PROVERBE DU 5 JANVIER 2024 (SAINT ÉDOUARD) (ÉMILIENNE) (EDORTA).
EDOUARD : Edouard le Confesseur, prince de la maison de Wessex, naît vers 1004.
5 JANVIER SAINT EDOUARD LE CONFESSEUR
Fils du Roi Aethelred le Malavisé, Edouard passe sa jeunesse en exil en Normandie.
Edouard règne sur le royaume d'Angleterre de juin 1042 jusqu'à sa mort, le 5 janvier 1066.
Edouard épouse, en 1045, Edith, la fille du comte Godwin de Wessex
La grande piété d'Edouard lui vaut son surnom et le fait d'avoir été canonisé en février 1161, par le pape Alexandre III.
Après la mort d'Edouard, le et suite à sa succession contestée, Guillaume le Bâtard (ou le Conquérant) imposera la domination normande sur le pays.
Edouard est considéré comme l'un des saints patrons de l'Angleterre jusqu'au 14ème siècle.
Edouard est vénéré comme le saint patron des rois, des mariages difficiles et des conjoints séparés.
Aujourd'hui encore, il est le saint patron de la famille royale anglaise.
5 JANVIER SAINT EDOUARD
EDORTA : "Edward" ingeles errege izena. Edouard, Eduardo, Anglo-saxoinetik Eadweard : kustodia santua, "Santa Custodia".
Eadweard (ead "aberastasuna" eta ward "zaindaria") germaniar izenetik sortua da. Arras erabilia da Ingalaterran -errege askok izan dute Edward izena - eta Galizia - Portugaletan, azkeneko herrialde hauetan Duarte gisa.
Aldaera : Edorta (Deun-ixendegi euzkotarra).
Baliokideak :Eduardo (es) eta Edouard (fr).
Un décès du 5 janvier : Francisco Lopez, de son nom d'artiste Francis Lopez.
COMPOSITEUR FRANCIS LOPEZ
Né le 15 juin 1916 à Montbéliard (Doubs) - Mort le 5 janvier 1995 à Paris.
Francis est un compositeur de musique français.
C'est un Basque authentique par ses origines et en raison de ses années d'enfance et d'adolescence.
Après sa naissance à Montbéliard, sa famille s'installe à Bayonne, où il passe son enfance.
Après avoir suivi des études au lycée de Pau, il va à Paris pour y entreprendre des études de médecine, afin de devenir dentiste comme son père.
Bon pianiste amateur, afin de payer ses études, Francis joue le soir dans des cabarets ou des bars.
Ayant opté pour la nationalité française, il est mobilisé en septembre 1939, dès le début de la Seconde Guerre mondiale.
Dès Noël 1939, il compose ses premières chansons.
Blessé en 1940 et revenu à la vie civile, il ouvre un cabinet de chirurgien-dentiste à Paris.
En 1942, il obtient un succès considérable avec 4 chansons interprétées par l'orchestre Raymond Legrand.
Il enchaîne les succès avec des interprètes prestigieux comme Lucienne Delyle, Léo Marjane, Maurice Chevalier, Tino Rossi mais aussi avec le débutant Georges Guétary.
A la fin de 1945, il écrit sa première opérette, La Belle de Cadix, sur un livre de Raymond Vincy avec comme vedette un chanteur presque inconnu, Luis Mariano.
Ce sera le début de la collaboration de ces trois hommes pendant 20 ans.
Francis va ainsi produire une opérette par an, comme Le Chanteur de Mexico (1951), La Route fleurie (1952), La Toison d'or (1954) ou Méditerranée (1955).
Les années 1960 sont moins brillantes, avec d'autres musiques et la mode du "yéyé".
Francis perd ses 2 principaux collaborateurs, Raymond Vincy en mai 1968 et Luis Mariano le 14 juillet 1970.
Au début des années 1970, l'opérette est en crise, avec l'affirmation du rock et les comédies musicales américaines.
Les théâtres sont en faillite ou fermés (Mogador, La Gaîté-Lyrique, Châtelet).
Francis prend la direction artistique du Châtelet et il y monte des opérettes dès février 1972. Gipsy, avec José Todaro, est un succès.
Les succès s'enchaîneront jusqu'à mi 1978.
Entre 1979 et 1994, il va faire une vingtaine d'opérettes mais le succès n'est plus au rendez-vous.
Francis meurt le 5 janvier 1995, à 78 ans.
Il laisse une oeuvre considérable : une cinquantaine d'opérettes, un millier de chansons et la musique d'une cinquantaine de films.
COMPOSITEUR FRANCIS LOPEZ
Voici le proverbe du vendredi 5 janvier 2024 :
MOTEL OROK IZ NAI.
Tous les bègues veulent parler.
HUMOUR : LE SOLDAT BEGUE ET SON COMMANDANT
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus)
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Donc, ce matin, je descends à la gare. Mais le train ne passera que dans une heure. Je m’impatiente et vais à pied à la station voisine, Lahoussoa, d’où le train m’amènera en dix minutes à Bidarray.
HALTE DE LOUHOSSOA LABOURD PAYS BASQUE D'ANTAN
La route grimpe sur la montagne, qui tombe, à gauche, dans un joli vallon, parmi des hêtres, qu’arrose un torrent. Cette côte n’en finit plus : à chaque détour, je me hâte davantage ; car les minutes passent rapides, et peut-être n’arriverai-je pas à parcourir les cinq kilomètres en moins d’une heure. La montagne, à droite, est toujours très haute, inondée d’eaux vives qui viennent ruisseler ensemble dans les fossés. J’atteins enfin le sommet, que couronnent trois ou quatre maisons vieilles et halées. La route, alors, dévale tout droit, dans une plaine animée de gens et de bêtes, occupée par des maisons éparses, et que la lumière d'un ciel calme fait resplendir. Le village est groupé tout au fond. Impossible d’arriver assez tôt à la gare, si je n’ai point de raccourci. La gare se trouve à droite, de l'autre côté de la montagne, dans un trou.
J’interroge des enfants qui jouent dans la poussière, à l’entrée d’une cour pleine de fumier. Ils me regardent, étonnés, sans répondre. Cependant, un cordonnier qui cousait des espadrilles sous les marches de l’escalier montant à l’unique étage de sa maison, se lève de son banc, s’approche du pas dolent de ses jambes tordues. Je le salue le plus gracieusement du monde, afin qu'il ait l’obligeance de me renseigner. Le béret sur la tête, il m'examine avec sa méfiance de Basque. Tout de même, désireux sans doute de me prouver qu’il comprend et parle le français, il m’indique le raccourci :
SANDALIER DESSIN DE LE TANNEUR
— Longez cette clôture qui va dans la montagne, à cette ferme noire. De là, par un sentier, vous irez directement à la gare. Vous ne pouvez pas vous tromper, il n’y a qu’un sentier.
Bien. Je longe, sur l’âpre coteau, la clôture du pré où paissent des vaches. De combien de siècles datent ces murs ? Ils pourrissent, envahis d’herbes et de ronces, sous les branches des chênes. J’essaie de courir, dans la boue des ornières. Voici la ferme noire, aux petites fenêtres closes. Ce gîte paraît mort parmi des cailloux, dans le silence de la hauteur. Une femme, sa fourche à la main, surgit à la crête d’un talus, au penchant duquel elle tassait du foin. Ahurie, elle me considère, son long visage terreux enveloppé d’un foulard noir dont les bouts flottent. Je m’explique, avec des gestes. Elle finit par me comprendre et m’indique le sentier que j’hésitais à suivre, tant il me paraît bizarre, s’en allant à l’aventure. Des rochers informes ou grotesques se dressent autour de moi. Je descends. Pendant quelques minutes, c’est parfait. Un ruisseau murmure entre des buissons, dans la sinueuse rigole qu’il a creusée. Les arbres cessent. Des fougères vivent je ne sais comme dans le roc. Mais le ruisseau s’élargissant bondit avec plus de force. Mon sentier le croise à plusieurs reprises. Pour le franchir, je saute, non sans péril. Le rocher, fendillé de toutes parts, se creuse quelquefois, et l’on pourrait bien se casser la jambe, sinon la tête, sur ces lits de pierres. Bientôt le sentier s’égare dans les fougères touffues, où subitement je patauge au milieu d’une eau glacée. Plus de fougères maintenant. Rien que des rocs entassés, écroulés en chaos. Les chèvres seules doivent se hasarder ici, certains jours de caprice.
J'avance, ou plutôt je glisse autant sur les mains que sur les pieds, sans oser regarder au-dessous de moi, tout au fond, dans la cuvette étroite où des arbres paisibles balancent leurs feuillées, où un paysan conduit les bœufs de sa charrue dans une terre brune. Les sources jaillissent des mille fissures de la montagne. Les rochers se dressent, plus tourmentés et menaçants. Mais la solitude, grâce à la voix hardie et rieuse des eaux, n'inspire aucune tristesse.
Soudain, j’aperçois là-bas, dans un coin du vallon, un cube de pierres blanches, la maisonnette de la station, et la femme de garde qui tient son drapeau rouge. Puis, une fumée blanche se déroule, se dissipe : c’est le train qui siffle et s’en va, verdâtre et joli comme un jouet d’enfant.
La pente se fait plus douce, dans une sorte de chemin où l’eau des orages a poussé des morceaux de roches. Je suis meurtri, les pieds trempés, les habits déchirés.
Pourtant, il faut marcher. Point d’autre passage que la voie ferrée. Elle s’allonge dans une tranchée, dont les parois scintillent. Car la montagne contient des mines de cuivre argentière, plus riches à mesure qu’on s’avance vers Saint-Étienne de Baïgorry, où un filon est exploité.
MINES DE BAÏGORRY PAYS BASQUE D'ANTAN
La Nive se montre dans une vallée aux coteaux rougeâtres. La route, que j’ai abandonnée tout à l’heure, tombe de la montagne. Elle est chargée de poussière jusqu’à Bidarray, vieille bourgade que la Nive égaie de ses rumeurs. Le paysage est pittoresque à cause des murailles déchiquetées de la montagne et des couloirs sinueux où l’eau se précipite. Des douaniers, abrités d'amples chapeaux de paille, pêchent à la ligne, tandis que des femmes sèchent leur lessive au soleil, sur le gravier.
Je me rends encore beaucoup trop tôt à la gare, fort éloignée du village. Alors, comme je veux aller, de l’autre côté de la voie, me reposer au bord de la Nive, qui coule aussi sage qu’un ruisseau de plaine, le chef de gare me dissuade vite.
— Gardez-vous, me dit-il, de vous coucher sous les chênes. Nous avons ici des vipères, dont la morsure est dangereuse. C’est l’heure où elles recherchent aussi l’ombre et la fraîcheur de la rivière...
Une heure après, je revois avec plaisir le noir et sonore Pas-de-Roland, les petits vallons d’Itsatsou où tout le monde est au travail.
PAS DE ROLAND ITXASSOU - ITSASU PAYS BASQUE D'ANTAN
A quoi bon excursionner si loin ? La route, devant nous, s’anime si gaiement de temps à autre ! Tantôt passent les longues voilures qui s’en vont, chargées de vivres et de volailles, aux foires des gros bourgs : tantôt des troupeaux de chevaux, nerveux et maigres, qui s’amusent à sauter dans les fossés, à courir dans les pâturages ; tantôt les montreurs d’ours, des bohémiens errants qui nous disent la bonne aventure.
Lorsqu’un taureau doit traverser le pays, c’est un événement. La municipalité fait annoncer à son de trompe, dans les champs, dans les divers quartiers du village, qu'à telle heure un taureau viendra de tel endroit pour aller en tel autre, par un chemin déterminé. Donc, un soir, vers cinq heures, les travailleurs ayant cessé leur ouvrage, nous attendons le taureau annoncé dès la veille.
Une poussière épaisse s’élève de la route, là-haut, sur le sommet de la route de Cambo. Des chiens courent autour d’une bande de bœufs, au milieu desquels marche le taureau, et des pâtres, le bâton levé, maintiennent compact le troupeau. Il descend lentement. On voit se balancer les têtes lourdes qui semblent menacer de leurs cornes. La campagne est vide. Nous-mêmes devons nous réfugier dans l’auberge, dont le maître barricade les portes et les fenêtres du rez-de-chaussée. Nous sentons déjà l’odeur de la poussière. Le troupeau gronde. On dirait un orage. De nos chambres, nous regardons, sans reconnaître le taureau, ces bêtes ahuries, dont quelques-unes essaient de s’échapper. Le troupeau descend encore, vers la Nive, et ce n’est que lorsqu'il a disparu au tournant de la route sous les noyers, que nous pouvons sans danger revenir sur la terrasse, où des bœufs ont renversé les bancs de bois et saccagé le parterre de fleurs.
Ce soir, il y a fête dans chaque maison. C'est la Saint-Jean. A l’auberge, le maître a certes mangé seul dans sa petite salle fraîche. Mais les enfants et leur mère, avec les domestiques, se sont réunis autour de la même table, en famille. Le maître, son repas achevé, s’arrête quelques minutes au seuil de la cuisine, le temps de plaisanter, d'adresser à l’un et à l'autre un mot de satisfaction. A la nuit commençante, on allume sur la route un amas de branches mortes et de broussailles ; chacun saute en riant à travers les flammes, même la demoiselle qui ne craint pas d’exposer ses jolies espadrilles brodées de perles multicolores. Le lendemain, Mme Camino donne sa première pensée à la maison. Elle ôte de dessus le cadre de la porte les brins de fleurs et de lauriers, qui sont la depuis la Saint-Jean dernière, et les remplace par un bouquet qu'elle vient de cueillir.
Toute la journée, les mendiants vont et viennent, les maupiteux de la contrée qui vivent de leur misère. Ils expédient très vite leur besogne aujourd’hui, afin de ne manquer aucune maison. Hommes et femmes, la mine assez gaie, s’arrêtent au seuil de l’auberge, s’agenouillent, et faisant d'innombrables signes de croix, récitent leurs prières. Puis, la main tendue, ils demandent l’aumône. Si l’aumône tarde, ils appellent avec impatience, en frappant la porte de leur bâton. Il semble vraiment qu’ils aient le droit de percevoir quelque dîme. Un peu après midi, dans l’étouffante chaleur du soleil, un de ces mendiants arrive, à califourchon sur un âne. L’âne bien éduqué, s’avance bravement par la terrasse jusqu’à la porte de la maison. Là, il se plante soudain, immobile, tandis que son maître, les yeux demi clos sous le béret, marmonne les supplications d’habitude. Mme Camino apporte sa dîme, du pain et de la saucisse, que le mendiant enfouit dans sa besace. Alors souriant et saluant : adios ! adios !.. il s’esquive, au trot de la bête docile.
Dimanche, on célèbre encore la Saint-Jean. Je retrouve mes soldats à béret rouge, armés de leurs fusils à pierre et de leurs mousquets. La jeunesse d’Itsatsou a fait venir de Bayonne un trombone et un cornet à piston. Par malheur, les paysans ont si bien soigné à table les deux messieurs de la ville, que ceux-ci ne prennent guère une attitude convenable, lorsqu’après les vêpres ils participent à la cérémonie religieuse. L’air est très doux, léger, imprégné du parfum de toutes les plantes mûres.
Le vicaire organise la procession. Les collants, dans leurs costumes clairs, marchent les premiers, ainsi que les jeunes filles dans leurs robes de communiantes. Les hommes suivent, graves, tête nue, habillés de drap noir ; et les demoiselles ensuite, les femmes, toutes en noir aussi, les cheveux à demi voilés par la mantille, la taille dissimulée par la mante à longs plis. Le dais, malgré l’ombre du Mondarrain qui déjà s'allonge vers la vallée, brille, lamé d’or et d’argent. Mais une femme déroule un large bandeau de satin blanc, sur lequel marche le prêtre. Quand le dais est passé, elle replie l'étoffe, et une seconde femme déroule un nouveau bandeau pareil. Derrière le dais, s’avance le chantre, notre voisin des bords de la Nive ; à sa droite et à sa gauche, un peu en arrière, se tiennent les deux musiciens de Bayonne qui, insolents et vulgaires, attendent l’ordre de jouer. La procession fait le tour du cimetière en chantant, puis se rend au tertre sacré, devant l’échoppe du sacristain martyr, au pied de la croix démantelée. Là, le trombone et le cornet à piston jouent une polka. Je suis stupéfait. Les fidèles se prosternent, à genoux, et communient dans la prière.
La cérémonie terminée, garçons et demoiselles se rangent en colonne. Le tambour-major lève sa canne, les deux drapeaux sont déployés, et l’on monte à la Place par les chemins sinueux.
Sur la Place, au vaste jeu de pelote, la colonne s’arrête. Les garçons, presque tous costumés en soldats, pantalon blanc et blouse rouge ; les demoiselles, la mantille épinglée dans les cheveux, se font face. Sur un signal du capitaine, la musique joue le frétillant saut basque : la musique, joueurs de fifres et de chichoulas, trombone et cornet à piston de Bayonne, installés ensemble sur un tréteau. Les demoiselles ont fermé leurs paroissiens ; les garçons, ayant posé leurs fusils contre les murs, prennent leurs mouchoirs. Danse adorable de grâce et de naïveté. Chaque garçon, les bras levés, mène par le mouchoir sa demoiselle. Et les couples sautent, tournent, s’entrelacent, en un ordre scrupuleux. Ils sautent en souriant, en échangeant des gentillesses, de timides avances, sans que jamais la main des garçons effleure la main des demoiselles. Les pompons des bérets rouges flottent, et les mantilles noires, et les mouchoirs multicolores qui servent de chaînons de couple en couple. Les couples alertes sautent, courent, s’enguirlandent, se plaisent parfois à paraître embrouillés, dans la poussière.
Il n'y a plus de lumière à la cime des arbres. Les musiciens sont las. Enfin, l’angélus sonne : la danse des mouchoirs cesse brusquement. Chacun s’en retourne chez soi. Tous les chemins s’animent, et l’on entend de temps à autre, dans la nuit tiède, s’élever le strident armera, ce cri des Basques dans la solitude de leurs campagnes, un cri de hèle heureuse que répète l’écho des collines..."
(Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
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PROVERBE DU 4 JANVIER 2024 (SAINTE ANGÈLE) (EUKEN).
ANGÈLE: SainteAngèlede Foligno naît en 1248 à Foligno (Ombrie, Italie).
4 JANVIER SAINTE ANGELE DE FOLIGNO
Angèleest une religieuse franciscaine italienne du 13ème siècle.
Angèleest l'une des premières grandes mystiques reconnues par l'Eglise catholique.
Ayant des parents nobles et aisés,Angèlese marie jeune, à 20 ans, et elle a plusieurs fils.
Angèledécide de se confesser un jour, mais ayant caché des péchés, elle a une vision deFrançois d'Assise et elle entre alors dans la voie de la pénitence, passant de longues heures en prières et se mortifiant.
En 1288, ayant perdu tous les membres de sa famille proche, elle se convertit totalement.
Angèleest admise, en 1291, dans le tiers ordre de saint François.
Elle meurt en 1309, à Foligno (Italie), à l'âge de 61 ans.
Elle est déclarée bienheureuse par le pape Clément XI le 11 juillet 1701 et canonisée le 9 octobre 2013 par le pape François.
Grekoko Eughenios "jaiotza onekoa" -Eughenius latinez - izenetik. Toledoko (E) San Eugenio hiri honetako lehen apzpikua izan bide zen. Deun-ixendegi euzkotarra lanean Eukeni proposatu zen eta handik Euken sortu. Santuaren eguna martxoaren 4an da. Baliokideak : Eugénio (es) eta Eugène (fr).
Une naissance du 4 janvier : Louis-Lucien Bonaparte.
LOUIS-LUCIEN BONAPARTE
Né le 4 janvier 1813 à Grimley (Worcestershire, Angleterre) - Mort le 3 novembre 1891 à Fano (Marches, Italie).
Il a été prince français en 1815, puis prince Bonaparte (par Napoléon III).
Louis-Lucien est le fils de Lucien Bonaparte et le neveu de Napoléon 1er.
Il est député, puis sénateur du Second Empire et philologue, spécialiste de la langue Basque.
En octobre 1833, il épouse Maria Anna Cecchi, fille d'un sculpteur florentin, dont il se sépare en 1850.
Louis-Lucien demande alors la main de la princesse Alexandra de Bavière, fille du roi Louis 1er, mais sa demande est refusée.
Après la mort de sa femme, en mars 1891, il se remarie, en juin 1891, avec Clémence Richard, native de Larrau, en Soule, avec qui il a un fils né adultérin, Louis-Clovis.
Député conservateur de Corse, puis de la Seine sous la Deuxième République, il soutient la politique de son cousin Louis-Napoléon Bonaparte.
A l'avènement de l'Empire, Louis-Lucien est récompensé en étant nommé au Sénat.
Il est fait grand-officier puis grand-croix de la Légion d'honneur en 1863.
Il parle couramment l'anglais, le français, l'espagnol, l'italien et le basque.
C'est au basque qu'il consacre essentiellement son activité mais il s'intéresse également à la langue bretonne.
Louis-Lucien possède une bibliothèque de linguistique de plus de 18 000 volumes.
Il effectue une classification des différents dialectes du basque, classification utilisée jusqu'à nos jours.
En 1856, il publie la traduction de saint Mathieu par Emmanuel Inchauspé en souletin et par Sallaberry Ibarrola en bas-navarrais.
Louis-Lucien rassemble, auprès de lui, de nombreux collaborateurs dont entre autres Jean-Pierre Duvoisin, José Antonio Uriarte et l'abbé Casenave.
Il meurt le 3 novembre 1891, à 78 ans.
CARTE LINGUISTIQUE DES 7 PROVINCES BASQUES PAR LOUIS-LUCIEN BONAPARTE
Voici le proverbe du jeudi 4 janvier 2024:
AITA BILTZALEARI, SEME BARREIARI.
A père thésauriseur, fils dissipateur.
HUMOUR : GASPILLAGE DE PAPIER
(Source : https://www.herodote.net/ et WIKIPEDIA et https://www.euskaltzaindia.eus/)
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LES "PROVINCES VASCONGADAS" ET LE ROYAUME DE NAVARRE EN 1808.
Les "provinces Vascongades" désignent trois territoires du Pays Basque Sud : l'Alava, la Biscaye et le Guipuscoa.
PROVINCES VASCONGADES ILLUSTREES PAYS BASQUE D'ANTAN
Voici ce que rapporta à ce sujet le quotidien la Gazette Nationale ou Le Moniteur Universel, le 8
octobre 1808 :
"Détails géographiques et statistiques sur les trois provinces dites Vascongades, savoir, de la Guipouscoa, de la Biscaye et de l'Alava, ainsi que sur le royaume de Navarre. — Fin. (Voyez le numéro d'hier.)
La province d’Alava, quoique très montueuse, l’est bien moins que les deux autres dont nous venons de parler ; elle est aussi beaucoup plus fertile. Sa situation est entre la Biscaye, la Guipouscoa, la Navarre et la Vieille-Castille ; elle a dix-huit lieues de longueur, et quinze dans sa grande largeur. Alava est bornée au nord par la Biscaye et la Guipouscoa ; à l’est, par le royaume de Navarre ; au sud et à l’ouest, par la Vieille-Castille.
Cette province est entourée de trois grandes cordillères de montagnes qui partent des Pyrénées, avec lesquelles elles forment une chaîne non interrompue. La première et la plus haute est celle qui la ceint du côté du septentrion, depuis la vallée de Llodio, et en suivant les confins de la Guipouscoa et de la Navarre ; ici se trouve le rocher d’Alogua ; c’est un roc de marbre de couleur cendrée. La seconde cordillère s’étend du nord au Sud, et projette plusieurs branches de différentes hauteurs, qui pénètrent jusque dans le centre de la province. Enfin, la troisième sépare de la Navarre la partie orientale d'Alava. Toutes ces montagnes produisent du bois en abondance ; les chênes propres à la construction des vaisseaux y sont très communs ; les chantiers de la marine espagnole s'en fournissent en grande partie. On y trouve aussi des carrières de marbre et des mines de fer et de cuivre.
La portion la plus unie et la plus fertile de l’Alava est celle désignée sous le nom de rioja alavesa, et qui est à Alava ce que l’infanzonado est à la Biscaye. Cependant, même dans ce district, les terres sont inférieures à celles de la Vieille-Castille.
RIOJA ALAVESA PAYS BASQUE
L’Alava est arrosée par un grand nombre de ruisseaux, de torrents et de petites rivières, qui prennent naissance dans ces montagnes. Les rivières sont très poissonneuses, surtout la Zadorra, la plus considérable de toutes celles de la province.
LAC ZADORRA ALAVA PAYS BASQUE D'ANTAN
Le grand nombre de villages et de riantes maisons de campagne qui se touchent les unes les autres, font que le chemin de Vitoria à Vergara ressemble plutôt à une longue rue qu'à une grande route. La beauté de celle-ci, la vue délicieuse de la Zadorra, qui semble se plaire à couler dans ce pays, et qui serpente en mille détours sans s’éloigner du chemin ; l’air d’aisance que les villageois respirent, la propreté et la bonne tenue des auberges, tout enchante le voyageur qui parcourt cette terre de féerie.
Malgré le peu d'étendue d'Alava, sa population s’élève à plus de soixante-dix mille habitants, répartis en une ville, soixante-douze bourgs et trois cent cinquante-sept villages ou hameaux.
Depuis 1567, la province est divisée en six quadrilles, lesquelles comprennent cinquante-sept confrairies ou hermandades. Les quadrilles sont celles de Vitoria, de Salvatierra, d’Ayala, de la Guardia, de Zuya et de Mendoza. La première renferme dix-huit hermandades, la seconde six, la troisième cinq, la quatrième trois, la cinquième cinq, et la dernière douze.
Il y a dans la province d’Alava une église collégiale, dont le chapitre est composé de seize chanoines ; quatre cent trente-quatre paroisses desservies par huit cent neuf prêtres, sept couvents de moines, et neuf de religieuses.
La ville de Vitoria, que l'on regarde ordinairement comme la capitale de la province, parce qu’elle est la plus peuplée et la plus considérable de toutes ses communes, a six mille cinq cents habitants, qui occupent mille dix huit maisons, dont cent soixante-neuf dans les faubourgs. On prétend que la population de cette ville était plus nombreuse au 14e siècle et au commencement du 15e ; mais les assertions des historiens espagnols sur l’ancienne population de la presqu’île et de ses différentes provinces, méritent rarement la confiance d’un critique sensé. Salvatierra dit qu’en 1423 la ville ne voulut pas payer 48 000 maravédis au roi Jean II, ayant allégué que sa population était réduite de plus de dix mille habitants à quatre cents. "Le nombre d’hommes mariés, ajouta la ville, lorsqu’on imposa sur elle cette capitation, était de huit mille, dont deux mille veufs ou célibataires ; et maintenant les habitants ne vont pas au-delà de quatre cents." Il est impossible de croire à cette diminution soudaine, et l’on ne voit pas d’ailleurs comment le nombre d’hommes mariés pouvait être quadruple de celui des célibataires ou veufs. Soixante-treize ans après, en 1496, Alexandre VI dit, dans une bulle pour la translation de l’église collégiale d’Armentia à Vitoria, qu’il y avait dans cette dernière deux mille maisons habitées. Voilà un nouvel et rapide accroissement, aussi difficile à concevoir que la dépopulation soudaine qui l’avait précédé.
RENCONTRE DE NAPOLEON BONAPARTE AVEC SON FRERE JOSEPH 1ER VITORIA ALAVA 5 NOVEMBRE 1808
Vitoria présente tous les symptômes de l’aisance, qui suppose toujours une population croissante. Les maisons des particuliers sont commodes et bien bâties ; la police s'occupe avec un zèle soutenu de tout ce qui peut contribuer à la salubrité ; les habitants sont sains et robustes. On ne souffre pas de mendiants dans la ville ; ordonnance de police d'autant plus aisée à faire observer, que l’indigence, si commune dans la Castille, est inconnue à Vitoria. Il y a un hospice on l’on entretient cent cinquante personnes qui y ont pris demeure sans y être forcées ; les ordonnances de cet établissement pieux n'ont rien de gênant ; les pensionnaires peuvent entrer et sortir à l’heure qu'ils le jugent à propos, quand ils ont fait l’ouvrage qui leur est assigné tous les jours, et qui n’est jamais très pénible. Les enfants y apprennent à lire, à écrire, et le catéchisme.
Vitoria a une église collégiale, quatre autres paroisses, trois couvents de moines, trois de religieuses, et cinq chapelles. La municipalité qui administre la ville et son district se compose d'un alcade, un substitut ou second alcade, deux regidors, dix députés de la ville, et deux des villages, un syndic, deux députés de ta communauté, un alguasil major, deux alcades de la hermandad et un greffier. Il y a dans chaque village un ou deux hommes qui exercent des fonctions analogues à celles de nos maires et nos juges de paix collectivement, et que l’on nomme fiales. Tous ces officiers sont choisis pour un an, à la fin de décembre, par une assemblée composée de leurs prédécesseurs.
EGLISE SAN MIGUEL VITORIA ALAVA PAYS BASQUE D'ANTAN
L’agriculture à Vitoria est très florissante ; mais la froidure du climat empêche la culture des fruits qui exigent un certain degré de chaleur. Il parait qu'on remarque un refroidissement progressif dans l’atmosphère qui rend tous les jours certaines cultures moins productives.
L’industrie et le commerce ont une très grande activité dans cette ville ; on y trafique en fer brut et ouvrage ; en denrées coloniales, dont Vitoria est l’entrepôt pour une grande partie de la Navarre et de la Vieille-Castille, en laine, draps, toile, soie, cuir tanné, chaises de paille, batterie de cuisine en fer, chapeaux, souliers, poterie grossière, tanneries, nappes et serviettes, etc.
A sept lieues de Vitoria est Salinas d’Agnana ; ici sont des salines inépuisables ; on y fabrique tous les ans 60 000 fanègues de sel marin, et on en pourrait fabriquer dix fois autant sans craindre d'épuiser l’eau salée, qui se rend dans les bassins de trois sources très copieuses, provenant d’un immense lac d’eau salée, situé dans une colline au sud de Salinas.
SALINAS DE AÑANA ALVA
Avant de passer à la description du royaume de Navarre, nous dirons un mot sur Ognate et les Encartaciones : celles-ci font partie de la Biscaye, elles s'étendent l'espace de deux lieues le long de la côte ; leur plus grande longueur est de sept lieues, sur trois et demie de largeur. Quoique le sol soit très montueux, on y trouve de gras pâturages, les forêts y sont fort touffues. C’est dans le territoire des Encartaciones, que sont situées les célèbres mines de Somorrostro, dont on tire 800 000 quintaux de minerai tous les ans, et qui fournissent en grande partie les forges de Biscaye, de Guipouscoa, d'Alava, de Navarre, de la Vieille-Castille et des Asturies.
MINES DE SOMORROSTRO BISCAYE PAYS BASQUE D'ANTAN
Le comté d’Ognate, quoique enclavé dans la Guipouscoa, n'est pas censé faire partie de cette province. Le bourg d’Ognate comprend dans sa juridiction deux ante-iglesias et treize barrios ; la population de la ville s’élève à 2 073 personnes qui habitent 295 maisons. La plupart sont des ouvriers en fer, en draps communs et autres étoffes de grosse laine, et en toile de lin."
Issue de la haute noblesse gallo-romaine, Geneviève se voue à Dieu dès sa plus tendre enfance tout en exerçant de hautes responsabilités dans la cité.
En 451, Geneviève convainc les habitants de ne pas abandonner leur cité aux Huns et elle détourne la colère d'Attila par ses prières.
Geneviève reçoit les fidèles dans l'ermitage de la montagne qui porte aujourd'hui son nom, au coeur de l'actuel Quartier latin de Paris.
C'est là que Geneviève meurt en 502, à l'âge de 89 ans, et elle est inhumée au même endroit.
Sur son tombeau, le Roi Clovis, son plus célèbre disciple, fait bâtir la basilique des Saints Apôtres.
Geneviève est la sainte patronne de Paris, du diocèse de Nanterre et de la Gendarmerie.
3 JANVIER SAINTE GENEVIEVE
INGE : Eskandinaviar izena 1150etan Ahetzen.
JENOFA : Parise zaindu zuen "Geneviève" neskatoa (V).
(...) Jenobeba - Jatorri zelta duen latineko Genovefa izenetik dator, frantsesezko Geneviève bitarteko dela, Jenobeba santua Parisen bizi izan baitzen, V. mendean. Jaieguna urtarrilaren 3an da.
Aldaera : Jenofa. Baliokideak : Genoveva (es) eta Geneviève (fr).
Un décès du 3 janvier : Henry Eugène Martinet.
HENRY MARTINET
Né le 9 février 1867 à Azay-le-Rideau (Indre-et-Loire) - Mort le 3 janvier 1936 à Paris 8ème arrondissement.
Henry est un architecte paysagiste français.
C'est avec son père, jardinier et intendant au château d'Azay-le-Rideau, qu'il apprend l'horticulture, la botanique et le goût pour l'agencement des parcs.
Il fait ses études à l'école nationale d'horticulture, de 1883 à 1886, d'où il sort avec son diplôme d'architecte paysagiste et avec la médaille de vermeil du ministère de l'agriculture.
Dans le même temps, il suit des cours d'architecture mais décide de ne pas continuer.
Henry voyage et découvre, en Angleterre, les cités fleuries qu'il trouve très intéressantes, et est très surpris par le tracé des voies qui ne se croisent pas à angle droit, et qui lui donneront des idées qu'il utilisera plus tard, à Hendaye.
Il commence sa carrière, à Paris, pour la Compagnie internationale des wagons-lits pour laquelle il réalise une cinquantaine d'hôtels avec leurs parcs.
Il est chargé de créer et d'enseigner le cours d'horticulture industrielle et commerciale à l'école nationale d'horticulture de Versailles.
Il est membre de nombreuses sociétés d'horticulture en France et à l'étranger, et il est membre du jury dans de nombreuses expositions, de 1893 à 1898.
Henry épouse, en premières noces, Berthe Louise Augustine Bourassé, avec laquelle il aura un fils né en 1894 et mort au combat en juin 1915.
Il travaille dans différents pays, comme la Bulgarie, à la demande du prince Ferdinand 1er où il reste plusieurs années afin d'améliorer les nombreuses propriétés du souverain, et il en tire une grande partie de sa fortune.
Il va travailler ensuite dans de nombreux autres pays, de par le monde.
En France, il réalise plusieurs parcs et jardins, à Pau, Valenciennes, Biarritz, Aix-les-Bains, Hendaye, Chatellerault, Paris-Plage, Gavarnie, etc...
En 1906, Henry arrive à Hendaye avec la volonté de créer une station balnéaire, pour ce faire il rachète les parts détenues par la "Société Foncière d'Hendaye-Plage" et devient, ainsi, propriétaire de 410 hectares de foncier, ce qui représente la totalité d'Hendaye-Plage.
Il mène son projet avec la collaboration de l'architecte Edmond Durandeau.
Il dessine le plan des rues de la station, en leur donnant des noms de plantes et de fleurs, en s'inspirant des cités jardins anglais et de leurs rue sinueuses.
Ensuite, il réalise 410 parcelles d'environ 1 000 m2 qu'il met en vente et c'est Edmond Durandeau qui est appelé pour réaliser les plans des villas.
Henry crée, en relation avec les chemins de fer du Midi, le petit train de la Rhune et le 16 janvier 1913, il devient concessionnaire de ligne de tramway entre la gare d'Hendaye et Hendaye-Plage.
Divorcé, il épouse, en secondes noces, Colette Marie Walwein, en février 1914, avec laquelle il aura un fils.