PROVERBE DU 30 NOVEMBRE 2021 (SAINT ANDRÉ) (SAINT TUGDUAL) (ANDER).
ANDRÉ : Jeune pêcheur à Capharnaüm, sur les bords du lac de Tibériade, André est un jour convié par Jésus à le suivre.
30 NOVEMBRE SAINT ANDRE
Premier des appelés par le Seigneur ("Protoclet"), André convainc son frère Simon (qui sera plus tard appelé Pierre) de rejoindre également le Christ.
Après la prédication du Christ et son ascension au ciel, l'Esprit Saint descend à la Pentecôte sur les apôtres et leur demande d'enseigner l'Evangile à toutes les nations.
Andres izenaren euskal aldaera. Deun-ixendegi euzkotarra lanean jasoa. Sukarrietan (Bizkaia). S. Aranaren udako etxearen aurrean, badago uharte txiki bat, gaur egun San Andres deitzen bada ere XX. mendearen hasieran Doniandere (Done Andere) zena. Hedadura handiko izena da ; maiz Jon-ekin batera erabiltzen da. Ikus Andres.
ANDRES : Andrés (es), André (fr), Andrew (en).
Andreas izen grekotik, eta hau anér, andros "gizona"-tik. Done Andres, done Petriren anaia eta azken hau bezala arrantzalea. Jesu Kristoren lehendabiziko jarratzailea izan zen. Hiltzeko erabili zuten X itxurako gurutzeari -ikurrinean agertzen den gurutze zuriari- eman zion izena. Haren erikiak Amalfin (Italia) daude. Historian zehar, besteak beste, Andreo (Erriberri, 1286 ; Estenotz, 1521, etab.). Andreu (Badostain, Imarkoain eta Iruñean (Nafarroa) XIII. mendean) eta Andresa formak erabili izan dira, hondarrekoa emakume-izentzat. Santuaren eguna azaroaren 30ean da. Aldaerak : Ander (Deun-ixendegi euzkotarra) eta Andore.
Un décès du 30 novembre : Oscar Fingal O'Flahertie Wills Wilde dit Oscar Wilde.
OSCAR WILDE
Né le 16 octobre 1854 à Dublin (Irlande) - Mort le 30 novembre 1900 à Paris.
C'est un écrivain, romancier, dramaturge et poète irlandais.
Né dans la bourgeoisie irlandaise et protestante de Dublin, d'un père chirurgien renommé et d'une mère poétesse, Oscar Wilde se distingue par un parcours scolaire brillant.
De 1871 à 1874, il fréquente le prestigieux Trinity College de Dublin.
Ensuite, il intègre le Magdalen College de l'université d'Oxford, où il se construit un personnage d'esthète et de dandy.
A l'issue de ses études, il s'installe à Londres, où il s'illustre dans plusieurs genres littéraires.
OSCAR WILDE 1882
Oscar Wilde épouse le 29 mai 1884 Constance Lloyd, fille d'Horace Lloyd, un riche conseil de la Reine.
Dès 1886, néanmoins il a une relation homosexuelle avec Robert Ross, qui sera plus tard son exécuteur testamentaire.
En 1890, il publie Le Portrait de Dorian Gray, qui déclenche de nombreuses protestations de critiques anglais, à cause de son atteinte à la morale publique.
En 1891, il affiche publiquement son homosexualité avec Lord Alfred Douglas de Queensberry, ce qui donne lieu à un procès et Oscar Wilde est condamné à deux ans de travaux forcés en 1895.
OSCAR WILDE ET LORD DOUGLAS
Sa pièce de théâtre L'importance d'être constant connaît en 1895 un grand succès à Londres.
En mai 1897, à sa libération, il quitte définitivement l'Angleterre pour la France.
Il meurt à Paris le 30 novembre 1900, dans le dénuement, à l'âge de 46 ans.
Son oeuvre littéraire est composée de nombreuses poésies, de pièces de théâtre, de romans et nouvelles, ainsi que d'Essais.
"... L'abdication forcée du vieux roi-Charles IV avait servi merveilleusement les projets de l'empereur, dont la politique tendait évidemment à éteindre la dynastie régnante en Espagne pour y substituer la sienne. Il aurait voulu peut-être que Ferdinand VII régnât sous la condition d'une sorte de vasselage ; mais il ne pouvait vouloir à aucun prix qu'il régnât par l'acclamation du peuple et de l'armée. Médiateur naturel entre le père et le fils, il ne tarda pas à exiger, du fils par le père, une abdication qui lui livrait l'Espagne.
Le prince des Asturies, Ferdinand VII, arriva à Bayonne le 20 avril ; des appartements lui avaient été préparés dans la maison Dubroc, sur la place d'armes, où il descendit avec son frère don Carlos. Vers les trois heures de l'après-midi, Napoléon se rendit à cheval auprès du prince espagnol, qu'il embrassa, aux acclamations du peuple. A six heures, les voitures impériales amenèrent à Marrac les deux princes et les grands seigneurs espagnols qui les avaient accompagnés dans leur voyage. L'empereur et l'impératrice leur firent le meilleur accueil, et après le dîner, la jeune cour, comme on l'appelait à Marrac, fut reconduite à Bayonne avec le même cérémonial. Aussitôt après, le général Savary, aide de camp de l'empereur, somma le prince des Asturies de remettre la couronne d'Espagne en échange du petit royaume d'Etrurie, que Napoléon lui offrait ; le prince repoussa avec dédain la proposition : il devait bientôt être forcé d'y accéder.
Le jour que ce prince était parti de Madrid, Murat avait exigé, lui aussi, la mise en liberté du prince de la Paix, que le peuple avait failli massacrer, et qui vint à son tour à Bayonne. Il précéda de deux jours l'arrivée de Charles IV et de la reine Marie-Louise, sa femme, qui occupèrent à l'hôtel du gouvernement les mêmes appartements que l'empereur avait lui-même habités avant d'aller à Marrac. Une longue file de voitures et de chenaux suivait le cortège et semblait annoncer une longue absence. On eût dit déjà d'une cour exilée emmenant à la hâte ses effets les plus précieux et ses plus fidèles serviteurs. Charles IV se rendit à Marrac, où il fut reçu par Napoléon entouré de tous les grands officiers de sa maison civile et militaire. Un mal de jambe rendait difficile et pénible la marche du vieux roi, qui dit à l'empereur en montant le grand escalier du château :
— Je vous en prie, sire, mon frère, soutenez-moi, j'en ai besoin.
ROI CHARLES IV D'ESPAGNE
Napoléon lui répondit en souriant :
— Eh bien ! appuyez-vous sur mon bras et ne craignez rien : je suis fort, moi ! .
Charles IV, vieillard de haute taille et de manières simples, portait sur ses traits ce caractère facile et débonnaire qui avait compromis l'Espagne et qui l'avait soumis lui-même, pendant tout son règne, à la volonté de la reine Marie-Louise, sa femme, et, par elle, au joug du favori Manuel Godoy. Charles IV avait accepté ces deux dominations, et, en arrivant à Bayonne, son unique pensée était d'obtenir de Napoléon une vie paisible avec sa femme et son favori, dont il ne pouvait pas plus que la reine se séparer.
Ferdinand VII fut bientôt circonvenu pour céder la couronne d'Espagne. La reine et Godoy mirent dans leurs obsessions une insistance sans égale. L'insurrection de Madrid du 2 mai donna à Napoléon encore plus d'impatience et le chanoine Escorquitz lui-même conseilla l'obéissance à son royal élève. Ce jour-là, en revenant de Bayonne où il avait été voir le vieux roi, l'empereur traversa avec agitation les appartements du château et se rendit dans les jardins. Après avoir fait quelques tours il appela toutes les personnes qu'il avait mises dans la confidence de ses projets, et, comme un homme plein d'un sentiment qui l'oppressait, il leur raconta dans ce style pittoresque, plein de verve et d'originalité qui lui était propre, tout ce dont il venait d'être témoin : sa narration avait en quelque sorte transporté ses auditeurs au milieu de la scène. Il peignit Charles IV reprochant à son fils l'outrage fait à ses cheveux blancs et la perte de la monarchie espagnole, que lui-même avait su conserver intacte au milieu des désordres de l'Europe.
— C'était le roi Priam, ajouta Napoléon.
Puis après un moment de silence, poursuivant son récit :
— La reine vint ajouter, dit-il, à cette scène, en éclatant en menaces et en invectives contre Ferdinand. Après lui avoir reproché, en termes amers, de les avoir détrônés, elle me demanda de le faire monter sur l'échafaud. Quelle femme ! quelle mère ! Elle m'intéressa malgré elle et malgré moi pour son fils qui, j'en suis certain, ne vaut pourtant guère mieux qu'elle.
Le 6 mai, Ferdinand rendit la couronne à son père qui en avait déjà disposé en faveur de Napoléon dans un traité secret signé la veille. Les infants don Antonio, don Carlos et don Francisco avaient adhéré pour leur part à la même renonciation.
Charles IV et son fils Ferdinand partirent successivement de Bayonne ; le premier pour le château de Compiègne, qui, comme nous l'avons dit précédemment, lui avait été assigné pour résidence avec une liste civile de trente millions de réaux (environ sept millions de notre monnaie), et le second pour Valençay avec une rente apanagère de douze cent mille francs. Napoléon proclama son frère Joseph roi d'Espagne et des Indes. Le peuple espagnol seul protesta généreusement contre cette usurpation par une prise d'armes générale ; mais pas un seul des corps officiels de l'Etat ne fit entendre une parole de résistance : le cardinal primat d'Espagne, quoique Bourbon lui-même, fut le premier à envoyer à Bayonne, où une junte extraordinaire avait été convoquée, l'adhésion la plus dévouée et la plus explicite.
ENTREVUE DE BAYONNE 1808 PAYS BASQUE D'ANTAN
Joseph Bonaparte, pour ainsi dire arraché à son paisible et attrayant royaume de Naples, arriva le 7 juin à Marrac, quelques heures après la promulgation de l'acte qui le dotait de la couronne d'Espagne. Napoléon était allé au devant de lui et l'avait fait monter dans sa voilure pour l'entretenir des intérêts puissants qui commandaient son acceptation, en lui disant entre autres choses :
— Je puis mourir. Murat qui a un parti dans l'armée, je le sais, Eugène qui, jeune encore, a conquis l'estime de la nation, se disputeraient ma succession avant que tu ne puisses arriver du fond de l'Italie pour la recueillir. Il ne faut pas que la couronne de France sorte jamais de notre famille. Ta place est en Espagne. Là, en cas de mal heur, tu me succéderas naturellement et sans obstacles. D'ailleurs, cet arrangement terminera, je l'espère, nos querelles de ménage. Je donnerai Naples à Murat s'il daigne l'accepter, avait repris Napoléon après un temps d'arrêt avec une inflexion de voix ironique.
JOSEPH BONAPARTE PAR WICAR 1808
La voiture qui portait les deux frères s'arrêta devant le péristyle du château. Joséphine, entourée de ses dames, reçut son beau-frère au bas du grand escalier. Les grands d'Espagne, rassemblés dans la galerie, se précipitèrent au-devant de Joseph en le nommant leur roi, aux acclamations de tous ceux qui assistaient à cette brusque intronisation.
Cependant ce n'avait pas été sans de grandes hésitations que Napoléon s'était déterminé à faire cet autre 18 brumaire de rois. Les lettres qu'il adressait au grand-duc de Berg (Murat), alors à Madrid, et qui sont des chefs-d'œuvre de politique, prouvent jusqu'à quel point il redoutait la possibilité d'une guerre nationale avec l'Espagne. L'orgueil de Murat, ou plutôt son impétuosité naturelle, le poussèrent à châtier trop sévèrement les rebelles de Madrid ; dès lors, toute espérance de paix fut perdue, et Napoléon lui-même s'écria, en apprenant l'affaire du 2 mai :
— Murat, sans s'en douter, vient de forger à l'Espagne cinquante mille fusils et cent pièces de canon dans les ateliers de Manchester.
L'empereur touchait juste et l'Angleterre ne tarda pas en effet à jeter en Espagne des armes, des munitions, des trésors et des soldats.
En apprenant de la bouche même de Napoléon les suites funestes pour ses anciens sujets de la journée du 2 mai, le vieux Charles IV dit en pressant les mains de Napoléon :
— Mon frère, je prévoyais ce malheur. Les hommes coupables qui, pour satisfaire leurs passions, ont agité le peuple, croyaient pouvoir le contenir : ils se sont engloutis dans l'abîme qu'ils avaient ouvert.
Charles, sur invitation de Napoléon, nomma sur le champ le grand-duc de Berg lieutenant général du royaume des Espagnes et des Indes, et l'on montre encore dans le château de Marrac, la table où cette espèce d'abdication fut signée par le petit-fils de Philippe V.
ENTREVUE DE BAYONNE 1808 PAYS BASQUE D'ANTAN
Les instants que Napoléon n'employait pas à diriger une politique inextricable, et qui l'emportait au-delà même de ses prévisions, étaient consacrés à passer les troupes en revue. Le 14e régiment d'infanterie de bataille, qui était alors en garnison à Bayonne, venait manœuvrer tous les deux jours régulièrement dans le parc du château. La légion portugaise que Napoléon envoyait en France, et qui traversa Bayonne vers la fin de mai, fut également passée en revue par lui, et l'enthousiasme qu'il excita parmi ces soldats alla jusqu'au délire. Moins d'un an après, ces mêmes soldats maudissaient le grand capitaine.
L'empereur reçut aussi à Marrac une députation des notables de la ville de Bordeaux, ayant à sa tête le maire et le conseil municipal. Cette députation venait remercier Napoléon des bienfaits qu'il avait répandus dans la cité. Elle lui adressa en outre des actions de grâce pour la résidence impériale dont il avait ordonné la construction dans la ville même de Bordeaux. L'empereur, quoique fortement préoccupé au moment où la députation lui fut présentée, répondit :
—Je reçois vos remerciements. Un jour je l'espère, quand la paix générale aura comblé mes vœux, j'irai chaque année visiter toutes mes bonnes villes. La vôtre, messieurs, qui est au premier rang dans mes affections, ne sera pas négligée, et j'irai à Bordeaux avec le désir d'augmenter son importance et ses richesses."
A suivre...
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
Plus de 6 500 autres articles vous attendent dans mon blog :
PROVERBE DU 29 NOVEMBRE 2021 (SAINT SATURNIN) (ZERNIN).
SATURNIN : Premier évêque de Toulouse, Saturnin (ou Sernin) aurait été martyrisé vers 250, au temps des empereurs illyriens.
29 NOVEMBRE SAINT SATURNIN DE TOULOUSE
Saturnin a été selon la légende attaché à un taureau sur le forum de Toulouse, l'actuelle place Esquirol, et traîné dans les rues jusqu'à l'endroit où s'élève aujourd'hui l'église Notre-Dame du Taur (ou du Taureau).
Son corps a été enseveli par deux soeurs dénommées Puelles.
Les restes de saint Saturnin reposent aujourd'hui dans la basilique Saint-Sernin.
Saturnin est un saint de l'Eglise, célébré le 29 novembre.
ZERNIN : Tolosako lehen apezpikua (+250), aspalditik ezagutzen da Euskal Herrian "Jondoni Satordi" izenez. St. Saturnin, S. Saturnini.
Saturnino (es), Saturnin (fr), Saturninus (en).
Saturninus "Saturnus-ena" hitzetik dator. Saturnus erromatar jainkoa eta Latioko lehenengo erregea izan zen. Done Saturdi, berriz, Okzitaniako Tolosako apezpikua izan zen III. mendean. Iruñeko san Zernin (ez nahasi san Ferminekin) santu hau bera da. Santuaren eguna azaroaren 29an da. Aldaerak : Satordi eta Zernin.
Une naissance du 29 novembre : Emile André Lichtenberger.
EMILE ANDRE LICHTENBERGER
Né le 29 novembre 1870 à Strasbourg (Bas-Rhin) - Mort le 23 mars 1940 à Paris.
C'est un historien spécialiste du socialisme, un essayiste et romancier français.
Après l'annexion de l'Alsace par l'Allemagne, sa famille quitte l'Alsace pour le Pays Basque.
Il restera toute sa vie attaché au Pays Basque sur lequel il écrira plusieurs livres.
Ensuite, il continuera ses études au lycée Louis-le-Grand à Paris, avant d'étudier l'histoire-géographie à la Sorbonne.
En 1891, André est reçu deuxième à l'agrégation d'histoire et géographie.
En 1895, il soutient sa thèse pour le doctorat ès lettres sur Le Socialisme au XVIIIe siècle.
En 1895, également, il épouse à Boucau Jeanne Sautereau, avec laquelle il aura une fille, Marguerite, qui deviendra femme de lettres.
De 1897 aux années 1930, il publie de nombreux ouvrages dans des domaines très divers, allant des essais politiques à la littérature enfantine, dont deux romans liés au personnage de Trott. Ces ouvrages pour la jeunesse feront sa renommée.
Après la publication d'un roman historique, en 1900, il est remarqué par Paul Doumer, qui en fera son assistant puis son chef de cabinet quand il sera président de la Chambre des Députés, de janvier 1905 à mai 1906.
Pendant la Première Guerre mondiale, André va collaborer avec les généraux Gallieni, Lyautey et Gouraud.
Il meurt le 23 mars 1940, à 69 ans, d'une hémorragie cérébrale.
Voici le proverbe du lundi 29 novembre 2021:
GATU OKHERRA BEZAIN JELOSKORRA.
Aussi méfiant qu'un chat borgne.
CHAT BORGNE
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
Plus de 6 700 autres articles vous attendent dans mon blog :
Son nom. — Sa fondation. — Ses ouvrages de défense. — Son histoire. — Sa position. — Climat. — Industrie. — Monuments. — Statistique, etc., etc.
"...Après l'évacuation, les habitants de Saint-Sébastien vinrent pleurer sur les ruines de leur ville et s'unirent dans le malheur commun pour réparer l'immense désastre.
Les habitations comprises entre le paseo de l'Alameda et le pied de la citadelle furent édifiées depuis cette époque. De l'ancien il n'était resté que les maisons de la rue de la Trinidad et celles attenantes à l'église de San Vicente.
En 1823, l'armée du duc d'Angoulême occupa Saint-Sébastien, et, jusqu'en 1828, cette place resta en son pouvoir. Après la mort de Ferdinand VII, les provinces basques se soulevèrent contre la régence de Marie-Christine et acclamèrent Don Carlos ; mais Saint-Sébastien ne les suivit pas dans ce mouvement et se déclara, au contraire, en faveur de Doña Isabel II (octobre 1833). La milice locale fut armée, un corps de chapelgorris fut formé et, dans la lutte qui suivit, ces troupes volontaires prêtèrent de grands services à la cause libérale.
Saint-Sébastien fut occupé par des forces nombreuses, et dans ses environs, il se livra, de 1833 à 1839, de sanglants combats entre les carlistes et les isabellistes, ces derniers aidés par des légions franco-anglaises. Le bombardement que la ville eut à souffrir, de décembre 1835 à fin mai 1836, causa de sérieux dommages.
Les murailles qui l'enfermaient, à cette époque, dans une enceinte étroite, ont été démolies en 1863, et depuis, la jolie capitale du Guipuzcoa a pris une extension considérable.
ST-SEBASTIEN GUIPUSCOA 1852 ALBUM DES 2 FRONTIERES HENNEBUTTE
Durant la dernière guerre civile, Saint-Sébastien fut une des principales bases d'opérations de l'armée nationale. Bloquée par les guerrillascarlistes, elle a perdu beaucoup dans son commerce et dans son industrie, et de plus elle a eu à supporter, durant près de quatre mois, un bombardement aussi inoffensif qu'inutile. Sa municipalité fit des sacrifices considérables pour l'entretien des milices libérales ainsi que pour la nourriture et le logement des garnisons importantes que la ville avait à sa charge. De ce chef, l'Etat doit à Saint-Sébastien de fortes sommes qui lui seront tôt ou tard restituées.
Après avoir été débarrassée de sa ceinture de murailles et des ouvrages qui gênaient son développement, l'antique Easo s'est gracieusement étendue sur la presqu'île qui relie sa citadelle à la terre ferme, dans l'espace compris entre le cours de l'Urumea et la gracieuse baie de la Concha que dominent les hauteurs de San Bartolomé.
L'ancien pont en bois de Santa Catalina a été remplacé par un magnifique pont en marbre et granit, donnant accès à la route de France et reliant le quartier de l'Atocha, où se trouvent la gare du chemin de fer, l'hôpital civil et divers importants établissements industriels.
PONT CATALINA ST-SEBASTIEN GUIPUSCOA
Là où se dressait autrefois le formidable bastion impérial, se trouve aujourd'hui la délicieuse promenade de l'Alameda, bordée de splendides demeures. Sur la brèche de 1813 a été construit un magnifique marché. Sur le rempart qui reliait le bastion impérial au prado de Santa Catalina, on a ménagé une spacieuse promenade, celle d'Oquendo, complantée d'arbres. L'Horbaneque de San Carlos a disparu, et sur son emplacement s'élèvent les belles maisons du quartier neuf qui avoisinent la place du Guipuzcoa.
LA ALMEDA ST-SEBASTIEN GUIPUSCOA PAYS BASQUE D'ANTAN
Bref, il ne reste plus à Saint-Sébastien que le Castillo de La Mota pour sa défense, de sorte que l'on ne saurait désormais considérer cette ville comme place de guerre, surtout vis-à-vis des progrès de l'artillerie moderne. Elle n'est plus qu'une station balnéaire, la plus belle et la mieux située de tout le littoral cantabrique.
CASTILLO DE LA MOTA ST-SEBASTIEN GUIPUSCOA PAYS BASQUE D'ANTAN
Depuis quinze ans, elle est devenue le lieu de rendez-vous de toute la haute société espagnole, et il est du meilleur monde de s'y rencontrer durant les mois de juillet, août et septembre, alors que les chaleurs rendent le séjour de Madrid intolérable.
Les vents du nord-est y règnent une grande partie de l'année et maintiennent la ville dans un état de parfaite salubrité. Les épidémies y sont rares, mais la fraîcheur de l'atmosphère occasionne des bronchites fréquentes que l'on évite, du reste, par de simples précautions d'hygiène. La mortalité est toujours de beaucoup inférieure aux naissances. Sur une population d'environ 18 000 habitants, elle n'a été, en 1876, que de 550 individus ; les naissances s'élevaient à plus de 700.
Le service de santé est parfaitement organisé sous le contrôle actif de l'ayuntamiento, ou municipalité.
La ville est divisée en deux parties, l'ancienne et la nouvelle, par le paseo de l'Alameda.
Dans l'ancienne se trouvent les constructions, places et monuments, qui existaient avant 1863 ; dans la nouvelle, les constructions édifiées depuis cette époque.
Saint-Sébastien possède divers faubourgs ou barrios qui sont : San Martin, Ulia, Loyola, Eguia, Lugariz, Antiguo et quatre dépendances municipales : Alza, Igueldo, Zùbieta et Aduna. Sa juridiction comprend un territoire de sept lieues carrées contenant environ 1 100 fermes (caserios). Sous le rapport religieux, la cité est divisée en deux paroisses, Santa Maria et San Vicente, desquelles dépendent les chapelles ou oratoires des divers quartiers.
FERME DE ST-SEBASTIEN GUIPUSCOA PAYS BASQUE D'ANTAN
L'industrie était très peu développée dans la capitale du Guipuzcoa avant la construction du chemin de fer du Nord de l'Espagne et la démolition des murailles de son enceinte.
Cependant autrefois, alors que l'Urumea n'était pas ensablé à son embouchure, on construisait sur ses bords des navires de grand tonnage, il existait également quelques fabriques d'armes blanches dans la ville. C'étaient ses uniques industries.
Depuis quelques années, il s'est créé, à Saint-Sébastien et dans ses environs, huit ou dix grandes fabriques qui occupent une nombreuse population ouvrière. Dans l'intérieur de la ville existent des lithographies importantes : celles de MM. Duras et Cie, de Fidel Mugica, de Jornet, de Gordon, etc. ; les imprimeries de MM. Osès, Baroja et Nerecam ; la grande fabrique de papiers de M. Duras, où se fait la rayure, la marque, le pliage des enveloppes, etc. ; les chocolateries de MM. Arana, Iribas et autres ; les marbreries de MM. Casenave et Ezpendés ; les ateliers d'ébénisterie pour meubles et tapisserie de MM. Roque Echeverria, Odon Marthe, Esterlé, Ohaco, Arzuaga, etc. ; la fabrique de parapluies de M. Lafarge et Cie ; des magasins nombreux de quincaillerie, de faïencerie, de verroterie fine et d'objets de fantaisie, parmi lesquels on cite ceux de MM. Résines, Bolla, Bianchi, Campion et Ayani ; la fabrique de gants de M. Felipe Résines ; puis des dépôts de salaisons, de conserves alimentaires, de denrées coloniales où abondent les marchandises ; les luxueux magasins de joaillerie et horlogerie de MM. Delvaille, Girod, Voisin, Delaunet, Murga, etc. etc."
ALMACENES BENARAN ST-SEBASTIEN GUIPUSCOA
A suivre...
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
Plus de 6 800 autres articles vous attendent dans mon blog :
Jacques de la Marche est béatifié en août 1624 par le pape Urbain VIII et canonisé par Benoit XIII en décembre 1726.
Reconnu saint par l'Eglise catholique, Jacques de la Marche est fêté le 28 novembre.
Saint Jacques est le patron de la cité de Montepadrone, le deuxième patron de Mantoue et l'un des patrons de Naples.
OROXA : Gaztelaniazko "Orosia"-tik.
Orosia : Deun-ixendegi euzkotarra lanean gaztelaniazko Orosia edo Eurosia izenaren baliokidetako ematen da. Santa Orosia Baionan jaio zen VII. mendean, eta mairuek Jakan martirizatu eta hil zuten 714.urtean. Santuaren eguna ekainaren 25ean da.
Une naissance du 28 novembre : Jean-Baptiste Lully (ou Giovanni Battista Lulli).
JEAN-BAPTISTE LULLY
Né le 28 novembre 1632 à Florence (Toscane, Italie) - Mort le 22 mars 1687 à Paris.
C'est un compositeur et violoniste de la période baroque, d'origine italienne, actif en France sous le règne de Louis XIV.
Fils d'un meunier de Florence, il va en France, en 1646 pour travailler comme garçon de chambre chez la duchesse de Montpensier, dite "la Grande Mademoiselle".
JEAN-BAPTISTE LULLY
Lully apprend ainsi le violon, le clavecin, la théorie et la composition musicales.
En 1652, Louis XIV engage Lully dans la Grande Bande des Violons du Roi, composée de 24 instruments.
En 1659, il devient le premier compositeur de la Cour.
JEAN-BAPTISTE LULLY
Naturalisé français en 1661, il est nommé, la même année, surintendant de la musique du roi et en 1662 maître de musique de la famille royale.
Il épouse, le 24 juillet 1662, Madeleine Lambert, avec laquelle il aura six enfants.
A partir de 1664, Lully travaille régulièrement avec Molière dans des comédies, des ballets et des chants.
En 1673, il compose sa première tragédie en musique et il va ensuite produire près d'une tragédie par an.
Lully devient secrétaire du roi en 1681 et il atteint alors son apogée.
JEAN-BAPTISTE LULLY
Il va perdre la faveur royale, à cause d'un scandale homosexuel avec un jeune page.
Lully meurt de la gangrène, le 22 mars 1687, à l'âge de 55 ans.
Le château d'Ahaxe, en Basse-Navarre, datant du 12ème siècle, actuellement en ruines, est l'un des plus anciens vestiges de l'architecture militaire en Pays Basque Nord.
ARMOIRIE D'AHAXE-ALCIETTE-BASCASSAN
Voici ce que rapporta à ce sujet le Bulletin du Musée basque n°6 en 1933 :
"Le château d'Ahaxe n'est plus qu'une ruine. Il y a plus de trois siècles en effet qu'il n'a plus aucune valeur militaire, mais il cessa beaucoup plus tôt d'être une résidence seigneuriale, car la famille d'Ahaxe s'éteignit de bonne heure et il devint alors une dépendance secondaire d'un fief plus important.
Il en est fait mention, pour la première fois, lors du mariage de la fille aînée de Bonet, seigneur d'Ahaxe, avec Arnaud-Sanche, seigneur de Guiche, qui continua la dynastie. Cet événement se passait au commencement du XIIe siècle, vers 1105. Mais ni ce nouveau seigneur ni ses successeurs n'ont joué un rôle bien important à aucune époque de l'histoire du pays, bien que, par leurs alliances, ils aient été apparentés aux meilleures familles.
Au commencement du XIIIe siècle, on trouve Bernard qui eut trois fils et une fille. Un fils entra, en 1252, dans la maison de Sault d'Hasparren par son mariage avec l'héritière de cette maison ; un autre passa dans la maison d'Urdos de la vallée de Baïgorry ; enfin un troisième épousa une demoiselle d'Apat dont il sera question ultérieurement (dans un article sur Bussunarits).
Quant à la fille Arnaude, qui était l'aînée et, qui par suite, l'héritière du bien, elle épousa, vers 1245, Guillaume-Arnaud, seigneur de Tardets, et la seigneurie d'Ahaxe se trouva ainsi réunie à celle de Tardets pour n'en être plus séparée.
Tous ces féodaux furent des batailleurs, le plus souvent, à la solde de plus puissants qu'eux. Ils servirent sous les rois de Navarre et on relève leurs noms dans bien es combats. Ils prirent part aux événements qui marquèrent la seconde partie du XIVe siècle et aux guerres civiles de Navarre, à celles provoquées par Charles-le-Mauvais en France et en Espagne ainsi qu'à la lutte entre Pierre-le-Cruel et Henri de Transtamarre. C'est à l'occasion de cette dernière qu'Arnaud Sanche d'Ahaxe tenta une action, qui, si elle ne fut pas couronnée de succès, n'en contribua pas moins à augmenter sa réputation de bravoure.
Le roi de Castille, chassé de ses Etats par Duguesclin, avait été trouver le prince Noir pour lui demander assistance.
La noblesse d'Angleterre et celle de Gascogne n'étaient pas bien favorables à une campagne au delà des monts, car elle présentait de réelles difficultés matérielles. Bien que le roi de Navarre, Charles-le-Mauvais, eut autorisé le passage à travers ses Etats, la traversée des Pyrénées n'en était pas moins très périlleuse, car elle devait s'effectuer par des routes mal entretenues et en hiver, c'est-à-dire par le mauvais temps et la neige.
Le chemin était l'ancienne voie romaine passant par Saint-Jean-Pied-de-Port et Roncevaux, dont le tracé est encore reconnaissable. Il y avait une si mauvaise réputation qu'un proverbe local disait : "Quand l'ouragan y souffle, un père ne reconnaîtrait pas son fils". Et le chroniqueur Froissard, qui a fait une relation de ces événements, en parle dans les termes suivants : "Entre Saint-Jean-Pied-de-Port et la cité de Pampelune, les détroits de montagnes et les ports qui sont moult périlleux, car il y a cent lieux sur ce passage que trente hommes garderaient à non passer contre tant de monde".
C'est précisément cette dernière remarque que Sanche tenta de mettre à profit, bien qu'il s'attaqua à une armée de vingt-sept mille hommes.
Sanche était un guerrier que rien ne faisait reculer et d'une audace sans bornes. Il forma le projet d'arrêter cette armée avec une petite troupe d'hommes déterminés et connaissant à fond, comme lui, les montagnes basques. Sa tentative aurait pu être couronnée de succès, s'il avait mieux choisi son endroit et son moment ; mais il eut le tort d'attaquer trop tard et dans un endroit peu favorable. Le prince Noir se rendit compte du danger qui le menaçait et manoeuvra de manière à conduire son armée, sans encombre, à destination. Sanche tomba lui-même aux mains de ses ennemis et ne recouvra sa liberté qu'au prix d'une forte rançon.
La seigneurie d'Ahaxe, après être restée rattachée, pendant une centaine d'années, à celle de Tardets, entra dans la maison de Luxe, en même temps que cette dernière, en 1370, par le mariage d'Arnaud-Sanche de Tardets avec Saurine de Luxe. Elle y était encore, à la fin du XVIe siècle, car, en 1594, le baron de Luxe ayant emprunté trois-cent-six écus d'or à François de Méritein, lui donna, en garantie, ses biens d'Ahaxe.
Le château avait été incendié peu de temps auparavant, en 1569, par les troupes de Montamat, lieutenant de Montgomery, au cours des guerres de religion. C'est sans doute parce qu'il était dans une situation peu avantageuse qu'on ne jugea pas à propos de le reconstruire et qu'il finit par tomber en ruines.
Le château d'Ahaxe occupe le sommet d'une éminence isolée située au Nord-Est d'un groupe de maisons entourant l'église, dans le village de ce nom, en pays de Cize. Le sommet de ce mamelon, fort étroit est bordé par des pans de murs ayant constitué son enceinte et dans laquelle on peut encore distinguer l'entrée. Tout autour, on peut aussi retrouver, avec un peu d'attention, les traces des fossés qui l'entouraient et qui ont été comblé au cours des âges.
La grosse tour qui formait le donjon a subi diverses transformations, à en juger par des ouvertures murées d'ancienne date et la qualité des divers matériaux. Elle est percée, au rez-de-chaussée, d'embrasures et, au-dessus, d'ouvertures de formes et de dimensions diverses. Elle a certainement été beaucoup plus élevée, mais toute trace de son ancien couronnement a disparu.
Ce donjon se trouvait au centre d'une vaste cour dans laquelle il y avait des constructions et des ouvrages dont il ne reste plus rien. Les murs sont d'une grande épaisseur et il n'est pas douteux que précédés, comme ils l'étaient, de fossés larges et profonds, ils devaient constituer une protection des plus efficaces.
Le château d'Ahaxe a toutes les caractéristiques de l'ancien château féodal du XIIe siècle et l'on peut ajouter que ceux d'Ayherre, de Laxague et lui représentent les plus anciens vestiges de l'architecture militaire de cette époque dans le Pays Basque Français."
Merci ami(e) lecteur (lectrice) de m'avoir suivi dans cet article.
Plus de 6 200 autres articles vous attendent dans mon blog :