils de don Carlos n'a point franchi la frontière avec sa tante ; ce n'est que dans la soirée que son passage a eu lieu avec celui de deux autres Espagnols, dont l'un est, dit-on, un nonce du pape. Ce sont les trois frères Anc... de Bidarray, qui ont exécuté cette entreprise.




pays basque autrefois carlisme basse-navarre frontière contrebande
CHARLES VI FILS DE DON CARLOS
VERS 1850



Trente carlistes, postés à l'extrémité du col d'Esteguy, ont reçu la Princesse de Beira et le jeune Infant. Les contrebandiers sont alors rentrés, à l'exception de G...... leur chef, et de l'un des Anc...., qui ont suivi les Infans jusqu'à Tolosa pour y recevoir la somme promise, qui s'élève, dit-on, à 5 000 fr. C'est 2 000 fr. de plus que pour le passage de M. de Erro, et 1 000 fr. seulement que pour celui de l'évêque de Léon ; mais aujourd'hui les contrebandiers ont baissé leurs tarifs, parce qu'ils espèrent encore être remboursés de l'arriéré qui leur est dû pour des fournitures faites aux carlistes."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)






Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 200 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

vendredi 10 mai 2024

QUERELLES ENTRE L'INSTITUTEUR ET LE CURÉ À BIDARRAY EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1912

QUERELLES ENTRE L'INSTITUTEUR ET LE CURÉ À BIDARRAY EN 1912.



En 1912, la commune de Bidarray, en Basse-Navarre compte un peu moins de 1 000 habitants et est administrée par le Maire Jean Cédarry, puis par Dominique Etcheverry.




pays basque autrefois église basse-navarre religion école
EGLISE DE BIDARRAY BASSE-NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN




Voici ce que rapporta à ce sujet le bi-mensuel La Grande Revue, le 10 juillet 1912 :



"Comme suite à notre récent article sur la Guerre à l’Ecole, un abonné nous communique les faits suivants, destinés, dit-il, à montrer comment "la neutralité n'est qu'un prétexte pour justifier une campagne dont le but et les procédés sont essentiellement politiques".



Les faits se passent dans la commune basque de Bidarray. L’instituteur et l’institutrice actuels n’y sont installés que depuis sept ou huit mois. Arrivés dans le courant de l’année scolaire, ils ont gardé les livres scolaires en usage avant leur nomination. Parmi ces livres se trouvèrent deux ouvrages d’histoire — j’entends deux exemplaires seulement, un dans chaque classe — défendus par les évêques. Deux élèves seulement, sur une centaine, en pouvaient être munis. Cela suffit.



Un samedi de l’hiver dernier, le curé rassemble ses paroissiens, leur signale les terribles dangers courus par l’âme de leurs enfants, et leur fait prêter un nouveau serment du Jeu de Paume (la réunion avait lieu justement dans un trinquet). L’effet fut immédiat. Sur 103 enfants présents aux écoles le samedi, 24 seulement rentrèrent le lundi suivant. Voilà 79 recrues pour l'école buissonnière. Notez ce détail, qui ne manque pas de saveur : parmi les 24 écoliers restés fidèles à la laïque se trouvaient les deux détenteurs des manuels interdits ; aucun des déserteurs n’avait même de livre d’histoire.



pays basque autrefois église basse-navarre religion école
GRAND PONT ET NIVE BIDARRAY 1912
BASSE-NAVARRE D'ANTAN


La situation reste stationnaire pendant plusieurs mois. Les réfractaires ne rentrent point. L’instituteur et l’institutrice ne bougent pas, ne répondent pas aux injures du journal clérical de l’endroit.



Viennent les élections municipales. La liste du maire sortant, aux convictions politiques assez flottantes, est en lutte contre une liste franchement cléricale, inspirée par le curé. La bataille est vive. Le curé et le vicaire savent que la partie, pour eux, est décisive. Ils n’hésitent pas à donner de leur personne pour le succès de la bonne cause.



Dès l’ouverture du scrutin, ils étaient à la porte de la mairie, avec quatre électeurs dévoués, qui s’installèrent au bureau. Afin d’être libres, ils avaient dit la messe plus tôt que de coutume. La grand’messe devait être célébrée par un confrère voisin, d’ailleurs électeur dans la commune. Le vicaire fut nommé secrétaire du bureau. Le curé, à la porte, distribuait les bulletins et surveillait les opérations.



pays basque autrefois église basse-navarre religion école
VUE GENERALE BIDARRAY BASSE-NAVARRE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Ni l’un ni l’autre n’assistèrent à la grand’messe. Seul le curé prit part à la procession qui la précéda.



Ni l’un ni l’autre n’assistèrent aux vêpres : et notez que c’était le premier dimanche du mois de Marie.



Enfin, tandis que le curé, voyant sans doute que tout marchait à souhait, consentit à quitter son poste quelques minutes pour prendre son repas, le vicaire, lui, ne broncha pas de toute la journée et se restaura, avec ses collègues du bureau, dans la mairie. A la guerre comme à la guerre, pas vrai ?



Un zèle si ardent méritait d’être couronné de succès. Il le fut. La liste cléricale était, le soir, élue tout entière. Quelques jours après, l’instituteur était, sans plus de forme, révoqué de ses fonctions de secrétaire de mairie, et remplacé par le vicaire. Monsieur le curé avait dans sa paroisse réalisé le rêve de théocratie caressé par Hildebrand.



Mais, le triomphe acquis, point n’était besoin de maintenir la population au degré d’excitation favorable à la campagne électorale. D’un autre côté, depuis trois ou quatre mois que leurs enfants polissonnaient dans les rues, les parents commençaient à se lasser. Car il n’était pas possible d’ouvrir une école libre et payante. Les électeurs basques donnent volontiers leurs suffrages, mais ils ont peu d’argent à gaspiller, même pour des œuvres pies. Que faire ? Le curé triomphant — tel un roi à son avènement — remit leurs peines aux prisonniers, ferma les yeux sur les crimes de l’école laïque : il permit aux enfants d’y rentrer. Pas à tous, non. Aux garçons seulement. L’institutrice, plus coupable — il paraît qu’elle avait affirmé l’existence de douze dieux ! — devait encore faire un temps de purgatoire. Mais ne doutez pas que l’absolution ne lui soit donnée à son tour...



pays basque autrefois église basse-navarre religion école
DOUANIERS BIDARRAY 1916
PAYS BASQUE D'ANTAN



Je pourrais indiquer bien d’autres faits analogues. Nombre de maîtres ont vu littéralement leurs écoles désertes. Ils espèrent qu’après le vote de la R. P., le budget, les vacances parlementaires, la journée de 10 heures, le Maroc, le programme naval, et une vingtaine d’autres affaires évidemment plus urgentes, le gouvernement républicain daignera s’occuper d’eux. En attendant, la "pierre angulaire" branle.



Agréez, Monsieur le Directeur, l’expression de mes sentiments dévoués."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)








Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 200 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

samedi 2 mars 2024

VIEUX MOULINS EN LABOURD ET EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS (deuxième et dernière partie)

 

VIEUX MOULINS AU PAYS BASQUE.


Au Pays Basque, il y a eu des moulins à vent, à eau et à marée.



pays basque autrefois moulins économie labourd
MOULIN ASCAIN
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet le Bulletin N° 9 de la Société des Sciences, Lettres et Arts de 

Bayonnele 1er janvier 1932 :



"... 3. — Vieux moulins.



Moulin d'Onzac.


1637. 31 juillet... Jehanne de Serres et Pierre de Challa, son fils, empruntent 1 480 ll. au Chapitre de Bayonne et hypothèquent les biens ci-après désignés : l’héritage de Behicq, situé hors la porte Lachepaillet, de St-Léon, conft. du levant à l’étang du moulin Donsacq, du midi à l’héritage appelé Behicq appartenant à Sr Bertrand de Harriet, chemin entre deux, du couchant à pièce de terre de Busquet et du nord à barthes padouans de Bayonne et d’Anglet. Arch. notar. Harran-Ramond.


pays basque autrefois moulins économie labourd
MOULIN ET FERME
PAYS BASQUE D'ANTAN


Moulin d'Esbouc.


1638. 24 8bre. Testament de Sr Pierre de Hondelatte, bourgeois et homme d’armes au Château-vieux de Bayonne, marié en 1res noces avec demoiselle Catherine de Lalande, en secondes noces avec demoiselle Gracv Dolives, veuve de Bernard Dibarboro et fille de Monsieur Mathieu Dolives, lequel Mathieu Dolives fut adjudicataire, après un long procès, du moulin d'Esbouc (à Tarnos) et de la métairie et vigne de Lagréou, situées hors la porte Lachepaillet de Bayonne. Arch. notar. Harran-Ramond.

1649. 14 Xbre. Testament de Gracy Dolives, demoiselle veuve de sieur Pierre de Hondelatte... lègue à Louis Dolives, son filleul, fils d’Adam Dolives son frère et de Magdelaine de Lalande, la moitié du moulin Desbouc (territoire du Boucau actuellement). Arch. notar. Harran-Ramond.

3 Décembre 1684. Jean Poidenot meunier répondant à l’acte qui lui a été signifié à la requête de M. Mre Louis Dolives, lieutenant particulier au sénéchal de Bayonne et de demoiselle Marthe de Lalande, veuve de M. Maitre Jean de Cruchette juge garde en la monnaie de Bayonne, leur dit qu’il n’est pas responsable des dégâts arrivés au moulin d'Esbouc, à eux appartenant, qu’il tient à l’afferme conjointement avec Jean Dulanger son frère. Les orages et les grandes crues en sont les seules causes. Arch. notar. Laborde-Loustalet.



pays basque autrefois moulins économie labourd
MOULIN
PAYS BASQUE D'ANTAN



Moulin de Bidarray.


1644. 24 janvier. Mgr Fouquet évêque de Bayonne et Me Pierre Goubert, chanoine syndic du Chapitre de la Cathédrale de Bayonne, donnèrent à ferme à Jehan Diturralde faisant tant pour lui que pour Marie de Feuguia (?) la maison noble de Vidarray avec granges, moulin, etc. Marie de Feuguia s’étant refusée en 1641 à ratifier le bail fait par son fils, il appert par contrat de Larremendy, notaire à Ossais (en Basse-Navarre) du 3 février 1643, que led. Goubert, au nom du Chapitre, aurait laissé verbalement la jouissance de ces biens à Me Raymond de Garro, prêtre dud. Ossais en Basse-Navarre. D’où le présent acte pour confirmer le bail fait aud. de Garro, sous la caution de Gaston de Baigorry, Sr jeune de la maison Dindart au quartier de Galhardon dud. lieu d’Ossais. Arch. notar. Harran-Ramond.



Moulin à tabac de Halsou.


1653. 1er Xbre. Noble Bertrand de St Martin, écuyer. Sr dudit lieu et d'Alsuhalde, habitant de Larressolle (sic) baille à ferme le martinet ou moulin à tabac, proche le moulin de Halsou, à Georges Louis, md portugais, résidant au bourg St Esprit de Bayonne (lequel signe Georges Louis Nuñez.) Arch. notar. Dereboul-Detchart.



Moulin de Belay à Biarritz.


11 août 1659. Règlement de comptes entre Lissalde père et fils et Bernard du Fourcq, meuniers (associés) au moulin de Belay, sis à Biarritz, appartenant au Sr de Montaut. Arch. notar. Jusan-Loustalet.


pays basque autrefois moulins économie labourd
MOULIN OLLACO ERROTA ASCAIN
PAYS BASQUE D'ANTAN


Moulin d'Escoulepluye.


1er juillet 1662. Contrat de mariage entre M. André de Lalande, Sr de Luc et de Berriotz, me des ports, ponts, etc. faisant pour Françoise de Lalande, sa fille, assistée de Me Jacques de Lalande, procureur du roy à Bayonne, d’une part et Françoise de Sorbé demoiselle faisant pour Sr Pierre de Lalande fils aîné, assistée de Sr Paul de Lalande, son fils puîné d’autre part. Dot 10 000 l. y compris 1 000 le payés par Jacques de Lalande du legs fait par Marie de Ségure, ayeule paternelle d. la future épouse. Le futur époux reçoit de sa mère le moulin d'Escoutepluye aux confine des paroisses de S'-Jcan de Biulz ei de St-Pierre d'Irube, la maison de Sorbé situées au Pont traversant et en outre 4 000 l. Témoins Sr Oger de Lalande et Jean de Peyrelongue bourgeois de Bayonne. Le futur et son frère ont signé : de Lalande d’Arcondau. Arch. notar. Jusan-Loustalet.

Divers actes du 6 juin 1678, du 2 août 1679, et du 8 mars 1691, signalent aussi les carrières d’Escoutepluye. Ibid.

3 mars 1683. Bail à ferme du moulin d'Escoutepluye situé sur les limites des paroisses de St-Jean-le-Vieux et de St-Pierre d’Irube, par Mlle Françoise de Lalande, veuve de Me Pierre de Lalande Darcondau, vivant avocat à Bayonne, à Dominique de Hody, meunier, et Marie Damestoy conjoints habitants dud. St-Jean-le-Vieux, pour 4 ans, moyennant 400 l. par an, une quarte de froment par semaine et un pourceau gras par an. Ibid.

21 janvier 1688. Dominique de Hody, meunier d’un moulin d'Escoutepluye, situé à St-Pierre d’Irube, cède à Joannes de Hody son fils une créance qu’il a contre Sr Pierre Duhalde fils aîné de Me Dominique Duhalde notaire, habitant de St-Jean-le-Vieux, héritier coutumier de la maison de Hiribarren. Ibid.

2 mars 1689. Bail à ferme par demoiselle Françoise de Lalande, veuve de Sr Pierre de Lalande d’Arcondau, citoyen de Bayonne, à Joannes Daguerressar Sr de Martinto habitant de St-Jean-le-Vieux, du moulin d'Escoutepluye situé aud. St-Jean-le-Vieux sur les limites de St-Pierre d’Irube. Ibid.

22 juin 1697. Sr André de Lalande d’Arcondau, citoyen de Bayonne, proteste contre une demande de provision que lui ont adressée Sr Pierre de Gillibert, commis de Mgr l’amiral et demoiselle Isabeau de Lalande conjoints habitants de Bayonne, attendu que de tous les biens délaissés par feue demoiselle Françoise de Sorbé, aïeule paternelle desd. Sr et demoiselle de Lalande, le dirigeant ne jouit comme aîné que d’un moulin d'Escoutepluye et des biens d’Arcondau, qui sont de très petit revenu. Ibid.



pays basque autrefois moulins économie labourd
MOULIN AU PIED DU MONDARRAIN ITXASSOU
PAYS BASQUE D'ANTAN



Moulin de Beyris.


1676. 17 mai. Contrat post-nuptial entre Me Jean de Larre, avocat à Bayonne, faisant pour soi et Sr Pierre de Lembeye, bourgeois de Bayonne, faisant pour demoiselle Jeanne de Lembeye, sa fille aînée. Dot 9 000 ll. en une propriété sise à Anglet, une créance et le surplus en argent. Le mariage a été solemnisé en juin 1674. Un enfant est né. L’héritage donné en dot s’appelle Jouaniscouseis à Anglet, estimé 6 000 ll., touchant entr’autres à terres de Montory et à moulin de Beyris. La dot comprend en outre une créance sur Jean Dagourrette, décédé depuis peu, une autre créance payée à la décharge dud. Larre à Jeanne Baillot, demoiselle et au Sr de Bruix de Candeprats, mère et fils. Arch. notar. Monho-Ramond.



Moulins de Billetorte et Detchegaray.


18 janvier 1677. Charles Dibusty bourgeois et md de Bayonne prête à Sr Pierre Daccarrette bourgeois et md de Ciboure et à Jeanne de Gasteluzar mère dud. Daccarrette 4 000 ll., qui sont (une) partie du legs de 20 000 ll. fait aud. Dibusty par feu M. Laurens Dibusty, son frère, vivant chevalier d’Angleterre, par son testament du 16 mai dernier retenu par Gaultier et Mousnier notaires au Châtelet de Paris ; cette somme lui a été remise par Sr Bernard Darguibel en sa qualité d’un des exécuteurs testamentaires dud. Laurens Dibusty, conjointement avec le vicomte d’Urtubie le père et Sr Jean Dibusty bourgeois de Bayonne ; le dit payement est fait par led. Darguibel, du consentement de Me Jean de Laborde, contrôleur des mortes payes de Guienne habitant de Bayonne, en qualité de procureur de dame Françoise Durtubie, veuve dud. Sr Laurens Dibusty et tutrice de demoiselle Françoise Dibusty sa fille. Les emprunteurs hypothèquent spécialement le moulin dit de Billetorte situé à St-Jean-de-Luz, tirant vers Ascain, un autre moulin dit Detchegaray, situé à Urrugne, la maison et terres de Berasteguy situées à Ciboure. Arch. notar. Laborde-Loustalet.



pays basque autrefois moulins économie labourd
RETOUR AU MOULIN
PAYS BASQUE D'ANTAN



Moulin d'Arrosets à St-Etienne.


1683. 16 7bre. Charles et Henry de Lalande, frères bourgeois de Bayonne, procédant en qualité de fils et héritiers de Sr Pierre de Lalande Danglade, bourgeois de Bayonne, vendent à demoiselle Jeanne de Busquet, veuve de Sr Jean de la Besque, bourgeois et md de Bayonne, 7 journées 3/4 de terre et prairie appelées au Sanguina, quartier de Port Layron à St-Etienne d’Arribe-Labourt, conft. du levant à une pièce de terre appartenant à Gassané, du couchant à un marais dépendant du moulin d'Arrosets appartenant au Sr Jupin, du midi à une pièce de terre appartenant au Sr de Haraneder de St Jean-de-Luz, et du nord aux padouans communs dud. St-Etienne, moyennant 1 468 11. 15 sols 8 deniers. Arch notar. Laborde-Loustalet.



Moulin de la Ville.


1686. 8 janvier. St-Etienne d’Haristoy, bourgeois et md de Bayonne, ayant le bail général de partie des revenus de la Ville de Bayonne, baille à ferme à Yzacq Poydenot, meunier, habitant hors la porte St-Léon, le moulin de la Ville pour une année. Arch notar. Monho-Ramond.



Moulin Nau.


1697. 3 janvier. Hélène de Tichenerie, femme de Pierre Desperben habitant de Tarnos, reconnaît que ayant été blessée avant son mariage par Jean de Laborde alors meunier au moulin Nau, et habitant de la paroisse de St-Etienne d’Arribe-Labourt, à la noce de son fils (un acte antérieur dit : blessée d’un coup de pistolet), led. Laborde lui a payé comme indemnité les frais de chirurgien et quelques conques de seigle, ainsi qu’il résulte d’une quittance privée du 5 9bre 1694. Arch. notar. Laborde-Loustalet.



Les moulins le plus souvent cités dans les délibérations bayonnaises sont ceux d’Aritzague, d’Arroby, du Boucau, Castelboyer, d'Esbouc, de la place Gramont, de Hillans, d’Onzac, de Piedmont, de Sabalce, de Serres ou de Habas, des Tanneries, de Tarride, de la Ville, de la Visitation.



pays basque autrefois moulins économie labourd
MOULIN BIDACHE
PAYS BASQUE D'ANTAN



On sait que, d’après les Fors du Labourd, "le meunier ne doit prendre qu’une pugnere pour la mouture de chaque conque de blé." Cela équivalait à la seizième partie de la conque.


"Si, par faute du meunier, se perd ou se gâte le froment ou autre blé qu’on a baillé à moudre, le meunier doit payer le blé au maître d’icelui, qui doit être cru de la prise dudit grain par son serment ; et si le meunier n’a de quoi, le seigneur du moulin est tenu de le payer." (Fors du Labourd)."


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 200 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

mercredi 12 janvier 2022

LA PISCICULTURE EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1934

LA PISCICULTURE EN BASSE-NAVARRE EN 1934.


Dans les années 1930, sont créées des piscicultures en Basse-Navarre.





basse-navarre pisciculture truite
PISCICULTURE DE BAIGORRY
PAYS BASQUE D'ANTAN


Voici ce que rapporta à ce sujet la Gazette de Bayonne, de Biarritz et du Pays basque, le 6 

septembre 1934 :



"Pisciculture et Piscifacture.



Jacques Béritz, publie, dans la Petite Gironde, l’article que nous reproduisons-ci-dessous :

Puisque la baisse très grande des eaux de nos rivières, leur transparence, le ciel clair, les temps chauds règnent en ce moment et nous privent de l’agrément de belles captures de salmonidés, contentons-nous aujourd'hui de luire le point ; nous noterons ensuite quelques renseignements sur la "pisciculture" et la "piscifacture". 



Mais, d'abord, voyons ce que les premiers mois de pêche depuis l'ouverture ont donné en ce qui concerne spécialement la truite dans notre région. 



Nous ne parlerons pas du saumon qui, cette année, a été assez rare, avec de médiocres captures à la ligne dans nos Nives et gaves. 



Pour la truite, l’on peut dire, d'après les constatations de bons pêcheurs et de riverains que la saison de printemps de 1934 a été la meilleure depuis une quarantaine d'années. 



Quelle différence avec ce que nous avons connu quelque temps après la guerre dans nos deux Nives ! Quelle différence surtout avec la situation que signalent les journaux de pêche, en ce qui concerne les rivières du centre de la France où abondaient, il y a quelque vingt ans, la truite aux reflets d'or et l'ombre aux lueurs d’argent ! Et ici nous avons le devoir d’adresser un juste et très vif tribut d’éloges à la Société des Pêcheurs de la Nive et à son infatigable président, car depuis près de dix ans son action soutenue de surveillance et de repeuplement a porté des fruits que tout le monde peut constater, et surtout a ouvert les yeux à bien des personnes qui continuaient à considérer la production des rivières à salmonidés comme une question négligeable, alors qu'elle représente un intérêt très considérable au point de vue alimentation, tourisme, sport, afflux d’amateurs locaux et étrangers, commerce d’articles de pêche, etc... 


basse-navarre nive pêcheurs
BULLETIN DE LA SOCIETE DES PÊCHEURS DE LA NIVE
N16 1933 


Le succès obtenu par la Société des Pêcheurs de la Nive dans ses stations de pisciculture, d’où sont sortis tous les ans des alevins de truite par centaines de mille, s'est manifesté incontestablement par l’abondance du poisson, dont nos amateurs de pêche ont largement profité en 1934. 



Mais la réussite de ces piscicultures de la Société a eu un autre résultat. Des personnalités entreprenantes, constatant le succès des élevages d’alevins et se rendant compte d’autre part de la quantité considérable de truites nécessaires â la consommation de la clientèle estivale de la Côte Basque, ont entrepris de réaliser des stations non de pisciculture mais de piscifacture, ce qui est bien différent. La première consiste en effet â faire naître d’œufs récoltés ou achetés, des alevins pour les mettre dans les rivières après qu’ils ont résorbé dans les bassins d’élevage leur poche vitelline. La seconde au contraire continue l’alimentation et le développement des alevins obtenus sur place jusqu'à ce qu’ils soient devenus de taille marchande, pesant de 150 à 250 grammes, et même quelquefois davantage. 




basse-navarre pisciculture truite
VUE ARIENNE DE BAIGORRY ET PISCICULTURE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Bien entendu, la piscifacture ne compose pas son stock d'élevage de truites communes, mais bien de truites arc-en-ciel à développement plus rapide et surtout résistant mieux à une température un peu élevée et allant jusqu’à 25 ou 26 degrés, que ne pourrait supporter la truite ordinaire. L’eau fraîche de nos ruisseaux, non polluée par des résidus chimiques, procure des poissons sains, avec une mortalité très faible, offrant une ressource nouvelle aux hôteliers de nos plages et stations climatiques. 



Une conséquence imprévue est celle de la faillite du métier de braconnier de pêche, exercé de père en fils dans nos ruisseaux, par des bohémiens. Ils ont bien du mal, en cas de commande de truites, à les capturer, d’autant plus que les gardes de la Société des Pêcheurs de la Nive, ainsi que la gendarmerie les traquent partout. Et puis, ils ne peuvent plus vendre le produit de leur pêche prohibée aussi cher, puisque les piscifacteurs ont toujours un stock, immédiatement livrable et à des prix modérés. 




basse-navarre pisciculture truite
PISCICULTURE D'AHAXE
PAYS BASQUE D'ANTAN



C'est à Bidarray que se trouve l’une de ces stations. Située sur la rive droite du pittoresque ruisseau du Baztan, qui prend sa source en Espagne et court dans un vallon étroit avant de se jeter dans la Nive, elle couvre un large espace de son bâtiment d'incubateurs et de ses bassins en ciment armé, de deux sortes : 24 moyens pour jeunes poissons et 2 grands pour truites immédiatement livrables.



Un énorme tuyau en ciment amène une eau cristalline et fraiche, qui coule à flots dans tous les bassins en tombant d'une certaine hauteur, afin d'être mieux oxygénée. Les jolies truites garnissent abondamment les bassins. 



L'autre piscifacture est située à Saint-Etienne-de-Baïgorry sur la Nive des Aldudes qui lui dispense largement son eau limpide et froide. Entourée d'un treillis de fil de fer, elle offre une trentaine de bassins de dimensions diverses et renferme également un nombre considérable de poissons de toutes tailles. 



basse-navarre pisciculture truite
PISCICULTURE DE BAÏGORRY
PAYS BASQUE D'ANTAN



Les deux stations sont organisées pour livrer annuellement environ trente tonnes de truites. Cette quantité pourrait être facilement augmentée suivant les besoins, dès que les avantages de ce nouvel approvisionnement seront suffisamment connus et appréciés. 



Un spectacle peu ordinaire est celui du repas des truites ; il consiste en une sorte de bouillie de poissons passés dans un hachoir américain actionné par un moteur ; les truites s’élancent sur l'aliment qui leur est offert en sautant même hors de l'eau, afin de saisir leur part de victuailles.



 Le meilleur accueil est réservé aux touristes et amateurs d'élevage par MM. les Directeurs de ces deux établissements de piscifacture, qui ont résolu des problèmes non encore abordés dans nos régions et méritent à ce titre de connaître le succès."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 200 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

jeudi 18 février 2021

BIDARRAY-BIDARRAI EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1913

 BIDARRAY EN 1913.


En 1913, le village de Bidarray compte environ 1 000 habitants et son Maire est Dominique Etcheverry.



pays basque basse navarre autrefois
LAVANDIERE ET PONT DE BIDARRAY
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta au sujet de ce village le journal La France de Bordeaux et du Sud-Ouest, le 

25 mars 1913, sous la plume de Georges Baume :



"Bidarray.



Ce matin nous partons d’Itsatsou pour Bidarray. Ciel bleu, paisible ; vallée souriante, blonde, parfumée de l’odeur des maïs et des vignes ; le silence tressaille parfois du bruit musical des coups de hache des bûcherons sur les grands chênes, qu’ils ont la veille descendus du Mondarrain jusqu’à leur chantier adorablement agreste, au-dessous de l’église.



Le train s’engage dans la gorge du Pas de Roland, où la Nive aux aux eaux verdâtres roule par bonds en un tumulte d’orage, sur des rochers nus, couleur de soufre. De loin en loin, ces eaux s’apaisent pour former un gouffre et si transparentes qu’on aperçoit tout au fond, sur les cailloux pareils à des larves, évoluer les truites argentées. Les charrois ne passent plus par la gorge. Ils suivent la grande route blanche, bordée de roseaux, de châtaigniers et de platanes, qui, derrière le plateau de la Massa, longe le joli vallon où le village de Louhossoa éparpille, selon la mode basque, ses maisons par groupes.



pays basque autrefois train
PASSAGE DU TRAIN AU PAS DE ROLAND ITXASSOU
PAYS BASQUE D'ANTAN


Le train ronfle dans un tunnel. Lorsqu’il en sort, à l’issue de la gorge, des champs de seigle et de luzerne se développent sur les flancs d’une colline. Dans la Nive calme, des barques trempent, de longs canots, simplement creusés dans des troncs d’arbres. C’est le vallon de Laxia. De sa montagne descend avec impétuosité un ruisseau, en amont duquel se montre, parmi des mûres sauvages, un noir moulin de maïs saupoudré de farine, et puis le poste de la douane aux volets verts. Enfin, une plaine opulente s’ouvre, et tout là-bas, sous une falaise couleur de cendres, apparaît le village de Bidarray, dont les vieilles maisons aux balcons de bois s’abritent à l’ombre des platanes, sur les bords de la Nive.



Dans une auberge exquise de propreté, nous déjeunons du meilleur appétit. La cigarette aux lèvres, nous grimpons par d’âpres sentiers, par de longs défilés où des sources font un murmure de cristal, jusqu’au sommet de l’Artza. Nous allons voir Bidarray le père, et si possible, Bidarray le fils. Que sont ces deux êtres-là ? Tout simplement des saints de pierre qui exercent une grande influence sur l’esprit de tout le monde, ici. presque chaque jour, depuis des siècles, au moins un Basque grimpe à l’Artza.



Aujourd’hui, devant nous, il y a sur le sentier rocailleux, deux fiancés en habits du dimanche, qui, en marchant, beaux de jeunesse et d’amour, s’inclinent l’un vers l’autre. Emus de leur ferveur naïve, nous les regardons avec plus d’attention peut-être que les magnificences du paysage.



Là-haut, le soleil resplendit sur les croupes dorées ou bleuâtres des montagnes. Dans l’espace sensible un vent brûlant souffle par intervalles. Les fiancés entrent les premiers dans la grotte profonde de dix mètres, sur les parois rouges de laquelle pendant çà et là des linges, des bérets, des mantilles, en guise d’ex-voto. L’eau suinte de partout.



Nous avisons dans un coin un escalier de pierres branlantes qui nous conduit à une cavité livide, au fond de laquelle les stalactites accumulées ont formé un torse humain de proportions énormes. C’est là Bidarray le père. Les malades viennent encore dans cette caverne recueillir avec des linges l’eau qui glisse sur la partie inférieure de la roche : ces chiffons mouillés, ils les appliquent fortement sur leur corps, à l’endroit qu’étreint la souffrance. Et, puisque la foi sauve, ils s’en retournent à leurs maisons guéris, si néanmoins ils n’ont pas négligé de déposer, en guise d'ex-voto, la fine toile de leurs fantaisistes cataplasmes sur les abords de la grotte.



Non loin de cette grotte, il en existe, sur le versant espagnol, une autre, très vénérée aussi, moins spacieuse, également dotée d’une stalactite semblable, qui est Bidarray le fils. Cet enfant, dont les années se comptent par centaines, fait-il autant de miracles que son ancêtre ? Assurément oui. Car le besoin de croire au surnaturel est le même partout.



Cependant, nos deux fiancés s’avancent sur la boue froide, et devant notre Bidarray, ils prononcent à mi-voix des prières. Ensuite, ils mouillent leur front avec des mouchoirs trempés dans l’eau qui coule sur la roche humaine ; et en sortant de l’ombre, ils déposent, suivant le rite, ces mouchoirs sur les bords de la grotte...


pays basque autrefois grotte
HARPEKO SAINDUA BIDARRAY
PAYS BASQUE D'ANTAN


Le silence plane religieusement dans les régions du ciel très pures. On n’aperçoit pas un oiseau. Les cimes s'élèvent pareilles à des îlots qui, à cette heure d’après-midi, semblent, sous la force du soleil, éblouissante de neige. Là-bas, dans des trous, parmi des lueurs de ruisseaux aussi menus que des fils de la Vierge, des groupes de maisons sommeillent, au cœur des prés et des jardins.



Le mont d’Artza constitue le nœud de nos Pyrénées basques. Elles tirent de droite et de gauche leurs chaînons, la plupart boisés, pour se confondre ici fraternellement. Où se trouve l’Espagne ? Où donc la France ?... On ne sait plus. C’est la Biscaye. C’est par toute cette terre aux reliefs harmonieux une race unique et durable, qui se nourrit des mêmes traditions et parle la même langue. Pourtant, en France, il n’y a plus de cagots, de maudits, que pour rire. En Espagne, au contraire, il y a toujours, dans certains villages, des parias, qui passent pour des créatures fatalement disgraciées et redoutables ; sur les marchés, dans les églises, on leur assigne des places particulières, à l’écart de la communion des chrétiens...



Nous descendons de l’Artza par les sentiers tortueux. A mi-côte, sur une terrasse qu'ombrageait une roche, nous retrouvons nos deux fiancés, bien sages, assis l'un près de l'autre. Non loin, un  tapis d’herbes douces nous invitait également au repos. Mais, tous les deux, d’une manière lente, qui trahit de l’inquiétude, se remettent debout. Nous ralentissons notre pas, afin de les avoir toujours devant nous et de les observer ainsi dans leurs gestes...



Avant de repartir, ils relevaient la tête, lorsqu'ils aperçurent leurs mouchoirs se détachant de la cime, puis dans un tourbillon du veut capricieux, disparaissant au fond d’un abîme. Ils gémirent aussitôt :


— Bidarray n’accepte pas nos vœux !... Que lui avons-nous fait de mal ? Faudrait-il que nous souffrions encore de notre amour ?



Serrés l’un contre l’autre, ils descendirent avec épouvante, précipitamment, au risque de choir sur les pierres du sentier... Sur la place du village, des enfants jouaient, un troupeau de chevaux revenait de la forêt voisine. Des paysans ramenaient en charrettes leur récolte de maïs ; d’autres traînaient un arbre, dont le branchage, à chaque choc sur le sol, se déchirait avec fracas."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)



 


Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.

Plus de 7 200 autres articles vous attendent dans mon blog :

https://paysbasqueavant.blogspot.com/


N'hésitez pas à vous abonner à mon blog, à la page Facebook et à la chaîne YouTube, c'est gratuit !!!

samedi 5 août 2017

L'EAU DE "HARPEKO SAINDUA" À BIDARRAY EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE AUTREFOIS

L'EAU DE "HARPEKO SAINDUA" DE BIDARRAY (Basse-Navarre).

Depuis fort longtemps, on a attribué aux eaux minérales une action physiologique bénéfique, d'où l'utilisation séculaire de certaines d'entre elles.