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vendredi 31 mai 2024

LE TORERO LUIS MIGUEL DOMINGUIN À BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1952

DOMINGUIN À BAYONNE EN 1952.


Luis Miguel Gonzalez Lucas dit Luis Miguel Dominguin, né le 9 novembre 1926 à Madrid (Espagne) et mort le 8 mai 1996 à San Roque (Cadix, Espagne), est un célèbre matador espagnol.



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TORERO LUIS MIGUEL DOMINGUIN



Voici ce que rapporta à son sujet le quotidien, Paris-presse, L'Intransigeant, le 19 août 1952, sous 

la plume de Robert de Thomasson :



"Biarritz.

Ne défiez pas le "dieu" Dominguin : il ferait danser le flamenco à un toro de combat !

(De notre envoyé spécial Robert de Thomasson).



"Quel est le maximum sur un numéro plein ? me demanda Luis Miguel Dominguin en s’approchant d’une table de roulette". 


— Trois mille !



Il posa trois jetons de mille francs sur le 26 ; ce fut au 13 que la bille blanche arrêta sa course. Le 26 n’était sorti qu’à moitié...



Nous étions à la salle de jeu du Casino Bellevue. Il était trois heures du matin.



A 5 heures, Dominguin y était encore, alternant les bancos — il en gagna successivement trois de 100 000 francs — avec un mambo ou une samba au "Casanova" ; et, partout suivi de la muette admiration des dames, de ce genre d’admiration qu’elles ne peuvent, a écrit Colette, "ni feindre ni dissimuler". 



A la fin de l'après-midi, il avait estoqué ses deux taureaux aux arènes de Bayonne : et il allait recommencer le lendemain, à Séville. 



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TOREROS PARRITA MARTORILL ET DOMINGUIN
ARENES DE BAYONNE
PAYS BASQUE D'ANTAN



Cinq toros merveilleux.



Ce fut un événement que cette corrida. Sur les routes conduisant à Bayonne, les voitures se poussaient du pare-chocs tout comme aux plus belles heures de la rue de Rivoli. Et le Tout-Biarritz, français et espagnol avait "donné à fond" : des ducs et des marquises autant que dans Saint-Simon ; des personnalités bien parisiennes et un nombre inusité de femmes ravissantes...



C’était la première fois que j’assistais à une corrida en France. Contrairement à ce que veut la légende, le public français m’est apparu nettement plus chaleureux, plus démonstratif que le public espagnol, lequel est plus avare de louanges, plus pointilleux ; en un mot bien meilleur critique.



Il est vrai que cette corrida fut très réussie ! Cinq excellents toros sur six (ils provenaient de la ganaderia de l’éleveur sévillan Carlos Nunez), une proportion inespérée par les temps qui courent. Et les toreros se montrèrent dignes de leurs collaborateurs — car s’est bien de ceux-là qu’il s’agit — à quatre pattes. 



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TORERO LUIS DOMINGUIN
ARENES DE BAYONNE 1949
PAYS BASQUE D'ANTAN



Deux chocs terribles.



Litri fut très bon, mais Dominguin fut étourdissant. A son deuxième toro s'entend, car c'est malheureusement à lui qu'échût d'abord le seul mauvais toro du lot, un "manso" manquant à la fois de bravoure et de moyens physiques. Lorsqu'il est face à un adversaire convenable, Dominguin fait de lui exactement ce qu’il veut. C’est vraiment l’esprit dominant la force brute. Luis Miguel me dirait : "Je vais travailler ce toro à la cape et à la muleta pendant dix minutes, et il dansera ensuite la Flamenco", que je n'hésiterais pas à le croire sur parole.



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TORERO LITRI A NIMES



Quant au jeune Jumilliano, qui vient de recevoir l’alternative — un garçon très grand, très mince, très pâle et très courageux — il se fit "attraper" deux fois par son second toro, lequel était brave et noble, mais "difficile". La deuxième fois, l’angoisse fit se dresser la foule. On crut que ça y était. Heureusement le torero gisant à terre n'avait pas été atteint par la pointe des cornes. Ne pas oublier toutefois que deux chocs de ce genre ne sont pas de ceux qu'un homme peut se permettre trop souvent.




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TORERO JUMILLIANO



Attention, picadors !



Enfin, comme toujours et dans toutes les arènes du monde, les picadors se firent copieusement siffler, huer et insulter. Peu leur chaut. Le picador qui, du temps où Mérimée parcourait l'Espagne, était un grand personnage de l’arène, s’est ravalé au rang d’exécuteur des basses œuvres au service de ces messieurs les toreros-matadors. C’est sur leur ordre express qu’ils se livrent, aux dépens du toro, à ces excès de pique dont le public les rend responsables. Les toreros devraient d’ailleurs bien y prendre garde : de telles pratiques, liées à l’abaissement progressif de l’âge et du poids des toros, risquent de compromettre l’avenir de leur profession. Ils en arriveront un jour à avoir tué, si j'ose risquer ce faible à-peu-près, le toro au sang d’or."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)






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dimanche 25 juin 2023

LA MORT D'ENRIQUE ROXAS RICHE PHILIPPIN À SAINT-JEAN-DE-LUZ EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN SEPTEMBRE 1952

UNE MORT MYSTÉRIEUSE À SAINT-JEAN-DE-LUZ EN 1952.




En septembre 1952, la mort mystérieuse d'un riche Philippin alimente les conversations dans la cité luzienne.




pays basque autrefois philippin milliardaire 1952 labourd
MAISON LOUIS XIV SAINT-JEAN-DE-LUZ 1952
PAYS BASQUE D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet la presse nationale, dans diverses éditions :



  • Ce Soir, le 10 septembre 1952 :

"Mystère à Saint-Jean-de-Luz.


Le riche M. De Roxas est découvert mort dans son lit.



Le Parquet de Bayonne a ouvert une enquête et prescrit l'autopsie du corps.



Biarritz, 9 septembre (par téléphone).

— La police de Biarritz a ouvert une enquête suite au décès suspect d'un riche Philippin, M. de 

Roxas, par sa femme de chambre, à Saint-Jean-de-Luz.



Celle-ci, en effet, en prenant son service, vers 9 heures, constatait que M. de Roxas, qui avait 

d’habitude le sommeil léger, tardait à se réveiller. Prise de peur, elle appelait un médecin, le Dr 

Heuty, qui ne pouvait que constater le décès.



M. de Roxas, qui habitait une propriété située place du Maréchal Foch, avait élu domicile à Saint-Jean-de-Luz depuis plusieurs années. Souffrant d’une maladie de foie, il venait de faire une cure à Vichy. Vendredi dernier, il s’était rendu au casino Bellevue à l’occasion du bal Edouard VII, en compagnie d’une jeune femme et de trois amis. La soirée s’était écoulée gaiement, les quatre amis arborant de superbes moustaches 1900.



Dimanche soir, après avoir assisté à un concert à Saint-Jean-de-Luz, M. de Roxas s’était attardé à la terrasse du café Suisse. Il devait rentrer vers 2 heures du matin, accompagné de deux amis qu’il hébergeait depuis quelques jours.



Après la découverte du cadavre, le Parquet de Bayonne s’est rendu à Saint-Jean-de-Luz, et l’autopsie du corps a été ordonnée.



Les déclarations des deux amis du défunt et des cinq domestiques qui étaient à son service n’ont jusqu’ici apporté aucun éclaircissement à cette mystérieuse affaire."


pays basque autrefois labourd mort 1952
MULTIVUES SAINT-JEAN-DE-LUZ 1952
PAYS BASQUE D'ANTAN


  • La Gazette provençale, le 10 septembre 1952 :

"Dans sa villa, un milliardaire Philippin meurt mystérieusement à Saint-Jean-de-Luz.


Bayonne. — La police et Parquet ont ouvert une enquête, à la suite du décès du fils du roi du tabac, un Philippin, décédé dans sa villa à Saint-Jean-de-Luz.



M. Enrique de Roxas, âgé de 47 ans, était à la tête d'une fortune que certains estiment à un milliard de francs. Apparenté au président de la République des Philippines, très grand seigneur, M. de Roxas, plus connu sur la côte sous le diminutif de Tito de Ramos, était un fidèle résident de Saint-Jean-de-Luz. Place du Maréchal Foch, il possédait une splendide propriété où il vivait toute l'année très confortablement servi par cinq domestiques. Par sa mère, le riche Philippin était apparenté à de grandes familles françaises et à la haute bourgeoisie de Biarritz.



Mécène, il finançait plusieurs organisations sportives et était président de "Saint-Jean-de-Luz Olympique". Très mondain, il était de toutes les fêtes et il n'était pas rare de le voir en compagnie de jeunes gens.



pays basque autrefois rugby labourd philippin 1952
EMBLEME DU SJLO RUGBY
PAYS BASQUE


La découverte du cadavre.



Lundi matin, vers neuf heures, la femme de chambre de M. de Roxas pénétra, selon son habitude, chez son maître, pour l’éveiller. La domestique ne remarqua rien de particulier. Dans son lit, M. de Roxas paraissait dormir. La femme de chambre tira les rideaux et ouvrit la fenêtre. D’habitude le riche Philippin, qui avait le sommeil léger, s’éveillait à cet instant. Or, il ne bougea pas. La domestique s'approcha du lit et vit que son maître était livide. Elle toucha sa main : elle était glacée. Inquiète, elle appela d'urgence le docteur Heuty, médecin traitant de M. de Roxas qui, très fatigué, souffrant d'une grave maladie de foie - il venait de faire une cure à Vichy - et le docteur Jaulerry, de Biarritz, cousin du Philippin.



Bientôt les deux praticiens arrivèrent à la villa de la place du Maréchal Foch. Mais ils ne purent que constater le décès de M. de Roxas !



La mort de leur client leur semblant étrange, les deux médecins refusèrent de délivrer le permis d'inhumer et alertèrent le parquet de Bayonne. M. Favreau, juge d'instruction, ouvrit une information judiciaire et ordonna l'autopsie. Le docteur Garat, médecin-légiste, qui pratiqua l'opération médico-légale ne devait déceler aucune trace de coups, mais un foie très engorgé et la présence d'un caillot de sang dans un ventricule. C'était là, sans doute, la cause de la mort subite de M. de Roxas. Il y avait donc de fortes chances pour que le décès fût naturel.



Toutefois, les viscères ont été prélevés et envoyés à Bordeaux où le professeur Vitte doit procéder à une analyse toxicologique. En attendant, le permis d'inhumer a été délivré.



pays basque autrefois commune labourd blason
BLASON VILLE DE SAINT-JEAN-DE-LUZ 1952
PAYS BASQUE D'ANTAN



Une fin mystérieuse.



Rien dans le comportement du richissime Philippin - et malgré sa maladie de foie - ne laissait prévoir une fin aussi brutale.



Dimanche soir, la veille de sa mort, il avait assisté au concert et au Toro de Fuego donné sur la place Louis XIV et, avec ses amis, il s’était ensuite attardé à la terrasse du Café Suisse. Puis il était allé se coucher vers deux heures du matin, accompagné de deux jeunes gens, un Polonais et un Parisien, qu’il hébergeait dans sa villa depuis un certain temps. Le lendemain on le découvrit mort dans son lit.



Les deux jeunes amis de M. de Roxas ont été interrogés par la police de Saint-Jean-de-Luz, les enquêteurs désirant leur faire préciser certains détails. Mais il faut attendre le résultat de l’analyse toxicologique pour être définitivement fixé sur les causes dc la mort du mécène philippin."


(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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vendredi 26 mai 2023

LE PÉTROLE DE LACQ EN BÉARN DANS LES BASSES-PYRÉNÉES EN 1952

LE PÉTROLE DE LACQ EN 1952.


Le gisement de Lacq, plus grand gisement de gaz naturel en France, a été découvert en 1951.



bearn pétrole snpa basses-pyrénées
VUE AERIENNE DE LACQ 1950
BEARN D'ANTAN



Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien La Bourgogne Républicaine, le 21 février 1952, sous 

la plume d'H. Marquet :



"L'or noir des Pyrénées.


Le pétrole de Lacq.



La région de Lacq, à une vingtaine de kilomètres de Pau, est-elle en voie de devenir un grand centre pétrolifère ? Peut-être !



Les études géologiques et géophysiques commencées en 1941 avaient permis de conclure que l'existence d’une nappe souterraine de pétrole était probable dans celte région.



La Société des Pétroles d'Aquitaine (S.P.A.), constituée avec une large participation de l’Etat (65 %), a commencé les travaux de forage en 1949.



bearn pétrole snpa basses-pyrénées
PETROLE LACQ
LA BOURGOGNE REPUBLICAINE 21 FEVRIER 1952



Le premier puits, situé à 200 mètres de la gare de Lacq, a atteint la nappe pétrolifère à 650 mètres de profondeur, le 21 décembre. Ce puits donnait 20 000 litres de naphte par jour, ce qui est peu, paraît-il. Le pétrole brut obtenu contenait 10 à 12 % d’essence, 15 % de gaz-oil et beaucoup d’asphalte à utiliser pour les revêtements routiers.



A ce moment, les journaux ont beaucoup parlé de Lacq ; mais pendant peu de temps. On aurait pu croire que tout était tombé dans l’oubli. Cependant, on travaillait ferme près de Lacq : 9 puits en 1950, 10 puits en 1951. Le deuxième puits ouvert en avril 1950 donnait environ 100 000 litres de pétrole brut par jour.





bearn pétrole snpa basses-pyrénées
VUE AERIENNE LACQ
BEARN D'ANTAN





Je suis passé à Lacq l’an dernier. Dès la sortie de Pau, sur la route de Bayonne, j’avais exprimé le désir de jeter un coup d’œil sur les travaux. L’ami qui m’accompagnait se montrait plutôt sceptique sur leur importance.



Pourtant, nous avons vu des derricks, des files de wagons-citernes attendant le remplissage pour être conduits à la raffinerie de Pauillac. Nous avons vu aussi les "torches", sortes de longs tuyaux métalliques dressés en l’air et desquels s’élevaient des flammes. Ces ”torches” sont destinées à assurer la combustion des gaz s’échappant des puits de forage.



bearn pétrole snpa basses-pyrénées
VUE AERIENNE LACQ
BEARN D'ANTAN



Méthodiquement, on travaille à Lacq. Aujourd’hui, la production journalière est de 885 000 litres. Le gîte est exploré et les puits forment un quadrillage. On espère obtenir un gros rendement d’ici peu.



Brusquement, ces temps-ci, les journaux ont parlé à nouveau de Lacq. C’est qu’un incident qui faillit devenir tragique s’est produit. Une violente poussée de gaz s’est échappée et a menacé toute la région.



Les puits existants avaient une profondeur de 600 à 700 mètres. Des études permettaient de faire supposer que la nappe actuelle située â cette profondeur pouvait très bien se trouver au-dessus d’une autre nappe dont la profondeur était inconnue. Le cas est assez fréquent dans les centres pétrolifères, notamment aux U.S.A. Un tubage fut établi pour traverser la nappe connue et les travaux furent poussés en profondeur.



Le 13 décembre dernier, le forage du puits 3 atteignait 3 550 mètres. Brusquement, une terrible poussée de gaz à haute pression se produisait, menaçant toute la région.




bearn pétrole snpa basses-pyrénées
VUE AERIENNE LACQ
BEARN D'ANTAN    



Des essais de tubage furent entrepris. On injecta dans le tube de la baryte qui est lourde et dont le poids pouvait retenir les gaz. Cette méthode s’est révélée impuissante ; il a été décidé de colmater avec du ciment.



Le puits devenait alors inutilisable. Il faut songer qu’un forage de 3 550 mètres revient à près de 200 millions de francs.



Mais la présence de ce gaz fait naître de grandes espérances, et de nouveaux puits de forage sont commencés.



bearn pétrole snpa basses-pyrénées
TRAVAUX SUR UN PUITS LACQ
BEARN D'ANTAN



L’or noir des Pyrénées va peut-être devenir une réalité."



(Source : Wikipédia et Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)





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lundi 24 avril 2023

FAITS DIVERS À BAYONNE EN LABOURD AU PAYS BASQUE EN 1952

 

FAITS DIVERS À BAYONNE EN 1952.


Dans ma rubrique "faits divers à Bayonne", après les années 190019011902190319041905190619071908,  

19091910191119121913191419151916191719181919, 1920192119221923192419251926192719281929193019311932193319341935193619371938193919401941194219431944194519461947194819491950, et 1951, voici l'année 1952.

mercredi 12 avril 2023

LE FILM "L'ATHLÈTE AUX MAINS NUES" AU PAYS BASQUE EN 1951 ET 1952

LE FILM "L'ATHLÈTE AUX MAINS NUES" EN 1951 ET 1952.


Ce film, tourné au Pays Basque Nord et en Béarn, relatant la vie de Saint Michel Garicoïts, d'une durée de 1h 26mn, réalisé par Marcel Garand, sort en salle le 14 mai 1952.



eligion pays basque garicoits ibarre bétharram
AFFICHE FILM L'ATHLETE AUX MAINS NUES 1952



Voici ce que rapporta la presse nationale dans plusieurs éditions :



  •  La Croix, le 15 septembre 1951 :

"L'athlète aux mains nues" va revivre.



Une nouvelle maison de production cinématographique vient de voir le jour à Pau, Vega Films, sur l’initiative du R. P. Oyhenart, de la Congrégation du Sacré-Cœur de Bétharram. Les fondateurs se sont placés sous la protection de la Vierge, car "Vega" est l'abréviation de "Virgini et Genitrici Amantissimae". Adresse symbolique, 5, rue de l'Enfant-Jésus.



Le premier film tourné est consacré à saint Michel Garicoïts, le fondateur de la Congrégation. Rappelons les principales dates de la vie de cet homme extraordinaire. Né à Ibarre. dans le diocèse de Bayonne, le 15 avril 1797, ce prêtre intrépide fut vicaire à Cambo, professeur au Grand Séminaire de Bétharram ; il fonda, en 1835, L’Institut des Prêtres du Sacré-Cœur, et dirigea pendant plus de trente ans le noviciat et la maison provinciale des Filles de la Croix d’Igon. Il mourut le 14 mai 1863, après avoir créé une multitude d’écoles, d'établissements toute sorte.



Béatifié le 10 mai 1923, Michel Garicoïts a été canonisé par S. S. Pie XII, le 6 juillet 1947. C’est un film d'amateur, réalisé à Saint-Pierre de Rome durant les fêtes de la canonisation, qui a incité le R. P. Bordachar, supérieur, à entreprendre une grande œuvre cinématographique sur le saint patron de la Congrégation qu'il dirigeait.



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FILM L'ATHLETE AUX MAINS NUES 1952
LA CROIX 22 SEPTEMBRE 1952




Commencé le 1er septembre 1950, le film L'athlète aux mains nues, fut terminé deux mois plus tard, le jour d'une fête consacrée à Notre-Dame.



Tourné entièrement dans le pays basque, à Pau, à Bétharram même, à Saint-Palais, à Ibarre, à Bayonne, le film a été réalisé avec une technique qui n'est pas sans rappeler celle des metteurs en scène italiens. C'est-à-dire qu'on n'a utilisé, presque uniquement, que des acteurs improvisés, empruntés au cadre naturel même où se déroule l’action. Le P. Oyhenart, chargé de suivre la réalisation du film, eut bien du mal à trouver "son" saint. La ressemblance était, bien entendu, la condition primordiale, mais il s’agissait aussi de trouver un comédien capable d'incarner le Saint de l'âge de 16 ans à sa mort. Après de longues et laborieuses recherches, les cinéastes et le R. P. Oyhenart jetèrent leur dévolu sur un jeune acteur de 24 ans, Olivier Mathot, que l’on a vu dans fies J3 et dans le Jugement de Dieu, mais dont c’était le premier grand rôle. Il allait être le seul comédien du film, tous les autres personnages étant des religieux et des habitants du pays.



L’œuvre a été menée à bien par deux cinéastes qui ont, ici, donné toute leur mesure : Paul Vermeiren, qui a adapté le scénario fourni par le P. Bordachar, et Marcel Garand qui a été le réalisateur. On fait le grand éloge de la photographie.



Les autorités locales donnèrent toutes les facilités aux cinéastes. C’est ainsi que la scène de l'ordination du P. Garicoïts fut tournée dans la cathédrale de Bayonne. Ce film a été fait en équipe comme une cathédrale. Souhaitons-lui grand succès, car un tel effort le mérite."



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AFFICHE FILM L'ATHLETE AUX MAINS NUES 1952



  • Ce Soir, le 18 novembre 1951 :

"Au Pays Basque sur les traces de "l'athlète aux mains nues".

(De notre envoyé spécial Pierre Barlatier) 



Nous avons fait un beau voyage : nous avons parcouru, durant trois jours, dans un car super confortable et sous la conduite d’un prêtre sympathique et disert, le père Oyhenart, les trois provinces françaises du Pays Basque : le Labourd, la Navarre, la Soule et aussi une partie du Béarn.



Partout, nous avons été reçus par une population enthousiaste et cordiale. On nous a servi des repas pantagruéliques, arrosés des meilleurs crus régionaux ; on nous a montré des danses, des tournois de pelote, fait entendre des chants profanes et des chants sacrés et le fameux cri des montagnards qui semble retentir du fond des âges. Tels des ministres ou des évêques en tournée n’avons-nous pas obtenu même une amnistie générale pour les écoliers !...



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FILM L'ATHLETE AUX MAINS NUES 1952
LA CROIX 22 SEPTEMBRE 1951




Nous avons fait un beau voyage : tantôt dans la salle commune d’une ferme, tantôt dans une mairie et tantôt dans un couvent a résonné à nos oreilles la charmante formule de bienvenue : Ongi ethorri, qu’aucun Basque ne prononce à la légère. Et des religieuses ont sorti pour nous, de derrière leurs bocaux à pharmacie, une liqueur... dont elles ont refusé, d’ailleurs, de nous révéler le secret.



Le ciel s’était mis de la partie, du moins dans les premiers jours. L’air était léger, immobile et très doux et c’était un enchantement de regarder défiler ces paysages dépouillés par l’arrière automne, où l’homme a su créer, comme nulle part ailleurs, une architecture et un art de vivre en harmonie avec la nature.



Nous avons fait un beau voyage en vérité !



Dans l’esprit des directeurs de la V.E.G.A. films par lesquels nous avions été si aimablement invités, il s’agissait, sans aucun doute, de mettre en communication intime les Parisiens que nous sommes, avec la contrée, sauvage et pourtant accueillante, dans laquelle se déroule l’histoire de L’Athlète aux mains nues dont la première au Casino Municipal de Pau a clos le cycle des festivités qui nous étaient offertes. Et ceci n’était certainement pas une mauvaise idée.



Car "L’Athlète aux mains nues" n’est pas un film comme les autres : il a été tourné uniquement grâce à des capitaux recueillis de porte en porte, là même où se situe son action, réalisé dans des décors naturels, sans le moindre raccord en studio et avec comme interprètes — à l’exception d’un seul comédien professionnel — des paysans et des paysannes, des religieux et des religieuses que nous avons tous rencontrés et dont certains n’avaient, de leur vie, mis les pieds dans un cinéma.



On imagine si, dans ces conditions, la projection du film était attendue au Pays basque.



film religion pays basque garicoits ibarre bétharram
FILM L'ATHLETE AUX MAINS NUES 1952
LA CROIX 22 SEPTEMBRE 1951



Le résultat a-t-il répondu à l’espoir que tout un peuple avait mis dans la réalisation d’une œuvre destinée non seulement à célébrer un saint local, Michel Garicoïts, fondateur de l’ordre de Bétharram, mais encore à mieux faire connaître le pays qui lui a donné le jour, au petit hameau d’Ibarre ?



Je n’oserais l'affirmer. Ni la très belle — presque trop belle — photographie de Paul Vermeiren, en effet, ni la musique d’Olivier Alain ou la mise en scène de Marcel Garand — souvent fort adroite, dans les dernières séquences, en particulier : celles de la mort du saint — ni le talent du comédien Olivier Mathot qui, dans le rôle de Michel, supporte sur ses jeunes épaules tout le poids du film, ni celui des acteurs bénévoles aux admirables, aux authentiques têtes de paysans sculptées en plein bois et si joliment burinées que, seuls, les films soviétiques avaient su jusqu’ici nous montrer, ne m’ont paru sauver tout à fait de la monotonie cette succession d'images édifiantes et trop souvent bêtifiantes.



On m'assure que la V.E.G.A. Films, pour laquelle "L’Athlète aux main nues" ne constitue qu’un premier essai, doit produire bientôt d’autres films, dont un documentaire sur la Contrebande et les Contrebandiers. Peut-être, alors, retrouverons-nous grâce à l’écran ce charme particulier du Pays basque, à peine entrevu au cours d’une trop courte randonnée, ce mélange de mystère et de bonne santé sous un ciel clément qui, tandis que je trace ces lignes devant un Paris que la pluie griffe, m'étreint tout à coup de cœur d’une inexprimable nostalgie."



(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)




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lundi 13 janvier 2020

UN PAYSAN "MILLIONNAIRE" AUX ALDUDES EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN 1952 ?


UN PAYSAN "MILLIONNAIRE" AUX ALDUDES EN 1952.


L'annonce parue dans un journal national, en mars 1952, a dû faire parler dans la vallée des Aldudes, et bien au-delà.


vendredi 13 décembre 2019

UN GISEMENT DE MAGNÉSIUM "GIOBERTITE" DÉCOUVERT AUX ALDUDES EN BASSE-NAVARRE AU PAYS BASQUE EN MARS 1952 (première partie)


UN GISEMENT DÉCOUVERT AUX ALDUDES EN 1952.


C'est l'annonce faite dans la presse nationale le 14 mars 1952.